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interviewLCI· 8 septembre 2025 60 min

Vote de confiance : François Bayrou renversé|Édition spéciale sur LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Voici le résultat du scrutin. Nombre de votants 573. Nombre de suffrages exprimé 558.

Majorité absolue des suffrages exprimés 280. Pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale conformément à l'article 50 de la Constitution.

Le premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement. La séance est levée. Bien et bien vous avez entendu comme nous 364 voix contre contre la confiance à François Baïou.

C'est par une large majorité que François Bairou ce soir et son gouvernement que François Bairou est renversé. Si on fait le compte très rapidement et qu'on additionne effectivement les voies des uns et des autres, et bien on se rend compte que il y a 330 voix si l'on additionne tous les groupes de gauche qui avaient donc appelés à voter contre et le RN plus l'UDR d'Érixioti 330 voix, on est à 364. Le groupe Liot avait également annoncé son intention de voter contre 330 + 2353.

Il y a eu 11 voix de plus qui ont voté contre la confiance sans doute et chez les républicains. Et c'est effectivement à peu près les chiffres que vous que vous donniez. En tout cas le résultat est là.

C'est une large par une large majorité que François Bairou est renversé ce soir. Il n'y a pas eu de surprise. Écoutons Boris Valot pour le Parti socialiste.

Un rejet massif et il ira présenter sa démission au président de la République. Dans son intervention, il n'a aucun moment tiré les conséquences, souligner les responsabilités, la sienne, celle du président Emmanuel Macron dans la situation financière et budgétaire grave dans laquelle se trouve le pays. Pour ce qui concerne les socialistes, nous avons d'une certaine manière exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir avec responsabilité, prenant des risques, acceptant de rechercher le compromis pendant plusieurs semaines.

Mais depuis plusieurs mois, au fond, nous n'avons reçu que indifférence, silence et en définitive trahison de la part de celui qui avait pu faire adopter un budget. Dans l'été, c'était le grand silence après avoir présenté le 15 juillet un budget dont on nous avait compris qu'il était pour l'essentiel à prendre à laisser. Pendant l'été, le premier ministre ne préparait pas le budget, il préparait sa sortie et au fond, il l'a voulu tel qu'elle s'est déroulé aujourd'hui.

Nous avons profité de ce moment d'expression dans l'hémicycle pour rappeler que contrairement à ce que disait le premier ministre, il existait un autre chemin, un chemin qui n'est pas indifférent à la question des déficits, de la dette. mais qui choisit d'épargner celles et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre, de les soutenir dans leur pouvoir d'achat, là où il aurait été fait la promesse d'efforts supplémentaires voire de sacrifices insoutenables pour celles et ceux pour lesquels la fin du mois n'est pas le 30 mais le 15. Nous avons dit que c'était aussi le moment du patriotisme économique et de la justice fiscale en mettant la contribution plus et mieux celles et ceux qui le peuvent.

Les très grands patrimoines qui ont plus que doublé en 10 ans, les multinationales qui payent moins d'impôts que les PME et qui bénéficient de plus d'aide. Nous avons dit aussi que déclin nous choisissions la relance avec un soutien à nos services publics, l'hôpital, l'école, un soutien avec nos à nos entreprises partout dans le territoire pour préparer l'avenir. Là où le sentiment qui était le nôtre, c'est de que c'est que depuis trop longtemps, le gouvernement, le président de la République lui tournait le dos.

Nous savons, comme nous avons eu l'occasion de le dire il y a déjà un an à gauche, qu'il n'y a pas dans les mystycles de majorité encore qu'il en existe une dans le pays, la majorité des vies difficiles, la majorité des Françaises et les Français qui attendent et espèrent le changement et que dans l'hémicycle une majorité d'entre nous a été élue dans les landes francs républicain avec la promesse de ne rien cédérer à l'extrême droite. C'est la raison pour laquelle non seulement nous proposons un autre chemin politique qui n'est pas celui de la politique d'Emmanuel Macron qui nous a conduit dans cet impasse et que nous proposons aussi une autre méthode de faire confiance au Parlement dans sa capacité à construire des majorités textes par texte sur la base des propositions qui seraient les nôtres si nous sommes appelés au gouvernement où ce nous étions amenés à discuter mais nous sommes disponibles pour l'exercice des responsabilités parce que quand on renverse un gouvernement, quand on formule des propositions, bien évidemment, nous sommes prêt à les mettre en œuvre et en rendre compte devant les Françaises et les Français. Voilà ce que nous avons dit aujourd'hui.

Ce n'est pas un rendez-vous que nous avons souhaité, que nous avons espéré. Il a quelque chose d'assez triste et d'assez grave. Mais toute notre énergie aujourd'hui doit être tournée vers les Françaises et les Français qui espèrent ce changement.

Nous sommes prêts à l'incarner avec la gauche et les écologistes dans un esprit républicain et parlementariste. Merci dans tous les Voilà pour cette déclaration de Boris Vallot. Bonsoir Jérôme Jaffrey.

Bonsoir. Merci d'être avec nous. Je précise que à droite de votre écran, pendant que Boris Valot s'exprimait, on a vu François Bairou quitter l'Assemblée nationale pour regagner Matignon dans 1h30.

Il recevra tous ses ministres. C'est une sorte de soirée d'adieu en quelque sorte. Il l'avait annoncé à l'avance et c'est demain matin qu'il ira présenter sa démission au président de la République.

Jérôme 364 voix contre la confiance, 194 pour j'allais dire seulement et 15 abstentions si nos calculs sont bons. Quel est le principal enseignement ? de l'ampleur de ce vote.

Ben, c'est un vote massif. C'est un vote massif contre François Vaou que celui-ci a préparé avec constance, avec effort pour y parvenir. Je rappelle que la censure pour Michel Barnier avait été votée par 331 députés.

Donc nous avons, vous voyez, 364, nous en avons 33 de plus. Même si c'est pas le même type de vote, c'est quand même massif. C'est massif.

Et je dirais d'abord, c'est ça pèse extrêmement lourd sur le climat politique et par définition sur le climat économique, sur le climat social, sur le l'attitude générale des Français. C'est la d'abord la démonstration que notre système politique aujourd'hui est bloqué et bloqué et au moins jusqu'en 2027 et avec même pas de certitude qui se débloquera en 2027. Nous avons des institutions majoritaires faites pour jouer un jeu majoritaire alors qu'il n'y a pas de majorité ni politique ni parlementaire ni partisane ni d'aucune sorte dans le pays.

Nous avons une fragmentation des forces politiques qui ne peuvent pas s'entendre entre elles. Donc il y a pas de solution satisfaisante pour s'en sortir. Pourquoi vous allez vers la fuite en avant, c'est-à-dire ceux qui réclamentolutions ou démission parce que une partie d'entre eux ne souhaite surtout pas que le Rassemblement national accède au pouvoir ?

Pardon Jérôme, Mathilde Panu, on va l'écouter. Les filles avaient annoncé depuis longtemps son intention de voter contre écouté battu et son budget de violence sociale et de cruauté a été défait. Baou voulait une heure de vérité.

Je crois qu'il l'a eu. Mais ce commte le résultat au-delà même du gouvernement de Bairou, c'est l'imposture de la Macronie qui éclate au grand jour. Rendez-vous compte qu'il n'y a que un/ers de l'hémicycle qui a accordé sa confiance au Premier ministre.

Ce qui veut dire que la politique macronise pour les riches au service des riches et de guerre sociale contre le peuple a recueilli 2 tiers de votes défavorables dans l'hémicycle. Elle est donc minoritaire à la fois dans l'Assemblée nationale mais aussi dans le pays. Il est donc illégitime que Bairou et Barnier avant lui a pu continuer la même politique coûte que coûte en ne tenant aucun compte du résultat des élections en juin et en juillet dernier.

Nous disons donc face à cette imposture qui éclate au plein jour que nous ne voulons pas d'un premier ministre qui contirait la qui continuerait la même politique et que donc la question qui est posée au pays, c'est celle du départ d'un président de la République qui refuse de respecter la souveraineté du peuple. Et je veux d'abord dire à celles et ceux qui nous écoutent que nous partageons leur soulagement de voir monsieur Baou enfin parti comme premier ministre de ce pays après tous ces mensonges sur le scandale de Vetaram. que nous partageons leur soulagement de voir que monsieur Rotaillot n'est plus ministre de l'intérieur, lui qui parle comme l'extrême droite et même comme monsieur Pétin de français de papier que nous partageons leur soulagement de voir ce budget dont personne ne voulait dans le pays être tombé et surtout que ce que nous avons fait aujourd'hui, c'est-à-dire faire chuter un gouvernement dès le 8 septembre et d'abord une victoire de la mobilisation populaire, celle qui est née autoorganisée durant l'été, celle du 10 septembre qui se tiendront dans 2 jours.

Le groupe parlementaire insoumis déposera demain une motion de destitution du président de la République car le problème pour le pays et le blocage pour le pays c'est lui. Et dès le 10 septembre, nous serons partout au côté des Français et des Françaises qui bloqueront l'économie du pays pour dire maintenant ça suffit. C'est la séparation avec le PS qui prê à gouverner.

Voilà pour ces premières déclarations de Mathilde Panot. Jérôme, vous nous disiez blocage et cette situation de blocage est accentuée par l'ampleur de ce vote qui encore une fois 194 voix seulement pour la confiance. C'est ça. 194 pour la confiance, c'est 211 le nombre de députés du socle commun.

Donc là aussi, on le prend 17 voix ne sont pas là même s'il peut y avoir des ils peuvent être en partie dans l'abstention. Je il y a pas de solution satisfaisante. C'est ça le problème du système bloqué par définition, c'est que d'une part, il y a la fuite en avance.

C'est-à-dire que ceux qui réclament la démission ou la dissolution, une large partie d'entre eux ne souhaitent en aucun cas que le Rassemblement national accède au pouvoir et ce pourrait bien être le résultat. C'est pour ça que je parle d'une fuite en avant où c'est le replâtrage, un replâtrage, ce qui ce qu'évidemment Emmanuel Macron va faire, il en est obligé de le faire comme ça car il va pas aller à la dissolution ou à la démission. Le l'autre chose qu'on peut reprocher à François Baïou, François Baïou, il a dit des choses justes et fortes sur l'état du pays, sur les problèmes du pays.

Le problème, je trouve, c'est qu'il a fait énormément de dégâts politiques par son attitude des 15 derniers jours. En particulier, c'est Emmanuel Macron qui est la principale victime de François Baï. Parce que pour énormément de Français qui ont écouté tout ce qu'a dit François Bairou, ils sont dit "Mais c'est au fond les 8 ans d'Emmanuel Macron qu'on nous raconte là en nous disant que c'est la catastrophe, que le pays est au bord là, on au bord de la falaise et cetera." Donc donc affaiblissement là-dessus d'Emmanuel Macron.

D'autre part, le fait que Bairou n'ait pas du tout réussi à convaincre, on voit dans les sondages, un casi effondrement du bloc central et de ses leaders en vue d'une éventuelle présidentielle. C'est-à-dire que la 15 % d'intention de vote aujourd'hui pour le groupe le bloc central au législative s'il y avait une dissolution. Voilà, c'était 32 % en 2017, c'était 26 % en 2022, c'était 20 % en 2024 et on leur annonce 15 % en cas de législatif, c'est-à-dire un effondrement.

Et du coup, la voix de la dissolution, tant qu'on est dans cette situation, ce serait une totale catastrophe. Et là, Emmanuel Macron, vous savez la dernière fois que quelqu'un a essayé de faire deux dissolutions d'affilé, si vous permettez, car c'est quand même assez rare dans notre histoire, c'est en 1830 Charles 10. Alors Charles 10 dissou à l'époque, on disait on renvoie la chambre.

La formule royale était on renvoie la chambre. Charles dissous, il n'est pas content des résultats qui donnent une majorité libérale comme on disait à l'époque à la chambre. Et il veut dissoudre une deuxième fois.

C'est les ordonnances de juillet 1830. Ça a mal fini. Et ben c'est la révolution de 1830.

Donc la deuxième dissolution dans la foulée d'une première, ça peut donner une véritable catastrophe. Jérôme, vous parliez de possibilités enfin de possibilités vous diriez que des mauvaises solutions, replâtrage ou fuite en avant. Est-ce que ça signifie que pour vous Emmanuel Macron a très peu de chance en nomant Sébastien Lecnu, Catherine Vautrin, Gérald Armanin, Xavier Bertrand ou un profil issu de la gauche comme Éric Lombard ou ou Jean-Ive Ledrian ou un autre a très peu de chance avec cette assemblée nationale là d'arriver à une majorité stable.

Ce qui continue d'être dans la difficulté du système bloqué, je trouve qu'il est de plus en plus difficile d'arriver à avoir un système dans lequel vous allez des républicains au Parti socialiste. C'est ça le problème. Il faut la non censure minimum et du PS et des Républicains pour faire tenir.

Alors les républicains peuvent participer au gouvernement ou ne pas y participer mais il faut non censur. Or, le problème c'est que l'affaiblissement du bloc central et de Macron fait que les demandes pour accepter la non censure croissent et sont totalement antagoniques entre les républicains et les socialistes. pour accepter.

Vous savez que Bruno Rotaillot, poussé, il faut bien le dire, par Laurent Voquier euh qui qui qui joue un jeu euh particulier, il faut bien le dire, de sabotage absolu euh de la présidence de Bruno Retaillot pour commencer euh veut un contrat de gouvernement pour rester au gouvernement qui est sur l'économie et sur le régalien, c'est-à-dire l'exacte opposé de ce que les socialistes réclament pour prix de leur non censure. Euh, c'est revoir sur l'AME, l'aide médicale d'État. Euh c'est sur les impôts ne pas accepter et cetera.

Les socialistes eux pour dire "Nous ne censurerons pas car les socialistes ne sentent plus hein. Il considèrent d'abord il réclamait Matignon premièrement bon sans vraiment le vouloir mais au moins ça permettait d'installer l'idée qu'ils étaient redevenus un grand parti politique sans vraiment le vouloir ou sans vraiment y croire. Alors, laissons le bénéfice du doute sur cette question, mais euh si vous voulez, les socialistes considèrent qu'éventuellement maintenant al il pourrait aller à des vu l'effondrement du bloc central, vous avez à la fois les républicains et les socialistes qui considèrent qu'éventuellement en cas de législative, ils peuvent euh se refaire une santé même fortement.

Et donc, les socialistes n'exclutent pas de pouvoir aller à des législatives dans cette situation. Mais pardon Jérôme, on avait cru comprendre qu'étant donné que l'alliance avec Lfi, le NFP, pour le dire euh comment comme l'an dernier euh cette fois c'est révolu, on avait cru comprendre que le PS souhaitait éviter une dissolution parce que en dehors de cette alliance, ils ont peu de chance de réussir à retrouver 66 députés. C'est notre c'était notre schéma de base.

Mais nous avons maintenant un une situation où le bl central s'effondre. À partir de ce moment-là, les intentions de vote en cas législative, elles sont scrutées. Tout dépendra évidemment de ce que font les écologistes et ce que font les communistes.

Mais s'ils ont le sentiment que le pour pour LFI veut la présidentielle parce que des législatives, ils ont beaucoup beaucoup à perdre à les législatives. Et en revanche, la présidentielle Mélenchon considère d'abord que c'est son dernier grand combat, il a le droit de le livrer et deuxièmement que son talent par rapport à ceux des autres candidats éventuels de la gauche lui permettra de les surclasser. En revanche, pour des législatives, la France insoumise, tous les sondages, la France insoumise isolée, c'est à peu près 10 % des suffrages exprimés comme d'ailleurs aux européennes.

Et en revanche, une entente socialiste écologiste avec l'effondrement des macronistes peut espérer être entre 15 et 20 %, c'est-à-dire nettement en tête de la gauche pour qualifier au second tour. Parce que il faut bien voir que avec l'effondrement du bloc central et les républicains qui ne sont pas non plus en retour d'en grâce massif, vous pouvez avoir des seconds tours où c'est le candidat de la gauche réformiste social-démocrate qui affronterait un rassemblement national. Bref, tout ce mondelà est en train de gamberger, ce qui facilite pas la tâche d'aller vers un gouvernement qui puisse tenir le coût.

Et donc je trouve que la la déstabilisation alors il y a le fait que le système est bloqué et en plus il est extrêmement difficile qu'il retrouve une stabilisation. Jérôme, avec tout le respect que je vous dois, vous avez une certaine expérience de la vie politique pas de la vie politique française et vous semblez ce soir euh alarmé. presque inquiet devant ce que vous nommez euh le blocage, le risque de la fuite en avant.

Est-ce que vous le confirmez ? Oui, c'est enfin chacun peut juger et chacun peut avoir son opinion, mais un système bloqué ça n'est ce que la promesse de la 5e République dans les institutions et la vie politique française, hein. Le général de Gaulle, il avait bâti ses institutions pour que le vote des Français aboutisse à des gouvernements qui d'une part assurent une stabilité politique et soient capable de traiter les problèmes du pays.

Nous sommes dans une situation d'instabilité politique absolue et d'incapacité de traiter les problèmes du pays qui sont renvoyés. C'est le sens du discours de François Beou. Sauf qu'étant lui-même le Premier ministre, en principe, il était en charge de régler les problèmes du pays et pas seulement de nous décrire le fait que le pays avait d'énormes problèmes.

C'est là où il y a un léger décalage. Et la fuite en avance, c'est que nous avons toujours à peu près 60 % des Français qui en aucun cas ne souhaitent que le Rassemblement national Marine Le Pen et Jordan Bardella arrivent au pouvoir. Or, nous avons une situation où il n'est pas du tout exclu que une dissolution puisse d'abord créer une assemblée encore plus ingérable que celle-ci, ce qui aboutira à une démission forcée du président de la République.

Je rappelais, sans passer quand même par les trois glorieuses de 1830, mais au moins la démission forcée, c'est-à-dire qu'à ce moment-là, il y a plus de solution possible. une deuxème dissolution coûte sa place au président et euh donc la la politique, la France insoumise et le Rassemblement national joue ce jeu-là. Et ce qui me fait penser que c'est le phénomène nouveau, c'est que le Parti socialiste d'un côté et les républicains de l'autre euh dont il faut pour assurer un front de stabilité politique, il faut que vous ayez d'abord le bloc central qui gouverne seul euh avec ses 15 % aujourd'hui et ayant vu les macronistes depuis 8 ans comme ça, il y a besoin d'autres qui les rejoignent, c'est de plus en plus difficile.

Et d'autre part, si vous avez un contrat de gouvernement négocié par Retaillot avec le bloc central pour aller dans le régalien et l'économie, les socialistes la censure me paraît peut-être pas dans les 8 jours ou les 15 jours, mais très probable assez rapidement et et inversement et inversement si c'est une personnalité socialiste comme Olivier Fort l'exprimait encore ces derniers jours, vous dites si le plan d'économie budget budgétaire est revue à ce point que la masse d'impôts dépense soit plus importante que la masse d'économie. À ce moment-là, elle les républicains ne peuvent pas accepter qu'il y a un premier ministre de gauche, enfin estampillé clairement de gauche et encore moins socialiste à Matignon. Donc ça s'est durci. vos questions, vos réflexions peut-être sur l'ampleur de ce vote qui selon Jérôme change un peu la donne de cette crise politique et euh l'accentu lui donne encore plus d'ampleur.

Oui, parce que c'est vraiment la démonstration de la faiblesse du bloc central et du coup d'Emmanuel Macron évidemment de ce sur quoi il pourrait s'appuyer. Mais ce qui me semble aussi, c'est la principale victime de cette crise politique, c'est quand même le budget et l'idée de faire des économies ou de se retrouver une trajectoire relativement raisonnable. Parce que dans le meilleur des cas, ce que vous appelez la fuite en avant, euh c'est-à-dire qu'il y a un premier ministre qui arrive à trouver un accord avec un pact de non censure et cetera, quoi qu'il en soit, le budget, il sera les les le la réduction de l'augmentation des dépenses sera divisée par de peut-être.

Et donc ça, quoi qu'il arrive, me semble-t-il, on aura de ce point de vue-là une mauvaise image à tout prix, non ? Alors là, c'est à François qu'on s'adresse. Je honnêtement, je je le crains.

Cela dit, c'était dans les cours depuis la dissolution. La dissolution interdisait l'ajustement budgétaire. La seule façon de le faire c été d'associer les LR d'avant et le bloc central d'avant la dissolution et puis de passer entre les gouttes pour des raisons qui tiennent, je ne sais pas, la psychologie du président, que sais-je, l'inifficacité des tractations de l'époque, ça n'a pas été fait.

Le coup est tiré et de ce point de vue je pense que le prochain n'arrivera pas davantage à le faire. J'aurais une question pour Jérôme au fond cette fragmentation, cette tripartite tripartit. Est-ce que vous y voyez quelque chose de structurel ou bien c'est-à-dire la disparition du fait majoritaire avec laquelle nous allons devoir composer alors que comme vous le disiez, on a des institutions qui en principe doivent au moins le traduire ou bien est-ce que c'est un phénomène conjoncturel ?

Pour préciser ma question, on a entendu le président nous dire il faut s'habituer aux coalisations sur et cetera. Au même moment, Trump était élu avec une majorité franche, Kir Starmer avec une majorité qui n'avait pas été obtenue depuis 200 ans en Grande-Bretagne. En Grande-Bretagne.

Donc on se dit est-ce que ça n'est pas conjoncturel mais j'aurais aimé connaître votre avis. Évidemment, c'est le point d'interrogation. Il y a deux façons de deux fonctionnements de système politique possibles.

Vous avez la confiance, c'est le système de la 5e République du général de Gaulle. C'est-à-dire que le pouvoir bénéficie de la confiance des Français et à ce moment-là, il peut agir, il peut faire des choses. Ça a bien fonctionné longtemps et ça cré et l'autre modèle c'est le compromis.

Vous avez des forces antagonistes mais qui trouvent des terrains d'entente. Euh et là la question là pairou, il avait deux obsessions, hein. La dette, la dette, la dette comme on disait le poumon, le poumon le poumon et la proportionnelle.

Mon étonnement, c'est qu'il n'ait pas fait passer la proportionnelle dans les quelques mois où il était à l'assemblée à poste de premier ministre. Qu'est-ce que ça aurait changé ? Il a réussi l'exploit de faire passer la réforme de ce mode de scrutin à Paris, Lyon et Marseille lors de sa conférence de presse.

D'ailleurs, il s'en est venté. Il aurait pu soumettre la proportionnelle parce que la proportionnelle alors elle conduit normalement au compromis parce que vous avez à ce moment-là. Alors le problème c'est que les alliances se font après le vote et pas avant le vote.

Mais dans l'état où est notre système politique, ce serait déjà pas mal qu'on ait des systèmes d'entente. Mais l'inconvénient de la proportionnelle et c'est ça qui nous sépare des autres pays européens, c'est que nous sommes avec un système présidentiel extrêmement fort et une obsession présidentielle des leaders politiques qui pensent que c'est par la présidentielle que se conquière le pouvoir et jusqu'à une date récente par exemple, je ne sais pas où il en est. Et ce sera intéressant si vous avez l'occasion de l'interroger sur LCI un jour ou l'autre.

Édouard Philippe était convaincu qu'en cas d'élection en 2027 à la présidence de la République, le président élu aurait sa majorité absolue. paradoxe inoui de la période d'aujourd'hui, c'est que c'est aujourd'hui le Rassemblement national et Marine Le Pen qui rétablirait le plus la stabilité politique, ce qui est un argument incroyable pour eux puisque nous considérions jusqu'à présent que un des éléments qui jouaient contre le RN Marine Le Pen et Bardella, c'était des facteurs d'instabilité sociale, politique, de tension dans la société. Mais ils peuvent dire Marine Le Pen, élu présidente, si par hypothèse elle peut se présenter, euh peut avoir une majorité absolue dans une dissolution qui suivrait son élection parce que elle a à la fois une base populaire extrêmement puissante et la légitimité à ce moment-là de l'élection acquise comme les comme les cas précédents.

Nous avons eu ça Mitteran Chirak, Sarkozi, Hollande avait Macron en 2017, ça avait marché systématiquement au point presque quand 2022 Macron considérait que c'était une règle écrite, qu' avait pas besoin de faire campagne, que ça s'était toujours passé comme ça. Et là, ça marcherait pas forcément avec un Édouard Philippe élu président de la République. C'est ça la fragmentation de toutes les autres forces fait que le bloc le bloc aujourd'hui il est du côté du RN qui va jouer son argument ça va être mais rétablissons un système politique stable organisé et qui fait qu'on peut prendre des décisions dans notre pays et on voit alors maintenant si dissolution il doit y avoir le problème du président et de son et de ses troupes si tentez qu'on puisse encore parler des troupes du président une dissolution ça se prépare exactement le contraire de ce qui a a été fait le 9 juin 2024.

Une dissolution, ça se prépare. Ce qu'on peut reprocher à Bairou, c'est que c'est sur le vote de confiance qu'il se fait renverser. Normalement, Baou aurait dû aller à une négociation avec les forces politiques sur le budget cher à route.

Voilà, les efforts qu'il faut faire et cetera, vous les acceptez pas, vous les acceptez. Je suis prêt à telle concession, je suis pas prêt à telle concession, mais il faut arriver à un résultat et cetera. Et puis à la fin, si les partis votent la censure, vous pouvez prendre à témoin le pays en disant "Il y a des efforts à faire, les partis politique l'en empêche, ils censurent le gouvernement, je demande au pays de trancher." C'est ça le principe de la censure.

C'est 1962, l'Assemblée renverse George Pompidou. Il y a c'est juste avant référendum, le général de Gaulle dissout l'assemblée en prenant le pays à témoin. Dès lors et en 68, ça s'est un peu passé de la même façon.

Donc on est dans une situation or là dans ce cas-là avec le vote de confiance, c'est Baou qui est responsable de sa chute. C'est pas les partis, c'est pas l'assemblée. C'est ça l'erreur historique que fait Bairou dans cette affaire à son profit personnel en faisant un grand discours, un beau discours, un discours fort, mais c'est une faute d'utiliser le vote de confiance alors que c'est la censure qui permet de faire que deuxième chose, il faut réorganiser ce bloc central.

Il faut réunifier ce bloc central. Il faut qu'il ait des leaders. Il faut qu'il ait des thèmes.

Pas seulement. On va vous en faire baver les Français si vous si vous c'est impossible. Il y a une présidentielle dans 2 ans.

On peut pas réunifier un bloc dans lequel il y a c ou six candidats à la présidentielle. En fait, c'est le régime, c'est notre régime de la 5e République qui empêche que on ait aussi et les compromis et c'est c'est là comment vous voulez permet plus la confiance. Mais bien sûr, parce que en fait on a on a là, qu'est-ce qui se passe ?

La prochaine étape pour toutes les personnalités qu'on peut citer qui devraient s'asseoir autour d'une table, c'est 2027 ou c'est la présidentielle si elle est anticipée. C'est exactement Hervé Géraldine sur ce score encore une fois plus important peut-être que ce qu'on imaginait contre François Bairou. 364 voix contre, 194 voix pour ça va presque du simple au double. et sur euh Jérôme qui nous dit ce soir blocage blocage et on ne voit pas comment un nouveau premier ministre pourrait s'assurer d'une majorité même très relative euh vos commentaires ou vos questions.

Alors le le blocage préexistait euh on le sait Michel Barnier en est mort entre guillemets au sens politique du terme bien sûr. Euh il va bientôt être député hein quand voilà ce qui prouve qu'on n'est jamais tout à fait mort dans la vie politique. Le l'arithmétique de l'Assemblée nationale n'a pas changé.

Euh elle produit euh cette situation de blocage, cette situation d'impasse. Toute personne qui s'est retrouvée en voiture ou à bicyclette dans une impasse, c'est que si on fait la fuite en avant, comme le disait Jérôme, on finit dans le mur. Euh donc quand on est dans une impasse, on peut soit s'immobiliser.

J'ai peur que ce soit ce qui va se produire maintenant quant à la situation budgétaire. On va chercher une situation, enfin une solution qui ressemble à une immobilisation du pays. On va essayer de négocier des petits bout contre des petits bouts, ne fâcher personne.

Voilà, ne fâcher personne pour obtenir la non censure des uns et des autres et essayer de faire passer un budget. J'ai presque envie de dire qu'importe ce qu'il contient parce qu'il faut un budget et sinon il faudrait quand on est dans une impasse, j'y reviens, il faudrait reculer. Pour l'instant, le président de la République n'a pas du tout l'air décidé à reculer.

Mais si on fait le bilan de cette longue séquence au fond, moi ce que je trouve un peu paradoxal, c'est que ce qui était le calcul et le pari d'Emmanuel Macron en 2017, c'était le ce qu'on a appelé le en même temps, c'est-à-dire réunir une mouvance centrale avec les raisonnables des deux bords qui pourrai constituer une alliance propre à élaborer une politique qui apporterait la solution aux problèmes principaux du pays. Aujourd'hui, cette question est toujours posée. On la voit se poser à l'Assemblée nationale, mais Jérôme pointe à juste titre que le facteur clé qui a changé, c'est l'effondrement du bloc central autour duquel était censé s'agréger les raisonnables de gauche et les raisonnables de droite.

à Forceie, dans le calendrier que Poinz route, c'est-à-dire avec l'arrivée imminente de la période pré-présidentielle puis de la campagne elle-même, plus personne n'a envie de s'allier avec un bloc central qui diminue comme de chagrin parce que sinon les échéances suivantes sont perdues d'avance. Et donc cette situation de blocage, je trouve que à la fois elle donne raison au paris politique, à la lecture politique d'Emmanuel Macron en 2017, mais elle débouche pour lui et pour François Bairou sur un échec politique particulièrement rude qui ne donne pas beaucoup de solutions pour la suite. Information attendue, le vote du groupe LR. rappelons, 49 députés ont voté pour la confiance à François Bairou, 27 euh donc d'une certaine manière selon la consigne de Bruno Retaillot, enfin la consigne, le mot pas tout à fait le bon euh contre 13 voix contre 9 abstentions. 27 pour 13 contre 9 abstentions du côté de de LR.

Donc c'est vous qui disiez le groupe LR aujourd'hui d'une certaine manière n'a plus d'unité. comme au moment de la réforme des retraites, c'est confirmé euh avec ce vote n'apporte pas leur confiance à un gouvernement dans lequel siège leur propre président avec le rang de ministre d'État. Je ne sais pas si Jérôme a vu une situation équivalente, mais moi ça ne me dit rien.

Disons que il y a quand même un conflit Vier Retaillot qui explose. Laurent Vaquier avait donné la liberté de vote à ses députés hier. Je suis votre chef donc je vous su ce qui était tout en disant que lui-même votait la confiance.

C'était quand même le clou absolu euh de la position politique. Et là, je trouve qu'effectivement c'est un signal extrêmement difficile. Laurent Vquet n'a pas fait que ça, hein.

Euh il a sur LCI hier euh dans l'émission d'Élisabeth Martichou, il a annoncé euh qu'il souhaitait qu'il y ait un rassemblement des droits pour désigner le candidat à la présidentielle allant de Gérald Armanin à Sarah Knafo. Sarfo, c'est pour ne pas citer Éric Zémour lui-même, hein, puisque ce sont les codirigeants de Reconquête. Donc, on est dans une situation où il englobe en fait jusqu'à l'extrême droite car Reconquête est quand même à la droite du Rassemblement national.

Il a pas dit s'il intégrait le Rassemblement national dans il il ne l'inclut toujours pas dès lors que le Rassemblement national ne révise pas son programme économique. Mais en fait, il nous dit en gros allons de la droite à l'extrême droite pour désigner le candidat et d'une certaine façon il y a du coup deux lignes politiques qui existent maintenant au sein des républicains. Ça dépasse de beaucoup un affrontement personnel entre Vokier et Rota.

V qui regarde avec une partie de ces troupes vers le RN très clairement et l'hypothèse d'un RN qui gagnerait ou qui aurait une majorité relative car en cas de dissolution un RN qui reviendrait avec 230 ou 240 députés c'est à peu près l'évaluation qu'on peut faire aujourd'hui. 230 ou 240 députés les LR renforcés après des législatives pèse d'un poids extraordinaire dans l'assemblée qui va venir. Et Bruno Retaillot, il est sur un autre schéma lui.

Il est sur le schéma où c'est avec le bloc central qu'il est parti. Il faut récupérer l'électorat qui votait Macron et fermer la voix au RN qui est son adversaire. Donc ce le vote que vous venez de dire 27 pour chez les LR 13 comptes 9 abstentions, il nous dit ça, il nous dit division profonde chez les Républicains.

Et vous voyez bien que s'il faut s'entendre parce que le problème de Macron, c'est un front de stabilité politique à installer. C'est-à-dire au fond, ceux qui ne veulent ni dissolution ni de sa démission sont ses amis. Il les aiment.

Euh il souhaiterait qu'il puisse s'entendre. Il est prêt à distribuer les portefeuilles si on veut. Il y a pas de problème là-dessus.

Et y compris donc le Parti socialiste. Oui. À la limite, le parti socialiste ne veut pas rentrer dans un gouvernement avec les macronismes n'est pas fou le Parti socialiste.

Alors là, pour le procès que ferait les filles, ce serait sans limite. Mais en tout cas, Macron, c'est ses amis ceux qui veulent ni sa démission ni la dissolution. Le problème c'est que chez LR le jeu que mène leur Vquier rend les choses très difficiles et du coup le pacte de gouvernement que propose Bruno Rotaillot me paraît avoir rendu beaucoup plus difficile la constitution du prochain gouvernement, beaucoup plus difficile le fait d'arriver à la non censure des socialistes à terme si on met la baisse de l'aide médicale d'État parce que c'est ça qu'ils veulent et Retaillons en tête c'est le thème Retaillot.

Donc il y a dans ce vote, dans ces indications, dans ces 364 voix contre, c'est quelque chose qui pèse plus lourd que ce qu'on attendait. Bon, réaction de Gabriel Atal, Emmanuel Macron doit désigner un négociateur, sous-entendu, un négociateur pour sonder les uns et les autres et tenter à partir de l'équation budgétaire de donner sa satisfaction à chacun et de trouver une majorité qui a défaut d'être stable. pourrait en tout cas durer quelques mois.

On en est là. On en est là. Désigner un négociateur 4e République 4e République grandeur nature.

Tous ceux qui se sont penchés sur l'histoire de la 4e République, c'est ce qu'on appelait le tour de piste où un président pr un président du conseil pressenti faisait le tour des différentes forces politiques. Et dans le propos de Gabriel Atal, c'est aussi la claque pour Emmanuel Macron accessoirement. C'est pas lui le négociateur Emmanuel Macron.

C'est pas lui. Or, l'article 5 de la Constitution de la 5e République, il est absolument décisif, c'est que le c'est le président qui par son arbitrage, dit l'article 5 assure le bon fonctionnement des institutions. C'est ça, c'est ça qui est perdu aujourd'hui.

Est perdu dans le fonctionnement du système politique est perdu pour Emmanuel Macron, il n'assure pas l'arbitrage. Et donc Gabriel Atal lui dit "Bon ben passez la main en gros parce que vous vous n'y arriverez pas. Vous êtes trop répulsif pour y arriver.

Donc vous voyez la bagarre interne du bloc central macroniste sur Emmanuel Macron lui-même. Je trouve que la soirée est intéressante. Alors le le texte plus long de Gabriel Atal, pardon et je vous donne la parole ensuite Géraldine.

Je propose que le président de la République désigne un négociateur en actant dès le départ qu'il ne sera pas premier ministre. Il sera chargé le négociateur de réunir les forces politiques représentées à l'Assemblée pour bâtir un accord d'intérêt général et ensuite nommer un premier ministre qui sera le garant de cet accord. Mais je vous livre entre-temps la le commentaire de de l'Élysée.

Emmanuel Macron nommera un premier ministre dans les tout prochains jours. Bon vous me direz les tous prochains jours. Ça rappelle Fernand Renault dans un cer un certain temps, je crois.

Donc c'est vrai que ça peut vouloir dire tout et non pas son contraire mais enfin ça peut vouloir dire 3 jours, ça peut vouloir dire 15 jours peut-être. Euh Géraldine, pour vous les principaux enseignements, la situation de ce soir, vous entendez bien que euh dans les jours qui précédait ce vote, chacun avait en tête l'idée que peut-être quelqu'un d'autre qui dans l'art de l'exécution ne serait pas François Baïou, parviendrait en négociant en amont avec les uns et les autres à dégager une forme d'abstention, en tout cas de non censure des uns et des autres pour bâtir un budget. Euh là, avec l'ampleur de ce vote, c'est vrai que cette intuition est peut-être un peu ébranlée.

Est-ce que c'est votre cas ? Oui, effectivement, parce que je pense que François Baou a précipité la chute. Euh on aurait pu penser euh qu'il y avait un moment de déplaisir et qu'on reviendrait à une position raisonnable dont dont vous parliez.

Là, avec l'ampleur de la gifle et la radicalité des discours qu'on a entendu à l'Assemblée nationale, je vois difficilement qu'on va comment on va parvenir à un accord. Et ce qui est intéressant par contre, c'est qu'on voit que finalement on atteint les limites les limites extrêmes de ce de ce en même temps de ce bloc central qui n'a jamais en réalité existé que dans certains esprits. Il n'existe pas dans dans le pays.

Ce n'est pas une réalité. Et là, quand on dit "On va réunir un accord et faire un accord sur le budget, euh bah là vous avez des Français qui disent "Mais attendez, c'est pas qu'un budget euh une nation et un pays. Comment voulez-vous que on crée un bloc central avec des parties qui peuvent effectivement s'entendre sur des petites bidouilles budgétaires mais qui ne sont pas d'accord sur sur l'immigration, sur la sécurité, sur les valeurs profondes du pays, sur la valeur du travail, sur des sujets sociétaux comme sur la la fin de vie.

Ça il on on n' pas de politique avec ça et c'est ce qu'on voit finalement euh de depuis euh des mois sinon des années. On n'arrive pas à faire dans ce pays de politique autre qu'une politique de continuation budgétaire. H et les et les Français n'en veulent plus.

Ils veulent d'autres choses. Ils le disent, ils le disent, ils le disent. Euh c'est pour ça que je me demande monsieur Jaffre, est-ce que est-ce qu'on pourrait éviter une dissolution pour arriver à à une majorité qui fasse qu'on avance aussi sur des dossiers qui sont prioritaires pour le les Français ?

Jérôme, euh le tableau que dresse Géraldine Vesner, euh le verre est dans le fruit, c'est que la présidentielle depuis euh 8 ans ne fonctionne pas comme la présidentielle classique de la 5e République. C'est le votre rejet au second tour qui comporte une dimension essentielle. Quand vous choisissiez entre le général de Gaulle et François Mitteran et ça restait comme ça à part Chirc Le Pen en 2002, c'est resté comme ça jusqu'en 2012.

Sarkozy Hollande, vous choissiez deux politiques euh des coalitions, vous des programmes, c'était quelque chose et et un respect prodigieux du résultat électoral par les électeurs, hein. Giscar Bamiteran 50,8 % 49,2 en 1974 once de protestation sur ce résultat de personne. Voilà.

Mais ça c'était avant. Mais ça c'était avant et depuis 2017, nous avons la qualification de Marine Le Pen dans les seconds tours d'élection. Une partie de l'électorat du coup vote contre Marine Le Pen au second tour et pas du tout pour Emmanuel Macron qui lui empoche le résultat en 2017 comme si de rien n'était c'est parfait et élu pour la première fois avec un discours quand même entraînant puissant obtient une majorité absolue de renouvellement et d'hostilité au parti classiqu hein.

On dégage le Parti socialiste, on dégage les républicains en 2017, mais en 2022, le votrejet jet est encore existe encore. Et encore moins de soutien à Emmanuel Macron. Macron dit "Ce résultat m'oblige, on voit toujours pas à quoi." Il l'a obligé très franchement car il essaie d'avoir de nouveau une majorité absolue mais là il n'y parvient pas et le verre est dans le fruit à ce moment-là.

Vous avez un système qui ne fonctionne plus. Le problème tel que pose Géraldine, c'est si on doit aller à la dissolution. Je persiste à dire malgré route qu'une dissolution se prépare que c'est l'intérêt des candidats présidentiels du président du bloc central de ne pas laisser euh leur partis leur mouvement c'est être s écrasé dans des législatives parce que c'est ça qui se passerait hein pour 3e ou 4e dans les circonscription car il y a pas un électorat tellement structuré sociologiquement qui tient des circonscription donc paf il serait derrière et donc ce serait un un écrasement, il perdra une centaine de députés sans doute dans l'affaire.

Donc vous avez une situation, c'est l'intérêt de chaque présidential. Donc mais le problème c'est qu'Emmanuel Macron n'est plus un chef de troupe qui peut réunir tout le monde en disant c'est notre intérêt commun. Édouard Philippe, Gabriel Atal, Gérald Armanin euh le modè, on se demande du coup si François Bairou devrait faire campagne.

Je pense que c'est difficile quand même hein que Bairou vienne faire campagne parce que là les fourir Gabriel Atal, Édouard Philippe et puis et et Bruno Retaillot fra campagne ensemble. Il y aurait une entente des républicains républicains retaillistes au moins avec le bloc central. Mais Route me dit que je rêve mais pas du tout.

Je sais pas pourquoi vous dites ça. Au contraire, je suis assez d'accord sur le fait que le résultat de ce soir, comme le dit Géraldine, euh d'une certaine façon montre la difficulté qu' attend le prochain Premier ministre. Et donc la dissolution n'est pas impossible parce que le prochain la prochaine tentative d'Emmanuel Macron qui va être de concilier DLR qui sont donc un peu en roue libre et pour certains hostiles à l'alliance et des socialistes qui sont très durs va être encore plus difficile et donc peut-être qu'à un moment ça sera vraiment bloqué et qu'à ce moment-là il y aura peut-être la dision.

Je suis pas du tout contre mais rien ne nous garantit et Jérôme l'a esquissé tout à l'heure rien ne nous garantit que une dissolution apporterait elle-même la solution parce que nous ne sommes pas du tout sûr et les sondages à l'heure actuelle ne ne dressent pas cette perspective qu'un qu'un vote des Français dans des élections législatives prochaines apporterait cette fois une vraie majorité à un camp quel qu'il soit pas plus le rassemblement national qu'un autre disons que le Rassemblement national est mieux lotti dans les sondages à l'heure actuelle mais rien ne garantit que Marine Le Pen obtiendrait une majorité à l'Assemblée. Mais je vous repose la question. Dans l'esprit de tous, on a compris que François Bairou, tous les analyse politiques l'ont dit, avait fait le travail à l'envers d'une certaine manière et d'abord annoncer son plan puis dire je vais vous consulter sur le diagnostic.

Alors qu'il avait déjà annoncé son plan et puis lorsqu'il a pris l'initiative du 491 du vote de confiance, il n'avait consulté personne pendant l'été. Ils étaient en vacances et cetera. Est-ce qu'un Sébastien le cornu, je cite ce nom, on va peut-être voir la liste des premiers ministrables qui sont le plus cités ces dernières heures.

Est-ce qu'à Sébastien le cornu dont on dit d'une part qu'il a des bonnes relations avec le Rassemblement national même si idéologiquement il n'en est pas proche dont on dit aussi qu'il est relativement respecté par le Parti socialiste pour ses vertus de dialogue, est-ce que lui ne serait pas capable de tricoter une majorité même si elle était instable ? Oui. Euh l'autre difficulté, c'est qu'il va falloir lui trouver un remplaçant au ministère de la Défense qui n'est pas un petit ministère au moment où euh on est euh engagé dans dans c'est quand même quelque chose de compliqué.

Euh il peut euh je pense arriver à à présenter quelque chose qui ne sera évidemment pas le plan de de François Baou. Je pense qu'on peut dire adieu aux 44 milliards d'économie. Mais enfin si euh au jour férier qui n'était pas qui n'était déjà pas 44 milliards d'économie à peu près la moitié de l'économie.

C'est pas faux. Euh mais en fait là, il faut pas se leurer. On aura aucune mesure importante, on aura euh quelque chose qui qui satisface un peu euh Bruxelles, mais Bruxelles n'est pas très exigeante.

Elle elle sait très bien la situation dans laquelle se trouve se trouve le le pays. Euh et surtout qui permettent à chacun une posture qui leur permette d'aborder les prochaines phases, les prochaines G séances sans avoir perdu la face. Donc oui euh là on revient à un j'aime pas le dire mais là ça va être de la politique aérie, de la de la vraie popole.

Il faut de la tambouille, quelqu'un qui soit capable de le faire euh de façon à ce qu'on avance, qu'on soit pas totalement bloqué. Ça veut dire au minimum voter un budget et que chacun puisse se mettre en ordre de bataille. C'est pas souhaitable non plus d'avoir des parties affaiblis au moment où la campagne se prépare.

Elle va être fondamentale cette campagne de 2027. Donc, il faut pas non plus vouloir euh résoudre avant des problèmes qui ne trouveront le leur leur solution que dans ce débat national dont on a besoin et qui doit pas être altéré par des querelles préalables. Voilà.

Est-ce Oui, non, c'est Je partage votre sentiment, mais d'abord euh il est pas sûr que 27 soit résolutoire. Non. Non.

Deuxièmement, ça va être très long d'ici 2027, très long tel que vous le décrivez, politique aériée et cetera avec tous les risques d'explosion. Il est tout à fait possible qu'il y ait un choc extérieur. Je partage votre avis sur Bruxelles.

C'est pas cher Bruxelles, hein. On leur jette un quartier de viande un peu symbolique et puis ils vont se terire, ils voi bien que c'est le bazar et ils n'ont pas intérêt à ce que la France s'effondre. Mais il y a d'autres gens qui peuvent être plus nerveux, c'est justement les marchés financiers au pré.

C'est pour ça que je reparle de dissolution. Je vous donne quand même une information. ce qui s'est passé et que vous avez vécu en direct avec nous revit à ce point une importance particulière que la BBC, Sky News, la RAI et d'autres grandes télévisions européennes diffus en direct en direct le discours de François Bairou.

On n'est plus du tout dans la petite politique française. On est dans la deuxème économie, le deuxè pays d'Europe qui est dans une situation incertaine et qui inquiète toute l'Union européenne. Parce que pour pour vous dire enfin, il faut quand même lire ce qu'on disent les commentateurs à l'étranger.

Moi, j'ai gardé des pas mal de contacts notamment au aux États-Unis et pays anglo-saxons. Même les gens de gauche sont juste sidérés de l'état du débat. Enfin, on a l'habitude de railler François Bairou dans son discours de vérité.

Euh ouais, il a une phrase qui à mon avis fera date et restera dans l'histoire, c'est quand il a dit "Vous avez le pouvoir de faire tomber le gouvernement, vous n'avez pouvoir pas le pouvoir d'effacer le réel." Et nos voisins sont estomaqués de ce que le débat public aujourd'hui en France efface totalement le réel. On vit dans une 4e dimension et c'est aussi ce qui inquiète nos voisins parce que il y a le discours politique mais il y a aussi l'opinion qui soutient finalement c cette contestation qui a pas l'air non plus d'être tout à fait dans la réalité.

Abordons, si vous voulez ce qui va se passer dans les prochaines heures. On l'a dit, François Bairou réunit tous ses ministres ce soir mais il s'agit plus d'une réunion amicale. Minist ministres qui sont furieux hein.

Ils sont furieux. Furieux contre François Bairou et la façon dont il a géré euh la chute de son gouvernement. Euh donc j'aimerais être petite souris pour voir comment réellement ça se passe là.

Voilà. Donc il faudra que le buffet soit bien garni. Oui.

Voilà. Pour réconcilier tout le monde. Ça c'est ce soir à Matignon.

Demain matin, il se rend à l'Élysée pour présenter sa démission au président de la République. Qui nous a-t-il fait savoir ? Va nommer un premier ministre dans les tout prochains jours ?

Donc qu'est-ce qui va se passer ? Emmanuel Macron décroche son téléphone, il appelle les uns et les autres, les visages qu'on a vu s'afficher tout à l'heure qui sont les plus souvent cités. Catherine Vautrin, Géraldmanin, Sébastien Lecornu et peut-être à gauche Éric Lombard, Jean-Vedrian, on a dit qu'il n'en avait pas envie mais ça peut-être Bernard Casneuve même si il n'est pas aimé des socialistes ou peut-être Xavier Bertron ou Yel Brun Pivet, il les appelle et il leur dit "Quelle est quelle serait ta feuille de route si tu étais à Matignon pour tenter de garantir une majorité en tout cas d'éviter d'être renversé dans les tout prochains jours.

Déjà, le prochain premier ministre va arriver avec un travail préalable qu'a demandé François Baot à ses équipes ce matin qui sera fait donc pour demain matin. C'estàd que tous les pôles thématiques ont préparé les dossiers sur les urgences, les thèmes à traiter, ce qui a été fait et cetera. Il y a une volonté de fluidifier le travail pour que il y ait pas de perte de temps comme ça avait été le cas la dernière fois.

Et donc bon donc ça c'est un petit caillou de de sa part pour montrer la bonne volonté même si c'est lui qui a provoqué la chute du gouvernement ensuite. Oui. Moi je crois que il a enfin je sais pas j'ose espérer que le président a déjà choisi qu'il a déjà choisi.

Bah oui, enfin je veux dire qu'on sait ce qui va se passer voilà et que donc en fait là on en est et que même je vais aller plus loin et que même le futur premier ministre a déjà euh discuté et a déjà commencé justement à à présenter sa feuille de route au président pour le convaincre qu'il va arriver à trouver cet accord. Et encore une fois ce qui va se passer quand on parlait de Sébastien le Cornu, c'est le profil le moins urtiquant entre guillemets. D'une part effectivement il a d'assez bonnes relations avec le RN.

Voilà, il n'a pas de contentieux avec le PS et il est assez habile politiquement et puis il a la confiance totale de d'Emmanuel Macron. Après, c'est un peu trop l'homme d'Emmanuel Macron. Donc ça sera une des questions évidemment.

Mais moi, j'ai une petite question, c'est que c'est quand même l'homme qui demande 6 milliards et demi de plus dans le budget à la dernière minute. Euh, c'est prévu par la loi de programmation. Euh non, il augmente.

Ah non, pas du tout. C'est au-delà de la loi de programmation. 3 milliard cette année 3 milliard 3 milliards cette année 3 milliards et demi l'année prochaine mais le c'est c'est le double he c'est c'est c'est beaucoup plus non non et ça se fait et c'est normal hein c'est c'est la décision de de la France dans le cadre de la guerre avec l'Ukraine enfin pour l'Ukraine.

Donc il demande une augmentation du budget substantiel pour les deux prochaines années et il va se retrouver à négocier avec les socialistes pour baisser baisser les économies et enfin donc il y aura pas mal de contradictions. Vous voyez dans quel ordre est-ce que cela se passe ? C'est-à-dire est-ce qu'un président de la République nomme un premier ministre et lui dit "Charge à toi pour constituer ton gouvernement de négocier avec les uns et les autres et de t'assurer donc que tu ne seras pas renversé dans les dans les prochaines semaines ? ou bien est-ce que le nouveau premier ministre putatif doit d'abord faire la preuve, doit d'abord s'assurer que les uns et les autres qu'il ne sera pas tout de suite renversé ?

Dans quel ordre ça se passe ? Un peu des deux. En réalité, on est dans l'inédit de toute façon.

Donc la logique des institutions, c'est que le président appelle une personnalité, lui confie la responsabilité de de former une équipe gouvernementale, équipe qu'ensuite le Premier ministre vient soumettre au président de la République pour qu'il nomme le gouvernement. Ça c'est les purs de de notre système. Mais comme on est dans une situation d'extrême confusion et que ne l'oublions pas euh Emmanuel Macron vient de nommer coup sur coup deux euh premier ministres qui sont tombés assez rapidement.

Euh Michel Barnier dont on pensait qu'il avait une bonne équation politique et François Baou dont on pensait qu'il avait l'habileté nécessaire pour arriver à à tisser cette ce ce cette ébauche de majorité. Rien de tout ça n'a fonctionné. Donc quand on on loue les qualités qui sont réelles de Sébastien Lecornu, qualité de négociateur habile, sympathique, tout ça est bien sur le papier mais rien ne garantit qu'il ait de meilleurs résultats que François Baïou.

Donc logiquement, Emmanuel Macron, si je je suis ce que dit Route, doit avoir une idée en tête depuis quelques temps. Néanmoins, je pense qu'il aura eu intérêt à écouter attentivement ce qui s'est passé cet après-midi à l'Assemblée nationale parce que ça avait quand même du sens les propos des uns et des autres, aussi bien la division dont on a parlé chez les Républicains que la brutalité des propos tenus par le président du groupe socialiste. Tout ça, ça compte dans ce que lui va essayer de fabriquer et ensuite bah il va faire à nouveau un paris parce que il faut être honnête dans une situation telle que l'a décrite Jérôme tout à l'heure euh c'est forcément à Paris que va faire le président de la République à nouveau.

Il va choisir une personnalité en espérant que cette personnalité réussisse à constituer quelque chose. ce quelque chose étant vraiment le minimum de ce qu'on peut attendre, c'est-à-dire un accord de non censure sur le budget du Parti socialiste et peut-être même des Républicains aller savoir ça va être très difficile à trouver mais on va partir de très bas. N'attendons pas un budget très ambitieux ni des mesures de redressement spectaculaires.

Et s'il n'y arrive pas, si ce premier ministre à son tour n'arrive pas à faire voter un budget ou qu'il est renversé, est-ce que c'est la dernière chance l'Emmanuel Macron Jérôme ? Alors vous vous allez loin euh mais euh il n'a plus droit à l'erreur, disait François Hollande euh hier à la tribune. CL il est si nous regardons les précédents si nous regardons les précédents historiques.

Alors j'ai parlé de Charles 10 tout à l'heure, maintenant je passe à Mcmaon et Gambetta et à Miran. Mcmaon et Gambetta, c'est la l'affrontement de 1877 1879. Gambetta dit se soumettre ou se démettre.

Il dit ça au président de la République n'est pas encore MCMon mais qui qui a un droit de dissolution avec avis favorable du Sénat qui l'exerce qui perd la les élections législatives et qui finit par rendre les armes la formule de Mcmaon étant la dissolution ne peut pas être un système de gouvernement et en 1924 Mirand président de la République à ne pas confondre avec Mitteran Mirand lui a pris positionition alors que le président de la 3e République n'a pas intervenir dans la vie politique ouvertement publiquement a pris position dans la campagne électorale contre le cartel des gauches. Le cartel des gauches gagne les élections législatives et refuse d'entrer en contact avec le président de la République. Bah au bout d'un mois, MIrant démissionne.

C'est si vous censurez les premiers ministres successivement, vous faites partir le président. C'est la stratégie de la France insoumise. L'événement de cette fin d'été, c'est que le Rassemblement national s'est rallié à cette stratégie alors que jusque-là, il n'était pas sur cette position.

Il exigeait plein de contreparties pour ne pas faire renverser le gouvernement en particulier sur l'immigration, sur l'argent européen, sur plein de choses. Maintenant, il dit "On va voter les motions de censure. Il faut sortir, il faut aller le plus vite possible vers des élections parce que le RN pense que des élections, il en sortira vainqueur." Donc le cornu par exemple dont on dit qu'il est proche du qu'il a de bonnes relations avec le RN, c'est pas vraiment le problème.

Deuxème inconvénient de le cornueu, c'est la décale d'Emmanuel Macron politiquement pour les observateurs et très vite les Français. C'est quelqu'un de très très proche. L'intérêt logique du président Macron d'abord, c'est de il a pas intérêt à avoir comme premier ministre, me semble-t-il, mais avec Macron depuis le 9 juin 2024, je ne jure de rien parce que le soir de la dissolution d'un sa force politique faisant 14 % des voix, je jurais à l'antenne de LCI 5 minutes avant que ça n'était pas possible alors que Rout avait des informations disant "Ça va se faire, ça va le faire et c'est Route qui avait raison." bien sûr.

Et nous avions donc une situation où il faut pas et il faut garder l'air au gouvernement ça parce que si vous sinon le gouvernement est réduit juste à ce qui reste du bloc central, c'est-à-dire une sorte de moignon politique. Voilà ce que c'est devenu. Donc il faut essayer de garder l'air au gouvernement et il faut par ailleurs éviter que le Parti socialiste vote la censure.

Alors effectivement la priorité absolue pour les les Européens tout entiers et peut-être même pour les marché financier soit l'anglais c'est la stabilité politique de la France. C'est-à-dire faites 10 milliards d'économies mais assurez la stabilité politique et même vos 10 milliards vous les promettez si vous les faites pas on en reparlera et donc on verra plus tard. à ce pointl à ce point-là, c'est certain voulez le dans ce couple dont je parlais, euh le problème budgétaire en lui-même n'est pas un problème insurmontable et tout le monde le voit bien pour un pays grand comme la France qui le surcroit bénéficie d'une relative solidarité au moins politique de la zone euro.

Le problème c'est l'instabilité politique, c'est-à-dire le fait que le pays non seulement ne traite pas ses difficultés mais puisse les aggraver. À partir du moment où vous avez quelqu'un qui pourra donner le sentiment euh d'être en place pour une durée raisonnable, probablement les inquiétudes s'apaiseront. Hm hm.

Bon, donc je reviens aux jours qui viennent. Euh Emmanuel Macron dans une sorte de tentative de la dernière chance, si on vous a bien compris, dernière chance en tout cas avant une dissolution. Si si ceux qui nous regardent euh tentent de comprendre quelle est la la mécanique institutionnelle d'une certaine manière.

Emmanuel Macron tente de trouver un premier ministre qui s'assure de ne pas être renversé immédiatement et qui s'assure de trouver un budget qui est à ne faire que 10 milliards d'économie. Pour reprendre votre exemple, au lieu de 44. Encore une fois, quand on parle d'économie, le terme est un peu impropre de ralentissement de dépenses.

Il tente de trouver ce premier ministre. Si ce Premier ministre est renversé, Emmanuel Macron n'échappe pas à une 3è dissolution, 3e élection législative en 3 ans 2022, 2024 et dès lors 2025. Si ces législatives ne donne pas de majorité même relatives suffisantees, à ce moment-là, il n'a d'autre choix que de remettre son mandat.

Alors, il y a une autre hypothèse car c'est ça le charme de 24 heures Péjadas. On évoque toutes les hypothèses possibles. C'est euh le Rassemblement national aura vraisemblablement une majorité relative.

C'est de proposer au Rassemblement national le poste de premier ministre. Une partie de LR étant prêt à négocier avec le Rassemblement national après une dissolution. après une disruption et d'une certaine façon, ce serait à ce moment-là le Rassemblement national qui deviendrait le paratonaire d'Emmanuel Macron pour finir son mandat puisque les Français du coup se diraient il faut quand même mieux qu'Emmanuel Macron reste pour nous protéger des excès éventuels du Rassemblement national stratégie mitéran face à Chirak et c'est d'une certaine façon le drame de Macron de 2024 c'est cette assemblée fragmentée à ce point là sans aucune majorité dans un sens ou dans un autre.

Si le président devient un paratonaire, le président peut rester. Un grand merci Jérôme d'avoir été avec nous en cette journée importante. Un grand merci François Hervé, Géraldine et Rout et