⚠️ “J’ai vu mes élèves devenir mes ennemis” – Didier Lemaire brise le silence
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Avec plaisir Didier. Est-ce que tout d'abord vous pourriez vous présenter ? Qui êtes-vous Didier Lemire ?
- 4:00OuverteRéponse directe
À quel moment donné vous avez vu cette fissuration ? À quel moment donné ce point de bascule est arrivé ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les autres professeurs, vos collègues, ont aussi vu ce point de bascule ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous attendiez de cette lettre ouverte ? Quelle réponse vous attendiez et qu'est-ce que vous avez reçu finalement comme réponse ?
- 16:00OuverteRéponse directe
Comment est-ce que ça se passe une escorte policière lorsqu'on est professeur ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est vraiment vous mettre une cible dans le dos que de vous traiter d'islamophobe ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Didier LemaireFait
« J'ai observé dans certaines de mes classes des élèves qui soudain sont devenus en quelque sorte des ennemis. »
- 7:00Didier LemaireFait
« L'objectif était déclaré par Daesh dans son bulletin numéro 7 en français. L'objectif c'était après le Bataclan, c'était de s'attaquer à l'école et de tuer des professeurs. »
- 11:00Didier LemaireFait
« C'était la première fois dans notre histoire qu'un professeur était égorgé. »
- 15:00Didier LemaireFait
« Le maire de Trappe m'a poursuivi en diffamation. J'ai gagné mes deux procès contre ce maire. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Le le moment qui a été vraiment très fort, ça a été [musique] la tuerie de Charlie Hebdo puis la tuerie du Bataclan. C'est là que j'ai observé dans certaines de mes classes des élèves qui soudain sont devenus en quelque sorte des ennemis. Je vais donner un exemple. professeur s bonne nouvelle qui enseigne la psychologie et qui est soupçonné euh par ses élèves d'islamophobie parce que elle enseigne nos amants, Émile Durkaim ou Marcel Mos et évidemment ce sont ils sont perçus comme étant des juifs.
Si Didier continue de parler [musique] de Trap et de l'Islam, il sera le prochain Samuel Pati. Didier le maire, bonjour. Bonjour.
Merci d'avoir accepté cette invitation. Avec plaisir Didier Le comme le veut la tradition, est-ce que tout d'abord vous pourriez vous présenter ? Qui êtes-vous Didier Lemire ?
Alors, je suis professeur de philosophie ou du moins je l'ai été, je ne suis plus en exercice aujourd'hui. Euh j'ai découvert la philosophie assez jeune, je dois dire. Déjà dans mon enfance, j'étais intéressée par la métaphysique des cartes et puis à l'âge de 13 ans, j'ai découvert un peu par hasard pendant les vacances un livre d'Albert Kemu, le mythe de Cisif qui parle qui est un livre qui parle d'un sentiment que j'ai prouvé mais pour lequel je n'avais pas de mot, l'absurde.
Et ce livre, ce livre de Camu qui explique, je ne vais pas le résumer, mais qui explique que [soupir][souffle coupé] l'homme est étant un être fini et et voué à l'absurde doit euh affronter sa condition et avoir le courage de la vivre pleinement conscient, lucide. Et c'est la raison pour laquelle Camu conclu ce livre par ces ces mots qui à l'époque me paraissait vraiment paradoxaux. Il faut s'imaginer siifureux.
Et ça a été, je dirais un peu ma ligne de conduite dans l'existence euh parce que j'arrive bientôt à son terme, je ne suis plus tout jeune, mais euh oui, c'est cette cette idée que nous traversons, l'existence, les vicissitudes de l'existence tous et c'est ce qui c'est ce qui fait de nous au fond des êtres humains. Voilà, c'est ce qui m'a ce qui m'a conduit à la philosophie. puis plus tard avoir ce bonheur vraiment un bonheur de l'enseigner euh de partager euh la liberté de l'esprit avec mes élèves, de leur faire découvrir cette liberté là.
Et je je dois dire j'ai enseigné pendant dans de nombreux lycées mais pendant 20 ans à Trappe et ça a été un bonheur pour moi que de de partager cet exercice de la pensée avec mes élèves. Voilà. Ensuite, comme vous le savez peut-être après les attentats, mes mes élèves, j'ai bien compris qu'il ne vivait pas tout à fait dans le même monde que le mien.
J'ai dû prendre, ça a été pour moi un chemin prendre conscience de le de leur réalité [grognement] d'abord et puis d'alerter aussi. J'ai j'ai alerté assez tôt avec Jean-Pierre Robin, le président de la République, nous avons nous lui avons adressé une lettre pour ne pas laisser ces ces jeunes sous l'emprise des islamistes qui les recrutaient. Et puis après l'assassinat de Samuel Patti, j'ai publié une lettre dans l'OPS, une lettre aux enseignants alertant encore une nouvelle fois sur sur la progression de l'islamisme et sur la nécessité de répondre.
Et c'est ce qui a embrasé la ville m'a conduit à devoir d'abord enseigner sous escorte policière et puis ensuite devoir quitter mes fonctions, vivre sous protection policière et aussi, je dois dire m'engager dans une association que j'ai que j'ai fondé qui s'appelle défense des serviteurs de la République et qui a pour vocation de d'abord de défendre les personnes menacées, ensuite de défendre les principes républicains et la liberté de la liberté d'expression, la liberté de pensée, la laïcité, enfin tout ce qui fonde une société d'hommes d'hommes libre. Et puis le troisème but de cette association, c'est de réfléchir au phénomènes de sécession pour bien les comprendre et de manière à avoir une une réponse adaptée. Alors, évidemment, on va y en venir, mais ça me ça me fait penser à une question directement tout de suite.
À quel moment donné vous avez vu vous cetteissition ? À quel moment donné ce point de bascule est arrivé ? [grognement] Il y a il y a différentes étapes.
Disons que le moment qui a été euh vraiment très fort, ça a été la tuerie de Charlie Hebdo. Hm. Euh puis la tuerie du Bataclan.
Euh et là, c'est là que j'ai observé dans certaines de mes classes des élèves qui euh qui soudain sont devenus euh en quelque sorte des ennemis puisque euh par exemple, je cite souvent une de mes meilleurs élèves dans une classe de futures infirmières. ma meilleure élève même du jour au lendemain ne m'a plus regardé dans les yeux, ne m'a plus adressé la parole et a cessé de de faire de la philosophie. Elle s'est totalement fermée et là j'ai observé que que certains de mes élèves avaient basculé.
Voilà, je dis bien certains c'était pas c'était pas l'ensemble et mais progressivement je les ai vu aussi dans cette dans la difficulté de se situer parce que d'une part il faisait l'expérience de la liberté au lycée et se projetait dans la société française et d'autre part ils étaient rattrapés par la communauté. Je travaill pendant 1 an avec Arian Chemin et Raphaël Baquet pour dans leur livre enquête qui s'intitule la communauté. Ça été aussi pour moi une manière de de prendre conscience de la réalité de mes élèves parce que pour moi mes élèves c'étaient des élèves comme les autres.
Je voulais pas savoir ni entrer dans les et justement par devoir de neutralité dans les questions de social ou culturel ou religieuse, moi j'ai des élèves. Point, ce sont des élèves et je ne m'occupe pas de ni de leur origine ni même de ce qu'ils pensent et de leur préjugés. Ça je ne suis pas là pour les endoctriner.
Je suis là pour leur apprendre à réfléchir. Mais j'ai j'ai bien senti qu'à un moment ça n'était plus en fait possible. Qu'en était-il du du corps professoral ?
Est-ce que les autres professeurs, vos collègues, ont aussi vu ce point d' bascule ? Est-ce que vous avez eu des réunions, je sais pas, j'imagine dans la salle des profs pour en parler ou tout ça passé totalement inaperçu, ça a été tu après le Bataclan, euh d'abord moi je me suis cultivé, j'ai commencé à parce que vraiment j'y connaissais rien à ce monde là. J'ai j'ai même rencontré des intellectuels, des sociologues et j'ai j'ai pris des cours vraiment pour connaître mes collègues, ça été plus difficile.
Une grande partie d'entre eux, je crois, était sidéré réellement par les attentats, avait peur. Je me souviens d'une d'unune collègue qui était professeur d'économie et qui était un des piliers de l'établissement. Vraiment quelqu'un qui donnait beaucoup, qui a une grande générosité, qui qui est parti et je pense que elle a eu peur comme d'autres parce que nous savions aussi, c'était l'objectif était déclaré par Daesh dans son bulletin numéro 7 en français.
L'objectif c'était après le Bataclan, c'était de s'attaquer à l'école et de tuer des professeurs. Or, nous savions que nous étions dans le le principal nid d'Europe des jihadistes Trap et et on pouvait pas feindre de l'ignorer. Donc ce que j'ai vu, ce que j'ai observé, c'est des collègues qui se qui se ferment, qui occultent, qui acceptent la pression islamiste, notamment le voile, qui ferme les yeux et cetera. et d'autres euh qui sont Oui. qui sont partis et je me suis trouvé assez seul finalement dans ce dans ce combat.
Vous parliez tout à l'heure de de cette lettre ouverte que vous aviez adressé, que vous avez coécrit d'ailleurs avec d'autres, que vous avez signé avec d'autres, pardon. Euh qu'est-ce que vous attendiez de cette lettre ouverte ? Quelle réponse vous attendiez et qu'est-ce que vous avez reçu finalement comme réponse de cette lettre ?
Je n'ai reçu que des que des menaces. Euh je n'ai pas reçu de réponse de la part de l'institution. Euh je je parle de la lettre que j'ai écrit que j'ai signé seul.
La lettre la lettre ouverte dans l'OPS, je l'ai signé seul d'abord. Euh pour moi, c'était un cri à la fois, un cri d'orage et un cri aussi parce que je je prenais conscience que cet assassinat allait marquer notre histoire. C'est c'était la première fois dans notre histoire qu'un professeur était égorgé.
Ce n'est pas la première fois qu'un professeur a été tué. Euh il y a le professeur, mais lui on a d'abord dit qu'il était juif. On n'a pas dit qu'il était professeur.
C'est très étrange d'ailleurs. Mais euh l'école de de je pardon, je je j'hésite un peu sur le nom, c'est vous allez m'aider. Je vais rechercher l'école de Zotar, pardon.
Bon bref, ce professeur s'appelait monsieur Sanders. Il a été tué comme vous le savez par Mohamed Mera. et c'est le premier professeur qui a été tué pour par les islamistes.
Mais j'avais conscience qu'avec Samuel Patti, ce qui s'enclenchait avec toute la pression aussi qu'il y avait derrière l'instrumentalisation des élèves pour fracturer la laïcité, j'avais conscience que une page vraiment définitive se se tournait, que ça y est, la peur allait gagner euh le corps des enseignants et donc c'était un message, disons, essentiellement politique à l'égard de mes collègues pour qu'il pour qu'ils se manifeste et pour qu'ils qu'ils exigent de nos représentants euh de les protéger. Et finalement, vous êtes retrouvé seul. Finalement, je me suis retrouvé seul et et je le suis toujours plus ou moins puisque euh la question des menaces sur les enseignants, moi je l'ai découverte à travers mon cas qui a été médiatisé, mais à Trappe, nous avons été trois professeurs exfiltrés dont une collègue avant 3 mois avant moi euh pour les mêmes raisons d'ailleurs. et et tout ça est occulté par l'institution.
On déplace les professeurs à leurs frais. Ils subissent finalement du point de vue de leur carrière et parfois de leur santé mentale aussi cette cette pression. Mais il n'y a pas de personne au fond ne veut combattre l'islamisme aujourd'hui en France.
Alors justement, vous avez quand même enseigné toute une partie sous protection policière, sous sous escorte policière. Comment est-ce que ça se passe une escorte policière lorsqu'on est professeur et comment est-ce que enfin le rapport aux élèves, je suppose qu'il a forcément changé comme ils voi quand même leur professeur de philosophie sous escorte policière. Enfin, il y a quand même une une énorme différence.
Alors, beaucoup de choses ont été dites dans la presse là-dessus. Je vais essayer d'être précis parce que il y a eu vraiment une une incompréhension. l'escorte policière.
Concrètement à l'époque, il s'agissait d'une escorte qui partait de mon domicile et qui m'accompagnait au lycée et j'avais des horaires très très précis pour rentrer et sortir dans l'établissement. En principe, je dis bien en principe, il n'y avait pas de policier. Voilà, il n'y avait pas un policier derrière ma porte.
Mais l'attention était telle que un policier, je ne peux pas dire qui, mais a fini par me dire que je prenais trop de risque euh même avec l'escorte et que je je devais vraiment prendre un arrêt maladie parce que s'il n'y avait pas un policier devant la porte, je risquais quand même très gros. Et c'est vrai que j'ai vu certains jours autour de l'établissement, il y avait 10 hommes en armes avec des gilets par bal, des armes assez lourde. Euh euh j'ai vu ça euh comment ça s'est passé ?
Ben ça a été pour moi euh il fallait il fallait l'assumer. Je me suis préparé au pire. Euh je ne pouvais pas en fait me taire et je me suis dit que bah si je me taisais, il gagnait.
Donc je ne me je ne me terraai pas. Je resterai en poste jusqu'au bout. J'ai contacté le rectorat pour qu'il assure ma sécurité.
Je n'ai pas eu de réponse de la part du rectorat. Euh je leur dis quel protocole allez-vous mettre en place ? Et finalement ceux qui m'ont protégé ce sont et je je l'ai suis un peu plus tard mais je je peux pas trop donner de détail mais ce n'est ni le ministre de l'éducation nationale ni le recteur la rectrice à l'époque du du recteur adversille.
C'est l'initiative des policiers eux-mêmes. Et là, je vois aussi un problème assez grave de notre institution. Euh et je vois que finalement le le seul service public qui fonctionne encore à peu près aujourd'hui euh c'est la police et et la gendarmerie avec évidemment des problèmes aussi mais mais voilà.
Donc je dois dire que j'ai heureusement que j'ai bénéficié de cette de cette protection là. Je sais pas si je serai en vie aujourd'hui. Je je je peux pas vous dire.
Évidemment, les islamistes avaient pas non plus intérêt à me tuer dans leur nid parce que ça aurait attiré vraiment l'attention. En plus, j'avais une je pense quand même une très bonne réputation. Euh les mamans voilées venaient me voir à la fin des conseils de classe pour me remercier du travail que je faisais auprès de mes élèves.
Je crois que j'étais un professeur apprécié parce que j'étais très très investi et et donc on pouvait pas non plus me faire passer comme ça pour un pour un raciste. Cependant, les menaces outre une ville en ébullition était ont été clairement formulé par une personne qui est qui était présidente d'une association dont j'ai fait partie, qui habitait Trap, qui est d'origine marocaine, qui habitait mais qui est française également, qui a été parent d'élèves, qui était engagé dans la laïcité et qui a dit à une journaliste néerlandaise si Didier parler de de moi avec mon prénom puisqu'elle me connaissait. Si Didier continue de parler de Trap et de l'Islam, il sera le prochain Samuel Petit.
C'est-à-dire que voilà ce qui se disait attrape et évidemment après ça bah il a fallu me suspendre de un peu plus tard surtout quand j'ai eu l'exposition médiatique, il a fallu me suspendre de mes fonctions. Alors, j'allais venir justement à cette exposition et a dit qu'il y en a une qui était un peu euh bah plutôt euh pas la bienvenue hein pour vous, c'est celle qui a été mise par le maire de Trappe qui vous avait traité d'islamophobe. Oui.
Est-ce que c'est vraiment vous mettre une cible dans le dos que de vous traiter d'islamophobe alors que vous êtes encore enseignant dans une ville comme Trap ? Effectivement. Oui, je l'ai dit d'ailleurs très tôt dans le journal Le Point qui m'a interviewé.
Euh d'ailleurs, suite à ces déclarations, le maire de Trappe m'a poursuivi en diffamation. J'ai gagné mes deux procès contre ce maire. Un procès au pénal, un procès au civil.
Ça lui a pas suffi d'avoir perdu au pénal. Il a retenté sa chance au civil. Euh j'étais défendu par maître Jacubovitz euh qui d'ailleurs très tôt m'a m'a m'a soutenu et m'a m'a encouragé à parler.
Euh le maire de Trappe, il a instrumentalisé ma parole parce que il allait se présenter aux élections euh et il avait besoin de passer pour le le chevalier sauvant sauvant ses ouailles à trappe contre le méchant professeur. Donc il a essayé de me faire passer pour un un raciste, un islamophobe. il a amplifié la rumeur, il a contribué à cette cette rumeur et je peux le dire aujourd'hui, il ne peut plus m'attaquer.
Euh il a également euh euh cherché à me faire passer pour un malade mental en ergotant sur certaines de mes déclarations, ça s'est d'ailleurs retourné contre lui par la suite. Donc et il s'est appuyé sur une certaine presse pour pour me salir, y compris d'ailleurs avec le préfet avec lequel j'ai travaillé pourtant, je crois que je suis le professeur certainement des Yvelines qui a bénéficié le plus d'argent pour faire de la prévention dans les classes. Donc le travail de dentelle, je l'ai fait [rires] et il est même venu, donc le maire de Trappe est même venu tracter dans l'enceinte du lycée contre moi, m'accusant de pourrir la vie de mes élèves et citant un des paroles d'un rappeur euh d'un rappeur qui est connu pour ses propos problématiques sur les juifs. euh sur les homosexuels et sur les femmes.
Euh voilà, donc il a fait sa campagne. Euh ça a bien marché d'ailleurs parce qu'il est allé sur les plateaux. On l'a cru.
Beaucoup de journalistes l'ont cru. Moi, je suis passé pendant un temps pour un pour un mythomane. Il y a eu un article dans Marianne, héros ou mytho.
Euh bon, quelques semaines plus tard, ils ont changé de ligne parce qu'ils se sont rendus compte que ça marchait pas vraiment cette cette affaire là. Et oui, il y a une presse y compris d'ailleurs, c'est allé jusqu'au New York Times qui m'a traité de le professeur raciste de Trap. Voilà, c'était le premier article.
Ils ont corrigé le tir un peu plus tard. Mais oui, toute la gauche s'est emparée de cette affaire pour me faire passer pour un allié de l'extrême droite ou je ne sais quoi. Donc j'ai toujours été très clair sur mon positionnement politique.
Donc j'aurais une question par rapport aux matières qui sont enseignées. On avait reçu Fatia Bouedja et Fatia Bouedja nous disait que il y avait des matières qui étaient plus sensibles que d'autres à enseigner notamment l'histoire effectivement pour vous dans l'occurrence la philosophie. Est-ce qu'effectivement il y a des manières, il y a des matières où c'est plus compliqué quand même à enseigner que de le sport par exemple ou la physique chimie ?
Alors, détrompez-vous, le sport c'est une matière difficile à enseigner aujourd'hui parce que euh la ségrégation imposée par les salfistes entre les hommes et les femmes et le refus euh de voir le corps des femmes euh fait que ça devient dans certains établissements très difficiles, dans certaines activités sportives. Donc, c'est une des disciplines qui est le plus sous pression aujourd'hui. D'autres disciplines comme la biologie posent aussi de gros problèmes parce que le darwinisme ou disons l'idée que sur le darwinisme on l'a quand même un petit peu dépassé aujourd'hui mais l'idée que que l'homme est une espèce parmi d'autres et qu'elle a connu également des lois de l'évolution euh ça pose aussi des problèmes.
En fait, toutes les disciplines posent des problèmes. Même les mathématiques pourraient poser des problèmes avec un logiciel décolonialiste. Toutes les disciplines.
Vous avez même aujourd'hui un enseignant à l'IOP de d'Ex en Provence, je crois à Waseninger qui explique que il y a deux sociologies. Il y a la sociologie universaliste et colonialiste. Et puis il y a une sociologie musulmane tolérante, ouverte. et cetera et et cette sociologie étant visée par l'autre sociologie comme ennemi et cetera.
Donc en fait euh les toutes les disciplines aujourd'hui et on le voit l'université sont investis et sont sous pression islamiste. Alors oui euh la biologie, le sport, la philosophie, les lettres et l'histoire sont les disciplines aujourd'hui dans les lycées qui connaissent le plus de problèmes en effet. Et qu'est-ce que c'est alors ? des revendications culturelles, c'est des revendications religieuses.
Alors ce qui est tout historique aussi parfois peut-être je pense à l'histoire, il y a forcément un mouvement effectivement tout un mouvement des colonianistes et autres qui remet en cause parfois l'histoire canonique. Ce qui est très difficile, c'est que nous avons affaire à des enfants, des jeunes qui qui sont qui ne sont pas instruits, qui sont en cours d'instruction et qui ont aussi euh qui sont adolescents et qui ont des modes d'expression en opposition aux adultes et cetera. Donc tout ça n'est jamais euh je je crois il faut faire attention parce que euh on peut percevoir comme une instrumentalisation islamiste, ce qui en fait est plus complexe.
Euh c'est c'est vraiment c'est une difficulté à à définir la nature de ces provocations. Est-ce que sont des provocations d'ados ? Est-ce que sont des provocations réellement euh politiques et et réfléchies mur ?
Pas toujours ? Alors, je pense qu'il y a tous les degrés mais elles sont de plus en plus nombreuses. Ça veut dire que bah mais ça ça peut commencer dès la maternelle.
L'autre jour, j'ai une enseignante de de Nî qui me dit que dans sa classe, on parle là d'enfant de maternel, hein. dans sa classe, je crois c'est première ou 2è année de maternelle, dans sa classe, une petite fille regardant la carte du Moyen-Orient lui a demandé avec il y avait les drapeaux de tous les pays et lui a demandé de retirer la le drapeau d'Israël et que ce pays ne devait pas exister. Donc ce sont des enfants qui sont en fait très tôt idéologisés et c'est là en fait ils ne vivent plus dans notre monde en réalité et c'est là une grande difficulté.
Comment l'école peut-elle les intégrer ? La la fonction première de l'école en principe, je dis bien en principe parce qu'elle ne l'est plus depuis au moins 40 ans, c'est d'instruire pour émanciper. C'est-à-dire que quelle que soit votre origine sociale, votre origine culturelle, votre héritage, vous le dépassez à l'école par l'instruction et par le développement de vos facultés.
Faculté, l'imagination, la mémoire, le jugement et cetera. Si l'école ne fait plus ce travail là, on ne peut plus intégrer des enfants de milieux sociaux ou de milieux culturels différents. Et aujourd'hui, je crois que l'école ne sert plus à ce qu'elle devrait, c'est-à-dire créer un nouveau peuple capable d'exercer la citoyenneté parce que instruit et réfléchi.
Donc l'école n'exerçant plus cette mission, ça laisse tous ces enfants-là soit en position d'échec scolaire parce que on a quand même, il faut le dire, l'école la plus inégalitaire des pays de l'OCDE avant la Bulgarie. [grognement] Ça veut dire que l'école ne joue plus non même plus son rôle d'ascenseur social. Cette école, elle ne bénéficie qu'à la petite bourgeoisie intellectuelle déjà cultivée, c'est-à-dire en gros par des gens qui pensent détenir le bien, c'est-à-dire en gros des gens qui sont fortement idéologisés à l'extrême gauche.
Euh ce sont eux, ce sont leurs enfants qui bénéficient de l'école. Mais les petits enfants de Trap, eux pour eux bénéficier de l'école, c'est très difficile. Voilà, parce que l'école ne joue plus son rôle.
Même si évidemment vous avez toujours des professeurs qui individuellement vont tenir le cadre et vont les amener quelque part et attrape je dois dire que c'est pour ça aussi que j'y suis resté longtemps parce que il y avait quelques piliers et on a on a fait des tous de très très belles années. emit des élèves qui se projetaient qui partaient avec pas grand-chose en patrimoine je dirais en héritage mais qui qui se projetaient dans la société française qui était dynamique et et c'est la raison pour laquelle je suis resté si longtemps aussi. Est-ce qu'il y a aujourd'hui des professeurs cela étant dit qui se censurent aujourd'hui qui lors de leur cours se disent "Bon, je vais peut-être éviter cette partie de du je vais éviter ce chapitre, je vais éviter plutôt cette partie historique ou autre." Oui.
Bon le le même avant l'assassinat de Samuel Pat, c'était déjà le cas. Ça a été mesuré précisément parOP. C'est 47 % je crois des enseignants qui s'autocensurent.
Et à l'université aujourd'hui, c'est peut-être pire, c'est-à-dire que ne peuvent parler dans les amphithéâtres que les professeurs qui disent ce que les élèves attendent qu'ils disent. Euh je vais donner un exemple. une professeur s bonne nouvelle qui enseigne la psychologie et qui est soupçonnée par ses élèves d'islamophobie parce que elle enseigne nos amants Émile Durkaim ou Marcel Moss et évidemment ce sont ils sont perçus comme étant des juifs non pas des sociologues et des anthropologues mais comme des juifs.
Voilà. Et donc si un professeur professeur qui est en plus d'origine marocaine en l'occurrence Aposta enseigne Marcel Mos qui a pourtant vraiment un génie enfin un des plus grands penseurs du 20e siècle. Voilà. et ben vous vous subissez la pression de vos étudiants.
Donc les professeurs qui enseignent dans les universités aujourd'hui enseignent ce que les étudiants attendent aussi parce que l'université est elle-même aujourd'hui instrumentalisée parce qu'elle est elle est fagocitée par l'extrême gauche. Est-ce que c'était pas déjà la même chose il y a 10 ans ? Non, je pense que les choses se sont vraiment accentuées et il y avait bien sûr, il y a toujours eu du copinage à l'université.
Euh on sait que les professeurs dans les lycées majoritairement votaient à gauche, c'est ce qui n'est plus le cas aujourd'hui, hein. Euh mais il y a eu, je dirais qu'il y a eu une sorte de on peut parler de radicalisation là, en tout cas un mouvement vers l'extrême gauche assez fort. Ouais.
Et et ça dépend des facultés. Un contrôle, ça dépend des facultés en effet. Je je hier soir, je je j'en discutais avec Fabrice Balanche et qui m'a donné beaucoup de détails sur la manière dont l'université de de Lyon I fonctionne.
Et bon voilà, il y a pas de il y a pas de doute à avoir sur la force de ces réseaux et d'un parti politique en France qui a construit une emprise sur les services publics d'une manière extrêmement forte. Est-ce qu'il y a pas une fracture tout à l'heure ? pour aller de fracture sociale aussi où il y a effectivement une bourgeoisie privilégiée qui a accès à ce capital culturel et une autre qui est délaissée.
Est-ce qu'il y a pas également une fracture sociale qui est en train de se créer de manière idéologique, c'est-à-dire des facultés complètement bah gongrainées effectivement par une certaine idéologie plutôt de gauche et à l'inverse des écoles privées ou autres qui elles restent plutôt dans la compétition, dans la compétitivité, dans la réussite factuelle. Bah ce qui se passe, c'est que déjà le lycée et de façon générale l'école ne jou plus réellement son rôle. Euh on se retrouve avec des élèves qui ont le baccalauréat, qui vont à l'université mais qui savent pas écrire une phrase correctement et qui ne sont pas capables d'apprendre.
C'est c'est surtout ça le problème. Ils pourraient ensuite peut-être surmonter leurs difficultés, mais là ils sont vraiment trop en retard. Donc tous ces ces élèves-là sont déversés dans les universités où ils ne font pas grand-chose.
Dans certaines, ils sont en échec mais ils vont être pris en charge par des gens qui vont leur dire c'est parce que vous êtes noir, c'est parce que vous êtes arabe, c'est parce que vous êtes musulman, c'est parce que vous êtes en échec. c'est le racisme systémique de la société française. Donc euh qu'est-ce qui se qu'est-ce qui que résulte-t-il de cette situation-là ?
Ben, il résulte des universités effectivement à plusieurs niveaux et on va aller vers une privatisation. C'est ce qui se passe déjà dans l'enseignement public. l'école publique étant malade et bien les parents euh bah préfèrent aller dans des écoles privées, y compris les parents de famille musulmane, hein, car ils savent que s'ils veulent que leur enfant est un avenir, on va pas les mettre dans des classes où c'est impossible de faire cours tellement les élèves sont agités et peu capables d'apprendre.
Qu'est-ce qui cloche selon vous ? Quand est-ce que il y a eu effectivement ce problème avec l'école publique ? Quand est-ce qu'il y a eu ce problème avec l'enseignement ?
Moi, je suis pas un spécialiste de l'histoire de l'école, mais ce que je peux vous dire, c'est que le problème est plus général. J'ai beaucoup réfléchi à ça parce que je d'abord j'ai découvert ce que c'était que l'islamisme. J'ai compris que c'était un mouvement qui ressemblait au fond au nazisme et au communisme.
C'est un mouvement totalitaire qui utilise la religion pour détruire la société et une société d'individus, c'est-à-dire de personnes libres et que c'est son objectif c'est c'est vraiment de de réduire les femmes en esclavage et les nonmusulmans en esclavage et ensuite d'exterminer les juifs et de créer un humanocy, c'est-à-dire de purifier l'humanité de tout ce qui n'est pas musulman. ça leur projet politique. Bon, donc moi, j'ai compris que le le ce qu'était l'islamisme, je dirais assez assez tôt.
Mais pourquoi l'islamisme progresse-t-il dans notre société ? Ce n'est pas simplement que je peux établir ces stratégies, elles sont connues aujourd'hui. Je je vais pas les détailler ici, mais au fond l'islamisme est fort de notre faiblesse.
Et notre faiblesse c'est pas c'est pas simplement la faiblesse d'une réponse, c'est notre faiblesse c'est un vide politique. C'est-à-dire que pour nous, les services publics ne sont plus ce qui expriment la solidarité nationale. les services publics sont devenus des services à la consommation, voilà, ou des des des services d'assistana.
H et dès lors il ne joue plus leur rôle pour créer une communauté nationale. Donc c'est cet abandon au fond de nos principes républicains. C'est ce vide politique depuis 40 ans au profit d'une je dirais d'une d'une d'un usage du politique qui a juste une vocation de de faire de gérer la société et de fonctionner mais plus de porter un projet politique. avec la mondialisation en plus qui complique encore les choses.
Donc cette dissolution de de la communauté nationale, c'est-à-dire de la transformation de l'individu en citoyen, c'est communauté nationale. Moi, je ne suis pas nationaliste, je sais qu'il y a un fondement culturel à la nation et que ce fondement culturel, c'est l'héritage humaniste. C'est c'est ce que je pense profondément.
Mais euh le le l'individu se dépasse dans le citoyen, c'est et et forme une communauté nationale qui est la en principe selon notre constitution la seule communauté reconnue. Car au fond dans une dans une dans un monde d'homme libre, on ne reconnaît que des individus et donc des citoyens et et personne d'autre. Ce ne sont pas les les groupes n'ont pas être reconnus en tant que tel parce que sinon ce serait fini de de la liberté.
Donc je crois que c'est notre vide politique au fond. C'est ce vide là. C'est ce désinvestissement de de la démocratie, de la citoyenneté, de la République qui fait la force de l'islamisme et qui fait que on aujourd'hui vous trouverez des politiciens et même le président de la République a pris des mesures pour lutter contre l'islamisme et je ne vais pas dire qu'il n'a rien fait.
Il a renforcé les services de police et il a mené une politique très efficace et enfin les policiers en l'occurrence de détection des attentats. Donc bravo, je félicitations. D'autre part, la loi qui conforte les principes de la République de 21, elle a aussi permis des avancées, même si elle est pas suffisante.
Et tout cela ne s'attaque qu'aux effets de l'islamisme, pas aux causes. Et la principale cause, c'est nous, c'est-à-dire c'est ce vide politique. Voilà.
Vous vous avez été contraint d'arrêter votre métier d'enseignant. Est-ce que c'est quelque chose qui vous chagrine ? Est-ce que vous êtes voilà, est-ce que vous aimez vous auriez vous auriez aimé rester enseignant ?
Bah chaque année vraiment, je j'attendais la rentrée avec encore plus de joie. Euh et même quelquefois je me faisais d'un défi de de prendre les classes les plus difficiles en me disant que bah j'allais peut-être trouver une solution pour les amener quelque part. Donc j'ai vraiment aimé ce métier, y compris le faire quand c'est pas facile hein, parce que quand vous êtes J'ai pris des classes de rebut euh pas forcément dans mon établissement, mais d'autres chefs d'établissement m'ont rappelé pour prendre des classes d'élèves qui avaient frappé des enseignants, qui étaient absentéistes, enfin vraiment de dans des conditions très très difficiles et de trouver des solutions pour leur faire découvrir ce que c'est que penser et donc aussi recouvrir l'estim de soi par la pensée parce que quand ils découvrent leur propre pouvoir de pensée, c'est extraordinaire.
C'est une expérience extraordinaire. Donc partager cette expérience ou la la susciter avec les élèves, c'est c'est en effet c'est un très très beau métier que d'enseigner la philosophie. Je peux enseigner d'autres choses.
J'ai enseigné le cinéma, j'ai accompagné les démarches artistiques de mes élèves et d'ailleurs, on a eu de très beaux succès à trap. On a eu des élèves qui avaient vraiment des des désirs artistiques incroyables. On a fait des très belles choses, des très très belles années.
Mais la philosophie, c'est encore autre chose. Euh c'est c'est vraiment quelque chose qui qui est constitutif et qui marque à jamais l'existence, je crois. Alors euh oui, évidemment, ne plus pouvoir exercer, c'est c'est triste, mais après bon, il faut pas simplement que je regarde juste mon existence, c'est une situation aujourd'hui en France à peu près générale.
C'est la réalité. Donc après, moi j'ai fait aussi autre chose. J'ai monté une association défense des serviteurs de la République.
Euh et cette notoriété aussi, j'en ai profité d'une certaine façon. Non pas que alors moi j'aime vraiment pas la lumière, c'était d'ailleurs c'était très très difficile. C'est ce qui a peut-être été plus difficile même que les problèmes de sécurité en réalité, c'est de d'accepter d'aller sur les plateaux, de voir des journalistes, d'être reconnu dans la rue et cetera.
Même si c'est vrai que dans la rue en général, c'est toujours euh les gens me disent un mot très sympathique et je dans tous les milieux hein, c'est ça aussi que j'aime, c'est c'est tous les Français, des gens très différents, des des catholiques, des musulmans, des athées, des riches, des pauvres, des enfin vraiment toutes les classes sociales. Et c'est là que je reconnais aussi, je j'ai le sentiment de rencontrer euh mes compatriotes. Voilà. [grognement] Mais sinon euh ouais, la lumière c'est un peu voilà, c'est c'est les manipulations des journalistes, tout ça.
Enfin, j'ai découvert tout ça, j'étais très très naïf au départ. Euh donc je je non, je regrette absolument pas ce ce trajet. Je sais que c'est terminé.
Euh quand j'ai l'occasion de transmettre un peu de philosophie, ça m'est arrivé pour des soirées de faire un cours de philosophie très très même en 3 minutes sur des notions. Là récemment, un festival de court-métrage, j'ai donné une petite conférence sur philosophique et cinématographique sur partir, traverser, rencontrer. Voilà, je peux je travaille intellectuellement et je peux transmettre encore un peu mais mais ça c'est ce que je suis de toute façon donc je peux pas le je je suis professeur de philosophie avant tout donc j'aime cette transmission ce partage.
Et si pour conclure vous nous donniez un cours effectivement de philosophie de 3 minutes sur la liberté, qu'est-ce que ça vous évoque la liberté ? Comment est-ce que vous la définiriez-vous aujourd'hui ? Bah, je vais en parler évidemment politiquement d'abord parce que je vais pas parler du point de vue existentiel ou métaphysique.
Je vais pas vous parler de les critiques chopenhawiennes de la je vais pas je vais pas vous faire un cours en 3 minutes. C'est là où on en est parti pour 3 mois de cours euh pour la liberté politique. Je je je crois que Marcel Gauchel le dit très bien.
Il dit que la liberté politique c'est la capacité d'un peuple à prendre en main son destin. Or aujourd'hui, nous l'avons perdu. Aujourd'hui, nous avons des peuples qui à mon sens sur terre, sur notre planète prennent en main leur destin.
Je pense notamment au peuple ukrainien qui se bat pour son existence et sa survie en tant que nation. Je pense aussi au peuple israélien aujourd'hui. Euh voilà, deux peuples qui sont pour moi des modèles de la liberté politique.
Didel maire, merci, merci de nous avoir accordé cet entretien. Did si vous avez un dernier mot de la fin pour conclure. Non non, je crois que je vous ai dit je vous ai dit.
Ouais, je vous suis abondamment parlé d'ailleurs. Bah merci à vous et merci pour cet entretien. Merci.
Merci. Yeah.
Didier Lemaire