AQC #76 : LES DESSOUS DES NEGOS HISTORIQUES DE CREATION DE LA NUPES & MÉLENCHON 1ER MINISTRE
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:32Invité politiqueChiffre
« Près de 8 millions de voix, 22%. Personne ne nous donnait à ce niveau là, avec des scores extrêmement forts chez les jeunes, dans les DOM-TOM, dans les grandes villes, chez les plus pauvres aussi. »
- 3:33Invité politiqueChiffre
« Si vous ajoutez, je crois, le programme en entier, plus tous les plans, c'est 1500 pages. »
- 5:29Invité politiqueFait
« On a créé les conditions de former un rassemblement qui nous dépasse et c'est la grande histoire de la création de notre nouvelle Union populaire. »
- 7:27Invité politiqueFait
« L'accord qui est le nôtre au sein de la nouvelle Union populaire, c'est un accord qui se base sur des objectifs politiques ambitieux, qui ne renie rien de notre ambition écologique et sociale initiale et qui se construit sur des marqueurs politiques forts le SMIC à 1 400 €, l'abrogation des lois El Khomri. »
- 8:00Invité politiqueFait
« Si on veut démontrer que ce n'est pas juste un accord électoraliste, ce n'est pas un accord sur deux circulaires, trois circulaires. »
- 8:34Invité politiqueFait
« Chacune des formations politiques aux communistes, aux socialistes, aux écolos, on leur a garanti à la fois la formation d'un groupe et on leur a offert une part de circonscriptions supérieures à ce qu'ils pesaient à la présidentielle. »
- 12:58Invité politiqueChiffre
« On est en tête dans les sondages donnés à environ 36 %. Il se trouve aussi que les sondages nous donnent au second tour dans au moins 470 circonscriptions. »
- 15:41Invité politiqueFait
« On a réussi à se mettre d'accord sur une vraie ligne de rupture vis à vis de l'Europe libérale et austéritaire. »
- 16:51Invité politiqueFait
« Les premiers à désobéir c'est bien Macron. Moi ils ne respectent pas les normes de pollution de l'air au niveau européen. »
- 17:25Invité politiqueFait
« L'austérité budgétaire européenne, on n'appliquera pas que les règles du droit de la concurrence qui fait qu'on doit tout vendre, tout vendre à la découpe et tout mettre en concurrence. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
C'est bon, on la fait notre nouvelle Union populaire, écologique et sociale. Elle est née. On n'a pas beaucoup dormi les derniers jours, les dernières semaines, les dernières nuits, bref, tout ça. Mais on l'a fait. Maintenant, on est en route vers la victoire. Bon, ok, vous allez me dire ça fait je sais pas combien de semaines que je n'ai pas fait d'AQC. Il y a eu un premier, puis un second tour. Puis je voulais vous débriefer les résultats incroyables et quand même l'espoir qui s'élevait à la suite du premier tour. On a mené la bataille et puis ensuite, on a passé des jours et des nuits en négociations pour faire naître notre nouvelle union populaire. Bref, les amis.
J'ai plein plein de choses à vous débriefer. Je vais vous raconter les coulisses de ces folles négociations dont on a bien cru qu'on n'y arriverait pas. Et finalement, on est arrivé. Je crois qu'on est en train d'écrire l'histoire. C'est cette histoire avec un grand H, et avec un petit H que je vais vous raconter et nous donner de l'espoir, nous projeter dans ces élections législatives qui arrivent au mois de juin. On n'a plus que cinq semaines pour faire campagne. Et vous remercier aussi parce que tout ça, on l'a fait grâce à vous. Bref, je suis content, de vous retrouver pour cet AQC. Et d'ailleurs, je vous retrouve de plus en plus nombreux puisque on est maintenant plus de 10 000.
Vous êtes plus de 10 000 abonnés à ma chaîne YouTube, donc je vous remercie 10 000 fois en espérant que vous continuez à être nombreux. Ça se passe juste en bas pour s'abonner, puis n'hésitez pas à partager. Allez, c'est parti ! Générique pour un AQC, NUPES et vers la victoire du mois de juin ? Pour d'abord pour commencer, un petit mot sur cette élection présidentielle. C'est vrai, elle nous semble déjà si loin vu le nombre de choses qui s'est passé depuis. Mais pourtant, c'est le point sur lequel on s'appuie : l'excellent résultat de Jean-Luc Mélenchon, bien au delà des attentes de qui que ce soit, que ce soit des sondeurs ou des autres camps politiques. Près de 8 millions de voix, 22%.
Personne ne nous donnait à ce niveau là, avec des scores extrêmement forts chez les jeunes, dans les DOM-TOM, dans les grandes villes, chez les plus pauvres aussi. Bref, qui démontre qu'on a un vote d'avenir et qu'il y a un vent d'espoir qui s'est levé. Et là, on l'a senti dès le soir du premier tour, dès le lendemain, des gens qui nous croisaient dans la rue, il y en a plein, qui faisaient des signes de loin et qui disaient Bravo, continuez, lâchait rien. On n'avait pas ça avant et je ne pense pas qu'on avait nécessairement ça à la suite du premier tour en 2017.
Donc c'est bien la preuve qu'il s'est passé quelque chose et que ce qui s'est levé au moment du premier tour n'allait pas retomber dans l'entre deux tours ou nous étions orphelins et par la suite dans la perspective des élections législatives. Et tout ça, c'est le résultat d'une campagne qui a été menée tambour battant pendant un an et demi. D'abord d'une campagne de terrain aux quatre coins de la France. On est y allé, moi, j'ai littéralement passé trois mois sur les routes de France.
Je vous épargne tous les problèmes de trains, d'hôtels, etc Mais j'étais ravie de vous retrouver de Périgueux à Limoges en passant par Strasbourg, Ploufragan, Draguignan, Avignon, Besançon, Limoges, Belfort, bref, tous ces coins en France ou je vous ai croisé, ça nous a donné de la force et de l'énergie. Et c'est clairement le résultat de ce travail de terrain, de ces réunions publiques partout en France, mais aussi des impulsions modernes qu'on a mis dans cette campagne. Après les hologrammes, on a fait les meetings immersifs.
La dimension collective aussi qu'on a donnée à cette campagne collective, avec tous les élus, avec tous les acteurs de terrain, avec aussi notre parlement de l'Union populaire, toutes les personnes qui nous ont rejoints du milieu associatif ou d'autres formations politiques. Et puis, c'était aussi une campagne sérieuse. On n'a pas... Voilà, je pense qu'on n'a pas à rougir. On a fait des propositions pour gouverner le pays. Si vous ajoutez, je crois, le programme en entier, plus tous les plans, c'est 1500 pages. Donc il y a quelques doctorants qui pourraient regarder tout ça. Et puis il y a aussi le chiffrage.
Bref, tout ça, on l'a fait avec sérieux et je crois que c'est ce sérieux aussi qui a payé dans les urnes. Parce que avec nous et avec Jean-Luc Mélenchon, on savait à quoi s'en tenir. La transformation radicale de la société que l'on voulait. Et le résultat pour moi de cette élection présidentielle, c'est qu'au final, on a trois blocs : un bloc d'extrême droite raciste mené par Le Pen, un bloc libéral mené par Emmanuel Macron et un bloc populaire de gauche mené par Jean-Luc Mélenchon. Et quand on regarde là ou Jean-Luc Mélenchon était très fort aussi, c'est que dans le dernier mois, il fait plus de onze points, il progresse de onze points sans forcément que les autres descendent de beaucoup.
Et c'est bien la capacité à entraîner notamment des abstentionnistes, des jeunes qui n'étaient pas forcément mesurés dans les sondages et à créer cette espèce de vague collective qui s'est transformée dans les urnes. Ça, c'est pour le résultat de l'élection présidentielle. Et forcément, à l'issue de cette élection présidentielle, on avait une responsabilité. Est ce qu'on va vraiment se taper cinq ans de plus de misère sociale et de brutalité sociale d'Emmanuel Macron ? Ou est ce qu'on va essayer de dessiner un autre horizon ? Et c'est pour ça que, très tôt, il compris, dans l'entre deux tours, on a appelé à un troisième tour et à élire Jean-Luc Mélenchon Premier ministre.
Mais on ne s'est pas arrêté là. On a créé les conditions de former un rassemblement qui nous dépasse et c'est la grande histoire de la création de notre nouvelle Union populaire. Évidemment, ces négociations n'étaient pas faciles, pas de tout repos. Je vous ai raconté les coulisses. Mais d'abord, c'était quoi le sens politique de ce qu'on a voulu faire fort de nos 22, on avait une responsabilité importante, celle de structurer notre camp politique, de donner de l'espoir. Et si on ne le faisait pas maintenant, on raté une fenêtre d'opportunité importante qui était celle du rapport de force qui était issu du premier tour de l'élection présidentielle.
Mais on ne l'a fait pas dans l'objectif d'absorber les autres, pas dans l'objectif de créer une forme d'hégémonie, mais dans l'objectif de rassembler autour d'un programme de rupture. C'est pour ça que la première chose que nous avons fait, c'est d'écrire un texte avec notre intergroupe parlementaire qui fixe des marqueurs politiques et qui dit sur la base de ces marqueurs politiques Alors nous sommes prêts à discuter et c'est ce que nous avons fait treize jours et treize nuits durant, je crois à peu près. C'était long, c'était fatiguant, c'était crevant, c'était usant, c'était stressant.
Mais ça en valait le coup parce que je pense que le résultat est à la hauteur de l'histoire qui est en train de s'écrire. Le hasard du calendrier a voulu qu'on a conclu cet accord la même semaine que l'anniversaire du Front populaire. Je crois que le parallèle est assez parlant parce que, comme en 1936, le risque de l'extrême droite était important et plane sur notre pays. Et comme en 1936, nous nous réunissons pour gagner de nouveaux droits sociaux et c'est avec cette perspective. Dès que nous avons enchaîné les discussions pour vous imaginer la scène, c'était un peu bizarre. On était enfermés dans une espèce de tour de contrôle de notre salle, au siège de la France insoumise.
On donnait sur la rue, on voyait tous les journalistes qui s'agglutinaient et qui ont passé eux aussi jour et nuit devant devant notre siège. Ça n'a pas dû être un métier facile à ce moment là et qui guettait les allées et venues des communistes, des socialistes et des écologistes. Et la manière dont on a organisé la discussion avec chacun d'entre eux était d'abord une discussion politique. D'abord une discussion sur l'objectif que l'on se donnait, un objectif d'abord programmatique et c'est une discussion qu'on a eue sur C'est quoi notre programme de gouvernement qui peut donner un espoir aux gens. Et ça, je veux vous rassurer.
L'accord qui est le nôtre au sein de la nouvelle Union populaire, c'est un accord qui se base sur des objectifs politiques ambitieux, qui ne renie rien de notre ambition écologique et sociale initiale et qui se construit sur des marqueurs politiques forts le SMIC à 1 400 €, l'abrogation des lois El Khomri. C'est intéressant de voir que le Parti socialiste est prêt à revenir dessus sur la retraite à 60 ans. La planification écologique 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes, la sixième République. Bref, tous nos marqueurs à nous qui restent là et qui vont être complétés par plusieurs centaines de mesures.
Nous sommes en train de finaliser notre programme complet qui sera présenté en cette fin de semaine. Il a fallu parfois se battre avec les autres, mais c'était aussi l'enjeu de la crédibilité. Si au mois de juin, nous formons un gouvernement ensemble, alors il faut faire la démonstration qu'on est prêt à gouverner. Ça, c'est le premier axe, le programme. Deuxième axe la stratégie. Si on veut démontrer que ce n'est pas juste un accord électoraliste, ce n'est pas un accord sur deux circulaires, trois circulaires. Et puis chacun prend son bout de gâteau. Non, c'est un accord qui est politique.
Qui dit politique, dit stratégie commune, dit la construction d'une nouvelle bannière, dit la construction d'un nouveau parlement de campagne. Et c'est ça aussi qu'on a mis sur la table. Et c'est comme ça qu'on a abouti à la création de la nouvelle Union populaire écologique et sociale. Vous l'avez vu au moment du lancement de notre avec notre convention ce week end, avec ce petit signe qui est le V de la victoire. Et puis évidemment, on a fait tout ça dans le plus grand respect des partenaires de gauche. Je vous l'ai dit, l'objectif n'était pas d'être hégémonique par les absorber.
C'est pour ça que chacune des formations politiques aux communistes, aux socialistes, aux écolos, on leur a garanti à la fois la formation d'un groupe et on leur a offert une part de circonscriptions supérieures à ce qu'ils pesaient à la présidentielle, en prenant en compte notamment leur implantation en implantation locale. Le résultat de tout ça ? Eh bien honnêtement, c'est un exploit. On nous avait dit que c'était impossible. On nous avait dit que ça n'arriverait jamais et on l'a fait. Les amis, on l'a fait. On a peine treize jours et treize nuits, on a fait ce que certains ont mis des années.
On a construit la force politique du XXIᵉ siècle, on a construit notre nouvelle Union populaire, écologique et sociale qui sera cette force politique diverse par son histoire, mais unie sur un programme et uni sur sa capacité à entraîner les gens. Et je crois que ça répond à une aspiration qui était énorme à la suite du premier tour, il y a plus de 90. Je crois que c'était du peuple de gauche qui voulait que l'on puisse s'unir, qui voulait que l'on instaure une cohabitation et qu'on finalement on enlève les pleins pouvoirs à Emmanuel Macron et on permette à Jean-Luc Mélenchon d'être élu Premier ministre. Voilà ce qu'on a fait.
Et quand on vous dit que c'est historique, je crois qu'il suffit pour ça. On va vous la mettre à l'écran de voir l'image de notre convention de fondation, de notre nouvelle Union populaire. Samedi, c'était c'était à Aubervilliers. Pour la petite anecdote, c'était au métro Front populaire. Il a fallu prendre l'avenue Léon-Blum pour y aller et je crois que c'est un clin d'œil à l'histoire. Et puis aussi la préparation de l'avenir et c'est ça qu'on a voulu mettre. Et samedi, honnêtement, on était épuisé. Y compris parce qu'on l'a préparé à la va vite et parce qu'on n'avait pas dormi les quinze derniers jours.
Et en même temps, il y avait une émotion tellement forte à se retrouver tous ensemble dans cette salle et à se dire qu'on va mener ce combat en commun sur la base d'un programme de rupture essentiel qui peut changer la vie de millions de gens. Et ça, c'était toujours notre boussole. Comment à la fin ? Au mois de juin, on l'emporte. Pour réussir à changer la vie de millions de gens. Alors je pourrais vous raconter plein d'anecdotes sur ces négociations. Comment nos amis du NPD ont croisé nos amis du Parti socialiste aux toilettes et c'était un clash des cultures politiques aussi. Comment nos amis d'Europe-Ecologie-Les Verts se sont retrouvés coincés à un autre siège ?
L'histoire retiendra que le Conseil fédéral, qui a validé l'accord avec eux entre Europe Ecologie les Verts et la France insoumise, ce conseil fédéral s'est déroulé en zone depuis notre siège de la France insoumise. J'ai été sympa quand j'ai donné le bureau à Julien Bayou. Je lui ai dit Bon, je te mets pas avec la fiche de Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre derrière. J'attends quelques jours avant de ça, avant de faire ça. Mais en vrai, tout le monde s'accorde quand même sur ce mot d'ordre. Jean-Luc Mélenchon, Premier ministre et même le Parti socialiste. Je dois vous dire la première fois qu'on a vu le Parti socialiste, on avait un peu de tous les cadors du Parti socialiste.
Puis nous, on disait Bon, on a mis des marqueurs politiques tellement fort, je ne vois pas comment ils vont être d'accord. Et puis, au fur et à mesure de la discussion, on avait l'impression d'avoir affaire à un nouveau Parti socialiste. Vous savez que nous, ce n'est pas nos meilleurs amis à l'origine. Combien ils nous ont déçus, notamment sous le quinquennat Hollande. Et je crois qu'il y avait une vraie envie de rompre avec ce quinquennat Hollande. Et ils disaient la loi El Khomri, on veut revenir dessus. La retraite à 60 ans, on est d'accord. Désobéir ou ne pas respecter les règles européennes, on est d'accord. Eh bien, à partir de ce moment là, il y avait une clarification politique.
On était obligé, obligé de les inclure dans la discussion, dans le respect néanmoins de nos histoires respectives. Et le résultat, c'est cet accord inédit, historique et je pèse mes mots, historique. Dans chacune des circonscriptions de France, nous aurons un seul candidat qui réunit toute notre nouvelle Union populaire. Et là, je voudrais avoir un mot pour celles et ceux et il y en a certainement qui nous regardent qui, dans le cadre de cet accord, ont dû se retirer. Je pense à ceux qui avaient déjà commencé la campagne et qui étaient enthousiastes à l'idée de faire campagne et à qui on a demandé de se retirer pour se mettre derrière un communiste, un socialiste ou un écologiste.
Je vais vous dire à quel point vous nous rendez chers, à quel point vous participez vous aussi à cette histoire. Et j'ai vu fleurir sur les réseaux sociaux. On peut en mettre quelques uns en illustration de plans de militants vraiment responsables et qui disent moi, j'avais commencé la campagne. Évidemment, je suis déçu à titre personnel, mais je sais que ce qu'on est en train de construire est grand et me dépasse moi même. Je voudrais vous dire merci. Je voudrais vous dire à quel point on est reconnaissants et à quel point cette campagne. J'espère qu'elle sera enthousiaste partout sur le territoire sous une bannière commune.
Cette nouvelle Union populaire qui n'enlève rien à notre identité initiale mais qui nous donnera plus de force, plus de poids, avec un objectif qui est celui d'envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon au mois de juin. Et je veux vous le dire et je veux que ce soit un truc que vous retenez de cet accès. C'est possible ? Oui, c'est possible. Regardez les sondages. Quand je vous disais qu'il y avait trois blocs de taille égale au début, notre bloc populaire, il est le seul à se regrouper. L'extrême droite se divise, la droite se divise. Nous, on est les seuls à se regrouper et il se trouve qu'on est en tête dans les sondages donnés à environ 36 %.
Il se trouve aussi que les sondages nous donnent au second tour dans au moins 470 circonscriptions. Imaginez le nombre de circonscriptions que l'on peut emporter à l'arrivée. Il nous en faut 290 pour la majorité. Oui, c'est possible. Et si nous obtenons la majorité collectivement, alors ensuite, ce sera possible d'envoyer Jean-Luc Mélenchon à Matignon, de former un gouvernement ensemble à l'Assemblée nationale. Chacun aura son groupe dans notre nouvelle union, mais il y aura évidemment un intergroupe qui travaillera ensemble et qui travaillera à l'application de notre programme, qui restera la boussole et, je vous l'ai dit, qui sera publié en fin de semaine.
Et manifestement, le lancement de notre nouvelle Union populaire commence à faire peur et je crois que la peur que l'extrême droite et les maquereaux sont en train d'avoir est à l'image de l'espoir que cette nouvelle union populaire suscite dans le pays. Et il n'y a qu'à voir. En à peine quelques heures, quelques jours, ça a été un tombereau d'insultes de la part de la droite et de l'extrême droite. On a quand même Le Figaro fidèle à eux mêmes, qui disait cette nouvelle Union populaire, c'est le soleil bolivarien sur une piscine municipale envahie de burkini. Tout est dans l'art de la nuance.
Alors, par delà l'extrême droite qui dit que je pense que la gauche déshonoré de ce type d'alliance, on te remercie pour tes conseils avisés. Jordane Bardet Là, je ne vous parle pas de Zemmour qui dit que Jean-Luc Mélenchon est en train de rassembler les islamistes, les musulmans radicaux, les bloquistes et l'ultra. Salut à vous tous les amis ! Et puis Bayrou qui nous dit que c'est une offense à la démocratie verte, qui nous dit qu'on va vendre nos âmes ? Bon. Regardez les mots qu'il emploie, les amis, c'est que vraiment ils ont peur. Ils ont peur qu'on prenne le pouvoir et du coup, pour ça. Une caricature, dit il. Sans cesse, il nous insulte et nous caricature sur le fond de nos positions.
C'est quand même historique. On a réussi à se mettre d'accord sur une vraie ligne de rupture vis à vis de l'Europe libérale et austéritaire. Et puis là, ils poussent des cris d'orfraie en disant si vous désobéissants, vous allez détruire le projet européen. Petite mise au clair sur le sujet. Ce que c'est l'occasion de reparler de. Union européenne. Je peux vous dire que oui. On a négocié pendant des heures et des nuits et que ça a été un travail conséquent qu'on a fait sur cette question.
Mais les amis, soyez fiers parce que c'est cette ligne de rupture qui l'a emporté et qu'aujourd'hui que de la France insoumise au Parti socialiste, on dit que oui, on assumera de ne pas respecter les règles européennes si elles sont en contradiction avec notre programme. Parce que notre boussole, c'est toujours notre programme et qu'on dit que quand on dit concrètement comment faire des cantines bio et locales, qu'on veut renationaliser le fret pour faire en sorte que les camions ne soient pas sur la route mais sur des trains, qu'on veut protéger nos petites lignes régionales de terres et qu'on ne veut pas les mettre, les soumettre à la concurrence.
Quand on dit qu'on veut faire un grand plan d'investissement dans les énergies renouvelables, quand on dit qu'on veut interdire des OGM, tout ça, eh bien c'est contraire au droit européen. Que ce soient les règles de la concurrence, que ce soient les règles de l'austérité et ou les règles budgétaires dites de manière neutre. Et c'est ça qui est intéressant, c'est que je crois qu'on est en train de refermer la parenthèse qui s'était ouverte en 2005 qui avait déchiré notre camp politique. Moi, je fais partie de la France du non, celle qui a milité contre cette Europe libérale.
Et aujourd'hui, c'est intéressant de voir que autour de la table, on avait des gens qui ont voté oui, des gens qui avaient voté non et tout le monde est d'accord pour dire que cette Europe libérale aujourd'hui, elle est un point de blocage et qu'il faut dépasser ce point de blocage, quitte à désobéir. Et la caricature qui est faite de notre position illustre, je crois, leur fébrilité. Parce qu'aujourd'hui, ce qu'on raconte peut convaincre tout le monde. Donc n'hésitez pas. D'ailleurs, j'ai publié une tribune dans Le Monde, on va vous le mettre qui s'affiche et en lien qui reprend un peu cette démonstration.
Et puis je rappellerai à ces messieurs dames, Stéphane et Jean-Noël et le président du groupe de Euro, même au niveau européen qui fait des leçons clément bonnes, qui fait des leçons aussi au niveau européen que pardon. Mais les premiers à désobéir c'est bien Macron. Moi ils ne respectent pas les normes de pollution de l'air au niveau européen. Il ne respecte pas les objectifs en matière des énergies renouvelables et ne respecte pas les normes en matière de protection des données. Bref, je peux vous faire une liste longue. Il se trouve que nous, ces règles, non seulement la respectera, mais on ira bien au delà des objectifs à minima en matière d'énergies renouvelables.
En revanche, je peux vous dire que l'austérité budgétaire européenne, on n'appliquera pas que les règles du droit de la concurrence qui fait qu'on doit tout vendre, tout vendre à la découpe et tout mettre en concurrence, eh bien ça aussi on les respectera pas. Et nous, on prend pas les gens en traître, on ne renoncera pas à notre programme. Il n'y aura pas un nouveau coup du Bourget. On ne va pas refaire du François Hollande, on annonce directement la couleur et c'est peut être l'occasion de faire de la pédagogie aussi sur notre position européenne. Et c'est intéressant de voir l'évolution de la gauche sur ce sujet.
Et aujourd'hui, je crois que cette ligne de rupture est en train de l'emporter dans notre camp politique. Bref, les amis, ils ont peur et nous on est mobilisés et c'est ça qu'il nous reste à faire pour les cinq prochaines semaines. Vous avez en condensé La petite histoire de la jupe dans la grande histoire de la gauche française et de la de la bataille pour de nouveaux droits sociaux et de la transformation écologique de notre société. Je crois qu'on est déterminé à la mener. C'est la fin de ce 77ᵉ épisode de Le bruit qui court. Un épisode fatigué ? Je crois que j'en suis à en moyenne de caler au mieux deux à 3 h de sommeil par nuit ces derniers jours.
Mais on ne va pas avoir le temps de se reposer. Et l'énergie, la force. Finalement, on la puise dans l'espoir qui est né ces deux dernières semaines, à la fois avec notre résultat à la présidentielle et la création de cette nouvelle union populaire. Donc je vais reprendre mon petit sac à dos, repartir sur les routes de France. Allez faire campagne avec vous, vous candidat, vous militants, parce qu'on va avoir besoin de vous. Je vais être super contente de vous croiser, promis. Je vous raconterai à ce moment là les dernières petites anecdotes croustillantes de ces négociations. Comment, à 4 h du matin, on a failli tout faire capoter et comment les socialistes ont disparu.
Puis finalement, ils sont revenus à 5 h du matin. Je vous ai dit j'aurais vraiment de quoi écrire quelques bouquins et quelques séries, mais ça, on va le garder pour plus tard. En attendant, on va construire, construire politiquement et continuer à élargir encore cette nouvelle union populaire. Dire à tous les gens dans la rue qu'on croise que en fait c'est pas perdu, qu'on n'est pas condamnés à avoir Macron, que la bataille, elle, se joue au mois de juin. En tout cas, je vous envoie toute mon énergie, en tout cas ce qu'il en reste après ces quinze derniers jours.
J'espère que j'ai pu quand même vous en montrer, qu'il en restait un peu et et puis surtout tout, toute mon envie qu'on change la vie ici, maintenant, à l'époque ou la gauche gagnée pouvait gagner des droits sociaux. Maintenant, on a le droit pour la petite vanne de rappeler à nos amis socialistes et à tous les éléphants qui ne semblent pas très contents au passage. Les éléphants, ça se trompe énormément, donc ce n'est pas la première ni la dernière fois. Bye bye François Hollande et bienvenue à la nouvelle Union populaire qui va vraiment se libérer des chaînes de l'argent et changer la vie ici et maintenant ? Aller très vite. Dès le départ, on ne sait pas de quoi on parle encore.
Ne pas évoquer Hollande qui chante changeons la vie, c'est un peu par ces mots entrés dans le marbre en changeant la vie. Ce n'est pas seulement. Personnellement j'en ai bien entendu par personne, mais pas de sommeil en.
Jean-Luc Mélenchon