Intelligence artificielle : le climat sacrifié par Trump ? - C à vous : l’intégral - 22/01/2024
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec toute l'équipe. Bonsoir.
Emilie, votre choix? - E.Tran Nguyen: La grippe plus meurtrière cette année.
La campagne de vaccination vient d'être prolongée d'un mois. - A.-E.Lemoine: Pour essayer de rattraper le retard.
La couverture vaccinale est en baisse, notamment chez les plus de 65 ans. Ca explique un grand nombre de décès et d'hospitalisations. On en parle avec A.-C.Crémieux, qui sera dans un instant sur notre plateau.
Mohamed? - M.Bouhafsi: Qu'est-ce qui réunit M.-J.Pérec et A.Hanquinquant?
Vous les entendrez dans un instant. On veut baisser le budget des sports. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: Qu'est-ce qui réunit D.Trump, la relance du pétrole, qu'il a annoncée il y a quelques jours, et le soutien des géants de la tech?
L'IA. Trump a annoncé un méga projet à 105 milliards de dollars d'investissement. - A.-E.Lemoine: Ca fera réagir Y.Jadot.
Il est notre invité ce soir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous vous lancez dans la campagne de Paris.
Vous rêvez de succéder à A.Hidalgo. Vous n'êtes pas le seul.
On en parle avec vous dans un instant. Lorrain? - L.Sénéchal: Un écologiste à la tête de la mairie de Nice.
C.Estrosi a annoncé qu'il était en guerre contre les bateaux de croisière pour des raisons écologiques, notamment. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: Les si jolis portraits photographiques de Kate Barry, la fille de J.Birkin.
On a visité son exposition pour vous. - A.-E.Lemoine: On recevra P.Lemaitre, qui publie le 3e tome de sa comédie humaine.
Il poursuit son feuilleton passionnant du XXe siècle en mettant en scène les aventures de la famille Pelletier, qu'on adore. Il a fallu attendre ce tome 18 mois. M.Bernier reprend au théâtre un rôle qu'avait brillamment créé J.Maillan.
C'est une pièce de boulevard. Elle incarne 2 rôles à la fois. Ce sont 2 soeurs jumelles.
Elle sera aux côtés de F.Perrin. Le dîner est préparé par Priscilla Thiam, la cheffe du restaurant qui porte son nom. - On part sur du risotto. - On part sur la côte basse de San Sebastian, en Espagne. - A.-E.Lemoine: Sans piments? - Un peu de piment dans la bisque. - A.-E.Lemoine: Merci.
A tout à l'heure. Tout de suite, l'édito de P.Cohen.
Trump 2, jour 2. Le président américain annonce un méga investissement en termes d'IA. - P.Cohen: A ceux qui se posaient la question sur la présence massive des magnats de la tech dans les premiers rangs de la cérémonie d'investiture de D.Trump, devant ses propres ministres...
Regardez cette photo qui réunit les patrons d'Amazon, d'Apple, Meta, Google, SpaceX, soit la toute nouvelle ploutocratie 2.0. Vous avez plus de 1000 milliards de fortune personnelle sur cette photo.
A ceux qui se demandent pourquoi cette allégeance...
Que fait M.Zuckerberg, qui s'inquiétait en 2016 des murs que certains voulaient dresser entre des gens différents...
La réponse est venue très vite: du business. Les géants de la tech, secteur dont l'écosystème pèse plus de 18 millions dont 3 aux Etats-Unis, sont tous sous contrat avec le gouvernement. Trump arrive à remettre du carburant dans la machine.
L'un des invités de la cérémonie d'investiture, le dirigeant d'OpenAI, la firme qui a lancé ChatGPT, est à la Maison-Blanche. On le voit en train de parler aux côtés des patrons du géant du numérique Oracle. ... - P.Cohen: Au passage, c'est un début de chantier qui n'a pas attendu le feu vert du nouveau président.
Projet qui donne sens au décret Trump déclarant l'urgence énergétique nationale. ... - P.Cohen: Pas d'intelligence artificielle sans électricité.
Les Etats-Unis s'attendent à une explosion de la demande. - A.-E.Lemoine: Parce que les IA sont très gourmandes en énergie. - P.Cohen: C'est un gouffre.
Il faut de grosses bases de données. Il faut surtout d'énormes ressources en calcul. L'Agence internationale de l'énergie estime qu'une interaction avec une IA comme ChatGPT pourrait consommer 10 fois plus de courant qu'une recherche Google classique.
Si toutes les recherches Google, 9 milliards par jour, passaient par ChatGPT, la consommation électrique mondiale augmenterait de 10 à 30 TWh annuellement, soit la consommation annuelle de l'Irlande. Les data centers des Etats-Unis ont englouti l'an dernier 5 % de l'électricité américaine. En 2028, ce sera 12 %.
L'IA peut nous apporter d'immenses progrès. On en parle régulièrement ici. Son développement la place aux antipodes de la sobriété énergétique. - A.-E.Lemoine: C'est pour ça que D.Trump veut forer, forer et encore forer. - P.Cohen: Toute source d'énergie est bonne à prendre, sauf les éoliennes, accusées de tuer les oiseaux et les baleines, dont Trump a annoncé la mise à l'arrêt.
Pétrole et gaz ont coulé à flots. C'est déjà le cas. Les Etats-Unis sont redevenus, sous J.Biden, le premier producteur mondial devant la Russie et l'Arabie saoudite.
En plus, les forages vont reprendre en Alaska. L'industrie automobile est délivrée de son obligation de produire 50 % de véhicules électriques d'ici à 2030. C'est un autre décret signé Trump. - A.-E.Lemoine: Applaudi par les milliardaires de la tech. - P.Cohen: Ils ont mis la transition écologique dans leur poche, avec un mouchoir par-dessus.
On pensait qu'ils incarnaient l'avenir avec des solutions innovantes pour une planète meilleure. On les retrouve en supporters du pire recul de politique climatique, en purs businessmen. - A.-E.Lemoine: C'est make business great again?
Ca vous surprend, ce cynisme des milliardaires de la tech? - Y.Jadot: Ca me surprend toujours.
On a beau savoir à quel point l'argent dirige ce monde, une telle irresponsabilité est criminelle, quand on sait...
Ils font face aux derniers soubresauts des feux en Californie. - A.-E.Lemoine: Ils sont climatosceptiques, en tout cas en ce qui concerne D.Trump. - Y.Jadot: Les géants de la tech...
E.Musk, on ne sait pas ce qu'il pense réellement. M.Zuckerberg et les autres ne peuvent pas être climatosceptiques.
Quand on voit les premières mesures de D.Trump...
C'est la remise en cause de l'Etat de droit, du droit du sol, de l'avortement...
Il cible les immigrés, les personnes transgenres. C'est la remise en cause de ce qui fonde la société américaine démocratiquement. Mais pour faire des milliards, on assume le chaos démocratique et le chaos pour l'ensemble de l'humanité.
Il va falloir que les Européens et peut-être les Chinois, qui pour l'instant ne varient pas du tout de leur transition énergétique... - A.-E.Lemoine: Ils se sont inquiétés de la sortie des accords de Paris. - Y.Jadot: Il va falloir qu'on fasse des coalitions entre pays avec les Etats fédérés américains.
Les Etats fédérés américains ne sont pas totalement dingues, y compris le Texas. Il fait beaucoup d'argent sur les énergies renouvelables pour éviter un recul qui va être le chaos pour tout le monde. - P.Cohen: C'est l'espoir d'un certain nombre d'observateurs et de militants écologistes.
C'est qu'il y ait une sorte d'inertie. La sortie des accords de Paris ne sera valable que dans un an. La première fois, ça n'avait pas été effectif. - Y.Jadot: Il y a une façon dont le débat a basculé sur la question climatique.
On s'intéresse moins aux émissions de gaz à effet de serre, ces dixièmes de degrés qui s'ajoutent les uns au-dessus des autres qui font qu'aujourd'hui, on est déjà à 1,5 et qu'on va vers un chaos climatique...
Il n'y a pas un scientifique qui sait comment la planète sera habitable à ce niveau de dérèglement climatique. On ne s'intéresse plus qu'à l'adaptation. Il y a une forme d'habituation.
On voit les catastrophes, les inondations. On se dit que le dérèglement climatique, ça ressemble à ça et qu'on va s'y habituer. Ca va ressembler à des choses de plus en plus dures.
L'irresponsabilité d'aller chercher toujours plus de pétrole aux Etats-Unis, comme nous ailleurs, au regard de la science et des dégâts, c'est criminel. - A.-E.Lemoine: Est-ce qu'au nom de la planète, il faut renoncer à un développement à outrance de l'IA en France et en Europe?
Est-ce qu'il faut une IA durable et éthique? - Y.Jadot: Quand vous dites "développement à outrance", il y a la réponse dans la question.
On sait que l'IA, dans certains cas, peut apporter des choses extraordinaires. On le voit en médecine et dans d'autres secteurs. On sait aussi qu'aujourd'hui, c'est une déflagration sur nos organisations démocratiques.
Cette IA n'est pas publique. Elle est privée. Elle est là pour faire de l'argent.
On l'a vu avec les réseaux. P.Cohen le disait.
Ils sont arrivés en disant: "On va construire de la démocratie planétaire par les réseaux sociaux, par des libertés d'expression organisées, par des échanges entre nous qui seront plus riches et sans frontières." La réalité, c'est qu'on a vu X notamment, mais on va voir comment va évoluer Zuckerberg. C'est devenu un outil de propagande pour faire de l'argent, au service d'un projet qui veut détruire la démocratie.
E.Musk, qui soutient l'extrême droite, finance l'extrême droite allemande et fait le salut nazi...
Il y a 2 enjeux. Il y a les règles. Il faut que l'Europe impose le respect des règles de nos démocraties pour empêcher les ingérences.
On a vu comment, en Roumanie, les réseaux sociaux pouvaient faire basculer des résultats électoraux. Il faut pousser en régulation des technologies qui sont sobres, pousser l'innovation. Une innovation sobre du point de vue énergétique.
Ce n'est pas M.Zuckerberg qui partagera son énergie avec les Africains ou une partie des Européens, qui seront confrontés à un manque de ressources énergétiques. - E.Tran Nguyen: En parlant d'Europe, D.Trump a annoncé hier qu'elle serait bientôt soumise à des droits de douane.
C'est le seul moyen pour lui pour que les Etats-Unis soient traités correctement. Il n'a pas été plus précis que ça sur les produits concernés ni sur la date. Comment on doit réagir face à ça?
Est-ce qu'il faut être prêt à discuter, comme le dit U.von der Leyen, avec le gouvernement américain, en rappelant que Washington est un partenaire commercial majeur? Il faut discuter ou entamer un bras de fer et imposer des droits de douane? - Y.Jadot: Les 2.
Il faut évidemment discuter. Il faut espérer que les Etats-Unis et le régime américain...
Trump a quand même tous les pouvoirs: il a le Sénat, le Congrès, la Cour suprême. Il faut discuter, mais il faut imposer un rapport de force. On l'a vu avec la Russie de Poutine.
On l'a vu avec la Chine de Xi Jinping. Ces dictatures et ces chefs d'Etat, qui ne pensent qu'en rapport de force, qu'en loi du plus fort, dès que vous commencez à être sympathique, ils sont méchants. On a encore le 1er marché de la planète.
On n'est pas la 1re puissance économique mais on a le 1er marché de la planète. C'est un marché très important pour tous les alliés de Trump du point de vue des Gafam, des services. Il faut qu'on établisse un rapport de force.
Sinon, on va se faire écraser. On va disparaître de la carte mondiale. Je suis très inquiet... - A.-E.Lemoine: Vous parlez comme F.Bayrou. - Y.Jadot: Quand j'entends T.Breton, qui n'est malheureusement plus commissaire, je vois quelqu'un qui, depuis des années, essaie d'imposer un rapport de force européen.
Quand j'entends son remplaçant sur une chaîne matinale que vous connaissez bien...
Je suis un peu inquiet. "On va voir..." Il ne connaît que le rapport de force.
Il va falloir lui parler ensemble. Le rapport de force, ce n'est pas simplement lui tenir tête individuellement en faisant des effets de menton. On l'a eu trop souvent.
Il va falloir lui tenir tête collectivement. Derrière Trump, c'est l'argent, le business. Ils n'ont pas envie que leurs business s'écroulent. - A.-E.Lemoine: Vous avez annoncé votre candidature à la Mairie de Paris en 2026.
C'est la 4e candidature à gauche. Il y aura bientôt plus de candidats à gauche que d'arrondissements à Paris. Vous aimeriez être la candidature unique à gauche? - Y.Jadot: C'est ce que je propose.
Y compris dans le contexte qu'on vient de décrire...
Les villes et les communes vont être des lieux absolument essentiels pour que les citoyens retrouvent confiance dans la maîtrise de leur destin. On voit à quel point les gens sont angoissés. Tous les jours, ils se sentent insécurisés individuellement et collectivement.
Il faut qu'à l'échelle de là où on vit, on ait le sentiment de maîtriser son destin. Il faut gagner les villes. Je veux que Paris soit écologiste, comme Bordeaux ou Lyon et beaucoup d'autres villes en France.
Il y a un bilan. A.Hidalgo n'est plus candidate à sa succession.
Il y a cette volonté de continuer à transformer notre ville, notamment pour qu'elle soit accessible pour les classes moyennes et les classes populaires qui la font vivre. Il faut que ça redevienne...
Ca a commencé à redevenir un phare pour le monde, sur les valeurs, sur l'humanisme, sur la culture. Il faut que ce soit une forme de refuge, un feu de cheminée autour duquel on a envie de se retrouver, de s'apaiser, de se réchauffer. Aujourd'hui, vous avez R.Dati qui réunit la droite.
Cette droite est trumpisée. Cette droite défend la préférence nationale. A Paris, un quart des habitants sont nés à l'étranger.
Ils sont dans le déni climatique. Dans une ville qui, dans les années qui viennent, va affronter 40-45 degrés de vagues de chaleur...
C'est une ville de la droite dure, sur la ségrégation sociale, les services publics...
Elle va rassembler toute la droite. Ma crainte...
Je vois la gauche partir, un peu comme d'habitude...
On fait nos primaires, chacun dans son coin. C'est démocratique, mais reconnaissons que les primaires laissent des traces. Il n'y a qu'à voir ce qui se passe chez les socialistes. - P.Cohen: Vous ne pouvez pas donner trop de leçons. - Y.Jadot: La nôtre n'est pas encore engagée. - P.Cohen: La primaire avec S.Rousseau... - Y.Jadot: C'est pour ça que je dis que les primaires laissent des traces.
La primaire des Ecologistes en 2020 a laissé des traces. On est face à une droite très dure. On a un bilan commun avec les socialistes, les communistes et beaucoup de gens de la société civile.
On a cette menace. On a l'opportunité que Paris devienne une ville écologiste. Ma proposition, c'est aux Ecologistes de dire, et ce sera validé par les militants: "Rassemblons-nous maintenant." Donnons-nous l'opportunité de lancer la campagne et de porter le fer avec R.Dati et de rassembler toute la gauche, que nous soyons unis, le bloc de gauche, écologistes, et le bloc de droite. - A.-E.Lemoine: Vous ne vous êtes jamais présenté à Paris.
Vous n'avez jamais été conseiller de cette assemblée. - Y.Jadot: Ca fait 40 ans que je vis à Paris... - A.-E.Lemoine: C'est le cas des autres candidats à gauche pour l'instant. - Y.Jadot: C'est une partie très forte de la légitimité.
Ils font tous partie de la majorité sortante. Je pense que je peux apporter une part de renouveau. Il y a une fin de cycle avec A.Hidalgo.
Pour incarner un nouveau cycle, il faut de nouvelles têtes. Ca ne veut pas dire le faire sans eux. Je veux faire une équipe.
Je pense que je peux apporter cette capacité, à la fois à bousculer le jeu à gauche, donc à rassembler toute la gauche et les écologistes dès le premier tour, et à porter le fer avec R.Dati. On va avoir une année un peu compliquée pour la campagne municipale.
L'actualité nationale va un peu écraser les campagnes municipales. On ne sait pas s'il va y avoir une censure, une nouvelle dissolution, un référendum...
Il va falloir faire vivre cette campagne municipale. Je veux qu'il y ait une mairie écologiste. Je refuse que ce soit une droite réactionnaire qui dirige cette ville-monde. - A.-E.Lemoine: Restez avec nous.
On a d'autres sujets à vous soumettre. C'est l'heure de la story de Mohamed. ... - M.Bouhafsi: C'est l'histoire de 425 athlètes français en colère.
Dans une tribune publiée aujourd'hui, les grandes stars du sport ayant participé aux Jeux olympiques et paralympiques s'indignent de la baisse d'un tiers du budget du gouvernement pour les sports en 2025. Le titre de la tribune est explicite. La porte-drapeau M.Robert-Michon pense que l'Etat est en train de casser l'engouement des joueurs. - M.Robert-Michon: On en veut un peu au gouvernement.
On a eu droit à des belles paroles. Dès la fin des Jeux, on avait alerté en disant: "Tout ce qui a été mis en place, ça marche. Il faut le maintenir." Ce n'est pas seulement du sport.
C'est de l'éducation...
On réduit trop souvent le sport au sport. Si vous investissez chez les jeunes qui prennent l'habitude dès petits de faire du sport, ils auront une meilleure santé. C'est des choses qu'on n'aura pas à investir plus tard.
On n'aura pas besoin de soigner les problèmes de sédentarité. C'est presque un investissement pour le futur. - M.Bouhafsi: Le premier à avoir décliné, c'est T.Riner.
Il a dit ceci. ...
Après avoir baissé les budgets de 273 millions, le gouvernement a proposé de baisser de 34 millions les crédits alloués au sport. Même si cet amendement a été rejeté par les sénateurs, tout le monde du sport reste inquiet pour l'avenir. - On avance à reculons.
On a vu le résultat. On a vu que les gens étaient heureux, que les athlètes aussi. On pouvait faire de grandes choses.
Quand on voit le résultat, on se demande si ça a servi à quelque chose. - La problématique supplémentaire d'avoir du matériel de haut niveau, de pointe pour nous aider dans nos pratiques sportives...
Si l'Etat se retire de ce projet, pour beaucoup d'athlètes, ça va devenir compliqué pour être sportifs de haut niveau. - M.Bouhafsi: Aujourd'hui, les crédits du sport ne comptent que pour 0,2 % du budget total de l'Etat.
Il y aura des baisses de 50 % dans certaines collectivités territoriales. Un non-sens, pour cette boxeuse. - Les Jeux, ça s'est bien passé.
Il y a de plus en plus de gens qui veulent pratiquer, et c'est valable dans tous les sports. On avait une problématique dans les sports où les structures n'étaient pas forcément adaptées pour accueillir le nombre de gens voulant pratiquer de la boxe. Les collectivités vont avoir moins d'argent.
Elles nous disent que ça va être compliqué de nous aider, d'avoir du matériel neuf ou de donner des salles qui permettent de pratiquer et d'accueillir les pratiquants. On a énormément de bénévoles. Ca va être compliqué pour eux d'avoir un objectif, d'être rémunérés un jour sur ces activités. - M.Bouhafsi: Ces baisses vont avoir des conséquences directes sur nos résultats.
La France est souvent mise en avant pour ses résultats en compétition mais n'est pas considérée comme un pays de sport, contrairement à ses voisins anglais ou espagnols. C'est tout un vivier de futurs champions qui est mis en péril, comme le confirme l'entraîneur des frères Lebrun. - Ca va poser problème pour les générations de demain.
Si on veut être performants à Los Angeles, c'est maintenant que ça se joue. Si on reprend ce qu'on a vécu avec Félix et A.Lebrun, le processus n'a pas commencé en 2024.
C'est un processus long. C'est par la base que ça commence. Ce sont les petites structures à droite et à gauche.
C'est une même philosophie pour amener un peuple vers le haut. - M.Bouhafsi: Cette tribune pointe un sabotage du vivre-ensemble en disant que le sport français ne coûte rien par rapport à ce qu'il rapporte.
E.Macron estime que l'Etat doit maintenir ses engagements vis-à-vis des JO. La nouvelle ministre des Sports tente de trouver des solutions pour pallier la baisse des budgets. - M.Barsacq: Dans les débats qui ont lieu au Parlement, il y a cette idée de s'appuyer sur un amendement qui vise à affecter une partie de la taxe sur les paris sportifs au budget du sport pour permettre le financement de nouveaux équipements d'éducateurs et pour contribuer à la performance.
On va accueillir les Jeux en 2030. - M.Bouhafsi: Y.Jadot, vous êtes sénateur.
Vous avez voté contre la baisse du budget. Réduire le budget du sport, c'est faire comme si les Jeux de Paris n'avaient pas existé? - Y.Jadot: C'est faire comme si l'engouement extraordinaire qui a eu lieu n'avait pas existé.
Le sport, ce n'est pas simplement des champions. Ils défendent le sport amateur. Avec les baisses de subventions dans les collectivités...
Vous avez des petits clubs où ce sont des bénévoles qui gèrent. Ils n'ont plus de quoi acheter 3 ballons. Les communes ne peuvent plus payer le fait de rénover un stade.
Juste un terrain pour que les gamins jouent...
C'est tout ça qui est en train d'être cassé. Au moment où on en a tellement besoin pour la santé, physique ou mentale, où il y a eu un engouement, finalement, encore une fois... - A.-E.Lemoine: Tous les ministères doivent faire des économies. - Y.Jadot: Ca fait le lien entre les 2 sujets.
De la même façon que monsieur Trump gère le pays avec des milliardaires, le gouvernement refuse d'aller taxer nos milliardaires. Lorsque vous avez quelques dizaines de fortunes qui accumulent tous les ans en plus 100 milliards d'euros, ce qu'on propose, c'est de leur en prendre 20. On ne prend pas tout.
Ils sont déjà milliardaires. On leur en prend 20 pour financer le sport... - P.Cohen: Sur leur patrimoine? - Y.Jadot: Par exemple, pour financer le sport.
On a fait la mission jusqu'à 2h du matin des crédits écologie... 50 % de réduction sur la rénovation thermique des logements.
Vous voyez le nombre? On a 4 millions de familles précaires dans notre pays qui, quand il fait 0 degré, ont froid. On réduit de moitié le budget.
Le gouvernement impose de réduire de moitié... - P.Cohen: Zéro économies, c'est votre position? - Y.Jadot: Il faut faire des économies, mais objectivement... - P.Cohen: On peut faire des reportages comme ça sur tous les ministères.
Il y a toujours des bonnes raisons de dépenser. Il y a des besoins partout. - Y.Jadot: On ne va pas chercher l'argent là où il est?
On a porté des amendements sur l'apprentissage, sur un certain nombre d'aides aux entreprises qui ne sont pas conditionnées, qui font que les entreprises quittent le pays. On a porté des économies. Reconnaissons qu'on ne peut pas non plus considérer, et tous les économistes, même Patrick Artus, le disent: on a une concentration des richesses qui n'est pas vivable du point de vue démocratique.
Elle n'est pas soutenable du point de vue du sentiment qu'ont les citoyens. Aller chercher dans ces fortunes pour financer des stades, c'est juste. - P.Lescure: Pour préserver les dauphins, le golfe de Gascogne est fermé à la pêche. 300 bateaux resteront à quai jusqu'au 20 février.
Les pêcheurs vont bénéficier d'une indemnité gouvernementale à hauteur de 80 % de leur chiffre d'affaires. Cette compensation n'apaise pas toutes les inquiétudes. - C'est frustrant.
On vit de notre métier. - On a pris 10 jours de mauvais temps début janvier. On a des petites unités qui vont avoir un énorme retard sur la trésorerie.
Il faut que cette fermeture cesse. - C'est synonyme de baisse de salaire pendant plus d'un mois. - Certains bateaux ont l'obligation de s'équiper d'effaroucheurs sonores.
Cet équipement ne leur permet pas d'échapper à l'arrêt de l'activité. - On doit changer encore de répulsifs. Ca va être un investissement. - P.Lescure: J'imagine que vous concevez l'inquiétude de ces pêcheurs.
Mais comment y répondre et préserver les dauphins? - Y.Jadot: C'est plus que les dauphins.
On préserve la ressource. Il y a un taux de prélèvement de dauphins entre 6000 et 9000. Ces espèces disparaissent.
Ce n'est pas simplement une sorte de nostalgie de "Flipper le dauphin". C'est tout l'écosystème qui est en danger. Il y a de la surpêche.
Les dauphins sont surpêchés. A un moment, y compris pour les scientifiques, il fallait arrêter 3 mois par an. On va le faire pendant 3 mois.
Là, on le fait pendant 1 mois. J'ai beaucoup travaillé avec les pêcheurs, y compris sur les pêches industrielles. On avait gagné contre la pêche électrique pour garantir à nos pêcheurs artisans un avenir.
S'il n'y a pas de ressources à pêcher, il n'y a pas d'avenir pour les pêcheurs. Vous avez mentionné 300 bateaux. Mais d'autres peuvent continuer à pêcher.
On a la comptabilité de compenser mais aussi de faire en sorte que les écosystèmes ne soient pas totalement épuisés, que les dauphins ne disparaissent pas de nos côtes. Ce sera aussi un investissement pour les pêcheurs. - A.-E.Lemoine: C'est du jamais-vu depuis le covid.
Un constat que font une centaine d'hôpitaux en France, qui ont déclenché leur plan blanc pour faire face à la file de malades. Une épidémie de la grippe qui est arrivée plus tôt que d'habitude et qui est plus meurtrière. Plus de 600 décès en moyenne par semaine.
Un niveau jamais atteint au cours d'une épidémie de grippe. La faute à qui? Aux antivax, à la fatigue vaccinale?
A la timidité de la campagne de vaccination? - Je me suis fait vacciner pour le covid. Une fois.
Là, je n'ai pas envie qu'on m'injecte encore des vaccins. - La vaccination contre la grippe chez les personnes à risque a reculé de 3 points par rapport à l'an dernier. - Depuis que les médecins traitants ne sont plus en première ligne dans le suivi de la vaccination et qu'on a laissé ça à la main du patient avec l'aide des infirmiers libéraux et des pharmaciens, le patient ne prend pas forcément la décision de se faire vacciner. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, A.-C.Crémieux.
Vous êtes professeure de maladies infectieuses et présidente de la commission technique des vaccinations à la HAS. On a décidé de prolonger la campagne de vaccination d'un mois, jusqu'au 28 février. A force d'entendre dans les médias que cette épidémie fait plus de morts que l'année dernière, qu'il y a plus d'hospitalisations, de patients en réanimation, enfin, les Français les plus fragiles concernés par cette campagne vont se faire vacciner.
Il faut en arriver là, à des plans blancs, à des décès en surnombre; Pour que les Français soient sensibilisés à la dangerosité de l'épidémie? - Pr A.-C.Crémieux: Je crois qu'on a oublié...
On n'a pas bien intégré la gravité de la grippe. Cette épidémie nous le rappelle, avec des hospitalisations nettement plus importantes que l'année dernière et même depuis les années qui ont suivi le covid. Et puis, des décès qu'on répertorie qui, malheureusement, seront peut-être plus nombreux que ceux qu'on répertorie aujourd'hui.
On sous-estime toujours les décès liés à la grippe. - A.-E.Lemoine: Qui sont autour de 9000 ou 10 000 par an? - Pr A.-C.Crémieux: C'est une moyenne obtenue par des modélisations, justement, car on a du mal à la récupérer à travers des certificats de décès.
Pourquoi? Il y a 2 raisons. Jusqu'au covid, on a fait très peu de tests.
Quand les gens étaient hospitalisés, on ne faisait pas de tests. C'est depuis qu'on a le covid qu'on fait des tests de covid et VRS. C'est souvent une mortalité retardée qui n'est pas attribuée à la grippe.
Les gens meurent de problèmes cardiaques ou respiratoires. Sur leur certificat de décès, il n'y a pas la mention "grippe". On estime que moins de 1 décès lié à la grippe sur 3 est répertorié sur le certificat de décès.
Ca peut même monter à 1 sur 5. - A.-E.Lemoine: Tout le monde cherche un responsable à l'intensité de cette épidémie de grippe.
On l'oublie, mais elle a démarré plus tôt, juste avant les fêtes. Personne n'a pensé aux gestes barrières pendant les fêtes. Ca a beaucoup joué. - Pr A.-C.Crémieux: Oui.
Les fêtes, c'est forcément un moment de rassemblement familial et donc de transmission intergénérationnelle. Les personnes qui sont à risque, ce sont les plus de 65 ans, celles qui ont des comorbidités. La transmission se fait en famille.
Un autre acteur qui a joué, c'est l'augmentation brutale des contaminations. Ca fait que tout le monde a été malade en même temps. Ca a participé à l'engorgement des hôpitaux.
Et il n'y a pas que ça. Cette grippe est très sévère. L'immunité de la population joue.
Moins l'immunité est importante et plus il y a de malades. Plus il y a de malades qui ont 65 ans...
L'immunité est liée à a 2 choses, aux épidémies antérieures et à la couverture vaccinale. Quand la couverture vaccinale n'est pas bonne, ce qui est le cas de la France, on protège moins les personnes à risque. On a plus d'hospitalisations et donc de décès. - A.-E.Lemoine: A quoi vous attribuez la baisse de la couverture vaccinale?
On parle du discours antivax, de la fatigue vaccinale, mais il y a aussi un déficit d'information? - Pr A.-C.Crémieux: On parle de baisse car, pendant le covid, les gens se sont fait vacciner.
Le covid a été un révélateur de la vulnérabilité des personnes de plus de 65 ans, des personnes à risque. Les gens sont allés se faire vacciner. Qu'est-ce qui fait que les gens se font vacciner?
La conscience du danger et la confiance dans l'efficacité du vaccin. Les gens n'avaient pas assez intégré la gravité potentielle de la grippe chez les personnes à risque. - A.-E.Lemoine: Depuis qu'on communique sur les dramatiques décès, les hospitalisations, la vaccination décolle?
Ca veut dire que la vaccination n'est plus une démarche citoyenne. Or, c'est cette démarche, la volonté d'atteindre une immunité collective, qui motivait la démarche vaccinale. - Pr A.-C.Crémieux: Ca dépend des infections.
Si vous prenez les petits et la rougeole, l'objectif, c'est 95 % de couverture vaccinale, parce qu'on veut éliminer la rougeole. Ca s'appelle l'immunité collective. A partir d'un certain niveau, on arrête la transmission du virus. - A.-E.Lemoine: On ne veut pas éradiquer la grippe? - Pr A.-C.Crémieux: L'objectif est de protéger les personnes à risque, celles qui vont à l'hôpital.
Ce n'est pas d'atteindre l'immunité collective. Mais vous avez raison: plus il y aura de personnes vaccinées et moins le virus circulera. Mais on sait qu'on n'arrivera pas à éliminer la grippe. - E.Tran Nguyen: D'autres maladies tropicales se retrouvent sur le sol français, comme le chikungunya ou la dengue. - J'étais très malade, au bout de ma vie.
J'avais du mal à soulever une bouteille d'eau. J'avais mal partout. La température, aussi... - Vous avez eu peur? - Oui.
J'ai cru que j'allais mourir. On se pose des questions. On se dit: "La dengue, c'est quoi?
C'est grave?" J'étais très surpris. Je pensais qu'il fallait voyager dans des pays exotiques pour l'avoir.
Apparemment, non. - E.Tran Nguyen: Il ne faut plus voyager dans des pays exotiques pour être atteint de la dengue.
C'est lié au changement climatique? - Pr A.-C.Crémieux: Absolument.
Monsieur Jadot pourra en parler...
Le réchauffement climatique va modifier la répartition dans le monde des moustiques vecteurs de ces maladies. Le virus West Nile mais aussi bien la dengue que le chikungunya ont étendu leur territoire et on en trouve dans des pays qui étaient jusque-là pas atteints. Ceux qui vraiment souffrent de la dengue, ce sont avant tout les pays d'Amérique centrale: Brésil, Argentine...
Ils en souffrent énormément. Dieu merci, il y a un vaccin. - E.Tran Nguyen: Votre réaction? - Y.Jadot: Pour la 1re fois, c'était la conférence sur le climat à Dubaï, il y a eu une journée sur la question de la santé.
Entre les maladies à vecteurs, les conséquences des canicules, les stress hydriques...
Il y a un impact sur la santé. Il y a beaucoup de morts. Ca devient dramatique.
Ca aussi, c'est un des impacts du dérèglement climatique. Si on ne le traite pas à la source, il n'y aura rien. - A.-E.Lemoine: Que fait D.Trump?
Il quitte les accords de Paris et se désengage de l'OMS. - Pr A.-C.Crémieux: Très mauvaise nouvelle.
Je pense que la pandémie qu'on a vécue a montré à quel point la santé est un problème mondial. Il faut qu'il y ait une interaction considérable sur la recherche, la défense contre ces virus et sur les vaccins. Evidemment, dire qu'on va mettre en difficulté une organisation mondiale dont l'objectif est d'alerter, de préparer les pays, la solidarité... - Y.Jadot: Et les plus pauvres.
Sur la question de la grippe, je suis toujours surpris de voir à quel point nos sociétés sont dans un état d'amnésie du covid. On a vécu des choses invraisemblables. Personne n'imaginait qu'on resterait enfermé chez soi.
A ce moment-là, on parlait du monde d'après. "On va investir sur l'hôpital, la santé. On va rendre nos industries moins vulnérables.
On va récompenser, mieux payer les personnes qui font vivre notre société." On a l'impression que ça a été tellement traumatique qu'on met ça de côté. Chez les jeunes, c'est un drame psychologique qui est totalement sous-estimé.
On a l'impression de faire le monde d'avant, mais en pire. - Pr A.-C.Crémieux: Il y a eu une recherche extraordinaire depuis le covid.
Ca va nous protéger. Malgré tout, les gens font confiance aux vaccins. Il y a eu une épidémie de coqueluche.
Les femmes enceintes se sont fait massivement vacciner. Je suis très optimiste. Certes, les progrès...
On va vers le mieux. - A.-E.Lemoine: Merci, professeure Crémieux.
On peut continuer à aller se faire vacciner jusqu'au 28 février. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
Nice en croisade contre les bateaux de croisière. - L.Sénéchal: Ces géants des mers...
Il y en a plus de 200 qui ont fait escale l'an dernier dans la métropole présidée par C.Estrosi. Les ports de Nice et de Villefranche-sur-Mer, ça devrait être terminé dès cet été pour des raisons écologiques. - C.Estrosi: Nous avons 2 aspects contre lesquels nous devons lutter: le surtourisme et le réchauffement climatique.
Le soufre émis par les bateaux est un perturbateur endocrinien. Il génère des maladies. Il y a aussi la biodiversité marine.
Un grand nombre de baleines meurent par collision avec des bateaux de croisière surdimensionnés. - L.Sénéchal: C'est une décision prise sur le modèle de Venise, qui a protégé sa lagune en interdisant les plus de 25 000 t.
C'était il y a 4 ans. Pour les croisiéristes, Nice risque d'être la grande perdante de l'interdiction. - Vous avez Cannes, Monaco.
Si Nice interdit les croisières, ils vont aller à Cannes. C'est 15 à 20 % de l'économie locale. C'est 15 à 20 % de moins. - L.Sénéchal: D'autres communes ont la même volonté politique.
Par exemple, à Cannes. Ils voudraient pouvoir contraindre les bateaux de croisière à signer une charte qui les engage en matière d'environnement et de pollution maritime. Y.Jadot, quand vous entendez C.Estrosi, ancien ministre de l'Industrie, parler de protéger les baleines et d'interdire les navires de croisière, vous trouvez qu'il prend une décision courageuse? - Y.Jadot: Je suis comme ma voisine, optimiste. - P.Cohen: Vous ressortirez de ce plateau pas dans le même état que celui dans lequel vous êtes entré. - Y.Jadot: Pour beaucoup d'endroits, c'est une catastrophe.
La vie dans ces villes...
Venise, vous vous souvenez de ces paquebots au-dessus de tous les édifices et qui détruisent tout? Il ne s'agit pas d'empêcher les gens...
Je ne suis pas pour empêcher les gens de profiter de la beauté du monde. J'ai eu la chance de beaucoup voyager. C'est pour ça aussi que je suis devenu écolo: pour protéger tout ça.
Mais ce n'est plus possible. - A.-E.Lemoine: B.Retailleau agace la Justice avec une annonce prématurée. - L.Sénéchal: Voilà ce qu'a écrit le ministre de l'Intérieur. ...
Sauf que, dans la foulée, le parquet de Paris critique une annonce prématurée. La magistrate rappelle la présomption d'innocence et rajoute qu'à ce stade, rien n'est retenu contre la personne concernée qui n'est, d'ailleurs, à cette heure, pas en garde à vue. Ca s'appelle un recadrage.
La porte-parole du gouvernement a voulu minimiser. - S.Primas: B.Retailleau est dans son rôle de ministre de l'Intérieur pour assurer la sécurité des Français.
Lorsqu'il y a des tweets qui appellent à la violence extrême, au terrorisme, au meurtre sur notre pays, que ce tweet émane d'un influenceur algérien ou de n'importe quel pays, il a la même réaction qui est de saisir la justice. - L.Sénéchal: B.Retailleau est en pleine opération de communication.
Il a déjà accusé l'Algérie d'humilier la France. Cette fois, grand entretien dans "L'Express". Il égrène les mesures qu'il faudrait que la France prenne.
Des mesures individuelles visant des dignitaires algériens. Il provoque et reçoit la colère de l'ancien ambassadeur de France en Israël et aux Etats-Unis. "Mais qu'il se taise!", écrit-il. "Ce n'est pas ainsi qu'on fait de la politique étrangère." - A.-E.Lemoine: E.Ciotti se rêve en J.Milei français. - L.Sénéchal: Il organisait un autoproclamé grand forum des libertés.
Quelques députés de son parti étaient rassemblés autour d'un sujet. La tronçonneuse est une référence directe à J.Milei, qui tronçonne la dépense publique argentine.
Il a obtenu l'an dernier un excédent commercial record de près de 19 milliards de dollars, mais au prix d'une récession et d'une explosion de la pauvreté. Et le slogan: "ça dégage". J.Milei a supprimé les agences et ministères par dizaines. ... - L.Sénéchal: "Afuera", c'est dans le vocabulaire d'E.Ciotti.
La tronçonneuse aussi. - Est-ce que vous savez manier la tronçonneuse? - E.Ciotti: Oui.
Je sais que c'est dangereux...
Je sais la manier. Je suis issu du monde rural. Il m'est arrivé de l'utiliser dans mon village.
Il y a des aspirations, une volonté. Ca a eu des résultats extraordinaires. - Y.Jadot: C'est affligeant. - A.-E.Lemoine: Les 1ers graciés de D.Trump sont sortis de prison. - L.Sénéchal: Les bras en l'air, le poing levé en signe de victoire.
Les familles et les proches des militants trumpistes à la sortie de prison...
Ce sont les anciens émeutiers du Capitole. Trump en a gracié 1500, la quasi-totalité. ... - L.Sénéchal: Elle s'est tatoué "J6" comme le 6 janvier.
Celui-ci a coupé son bracelet électronique devant les caméras. C'était dès lundi soir, avant la signature du décret par D.Trump.
Parmi les graciés, il y a ce monsieur qui porte un t-shirt "Camp Auschwitz". En voici un autre ouvertement néonazi. Des membres des milliers sont aussi libres.
Certains avaient acquis une notoriété. Jake Lang était en prison pour avoir frappé un policier au Capitole. Il se mettait en scène et postait des vidéos depuis sa prison avec une bible, comme un prisonnier politique.
Il a interpellé E.Musk sur X en se plaignant d'être emprisonné "au goulag de Washington". E.Musk lui a répondu que ça allait bientôt s'arranger. ... - L.Sénéchal: Trump libère des émeutiers et inquiète une grande partie de l'Amérique.
Il a été sermonné par une évêque de l'Eglise anglicane. - L.Sénéchal: Trump impassible pendant la messe.
Il s'est lâché sur son réseau, Truth. - A.-E.Lemoine: Vous avez repris du poil de la bête avec le professeure Crémieux et je vois que vous... - Y.Jadot: Ce qui se passe aux Etats-Unis nous arrive souvent avec un délai.
Il va falloir que l'on se réveille. On a des sociétés prises de vertige. Le passé est mystifié et on n'arrive pas à voir dans l'avenir.
Si on veut un avenir plutôt désirable, alors que ceux qui croient dans la vérité et la démocratie se réveillent pour porter le combat. Là, on résiste mais on n'est plus en conquête. - A.-E.Lemoine: Merci d'être venus ce soir.
P.Lemaitre, M.Bernier et F.Perrin dans un instant.
Yannick Jadot