VIOLENCES, INTIMIDATIONS, IMPUNITÉ : CE RAPPORT EXPLOSIF QUI ACCABLE LA BRAV-M
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Pouvez-vous présenter l'Observatoire parisien des libertés publiques ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que la BRAV-M concrètement ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi vous intéressez-vous spécifiquement à la BRAV-M ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les différences entre la BRAV-M et les autres unités ?
- 10:00RelanceRéponse directe
Pourquoi les grenades GMD/GNL sont-elles utilisées de manière non réglementaire ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Les interpellations par la BRAV-M sont-elles arbitraires ?
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
la brave m elle se situe actuellement au centre de tous les débats et symbolise la gestion particulièrement violente du maintien de l'ordre la bravène c'est quelque part une milice privée au service du gouvernement et d'Emmanuel Macron alors pas étonnant qu'une pétition publiée sur le site de l'Assemblée nationale demande sa dissolution pétition qui avait enregistré plus de 260 000 signatures et qui a été arbitrairement enterré par la commission des lois de l'Assemblée nationale alors si cette pétition avait atteint les 500 Miss signatures d'ici 15 juin la question de la dissolution la bravème aurait pu être des vêtue dans l'hémicycle mais débat clos alors loin d'arranger son portrait l'Observatoire parisien des libertés publiques vient de publier un rapport qui accable et documents les actions ultra-violes de la braven Lucas membres de cette observatoire est avec nous sur le plateau du média pour discuter bien de ce rapport c'est l'entretien d'actu [Musique] [Musique] [Musique] alors avant de rentrer dans le vif du sujet et de parler de votre rapport sur la brave est-ce que vous pourriez nous présenter cette observatoire parisien des libertés publiques bien sûr alors c'est un collectif qui a été créé par les sections parisiennes de la Ligue des droits de l'homme et du Syndicat des Avocats de France en 2019 la première observation date de du 1er mai 2019 avant cela il y a d'autres opératoires qui ont vu le jour notamment celui de Toulouse celui de Bordeaux qui fonctionne à peu près de la même manière que nous et qui ont qui avait déjà sorti aussi des rapports super intéressants avant la création de l'observatoire parisien et donc c'est l'Observatoire parisien c'est créer à la suite de ceci alors on parle beaucoup des braves sont trop savoir ce qu'est cette on sait juste qu'ils sont très violents il existe des bravèmes des braves l et même depuis quelques temps la brave n on s'y perd un peu qu'est-ce que c'est concrètement la brave et les braves alors effectivement super un peu nous on sait surtout concentré sur la brave m mais ce qu'on a compris c'est que le dispositif brave c'était un dispositif qui avait été créé par Didier l'allemand au moment de son arrivée à la préfecture de police de Paris et c'est un dispositif qui vise à donner a priori plus d'autonomie aux agents sur le terrain Didier l'allemand disait que ce dispositif permettait aux responsables sur le terrain de prendre des décisions sans attendre un ordre qui venait de la salle de commandement il parlait d'autonomie tactique qui était conféré au brave au sein de ses braves qui en fait a priori sont un mode d'organisation dans lequel se trouve souvent les compagnies d'intervention qui sont ces policiers au casque à bande bleue qu'on voit généralement dans les manifestations à Paris au sein de ses bras il y a la braven c'est à dire la brave motorisée qui se déplace à moto et dont les agents interviennent après être arrivé à moto alors on a eu du mal à savoir exactement comment fonctionnait ce dispositif le dispositif brave notamment parce que on a aussi adressé des questions à la préfecture de police de Paris c'est la Ligue des droits de l'homme qui a adressé ces questions pour nous c'était début octobre la préfecture a pas répondu donc la Ligue des droits de l'Homme a essayé la commission d'accès aux documents administratif qui a donné début janvier un avis favorable la préfecture n'a toujours pas répondu et coïncidence ou miracle on a reçu hier soir les documents mais le rapport était déjà sur le site donc on va regarder ce qu'il y a dans ce document j'ai pas encore pu en prendre connaissance et peut-être que ça nous donnera plus d'informations et d'éclairage sur ce dispositif donc c'est une unité non constituée on a quand même une qui a été créée qui est permanente je crois que c'était en octobre 2020 celle qui est permanente a priori la seule les ce qui serait permanent dedans ce serait seulement les conducteurs conductrices de moto il semble que même pour la braven permanente les agents qui interviennent ceux qui sont derrière viennent de compagnies d'intervention différentes selon les journées mais c'est une brève impermanente dont on se demande un petit peu ce qu'elle fait hors journée de manifestation on sait qu'à l'intervient en banlieue et on sait pas trop ce qu'elle fait et c'est assez effrayant on peut on peut deviner ouais nous malheureusement on observe que les manifestations à Paris c'est que ces membres de la bravère ce sont des volontaires alors ça vous me la prenez c'est ce qui est dit parfois par la préfecture on peut aussi j'ai vu que Jérôme Foucault disait ça on peut se demander si son volontaires moi j'avais entendu qu'au début ils avaient du mal à trouver des volontaires donc je sais pas comment ça se passe exactement à l'intérieur il y aurait des volontaires et des personnes repérées pour leur capacité en maintien de l'ordre alors je sais pas à quelle occasion mais c'est le cas alors pourquoi l'Observatoire c'est intéressant cette unité spécifiquement est-ce que c'est lié au polémiques qu'on connaît on s'est intéressé très tôt à cette unité d'abord à travers des travaux qui concernaient pas spécialement cette unité mais on a publié des rapports d'observation des notes d'observation ou souvent on était amenés à détailler un petit peu les actions de la bravenne et à s'intéresser à elle on s'est intéressé à cette unité parce que bon d'abord elle était nouvelle il y avait assez peu de choses qui avaient été faite dessus ça fait nous très longtemps qu'on travaille on est très nombreuses et nombreux à travailler là-dessus sur ce rapport depuis longtemps et et voilà il y avait assez peu de choses c'était nouveau et puis il nous semblait qu'avec quelque chose de symbolique avec la bravème en plus des violences dont la bravème fait preuve mais qui malheureusement ne sont pas spécifiques à la Bravet les compagnies d'intervention les bacs sont très violentes aussi les CRS et les gendarmes mobiles peuvent l'être aussi en tout cas je dis ça un peu rapidement peut-être mais oui en général il nous semble le plus violent et peut-être à cause de deux choses qui sont d'abord le fait que les CRS et mobile ont une formation spécialisée en maintien de l'ordre que n'ont pas les agents de compagnie d'intervention ou de Bach à priori maintenant c'est plutôt les agents de compagnies d'intervention qui forment les bravennes et les bravennes sont dotés de cette autonomie tactique qui est susceptible de leur permettre d'agir sans forcément avoir une appréciation globale de la situation peut-être de réagir de réagir pour des considérations qui leur sont propres sans chercher la désescalade là où les CRS et les gendarmes mobiles ne peuvent pas agir tout seul enfin ils attendent un ordre alors quand je disais qu'ils étaient plus vieux un peu basés sur votre votre rapport et notamment enfin à la à l'utilisation des grenades GMD et GNL donc des grenades en gros des grenades de désencercle dans des encerclement que les bras utiliseraient plus que les CRS en tout cas il y a une enquête de Mediapart qui avait été publiée sur l'utilisation des grenades et qui me de ces grenades maintenant c'est les GNL c'est grenade de disant simplement oui les agents qui les utilisent n'ont pas le droit de les lancer en l'air ils doivent les faire rouler à terre et l'enquête de Mediapart montrait que effectivement chez les bravesm il y avait beaucoup plus de lancer non réglementaires que chez les CRS alors se pose aussi la question des interpellations l'Observatoire note que les bravets est un outil de communication au service du pouvoir alors effectivement les bravesm sont faites pour les interpellations Didier l'allemand le disait et le dit dans son livre aussi l'ordre nécessaire qu'il a sorti après son passage à la préfecture et il y a un passage qui est très intéressant dans ce livre parce que il reconnaît lui-même que l'exigence de faire des interpellations et liée à des exigences de communication il dit que le pouvoir a besoin de communiquer enfin ou en tout cas souhaite communiquer sur le nombre d'interpeller d'ailleurs on sait très bien ça c'est encore montrer récemment que les interpeller très souvent ne sont coupables d'aucune infraction et Didier l'allemand reconnaissait lui-même que dans le livre qu'il reconnaît sa valise dit ça va pas de soi le fait de faire des interpellations comme ça dans la foule c'est pas évident et il dit lui-même que ça pose des problèmes et nous c'est ça qu'on observe qu'on observe sur le terrain c'est que quand une unité comme la braven va chercher quelqu'un pour l'interpeller souvent ça oblige l'unité à fendre la foule et à créer énormément de désordre d'ailleurs vous documentez sur deux pages alors le sens de la mise en scène c'est sur les réseaux sociaux effectivement il y a un journaliste Maxime cervince qui a fait un article super là-dessus où il a vraiment fait de la veille sur les réseaux sociaux mais avant d'être sur les réseaux sociaux c'est en intervention et dans leur équipement le fait que on est comme ça des agents habillés tout en noir dans des tenues d'ailleurs qui sont pas des tenues de policiers qui sont des tenues de motard au départ il y a une inscription police mais il ressemble à des unités en civiles les motos sont noires et banalisées le magazine de la préfecture de police indiquait même que les feux de signalisation avaient été volontairement dissimulés sous la carrosserie donc on sait pas trop pourquoi mais il faut que rien ne laisse transparaître cette ou en tout cas ça c'est peu transparaître de loin cette qualité d'agent de police et on les voit souvent se placer comme s'ils étaient en embuscade dans les manifestations ça ne les empêche pas d'être visible mais on a l'impression qu'ils veulent montrer justement le fait qu'il se cache et qu'ils peuvent fondre sur les gens de n'importe où même sans forcément arriver en moto même quand ils sont à pied ils ont cette posture peut-être leur emblème c'est un frelon qui a une valeur écusson c'est un frelon dans une posture menaçante et ils sont aussi toujours casqués alors que habituellement si on parle par exemple des gendarmes mobiles ou des CRS le fait de porter le casque c'est un ordre qui est reçu enfin de la hiérarchie et qui est censé indiquer aussi aux manifestants le niveau de tension dans lequel on est et faire passer un message les bras même le casque est porté en permanence sous le casque ils ont très souvent des cagoules ils ont aussi parfois une espèce de visière fumée sous la visière transparente du casque et très souvent on voit rien du tout de leur visage et ça c'est aussi quelque chose qui est très intimidant et sur les réseaux sociaux on les voit se mettre en scène dans des postures qui ressemblent à des un peu à du film d'action où il porte encore leur cargo il faut rappeler peut-être que le port de La Cagoule d'ailleurs et interdit selon le schéma national du maintien de l'ordre exception on sent bien que c'est un corps d'exception au sein de la au sein de la police alors oui mais en même temps c'est pas vraiment un corps et c'est ça aussi qui est étonnant c'est que ce sont des agents qui viennent d'autres services une unité une exception positive d'exception et on peut se demander aussi si eux-mêmes ça les met pas dans enfin si ça les conduit pas lorsqu'ils sont dans ce dispositif vrai ma performer un rôle alors il y a aussi un paragraphe dans ce rapport plutôt cocasse sur le choix de l'acronyme brave un choix qui illustre la vision du maintien de l'ordre sous Macron effectivement Didier l'allemand disait dans une dans une audition au Parlement qu'il avait choisi cet acronyme à dessin bon il y avait déjà eu des unités policières qui s'était appelé les braves il l'acronyme a été repris et il dit qu'il l'a choisi parce qu'il l'aime les acronymes signifiant dans le même passage et rappelle que lorsqu'il était à la tête de l'administration pénitentiaire il avait créé les hérissent qui sont ces unités chargées de mater les mutineries en prison et Eric c'est la déesse de la colère et il dit la déesse de la colère me semblait assez adaptée donc il a utilisé comme ça ce cet acronyme et on a l'impression que ça sert aussi peut-être à faire peur et nous on pense que la bravem participe d'une dissuf et là pour dissuader les les gens d'aller manifester aussi alors il y a une véritable stratégie de la peur par leur uniformes intiminant c'est ce que vous nous avez expliqué et mais également par des arrestations arbitraires alors les arrestations effectivement souvent elles sont arbitraires ça c'est pas le fait de la brave spécifiquement les compagnies d'interventions aussi la BAC probablement aussi et n'importe quel compagnie ça c'est probablement plutôt lié aux ordres reçus par les agents bon nous on peut pas savoir quand on est sur le terrain exactement si une interpellation est arbitraire ou pas souvent elles nous semblent arbitraire c'est l'impression que ça donne c'est qu'ils prennent des gens au hasard et ce côté arbitraire des interpellations a été documenté aussi par des journalistes récemment ça s'est vu enfin ça a été édifiant quand on voit le nombre d'interpeller et qu'on le compare au nombre de personnes qui ont été poursuivies sachant que toutes les personnes pour suivi elles-mêmes ne seront pas forcément condamnées et que même les personnes condamnées on peut parfois se demander en fonction duquel l'infraction elles sont condamnées quand on pense aux lois anti-casseurs ou des choses comme ça ça peut être des infractions un petit peu pour tout donc il y a une possibilité effectivement pour les forces de l'ordre d'interpeller un petit peu au hasard c'est en tout cas l'impression qu'on a sur le terrain le rapport oui alors on était on a forcément traité cette question puisque les bravennes sont souvent comparés au voltigeur même dans les manifestations les gens parfois parlent de voltigeur en voyant arriver la braven Didier l'allemand et le préfet Laurent Nunez aujourd'hui aussi insiste toujours sur le fait que les braven n'interviennent pas à moto les agents interviennent à pied c'est en tout cas c'est la règle alors que les Voltigeurs intervenaient à moto nous on rappelle d'abord que les Voltigeurs le dispositif de voltigeur il a été supprimé à la suite de la mort de malikouiking qui a été tué par des agents qui étaient à pied qui sont descendus leur moto qui était descendus de leur moto et qui intervenait à pied on a vu des scènes et là on peut penser à des vidéos aussi très célèbres comme celle du journalisme où on voit des Voltigeurs pardon justement je dis voltigeurs on voit des bravesm qui frappent quelqu'un au sol et s'acharne sur lui avant de le laisser en tout cas on a aussi fait des recherches on est tombé sur un article du Monde qui date de quelques semaines ou quelques jours après la mort de malikoskin et qui parle de voltigeurs et l'article dit que ce qui pose problème chez voltigeur c'est un esprit qui anime les membres de cette unité et qui voit tout passant ou tout manifestant comme une menace potentielle et l'article ne met pas l'accent sur le fait que les Voltigeurs interviennent à moto spécifiquement même si j'imagine que ça devait être peut-être encore pire quand ils intervenait la moto rien d'autre point qui nous semble important en tout cas aux médias vous documentez très largement au-delà des violences physiques plusieurs manquements à la déontologie policière de la part des braves vous l'avez dit tout à l'heure l'utilisation de la cagoule qui est normalement en principe proscrite il y a quoi qu'est-ce qu'il y a d'autres qui sont les autres règles quasiment que le port du Rio les braves mais là encore c'est pas spécifique au bras vert c'est plus général dans la police le rio est très peu porté nous on fait des décomptes quand on quand on peut on passe en observation devant des lignes de policier ou de gendarmes et on compte combien notre policiers et combien porte le rivaux ou combien aério visible et souvent ils sont une minorité à le porter alors que la loi les oblige à le porter et ça ça donne vraiment l'impression que c'est pas la loi qui est le principe directeur de leur action c'est peut-être une conception de l'ordre qu'ils ont je ne sais pas mais en tout cas c'est pas la c'est pas la loi puisque le rio il le porte pas et puis souvent tout simplement l'usage de la force la loi éclaire là-dessus sur le fait que l'utilisation de la force doit être strictement nécessaire et proportionné et nous on voit que très souvent c'est pas le cas très souvent les sommations sont pas faites alors la loi prévoit des exceptions des moments où les forces de l'ordre ont le droit d'utiliser la force consommation mais souvent souvent ils le font son sommation et on a l'impression que ça rentre pas dans le cadre de ces exceptions ils affichent aussi leur appartement ça des groupes politiques d'extrême droite de manière assez décomplexée alors ça c'est les brinsets on l'a pas tant vu que ça parce que leur uniforme et en général ils sont quand même tout en noir par contre je pense que vous faites référence à un cas qu'on a documenté qui est le cas d'un commissaire qui intervient ou qui en tout cas est intervenu en bravehem mais qui intervient aussi souvent en compagnie d'interventions à propos duquel le monde avait fait une enquête pour découvrir que il était responsable de la blessure d'un photographe qui avait eu le nez cassé d'un coup de matraque et le journal Le Monde avait avec une cette enquête vidéo vu que ce commissaire vous l'avez nommé le commissaire P et ce commissaire avait frappé énormément de gens d'une manière qui semble totalement gratuite dans sa charge ce commissaire on a pu l'identifier et on voit qu'il est encore très souvent présent en manifestation [Musique] quasiment systématiquement enfin en général en commandement de ci on le voit de compagnies d'intervention et pendant longtemps ils portaient sur son casque une insigne qui est la sin Blue Line qui est un symbole dont le sens n'est pas très clair mais qui est quand même plutôt associé à des à des groupes d'extrême droite apparemment au départ c'est des policiers américains qui le portaient pour symboliser cette cible line c'est la ligne bleue très fine qui séparerait l'ordre du chaos et la ligne bleue ce sont les forces de l'ordre ce commissaire ne la porte plus depuis quelques semaines et l'inspection générale de la gendarmerie nationale a interdit aux gendarmes de porter cette team blind oh à peu près au même moment nous on a plus vu la portée alors lui il est pas un gendarme il est policiers mais ça a peut-être dissuadé de continuer à porter cette insigne et alors ces bravesm qui ne respectent pas donc ces règles si elles sont la cagoule Rio cachée bon c'est pas spécifique à eux mais est-ce qu'ils ne sont pas sanctionnés pas de sanction de la part du gouvernement leur autorité la cagoule le rio non le commissairep dont je vous parlais il a été médaillé quelques mois après après les violences que le monde a documenté donc le fait qu'il ait été médaillé qu'il soit maintenu sur le terrain ça on voit quand même je pense enfin on pense à l'observatoire un très mauvais signal aux agents aussi qu'il a sous son sous son commandement et aux agents en général et pourtant Darmanin avait affirmé dans le JDD avoir la main ferme avec ceux qui déshonorent l'uniforme comme quoi c'est pas le cas alors comment et pourquoi face aux innombrables témoignage de violences policières la Brava peut-elle être maintenue en exercice c'est la question qu'on pose dans la conclusion du rapport où on se demande même aussi pourquoi elle est comment elle a pu être créée parce que la Bravet mais elle a quand même été créée pendant la pendant les gilets jaunes enfin quelques mois après le début du mouvement mais à un moment où la question des violences policières commençait vraiment à émerger dans le débat public enfin en tout cas en tout cas se montrer de manière de manière plus importante il y avait eu tous ces gilets jaunes qui avaient été bornés il y avait eu des gilets jaunes qui a vu des maraîchers etc et à ce moment là alors qu'il y avait ces polémiques sur la violence policière la braven a été créée alors on sait pas c'est sûrement une manière de reprendre la main c'est on se dit à la fin c'est des hypothèses qu'on donne dans le rapport peut-être une forme de provocation et peut-être même une espèce de coup de force peut-être aussi que l'institution utilise un petit peu c'est une question qu'on se pose à la fin et qu'on laisse ouverte est-ce que elle pourrait remplacer la BAC alors dans les manifestations on a eu l'impression que ça remplaçait la BAC on a dans nos observations en tout cas on a remarqué que à partir de début 2020 on ne voyait plus là-bas qu'en manifestation on ne voyait plus que la braven par contre là en février on a revu la BAC dans les manifestations je sais pas pourquoi la Pâques est revenue je sais pas si c'est une décision stratégique ou c'est parce que la hiérarchie manquait de de force simplement mais effectivement on a l'impression qu'il y a une continuité entre la BAC et la braven alors dissoudre la brave c'est l'objet d'une pétition qui a récolté 263887 signataires du Mans vérifié par le biais de France Connect en seulement très jours sauf que voilà le 5 avril la commission des lois à tout bonnement décidé de la classer à l'issue d'une discussion qui n'aura pas duré une heure on écoute le député à les filles simplement aujourd'hui vous pouvez pas évacuer sous le tapis qui est 260 000 citoyens qui est signé cette pétition et oui c'est une pétition engagée mais toutes les pétitions en un objectif engagé elles ouvrent un débat elle pose une question sur le maintien de l'ordre et la braven et la pointe avancée de votre politique de répression de gens kiwi roulent sur des manifestants mettent des coups de matraque tiennent des propos racistes le soir est-ce qu'on peut accepter d'avoir des policiers qui se comportent de cette manière qui aujourd'hui disent à des gens mais tu es venu en France parce que tu as traversé la mer où tu t'es accroché à une aile d'avion voilà aujourd'hui ce qu'est la bravem et nous allons continuer à porter la mobilisation pour exiger la dissolution la dissolution de cette unité là qui est une unité violente on vient d'entendre le député à les filles Thomas porte c'était justement en commission des lois alors j'imagine que vous avez bien suivi le dossier de cette pétition l'Observatoire se positionne-t-il pour la dissolution des braves alors par principe l'Observatoire ne se positionne pas n'aimait pas de recommandations par contre on a été créé l'Observatoire par la Ligue des droits de l'homme qui a aussi sa propre pétition qui demande la dissolution de la bravehem mais pas seulement on peut par contre on tient aussi insister sur le fait que la braven n'est pas le seul problème dissoudre la Bravet et laisser tout le reste ça ne changerait pas forcément les choses je vous parlais tout à l'heure des gilets jaunes la braven n'existait pas encore ça a pas empêché l'usage des LBD l'usage des grenades etc donc la pétition qui est lancée par les LDH demande aussi plein d'autres choses l'interdiction des nazes par exemple l'interdiction du matériel classé matériel de guerre comme les LBD ou certaines grenades explosives souvent les agents de la braven interviennent aussi en compagnie d'intervention les compagnies d'interventions peuvent se révener très dangereuses aussi en fait ils sont fait particulièrement remarquer durant ces manifestations on a presque oublié les gendarmes et les CRS qui sont tout aussi tout aussi violents peut-être pas plus mais à niveau égal ou pas c'est difficile de savoir exactement mais les CRS et les gendarmes mobiles ont quand même cette spécialisation dans le maintien de l'ordre je dis pas du tout qui sont pas violents les observatoires sont en train de documenter ce qui s'est passé à sainte-soldine c'était des gendarmes donc évidemment énormément de problèmes avec la gendarmerie mobile et avec les CRS en manifestation à Paris on trouve que c'est encore pire lorsque on a lorsque les manifestants ont à faire à des bravesm à la des compagnies d'intervention ou à des bacs et nous par exemple en tant qu'observateur les quelques fois où on a été bousculé ou violenté par des forces de l'ordre c'était très souvent la bravel merci clairement de l'Observatoire parisien de la liberté pub ce rapport qui a été donc publié aujourd'hui oui voilà c'est ça aujourd'hui un rapport très fourni qui accave les documents minutieusement les actions ultra-violes de la Bravet mais écoutez j'espère que vous serez invité par par Hanouna sur TPMP au moins il pourra être sûr que vous connaissez bien sujet et que vous ne donc voilà peut-être pas sûr mais en tout cas ça serait une invitation qui pourrait peut-être faire oublier celle défaut bravehem