8 septembre et départ de Bayrou : Damien Maudet, invité de Dimanche en Politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour, bienvenue dans votre émission dimanche en politique avec un programme très dense. Aujourd'hui, nous recevons quatre députés du Limousin avant un vote crucial à l'Assemblée nationale. Un vote de confiance.
Alors, quels sont les enjeux dans notre région ? Nos députés ont-ils confiance ? On leur demande juste après le générique. [Musique] Le premier ministre François Bairou demandera ce lundi à la confiance de l'Assemblée nationale sur le constat de l'importance de la dette et en creux sur sa capacité à la réduire.
Alors, nous allons essayer de régionaliser ces enjeux avec Damien Modé. Bonjour. Bonjour François Clapa.
Vous êtes député la France insoumise nouveau Front populaire de Haut de Vienne. Frédéric Meier. Bonjour.
Bonjour. Vous êtes député les Républicains de Corè. Stéphane de l'utrette.
Bonjour. Bonjour. Vous êtes député Parti socialiste Nouveau Front populaire de Haut de Vienne.
Et en visio Bartolomé Lenoir. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes député Union des droites pour la République de Creuse siiste et proche du Rassemblement national. Merci à tous d'être venus sur ce plateau. Alors tous les chiquers politiques est représentés.
Vous serez tous lundi à l'Assemblée nationale. Alors, première question incontournable. On va faire un tour de table.
Que voterez-vous lundi et pourquoi ? Je commence par vous Damien Modé. La France a soumise a répondu immédiatement le soir de la conférence de presse de François Bairou.
Oui, nous voterons contre la confiance. D'ailleurs, nous étions prêts à à déposer une motion de censure. Peut-être juste en un mot dire aussi pourquoi en sommes-nous dans cette situation là.
En 2022, après les élections présidentielles, le président de la République n'a pas de majorité. Il dit sous l'assemblée, il a encore moins de majorité. La gauche est en tête et pourtant il nomme à deux reprises des premiers ministres qui veulent porter sa politique.
L'un est censuré, le deuxième s'autocensure. Nous avons perdu beaucoup de temps. Nous avons aussi perdu beaucoup d'argent, beaucoup pour nos services publics.
C'est autant de temps où l'industrie n'est pas repartie, où il y a eu des plans sociaux, par exemple à Limoge chez Valeo ou àoutier chez de Guillaume. C'est un moment par exemple pour notre sécurité civile, pour nos pompiers, il y a eu trop peu d'investissements. Deux ventes de deux achats de Canada qui ont été annulés dans le dernier budget alors qu'on a vu les incendies colossaux qui ont eu on a besoin aujourd'hui ces investissements là.
C'est aussi euh pour nos agriculteurs. Là, on a vu qu'il y a un traité de libre échange qui a été signé par la Commission européenne, le maire du avec les pays du Mercosour, donc d'Argentine, Brésil. Ça veut dire que c'est Laurent Aned qui est agriculteur qui voir ses vaches mises en concurrence avec euh ces pays-là.
Aujourd'hui, ça c'est pas entendable. On a perdu beaucoup de temps et je pense que maintenant il faut qu'on passe à autre chose, qu'on passe à une autre politique que celle qui nous a été proposée. Et donc, c'est pour ça qu'on votera contre la confiance à François Bairrou.
Mais sur le constat de la gravité du déficit. Oui, mais la vérité c'est que François Bairou ne nous prend pas sur le constat. Quand on fait un vote de confiance, c'est un confiance non pas sur.
On n'a pas confiance à savoir si François a le bon constat. Est-ce qu'on a confiance oui ou non dans la politique qui va être menée ? Nous n'avons pas confiance dans la politique qui va être menée pour les raisons que je vous ai donné.
Elle a des dégâts qui sont considérables que ce soit à l'échelle nationale mais compris à l'échelle locale. On pour rester tout un tas d'artisans avec ma prime Renove par exemple qui a beaucoup bougé empêchant des ménages de pouvoir faire les rénovations, empêchant des artisans d'avoir leur cannet de commande plein. Les prix de l'énergie qui ont augmenté, on pourrait penser à tous les boulangers qui se sont retrouvés en difficulté.
La politique qui va être menée, qui a une politique de réduction aujourd'hui et drastique des dépenses, c'est par exemple une politique qui va faire que les collectivités territoriales ne pourront plus investir et que le par exemple dans le milieu du BTP, il n'y aura plus assez de commande. Alors vous savez en Ha 70 % des commandes du BTP, c'est de la commande publique. Si aujourd'hui les collectivités territoriales ne peuvent pas investir, ça veut dire que ces entreprises là nont auront les carnets de commande vides, ne pourront pas embaucher, ne pourront pas se développer.
C'est la croissance aussi qui ne va pas augmenter et on peut rentrer dans une spirale récessive. Ça veut dire qu'en fait on va aggraver la crise économique que l'on traverse. Stéphane de l'et parole.
La réponse du parti socialiste a été également rapide après la conférence de presse de François Baou. Elle a été réitérée. Vous ne voterez pas la la confiance non plus un problème de méthode du Premier ministre pour vous ?
Alors évidemment, je vous confirme que je ne voterai pas et que l'ensemble de mes collègues du groupe socialiste ne voteront pas la confiance au Premier ministre. Ce n'est pas qu'une question de méthode parce qu'en terme de méthode, nous nous avons essayé, nous avons donné sa chance à François Bairou et à son gouvernement d'y arriver. Souvenez-vous, il y a un an après la censure du gouvernement Barnier, la France avait ce risque de se retrouver sans budget, même si nos institutions nous protège.
Mais il y avait cette appel, cette crainte, cette peur des citoyennes et citoyens de voir la France sans budget et d'entrer dans une crise politique majeure. que le premier ministre à l'époque François Baou dit "Je suis prêt à travailler avec vous, avec vous tous à l'Assemblée et à trouver du consensus politique et à ce qu'on vote, élabore et vote ensemble un budget." Les choses ne se sont pas passées comme il l'avait dit.
Nous avions un engagement du premier ministre non seulement sur les questions de budget, on va y revenir, mais aussi sur la question de la réforme des retraites. Tout cela avait été formalisé par écrit. Aucun de ces engagements n'a été tenu et j'allais dire les choses n'ont fait que se dégrader au fur et à mesure de l'examen des textes à l'assemblée d'amien évoqué un certain nombre qui sont pas sans conséquence sur la vie des citoyennes et citoyens de notre territoire et française et français.
Donc aujourd'hui, clairement la méthode n'est pas la bonne. Ça fait depuis 2022, mais je devrais dire même dire depuis 2017 que les mêmes recettes chaque année nous sont proposées. On voit la situation dans laquelle on se trouve aujourd'hui.
Il est temps de rompre avec cette politique et d'apporter une vision et un projet nouveau. Nous aurons l'occasion d'y revenir. Nous faisons des propositions en ce sens.
Mais en tout cas, ça ne peut pas être avec le gouvernement de François Billot. Alors Frédéric Meier, vous du côté des Républicains, la décision a été plus compliquée à prendre, plus longue à prendre. Il y a même encore un débat à l'heure où on parle dans dans ce parti.
Vous qu'est-ce que vous allez faire lundi ? Alors, je crois que sur la question qui est posée par monsieur Baou, en fait, il faut pas se tromper sur le sens de cette question. Cette question est de savoir si il existe une dette astronomique et si cette dette est une menace ou non pour notre pays.
Et si je dois répondre à cela, moi je dis oui et je vote la confiance. Mais Bairou, c'est pas le problème. C'est plus le sujet.
Je dirais que c'est plus le sujet. Et cette dette, c'est une bombe à retardement. Et si aujourd'hui on vote dans le sens où d'autres veulent voter à savoir contre la confiance, et bien on va allumer une mèche, on va allumer un feu. et moi je ne serai pas cet incendiaire là parce que il faut savoir que on va vers un blocage des institutions.
On on va vers une situation qui va compromettre l'avancée des mesures économiques, l'avancée de tout le travail que nous avons pu faire à l'Assemblée nationale parce que tout va s'arrer, ça va s'arrêter. On va vers une remise en question de la compétitivité. Bref, on va vers une remise en question de l'emploi, du social.
Et vous faites confiance à François Baou pour résoudre cette situation ? Non non bien sûr que non. Je lui fais pas confiance.
Mais qui ? Alors c'est la c'est ce sera ça c'est la vraie question parce que si on ne fait pas confiance et c'est le cas, je me dis mais on va aller vers une crise qui aujourd'hui n'est qu'une crise politique et bien demain on aura une crise économique, une crise budgétaire, une crise financière. Et qui va payer au bout du bout ?
C'est la France qui va payer et moi je ne veux pas de ça. Donc la confiance sur le constat mais pas la confiance pour régler le problème. Non, je je ne suis pas responsable de la façon de faire de monsieur Bairou parce que dans la forme dans la forme il a eu tort mais 1000 fois tort d'agir comme il a mais dans le fond cette dette elle existe bien.
Et si demain tout le monde se cache en disant "Oh mais la dette c'est qu'un détail" parce que c'est ça la question. La dette, c'est pas qu'un détail. Et bien, nous allons aller vers une crise qui sera d'ampleur terrible avec des marchés financiers qui vont s'écrouler et c'est nous qui pont.
Pardon, mais que votez-vous du coup ? Ah ben je vote pour bien évidemment. Je pensais que vous aviez compris.
Ah non, je l'avais pas compris. Non, parce que vous avez ça la moitié du discours offre la confiance à Franç pour Oui, j'ai conscience qu'il y a une dette qui existe et que cette dette si on essaie pas de la résoudre, vous allez incendier le pays. Et moi je suis contre ça.
Qui a creusé cette dette aujourd'hui ? Quand on regarde l' FCE ou l'INC, moi je suis à la commission des finances, il nous explique qu'aujourd'hui ce sont les recettes qui ont baissé dans le pays, c'est-à-dire les prélèvements notamment sur les plus grosses fortunes parce que le niveau de dépense, il est resté stable en pourcentage de PIB de produits intérieurs brut. Donc ça veut dire qu'il y a eu des choix faits en 2017 de baisser l'argent qu'on allait récupérer notamment sur les plus hauts niveaux de fortune.
Modé, on va y revenir. Je voudrais qu'on entende Bartolomé le noir aussi en qui s'est pas encore ex hein, je vous le dis au passage hein. Noir en creuse, vous avez déjà pu entendre un début de de débat ici.
Vous pareil votre le rassemblement national eris se sont exprimés assez rapidement pour dire qu'il ne voterait pas la confiance à François Bairou lundi. Oui, parce que nous on avait mis une ligne rouge très claire, c'est qu'il n'y ait pas de hausse de charge pour les entreprises, pas hausse pas de hausse de taxe et pas de hausse d'impôts pour les Français. C'est la priorité pour nous.
Et donc nous et nous nous considérons qu'il y a un véritable problème avec la dette, qu'il y a un problème de souveraineté, qu'il faut absolument réduire les déficits et réduire la dette. Et les solutions qui visent à augmenter les impôts, les taxes sur les Français et non pas à baisser les dépenses parce que c'est dans le sur le train de vie de l'État qu'il faut s'attaquer sont des solutions qui ne mèneront à rien. des solutions si vous voulez et c'est pour ça qu'on peut pas accorder la confiance à François Berou parce que c'est débuté et les macronistes ont voté tous les budgets et et Emmanuel Macron est issu de François Hollande ont voté l'ensemble des budgets qui nous a amené à cette situation.
Donc il faut rompre et et là ma différence euh avec les républicains et la la position que vous devez venez de donner, c'est au contraire si on continue avec cette vision d'augmentation permanente des impôts et d'augment pour sauver les dépenses publiques et sauver la bureaucratie sans s'attaquer sur le fond des dépenses, et bien on narrivera pas à sauver la France. Je crois qu'on arrive à un moment de vérité et face à ce moment de vérité, je pense qu'il faut avoir du courage et effectivement je voterai contre la confiance parce que c'est bien de cela qu'il s'agit. Il faut revoir la Constitution.
La question qui est posée c'est votez-vous pour la confiance ? Avez-vous confiance dans le gouvernement ? Nous n'avons pas confiance dans le gouvernement qui nous a mené dans situation.
On a bien compris vos positions. Alors si la confiance n'est pas votée, il y a plusieurs possibilités. un nouveau gouvernement de gauche, un nouveau gouvernement de droite, une nouvelle dissolution he le 8 septembre sera marqué par une continuité ou peut-être par un rendez-vous historique.
Alors écoutez déjà ce qu'en pense un autre député du limousin, l'ancien président de la République François Hollande, il s'exprimait hier à Chalon en Champagne. On peut pas laisser le pays dans une transition trop long. Il y a un budget à préparer.
Il y a des sujets d'une très grande urgence aussi bien sur le plan international que sur le plan intérieur. Donc nommé FIT, c'estàd jours qui suivraient la le vote de confiance en l'occurrence de défiance de l'Assemblée nationale et ensuite laisser au premier ministre qui serait ainsi nommé toute liberté pour mener des négociations et chercher les contrôles. Alors Stéphane de l'aite vous avez entendu François Hollande il serait peut-être même prêt à y aller lui-même.
Est-ce que le PS peut gouverner ? Mais le PS, je crois oui, bien évidemment, le PS peut gouverner et je crois que la proposition qui est faite et qui a été présentée à François Baou qui refuse encore et persiste encore à refuser à entrer en discussion malgré la situation dans laquelle il va se trouver le 8 démontre-nous de notre responsabilité, de notre capacité à gouverner. Est-ce que vous vous pourriez gouverner avec un bloc central ou avec votre voisin de LFI ?
Apparemment, c'est devenu une ligne rouge. Lfi est un peu devenu infréquentable. Est-ce que vous seriez prêt à gouverner avec Lfi ?
Non, mais il n'y a aucune ligne rouge. Nous, ce que nous disons, nous avons fait une proposition responsable, équilibrée. Si vous voulez, on va pouvoir y revenir mais qui marche sur plusieurs jambes.
Et c'est là où je ne rejoins pas l'analyse de Frédéric Meier. C'est-à-dire que c'est pas parce que nous ne voterons pas la confiance à François Baïou que nous ignorons euh les la situation difficile de la dette reconnaissons cette situation catastrophique dans laquelle nous sommes. Ce que nous disons, c'est que François Baïou et son gouvernement n'est pas la solution pour sortir de la de la situation.
Et nous nous faisons des propositions des propositions qui reposent sur plusieurs choses. La première c'est que la trajectoire qui est donnée pour déficit dans le contexte que l'on connaît n'est pas tenable économiquement. Risque de nous plonger dans l'austérité et ce n'est pas par l'austérité qu'on relancera l'économie de ce pays.
Ça passera forcément par un soutien à la consommation et qui renvoie à la question du pouvoir d'achat des Françaises et français. et nous avons des propositions justement pour accompagner et améliorer le pouvoir d'achat de chacune et de chaque homme. Ce sont alors je rejoins monsieur Lenoir sur le fait que il faut trouver des sources d'économie mais des sources d'économie il y en a.
Je pense notamment à un certain nombre de niches fiscales que l'État verse et qui se privettes et qui aujourd'hui n'ont pas démontré de leur efficience. Je pense à des recettes nouvelles. La proposition que nous avions déjà faite, la taxe Zucman sur rappelons-le donc qui un prélèvement sur les grandes fortunes.
On parle bien de ceux qui gagnent plus de 100000 € seuls. Alors je vous Stéphan de l'ait Damien Modé, qu'est-ce que vous pensez de de tout ce qui est dit ? Est-ce que c'est c'est compatible avec vous vos ambitions ?
Bon, déjà dire une chose, si le Rassemblement national s'avère pressé de voter contre la confiance, pourquoi n'ont-ils pas voté les huit motions de censure que nous avions euh proposé avant ? Ce qui a permis à chaque fois euh à François Baou de poursuivre de poursuivre sa politique aussi, de comprend aussi ensuite comprendre aussi autre chose. Aujourd'hui, dire qu'on ne veut pas dire il ne faut pas augmenter les impôts notamment des plus des plus fortunés, des très grosses fortunes, c'est dire qu'on va augmenter les impôts de tous les Français.
Un point simple, les impôts ont augmenté. En fait, les Français payent de plus en plus de TVA qui vient compenser les baisses d'impôts qui ont été faites sur les plus grandes fortunes. Le grand changement sous Emmanuel Macron et et poursu par François Bairou, c'est que les impôts progressifs qui étaient payés de davantage par ceux qui avaient davantage de moyens ont été supprimés et qu'ils ont été compensés par des impôts régressifs par exemple la TVA que chacun paye quand il va acheter son paquet de biscottes ou qui va acheter ses pattes.
Donc en fait aujourd'hui c'est tous les Français payent des impôts pour compenser les impôts qui ont été coupés aux plus grosses fortunes. Au niveau des équilibres d'un point de vue opérationnel, est-ce que la gauche aujourd'hui est prête à gouverner la France ? Ensuite, moi je souhaite que Emmanuel Macron nomme un premier ministre de gauche, mais je veux dire, j'ai quand même du mal à y croire dans la mesure où il ne l'a pas fait.
Il ne l'a pas fait il y a 1 an. Je pense aujourd'hui que par contre et le et le débat qu'on a d'ailleurs avec Stéphane dont on a déjà pu euh discuter, c'est de dire que moi je ne crois pas que il y aura une alliance possible avec le bloc central notamment parce que je à aucun moment je peux croire que Emmanuel Macron qui a poursuivi une politique qui depuis 2017 a baissé drastiquement les recettes, a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune, a baissé les impôts sur les dividendes depuis 2017 la fortune des 500 fortunes. Enfin maintenant, elle représente 42 % du produit intérieur brut du pays.
Je ne crois pas une seule seconde qu'Emmanuel Macron va dire et bien on va revenir là-dessus. Je crois qu'on devrait tenir une position de bloc qui est dire qu'aujourd'hui le problème dans le pays que nous avons et je rejoins d'ailleurs la position de Jean-François Copé des Républicains ou de Jean-Michel Apatti, c'està dire que Emmanuel Macron est devenu le point bloquant dans le pays et que c'est lui qui doit partir pour permettre enfin de respirer, d'avoir une respiration démocratique et donc d'avancer. Mais aujourd'hui, il y a un point de blocage dans le pays, je le crois.
Alors maintenant, je pose la question à à Frédéric Meier parce que chez les républicains, c'est c'est moins clair. Il y a Laurent Voquet, le chef des députés euh les Républicains euh qui dit qu'il ne censurera pas un gouvernement PS ou un gouvernement RN. Bruno Rotaillot, lui, il veut pas d'un gouvernement PS.
Sur le RN, il dit rien. Qu'est-ce que vous en pensez vous ? Qu'est-ce que vous croyez ?
Je crois que il faut arriver à travailler avec toute personne qui est plein de bonne volonté. Aujourd'hui, j'ai l'impression quand je vous entends que votre objectif, c'est de détruire et de renverser ce gouvernement. OK, c'est la gloriole, parfait, vous avez renversé ce gouvernement, bravo, chapeau.
Et puis à côté de ça, c'est de dire mais quels sont à ce moment-là mes propres intérêts à moi euh électoral, comment je vais pouvoir aller au gouvernement, comment je vais pouvoir prendre les les reines de ce gouvernement, comment je vais pouvoir diriger, comment je vais pouvoir prendre le pouvoir ? Et j'ai l'impression que c'est ce que veut aujourd'hui cette opposition, prendre le pouvoir. Après, elle est arrivé en tête aux dernières élections législatives, c'est pas incohérent.
À l'Assemblée nationale, c'est le RN qui est majoritaire. Je fais remarquer parce que si vous prenez tous les partis, ce n'est pas les partis de gauche qui sont majoritaires. Quand vous prenez l'ensemble des parlementaires, c'est la droite qui est majoritaire.
Si vous prenez le Sénat plus l'Assemblée nationale, c'est la droite qui est majoritaire. Donc aujourd'hui aujourd'hui si vous prenez le Sénat et l'Assemblée nationale, je suis désolée, ce sont des parlementaires et bien la droite est majoritaire, donc ça veut rien dire. Euh c'est celui qui est majoritaire, celui qui est qui est représente mieux le pays.
Moi je crois qu'au bout du bout ce qu'on oublie et bien c'est tout simplement de parler de la France tout simplement. Et la France, vous oubliez parce que vous êtes là en train de vous projeter en disant "Bah si je prends le pouvoir, c'est peut-être lui qui va y aller, c'est peut-être". Mais c'est pas ça le problème.
Le problème c'est la française. C'est le français. Ce problème, c'est cette France qui travaille, cette France qui a travaillé et c'est celle-là pour laquelle nous battons depuis des années pour la protéger, pour essayer de lui donner un pouvoir, ce vrai pouvoir d'achat et de pouvoir dire aujourd'hui et bien si je travaille, c'est pas pour payer des impôts qui partent on ne sait pas trop où, pour aider on ne sait pas trop qui.
Parce que ici vous avez deux parties qui veulent une immigration nonstop, une immigration ouverte à tous. Juste fini hein, je vous ai pas coupé. une immigration ouverte à tous, c'est ça mais nous c'est pas ce que nous voulons.
Nous voulons une immigration qui une immigration réfléchie et programmée pour notre pays. Alors je me tourne vers Bartolomé Lenoir en creuse qui qui est proche du Rassemblement national qui est un député siiste. Vous vous buvez les paroles de votre collègue.
Je trouve que ces paroles sont tout à fait vraies mais dans ces cas-là il faut m'expliquer pourquoi les Républicains ne veulent pas censurer si le Parti socialiste obtient le pouvoir. Nous, c'est très clair. Évidemment que nous voulons travailler pour la France.
Évidemment que nous nous voulons arrêter avec cette immigration complètement à contrôler, que nous voulons faire des économies sur les dépenses folles de l'État. Mais il faut quand même clarifier la position des Républicains qui décident de s'allier plutôt avec le PS dans justement une attitude tout à fait politicienne qui est encore piégée par euh par euh François Mitteran à travers les années. Euh il faut oser faire et nous nous l'appelle l'Union de la droite pour donner une majorité et une alternative crédible à notre pays autour des valeurs de liberté et d'autorité.
Euh ça c'est euh nous pour nous et c'est pourquoi on estime si vous voulez qu'il faut redonner la parole au peuple. Pour revenir au début de la question, effectivement le président de la République Emmanuel Macron, a une responsabilité énorme sur ce qui est en train de se passer. Euh et nous nous aimerions qu'il ait une attitude gauliste en démutionnant.
Et je crois qu'il faut sortir de tout cela en redonnant la parole au peuple. C'est absolument primordial. Et voilà notre position.
Al en ça vous rejoignez Damien. Enfin déjà, je pensais pas assister à une lune de miel entre les républicains et l'extrême droite, mais je bon, je pensais être sur un débat politique. Heureusement que finalement l'immigration, elle est là.
Parce que dans le fond, qu'est-ce que vous auriez à dire sinon ? S'il n'y avait pas eu l'immigration ? On parle du budget de la France.
Vous me dites "Pensez au français mais nous on pense au français madame Meier. Les urgences de Saint-Irier qui sont fermées le weekend prochain, vous croyez que c'est quoi ? C'est le résultat de quelle politique ?
Le l'hôpital l'hôpital du sel qui a perdu sa certification qualité, vous pensez que c'est le résultat de quelle politique ? Aujourd'hui, il faut il faut un changement de braquet. Attendez, aujourd'hui, il faut il faut un changement de braquet aujourd'hui parce qu'il faut changer de politique.
Et sur et là vous enfin quand même, c'est hallucinant, on parle de la répartition de la valeur des richesses et puis vous finissez sur l'immigration. On comprend pas tout à fait où vous allez. Pourquoi est-ce que vous parlez de ça ?
Parce que vous ne parlez pas de l'éléphant qui est dans la pièce. Vous parlez du travail. Aujourd'hui, travailler c'est plus taxé que le capital.
Aujourd'hui, le travail paye moins que le capital. Aujourd'hui, regardez, c'est pas moi qui le dit. Le challenge des 500 fortunes nous explique que depuis mon année de naissance 96 aujourd'hui on est passé de de fortune qui a 80 milliards à 1128 milliards.
Ils pe passer de 6 % du PIB à 42 % du PIB. Attendez juste un mot même challenge dit c'est grâce aussi une fiscalité attractive pour les grandes fortunes. Vous êtes trésors d'avance sur le temps de parole.
Je vois déjà entendre que vous avez interpellé. Ce que je voudrais dire, c'est on a parlé tout à l'heure de de la taxe qui était une taxe qui taxait à 2 % les fortunes de plus de 100 millions d'euros de 100000 € à 100 million 100 millions d'euros. Euh monsieur Mérand avait d'ailleurs été contre parce qu'il avait bien pris conscience et je crois que c'est un détail peut-être que vous oubliez, c'est que ça taxe les entreprises sur leur actif et sur aussi tout ce qui est matériel propre à une entreprise.
Des entreprises comme qu'on a chez nous. Pierro gourmand, Andros, syllabe, si vous leur mettez 2 % de cette taxe, c'est fini. Ils mettent la clé sous la porte et ils s'en vont et vous vendez ces entreprises à la Chine, aux Américains.
C'est ça la réalité. Mais sur la réalité du quotidien des des limousins sur laquelle vous interpelle Damien Modé, mais sur la réalité du du limousin, je vais vous dire, je ne sais pas si vous vous êtes allé à la rencontre euh de vos électeurs. Moi, j'y suis allée.
Moi, j'y suis allée. D'autant plus que là, actuellement, les maires font plein d'inauguration. puisqu'ils savent que dans quelques semaines ça sera terminé.
Et quand vous échangez avec tous ces gens, ils vous disent à un moment donné l'image que vous donnez de l'Assemblée nationale est une très mauvaise image. Ils ont raison franchement et laissez-moi finir je continue. Et ce qu'ils veulent aujourd'hui c'est de la stabilité.
Ils veulent de la stabilité. C'est un mot que vous avez du mal à comprendre, je le sais, puisque vous vous voulez renverser la table. Mais je crois que les gens aujourd'hui, ils nous disent vous les politiques, vous devez nous écouter et vous devez agir en fonction de la stabilité.
On en a marre de vous voir vous disputer. On en a marre marre de vous voir avoir des revendications qui sont des revendications qui ne sont que personnelles. Et je crois qu'aujourd'hui c'est ce que veulent en tout cas moi les Coréias avec qui j'ai pu échanger des maires comme des artisans, comme des commerçants, comme des entreprises, comme le particulier du quotidien.
Alors, un autre sujet justement qui est lié sur lequel je voudrais bien entendre Bartholome et le noir, c'est l'ambiance aujourd'hui dans dans la société. On a vu à Brive chez vous Frédéric Meier un homme qui a étendu un symbole nazi à son à son balcon. Il y a eu des plaintes pour des agressions racistes à Royal de Vassivière en Creuse Bartholomé le noir.
Est-ce que la situation est très tendue ? Comment va le limousin ? Je voudrais je voudrais je voudrais revenir sur ce que Répondez à Répondez à ma question s'il vous plaît.
Comment vous sentez l'ambiance ? Est-ce que l'ambiance depuis le le début de l'émission, on entend le député LFI et le député socialiste demander des hausses d'impôts, des hausses de taxes sur les entreprises et en fait il faut bien comprendre que tout ça finance un état et une bureaucratie obèse. Un train de vie de l'État sur lequel qui empêche d'avoir un service public performant.
Et tout ça n'est jamais réinvesti dans le service public de terrain. C'est une réalité. Donc il faut oser dire aux Français vous qui n'avez qui avez de plus en plus de difficultés parce que si vous allez sur le terrain, vous rendez compte que aujourd'hui le moindre 20 € ça devient très difficile pour les gens chaque mois.
Et aujourd'hui, si on leur prend encore, si on augmente les taxes parce que à chaque fois que vous dites c'est les taxes pour les plus riches et cetera, en fait qui paye l'addition, c'est toujours ceux qui sont Ah, on a Et bien en fait avec votre discours, on perd la connexion avec euh vous appuvrissez les français et le service public. On vous a entendu Bartolomé Noir malheureusement la connexion n'est pas très bonne. Est-ce que cette situation j'ai posé la question à Bartolom noir est-ce que vous sentez une tension il pas répondu.
Est-ce que vous sentez ces tensions dans notre région ? Quelles peuvent être les conséquences de cette ambiance ? Je vous pose la question Stéphane de l'Atraite.
Mais je crois que c'est très exactement ce vers quoi il ne faut pas aller et justement arriver à réconcilier à réconcilier à réconcilier les personnes. Mais moi je vais répondre à ce que disait Frédéric Meier. Le débat actuellement, ce n'est pas un débat d'ego.
La course à l'échalotte pour accéder à la responsabilité, c'est de dire aujourd'hui, mais le constat, je crois, vous parliez tout à l'heure madame Meier de il faut se préoccuper du pouvoir d'achat des gens et redonner du pouvoir d'achat, redonner de l'espoir. Mais la proposition budgétaire de François Bairou, c'est très exactement le contraire. c'est de faire peser l'effort sur ceux qui travaillent, sur les retraités, sur la classe moyenne.
Est-ce que c'est ce que nous dénonçons. Et quand vous dites vous nous dites tous les deux que nous ne parlons que d'impôts nouveaux, non, ce que nous disons c'est qu'il faut que les plus riches qui aujourd'hui dont il est reconnu que les fortunes n'ont cessé d'augmenter et qui ne contribuent pas à la hauteur de ce déjà à où chacun contribue déjà. C'est une question de justice fiscale.
Nous ce qu'on appelle c'est de la justice fiscale. C'est pas créer de l'impôt pour l'impôt, c'est de dire que chacun contribue à la hauteur de ce qu'il gagne. Or, les plus riches aujourd'hui sont relativement épargnés.
Et c'est là où on ne se rejoint pas, c'est que je ne comprends pas aujourd'hui que vous défendiez le pouvoir d'achat et que vous constatiez que les mesures de François Vaou ne soient pas les bonnes et que vous ne votiez pas contre la confiance puisque tout le monde sait que le programme qu'il nous propose n'est pas de nature à répondre et à être à la hauteur de l'enjo. Seconde des choses, c'est qu'à un moment sur la question de la ligne, je vous ai pas répondu tout à l'heure, c'est que nous ce que nous disons, c'est que nous sommes prêts à travailler avec toutes seules et ceux qui veulent rompre avec la politique actuelle et apporter une dynamique nouvelle. Nous ne fermons aucune porte.
Nous faisons une proposition qui sert de base de discussion. Nous la pensons responsable. Répondre aux attentes des citoyens. maintenant en responsabilité, c'est notre responsabilité politique que de donner de l'espoir aux françaises et aux Français en montrant une politique de rupture.
Et c'est ce que les gens nous disent. C'est ce que les gens nous disent sur Stéphan de Leite. En en un mot, je voulais poser la question à Damien Modé.
La porte est ouverte. On a l'impression que à Paris entre Olivier Fort et Jean-Luc Mélenchon, le dialogue est devenu impossible. En 20 secondes, est-ce que localement le dialogue est possible en 20 secondes ?
Nous, on a toujours on on dialogue maintenant. J'ai déjà dit, j'ai expliqué pourquoi. Moi je pensais que ce n'était pas possible d'aller gouverner avec le bloc central.
Et c'est ce que j'ai expliqué. Et juste d'un mot, je pense que les gens veulent de la stabilité. Les gens veulent vivre de leur travail.
S'ils ont travaillé, s'ils sont retraités, ils veulent pouvoir en vivre. Et ça, ça passe par un partage entre ceux qui ont beaucoup gagné et ceux qui aujourd'hui gagnent de moins en Merci beaucoup Damien Modé. C'est déjà la fin de cette émission, c'était c'était passionnant.
Tout de suite le dimanche en politique nationale, Francis Loteller reçoit justement Olivier Fort. Ensuite, le journal régional sera présenté par Fabrice Bidot. Bonne journée.
Damien Maudet