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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 22 février 2022 41 minComplaisantFond programmatiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheEnvironnement & énergieOutre-mer

Fabien Roussel - Des candidats et des jeunes #Elysee2022

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:08FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre le droit de vote à 16 ans ?

  • 5:40RelanceRéponse directe

    Expliquez votre position sur le droit de vote à 16 ans.

  • 6:02FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre la gratuité des transports pour les moins de 25 ans ?

  • 6:15FerméeRéponse directe

    Êtes-vous pour ou contre une campagne de sensibilisation sur l'impact des écrans chez les plus jeunes ?

  • 7:26OuverteRéponse directe

    Qu'allez-vous mettre en place pour aider les étudiants précarisés par la crise sanitaire ?

  • 10:31OuverteRéponse directe

    Comment interprétez-vous le taux d'abstention record aux dernières élections régionales chez les 18-24 ans ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:03Fabien RousselPromesse
    « La première mesure que je mettrai en œuvre, et je le souhaite pour la rentrée de 2022, c'est de faire en sorte que vous toutes et vous tous, vous puissiez bénéficier d'un revenu étudiant à partir de 850€ par mois et pouvant monter jusqu'à 1000€ en fonction des situations d'hébergement. »
  • 3:45Fabien RousselPromesse
    « Et ensuite, il y a une autre mesure et je m'arrêterai là : c'est de faire en sorte que tous les enfants du primaire, du premier degré, du 2nd degré puissent véritablement faire tous leurs devoirs à l'école et plus à la maison. »
  • 8:57Fabien RousselFait
    « C'est indécent que dans notre pays, où il y a tant de richesses. qui coulent à flot dans les mains de quelques-uns, on ait une partie de notre jeunesse qui soit ainsi privée du minimum. »
  • 9:41Fabien RousselPromesse
    « CB : Il n'y aura pas de conditions pour l'obtenir, ce sera pour tout le monde ? Alors non, c'est ce que moi je propose. Ce que nous nous proposons, c'est que ce soit universel, c'est que tout étudiant ait accès à ce revenu, quel que soit le revenu de ses parents. »
  • 10:23Fabien RousselPromesse
    « La différence, c'est qu'avec moi, Bernard Arnault, l'impôt sur la fortune, il sera multiplié par 3. Alors, à choisir, je ne sais pas ce qu'il va préférer. »
  • 11:15Fabien RousselFait
    « Ce n'est surtout pas un désintérêt. Et c'es plutôt un rejet. Un manque de confiance, un sentiment d'inutilité. »
  • 15:13Fabien RousselFait
    « Un discours d'espoir positif. Nous sommes dans la décennie où tout est possible, ne disons pas c'est inéluctable, on va tous mourir parce qu'effectivement on va tous faire une dépression. »
  • 15:55Fabien RousselFait
    « Car les experts, le Giec, les scientifiques nous disent que nous sommes dans la décennie où tout est possible. »
  • 18:11Fabien RousselFait
    « Le taux de chômage dans les pays d'outre-mer est, chez les jeunes, beaucoup plus élevé que dans l'Hexagone, où il est déjà élevé. C'est anormal. »
  • 24:32Fabien RousselPromesse
    « Mais il y a une autre proposition que je n'ai pas encore présentée, qui est celle de garantir à chaque jeune un statut social. »
  • 25:58Fabien RousselPromesse
    « Nous abrogerons Parcoursup, mais nous créerons des places dans l'enseignement supérieur permettant à chacune et chacun d'avoir accès à l'enseignement qu'ils souhaitent. »
  • 26:40Fabien RousselFait
    « Il y a seulement 1/3 de boursiers en France. Les conditions sont de plus en plus difficiles et beaucoup de ces boursiers sont au niveau 0, c'est à dire qu'ils n'ont le droit à rien, ils ont juste droit à l'inscription gratuite, mais c'est tout, ce n'est pas suffisant. »
  • 29:02Fabien RousselFait
    « Je regrette la disparition du service militaire qui permettait ce brassage. À une exception quand même : c'est qu'il n'y avait que des hommes. »
  • 31:59Fabien RousselPromesse
    « FR : je soutiens... enfin, vous posez une question, je dis oui. Il faut élargir l'accès aux étudiants étrangers au Crous, à nos universités et de pouvoir le faire gratuitement. »
  • 36:13Fabien RousselFait
    « Parce que j'ai aussi entendu ça, et donc il faut pouvoir garantir à chacun son épanouissement, quand même. Il y a donc beaucoup de monde, j'en suis certain, qui pourrait dire "mais moi, j'ai envie de faire ça comme métier." »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Il est grand temps d' accueillir le premier candidat à l'élection présidentielle de cette journée, le candidat pour le Parti communiste français Fabien Roussel.

0:20

Alors on vous présente les 14 jeunes, 14 jeunes. Voilà, je vous explique un peu les règles du jeu. Fabien Roussel, je vous explique les règles du jeu. 14 jeunes ils sont là, ils ont préparé des questions, en 45 minutes, ça veut donc dire que vous allez devoir répondre de manière Carine Claire, concise, efficace. Vous allez disposer pour commencer. de 2 min pour présenter votre mesure phare à destination de cette jeunesse. Mais avant cela, votre portrait, et il est signé Angèle. Bonjour à toutes et à tous. Je m'appelle Angèle et j'ai 22 ans. Bonjour à vous ,Monsieur Roussel. Vous êtes donc né à

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Béthune en 1969 dans une famille déjà bien engagée, avec des parents communistes. Donc tout naturellement dès votre plus jeune âge, à 16 ans, vous vous impliquez dans la vie politique en adhérant au mouvement des Jeunes Communistes de France. Après vos études, vous décidez de vous diriger vers le journalisme en ayant une une volonté de de dénoncer les injustices. C'est dans ce cadre-là que vous partez 2 ans au Vietnam en tant que journaliste reporter d'images.

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Vous décidez finalement de quitter le journalisme et de vous diriger vers la politique à partir de 1997, en devenant conseiller de Michelle Demessine, secrétaire d'État au tourisme dans le gouvernement de Lionel Jospin. En 2010, vous êtes élu représentant de la Fédération PCF du Nord et donc vous menez cette liste aux régionales en 2015. Finalement, vous êtes devenu Secrétaire National du PCF en 2018 et vous êtes donc aujourd'hui actuellement candidat à l'élection présidentielle 2022. Merci Angèle, merci.

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J'ai une toute petite modification, si vous permettez donc pour être bien sûr, juste c'est que quand je suis au Vietnam pendant 2 ans, c'était pour vivre avec mon père, j'étais adolescent. Et il était lui-même journaliste là-bas, et il a été journaliste 10 ans comme correspondant permanent, et j'ai passé 2 ans à vivre avec lui et j'avais 14 et 15 ans, je crois. C'est tout. C'est corrigé Fabien Roussel, vous avez 2 Min tout seul pour nous exprimer votre principale revendication, pas principale revendication, principale, MESURE pour la jeunesse. C'est eux qui ont des revendications, c'est pas vous. Donc re-bonjour à à toutes et à tous. Merci pour ce portrait et pour cette belle initiative. Dès que j'ai été investi par

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ma formation politique en mai dernier pour aller présenter notre projet pour la France "Les jours heureux" en mai dernier, j'ai fixé 2 priorités : l'emploi / le pouvoir d'achat et la jeunesse, car elle a été trop sacrifiée ces 15-20 dernières années et cette pandémie a mis une loupe vraiment sur les conditions de vie, d'études, sur une grande partie de notre jeunesse, En faire une grande cause nationale dans les 5 ans qui viennent. La première mesure que je mettrai en œuvre, et je le souhaite pour la rentrée de 2022, c'est de faire en sorte que vous toutes et vous tous,

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vous puissiez bénéficier d'un revenu étudiant à partir de 850€ par mois et pouvant monter jusqu'à 1000€ en fonction des situations d'hébergement, afin de garantir à chacune et chacun d'entre vous que vous puissiez faire des études sans être obligés de travailler à côté. C'est une mesure de justice et d'égalité, qui devrait vous permettre à toutes et à tous de pouvoir poursuivre des études dans l'enseignement supérieur. Et ensuite, il y a une autre mesure et je m'arrêterai là : c'est de faire en sorte que tous les enfants du primaire, du premier degré, du 2nd degré puissent véritablement faire tous leurs devoirs à l'école et plus à la maison.

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Ça aussi, c'est une mesure d'égalité parce qu'il y a trop d'inégalités en fonction de la situation des parents. Selon que les enfants ont un bureau, une chambre ou des parents qui peuvent payer des cours privés ou qui peuvent les accompagner dans leurs devoirs, et c'est une mesure que je souhaite mettre en place en allongeant le temps d'enseignement à l'école sans allonger le temps de travail des enseignants. Merci. Alors il vous reste 43 min. Vous avez 14 questions. Les 2 premières vont être extrêmement courtes et on vous demande, si vous voulez bien, de répondre par oui ou par non. Et puis ensuite ça sera des questions effectivement que vous aurez largement le temps de développer. D'accord, on peut dire "oui peut-être" ou "non mais" ? Même pas ? C'est parti !

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Bonjour Monsieur Roussel, donc c'est moi qui vais commencer. Je m'appelle Malo Houbre, je viens d'une petite ville qui s'appelle Neufchâteau et ma question c'est "êtes-vous pour ou contre le droit de vote à 16 ans ?" Contre. 2e question. Bonjour... J'aimerais bien pouvoir expliquer, j'aimerais vraiment pouvoir expliquer. Parce que là, ça fait raide quand même. Vous pouvez prendre 10 secondes, si vous voulez, pour expliquer, 10 secondes. Mais parce que, aujourd'hui, les 18-25 ans peuvent voter, le taux d'abstention est très élevé. Donc je ne pense pas que c'est ça qui fera plus participer les jeunes. Et abaisser l'âge du droit de vote à 16 ans, c'est mettre la

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majorité à 16 ans. Ça veut dire aussi, en termes de droit pénal et de justice, que les jeunes de 16 ans seront jugés comme des adultes. Et ça c'est un sujet.

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Karim : Bonjour, j'ai 19 ans et j'habite en Normandie et ma question est "êtes-vous pour ou contre la gratuité des transports pour les moins de 25 ans ?" Pour ! J'ai pas besoin d'expliquer. Allez, on continue, on enchaîne, Bonjour, je m'appelle Valentine, je suis neuropsychologue à Lyon pour le réseau Aloïs. Etes-vous pour ou contre une campagne de sensibilisation et de prévention de l'impact des écrans chez les plus jeunes ? 1000 fois oui. Oui, oui, oui, c'est important. Là, j'ai un peu plus de temps pour répondre ? Une minute. Oui, c'est déterminant parce qu'on voit donc l'impact du développement des

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écrans, des jeux vidéo, de la télévision avec des effets toxiques nocifs sur les enfants, dans plusieurs domaines. Nous demandons dans un débat qu'il y a eu au Sénat, à ce que, en-dessous de 6 ans, que les parents évitent que les enfants aient accès aux écrans, aux jeux vidéo le moins possible, enfin, quasiment pas. Et qu'au-deça ce soit un peu surveillé et surtout ce qui nous inquiète, c'est l'accès à la pornographie. Toutes ces vidéos, qui sont en accès libre aujourd'hui et qui - je ne prends que cet

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exemple-là - mais l'accès à la pornographie en accès libre, à n'importe quel âge et sans contrôle, c'est dévastateur pour une partie, enfin pour nos enfants, leur rapport à l'autre, à la sexualité, à l'amour. Et je pense que ça, c'est vraiment un sujet sur lequel on devrait se pencher profondément parce que, outre le trafic, la prostitution que ça veut dire derrière l'écran, mais c'est surtout un effet dévastateur pour tout le monde dans la sexualité, dans le rapport à l'autre. Re-bonjour, moi je m'appelle toujours Angèle. Alors Monsieur, ma question, c'est "qu'est-ce que vous pensez mettre en place pour aider les étudiants précarisés par la crise sanitaire ?"

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Alors, les étudiants, justement, qui ont été touchés par cette crise, ont été obligés, pour une part d'entre eux - et ceux qui étaient en Crous, en logement étudiant notamment et qui étaient coincés - de devoir faire appel à l'aide alimentaire pour pouvoir vivre, se nourrir. Ça a été terrible. J'ai participé à ces opérations de solidarité, j'en ai organisé en tant que député, en collectant et en allant distribuer. C'est là aussi où j'ai découvert la nécessité d'accéder à des produits d'hygiène, à des produits de propreté, c'est pas que l'alimentation, y compris des produits d'hygiène, pour les femmes

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notamment, sont chers et difficilement accessibles. Donc c'est indécent que dans notre pays, où il y a tant de richesses. qui coulent à flot dans les mains de quelques-uns, on ait une partie de notre jeunesse qui soit ainsi privée du minimum. C'est la raison pour laquelle je propose ce revenu étudiant et je suis content que l'ensemble des forces de gauche qui se présentent à l'élection présidentielle, le présente aussi.Et nous n'aurons pas de mal, si demain nous formons une majorité, à mettre en œuvre rapidement ce revenu étudiant, pour lequel on est à peu près d'accord sur le coût que ça représente, sur le montant qu'il faut allouer et ce sera une mesure de justice. Comme je l'ai dit de pouvoir garantir à tous un revenu

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d'autonomie et de vie digne. CB : Il n'y aura pas de conditions pour l'obtenir, ce sera pour tout le monde ? Alors non, c'est ce que moi je propose. Ce que nous nous proposons, c'est que ce soit universel, c'est que tout étudiant ait accès à ce revenu, quel que soit le revenu de ses parents. On le module entre 850 et 1000€ donc oui, le fils de Bernard Arnault, enfin, ses petits-enfants, auront droit au revenu étudiant. La différence, c'est qu'avec moi, Bernard Arnault, l'impôt sur la fortune, il sera multiplié par 3. Alors, à choisir, je ne sais pas ce qu'il va préférer. Mais pour moi, c'est une question de justice que même lui y ait droit, mais par contre il participera à la solidarité nationale avec l'ISF,

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la taxation des richesses...

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Bonjour, je m'appelle Marion, je viens de la Nièvre, ma question est "comment interprétez vous le taux d'abstention record aux dernières élections régionales, 87% pour les 18-24 ans ? Est-ce selon vous la traduction d'un désintéressement des jeunes pour la politique ou un rejet des formes actuelles de l'expression politique ?" Ce n'est surtout pas un désintérêt. Et c'es plutôt un rejet. Un manque de confiance, un sentiment d'inutilité. Dans l'entre-deux tours des élections régionales, j'ai réuni 20 jeunes. Et je ne leur ai pas parlé d'élection, je leur ai demandé ce

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qu'ils attendaient d'un responsable politique. Et là, j'ai eu des revendications, pas des revendications, des attentes, des ambitions énormes, belles, justes. La nourriture, le respect du vivant, le bien-être animal, l'envie d'être utile à la société, les questions environnementales, climatiques, la parité, l'égalité femmes hommes, les violences sexuelles... C'était d'une exigence forte, intense et je me retrouvais tellement là-dedans. Et puis à la fin, je leur ai dit : "qui a voté au premier tour ?" et là il y a 2 mains qui se sont levées. Et là j'ai dit "par contre il y a un problème, c'est que

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vous avez des exigences énormes, mais vous ne les exprimez pas". Et pourquoi ? Et effectivement ce que j'ai eu comme retours : "à quoi ça sert ?", "On va voter, ça ne sert à rien". CB : vous avez changé votre manière de présenter les choses ? Vous avez changé votre manière de faire de la politique ? Vous avez changé quelque chose ? FR : c'est un vrai sujet. Si on avait la baguette magique pour dire "vous irez voter", on le ferait. Mais je pense qu'il y a un devoir de la part des responsables politiques - donc je me le remets à moi - un devoir de présentation, d'explication, de sincérité dans la parole, d'engagement. Apprendre quels sont les

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liens que nous établissons pour que les engagements que nous prenons vis-à-vis de vous - mais pas qu'eux, vis-à-vis de chaque citoyen - soient des engagements fermes, que nous soyons tenus à les respecter. Comment on redonne confiance à la politique ? Thomas Snégaroff : Fabien Roussel, . on a aussi un engagement qu'on doit tenir, pardonnez-moi, il faut qu'on avance. FR : c'est un vrai sujet, mais c'est compliqué de pouvoir tenir le temps. Bonjour j'ai 25 ans, je m'appelle Leila et je viens de Toulouse et ma question est la suivante : "on peut constater une évolution du harcèlement scolaire et de ses conséquences sur les jeunes, surtout en lien avec le numérique. Quelles mesures concrètes allez-vous mettre en place pour lutter contre le harcèlement scolaire ? Allez-vous en faire

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une mesure prioritaire ?" FR : C'est une question hautement sensible et très importante pour l'avoir rencontrée dans ma circonscription auprès d'élèves, qui sont venus témoigner et raconter leur calvaire. Ce qu'il faut à mon sens, c'est remettre de l'humain dans l'école, de l'accompagnement, c'est-à-dire que tout ne doit pas reposer que sur les professeurs et les enseignants. Il nous faut avoir plus d'équipes d'encadrement dans le cadre de l'Education nationale, qui permette d'être à l'écoute, de protéger, de prendre en compte la parole, que ce soit des pédopsychiatres,

14:05

que ce soit des infirmières scolaires. Que ce soit des pions, les assistants qui sont là mais qui ne sont peut-être pas assez nombreux. En tout cas, il faut remettre de l'humain, des personnels formés à l'écoute et ensuite des mesures de protection dès que ces harcèlements sont reconnus, pour pouvoir protéger ceux qui les subissent.

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On enchaîne. Bonjour, je m'appelle Élise j'ai 25 ans, je suis psychologue environnementaliste et ma question aujourd'hui pour vous concernera les jeunes dont 60% souffriraient de solastalgie, c'est à dire d'anxiété face à la menace climatique. Et vous, Fabien Roussel, face à ces enjeux et et aux préoccupations des jeunes, quelles sont les mesures que vous proposez en termes d'enjeux climatiques,, pour rassurer ces jeunes ? C'est terrible ce que vous dites, parce que c'est un vrai sujet, de relever le défi climatique et d'éviter que la température dépasse

15:13

1,5 degré d'ici 2100. Et il faut tout faire pour pouvoir enrayer cette hausse inéluctable. Mais que des personnes en souffrent à ce point, c'est terrible et ça justifie le discours que je souhaite tenir. Un discours d'espoir positif. Nous sommes dans la décennie où tout est possible, ne disons pas c'est inéluctable, on va tous mourir parce qu'effectivement on va tous faire une dépression. La déprime nourrit la déprime, et donc moi je veux dire que l'espoir nourrit l'espoir, quand nous y mettons tous. En mettant tous les moyens, pour la sobriété énergétique, pour modifier nos modes de consommation, de production, de comportement,

15:55

nous arriverons tous ensemble à réduire cette hausse des températures et à tenir nos objectifs. Car les experts, le Giec, les scientifiques nous disent que nous sommes dans la décennie où tout est possible. Alors, unissons-nous et faisons vivre l'espoir plutôt que de dire on va tous mourir. Voilà. il faut avoir des propositions concrètes que là je ne peux développer puisque le temps est réduit. TS : vous défendez le nucléaire par exemple ? Sur le nucléaire, ça intéresse beaucoup la jeunesse par exemple. FR : si je ne dis que le nucléaire... ça ne peut pas être que ça. Modifier nos modes de production, réindustrialiser la France et avoir des usines décarbonées. Faire une France décarbonée en 2050 et

16:37

ne plus utiliser les énergies fossiles, c'est ce que l'on nous demande de faire. Nous priver du charbon, du kérosène, du pétrole et à terme du gaz, il faut le faire. Je suis pour, mais pour ça, il va falloir augmenter la part de production d'électricité et pour augmenter cette part, nous devrons nous appuyer sur des énergies renouvelables, qu'il faut augmenter et sur la production d'énergie nucléaire. Car sans cela, nous ne pourrons jamais faire rouler des véhicules électriques, des avions, décarbonés, des trains décarbonés, et chauffer tout le monde et faire tourner nos usines et produire en France ce que nous consommons en France. Donc c'est un véritable enjeu

17:18

énergétique de pouvoir produire ici. L'électricité décarbonée est pilotable, c'est-à-dire que quand on en a besoin, on appuie sur le bouton et on a l'électricité. Parce que le jour où il fera très froid et tout le monde branchera sa voiture électrique le soir parce que ce sera comme ça, si on n'a pas l'électricité envoyée à ce moment-là et qu'on ne compte que sur les éoliennes, c'est le black-out. On ne s'en sortira pas. Merci beaucoup, on avance.

17:46

Bonjour Fabien Roussel. Neema, 25 ans, ultra engagée dans la vie associative. Aujourd'hui, ma question est "selon vous, faudrait-il diversifier l'offre de formation en outre-mer ou améliorer l'intégration des étudiants ultramarins en Hexagone ?" FR : Alors,

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le taux de chômage dans les pays d'outre-mer est, chez les jeunes, beaucoup plus élevé que dans l'Hexagone, où il est déjà élevé. C'est anormal. C'est anormal, et ceux que j'ai rencontrés m'ont dit souffrir de la concurrence déloyale de ceux qui viennent de l'Hexagone, de métropole et qui viennent prendre les emplois que, eux, pourraient occuper sur place. Donc il faut développer la formation. Elle est importante, mais pouvoir permettre dans les critères d'attribution des emplois, d'essayer de prioriser les emplois des jeunes qui sont sur place,

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pour pouvoir faire en sorte desortir de ce fléau du chômage. Et donc on a un accord à passer avec les entreprises du privé, comme du public, pour faire en sorte de favoriser d'abord, de faire en sorte de permettre à tous les jeunes qui ont envie de travailler sur place, de vivre sur place auprès de leur famille, de pouvoir le faire. C'est un engagement que nous devons prendre. Il n'y a pas de fatalité à ce que le chômage soit plus élevé dans les pays d'outre-mer que ici, dans l'Hexagone.

19:28

Bonjour Monsieur Roussel, je m'appelle César, j'ai 20 ans et je suis étudiant à Paris et ma question est la suivante : "face aux informations qui s'offrent à elle et notamment face aux fake news, que proposez-vous pour aider la jeunesse à forger son esprit critique ?" Bah simplement, je dirais que face aux fake news qui se développent, je ferai plutôt confiance, peut-être que je me trompe, à la presse, qui est pluraliste, qui est diverse. CB : vous avez raison, vous pouvez compter sur nous. FR : moi-même, je lis à chaque fois. Il y a de plus en plus de rubriques dans les journaux papier, comme dans les médias audiovisuels, qui démontent, détricotent... etc Parfois, on n'est pas tout à fait d'accord

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sur l'analyse, mais je suis pour développer l'esprit critique. Et donc qu'il y ait d'accord / pas d'accord, c'est info, c'est vrai, et cetera. Je me méfie des réseaux sociaux. Je me méfie des réseaux sociaux parce que derrière les réseaux sociaux, il y a des algorithmes et les algorithmes vous nourrissent de ce que vous aimez. Et donc, ils vont alimenter les théories que vous aimez. Liker, ça c'est dangereux. Tandis qu'un journal que l'on feuillette et où on découvre les infos, tandis qu'un journal radio ou télévisé, dans lequel les informations tombent et sans algorithme derrière, je fais beaucoup plus confiance. TS : vous savez que les jeunes,

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les jeunes qui sont là, ils s'informent d'abord sur les réseaux sociaux. Comment vous allez les ramener vers la presse écrite et vers la presse audiovisuelle ? FR : c'est pour ça que je dis ça. Et donc j'informe. Je dis : lisez la presse, lisez L'Humanité, lisez Le Figaro, lisez Les Echos, écoutez France Inter et France Info ! Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il faut s'informer, et ce que vous faites aujourd'hui est remarquable. Allons chercher les informations auprès de journalistes qui - j'en suis, donc moi je respecte ce travail-là, après on a des désaccords, on n'a pas les mêmes contenus dans Le Figaro que dans L'Humanité, mais c'est le pluralisme de la presse, c'est d'une richesse Incroyable d'y avoir accès et on n'a pas ça dans tous les pays, c'est la démocratie.

21:40

Les réseaux sociaux, en revanche, pour moi, sont inquiétants et je regrette que ce soit ça. Après, il y a des médias sur les réseaux sociaux qui font très bien leur boulot de décryptage, d'information et dans lesquels d'ailleurs, je me rends pour présenter mon programme. Et je sais que beaucoup vont s'informer là-dessus plutôt que de s'abonner. Et donc, il faut faire attention. C'est pour ça que j'ai un petit peu modéré : dans les réseaux sociaux, il y a les réseaux où on... je ne peux pas donner les noms, je n'ai pas envie de leur faire de pub, mais il y a ces fameux algorithmes qui nous nourrissent de ce que l'on aime. Et il y a des vrais médias d'information sur les réseaux sociaux aussi. CB : Dernière question quand même : "est-ce que l'école doit jouer son rôle dans

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l'apprentissage à l'esprit critique ?" FR : L'école a un rôle énorme à jouer pour éveiller l'esprit critique, et même pour participer à la vie politique. J'ai été invité en tant que candidat à des débats, je pense à Cours Bastide à Marseille, où ils invitent tous les candidats, les élèves ont épluché les programmes de chacun. C'est merveilleux. Mais des professeurs m'ont raconté que, avant, au lycée, à la veille d'une élection législative, à la veille d'une élection cantonale - un canton, on ne sait même plus ce que c'est qu'un canton - eh bien dans l'école, le lycée, le professeur d'histoire géo organisait une élection : qui veut être le conseiller

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général ? Le conseiller départemental, le député ? Quel est votre programme ? Et donc il éveillait l'esprit critique et du coup, les jeunes s'intéressaient, sur le mode d'élection, la circonscription à quoi ça sert ? Quelle est l'institution ? Il faut aller vers ça, je pense. On ne peut pas tout remettre à l'école, on peut pas tout renvoyer à l'école, elle ne va pas régler tous les problèmes l'école, donc je fais attention. Mais faire en sorte que les jeunes participent à ce débat dans les lycées, et dans les universités, dans l'enseignement supérieur, c'est déterminant. Éveiller l'esprit critique, ne pas prendre votre tête comme un contenant dans lequel on doit envoyer du savoir. Eveillez votre esprit critique, c'est plutôt la manière dont je conçois les choses.

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Bonjour Monsieur, je m'appelle Fatima, j'ai 17 ans et je suis au lycée Alfred Nobel. Ma question aujourd'hui c'est "comment comptez-vous favoriser l'accès des jeunes de milieux modestes à toutes sortes d'études supérieures, y compris les plus coûteuses ?" FR : je reviens sur cette proposition que je mets en avant, qui est celle du revenu étudiant, et je ne vais pas la redévelopper, je l'ai fait. Mais il y a une autre proposition que je n'ai pas encore présentée, qui est celle de garantir à chaque jeune un statut social. C'est ce que les organisations de jeunesse que j'ai rencontrées m'ont demandé. Nous, en termes d'emploi, on ne veut pas sortir du droit commun, on veut avoir droit à

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un emploi comme tout le monde. Et on veut y avoir droit et payer à la hauteur de nos diplômes, mais on aimerait bien que l'on fasse en sorte qu'on accède à l'autonomie le plus possible. Ils m'ont demandé le revenu étudiant, mais ils ont aussi demandé le droit au transport, le droit au logement et un logement à loyer modéré. Le droit à la culture et au sport. Y avoir accès. Et pour garantir ce statut social, j'ai fait la proposition que dans toutes les communes de plus de 9000 habitants, nous puissions créer des maisons des jeunes, dans lesquelles on pourrait rassembler l'ensemble des ministères, les associations de Jeunesse et garantir la vie de ce statut social. Garantir à chaque jeune, dès qu'il a 18 ans,

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de se rendre dans ce lieu et de faire valoir ses droits, d'avoir accès à la connaissance de tout ce qu'il peut accéder en termes de droits. TS : permettez-moi juste de préciser la question de Fatima, qui concernait les études supérieures. Il y a beaucoup de jeunes qui n'osent pas s'inscrire dans des études coûteuses FR : quand on répond au droit au logement, au droit au transport. on répond déjà à beaucoup de choses pour permettre à des jeunes qui veulent faire des études supérieures, loin de leur domicile, d'y avoir accès. C'est la construction notamment de 20 000 logements étudiants pour pouvoir répondre à cette difficulté. Vous avez du mal à vous loger ? C'est créer 90 000 places

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dans l'enseignement supérieur, parce qu'aujourd'hui si Parcoursup existe, c'est parce qu'ils veulent trier les bacheliers, faute de places dans l'enseignement supérieur. Nous abrogerons Parcoursup, mais nous créerons des places dans l'enseignement supérieur permettant à chacune et chacun d'avoir accès à l'enseignement qu'ils souhaitent. Et nous permettrons aux enfants issus de milieux modestes d'avoir la prise en charge de leur logement, d'avoir un revenu d'autonomie leur permettant de vivre et d'étudier sans contrainte financière. Je sais combien ça coûte à des parents de devoir payer les études de leurs enfants.

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Il y a seulement 1/3 de boursiers en France. Les conditions sont de plus en plus difficiles et beaucoup de ces boursiers sont au niveau 0, c'est à dire qu'ils n'ont le droit à rien, ils ont juste droit à l'inscription gratuite, mais c'est tout, ce n'est pas suffisant. CB : vous ne répondez pas à la question d'une école de commerce, par exemple, qui peut parfois coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros. FR : Mais ça, c'est le débat entre le privé et le public. Et donc moi je ne veux pas dire que je suis contre le privé, je suis pour restaurer l'offre d'enseignement public, la rendre attractive et faire en sorte que toutes celles et ceux qui souhaitent faire une école de commerce public

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puisse y accéder et qu'elle soit accessible. Je suis plutôt dans cet état d'esprit. TS : vous ne permettez pas à davantage d'enfants de familles défavorisées d'aller à HEC, vous leur proposez d'autres voies pour avoir les mêmes diplômes, c'est ça ? FR : c'est-à-dire que nous devons avoir des grandes écoles de commerce publiques et permettre à nos enfants de pouvoir y accéder sans que ça leur coûte un bras. Et que ces écoles soient aussi bonnes que celles du privé. Bonjour Monsieur Roussel, je m'appelle Louis Teillon, j'ai 18 ans et je viens de Portes-lès-Valence dans la Drôme. Ma question est la suivante : "êtes-vous pour ou contre le retour du service militaire ?"

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FR : je pense que nous ne reviendrons pas sur la décision qui a été prise. Je crois que c'était sous Jacques Chirac - si je dis une bêtise, il y aura un démenti - qui a aboli le service militaire.

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Ce qui a été proposé par ce gouvernement avec le SNU n'est pas non plus une solution adaptée. Elle est extrêmement coûteuse en plus et ce n'est pas la bonne solution. Je souhaite moi, à voir si demain je suis élu Président de la République, poser la question dans le cadre d'un débat, d'une discussion, et prendre le temps d'en débattre avec les jeunes, les organisations de jeunesse mais aussi les services des armées. Sur le lien que nous pouvons établir entre la jeunesse, l'armée, la défense de la nation, nous avons besoin d'une armée. Je suis pacifiste, mais nous avons besoin d'une armée.

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CB : on a une armée professionnelle. FR : oui, une armée professionnelle, mais en même temps, comment on ne se décharge pas que sur une armée professionnelle, il y a aussi des réservistes qui font le choix de se former et d'être prêts et disponibles. Donc comment on tisse ce lien, on le retisse ? Parce que nous avons besoin d'une armée utile et au service du peuple. En cas de catastrophe naturelle, souvent c'est elle qui intervient. En cas d'intervention à l'étranger, en opex, pour soutenir des ressortissants ou dans le cadre d'une intervention internationale sous l'égide de l'ONU. Des jeunes peuvent avoir envie de se rendre utiles, et peut-être que l'on peut tisser un lien plus étroit entre la jeunesse,

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l'armée et la nation dans le service militaire. TS : on sait bien qu'il y avait aussi beaucoup de brassage entre les jeunes qui sont là, qui se retrouvaient pour la première fois. Entre des jeunes qui venaient d'endroits différents, de catégories sociales. Est-ce que vous ne regrettez pas la disparition du service militaire pour cette dimension ? FR : si, moi je le regrette. Moi, je regrette la disparition. Donc je le dis. Je regrette la disparition du service militaire qui permettait ce brassage. A une exception quand même : c'est qu'il n'y avait que des hommes. TS : et pas mal de pistonnés. FR : il n'y avait que des hommes quand même. Je regrette, mais ça ne veut pas dire que je veux le restaurer. Sinon, le ball-Trap va être sorti là.

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De fait, j'aimerais bien avoir un échange, mais approfondi, et pour trouver les solutions. Si jamais on arrive à trouver les moyens de retisser un lien, sous des formes à construire et en respectant la mixité hommes / femmes. Ce que je trouvais de chouette dans l'armée, c'est qu'on pouvait exercer tous les métiers. Soldat, fantassin, chauffeur cuistot, coiffeur etc... On passait le permis de conduire et donc peut-être que l'on peut être utile dans le cadre de son activité professionnelle au service de la défense de son pays. Et donc, autant je

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regrette le service militaire d'avant, pas sous la forme d'avant, avec le fait que ce n'était que des hommes etc... autant je ne dis pas qu'il faut le restaurer, parce que je je pense qu'on a besoin d'en débattre ensemble sur la manière dont on pourrait essayer de le remettre en place. Bonjour, je m'appelle Hamza Saddour, j'ai 22 ans, je suis étudiant à Paris. Monsieur Roussel, que pensez-vous d'élargir l'accès aux droits sociaux, Crous, logements et bourses, aux étudiants étrangers dans les établissements français, quel que soit leur statut administratif, étudiants étrangers, non Européens ou demandeurs d'asile, par exemple.

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FR : je soutiens... enfin, vous posez une question, je dis oui. Il faut élargir l'accès

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aux étudiants étrangers au Crous, à nos universités et de pouvoir le faire gratuitement. Et je dénonce, je conteste, je suis en colère contre le choix de ce gouvernement qui a décidé au cours du mandat de rendre payant l'accès aux études supérieures aux universités de ses étudiants étrangers, qui - et c'est incroyable : j'ai rencontré dans ma circonscription, des jeunes qui sont venus me voir parce qu'ils sont en plein cursus, au début de leur cursus, ils sont là, ils apprennent, ils peuvent accéder à ces formations. Et puis au milieu, ça devient payant. Là cette année, obligés de faire un crédit obligés de s'endetter, obligés de rentrer chez eux. Chez elle ?

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Pour cette jeune fille que j'ai rencontrée, mais c'est injuste, ce n'est pas normal et d'ailleurs, notre devoir en termes de nation, qui veut bâtir la paix, la coopération, c'est de faire en sorte que tous ces jeunes puissent accéder aux meilleures formations en France, et de leur permettre de le faire en ayant accès à tous les droits sociaux d'un Crous, pour qu'ils puissent faire bénéficier de ces formations en retour. Dans leur pays, c'est le plus beau projet que l'on puisse construire. Un projet d'échange et de partage, et c'est une richesse pour tous nos enfants de pouvoir côtoyer des enfants, des jeunes venus d'autres pays, quels que soient les pays. TS : La prochaine question est

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posée par Diego. Allez-y Diego. Bonjour. Je m'appelle Diego, je suis étudiant sourd à Paris. Ma question est la suivante : "concernant les élèves et étudiants en situation de handicap, notamment les sourds et malentendants, comment comptez-vous améliorer leur situation d'éducation ?"

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Bonjour.

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J'ai été sollicité par un jeune lycéen,

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confronté... un jeune collégien, en 3e, confronté à cette situation, et qui, faute

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d'avoir un accueil adapté dans tous les lycées, se voit contraint, de choisir un lycée loin de chez lui. Et coupé de ses amis. Ce n'est pas normal. Nous avons un devoir d'égalité. Et de respect. De tous nos enfants, tous les jeunes. Quelle que soit leur situation. Et donc un jeune au collège, ou au lycée ou un jeune au lycée qui veut choisir une université, une école supérieure, doit pouvoir bénéficier ou de l'accompagnement, ou de pouvoir compter sur des professeurs formés, leur permettant d'accéder aux écoles publiques de leur choix, sans contrainte. Donc vous voulez former un certain nombre d'enseignants, mais on a un investissement à faire dans l'école, mais qui est énorme. Quant on voit comment notre école publique a été abandonnée. C'est pas seulement un effort d'embaucher des enseignants et je propose l'embauche de 90000 enseignants pour pouvoir justement faire les devoirs à l'école et améliorer

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l'enseignement. Mais c'est un accompagnement en embauchant tout de suite les AESH.

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En embauchant et en formant des assistants qui, notamment, peuvent accompagner les enfants malentendants, y compris ceux qui

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ne veulent pas se voir imposer le langage des signes.

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Parce que j'ai aussi entendu ça, et donc il faut pouvoir garantir à chacun son épanouissement, quand même. Il y a donc beaucoup de monde, j'en suis certain, qui pourrait dire "mais moi, j'ai envie de faire ça comme métier. Accompagner un élève dans sa scolarité et je veux bien me mettre à son service et être rémunéré en conséquence". Et donc, offrons ces possibilités. Là, ce n'est pas un coût, c'est du respect et c'est de l'égalité. Diego a une question si c'est possible. La proposition, c'est que ce soit scolaire, maternelle, jusqu'au lycée, il y a la possibilité d'intégration

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scolaire ou en fait d'instituts spécialisés. Vers quel choix vous vous orienteriez ? FR : je ne suis pas pour favoriser des instituts spécialisés, mais l'accompagnement vous permettant de choisir une scolarité et de choisir les établissements, en fonction de votre choix de spécialités. Ou même pour rester géographiquement dans votre lieu de vie, avec vos amis. Et c'est pour ça que c'est un accompagnement personnalisé que je préfère mettre en place.

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C'est vrai que depuis 2005 il y a eu cette loi qui a été créé. Ça fait 17 ans et on est quand même toujours dans "ça va se faire, ça va se faire" et concrètement les choses elles restent très bancales donc je vous dis juste qu'il y a urgence à faire. FR : mais parce qu'à chaque fois c'est une question de pognon ! Ils n'ont jamais voulu mettre les billets sur la table. CB : vous, vous les mettrez ? FR : c'est pour ça que ceux qui vont venir ici, dans ce cercle, vous dire qu'il faudra réduire la dépense publique, c'est des voyous, c'est eux qui vont encore faire des économies sur votre dos. Il faut augmenter la dépense publique, alors on va pour répondre à ces besoins d'égalité. TS : Dernière question personnelle.

38:22

Bonjour, je m'appelle Nouzlat, j'ai 21 ans et j'habite à Evry dans le 91. Fabien Roussel, si vous êtes élu, comment comptez-vous représenter tous les Français dans la diversité ?

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Mais d'abord, en faisant vivre les belles valeurs de notre République et en les faisant vivre réellement pour toutes et pour tous. Nous avons des lois qui, normalement, protègent chacun de nos concitoyens et de nos concitoyennes. Il faut que ces lois soient respectées.

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À la lettre et elles ne le sont pas toujours. Et je regrette énormément que aujourd'hui, dans notre pays qui a traversé des heures si sombres, avec la 2nde Guerre mondiale, que l'on puisse encore avoir des responsables politiques qui se présentent à l'élection présidentielle, oser faire la distinction entre les concitoyens, entre nos concitoyens, en fonction de leur couleur de peau, de leur religion,

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de leur origine, de leur prénom. Et c'est bizarre à chaque fois, c'est en stigmatisant la même religion. Bizarre ça. Les musulmans. C'est inadmissible. C'est une des raisons, mais ça ne repose pas que là-dessus, c'est une des raisons pour lesquelles, en tant que député, j'ai proposé une résolution pour rappeler au Procureur qu'il existe dans notre loi une disposition qui peut rendre inéligible celui qui est condamné pour propos racistes et antisémites. Appliquons la. Et on me dit, on me dit, des journalistes

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désolé m'ont dit, mais c'est la liberté d'expression. Ce n'est pas de la liberté d'expression, c'est un délit. Ce racisme n'a jamais été une opinion, c'est un délit et ça doit être condamné. Et dans toutes les strates de la société, en politique, pour l'accès au logement, pour l'accès au travail, c'est un délit et donc nos enfants vivent bien ensemble, quelle que soit leur couleur, quel que soit leur prénom, quelle que soit leur religion, faisons en sorte qu'ils vivent bien ensemble, en étant adulte. Merci Fabien Roussel, merci beaucoup.

41:00

C'est tout. Vous avez été parfait, vous avez respecté les timings et pas une question sur l'entrecôte ou le vin rouge, ça change comme quoi les jeunes ne posent pas les mêmes questions que les journalistes. Merci beaucoup. On va avoir un petit moment pour changer de plateau. On remercie les 14 jeunes qui vont être remplacés par un nouveau panel. Vous pouvez les applaudir.

41:19

Merci beaucoup.

41:23

Il va être remplacé par un autre panel de 14 jeunes et arrivera le candidat suivant, qui sera Éric Zemmour.