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InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 2 décembre 2025 66 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsTravail & emploi

Budget : des taxes... et beaucoup de confusions ! - C dans l’air - 03.11.2025

Source d'origine 3 locuteurs

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 49 %Défensif 24 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:48FerméeRéponse partielle

    Ce vote du budget est-il encore possible dans les temps ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Après les victoires du Parti Socialiste, à quel chemin pense Olivier Faure ?

  • 6:19RelanceRéponse directe

    Est-ce qu'on en est encore là aujourd'hui ?

  • 9:52OuverteRéponse directe

    Comment ça va se passer si accord à la commission mixte paritaire ?

  • 11:41OuverteRéponse directe

    Loi spéciale et ensuite ? Dissolution de nouveau ?

  • 13:43OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que les amendements ? Pourquoi autant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:58InvitéFait
    « La Constitution accorde 70 jours à partir du moment où commence l'examen du budget pour aller au vote. »
  • 2:04InvitéFait
    « Si ces 70 jours sont écoulés sans qu'il y ait pu avoir vote final du budget, recettes et dépenses, le gouvernement peut procéder aux ordonnances et passer outre à un vote de l'Assemblée. »
  • 2:32InvitéFait
    « On ne la voit pas possible, cette majorité. »
  • 2:44InvitéFait
    « Il faut à la fois, non seulement que le bloc central issu du macronisme le vote, bien sûr, mais aussi le Parti Socialiste et les Républicains. »
  • 3:00InvitéFait
    « Le Parti Socialiste laisse entendre qu'au mieux, il ira à l'abstention. »
  • 4:55PrésentateurChiffre
    « On parle quand même d'une paille, 1700 milliards d'euros. »
  • 5:16PrésentateurFait
    « Les acteurs économiques se sont dit, qu'est-ce qui se passe ? »
  • 5:47PrésentateurFait
    « Et donc, nous sommes aujourd'hui sous cette injonction de devoir avoir un budget avant le 31 décembre. »
  • 9:53InvitéFait
    « S'il y a un accord à la commission mixte paritaire, ce qui n'est pas du tout garanti, car il y a des différences très nettes aujourd'hui entre le bloc central et la droite. »
  • 10:41InvitéFait
    « La gauche plus le RN à l'Assemblée nationale, c'est une grosse majorité absolue. »
  • 11:02InvitéFait
    « Le rôle de la loi spéciale, c'est de reporter les crédits de l'année précédente à la nouvelle année et de permettre au gouvernement de lever les impôts. »
  • 16:50PrésentateurFait
    « Les députés PS, Modem et RN votent la modification de l'impôt sur la fortune immobilière. »
  • 34:18PrésentateurFait
    « ils sont nombreux, certains sont très mauvais, mais d'autres sont bons »
  • 34:55PrésentateurFait
    « un certain nombre de personnes ne sait pas très bien ce que c'est qu'un actionnaire »
  • 35:15PrésentateurFait
    « une députée du parti socialiste nous dire que par exemple elle ignorait que les auto-entrepreneurs cotisaient pour la retraite »
  • 35:26PrésentateurFait
    « une députée insoumise qui manifestement s'étonnait que la réduction d'impôt bénéficie à ceux qui payent des impôts »
  • 35:37PrésentateurFait
    « la dette a augmenté sous leur quinquennat »
  • 39:04PrésentateurChiffre
    « 29% des petits patrons seraient prêts à voter pour un candidat RN en cas de nouvelle législative »
  • 44:51PrésentateurChiffre
    « le RN vote 34 milliards de hausse d'impôts en 24 heures »
  • 45:13PrésentateurChiffre
    « 19 députés LR ont voté la censure à Elisabeth Borne »
  • 56:10PrésentateurChiffre
    « le gouvernement estime pouvoir récupérer environ 1 milliard d'euros pour les finances publiques »
  • 57:23PrésentateurFait
    « les crédits d'apprentissage ont spectaculairement augmenté ces dernières années »
  • 57:25PrésentateurChiffre
    « c'est 16 milliards d'euros par an avant qu'on commence à redescendre »
  • 1:00:10PrésentateurChiffre
    « une taxe sur les multinationales de 26 milliards d'euros qui est contraire à l'intégralité des 155 conventions fiscales »
  • 1:00:23PrésentateurChiffre
    « le calcul du parti socialiste c'est 8 milliards et demi »

Temps de parole

  • Présentateur71 %
  • Invité17 %
  • Présentateur 23 %
  • Invité 22 %

≈ 0,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Présentateur

Bonsoir à toutes et à tous, bienvenue dans C'est dans l'air. Rares sont ceux qui parviennent à s'y retrouver dans un débat budgétaire où naissent chaque jour de nouveaux impôts et de nouvelles alliances. Le prix Nobel d'économie, Philippe Aguillon, se dit lui atterré par le niveau de certains députés qui, dit-il, n'y connaissent rien à l'économie. Le gouvernement et le Parti Socialiste, en tout cas, estiment qu'il reste encore une voie de passage pour tenir les délais et faire voter un budget dans les temps face à ce débat confus qui s'éternise. Le RN capitalise avec une poussée dans les enquêtes d'opinion en vue de la prochaine présidentielle.

Le duo Le Pen-Bardella semble en capacité de plier le match quels que soient les scénarios à 18 mois du vote. Et les victoires, le RN les engrange déjà à l'Assemblée nationale en passant pour la première fois des textes avec la droite, mais parfois aussi avec les voix de la gauche, budget, des taxes et beaucoup de confusion. C'est le titre de cette émission. Avec nous pour en parler ce soir, Jérôme Jaffray. Vous êtes politologue, chercheur associé au Cevipof. Avec nous ce soir, Dominique Seau. Vous êtes éditorialiste aux Echos et à France Inter. Citons votre édito ce matin. Budget, trop d'amateurisme. Vous nous direz pourquoi vous considérez qu'il y a de l'amateurisme.

Caroline Michel-Aguerre est avec nous. Vous êtes grand reporter au Nouvelle Obs. Vous signez un article sur la ligne attrape-tout du Rassemblement national. Et puis vous avez co-écrit avec Mathieu Aron, le grand détournement, comment milliardaires et multinationales captent l'argent de l'État aux éditions Alary. Enfin, Louvre est avec nous ce soir. Vous êtes journaliste politique à Paris Match, en charge du suivi des droites. Et on peut lire votre article intitulé « Accord franco-algérien à l'Assemblée, la victoire du RN sur fond d'Ignon des droites ». Bonsoir à tous les quatre. Bonsoir. Merci de participer à ce C dans l'air en direct.

Je vais mettre les pieds dans le plat pour commencer tout de suite. Ce vote du budget est-il encore possible, Jérôme Jaffray, dans les temps ?

1:53
Invité

Alors, il y a deux choses. Vous avez raison de souligner qu'il y a un problème de temps. La Constitution accorde 70 jours à partir du moment où commence l'examen du budget pour aller au vote. Et si ces 70 jours sont écoulés sans qu'il y ait pu avoir vote final du budget, recettes et dépenses, le gouvernement peut procéder aux ordonnances et passer outre à un vote de l'Assemblée, mais ce qui ne serait pas sans conséquences. Et il y a une deuxième question, c'est s'il y a vote à un moment donné quand même, peut-il y avoir une majorité pour adopter ce budget ? C'est l'autre question sous-jacente à votre question, votre propos. On ne la voit pas possible, cette majorité.

C'est-à-dire que pour que le budget soit voté compte tenu de la composition de l'Assemblée nationale et des groupes, il faut à la fois, non seulement que le bloc central issu du macronisme le vote, bien sûr, mais aussi le Parti Socialiste et les Républicains. Si nous n'avons pas cet espace, cet éventail qui se rassemble pour voter le budget, ça ne passe pas. Or, d'ores et déjà, le Parti Socialiste laisse entendre qu'au mieux, il ira à l'abstention. Mais si les socialistes s'abstiennent, ça ne suffit pas pour faire passer le budget, car à ce moment-là, vous avez à coup sûr davantage de vote contre que de vote pour.

Donc, conclusion qu'Olivier Faure dresse, le premier secrétaire du Parti Socialiste, 1. Il donne la consigne aux Républicains de voter le budget, et il est clair que pour les Républicains, une consigne du premier secrétaire du Parti Socialiste est susceptible d'être écoutée. Et par ailleurs, il dit qu'il faut arriver à un budget dans lequel à la fois les socialistes puissent s'abstenir, car ils l'excluent de voter pour, et aussi les écologistes et les communistes. Or, là, pour le coup, d'abord les écologistes et les communistes, ils ont tous voté la censure pratiquement quand Sébastien Lecornu a formé son gouvernement.

Et pas un d'entre eux ne dit aujourd'hui qu'il pourrait éventuellement s'abstenir sur le budget et ne pas voter contre. Donc, au bilan, il y a un problème de délai. Et de toute façon, on ne voit pas une majorité de suffrages exprimés pour voter le budget. Tout ça pour ça ?

4:10
Présentateur

Tout ça pour ça, on a Olivier Faure qui dit ce matin, ce n'est pas parce que pour l'instant nous ne sommes pas satisfaits qu'il n'y a pas un chemin. Après les victoires quand même du Parti Socialiste, à quel chemin pense-t-il, Dominique Seux ? En fait, le Parti, Olivier Faure notamment, et Sébastien Lecornu, restent assez optimistes, curieusement. Oui. Parce qu'ils ont beaucoup d'obstacles sur leur route, mais ils en ont au moins franchi un, puisque le gouvernement est toujours là aujourd'hui. Le Premier ministre n'est pas tombé en fin de semaine dernière. Donc, ils considèrent que, voilà, pas à pas, ils vont avancer.

Tout ça pour ça, c'est vrai qu'on attend normalement des parlementaires de voter le budget. C'est même d'ailleurs historiquement leur rôle de voter le budget. On parle quand même d'une paille, 1700 milliards d'euros. Imaginez qu'il n'y ait pas de budget. On a déjà connu ce psychodrame l'année dernière. Il avait fallu passer par, vous savez, une loi spéciale. Le budget avait été voté finalement en février. Mais ça a décalé, il faut être très concret, ça a décalé les fonctionnements, les investissements des communes, des petites communes qui ne recevaient pas leur dotation. Les acteurs économiques se sont dit, qu'est-ce qui se passe ?

Et aujourd'hui, on en parlera évidemment, mais aujourd'hui, notamment, l'économie est un peu en suspens. Parce qu'elle se dit, que va-t-il se passer dans les semaines qui viennent ? L'offrait-elle, la situation du budget ? C'est plutôt ça le problème, c'est-à-dire l'absence de visibilité en réalité. Si on regarde par rapport à la 4ème République, par exemple, ne pas voter le budget, ou en tout cas, voter beaucoup plus tard, c'est quelque chose qui arrivait assez souvent. Sauf que c'est quelque chose de rare sous la 5ème. Ça arrivait une fois l'an dernier. Ça alerte les marchés à l'extérieur, ça alerte les investisseurs.

Et donc, nous sommes aujourd'hui sous cette injonction de devoir avoir un budget avant le 31 décembre. Sinon, on risque de rentrer dans une situation économique compliquée. Mais pardon, la semaine dernière, excusez-moi, je vous coupe, mais la semaine dernière, quand on faisait des émissions sur le budget, on avait le sentiment qu'il y avait un point de passage. Que le Parti Socialiste avait obtenu des victoires, qu'il y avait des gages qui avaient été donnés au LR, et que tout ça, toute cette classe politique s'était entendue pour dire de toute façon, on ne veut pas le psychodrame. C'est-à-dire, il faut qu'il y ait un budget, il sera imparfait, mais il faut que ça passe.

Est-ce qu'on en est là encore aujourd'hui ? Alors le problème, c'est que ce que disait tout à l'heure Jérôme Jaffray, c'est très important. C'est-à-dire que si le Parti Socialiste est seul à s'abstenir, il y a une majorité quand même de contre. Aujourd'hui, il doit réussir à aller chercher l'abstention du Parti Communiste, mais surtout des écologistes qui sont très en lien avec la France Insoumise, notamment en vue des municipales. Donc les victoires qu'ils ont eues jusqu'à présent, c'est insuffisant. Il faut réussir à faire basculer cette partie-là de l'hémicycle.

Ce qui fait que vous vous retrouvez effectivement dans une situation qui devient inextricable parce que nous sommes aussi dans un temps qui est le temps des oppositions. Or, voter un budget de tout temps, ça veut dire accréditer la ligne d'un gouvernement. On vote par principe, par tradition. Voter déjà en s'abstenant, ce serait un pas incommensurable pour toute une partie de la gauche. Honnêtement, moi, ça me paraît compliqué. Ce qui se passe, en fait, c'est qu'il y a un chemin et des choses sont votées, mais ceux qui veulent négocier un chemin sont sous la pression du RN et de LFI, qui ne veulent pas que ça passe.

Et donc, ils font beaucoup de bruit, et nous, nous écoutons aussi le bruit, et ils veulent, en fait, vraiment que soit que le gouvernement tombe, soit créer de la pagaille, parce que l'idée qu'il y ait un deal, en fait, énerve beaucoup ceux qui souhaitent qu'il n'y ait pas de deal et qu'il y ait une dissolution, voire une démission. Le Parti socialiste Olivier Faure et Sébastien Lecornu, dans son côté, ont tous deux expliqué qu'il n'y avait pas de deal entre eux. Sébastien Lecornu, qui est assez lucide, confession aux Parisiens ce matin, c'est une course d'endurance très incertaine où l'on peut chuter à n'importe quel moment.

– Oui, il ne peut pas assumer un deal, parce qu'automatiquement, il perdrait les Républicains. On rappelle juste le coup de théâtre qui a été le départ de Bruno Retailleau, qui a comploté, et donc des LR du gouvernement, après que Sébastien Lecornu se soit engagé à ne pas utiliser le 49-3, et du coup, les LR ne sont plus dans le gouvernement, et beaucoup moins dans ce socle commun, qui n'ont plus grand-chose de commun, mais enfin, qui étaient censés soutenir le gouvernement.

Donc Sébastien Lecornu est dans une situation, a priori, impossible, de devoir tenir les LR qui sont divisées entre la ligne Bruno Retailleau, la ligne Laurent Wauquiez, qui n'ont rien à y gagner, honnêtement, si ce n'est de garder leur image de parti de gouvernement, et d'attirer une bienveillance relative du parti socialiste, pour que ça passe. Mais moi, je vais être très honnête, je n'ai pas rencontré quelqu'un depuis 10 jours qui m'a dit qu'il pensait que ça allait passer.

Enfin, je veux dire, voilà, je n'ai pas de boule de cristal, mais tous les gens avec qui je parle pensent que ça ne va pas passer, et que, comme ça va partir au Sénat, que probablement ce ne sera pas voté, puisqu'on ne voit pas la majorité. Ça va partir au Sénat où la droite est majoritaire. Donc, le budget sera complètement droitisé, ça va revenir en commission mixte paritaire, où la droite et les centristes sont aussi majoritaires. Donc, toute la discussion qu'on a aujourd'hui, j'ai le sentiment que c'est beaucoup d'effets de communication du parti socialiste pour nous faire croire qu'ils ont la main sur quelque chose, alors que c'est très douceau.

Une fois que ça revient en commission mixte paritaire, on rentre un peu dans la mécanique institutionnelle et parlementaire. Qu'est-ce qui se passe ? Du coup, quand on vous disait tout à l'heure que ça peut passer par ordonnance, on sait qu'il n'y a plus le 49-3 qui permettait de faire passer le budget quand il n'y avait pas de majorité. Comment ça va se passer, Jean-Pierre ?

9:53
Invité

Alors, s'il y a un accord à la commission mixte paritaire, ce qui n'est pas du tout garanti, car il y a des différences très nettes aujourd'hui entre le bloc central et la droite, en vérité, qui sont montées depuis, comme vous le soulignez, le départ de la direction de LR du gouvernement, puisqu'il y a quand même six ministres républicains dans ce gouvernement, tout en ayant une situation où LR dit qu'il ne participe pas au gouvernement. Là, nous continuons, comme le disait Lou Frittel, à fond la caisse vers la 4e République. En tout cas, à ce moment-là, s'il y a un texte qui sort de la commission mixte paritaire, il est soumis au vote de l'Assemblée.

Mais vous imaginez bien que s'il y a un texte qui met d'accord l'hypothèse de la droite et des centristes, évidemment, la gauche plus le RN ne le votent pas. Or, la gauche plus le RN à l'Assemblée nationale, c'est une grosse majorité absolue. Donc, après, il se passe quoi ? Donc, c'est rejet du budget, pas d'ordonnance, car à ce moment-là, il y a eu un vote final, et le gouvernement se tourne vers l'Assemblée pour obtenir la fameuse loi spéciale dont parlait Dominique Seux, parce que le rôle de la loi spéciale, c'est de reporter les crédits de l'année précédente à la nouvelle année et de permettre au gouvernement de lever les impôts. Ça, c'est surtout le point central.

Mais les impôts, ça reste les mêmes que l'année précédente. Et comme il est question partout, depuis 8 jours, de hausse d'impôts à tout va, le fait qu'on reste sur les impôts de l'année précédente ne déplaît pas forcément à tout le monde. Donc, l'hypothèse de la loi spéciale me paraît aujourd'hui une hypothèse extrêmement sérieuse.

11:32
Présentateur

Loi spéciale, pardon, pour être sûr de bien connaître, de bien comprendre le processus, loi spéciale et ensuite ? Et ensuite quoi ? Dissolution de nouveau ? Alors, il peut y avoir une loi spéciale, l'hypothèse qui tourne à ce moment, une loi spéciale. Et derrière, on reprend la discussion du budget. Comme on l'avait fait l'année dernière. Comme on l'a fait l'année dernière. Ce qu'il faut avoir pour que nos téléspectateurs aient bien ça en tête, il y a quand même un certain nombre de sujets très concrets qui sont sur la table et qui ont été, j'allais dire, balisés ces derniers jours. Il y en a quatre. Vous avez la suspension de la réforme des retraites et ce qu'à la fin, elle y sera.

Il y a la revalorisation du barème de l'impôt sur le revenu. Il y a l'indexation de toutes les prestations sociales et l'indexation des pensions. Sur ces quatre sujets, il y a eu quand même ces derniers jours des avancées ou une sorte de... Il y a eu au moins des annonces du Premier ministre et des votes. Il y a un cinquième sujet qui est grand public, comme on dit, qui est sur la table, c'est les franchises médicales. Je pense qu'à la fin, on comptera les points sur ces cinq sujets. Il y en a beaucoup d'autres, évidemment, mais sur ces cinq sujets principaux. Néanmoins, il y a quand même un vrai risque qui subsiste.

C'est-à-dire que quand on écoute Olivier Faure dans toutes ses prises de parole, si on vote contre le budget, derrière, on déposera une motion de censure. Or, motion de censure, vers quoi on aboutit ? Là, c'est tout est entre les mains du président de la République. Ce n'est pas dit qu'il ait très envie de dissoudre tout de suite. Il y a aussi la question des municipales, mais c'est vrai que ça voudrait dire aboutir sans doute à une censure du gouvernement.

Moi, j'entends quand même un petit peu monter du côté, on va dire, de l'exécutif, cette idée qui était déjà avant la dissolution de, ok, le RN va peut potentiellement remporter les élections, être amené à former un gouvernement si on dissolvait. Il reste un an au pouvoir et la démonstration sera faite si jamais c'est le cas, qu'ils, soit qu'ils ne savent pas gouverner, soit que le pays est à feu et à sang, j'entends un petit peu ce nouveau scénario pyromane émerger. Alors, il y avait cette question d'Hélène en Haute-Loire, que sont les amendements, à quoi servent-ils et pourquoi il y en a-t-il autant ?

Il y en a eu beaucoup des amendements, attendez, on a le chiffre, 2410 amendements, il en reste 2410 sur le projet de loi de finances qui doit être voté demain.

13:58
Invité

Alors, l'amendement, c'est le principe du travail parlementaire. Un texte qui est présenté par le gouvernement et le travail des députés, c'est de pouvoir le corriger. Donc, l'amendement sert à cela. Comme en plus, on est parti du budget Bayrou, car le Cornu n'a pas eu le temps de faire un autre budget entre le moment où il a été nommé et les délais constitutionnels pour examiner le budget. Donc, de toute façon, même ce n'était pas le budget, le Cornu. Donc, on est dans une situation où il y a des amendements dans tous les sens.

Et la passion des députés, si vous voulez, par ailleurs, il y a l'amendement que leur travail parlementaire, la passion, c'est quand même pour essayer de trouver qui va payer, qui doit payer et où va payer. Donc, l'impôt, trouver des impôts, qui va payer des impôts, avec l'idée simple, en général, doivent payer les entreprises d'une part, parce que ça ne vote pas, une entreprise, c'est important pour les parlementaires, à la différence des citoyens. Et deuxièmement, les riches ou les très riches. Parce qu'ils ne sont pas très nombreux. Parce que eux, par définition, comme on dit qu'ils sont riches, ils doivent payer. Donc, les amendements vont vraiment dans cette direction-là.

15:05
Présentateur

Alors, plus les jours passent, plus l'hypothèse d'un vote dans les temps du budget semble hors d'atteinte. C'est ce que je comprends également en vous écoutant à l'instant. Après huit jours de débats difficiles de s'y retrouver entre les initiatives fiscales des différents groupes, des nouvelles majorités inimaginables. Il y a encore quelques semaines, Juliette Perrault et Erwann Illion. La séance est ouverte. Bonjour. L'ordre du jour appelle la suite de la discussion de la première partie du projet de loi de finances pour 2026. Comme le sentiment d'un jour sans fin ce matin. Ils remettent l'ouvrage sur le métier et les députés à l'Assemblée nationale.

Dernière journée pour discuter du volet recettes du budget de l'État.

15:44
Invité

Plus de 2400 amendements reste encore à examiner un chantier titanesque.

15:49
Présentateur

Huitième jour de débat dans l'hémicycle et une mission devenue impossible. Voter demain dans les temps la première partie du projet de loi de finances. Pas de quoi alarmer a priori Sébastien Lecornu qui s'exprime dans la presse ces derniers jours.

16:03
Invité

C'est une course d'endurance très incertaine. La mission est difficile. Je suis lucide, je reste calme, concentré. Je n'ai pas d'agenda donc je suis assez libre.

16:11
Présentateur

Un Premier ministre dont l'avenir dépend d'un texte de plus en plus difficile à déchiffrer. Taxe Zuckman rejetée, contribution sur les hauts revenus prolongés, impôts sur les bénéfices des multinationales adoptés. Pas toujours évident de suivre les votes des députés pendant que d'autres s'indignent de la tournure que prend le budget. Il y a une folie fiscale, il y a un choc fiscal quasiment sans précédent et donc je redis que nous, notre ligne justement, c'est qu'on est dans un état qui a un double record, record de la dépense publique, record pour l'impôt. Vendredi dernier, c'est une autre mesure qui est très commentée.

Dans une alliance pour le moins surprenante, les députés PS, Modem et RN votent la modification de l'impôt sur la fortune immobilière. Pour 163, contre 150, l'Assemblée a adopté. Le nouveau dispositif intitulé Impôt sur la fortune improductive prévoit de taxer l'or les voitures de collection, les yachts, les œuvres d'art ou encore les actifs numériques et les placements d'assurance vie. Une mesure qui doit permettre à l'État de générer de nouvelles recettes enfin en principe.

C'est un amendement qui n'a pas été vu en commission, qui n'a pas été travaillé en commission, qui n'a pas d'étude d'impact et dont personne n'est capable de dire, rendez-vous compte, s'il va baisser ou augmenter son rendement. Et voilà de nouveau la gauche qui se déchire. D'un côté, les socialistes, satisfaits de ce nouvel impôt qui viserait les plus riches.

17:39
Invité

Nous venons de remporter une victoire puisque nous venons de rétablir l'impôt sur la fortune.

17:44
Présentateur

De l'autre, la France insoumise qui n'a visiblement pas fait les mêmes calculs.

17:50
Invité

Ils votent des mesures qu'ils inventent au milieu de la nuit comme l'histoire sur l'impôt sur la fortune, une espèce de folie qu'ils ont inventée qui fait que maintenant les très riches vont payer encore moins qu'avant. Alors, c'est vous dire, il y a de leur part aussi un amateurisme. Des invectives qui fusent de toutes parts. La France insoumise qui est dans l'incohérence la plus totale qui vote maintenant de plus en plus de mesures avec la droite parce qu'au fond, ils cherchent à bordéliser le débat. Et puis, vous avez le RN qui, tout en votant des choses, dit, vous voyez, M. Bardella ce week-end que de toute façon, à la fin, ils n'en feront rien et que tout ça n'arrivera pas 149.3

18:26
Présentateur

et sans majorité. Y aura-t-il un budget d'ici au 23 décembre ? Le PS qui tient le sort du gouvernement entre ses mains veut y croire.

18:35
Invité

Nous sommes sur une voie de passage étroite mais je pense qu'elle existe.

18:40
Présentateur

Un compromis dont dépend la survie du Premier ministre et celle des députés. Qui dit censure, dit risque de dissolution. Chacun devra alors prendre ses responsabilités devant les électeurs. Alors, une question de Monique dans le Haut-Rhin pour Dominique Seux. Qui est concerné par l'impôt sur la fortune improductive ? Alors, ce sont ceux qui sont concernés aujourd'hui par l'impôt sur la fortune immobilière qui a remplacé en 2017 l'impôt sur la fortune tout court. L'IFI a remplacé l'ISF. Donc, ceux qui sont concernés c'est ceux qui sont aujourd'hui et on rajoute une partie de ceux qui l'étaient en 2017. Qu'est-ce qu'on prend en compte en plus ?

Alors, ce qu'on rajoute c'est l'assurance-vie voilà, les fonds en euros c'est-à-dire les fonds qui sont garantis c'est-à-dire que vous n'avez pas de risque ce ne sont pas les fonds en unité de compte. Ce sont aussi les yachts les pièces de monnaie les bijoux la porcelaine enfin, etc. un certain nombre de choses. En moins parce qu'il y a aussi du moins et ça peut intéresser peut-être quelques-uns de nos téléspectateurs c'est que ce qui concerne la résidence principale est modifié.

19:49
Locuteur non identifié

D'accord.

19:49
Présentateur

C'est-à-dire que Marine Le Pen a réussi à faire passer un amendement qui fait un abattement de 1 million d'euros sur la résidence principale alors qu'aujourd'hui c'est un abattement de 30% sur la valeur de la résidence principale. Ça veut dire très concrètement que ceux qui ont jusqu'à 3 millions d'euros ont un impôt qui vont qui va baisser pour l'immobilier. D'accord. Mais oula je vous dis d'accord mais je suis ça veut dire que je le suis jusque-là je le suis.

Mais ce qu'il faut savoir et là ça devient presque cocasse c'est que cette réforme n'est pas évaluée on ne savait pas et on en a dit René Cazeneuve qui dit nous allons voter sur quelque chose on ne sait pas si ça augmente les recettes ou si ça les baisse alors en fait ça les augmente de 500 millions. Bon voilà. On est dans un système où le parti socialiste a voté un impôt qui a un taux non plus progressif mais proportionnel pour un parti de gauche c'est assez exceptionnel. Bon.

Marine Le Pen a réussi à faire passer quelque chose sur la résidence principale donc c'est un clin d'œil absolument énorme à tous ceux qui ont un appartement parisien de l'ordre d'un peu plus d'un million d'euros donc c'est exactement ce qu'elle souhaitait. Le RN a réussi à indiquer aux gros entrepreneurs qu'ils étaient contre la taxe Zuckman donc gros signal aux entrepreneurs et à disons à la bourgeoisie parisienne gros signal aussi donc c'est un coup pour elle assez réus C'est étonnant c'est l'attelage politique Mais l'attelage c'est absolument inouï parce que donc c'est une proposition des centristes M.

Matéi le modem qui a été sous-amendée d'abord par Marine Le Pen qui elle-même a été sous-amendée par le parti socialiste

21:28
Invité

donc au total le résultat c'est ce que j'appelle un amendement Groucho-Marx vous me direz plutôt Marx que Groucho peut-être on craignait un projet Frankenstein il est un peu Frankenstein mais il est aussi Groucho-Marx c'est-à-dire c'est comique ça n'a aucun sens évidemment Olivier Faure ce matin nous a dit sur France Inter

21:45
Présentateur

bon tout ça c'était non pas pour rire mais on va évidemment le modifier dans la navette dont parlait Caroline tout à l'heure ça va bouger etc c'est assez complexe quand même pour les contribuables il se dit mais de quoi s'agit-il je pense que ce qui s'est passé à l'Assemblée vendredi soir est vraiment le contre-exemple de ce qu'il faudrait faire c'est-à-dire c'est de l'amateurisme total Caroline Michel-Aguerre les grands gagnants de la séquence parce que c'est les seuls qui ont une stratégie et qui la déroulent c'est les députés du Rassemblement on va en reparler dans un instant je ne veux pas non non mais on va y revenir dans le détail mais c'est vrai et sur cet impôt sur la fortune improductive on entendait Jean-Luc Mélenchon se gausser en disant on nous a sorti cet impôt pendant la nuit en écartant la taxe Zuckman c'est vrai que tout ça donne un énorme sentiment de qu'on n'a pas préparé et le fait en effet que le PS vote un impôt non progressif ça veut dire quoi ça veut dire que plus vous êtes riche moins vous payez proportionnellement c'est vraiment contre-intuitif donc on voit que le parti socialiste essaye de tirer c'est ce que je disais un petit peu précédemment mais essaye de tirer vraiment bénéfice de la séquence en se présentant comme les maîtres du jeu les pivots de l'Assemblée mais ça se retourne contre eux d'une certaine manière à cause de ces majorités un peu Frankenstein pour reprendre le mot qu'on utilisait de Dominique et qu'on utilisait déjà la semaine dernière il y avait cette remarque d'Isabelle dans les deux sèvres qui fait peut-être référence à ce que disait Jean-Paul Aguillon le prix Nobel d'économie les députés et sénateurs sont-ils tous compétents pour proposer des solutions qui sortiraient de notre pays du marasme économique normalement chacun a son spécialiste pardon chacun a son spécialiste du budget et les choses sont travaillées en amont et c'est vrai que là nous-mêmes on en découvre du soir pour le lendemain des nouveaux sous-amendements des choses qui sont voilà qui n'ont pas été pensées ce qui est étonnant c'est ce que vous dit Olivier Faure c'est-à-dire en gros on vote et on fait passer une mesure dont on sait qu'elle n'ira pas au bout ou alors d'autres mesures dont on sait on les défend alors qu'on sait qu'elles sont inconstitutionnelles je voudrais juste vous montrer un extrait d'un documentaire qui va être diffusé dimanche soir c'est un documentaire dans le cadre d'une émission spéciale de Sénateurs sur la dette un scandale français et vous allez entendre Arnaud Montebourg il était auprès de François Hollande lorsque François Hollande a défendu l'idée d'une taxe vous vous en souvenez à 75% écoutez ce récit les fameux 75% qu'avait inventé M.

Hollande c'était des 75% de papier puisqu'en fait ils avaient imaginé un dispositif qui serait censuré par le conseil du conseil général ce qui ne s'est pas empêché ce qui s'est évidemment produit parce qu'il l'avait conçu comme ça pour que ça n'ait pas lieu vous voyez on avait poussé le cynisme et le politicien dans des plus grandes subtilités vous pensez vraiment que ça s'est passé comme ça je ne le pense pas je le sais c'est une information ce n'est pas une déduction là pour le coup je le sais vous savez que la taxe de 75% proposée par François Hollande à l'époque était juste destinée à ne pas être utilisée elle était destinée à éviter que Mélenchon lui passe devant puis quand il était au pouvoir elle était destinée à ce qu'elle n'ait pas d'existence réelle voilà c'est assez simple ça s'appelle la politique comme vous dites quelque chose que j'ai préféré dont j'ai préféré mes loyers vous voyez je suis comme le curé défroqué qui a quitté l'église

25:18
Invité

et je suis très heureux comme ça un mot de Macron à propos de cette fameuse taxe de 75% il avait dit ce sera Cuba sans le soleil ça n'est ni Cuba ni le soleil

25:32
Présentateur

mais ce que ça raconte de la façon dont on fait

25:35
Invité

de la politique ça raconte si vous voulez que la priorité le primat en France fondamentale y compris de cette discussion parlementaire c'est le primat du politique sur l'économie tout est là c'est à dire que Montebourg finit par le dire il me semble d'ailleurs qu'il n'a pas quitté la campagne de Hollande

25:50
Présentateur

après cette dénonciation

25:52
Invité

très vigoureuse des années après il a même été ministre pendant deux ans par exemple ça ne l'a pas et il a démissionné ça ne l'a pas trop gêné en tout cas pendant tout ce moment là mais on a une situation primat du politique sur l'économie et donc vous êtes il y a une volonté d'affichage d'une déclaration politique qui fait que vous êtes catalogués dans un camp pour la France insoumise aujourd'hui il s'agit de dire que les socialistes vire à droite et sa coquine alors c'était jusque là avec le bloc central grâce à ce vote sur l'impôt sur la fortune improductive c'est avec le modem et même le rassemblement national voilà ce qu'ils vont dire etc.

vous voyez il y a un jeu qui consiste à trouver des postures politiques et du coup l'économie est un peu oubliée ce qui est quand même quelque chose de tragique parce que nous partons dans un budget 1700 milliards merci 160 milliards de déficit chaque année et qui est le cadet des soucis manifestement du débat parlementaire c'est là où on reste un peu stupéfait mais ce qui s'est passé pardon

26:57
Présentateur

non mais juste pour soumettre un peu les députés quand même parce qu'il y a quand même un vrai parallèle qui existe avec la situation de l'an dernier c'est que finalement ce budget ils l'ont eu extrêmement tard François Bayrou son objectif c'était qu'il l'ait tôt d'ailleurs c'est la première fois qu'on présente un budget aussi tôt mais finalement avec toutes les péripéties que nous avons connues ils se sont retrouvés à plancher sur quelque chose qui ne devait même pas être ce qu'il était à la fin donc on se retrouve quand même dans la situation de députés qui c'est forcément improvisé et d'ailleurs souvenez-vous aussi par exemple de cette taxe qu'il y avait sur les auto-entrepreneurs la TVA qui était aujourd'hui il y a une exemption mais qui ne devait plus être le cas si ça avait été passé justement pendant le dernier budget c'est parce que le nouveau gouvernement en place n'avait même pas eu le temps de prendre conscience et connaissance de cette faillite alors il y a quand même des mesures qui ont été votées donc on l'a dit l'impôt sur la fortune immobilière qui est remplacé par l'impôt sur la fortune improductive la taxe sur les holdings voter la prolongation de la contribution différentielle sur les hauts revenus voter d'autres mesures en faveur du pouvoir d'achat la défiscalisation des heures supplémentaires voter défiscalisation des bénéficiaires des pensions alimentaires voter soutien pour les résidents en EHPAD ou les familles au revenu modeste voter il y a quand même des choses qui ont été crantées dans ce budget il y a une question de Claudius en Meurthe et Moselle qui nous demande est-il vrai que Sébastien Lecornu songe à s'en prendre aux assurances vie alors Sébastien Lecornu non mais ça a été voté c'est à dire c'est l'amendement dont on parlait tout à l'heure qui est centriste RN PS inclus dans l'impôt sur la fortune l'imposition sur la fortune l'assurance vie et donc en fonds euros ça veut dire non investi en action donc le supposé c'est que ça n'est pas probable ça veut dire que ça peut toucher des petits épargnants alors petit non parce que c'est on est quand même au-dessus de 1 million ah c'est au-dessus d'un million d'accord ah bah oui c'est l'impôt sur la fortune vous restez au-dessus de 1,3 million d'euros de capital total de fortune totale on n'est pas sur les petits épargnants voilà c'est bien de le dire parce que je pense que c'est la question aussi que Farence mais la ministre du budget immédiatement a dit et le ministre de l'économie lui est revenu ce week-end sur le sujet en disant attendez la dette française là on parle de la dette française Jérôme rappelait tout à l'heure que le déficit c'est 160 milliards il faut le financer chaque année et donc la dette française c'est évidemment peut-être la mettre à risque peut-être un mot sur la taxe Zuckman allez-y parce qu'il s'est passé exactement la chose sur la taxe Zuckman souvenez-vous on en a parlé pendant un mois quasiment en continu quand je dis 24h sur 24 je suis en dessous de la réalité à l'arrivée ça a été évacué en 10 minutes pas de vote vote contre ça a été rejeté parce que tous les promoteurs de la taxe Zuckman avaient juste oublié que c'était inconstitutionnel on a devant autant d'amateurisme oublié ou ils le savaient ils l'ont fait ce que disait Arnaud Montbeau alors oublié parce qu'on est très gentil ou alors ils ont été d'un cynisme total en se disant ce sera censuré c'est inouï quand même ce qui s'est passé c'était le Conseil d'État consulté alors le Conseil d'État il faut le rappeler quand même c'est un organisme indépendant qui ne roule pas pour le gouvernement qui applique les principes constitutionnels a dit écoutez si ça n'est pas plafonné ça n'est pas possible s'il n'y a pas voilà si c'est pas plafonné c'est absolument impossible d'autant plus qu'on ne peut pas taxer du patrimoine qui ne sont pas des revenus enfin bon il est allé un peu dans la technique et donc je pense que les Français sont un peu sur leur faim on les a sonné dix fois on leur en a parlé ils ont découvert l'existence de Gabriel Zuckman que je pense que chaque Français maintenant connaît intimement et à la fin en dix minutes rien s'est terminé il y a des sujets qui sont sur la table et vous avez dit c'est là dessus que ça va jouer tout à l'heure notamment la question du gel des pensions de retraite et des minima sociaux le Premier ministre a ouvert la porte et s'est dit prêt à renoncer à cette mesure comme il s'est dit prêt à revenir sur la hausse de la CAG sur le patrimoine qui étaient des mesures qui sont un peu chiffon rouge dans le débat public est-ce que ça c'est des choses sur lesquelles il va être obligé d'avancer ou de reculer en l'occurrence pour avoir des chances de faire passer son budget notamment on parle bien du gel des pensions de retraite et des minima sociaux on revient sur le poids extraordinaire électoral des retraités dans le débat politique français parce que comme je le disais tout à l'heure tout l'enjeu pour Sébastien Lecornu c'est d'arriver à empêcher les LR de claquer la porte et à obtenir la bienveillance du parti socialiste et typiquement qui va aller contre les retraités et voter contre la possibilité que les retraites soient désindexées donc ou l'inverse que les retraites ne soient pas indexées donc là sur ces différentes propositions c'est les seuls où il peut ce sont les seuls où il peut espérer avoir une majorité d'accord mais à la fin des fins moi je crains quand même et je le redis je voudrais juste ne pas désespérer les gens qui nous regardent je ne suis pas d'accord avec vous ce n'est pas la politique qu'on voit en ce moment c'est la communication politique parce que ce n'est pas ça la politique moi je ne trouve pas que la politique ce soit de s'exprimer de défendre de faire beaucoup de bruit qu'on parle de l'attaque Zuckman ou d'autre chose tout en sachant pour s'afficher pour avoir des marqueurs pour communiquer comme on le voit un peu à gauche de dire on a obtenu ici ça et ça tout en ayant une fois que la porte est fermée conscience que ça ne passera pas pour toutes les raisons de navettes donc moi je trouve que c'est la politique en ce moment mais de la plus mauvaise façon parce que la politique c'est construire un projet ensemble et ça n'est pas le cas franchement je ne vois pas dans l'avancée la vision à long terme et long terme en ce moment c'est deux mois de ce qui se passe pour aller dans votre sens ce qui est très intéressant c'est qu'aujourd'hui quand vous regardez les profils par exemple des assistants parlementaires c'est le cas depuis 2017 ça s'est accentué depuis 2022 ce sont des personnes qui sont engagées pour faire la communication des députés et non plus pour rédiger des amendements que ce soit des amendements juridiquement ou même économiquement et c'est vrai que ça c'est une vraie perte de connaissance qu'on voit à l'Assemblée nationale et pour revenir sur ce que disait tout à l'heure Arnaud Montebourg c'est vrai qu'il y a toujours eu ce jeu effectivement d'envoyer des textes qu'on savait pertinemment inconstitutionnels au Conseil constitutionnel mais aujourd'hui le Conseil constitutionnel depuis 2022 surtout reçoit des textes écrits avec les pieds sincèrement il y a eu une baisse du niveau aussi des députés et en plus de leurs collaborateurs parlementaires qui fait aussi que nous sommes dans la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui ce sont des gens qui ont aussi très peu d'ancrages locaux qui ont connu très peu de monde il faut redonner plus de moyens aux politiques alors là ça va contre tout ce qu'on dit il faut recréer le cursus honorum surtout parce qu'effectivement ce sont des personnes qui n'ont pas connaissance finalement des implications sur le terrain oui juste comment est-ce que vous réagissez à ce qu'a dit Philippe Aguillon qui est très sévère sur la classe politique en disant qu'il est effaré par le niveau des députés notamment sur les questions économiques alors pour être tout à fait exact dans la citation de Philippe Aguillon il a dit ils sont nombreux certains sont très mauvais mais d'autres sont bons voilà en réalité oui c'est la politique qui domine on est tous en train de le dire les compétences économiques alors évidemment ça fait ça fait un peu vieux con de le dire et donc je l'assure allez-y bon ça fait de dire les compétences économiques de Zouélu ne sont pas très bonnes etc mais je dois dire que pour avoir suivi d'assez près là c'est vendredi samedi parce que c'est assez passionnant quand même le débat budgétaire on entend des choses absentes inouïes sur personne enfin un certain nombre de personnes ne sait pas très bien ce que c'est qu'un actionnaire pense qu'une action c'est un bout de papier qui ne sait voilà l'investissement on ne sait pas très bien on entend que les très grandes entreprises en fait licencient à tour de bras voilà on entend des choses un peu factuellement étranges j'ai entendu je n'ai pas donné son nom une députée du parti socialiste nous dire que par exemple elle ignorait que les auto-entrepreneurs cotisaient pour la retraite pour la maladie etc elle dit mais non pas du tout on entend des choses très étranges on entend une députée insoumise qui manifestement s'étonnait que la réduction d'impôt bénéficie à ceux qui payent des impôts en disant c'est absolument scandaleux bon voilà je pourrais donner d'autres exemples mais et pour être tout à fait équilibré avec la Macronie ils ont une responsabilité forte puisque la dette a augmenté sous leur quinquennat mais la grande question qu'on doit se poser c'est pourquoi est-ce que les autres pays européens notamment l'Allemagne arrivent à négocier ça et faire des compromis et nous on n'y arrive pas ça part en vrille mais parce que c'est fait avant là on ne peut pas avoir une discussion à ciel ouvert où justement la communication supplante ça se fait avant sur un pacte de gouvernement c'est aussi le format de la constitution dans laquelle nous nous nous plaçons aujourd'hui nous sommes dans un régime semi-parlementaire et pardon mais on peut amender un budget mais sincèrement changer la direction d'un budget qui a été déposé par un gouvernement c'est quasiment impossible d'autant plus quand vous allez à l'Assemblée on n'est même pas de majorité perceptible il y a une autre dernière raison pardon c'est qu'on est le seul pays européen où vous avez une extrême droite et une extrême droite alors justement on va en parler le RN vous en disiez un mot tout à l'heure semble capitaliser sur le désordre ambiant donné entre 30 et 35% d'intention de vote dans un sondage publié ce week-end Jordan Bardella qui présente son livre est même désormais mieux placé que Marine Le Pen pour la prochaine présidentielle pourtant lors des débats à l'Assemblée la ligne économique du RN est critiquée par la droite qui l'accuse dont maintenant de faire du en même temps Théo Manval et Michel Bouy il affiche ces derniers jours un sourire triomphant à la une des journaux ou en séance de dédicaces en pleine promotion de son nouveau livre Jordan Bardella

37:07
Invité

se montre déjà lancé vers la prochaine présidentielle on est en campagne permanente l'écriture est aussi un moyen de s'adresser directement aux français

37:16
Présentateur

le président du RN en pleine confiance encore plus après ces sondages parus hier qui le donnent largement en tête d'un potentiel premier tour avec jusqu'à 37% d'intention de vote face à Raphaël Glucksmann ou Bruno Retailleau il ferait même mieux que sa patronne Marine Le Pen pour l'instant inéligible et c'est bien en tandem que les deux se déplacent ces derniers temps

37:39
Invité

on est sur le terrain on est au milieu des français et on est évidemment prêt à proposer pour le pays un projet d'alternance que nous espérons pouvoir mettre en oeuvre dans les prochaines semaines

37:51
Présentateur

et pour y parvenir le RN s'efforce de rassurer les milieux économiques quête de longue date du parti pour se défaire des procès en incompétence depuis deux ans Marine Le Pen et Jordan Bardella ont multiplié les têtes à tête discrets avec Henri Proglio ex-patron d'EDF Eric Trappier directeur général de Dassault Aviation Olivier Andriès numéro 2 du groupe Safran ou encore Patrick Martin le président du Medef qui a invité pour la première fois cet été le chef de filet RN

38:21
Invité

à sa grand messe de rentrée Il faut une fiscalité de croissance il faut évidemment baisser les impros de production pour faire en sorte qu'on rattrape notre retard et qu'on se réaligne sur le plan de la compétitivité avec nos partenaires européens on ne réussira pas à remettre le pays sur le chemin de la croissance tant qu'on aura une énergie et une électricité qui est deux fois plus chère qu'aux Etats-Unis A la sortie Patrick Martin ne décrit plus le RN comme un parti dangereux pour l'économie où toute la classe politique D'évidence certains sont mieux conscients plus conscients des périls et surtout de ce qui se passe dans le reste du monde que d'autres ça n'est pas un parti pris de ma part mais c'est plutôt Gabriel Attal Bruno Retailleau dans une certaine mesure Jordan Bardella

39:02
Présentateur

Selon un sondage diffusé la semaine dernière 29% des petits patrons seraient prêts à voter pour un candidat RN en cas de nouvelle législative le fruit aussi peut-être de la stratégie pro-business affichée par Marine Le Pen lors des discussions budgétaires entre refus de la taxe Zuckman

39:20
Invité

Zuckman non ni light ni hard ni rien du tout

39:24
Présentateur

ou proposition d'exonérer de l'impôt sur la fortune les résidences principales jusqu'à 1 million d'euros

39:30
Invité

avec le même espoir que les français qu'ils souhaitent puissent tous devenir et rester propriétaires dans leur propre pays sans craindre de voir ce patrimoine enraciné être taxé

39:42
Présentateur

il faut pourtant composer avec sa ligne dite sociale s'adressant au monde ouvrier suspension de la réforme des retraites ou baisse d'impôts pour les français les plus modestes le RN tenait d'ailleurs un discours bien différent avant l'examen du budget réclamant entre autres

39:56
Invité

un effort beaucoup plus important sur la spéculation la finance de marché dont les effets sur l'économie en notre sens ne sont pas favorables la taxe sur la rachat d'actions qui était déjà dans le programme de 2022 et une taxe sur les super dividendes dans une même séance

40:14
Présentateur

à l'assemblée Marine Le Pen s'est donc retrouvée à défendre l'exonération puis la mise à contribution des français les plus fortunés

40:21
Invité

nous n'avons pas de haine à l'égard de ceux qui réussissent dans notre pays mais nous considérons qu'ils doivent contribuer dans les moments difficiles et notamment pour financer les baisses d'impôts que nous souhaitons sur les classes populaires et les classes moyennes

40:37
Présentateur

grand écart dénonce les opposants d'un RN à son tour pris dans le paradoxe du en même temps Le RN est-il pris dans le paradoxe du en même temps ? Ils essayent de faire du en même temps et ils le font de mon point de vue plutôt pas mal quitte à choquer pourquoi ?

Parce que rappelons le départ de votre reportage leur socle électoral il est fort il est acquis que ce soit Jordan Bardella ou Marine Le Pen les sondages sont assez stables sur les intentions de vote et il ne faut pas s'étonner que les petits patrons encore je cite votre reportage soient dans les tiages du reste de la population parce qu'il n'y a pas de raison qu'il y ait de différence Jusqu'à présent le grand patronat était très réticent à Marine Le Pen parce qu'il considérait que son programme à tort ou à raison était socialiste c'est-à-dire que historiquement Marine Le Pen élue à Hénin-Baudemont se positionnait en défense comme elle l'a rappelé des classes les plus modestes la classe ouvrière etc qu'est-ce qu'ils font aujourd'hui ils ont fait la stratégie de la cravate c'est-à-dire se notabiliser mais ils sont aussi dans une stratégie systématique depuis deux ans de draguer le patronat celui qui a voix au chapitre celui qui peut s'exprimer et dire non on ne votera pas vous avez entendu Patrick Martin qui a dit ça n'est plus un problème en 2024 vous avez eu plusieurs voix du patronat et d'économistes qui ont dit le programme du LFI est pire que celui du RN et ce que fait le RN dans son programme ce qu'ils ont essayé de faire c'est de dire on protège elle a parlé du patrimoine enraciné c'est très important les patrons de PME ceux qui ont fait fortune mais pas trop grosse fortune et on taxe c'est pour ça qu'ils ont voté la taxe sur la multinationale on taxe le patrimoine ou les entreprises qui ne sont pas enracinées l'amendement alourdissant la fiscalité des rachats d'actions ils l'ont voté aussi ils se sont abstenus sur un amendement LFI de taxation exceptionnelle des super divilandes en facilitant son adoption ils ont déposé un amendement qui a été voté sur l'exit taxe ça ça plaît aux patrons oui ils essayent de tenir les deux choses en disant on protège le petit patron la petite fortune la fortune française etc et on taxe ceux qui partent les très grandes entreprises celles qui ont un capital potentiellement étranger l'idée c'est d'élargir le socle à un patronat français mais ça tient économiquement en fait je pense que le glissement qu'on voit depuis quelques semaines quand même enfin maintenant depuis 2-3 mois c'est que ça n'est pas encore un aimant mais ça n'est plus un repoussoir pour les chefs d'entreprise pour les chefs d'entreprise alors il faudrait faire des sondages très pointus mais j'ai vu l'évolution c'est à dire que et ça passe ça passe comment c'est le prix de la stabilité politique dont on nous parle est trop élevé aux yeux d'une partie des milieux économiques quand on voit toutes les taxes qui sortent le débat Zuckman etc et donc un certain nombre de milieux économiques se disent au fond allons à la dissolution regardons les urnes et adviennent que pourra c'est à dire l'ERN après tout Mélanie a écouté et il y a Barrio Draghi Mélanie a écouté les milieux économiques et au fond par rapport à la situation actuelle on va remettre les compteurs à zéro alors évidemment il y a des erreurs là-dedans dans cette analyse parce que le RN est anti-européen alors que les milieux économiques sont très pro-européens et le RN est totalement hostile aux immigrés alors que les entreprises sont plutôt aux besoins des immigrés et emploient beaucoup d'immigrés en tout cas David Lissnard le maire de Cannes était très sévère maire LR de Cannes il dit à l'Assemblée le RN vote 34 milliards de hausse d'impôts en 24 heures sur les radios le RN dit que le pays étouffe sous les taxes et qu'il veut combattre les impôts il considère qu'il y a une incohérence dans le positionnement économique du RN c'est un moyen aussi pour la droite d'exister parce qu'aujourd'hui d'ailleurs quand on voit à l'Assemblée qu'effectivement sur la question de la réforme des retraites en 2023 19 députés LR ont voté la censure à Elisabeth Borne il y a quelques complications ensuite à justifier que ce qui différencie LR du RN c'est la rigueur économique et une fibre plus libérale David Lissnard c'est l'un de ceux qui vraiment met en avant cette fibre libérale à son corps défendant aussi parce que lors d'un événement qui se passe à Paris il y a deux ans j'étais tombée sur un des membres de ceux qui faisaient son programme et qui était blanc quand ils l'ont entendu dire je suis libéral eux-mêmes disaient il ne faut surtout pas s'assumer libéral en France c'est quelque chose qui ne doit pas s'entendre mais c'est vrai que sur cette question justement des entreprises et des taxations il faut bien comprendre qu'effectivement le RN a historiquement sa seule ligne rouge vraiment entre les années 70 et aujourd'hui et qui a toujours tenu c'est le poujadisme c'est-à-dire les petits entrepreneurs en revanche il faut taxer les grandes entreprises là où il peut y avoir une tension c'est vraiment sur la question de l'assistanat c'est-à-dire que vous avez une partie de son électorat qui est vraiment très virulente vis-à-vis des aidés de la société il faudrait qu'il y ait très peu d'aide sociale et une autre partie qui effectivement vit de cela donc c'est là où il y aura une tension peut-être un jour entre l'électorat Marine Le Pen et l'électorat Jordan Bardella quoi que finalement honnêtement il n'y a pas tant de distinction entre les deux Jordan Bardella si demain il est candidat à présidentielle il présentera le programme de Marine Le Pen pas un autre mais il y a eu une petite différence depuis 2024 qu'il faut vraiment noter c'est l'irruption dans le débat politique public autour d'eux d'Eric Ciotti sa petite boîte l'union des droites pour la république c'est une start-up libérale revendiquée comme telle et qui voit passer un certain nombre de chefs d'entreprise comme Pierre Gattas par exemple il y avait juste cette question d'Henri le RN prend-il un tournant libéral ?

alors je voulais juste faire une petite précision parce qu'elle est importante pardon le patronat prend un risque aujourd'hui parce qu'une partie d'entre eux les contacts se multiplient notamment avec Jordan Bardella et ils se disent on va prendre le contrôle de son cerveau il est jeune c'est vrai voilà il est jeune il n'y connaît rien on va lui dire ce qu'il faut penser donc oui on va lui donner un programme libéral c'est ce que Alain Manquet je le cite parce qu'il m'a autorisé le cité appelle l'effet Von Pappen c'est à dire ce risque de dire on va au nom comme le disait Dominique et comme le disait Lou d'une potentielle stabilité prendre ce risque là parce qu'on va le contrôler pardon d'avoir et la question du RN

47:40
Invité

ça va tout à fait dans le sens de ce que je voulais également dire et alors moi il y a l'effet Von Pappen je citerai Thiers à propos du prince Louis Napoléon disant c'est un crétin on le mènera par le bout du nez il est devenu Napoléon III il est resté 18 ans au pouvoir donc ça dit dans ce genre de calcul ce qu'il faut bien comprendre je me situe sur le plan politique ce qu'il faut bien comprendre dans l'attitude des milieux économiques et du patronat il y a deux choses différentes par rapport au Rassemblement National il y a ce qui concernerait le ralliement et ce qui concerne une anticipation ça n'est pas du tout la même chose le ralliement c'est d'être considéré que c'est la meilleure solution c'est formidable le RN arrive au pouvoir effectivement dans ces sondages que vous citiez tout à l'heure ce qui est frappant c'est pas tant le niveau extrêmement élevé c'est l'écrasement complet de la concurrence la concurrence est balayée 20 points 20 points vous m'entendez c'est par le score du candidat ou de la candidate RN qui arriverait en tête au soir du premier tour dans ses intentions de vote du second c'est à dire c'est à dire un abîme qui est Edouard Philippe qui est Edouard Philippe en chute libre lui-même donc on est dans cette situation et puis l'anticipation ça c'est plutôt les calculs dans le patronat élevé c'est à dire nous sommes dans la nous voyons que le rassemblement national va probablement arriver au pouvoir dès qu'il y aura une élection et il faut donc agir pour que le programme du rassemblement national soit gérable sur le plan de l'économie et de nos entreprises et donc agissons pesons dans ce sens pour le RN si vous voulez le levier de son succès dans le pays de son succès d'opinion très fort c'est remettre de l'ordre dans le pays en gros et davantage développer la souveraineté française on voit par exemple ce remarque l'importance du thème du prix de l'énergie par exemple pourquoi le prix de l'électricité en France est aussi élevé alors que nous avons une électricité nucléaire qu'on produit massivement donc il n'y a pas de raison que le schéma bruxellois impousse ça ça ça marche très bien c'est beaucoup plus compliqué en vérité parce qu'il y a une exportation de l'électricité française dans les pays européens dont nous bénéficions mais c'est très clair donc remettre de l'ordre dans le pays insécurité une immigration plus régulée et la souveraineté en revanche il y a une inquiétude sur toute la gestion économique que fera le rassemblement national donc c'est là où se situe l'enjeu c'est là où se situe la bataille et Jordan Bardella il a ce rôle alors ce qui est un peu saisissant quand même c'est que Bardella fait même un tout petit peu mieux que le score de Marine Le Pen c'est très sévère pour Marine Le Pen quand on y réfléchit elle a été trois fois candidate à l'élection présidentielle et tous nos raisonnements jusque là c'est il y a un cursus honorum comme vous disiez je dirais la course aux honneurs plus simplement qui fait que Mitterrand a été candidat trois fois avant d'être élu Chirac a été candidat trois fois avant d'être élu dont deux fois j'exagère pour Chirac il a réussi la troisième et donc on a ce parcours et là vous avez quelqu'un qui n'a jamais rien fait de sa vie en gros à part être député européen on sait tout mais qui n'a pas d'expérience pas de gestion pas d'avoir été ministre d'avoir rien fait et qui est tout en haut ça ça signifie un rejet complet de la classe politique ça signifie que quelqu'un de totalement neuf à qui on prête ni la fameuse formule qu'avait employé Giscard à l'égard de Mitterrand en 1974 quel dommage vous êtes l'homme du passé et en 1981 Mitterrand avait répondu ah dommage qu'entre temps vous soyez devenu l'homme du passif et bien je bardais là il n'est ni l'homme du passé ni l'homme du passif donc on considère

51:32
Présentateur

sa principale qualité

51:33
Invité

et c'est cette viduité

51:35
Présentateur

juste sur le tournant libéral est-ce que l'URN est en train de prendre un tournant libéral rapidement est-ce que c'est ce qu'on voit dans le budget qu'ils ont présenté oui ou non ? non alors honnêtement moi la vraie différence que j'ai observée dans ce budget c'était surtout une baisse drastique des impôts de production il double cette baisse mais sinon c'est globalement la même chose alors en tout cas derrière il est debout de l'omelette c'est à dire qu'il a le vote des ouvriers et il veut avoir le vote des petits entrepreneurs il propose des économies ?

oui sur l'immigration et pas que c'est sur le train de vie de l'état sur la question en tout cas derrière chaque économie prévue par ce budget se cache une bronca la suppression de l'exonération des cotisations salariales pour les apprentis n'est pas passée les députés ont fait machine arrière car sur le terrain cette disposition est jugée indispensable pour les entreprises Nicolas Bidard et David Lemarchand c'est un atelier de production où l'on mise beaucoup sur la formation ça c'est un moteur qui travaille sur variateur il tourne tout doucement et pour éviter que le ventilateur il ne tourne pas assez vite pour le refroidir ils ont installé une ventilation forcée en plus les conseils d'un tuteur à son apprenti Charles 17 ans est en 3ème année de bac pro électromécanicien

52:55
Invité

avant de visser normalement on met les 3 vis tu sais comme ça on est sûr d'être en face je choisis l'apprentissage parce qu'on a notre paye on n'est pas obligé de demander à nos parents tout le temps on est un peu autonome au moins on a du temps de travail par rapport aux autres qui n'ont pas fait l'alternance qui n'ont fait que des études et qui ne savent pas forcément ce que c'est le monde du travail parfait et c'est mieux qu'avant en fait la seule manière d'avoir des techniciens ici avec nous c'est la formation en interne je dirais que pour un vrai technicien quelqu'un qui est autonome formé c'est une bonne dizaine d'années

53:29
Présentateur

l'apprentissage une formation attrayante mais jusqu'à quand pour cette entreprise qui fabrique des moteurs et des pompes électriques les aides à l'embauche ont déjà été divisées par 3 cette année

53:39
Invité

le patron n'a donc recruté que 30 apprentis au lieu des 40 habituelles alors si les cotisations sociales sur le salaire des apprentis augmentent dans le prochain budget la situation risque d'empirer

53:51
Présentateur

ça va être très compliqué d'expliquer à un jeune tu vas venir travailler en entreprise tu vas gagner une petite somme de rien on sait bien que la difficulté qu'a le gouvernement à mener à bien son budget

54:01
Invité

mais je pense que c'est la plus mauvaise piste c'est d'aller effectivement prendre

54:06
Présentateur

sur l'apprentissage c'est le vivier de la France c'est le meilleur recrutement possible et pour nous prouver que l'apprentissage favorise la croissance de son entreprise le patron tient à nous présenter un de ses plus anciens salariés au poste très qualifié

54:23
Invité

Fabien c'est un responsable d'atelier bobinage il a commencé chez nous il y a 36 ans en alternance apprenti c'est un métier en or c'est un métier où dans l'industrie on en a besoin on va finir par plus trouver de jeunes pour faire notre métier justement parce qu'aujourd'hui le métier de bobinier

54:44
Présentateur

c'est un métier qui n'est pas spécialement connu justement il faut qu'on puisse continuer à former les jeunes et ce qu'on appelle la relève en quelque sorte derrière nous on n'est pas immortel entre guillemets et à un moment donné il viendra l'heure de la retraite et s'il n'y a personne derrière le boulot s'arrêtera

54:59
Invité

donc c'est dommage et l'expérience se perd surtout

55:02
Présentateur

des inquiétudes et des difficultés pour l'entreprise qui viennent s'ajouter à d'autres on a des hausses de matière des hausses de cuivre de tout ça augmente beaucoup en ce moment c'est encore pris encore 2-3% les hausses de taxes sur les entreprises prévues dans le budget

55:18
Invité

2026 ne passent pas aujourd'hui on cherche la facilité en attaquant les entreprises on ne veut pas attaquer l'employé ça c'est mal vu on ne veut pas attaquer l'état c'est pareil donc finalement il ne reste plus que les entreprises sauf qu'à un moment on n'en peut plus et qu'on ne peut plus on n'embauche plus les gens qui partent à la retraite aujourd'hui on va avoir quelques-uns dans la société 5-6 qui vont partir dans les années arrivées dans l'année ils ne vont pas trop placer un chef d'entreprise ça dort 5h par nuit c'est 24-24 week-end compris où on est en stress en complément comment on va faire pour travailler comment on va occuper nos gars et puis on nous met toujours des plombs des plombs des plombs dans les chaussures et ça il faut que ça s'arrête

56:05
Présentateur

les pistes d'économie dans l'apprentissage doivent encore être débattues à l'Assemblée nationale le gouvernement estime pouvoir récupérer environ 1 milliard d'euros pour les finances publiques cette remarque de Jean dans le Rhône après ce reportage alors que l'on veut mettre plus de monde au travail on va tailler dans le budget de l'apprentissage où est la logique ?

alors c'est vrai que ça peut sembler d'autant moins logique on sait maintenant qu'une partie des français ne supportent plus que leur revenu net soit que leur revenu ce qui arrive sur leur compte en banque soit si faible que ça à cause des préléments divers et variés il faut quand même dire que les crédits d'apprentissage ont spectaculairement augmenté ces dernières années c'est à dire que et le nombre d'apprentis a incroyablement donc c'est un succès il y a une petite économie parce que tout le monde doit faire des économies les aides aux entreprises restent importantes quand même c'est vraiment plusieurs milliers d'euros ça baisse de 1000 euros je crois il en reste quand même un certain nombre donc je ne serai pas aussi dur je pense qu'un certain nombre de grandes entreprises ou d'ETI peuvent prendre en charge en partie un peu plus mais il faudrait différencier selon la taille de l'entreprise mais c'est très compliqué parce que vous avez des problèmes d'égalité devant les charges oui les sommes les sommes sont devenues très importantes de mémoire il me semble que c'est 16 milliards d'euros par an avant qu'on commence à redescendre ça a été un succès sous Emmanuel Macron puisqu'on a aujourd'hui plus d'un million d'apprentis mais un succès très coûteux ce qu'on voulait faire au départ c'était développer le système qui est en Allemagne vous savez cette imbrication entre le système scolaire et l'entreprise qui fait qu'on forme des gens à avoir un boulot ce dont tout le monde rêve la différence essentielle c'est qu'en Allemagne c'est l'entreprise qui paye alors que nous je dirais comme d'habitude bon avec nos qualités et que je défends et nos défauts que je constate c'est qu'on a mis beaucoup d'argent sur la table c'est quoi le problème ?

un, c'est qu'on cherche de l'argent deux, qu'on s'est mis à aider des étudiants très diplômés qui ont fait de l'apprentissage dans des multinationales assez rentables et que la puissance publique je pense a raison a estimé que ces apprentis auraient existé quand même même sans l'aide donc l'idée après il faut voir l'efficacité du dispositif et c'est quand même de redescendre la barre sans casser la dynamique pour pas payer pour rien et puis l'apprenti a aussi remplacé le stagiaire sous François Hollande ça a été limité à deux fois trois mois donc six mois dans la même entreprise dans une année six mois c'est parfois pas suffisant aujourd'hui les entreprises prennent des apprentis pour pallier cela et nous revenons maintenant à vos questions Prospère dans l'un qui nous pose cette question qu'entend-on exactement par impôt sur la fortune improductive nous l'avez un peu dit tout à l'heure alors Emmanuel Macron considérait depuis 2017 que ce qui était improductif c'était l'immobilier voilà ce qui est rajouté depuis vendredi soir c'est on le disait tout à l'heure les oeuvres d'art les bijoux et aussi une partie de l'assurance vie ce qui est assez cocasse quand même parce que l'assurance vie en euros n'est pas si improductive que ça puisqu'elle finance la dette publique et je ne suis pas certain que tout le monde ait envie que les épargnants français les gros épargnants français lâchent la dette publique pour qu'elle soit uniquement américaine ou chinoise ce qui mettrait un peu plus de pression encore sur l'état français Karine Danlen peut-on chiffrer même approximativement ce que sont censés rapporter toutes ces taxes supplémentaires alors il y a beaucoup de chiffrages parce qu'il y a deux chiffrages il y a le chiffrages je peux vous donner le chiffre de tout ce qui a été voté une grosse entre 30 et 40 milliards d'euros mais là-dessus on sait qu'il y a un certain nombre d'impôts dont on est certain à 1000% qui ne passeront pas la rampe notamment une taxe sur les multinationales de 26 milliards d'euros qui est contraire à l'intégralité des 155 conventions fiscales que nous avons conclues avec les autres pays donc vous enlevez 26 milliards il reste le calcul du parti socialiste c'est 8 milliards et demi voilà après le gouvernement est en train de donner un autre chiffre mais ça tombe alors le gouvernement Amélie de Montchalin elle dit c'est 2,5 milliards de hausse d'impôts et de taxes pour les multinationales des baisses de 3 milliards pour les PME c'est un chiffrage qui exclut 4 taxes dont une que vous avez citée que le gouvernement juge contraire aux droits européens donc qui ne pourraient pas être appliquées auxquelles il faut rajouter la fameuse taxe sur les holdings la fameuse taxe sur les hauts revenus la taxe sur les rachats d'actions etc.

on verra combien reste-t-il de ces taxes après la discussion budgétaire totale et l'aller-retour au Sénat ce que vous avez expliqué tout à l'heure je rassure tous ceux qui créent les impôts il en restera Jean-Paul dans l'allié le Premier ministre veut-il vraiment taxer les assurances vie et les livrets d'épargne ?

1:01:07
Invité

je m'empare de la question si vous permettez parce qu'elle est très intéressante politiquement en fait non le Premier ministre ne veut pas c'est le Parlement qui a voté mais c'est très intéressant dans la lecture que les téléspectateurs font des institutions ils considèrent et en particulier avec un pouvoir très impopulaire que tout ce qui sera négatif c'est à cause du pouvoir qui n'a pas su empêcher le Parlement de voter ces mesures donc M. Lecornu et au-dessus M. Macron sont lourdement coupables alors que M.

Lecornu dit aux députés ben c'est vous il n'y a pas de 49-3 c'est vous qui décidez soyez responsable mais au bilan ce qui sera négatif risque d'aller au débit de l'exécutif et ce qui sera positif pour les français sera MIP le parti socialiste c'est exactement la stratégie qu'il suit c'est à dire toutes les mesures positives c'est grâce à l'action des socialistes et les mauvaises mesures aux yeux des français c'est à cause de l'exécutif donc il y a un jeu très intéressant

1:02:06
Présentateur

Christophe dans le Loir-et-Cher le niveau en économie de nos députés est catastrophique la taxophilie extrême conduit le pays droit dans le mur en l'étranglant bon alors oui alors j'ai oublié le prénom de la personne qui vient Christophe Christophe pardon a lu la dernière étude publiée vendredi d'Eurostat l'organisme statistique européen qui dit que la France est le pays le second pays parmi les 27 pays de l'Union européenne pour le niveau de ses prélèves obligatoires le Danemark Bénédicte dans le Val-de-Marne mais à quoi servent les votes à l'Assemblée nationale si le Sénat a le pouvoir de tout défaire merci pour cette question et justement c'est ce qui s'est passé l'an dernier c'est à dire que effectivement nous sommes en train de nous dire que si ça se trouve tout ce qui est en train de se passer à l'Assemblée nationale rien n'en restera voire on passera par ordonnance l'an dernier souvenez-vous les députés n'étaient même pas allés voter quand il s'agissait du bloc central du socle commun parce que justement il y avait l'usage du 49-3 qui n'existe plus aujourd'hui et il y avait eu un délire fiscal le Rassemblement national avait pu se positionner en tant que parti raisonnable contrant justement cette embolie venue de la gauche et à la fin et ce qui s'était passé dans les sondages les Français demandaient majoritairement une censure sinon une dissolution c'est tout à fait ce qui pourrait nous arriver demain René Enmayenne à quand un programme d'échange Erasmus pour nos députés dans les parlements de l'Union Européenne afin d'apprendre la négociation du compromis ce qui est très intéressant à comprendre je rebondis sur la question c'est que on a l'impression qu'en France il y a d'autant plus d'activités de création de taxes de...

voilà que le Parlement n'a pas de pouvoir ces dernières années et depuis très longtemps le pouvoir du Parlement a baissé dans les autres pays par exemple je n'ai plus les chiffres en tête mais les débats durent beaucoup plus longtemps on prend beaucoup plus de temps pour arriver à une loi dont on pense qu'elle va s'appliquer qu'elle va compter en France on a cette espèce de suractivité parce qu'à la fin comme on vient de le dire si ça se trouve tout ça va être balayé et ce sera soit dissous soit le 49.3 reviendra etc.

donc il y a quelque chose institutionnellement qui ne fonctionne plus il faudra aller voir est-ce que c'est seulement la question du compromis j'en sais rien mais on voit bien qu'il y a quelque chose qui ne se passe pas chez nous qui ne se passe pas ailleurs Gisèle dans le Morbillon voilà un budget qui ne parle que de taxer les français où sont les économies sur le train de vie de l'état elles viendront dans la seconde partie du budget c'est à dire à partir de je ne sais plus quand la semaine prochaine ou un peu plus tard en France on vote toujours d'abord les impôts et après le montant des dépenses on ne peut pas parier qu'il y aura beaucoup d'économies Michel le casse-tête du budget 2026 continue et dire qu'ensuite les mêmes problèmes se poseront en 2027 en 2028 en 2029 courage à nos gouvernants elle peut espérer que l'élection présidentielle de 2027 va éclairer le débat oui si on a une majorité à la Sonde Nationale pour les prochaines législatives par exemple il y a Michel dans la Loire qui est plein d'humour qui nous dit je prépare les fêtes de Noël alors foie gras ou coquillettes non mais ça nous fera l'occasion de toutes les émissions exactement merci à vous tous c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir il est l'heure de retrouver Anne-Elisabeth Lemoyne bonsoir Anne-Elisabeth bonsoir Caroline au programme ce soir Donald Trump de plus en plus impopulaire alors qu'il célèbre son premier anniversaire de retour à la Maison Blanche et puis des poupées à caractère pédopornographique en vente sur Chine le gouvernement menace de fermer le site on en parle longuement dans un instant avec nos invités très bonne émission à vous on se retrouve demain en direct dès 17h30 belle soirée

1:05:37
Locuteur

Sous-titrage ST' 501