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InterviewLyon Première — L'invité politique du samedi· 29 octobre 2022 42 minComplaisantPortrait personnelEnvironnement & énergieTransportsAgriculture & alimentationInstitutions & élections

Damien COMBET : Maire DVD de Chaponost et Vice-Président de la CCVG

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 89 %Attaque 4 %Défensif 8 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Comment feriez la carte postale de votre commune ?

  • 1:56OuverteRéponse directe

    Vous avez encore des agriculteurs en exercice ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Pourquoi les producteurs de sapins de Noël sont-ils décriés ?

  • 3:38OuverteRéponse directe

    Comment gérez-vous un monument comme l'aqueduc du Gier ?

  • 6:25OuverteRéponse partielle

    Quelles sont les retombées économiques du loto du patrimoine ?

  • 8:18OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que ça fait de passer de l'autre côté du bureau de maire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiqueFait
    « Nous sommes la ville à la campagne. »
  • 2:02Invité politiqueChiffre
    « On en a encore effectivement, on a 13 sièges d'agriculteurs sur notre territoire. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Ils sont de moins en moins nombreux malheureusement. »
  • 2:54Invité politiqueChiffre
    « Ils ont plus de 20 salariés qui travaillent à leur côté. »
  • 4:54Invité politiqueChiffre
    « Nous aurons investi, d'ici 2024, plus de 2,3 millions d'euros pour la restauration de ce patrimoine. »
  • 5:14Invité politiqueFait
    « À chaque fois que l'on met 100 euros, la DRAC, on met 50 de son côté. »
  • 9:33Invité politiqueFait
    « Je suis devenu maire de la commune en 2014. »
  • 19:16Invité politiqueChiffre
    « On a 23 000 m² de bâtiments qui appartiennent à la commune. »
  • 25:40Invité politiqueChiffre
    « L'économie générée par ce changement est de l'ordre de 70 000 euros. »
  • 27:30Invité politiqueChiffre
    « On a 13 000 véhicules qui passent devant la mairie au quotidien. »
  • 33:19Invité politiqueFait
    « il faut apporter les solutions avant d'interdire »
  • 33:24Invité politiqueFait
    « il faut favoriser plutôt que contraindre »

Temps de parole

  • Damien Combet71 %
  • Présentateur28 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00
Présentateur

A Lyon, vous écoutez Lyon 1ère. Lyon 1ère. Lyon 1ère, l'invité politique du samedi, avec Lyon positif, Frédéric Duval. Bonjour à toutes et à tous, on est heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique, l'émission politique du samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère. Et pour ce numéro, on est heureux d'être un petit peu sortis de la métropole, un petit peu sortis de Lyon. On est allé à la rencontre d'un maire, j'allais dire, peu médiatique, mais c'est aussi, je crois, un souhait, on en reparlera. Pas forcément très connu, mais c'est aussi quelque chose qui lui va. Le maire de Chaponneau, Damien Combet, bonjour. Bonjour Frédéric Duval.

Je suis content de vous rencontrer et de venir dans votre commune, parce qu'en plus on est sortis, on est sur le terrain avec vous, pour parler peut-être de ces maires et à travers vous, de tous ceux qu'on ne voit pas forcément, de ces élus du quotidien qui font tourner leur ville, leur village, qui les aiment, qui font tout un ensemble de choses, avec des sujets, on le verra, qui nous rapprochent aussi de la métropole, puisque vous êtes notamment vice-président du Citral Mobilité, donc vous connaissez bien ces sujets. On va parler avec vous de transition, on va parler de plein de choses importantes.

Peut-être découvrir en quelques mots ce que c'est Chaponneau, pour ceux qui ne la connaîtraient pas, comment vous feriez la carte postale de votre commune, M. le maire ?

1:23
Damien Combet

Alors, on a l'habitude de dire, mais je crois que c'est repris par beaucoup d'autres communes, que nous sommes la ville à la campagne. Effectivement, on ne peut pas arriver dans le centre de notre commune, on ne peut pas admirer notre clocher face... Nous sommes face au clocher, au moment où on se parle, donc on ne peut pas voir notre clocher sans être passé par une zone agricole ou naturelle. C'est 1 700 hectares, la commune de Chaponneau, et 350 hectares urbanisés, donc vous voyez tout l'espace qui reste pour l'agriculture et la nature.

1:56
Présentateur

Et vous avez encore du coup des agriculteurs, d'ailleurs en exercice, qui ont une activité agricole, des fermes ?

2:02
Damien Combet

On en a encore effectivement, on a 13 sièges d'agriculteurs sur notre territoire, dans des types d'agricultures différentes. On a de l'élevage bovin, on a du maraîchage, on a encore quelques arboriculteurs, ils sont de moins en moins nombreux malheureusement. Et puis on a aussi une particularité sur notre commune, parfois un petit peu décriée, c'est que l'on a deux producteurs de sapins de Noël.

2:28
Présentateur

Oui, c'est vrai que c'est quelque chose qu'on remarque quand on passe. Et pourquoi c'est décrié ? Parce que ce n'est pas forcément des arbres locaux, c'est ça le sujet ?

2:37
Damien Combet

Ce ne sont pas des arbres qui permettent une agriculture nourricière, et que naturellement, aujourd'hui, on favorise plutôt l'agriculture nourricière. Pour autant, ces agriculteurs, ces producteurs de sapins de Noël, ils ont un rôle important, puisqu'ils créent de l'emploi. Et au moment des fêtes de Noël, ce qui est leur grosse période, ils ont plus de 20 salariés qui travaillent à leur côté. Alors, pourquoi c'est décrié ? Aussi, parce que, parfois, il y a des efforts qui sont réalisés de leur côté, et on travaille avec eux sur ce sujet-là.

J'ai d'ailleurs un élu en charge de l'agriculture sur ma commune, Jérôme Creuset, et travaille à côté des agriculteurs, pour les aider aussi à mettre en place des modes d'agriculture, qui soient des modes d'agriculture responsables. Et c'est le cas avec les producteurs de sapins de Noël.

3:27
Présentateur

Oui, on va parler de tous ces sujets, parce que vous êtes sans étiquette. Je crois que, ça aussi, c'est d'ailleurs intéressant de comprendre comment et pourquoi on s'engage. On ne peut pas parler de Chaponneau non plus, mais on y reviendra sans parler de l'aqueduc du GIE, qui a été, je crois, un moment... On en a beaucoup parlé au moment de la fameuse mission de Stéphane Berne. Vous étiez un des monuments retenus en Auvergne-Rhône-Alpes. Est-ce que c'est un avantage ou un inconvénient, un atout, ou pas, d'avoir un tel monument, c'est-à-dire aussi connu, presque au niveau national, pour un maire d'une petite commune, 9000 habitants en croissance ?

Mais comment est-ce qu'on gère un tel patrimoine, une telle notoriété ?

4:07
Damien Combet

Ça dépend de la manière dont on a décidé, politiquement, de porter le sujet. Soit on considère que c'est un fardeau, que c'est un tas de vieilles pierres et qu'on n'y voit aucun intérêt. Soit on considère, et c'est mon cas, et c'est le cas de l'ensemble de mon équipe municipale, depuis 2014, soit on considère qu'il s'agit d'un pan de l'histoire absolument remarquable, que l'on a une responsabilité de passeur, c'est-à-dire que cette histoire, qui a 2000 ans sur notre commune, eh bien, on a pour objectif de la transmettre aux générations futures. Et dans ce cas-là, eh bien, on s'inscrit dans une démarche, dans un certain dynamisme, pour essayer de faire le nécessaire.

Effectivement, c'est lourd financièrement. Nous aurons investi, d'ici 2024, plus de 2,3 millions d'euros pour la restauration de ce patrimoine. Mais quand je dis nous aurons investi, nous l'aurons fait en partenariat avec nos partenaires financiers, la région Auvergne-Rhône-Alpes, le département du Rhône, la DRAC, donc le représentant de l'État, bien évidemment, puisque à chaque fois que l'on met 100 euros, la DRAC, on met 50 de son côté. Donc, c'est 50% qui est pris en charge par la DRAC. Et puis, on a eu cette chance, vous y faisiez allusion, d'avoir été retenu par la mission Berne dans le cadre de la première édition du loto du patrimoine en 2018.

Nous étions le bâtiment, le monument emblématique pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Nous étions présents, le lac du Chromandugier était présent sur les tickets de grattage du loto du patrimoine. Et nous avons eu, du coup, un coup de projecteur médiatique absolument remarquable, qui nous a beaucoup aidés dans la levée de fonds que l'on avait engagée avec la Fondation du patrimoine pour aller chercher aussi des fonds privés, des donateurs privés, des entreprises.

Et nous sommes également, sur ce volet-là, beaucoup soutenus à la fois par des donateurs locaux, des habitants de la commune, des entreprises de la commune, mais aussi aujourd'hui par des donateurs qui sont d'horizons bien plus éloignés, puisqu'on a des gens de Paris qui font des dons pour la restauration du lac du Chromandugier et de Chapodeau.

6:16
Présentateur

Alors, on voit que c'est un sujet qui vous passionne, comme beaucoup de sujets d'ailleurs, et c'est le cas souvent avec les élus qu'on rencontre, la passion et l'engagement pour leur commune. Juste sur le lac du Chromandugier, pour finir, vous évoquiez les sommes qui ont été mises en avant. Est-ce qu'on sait mesurer ? Est-ce que parfois on vous demande ce que ça a comme retombé, peut-être pour le commerce, ou pour le tourisme, ou pour des gens qui connaîtraient ? Est-ce que c'est facile à évaluer ce genre de choses ? Ce n'est pas très simple à évaluer.

6:43
Damien Combet

Effectivement, aujourd'hui, ce que je peux dire, c'est qu'il y a naturellement un coup de projecteur qui a été donné et qui permet de centraliser sur ce site qu'on appelle le site du plat de l'air, sur lequel il y a 72 arches aujourd'hui en élévation, beaucoup d'événements, et puis beaucoup d'intérêts aussi des collectivités. Par exemple, la communauté de communes de la vallée du Garon, de laquelle nous faisons partie, va investir 750 000 euros pour construire un bâtiment de l'office du tourisme des Monts du Lyonnais. C'est un point d'entrée important pour les Monts du Lyonnais.

Eh bien, la communauté de communes a fait le choix, suite à la reconnaissance par la mission berne, de capitaliser sur cette notoriété. Et si c'est difficile d'évaluer, et en tous les cas, on n'a pas du tout la volonté d'en faire un lieu de tourisme de masse, l'ac du Cromain-du-Gillet ne sera jamais le pont du Gard, mais on voit bien aujourd'hui, de manière assez instinctive, qu'il y a des flux de touristes curieux qui passent de manière beaucoup plus importante que ce n'était le cas dans le passé. Alors, vous dire quelles sont les retombées économiques sur les commerces de la commune, ça serait beaucoup trop ambitieux.

Aujourd'hui, en tous les cas, la volonté que l'on a, c'est de se positionner en passeur de mémoire.

8:12
Présentateur

Ça, c'est important. Alors, je sais que vous êtes passionné par votre collectivité et par votre commune, mais c'est aussi parce que vous êtes un enfant de Chapono, je crois que vous êtes là depuis très longtemps, vos parents tenaient un commerce en centre-ville, je crois que votre grand-père a été facteur à Chapono, donc c'est vraiment l'endroit de votre vie. Qu'est-ce que ça fait de passer un jour de l'autre côté ? Qu'est-ce qu'un jour, quand on est enfant, on ne s'imagine peut-être devenir mère ? Comment ça vous est tombé dessus, cette histoire de mandat et d'engagement ?

8:41
Damien Combet

Alors, imaginer quand j'étais enfant qu'un jour je serais mère, c'était certainement pas le cas. Après, vous dire que j'ai toujours eu une grande estime, un grand respect pour la fonction de maire. Je me souviens de mes prédécesseurs, et quand j'étais gamin, je me souviens du docteur Redley, qui était le maire de la commune. C'était une institution, c'était une personnalité, et j'avais toujours une certaine forme d'émotion quand je croisais le maire de la commune. J'ai d'ailleurs toujours appelé mes prédécesseurs « Monsieur le maire ». Je dis « Monsieur », puisqu'on n'a eu que des hommes, c'est presque un peu dommage, mais ça changera un jour.

On n'a eu que des hommes qui ont présidé à la mairie de Chaponneau. Donc peut-être que c'était enfoui au fond de moi, mais je ne peux pas vous dire que j'avais envie d'être maire quand j'avais 15 ans. Effectivement, les choses se sont faites assez naturellement. Je suis devenu maire de la commune en 2014, parce que ce qui s'était passé dans le mandat 2008-2014 ne me convenait pas particulièrement, et je crois que sur ce sujet-là, c'était partagé par beaucoup d'autres. Peut-être que mes fonctions de chef d'entreprise, ma personnalité dynamique...

9:52
Présentateur

Ce qui est important, c'est que vous êtes aujourd'hui très engagé, mais vous avez conservé, même si vous l'avez aménagé, vous aviez une vie de chef d'entreprise, dans le secteur de l'hôtellerie notamment, mais c'était important, vous étiez déjà bien occupé. Ça vous a aidé ? Ça a été une contrainte ? Parce que devenir maire d'une commune comme ça, c'est aussi beaucoup de temps et d'engagement. Vous avez quand même voulu garder le lien entre les deux. Comment on gère une nouvelle organisation de ce type comme ça ?

10:20
Damien Combet

Il faut trouver les moyens de s'organiser. Et vous avez raison de souligner que ce n'est pas si simple que ça. En 2014, lorsque j'ai été élu, j'avais gardé la direction générale de mon entreprise. Et j'ai assez rapidement identifié qu'en fait, ma fonction de maire de Chapono et ma responsabilité de chef d'entreprise étaient difficilement compatibles. Donc j'ai trouvé une organisation pour mettre en place une direction générale dans mon entreprise et donc avoir une approche managériale qui soit un peu éloignée de mon entreprise pour pouvoir me consacrer de manière plus importante

10:55
Présentateur

à la commune de Chapono. On va en reparler plus en détail dans la seconde partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi. Je suis toujours avec Damien Combet, le maire de Chapono. On est toujours dans votre mairie, monsieur le maire. Et on était en train de parler un peu du parcours, de l'engagement, de comment est-ce qu'on se retrouve tout d'un coup avec un mandat, vous, l'enfant de la commune, une organisation, parce que vous avez une activité. Qu'est-ce que ça fait ? Est-ce que ça a changé un petit peu ? Parce qu'évidemment, vous habitez ici avec votre famille, vos quatre enfants.

Qu'est-ce que ça fait tout d'un coup ? Est-ce que les gens vous regardent différemment ? Est-ce que vous, vous avez eu l'impression de changer dans le regard des gens ?

11:34
Damien Combet

Oui, un petit peu. Je vais vous citer une anecdote. Lorsque j'ai été élu en 2014, j'avais l'habitude de faire mes courses dans la commune et je me souviens de la première fois quelques jours après mon élection où je me suis retrouvé à la boulangerie pour acheter le pain dans la queue et où la personne qui est derrière moi a dit bonjour monsieur le maire et je me suis retourné en cherchant à qui elle s'adressait. En fait, il a fallu que je m'habitue à ce statut. Il a fallu que je change un tout petit peu mes habitudes parce que j'ai aussi un certain je considère que quand on est maire on a aussi des responsabilités un certain devoir en termes de représentation.

Là aussi, je vais citer une anecdote qui peut-être va faire rire qui peut-être paraît complètement idiote mais en tous les cas j'y fais attention je ne vais plus faire mes courses en Bermuda. Voilà, c'est quelque chose qui peut paraître surprenant mais je considère qu'il faut aussi...

12:38
Présentateur

C'est-à-dire que vous avez pris l'avis, le costume de la fonction qu'il y avait avec parce que c'est aussi ça qu'on raconte la manière dont on sépare aussi la vie publique et la vie personnelle puisque vous conservez une vie personnelle même si les gens n'ont pas toujours la part des choses peut-être dans une petite commune même s'il y a 9000 habitants les gens se connaissent ou se croisent. Vous avez envie de faire la part des choses et vous aussi ?

12:58
Damien Combet

C'est difficile de faire la part des choses effectivement. Le dimanche matin il y a un très beau marché à Chaponneau. J'y vais depuis 50 ans. je continue à y aller. J'y allais avant maire. Avant d'être maire j'irais après mes responsabilités publiques. Je trouve que globalement les gens sont raisonnables si je peux utiliser ce terme-là. C'est-à-dire que j'arrive à faire mes courses dans des conditions et dans des délais raisonnables. Mais je suis quand même je ne peux pas dire que je ne sois pas interpellé. Mais globalement ça se passe bien. Je voulais juste revenir sur la tenue vestimentaire. Ça paraît anecdotique mais ce n'est pas neutre.

Si je dis je fais attention de ne pas mettre de short en revanche je continue malgré tout à m'habiller normalement. C'est-à-dire que je n'ai pas besoin de mettre tous les matins mon costume, ma cravate pour venir en mairie. On est dans une commune de 9000 habitants et je ne dis pas que ce n'est pas ce qu'il faut faire mais il faut garder une certaine forme de simplicité et d'accessibilité si je peux m'exprimer ainsi. Vous évoquiez au début de l'interview le fait qu'on ne me voyait pas beaucoup dans les médias. Ce n'est pas ce qui m'intéresse et je ne suis pas sûr que ce soit ce qui intéresse les habitants de la commune de Chaponneau.

Ce qui intéresse les habitants de la commune de Chaponneau c'est de pouvoir me voir mais me voir en vrai me voir dans les rues pouvoir m'interpeller.

14:21
Présentateur

Mais c'est vrai aussi que c'était intéressant de ne mettre en avant à travers vous tous ces autres élus qui travaillent souvent dans l'ombre pour le bien et l'intérêt général. On parlait de la commune on parlait de ses terras ses hectares ses agricultures de l'agriculture est-ce que du coup je suppose que par rapport au projet qui était le vôtre vous avez été élu en 2014 puis réelé en 2020 qu'est-ce que vous voulez faire de cette commune ? Souvent on entend des élus qui se disent il faut à la fois je préserve mon identité tout en accueillant des nouvelles populations et je me développe.

On est à 15 minutes de la place Belcourt on va parler après des mobilités pour voir comment on vient chez vous mais comment est-ce qu'on gère ? Forcément il y a un afflux il y a la question du foncier il y a la question du développement comment on gère le développement d'une commune pour préserver en fait ce qui fait aussi le charme de la commune ?

15:08
Damien Combet

Vous avez assez bien résumé en fait on a une forme de pression importante et alors qu'il s'est d'autant plus manifesté avec l'épisode Covid que l'on vient de traverser naturellement on est à 15 minutes de la place Belcourt ici à Chaponneau et on sort de chez soi on peut chausser les baskets aller courir en pleine nature avec les chevreuils et les lièvres en sortant de chez soi on a un tissu commercial très dynamique donc on a tout ce qu'il faut sur place on a un tissu associatif très dynamique aussi donc on a aussi une offre culturelle sportive de loisirs qui est de grande qualité sur la commune donc finalement on a et vous allez me dire que je ne suis peut-être pas très objectif c'est rarement le cas

15:53
Présentateur

mais c'est normal

15:53
Damien Combet

c'est rarement le cas des maires naturellement mais quand on habite à Chaponneau on a la chance de pouvoir avoir les avantages de la ville de Lyon tout en n'en subissant pas les inconvénients donc voilà on a ça suscite une pression importante sur le volet de l'habitat et la volonté qui est la mienne et celle de mon équipe municipale depuis 2014 c'est de dire il faut maîtriser cette pression il faut continuer à développer notre commune mais sans brutalité il faut qu'elle continue à se développer parce que naturellement la vitalité d'une commune périurbaine comme la nôtre c'est aussi son développement démographique mais il faut que ce soit un développement démographique qui soit modéré cadencé non brutal je viens de le dire le développement qui dit développement démographique dit développement urbain là aussi il faut faire attention aux formes à la morphologie de ce que l'on construit aux hauteurs de ce que l'on construit si on veut préserver notre identité et puis il faut aussi penser à rajeunir notre commune sans être dans le jeunisme c'est important c'est aussi la vitalité de notre vie communale que d'avoir des jeunes des petits enfants des collégiens etc.

et pour cela il faut rendre accessible le plus facilement possible notre commune vous le disiez le prix du foncier est très élevé et bien il faut qu'on arrive à trouver des solutions et on en a quelques-unes pour attirer aussi des jeunes foyers sur notre commune et pas nécessairement des jeunes foyers qui aient des revenus hyper importants on est content de les avoir on ne crache pas dessus bien évidemment tout au contraire mais il faut qu'on ait une mixité

17:41
Présentateur

ce qui n'est pas simple parce que je crois que c'est ce que diront sans doute beaucoup de vos collègues cette taille de 10 000 habitants les gens ne se rendent pas compte mais c'est un peu tous les ennuis et les besoins d'une grande ville avec des moyens qui sont ceux d'une petite ville surtout je crois que c'est aussi cet équilibre qui est complexe alors vous parlez d'identité on parlait d'agriculteur tout à l'heure je suppose que la question environnementale elle vous traverse en permanence je sais que vous y êtes sensible dans une écologie de bon sens vous dites c'est quoi aujourd'hui quand on est maire d'avoir une écologie de bon sens et comment on traite la question environnementale dans une commune comme la vôtre

18:17
Damien Combet

alors l'écologie de bon sens c'est tout simplement c'est un terme que j'utilise assez souvent c'est pas faire d'incantation écologique c'est pas se faire plaisir en intellectualisant le concept de l'écologie moi je ne suis pas un intellectuel de base je suis un garçon pragmatique et l'écologie il faut la traiter il y a une nécessité le réchauffement climatique j'en suis conscient dire que ce n'est pas vrai c'est faire la politique de l'autruche et donc la politique que l'on souhaite mener avec mon équipe c'est une politique de transition écologique énergétique qui soit une transition concrète donc on met en oeuvre des actions dans la commune on mobilise des budgets ad hoc pour traiter ces sujets de l'écologie alors vous allez me dire qu'est-ce que ça veut dire concrètement tout cela et bien on a mis en place un schéma directeur de rénovation des bâtiments publics on a 23 000 m² de bâtiments qui appartiennent à la commune que l'on exploite donc 23 000 m² si nous-mêmes on s'inscrit dans une démarche de rénovation énergétique de nos bâtiments déjà on donne le bon exemple on travaille sur les sujets de la gestion de l'eau par exemple mon premier adjoint en charge de la politique de l'eau est très attaché à ce sujet de la gestion de l'eau l'eau pluviale comment on la traite on vient de mettre en place un nouveau règlement de l'assainissement dans notre commune pour obliger les gens qui vendent leur maison à avoir une déconnexion des eaux pluviales afin d'éviter que les eaux pluviales aillent dans les eaux usées c'est assez technique mais c'est des sujets qui traitent concrètement de la transition écologique

20:05
Présentateur

c'est plein de petites choses au quotidien je pense qu'il y a des questions aussi sur les déchets tout un ensemble de choses comme ça je reviens sur nos agriculteurs parce que la question environnementale c'est aussi parfois et je suppose que du coup c'est un sujet vous avez un avantage concurrentiel par rapport aux communes sur les questions et enjeux de l'alimentation est-ce que vous avez du coup la possibilité parce qu'on en parle souvent au niveau de la métropole de se dire qu'on doit être un peu alors je ne dis pas autosuffisant mais d'aller chercher pas très loin de la métropole en mode circuit court des productions qui permettent de est-ce que vous vous avez mis en place des initiatives de ce genre ?

20:39
Damien Combet

Alors on est effectivement chanceux là encore puisque je le disais on a plus de 1200 hectares de notre territoire qui sont des terrains naturels et agricoles alors on a moins d'agriculteurs qu'il y a 40 ans mais souvent avec des surfaces d'exploitation plus grandes et on accompagne nos agriculteurs avec la communauté de communes qui a la compétence agriculture sur tout ce qui est de la transition de leur exploitation vers des modalités responsables et éventuellement vers de l'agriculture bio d'ailleurs le territoire de la communauté de communes de la vallée du Garon est le territoire dans lequel il y a le plus grand nombre d'agriculteurs bio du département du Rhône c'est important de le souligner c'est un chiffre que l'on a depuis quelques mois c'est important de le dire et qu'est-ce que l'on met en oeuvre nous vous évoquiez le sujet de l'alimentation vous avez raison c'est un sujet quand on parle d'alimentation on parle aussi de santé publique nous avons décidé il y a deux ans de cela avec la nouvelle équipe municipale de mettre en place une partie de la production de nos légumes pour la restauration scolaire nous produisons 800 repas par jour ici à Chaponneau pour les enfants de la commune et nous avons décidé donc d'investir sérieusement pour louer une ferme des terrains non cultivés depuis plusieurs années qui nous permettent d'avoir on vient de l'obtenir le label bio et à partir du mois de novembre nous allons commencer l'exploitation d'un hectare de terrain qui va être traité exploité par un agriculteur que nous avons recruté nous avons donc un maraîcher municipal qui est payé par la commune qui est logé sur place et qui va exploiter un hectare de terrain pour produire les légumes exclusivement à destination de la production alimentaire pour nos enfants on n'a pas du tout vocation à remplacer les agriculteurs à faire de la vente ce que l'on souhaite c'est avoir une partie de la production pour la restauration scolaire alors on produira pas 100% des légumes parce qu'on n'a pas il faudra avoir beaucoup plus de terrain mais la volonté qui est la mienne c'est de démarrer avec un hectare on a des terrains communaux qui sont à proximité donc on pourra éventuellement les utiliser à terme et puis à terme ma volonté c'est aussi d'offrir de cette ferme maraîchère municipale un lieu de pédagogie pour les enfants de la commune

23:10
Présentateur

et parmi les initiatives il y a aussi des boutiques où on va retrouver des magasins bio je crois qu'il y a une initiative que vous avez pris récemment qui s'appelle Chapon Hall alors racontez-nous un petit peu ce que c'est

23:20
Damien Combet

oui c'est ça effectivement on a eu l'occasion dans le cadre du droit de préemption d'acheter un bâtiment de 400 mètres carrés qui était une ancienne surface moyenne surface avec une enseigne d'il y a une dizaine d'années qui n'était plus exploité depuis 10 ans nous avons donc acheté la commune a acheté le bâtiment et a lancé ensuite un appel à candidature pour que s'installe un magasin de produits de proximité de produits bio on a eu plusieurs candidats qui se sont manifestés et le magasin a ouvert depuis début septembre effectivement vous avez donné le nom Chapon Hall c'est une structure privée qui est portée par un investisseur privé qui a réalisé des travaux importants et qui aujourd'hui vend des produits bio du vrac des produits d'hygiène des produits d'entretien en bio et également un service de conciergerie qui permet d'aller amener son pressing d'aller refaire faire ses clés d'aller faire nettoyer sa voiture éventuellement sans avoir à faire des kilomètres là aussi on est dans la transition écologique éviter d'utiliser sa voiture pour consommer ça me paraît important plus on consomme le calme moins on utilise sa voiture et plus on a un impact sur l'environnement

24:33
Présentateur

on répond aux attentes des habitants une autre initiative qui je sais est prise aussi par quelques maires mais qui est parfois un peu contestée ou qui fait un peu peur c'est on parlait de transition écologique il y a la question notamment de l'éclairage public je crois que vous avez pris une initiative aussi pour réduire ou même éteindre carrément entre je crois minuit et 5h du matin l'éclairage public les gens parfois ont peur pour des questions d'insécurité etc comment est-ce que vous l'avez géré et comment ça marche concrètement

25:00
Damien Combet

alors sur ce sujet de l'extinction nocturne il y a deux volets on a pris deux décisions à quelques mois d'intervalle on a pris d'abord une première décision qui consistait à changer l'intégralité de nos 1600 points d'éclairage public sur la commune pour les passer tous en LED c'est un investissement important environ 800 000 euros que l'on a fait avec notre exploitant en l'occurrence le Cigerly puisqu'on travaille avec ce syndicat extérieur donc nous avons changé les 1600 points lumineux pour passer en LED l'économie générée par ce changement est de l'ordre de 70 000 euros et puis effectivement dans la foulée on a considéré qu'il y avait aussi des enjeux liés à la biodiversité l'extinction nocturne c'est pas seulement un enjeu économique c'est aussi un enjeu globalement écologique la biodiversité mieux vivre la nuit et donc on est rentré dans une phase test depuis le 21 septembre pour sur une année sur les 4 saisons pour éteindre la lumière entre minuit et 5 heures du matin et on analysera les retours de nos habitants

26:11
Présentateur

on le voit plein d'expériences très concrètes on parlera de tout ça dans une troisième partie de notre émission à tout de suite on se retrouve pour la troisième partie de notre émission l'invité politique le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère toujours avec Damien Combey le maire de Chaponneau on est chez vous monsieur le maire dans votre commune et on parlait de ce qui fait votre quotidien et on découvre un petit peu cette belle commune tout près de la place Bellecourt on va parler justement de l'accessibilité puisque c'est un des sujets j'évoquais en préambule de cette émission que vous êtes vice-président de Citral Mobilité donc c'est des sujets que vous connaissez bien qui ont un lien évidemment avec ce qu'on abordait avant sur la question de la transition pourquoi aujourd'hui la mobilité c'est un sujet central pour un territoire comme le vôtre

26:56
Damien Combet

Eh bien vous l'évoquiez on est à la couronne la première couronne on va dire de la métropole de Lyon on a des flux pendulaires importants sur nos territoires et on a une certaine embolisation de nos communes le matin le soir sur les horaires ce qu'on appelle pendulaires parce qu'on a des trajets domicile-travail domicile-études qui sont importants si je prends le cas de la commune de Chaponneau et de la mairie dans laquelle nous sommes on a 13 000 véhicules qui passent devant la mairie au quotidien alors c'est concentré sur les périodes encore une fois entre 7h et 9h et le soir entre 17h et 19h mais pour autant on ne peut pas parler d'évolution écologique de préservation de nos environnements sans tenter d'améliorer les sujets des mobilités et sans désengorger les flux de voitures

27:55
Présentateur

concrètement pour que ceux qui nous écoutent voient bien c'est la ligne 11 12 le tram train tout ça tout ce qui vous emmène vers soit Lyon soit métro B à Oulins

28:05
Damien Combet

c'est ça sur notre commune on a la chance d'avoir depuis 2013 maintenant deux lignes TCL la 11 et la 12 on a la chance de bénéficier effectivement du tram train la ligne Brigny-Lyon qui passe par la gare de Chaponneau donc ce sont déjà des transports en commun importants on développe avec la communauté de communes aussi les aménagements de voiries pour faciliter les déplacements en mode doux voilà on est à proximité de Lyon aujourd'hui avec un vélo assistance électrique on peut assez facilement rejoindre la ville de Lyon on a de plus en plus de vélos tafeurs et c'est important d'équiper nos voiries pour qu'ils se sentent en sécurité pour rejoindre un peu parce qu'au niveau de Lyon

28:50
Présentateur

c'est les fameuses voies lyonnaises vous n'êtes pas concerné par une des voies de Lyon vous n'êtes pas loin vous allez vous raccorder peut-être à ces voies

28:57
Damien Combet

alors on n'est pas dans la métropole donc naturellement les voies lyonnaises concernent uniquement la métropole mais on est quand même à proximité immédiate et on aura une voie lyonnaise qui arrivera à proximité à Saint-Génie-Laval en passant par le CD42 c'est à l'horizon 2030 ça nous a été confirmé par la métropole de Lyon on aurait préféré que ça soit plus rapide et avec la maire de Saint-Génie-Laval Marie-Lenemillet on avait écrit au président de la métropole pour avoir une sécurisation de cette artère importante qui est l'artère de la départementale 42 on nous a indiqué que c'était effectivement prévu dans le cadre du développement des voies lyonnaises à l'horizon 2030 mais sur nos territoires à nous sur la communauté de communes la vallée du Garon on a la présidente de la communauté de communes c'est une femme Françoise Gauquelin qui a dès le début de son mandat indiqué que la priorité de son mandat portait sur les mobilités et le développement des transports en commun c'est une chose mais aussi des mobilités actives en l'occurrence les vélos et on n'en fait pas une question d'opposition entre vélo et voiture nous considérons qu'il faut donner la place au vélo mais qu'on doit conserver la place pour les habitants qui se déplacent en véhicule en véhicule motorisé en l'occurrence en voiture ou en moto

30:12
Présentateur

dans le cadre de vos fonctions de vice-président citra de mobilité vous vous occupez d'un large territoire ce qu'on appelle le territoire sud qui comprend plusieurs communautés ça va jusqu'à la Copamo jusqu'à ce qu'à Mornan c'est quoi les perspectives de développement comment est-ce que vous vous êtes amené à intervenir je suppose pour que vous soyez plus facilement connecté qu'il y ait plus de fréquence c'est quoi vos combats pour être mieux reliés en termes de mobilité avec les transports publics

30:38
Damien Combet

alors effectivement j'ai cette vice-présidente en charge du territoire sud donc la communauté de communes des Vallons du Lyonnais la communauté de communes des Puy-Mornantais et la communauté de communes de la Vallée du Garon je siège au conseil d'administration avec un élu le maire de Talouillet qui siège avec moi en reprenant la Copamo et le président de la CCVL Daniel Malos qui siège avec moi également dans ce conseil d'administration et la volonté que nous avons c'est à partir de septembre 2023 c'est exprimé ainsi par Citral Mobilité d'avoir un saut de l'offre c'est à dire que l'on puisse apporter aux habitants de nos territoires une offre nouvelle redimensionnée requalifiée densifiée de transports en commun de manière à pouvoir inciter les habitants de nos territoires à utiliser plutôt les transports en commun que leurs véhicules personnels tout ça ça prendra du temps c'est nécessaire mais pour inciter les habitants à utiliser les transports en commun il faut qu'il y ait une offre qui soit une offre suffisamment importante donc il faut qu'on ait des trajectoires qui soient bien identifiées qui soient des trajectoires fortes et puis il faut aussi qu'on ait des fréquences qui soient suffisantes quand on habite à Mornan par exemple il faut qu'on puisse avoir plusieurs fois dans l'heure un bus qui nous amène jusqu'à Hôpitaux Sud quand on aura le métro qui arrivera ou à la gare d'Houlin en tous les cas il faut qu'on ait des transports en commun qui soient suffisamment structurants pour que les habitants aient la volonté de les utiliser

32:05
Présentateur

parce que typiquement on se retrouve dans la situation on parlait de ça souvent avec des élus à l'intérieur de la métropole ou des élus lyonnais on avait reçu Fabien Bagnon etc.

quand on parlait d'avant cette fameuse ZFE qui pour l'instant ne concerne pas votre territoire mais en même temps cette fameuse zone à faible émission elle a vocation à empêcher progressivement un certain nombre de véhicules de rentrer dans la métropole ce qui est le cas peut-être parfois de vos habitants comment est-ce qu'ils vous en parlent est-ce qu'ils savent ce qui se passe est-ce que vous avez une vision de ce débat où en fait on se dit souvent c'est très bien la transition il faut effectivement peut-être réduire la place de la voiture mais comment on fait quand les gens ne peuvent pas en changer ou qu'ils n'ont pas les moyens d'eux c'est aussi ça peut-être un des sujets pour accéder à la métropole

32:48
Damien Combet

alors c'est effectivement un sujet d'actualité la ZFE quand vous dites que ça ne concerne pas nos territoires nous ne sommes pas dans la ZFE en revanche les habitants de nos territoires sont intéressés

32:57
Présentateur

parce que c'est eux

32:59
Damien Combet

qui vont être empêchés éventuellement de rentrer dans la zone à faible émission qui concerne une grande partie du territoire de la métropole donc c'est à nos portes et là où j'ai vous l'avez dit je ne fais pas de politique mais là où j'ai quand même une divergence de vue avec les élus écologistes c'est que moi je considère qu'il faut apporter les solutions avant d'interdire si vous voulez il faut favoriser plutôt que contraindre et pour moi c'est hyper important d'apporter des solutions qui permettent aux gens effectivement de pouvoir rentrer sur le territoire ZFE sans qu'ils aient l'impression d'être punis il y a un sujet social comment l'habitant qui n'a pas des gros moyens va pouvoir changer sa voiture diesel dans des bonnes conditions financières parce que sinon il sera banni de rentrer dans le périmètre de la métropole

33:54
Présentateur

et n'est pas opposé ce qu'on dit souvent c'est la fin du monde et la fin du mois puisque c'est des choses qui sont un peu complexes alors vous vous disiez à l'instant que vous ne faites pas de politique et en même temps souvent dans cette troisième partie on parle un peu de politique nationale vous êtes sans étiquette je le disais mais est-ce que l'élu local que vous êtes a quand même j'allais dire évidemment une connexion avec ce qui se passe d'un point de vue politique vous avez l'impression vous de faire de la politique et est-ce que les gens vos habitants vous administrez vous parlent de la politique nationale de ces sujets ou c'est pas leur problème parce que parfois on a l'impression qu'on parle de déconnexion des hommes politiques quand on voit peut-être des débats à l'assemblée ou ce qui se passe au niveau du gouvernement mais est-ce que vos habitants vous en parlent et est-ce que vous faites de la politique avec eux quelque part

34:35
Damien Combet

alors ça va peut-être vous paraître un tout petit peu prétentieux ce que je vais vous répondre mais moi j'ai l'impression que la manière dont j'exerce mon mandat permet à nos habitants de renouer avec le lien avec le volet politique si je peux l'utiliser ainsi des élus on le sait bien on l'a vu dans les analyses le maire la fonction de maire est une des fonctions élues la plus privilégiée la plus plébiscitée par les habitants

35:03
Présentateur

voilà

35:03
Damien Combet

c'est l'élu préféré parce qu'il y a cette forme de proximité et c'est ce qu'il faut aujourd'hui qu'à un niveau supérieur on entende il faut absolument rentrer dans une nouvelle phase de décentralisation il faut donner plus de pouvoir aux collectivités locales il faut permettre cette agilité il faut arrêter la normalisation parce que c'est ce qu'attend nos habitants et on l'a vu pendant la période Covid pourquoi la période Covid les maires ont joué ce fameux rôle d'amortisseur heureusement que les maires étaient là parce que si on avait attendu seulement sur l'état et bien les choses ne se seraient certainement pas passées dans les mêmes conditions et on a joué ce rôle d'amortisseur on a bien vu que cette agilité dont on doit faire preuve au quotidien et bien elle est indispensable pour le bon fonctionnement de nos collectivités donc je pense que si tout le monde s'inscrivait dans une démarche de vraie proximité si chacun n'avait pas des ambitions personnelles démesurées et bien ça permettrait certainement de redorer un petit peu le blason des politiques

36:01
Présentateur

et de mieux dialoguer et d'ailleurs c'est ce que vous avez sans doute l'impression de faire très concrètement parce que vous êtes très soucieux de la jeune génération vous avez comme beaucoup mais il est très actif un conseil municipal de jeunes vous êtes très sensibilisés à cette manière peut-être de très tôt faire en sorte que les jeunes générations dont on dit souvent qu'elles ne votent pas ou qu'elles ne s'intéressent pas soient justement dans le concret de la découverte de ce que c'est que la politique

36:24
Damien Combet

oui et il faut aussi s'intéresser aux aspirations de ces jeunes générations on évoquait tout à l'heure l'extinction nocturne l'extinction nocturne pardon moi il y a quelques années certainement que j'aurais eu une réaction ou une position un peu différente de celle qui est la mienne aujourd'hui pourquoi ma position elle a changé tout simplement parce que mon conseil municipal des jeunes m'a plébiscité sur ce sujet-là en disant monsieur le maire il faut qu'on éteigne la commune la nuit parce que ça a un impact sur la biodiversité etc et on a tout intérêt à écouter ce que nos jeunes générations disent on a plutôt souvent tendance à critiquer les jeunes mais souvent ces jeunes-là il faut les écouter et on ne leur donne pas suffisamment de place donc on a la volonté nous sur notre commune de laisser une large place à la jeunesse d'écouter leurs attentes leurs envies leurs besoins la société elle change de manière importante et rapidement et donc si on n'écoute pas les jeunes on va vite être déconnecté de leurs attentes

37:26
Présentateur

un maire qui est sur le terrain c'est aussi ça alors sur le terrain vous l'êtes souvent notamment le dimanche on est samedi demain c'est dimanche alors vous nous l'avez dit rapidement mais qu'est-ce que vous faites de votre dimanche est-ce que pour reprendre ce qu'on évoquait au démarrage de cet entretien est-ce qu'il y a une distinction que vous arrivez quand même à faire entre votre vie personnelle et votre vie publique comment est-ce qu'on se protège comment est-ce qu'on se ressource quand on est maire est-ce qu'il y a un moment où on arrête de penser à sa commune le dimanche par exemple

37:55
Damien Combet

oui alors la distinction il y a souvent une certaine forme de porosité entre sa vie publique et sa vie privée moi je vous l'ai dit je suis né dans cette commune j'y ai toute ma famille j'y ai de nombreux amis le dimanche matin quand je vais faire mon marché est-ce que qu'est-ce qu'il y a du ressort de ma fonction de maire qu'est-ce qu'il y a du ressort de ma vie privée il y a une forme de porosité je rencontre plein d'amis je les embrasse on boit un café ensemble on discute dans des discussions naturellement souvent ressortent des sujets qui sont des sujets qui concernent la municipalité donc on en discute donc il y a une forme de porosité mon dimanche il est souvent consacré à la même chose le matin je vais faire le marché puisqu'il y a un très beau marché je rencontre des gens je fais mes courses aussi pour la semaine j'y vais parfois avec mes enfants parfois sans parce que eux ça ne les motive pas toujours de me voir me faire interpeller régulièrement voilà et puis vous l'avez compris j'ai aussi une forte attache familiale dans la commune donc le dimanche c'est aussi le journée que je consacre beaucoup à ma famille j'ai la chance d'avoir encore mes parents d'avoir encore ma grand-mère qui a 97 ans qui habite la commune et qui est en pleine forme et ça me fait toujours plaisir de passer du temps avec eux et puis mes enfants bien sûr vous l'avez dit j'ai 4 enfants et le dimanche après-midi on va rentrer dans la période la moins agréable et bien on va reprendre nos activités ludiques autour des jeux de société c'est un des points forts du Covid voilà on a eu beaucoup de points faibles mais un des points forts du Covid c'est qu'on a retrouvé le sens du partage des moments voilà en familiaux on ouvre les jeux de société les parties de Monopoly de Uno les Rami les jeux de cartes voilà multigénérationnels et ça c'est bon dimanche après-midi voilà j'adore ces moments-là

39:51
Présentateur

vous faites aussi je sais pas mal de sport et vous allez au cinéma on parlait hors antenne mais on n'aura pas le temps parce qu'on arrive au bout de cette émission de ce film sur Simone Veil qui je crois vous a profondément marqué et qui est assez bouleversant parce que le personnage est assez incroyable on se quitte généralement en musique alors vous avez choisi un titre de grand corps malade qui s'appelle Mesdames pourquoi ce choix ? et bien

40:13
Damien Combet

je trouve que l'on parle beaucoup trop à mon sens de l'égalité homme-femme on est obligé de faire de l'écriture inclusive ça m'insupporte l'écriture inclusive moi je n'ai jamais eu besoin de tout cela pour considérer les femmes largement à égalité des hommes et cette chanson de grand corps malade elle me parle beaucoup j'avais l'intention de la mettre pour la cérémonie des vœux 2021 qui n'a jamais eu lieu mais je n'aurai pas le principe de la mettre à une prochaine cérémonie des vœux elle est juste magnifique et il y a une référence à Simone Veil

40:46
Présentateur

un grand merci monsieur le maire de nous avoir accueillis dans votre commune on a mieux découvert le quotidien d'un élu on invite d'ailleurs tous vos habitants dimanche ça commence c'est la fête foraine on leur donne rendez-vous je sais que vous y êtes attachés merci beaucoup et quant à nous on se retrouve très vite pour une nouvelle émission

41:01
Damien Combet

merci à vous et à bientôt

41:03
Présentateur

c'était l'invité politique du samedi sur Lyon 1ère en partenariat avec Immédiat Positif le web média qui rend visible l'essentiel retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et sur immédiatpositif.fr écoutez votre radio Lyon 1ère en direct sur l'application Lyon 1ère lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon 1ère

Damien COMBET : Maire DVD de Chaponost et Vice-Président de la CCVG — Damien Combet · Pourquijevote