Sophia Chikirou face à Alain Duhamel sur BFMTV
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que les annonces du Premier ministre sont suffisantes sur le plan social ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Le budget est-il une coconstruction avec le Parti socialiste ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Les insoumis bloquent-ils délibérément le travail parlementaire ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les socialistes ont trahi leur alliance avec la NUPES ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Un accord avec les socialistes est-il possible pour les municipales ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Donald Trump doit-il intervenir militairement en Iran ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:30Sophia ChikirouFait
« Il va falloir aller regarder exactement ce qui se prépare parce qu'on est assez habitué finalement avec monsieur le cornu et ses nouveaux avisés du parti socialiste. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonsoir Sopia Chikirou, député la France insoumise de de Paris, candidat à Marie Paris. Je crois que vous connaissez très bien tous les deux pour avoir ravi de vous revoir longtemps on a débattu icioup sur ce plateau sur BFM TV et vous allez ce soir débattre des annonces du premier ministre Sébastien Lecornu. Beaucoup d'annonces effectivement qui tendent à satisfaire le Parti socialiste mais pas d'annonce sur le véhicule finalement pas d'annonce sur le potentiel 493 ou les ordonnances.
Finalement, il y avait pas de bonne solution pour le premier ministre. Non, mais alors il y avait pas de solution qui s'imposait sur un plan constitutionnel. Cela dit, il faut bien dire que ce qui intéresse les gens, c'est pas du tout de savoir si ça passera par des ordonnances ou un 493.
La probabilité, c'est que ça se terminera par un 493. Bon, c'est c'est de savoir quel est le contenu social de ce qu'il annoncé. Et de ce point de vue, moi je trouve que c'est un un discours qui était le contraire d'un discours flamboyant.
C'est pour ça que j'ai dit que c'était un premier ministre danois mais qui essayait de donner alors on peut tout à fait discuter sur l'ampleur de ce qui est proposé. On peut discuter d'ailleurs sur le bien fondé des mesures qui sont prises. Euh il n'empêche que il a cherché à introduire une inflexion sociale à au budget dont on parlait jusqu'à présent.
Est-ce que c'est suffisant ? J'imagine que Sopia Siquero trouvera que ça ne l'est pas. Est-ce que c'est un effort ?
J'imagine qu'il y aura une partie de la droite que qui dira que c'est un effort exagéré. Euh mais en tout cas, il y a une certitude en tout cas mes yeux hein, je je suis pas infaillible mais c'est que son intention était de donner à son discours avant le vote une inflexion plus sociale. Hm.
Soviet Chikiro. Et ben moi, j'ai trouvé que pour une allocution, il était vraiment sur l'attaque euh pour mieux se défendre d'une certaine façon de ce qu'il annonce finalement. Parce que vous dites, monsieur Duamel, que c'est un budget un peu plus social.
Moi, je dirais que c'est un budget qu'il a négocié avec ses nouveaux alliés. Oui, le du Parti socialiste qui confirme définitivement si ils vont jusqu'au bout sur ce budget qu'ils ont changé d'alliance et que désormais ils vont soutenir que ce soit sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale comme ils l'ont déjà fait et sur le projet de loi des finances, ils vont soutenir le gouvernement le cornu. Alors, les annonces qui sont faites, moi elles ne m'ont pas du tout convaincu et maintenant il faut, comme vous le disiez tout à l'heure, monsieur Duamel, il va falloir les regarder dans le détail.
Mais je peux vous donner un petit exemple. Quand il annonce 400 millions de plus pour les bailleurs sociaux, je suis allé regarder avant de venir, en 2024, ils avaient eu 318 millions d'euros pour faire la rénovation. Là, il leur annonce 400 millions pour la rénovation et la construction.
Il va falloir aller regarder exactement ce qui se prépare parce qu'on est assez habitué finalement avec monsieur le cornu et ses nouveaux avisés du parti socialiste. On est assez habitué aux annonces flamboyantes qui finalement font et sur la prime d'activité notamment, il va falloir aussi regarder de près combien de bénéficiaires parce que j'ai entendu précédemment mon collègue Esk nazi du Parti socialiste annoncer 3 millions de bénéficiaires. On verra quand on aura le papier et les écrits parce que les écrits restent et les paroles s'envolent.
Mais il n'empêche que justement parce qu'il y a ce rapprochement entre le gouvernement et le Parti socialiste, justement parce qu'il y a des négociation permanente entre Sébastien Lecornu et Olivier Fort, euh c'est un budget qui présenté par un homme qui à l'origine est un homme de droite résolu qui était au parti républicain. Si si à l'origine c'était il était bien comme ça. Enfin bien, c'est pas un compliment que je fais, c'est un une réalité que je mesure.
Euh là euh il il a une inflexion sociale à cause de ses négociations permanentes avec les socialistes. Ce ce budget au fond, c'est une coconstruction de Sébastien Lecnu et d'Olivier Fort. Je trouve je trouve que ça se sent.
L'année dernière, on a eu le même sketch, rappelez-vous, c'était Bairou et les ques supprimés dans l'éducation nationale et cetera et cetera. Enfin, c'est pas ce qui s'est passé dans la réalité. Aujourd'hui, on en parle plus du tout de ces 4000 postes pas supprimés et on a ils vont certains postes vont être supprimés dans le budget pour l'année 2026.
Donc, j'ai envie de vous dire, il recommence ce qu'ils nous ont fait l'année dernière. Moi, je crois qu'on aurait pu euh euh éviter la casse parce que là, ce qu'il annonce, c'est quand même des réductions budgétaires considérables. Comme vous le disiez à juste titre, pour le moment, les recettes, on ne les connaît pas.
Et donc, la question est de savoir est-ce que l'année 2026 va être pire que l'année 2025 qui a été pire que l'année 2024 ou alors est-ce que on a on aurait pu avec une loi spéciale qui aurait reconduit le budget 2025 éviter des coupes budgétaires encore plus importantes pour 2026. En tout cas, l'indu amel effectivement il Sébastien Lecendu dit que la France insoumise est un parti cynique et de façon délibérée qu'ils ont bloqué le travail. Vous trouvez aussi ?
Bah je trouve que c'est ce qu'il dit et s'il le dit c'est parce que c'est une réponse politique. Le ass soumis comme à l'autre extrémité, je ne les assimile pas du tout. Le Rassemblement national sont dans une position d'opposition méthodique à ce gouvernement.
C'est c'est pas Sopiu qui va me dire le contraire. Donc bah oui, ce sont des adversaires mais ils ont bloqué le travail. Ils se sont pas mis, ils ont ils ont choisi le blocage mais ils font comme on toujours fait que j'ai toujours connu les adversaires du gouvernement, c'est-à-dire utiliser toutes les recettes dont ils disposent et que leur donne le règlement de l'Assemblée ou celui du Sénat pour essayer de mener la vie dure au gouvernement.
Franchement, ce qui serait hypocrite, c'est de dire que c'est une découverte d'aujourd'hui ou que c'est le propre du Rassemblement national et des insoumis. C'est ce qui existe depuis que la 5e République existe. C'est ce qu'on fait les oppositions.
Vous savez, quand le Parti communiste était à 20 % au début de la 5e République, qu'est-ce qu'il faisait d'autre ? Il faisait il faisait la même chose. Bah, on est opposant.
Désolé. Pardonnez-nous d'exister, d'avoir été gagne pour le gouvernement mais on n'est pas là pour négocier le bout de corde. Enfin, on peut être une opposition mais l'opposition constructive c'est celle que nous avons été en commission des finances où nous avons fait adopter des amendements.
Nous sommes des enfin nous sommes battus pour faire avancer les choses. Plus de recettes, plus taxer les c'est c'est parfaitement vrai. Les insoumis en commission donnent une image différente des insoumis en séance.
Ça c'est même en séance. Je crois que vous n'avez pas assister au débat sur le PNFSS, monsieur parce que je vous assure mais par exemple sur l'agriculture nous avons systématiquement défendu nos amendements. C'est du concret, c'est du sérieux.
On entre dans le détail des choses, on est payé pour ça, pardonnez-nous mais discuter de détails dans le PLF ou le PLFSS, c'est notre job. Mais moi je vous et ces détails ont une incidence sur la vie des gens et nous le faisons parce que chaque décision, chaque euh amendement que nous votons peut avoir des conséquences. Mais non, mais euh je vous reproche pas du tout euh de défendre vos idées et d'essayer de faire passer des amendements.
Vous êtes là pour ça. Donc euh bon comme ça et d'ailleurs chaque partie à sa manière essaie de le faire avec des talents variables mais chaque partie essaie de le faire. Vous voulez pousser vos idées ?
Bon, ce sont vos idées. On le fait ouvertement, on le fait en commission des finances. C'est filmé et retransmis à la télévision.
Ça vous le faites ouvertement en séance, c'est filmé et retransmis à la télévision. En revanche, quand les socialistes eux négocient les choses dans les couloirs, là, on ne sait même pas où tout cela s'est discuté. Pardonnez-moi, de pointer quand même cette chose qui est parfaitement cynique là pour le coup.
Qui est allé discuter ? Alors vous dites Olivier Fort ou peut-être François Hollande ou je ne sais qui d'autre est allé discuter directement avec le cornu mais personne ne le sait, ça ne s'est pas fait sous les yeux des citoyens. Et là on a donc des annonces par ce premier ministre et puis l'annonce du député Eskasi qui dit je suis très content toute ma liste de courses et non mais on a on a on a un peu l'impression quand même que l'adversaire numéro 1 des insoumis ça n'est pas Sébastien le Cornus.
C'est plutôt le Parti socialiste. Quand quand on quand on vous écoute, vous alors vous allez sûrement me dire "Bah oui, ils ont trahi ou oui, il ne respecte pas ou il ne respecte pas ce qu'ils avaient voté avec nous, c'estd euh en 2022 et cetera, en 2024, pardonnez-moi, mais nous avons tous été élus sur un programme." C'est c'est très exactement ce que j'étais en train de dire.
Bon, alors mais on voit on voit très bien que du coup c'est votre cible. Bah c'est ma cible parce que tout cela quand je dis vous celle de votre partie quand je dis c'est ma cible c'est pas que c'est ce qui se passe en ce moment c'est-à-dire le maintien du gouvernement le corn Barnier est tombé par une motion de censure. Baou est tombé également il est parti avant qu'on le censure.
Mais aujourd'hui le maintien de ce gouvernement n'est possible que par la nouvelle alliance passer avec le Parti socialiste. Or le Parti socialiste a été élu, je vous le rappelle, en juillet 2024 avec le NFP. Nous sommes arrivés en tête.
Il y a eu un viol de la décision des électeurs. On nous a imposé un gouvernement et des gouvernements successifs dont les électeurs français ne voulait pas. Exactement.
Et cela nous amène aujourd'hui à avoir un une compromission qui fait que chaque année, c'est pire que la précédente et les résultats c'est les services publics. Ce sont les services publics. Alors à ce moment-là, j'ai une question à vous poser parce que euh vous expliquez que les socialistes au fond n'ont pas tenu parole, n'ont pas respecté leur alliance, n'ont pas respecté le programme qu'ils avaient adopté avec vous.
Est-ce que ça signifie que à Paris, aux élections municipales où vous êtes candidate, est-ce que ça signifie que tout accord avec les socialistes au second tour est totalement inimaginable ou pas ? Nous sommes à 2 mois du premier tour. Je suis candidate à la mairie de Paris et Emmanuel Grégoire, lui représente le Parti socialiste.
Donc je vais aller jusqu'au de au premier tour, c'est certain, et j'irai au deuxème tour, je pense, parce que je serai au-dessus de 10 %. des des électeurs à Paris. Et donc moi, j'irais défendre ce que je défends partout avec les insoumis.
C'està-dire nous sommes aujourd'hui nous complètement non seulement opposés à la politique gouvernementale, celle de le corn gouvernement dans lequel siège Rachid Adati et à la politique et au bilan notamment de Annie Dalgo et de la majorité sortante à Paris. Pourquoi ? Parce que ce que nous avons constaté nous à Paris, c'est que tout ce la situation après 25 ans de gouvernance socialiste, c'est du logement inaccessible.
Vous savez que 20 % des logements sont vides, sont vacants à Paris. 20 % c'est 280000 logements vacants parce que trop coûteux ou que leurs propriétaires refusent de louer sont pas mis sur le marché locatif. C'est ce que je viens de dire exactement. et pour de la spéculation immobilière en grande partie parce que nous sommes notre ville est victime de spéculation immobilière d'investissement direct étranger dans l'immobilier de propriétaires multipropriétaires pour l'essentiel qui refusent pour mettre sur le marché locatif les Est-ce que là-dessus vous pouvez vous mettre d'accord avec les socialistes ou pas pour ces élections municipales pour ça il faut être capable de d'abord de présenter un programme et une vision donc eux ont un bil comptables d'un bilan vous êtes bien d'accord parce que c'est trop facile si on peut diriger la ville pendant 25 ans, vous constatez que le logement est devenu inaccessible, que les transports ne marchent pas, que la propreté à Paris est un sujet.
Vous constatez que l'éducation communale qui est quand même un énorme sujet, un énorme sujet, c'est Emmanuel Grégoire finalement ou c'est Rachid ? Non, j'ai pas j'ai pas d'ennemis. Ni Emmanuel Grégoire ni Rachid Adati ne sont mes ennemis.
Je ne vois pas mes adversaires dans cette élection comme des ennemis. Pas du tout. En revanche, vous avez des rivaux.
J'ai je ne partage rien du projet politique et de l'action politique de Rachid Adati puisque je la combats au niveau national, je la combat au niveau parisien. C'est évident Rachid Adati, c'est la le retour de la droite bling bling à Paris, c'est la droite des affaires à Paris. C'est une droite si elle venait à revenir aux affaires, si cette droite là revenait, c'est Tibérie hein pour ceux qui ont en quelque sorte vous vous connaissez monsieur Duamel.
Ça rappelle l'époque tibérie. Elle est plus fracassante que l'était tibérie quand il était pas mal aussi dans son genre pas mal. Mais en tout cas c'est cette droite là tandis que la aujourd'hui ce que Emmanuel Grégoire incarne c'est 25 ans.
C'est une équipe usée. C'est un bilan qui n'est pas positif pour les classes populaires. C'est 100000 Parisiens qui ont quitté la ville ces 10 dernières années.
C'est aujourd'hui une éducation communale, je tiens à en parler parce que on est dans un moment terrible à Paris. 52 animateurs du périscolaire sont mis en cause dans des affaires graves de de des affaires d'agression sexuelle. Donc c'est aussi un enfant est mort au mois d'août l'année dernière à Paris et donc c'est la responsabilité de la majorité directe he le périscolaire c'est la c'est la commune.
Donc il consid donc vous considérez que leur bilan est incompatible avec une alliance. Je considère que l'or bilan aujourd'hui ne permet pas de les penser à même de bien gérer la suite. Je suis convaincu que les les insoumis et le programme que nous proposons qui est à la fois priorité sur le logement pour baisser les loyers, priorité sur l'éducation communale pour refonder un véritable service public complet, ce programme-là répond aux besoins des Parisiens.
Ce sont des urgences. Clair Sopiaou dans les arrondissements où vous ne serez pas en tête, est-ce que vous allez appeler oui ou non à voter Grégoire, à voter socialiste pour que la gauche l'emporte avec le changement de mode de scrutin, ça ne se passe plus tout à fait comme ça. Euh c'est vrai que ça va être nouveau pour les Parisiens et c'est important qu'on puisse leur rappeler que le le 15 et 22 mars, ils vont avoir deux élections le même.
Absolument. C'est important de leur dire la loi PLM, une pour le maire, ou là maire et une pour le parti. Donc c'estes candidats au pour l'arrondissement.
Bon alors pour que ce soit clair, il y aura le conseil de Paris. Moi je me présente au conseil de Paris pour être maire de Paris. Donc vous aurez une première urne avec Sopia Chikirou et vous aurez une deuxième urne donc une deuxème élection distincte pour le maire de votre arrondissement.
Donc euh nous serons, je pense, en tête dans un certain nombre d'arrondissements à Paris, hein. Ne sous-estimez pas trop la France insoumise. Mais euh qui la sous-estime là ?
Pas moi. Bien elle la question la question visa de dire vous arrivez derrière, vous vous rangez derrière. C'est la question qui se laisser si j'arrive devant.
On peut tout à fait imaginer que vous arriviez derrière à l'échelle de Paris et que vous arriviez devant dans un certain nombre de d'arrondissements. C'est c'est parfaitement imaginable. Vous savez, moi j'ai un peu d'expérience politique maintenant.
Nous sommes deux. C'est vrai, je reconnais. Et je vais vous dire une élection à deux tours, c'est deux tours et c'est le soir du premier tour qu'on discute du deuxème tour.
Ça sert à rien d'en parler avant. Et et c'est à ce moment c'est à ce moment-là dont vous on peut pas parler avant. C'est à ce moment-là qu'il faut savoir si vous passez des accords ou pas des accords avec les socialistes parce qu'il y aura un certain nombre de cas dans lesquels si vous passez des accords peut-être que tel ou tel arrondissement est gagnable et si vous ne le passez pas cet accord quand je dis vous quand je dis vous c'est c'est vous des deux côtés je veux dire c'est c'est c'est vous insouis insoumis et et c'est eux socialistes c'est pareil hein ce sera une décision à prendre le soir du premier tour mais votre pente est-ce que Votre pente, c'est le soir du premier tour d'essayer d'aboutir à des candidatures communes, enfin des une alliance pour le second tour.
Vous savez ce qu'a déclaré monsieur Emmanuel Grégoire concernant la France insoumise ? Il l'a répété trois fois. Il a dit avec la France insoumise, il n'y aura pas d'accord ni au premier ni au deuxème cours.
C'est ce qu'a déclaré Emmanuel à trois reprises. Je lui ai demandé il y a quelques semaines de cela est-ce que vous comptez revenir sur cette déclaration ou pas ? Il ne m'a pas répondu.
Il ne répond pas. C'est à lui qu'il faut poser la question. Moi, je suis comme Jean-Luc Mélenchon et comme Manuel Bonpard l'ont dit publiquement à plusieurs reprises, la France insoumise partout en France où elle arrivera en tête tendra la main à ses partenaires, à ses alliés, à ce à de potentiels alliés pour gagner, c'est-à-dire c'est-à-dire à ceux dont vous critiquez vertement l'attitude et la et la politique à l'Assemblée nationale et au Sénat, c'est-à-dire pour se maintenir aussi au risque que C'està-dire, c'est-à-dire en en clair, vous vous proposez peut-être en imaginant que la réponse sera négative de leur côté bien entendu, mais enfin vous proposez d'éventuelles alliances au second tour, ce qui est alors que à l'Assemblée nationale, vous considérez que vous êtes à couteau tiré.
Vous avez tort, je suis désolé de vous le dire, monsieur Alain Duemel, mais vous avez tort. C'est nous qui avons fait la NUPES en 2022. C'est Jean-Luc Mélenchon.
Je sais bien en 2024 et nous qui avons fait le nouveau Front populaire. À chaque fois que nous avons eu à prendre nos responsabilités, nous avons tendu la main pour gagner et cela a marché en juillet 2024. Nous faisons le nouveau Front populaire et nous gagnons.
C'est eux, ce sont les le socialistes guidés certainement par François Hollande qui ont choisi de sortir de cette alliance et d'aller s'allier avec le gouvernement de Cor je suis je ne suis pas sûr que ce soit François Hollande qui arrive à faire prendre des décisions au Parti socialistes même s'il influence. Mais euh en l'occurrence ce que vous avez réussi a été au moment où vous faites alliance, que ce soit en 22 ou en 24, à faire avaliser par les socialistes un programme qui ressemble étrangement à votre programme et pas du tout au l'heure. Oui.
Et bien parce que notre programme répondait davantage aux attentes des Français. Non non non. Je veux dire à faire avaliser par les socialistes, je dis pas par les français.
Les français par mais je vous rappelle que c'est Jean-Luc Mélenchon qui fait 22 % en 2022 et Annie Dalg qui fait moins de 2 % pour le parti socialiste. Donc les idées du Parti socialiste parisien en 2022, elles sont à moins de 2 % 1,6 je crois. Dernière dernière question sur les municipales.
En tout cas, on voit qu'il y a beaucoup de candidatures à droite euh et à l'extrême droite. Beaucoup de candidatures à droite et à l'extrême gauche. Est-ce que vous avez l'impression que Sopia Chikiro est un peu la la Sarah Knafo de la gauche si je puis dire ?
Oh Sarah Knafo euh je ne dirais pas qu'elles ont exactement Oui, je ne dirais pas qu'elles ont ni le même style, ni les mêmes idées, ni de près, ni de loin. Merci monsieur Duamel. Bon mais euh Sarakinfo en l'occurrence c'est quelqu'un qui est sur la scène politique en train de d'acquérir une place qui est nouvelle.
Bon mais qui n'a rien à voir avec la vôtre. Ça, je suis complètement d'accord. Mais ce qui en réalité votre adversaire aux élections municipales de Paris, ça va pas être Sarah Knafo.
Elle sera dans les arrondissements où vous n'avez aucune chance et et vous vous serez dans arrondissement où elle n'a aucune chance. Donc la question c'est de savoir quel sera le rôle qu'elle jouera pour le second tour et notamment vis-à-vis de la candidate de la droite. Bon et vous de toute façon vous serez dans le camp d'en face et vous votre question ça sera de savoir comment avec les socialistes il y aura ou non un rapprochement à ce moment-là.
Je vais pas ajouter grand-chose à ce que vous venez de dire, monsieur monsieur Duamel, et je vous remercie de nous distinguer comme vous le faites. C'est très important pour moi parce que dans cette élection municipale, s'il y a une chose que nous ne laisserons pas de côté nous les insoumis, c'est la lutte contre le racisme, contre les discriminations, contre la haine et contre le fascisme dont on entend le bruit des bottes à Paris aussi aujourd'hui. Donc il est naturel que je ne n'accepte pas la comparaison quel de quelque sorte que ce soit avec Sarah Knafo.
Je ne vois vraiment pas quel type de point commun je peux avoir avec cette femme. Et néanmoins toutes les deux et bien vous pouvez faire perdre votre camp. Est-ce que c'est pas la candidature de de trop justement qui va entraîner le le camp adverse ?
Je n'ai aucune idée de sur quoi vous vous basez pour dire cela madame. Je ne sais pas. La division.
La division. La division de quoi ? Pardonnez-moi, mais à partir de quoi vous considérez qu'il y a une division à gauche ?
La différence avec vous, c'est que le parti reconquête déjà appunion des droites. Il y a deux candidats à gauche, d'accord ? Emmanuel Grégoire pour la majorité sortante qui doit assumer un bilan et qui propose de continuer comme il fait et Sopia Chikirou qui vous dit que face aux urgences dans le logement, dans l'éducation, dans la santé, il faut un programme de rupture avec leur politique d'austérité.
Il faut un programme de rupture avec leur inaction. Deux candidats à gauche, vous appelez ça la division. Mais vous êtes pour le parti unique ou quoi ?
C'est pas possible. En tout cas, peut-être qu'effectivement en faisant alliance, vous aurez plus de chance à gagner mais peut-être que l'alliance viendra. On passe à l'international.
Et les idées, vous les idées, on les défend quand nos idées ? On les défend jamais. On défend jamais nos programmes.
On passe à l'international avec cette question. Effectivement, Donald Trump doit-il intervenir en ce qui concerne l'Iran ? on le sait, il y a une répression en cours.
L'internet est coupé, il y a au moins des centaines voire des milliers de morts. Il avait semblé vouloir intervenir, bombarder certains site stratégique et puis il y a eu comme une volte face ou en tout cas peut-être que certains pays du golfe l'ont dissuadé. Est-ce que vous pensez Alain que le président américain doit intervenir pour mettre fin à cette répression sanglante ?
Alors, je ne pense pas que le gouvernement américain et je ne pense pas que Donald Trump lui-même doivent intervenir militairement en Iran, comme d'ailleurs je pensais pas non plus qu'il devait intervenir au Venezuela. C'est le comportement d'une grande puissance qui se senttée des règles internationales et je ne sais pas du tout une position que je soutiens. Je sais très bien qu'une, comme tous les journalistes le savent, que une intervention militaire a été envisagé par les Américains en Iran, ils y ont renoncé vraisemblablement sur l'insistance d'ailleurs de leurs alliés des monarchies du golf.
Euh, j'ai été soulagé qu'il ne le fassent pas. Je pense que s'il l'avait fait euh il y aurait eu des mesures de il y aurait eu d'abord une montée de violence dans toute la région à laquelle aucun des États voisins n'aurait pu échapper et que ça c'était le fait même de l'envisager, c'était une aberration et bon cette aberration n'a pas eu lieu et heureusement. Sopiairou même question.
Est-ce que vous pensez que Donald Trump doit intervenir justement pour faire cesser ce ce carnage ? pas mais enfin Donald Trump vous savez c'est l'homme qui assume publiquement et ça s'est passé au mois de janvier assume publiquement d'être un fasciste. D'accord ?
Nous sommes le fascisme est né il y a un siècle à peu près et donc qu'un homme un siècle après se revendique fasciste et prétend intervenir là où bon lui semble, là où il pense qu'il a il veut défendre ses intérêts pour bombarder. Non je ne suis pas d'accord avec cela. C'est évident.
Quand vous dites se revendique fasciste, il l'a revendiqué. Vous savez pas ? Non, écoutez, il était il recevait Zoran Mamdani dans son bureau.
Une questionnaliste demande à Zoran Mamdani, considérez-vous Donald Trump comme un fasciste ? Et c'est Trump qui répond lui-même. Il dit "Oui, oui, tu peux dire que je suis un fasciste." Donc moi, c'est Donc vous vous considérez que c'est un président fasciste ?
Ah ben il est très dangereux et il a des idées Oui. fascisantes. Vous intéresse aussi je ne le considère pas comme fasciste mais je le considère comme le prototype de l'impérialisme.
Oui. Le prototype de l'impérialisme. Et Emmanuel Macron justement a parlé de de colonialisme Alin sans jamais citer les États-Unis de dérives coloniales.
Est-ce que vous pensez que justement que lui a des dérives colonialistes ? Bah c'était absolument évident euh euh en ce qui concerne la question du Groenland. son en plus c'est pas la première fois chez lui puisque dans son premier mandat donc il y a plus de 4 ans à 5 ans maintenant dans son premier mandat il voulait l'acheter.
Bon c'est et et d'ailleurs ça lui ressemble tellement il croit que dans la vie tout s'achète en même temps il nous avait acheté la Louisiane les Américains. alors nous on l'avait vendu en revanche mais il faut reconnaître que c'était une période assez différent d' mais euh il a une politique colonialiste incontestable vis-à-vis du Groenland et j'espère bien que l'Europe symboliquement résiste et j'espère bien que si les choses se gâtent ce qui est imaginable elle résistera Donc Emmanuel Macron a eu raison avec énergie Emmanuel Macron a eu raison d'envoyer des troupes françaises au Groenland même symboliquement. Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr.
C'est pour montrer que c'est le un territoire qui appartient à un État membre de l'Union européenne et par-dessus le marché membre de l'OTAN et et que c'est simplement le plus fort qui veut prendre la place de quelqu'un qui considère comme plus faible que lui. Mais à ce moment-là, il peut prendre la place de tous les États du monde. Mais il faut dire aussi que Emmanuel Macron a accepté les coups de force de Donald Trump, que Donald Trump commette un acte de guerre au Venezuela qui nape un président prétendre que c'est un hardcora trafiquant le fasse juger aux États-Unis et que Emmanuel Macron applaudisse des demains alors que Donald Trump lui-même pour qu'il a émis des réserves justement notamment sur la méthode.
Oui, enfin voilà d'ailleurs, j'allais j'allais dire heureusement mais que je veux dire, c'est que les raisons d'intervenir au Venezuela, vous êtes d'accord monsieur Duamel, c'est le pétrole et les minerais. Alors, je pense que chez lui, il y a les deux. Ah, moi je pense que si vous croyez qu'il y a la démocratie dans les régions Trump, ah vous dites les deux.
Quand je dis quand je dis les deux, c'est non, c'est le pétrole. Même si d'ailleurs aujourd'hui on s'aperçoit qu'en fait les grands pétroliers américains ne sont pas tellement demandeurs. Bon donc c'est le pétrole et c'est l'impérialisme américain sur toute l'Amérique du Sud qui est une réalité parce que rappelez-vous qu'il a menacé aussi le Canada.
Il a il a pas menacé que le Groenland ou l'Amérique latine il menace aussi le Canada. C'est ce qu'on appelle C'est ce qu'on appelle un impérialisme. Donc est-ce qu'Emmanuel Macron a eu raison d'envoyer des troupes françaises sur le sol du C'est symbolique comme le dit monsieur Alien Duamel et il vaut mieux au moins faire tenter de résister parce que ne rien fait vous dites bonne mission finalement il vaut mieux tenter de résister que de céder.
Voilà, on n' pas intérêt à céder à Donald Trump parce que si on le laisse faire, l'Europe de toute façon risque de se disloquer aussi parce que Donald Trump a l'intention de s'en prendre à l'Europe. Donc il faut par tous les moyens résister et si c'est envoyé symboliquement quelques troupes, pourquoi pas ? Le mot de la fin.
Allan que Donald Trump considère les Européens comme euh des des nations de 4e ordre en plein déclin qu'il est euh non seulement méprisant mais en plus qui nous traite dans la réalité des choses non pas comme des alliés mais comme des adversaires. Je pense que Donald Trump c'est ce qu'on a connu de pire depuis la guerre froide. Je suis d'accord.
Merci Sopia Chikirou d'avoir été l'invité du face-àface d'Alain D.
Sophia Chikirou