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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 juillet 2025 31 min

Bétharram : Le rapport pointe les défaillances de l’Etat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Et avec nous pour ce club Michel Darmont. Bonjour Michel, merci d'être là. Éditorialiste politique à I24 News.

Émilie Zapalski. Bonjour Émilie. Merci également d'être avec nous communiquante fondatrice de l'agence Émilie Conseil.

On va parler avec vous de l'affaire BRAM. Le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire a été publié hier. Il pointe un défaut d'action de François Bairou.

On va y revenir puis on parlera de l'avenir de la nouvelle Calédonie. Emmanuel Macron a réuni les forces politiques hier à Paris. Peut-il sortir l'archipel de l'impasse ?

On verra tout ça. Stéphane, hier soir au Sénat, il y avait un débat sur le proche et Moyen-Orient. Oui et les sénateurs avec le gouvernement ont débattu sur la guerre menée par menée par Israël contre le Hamas, la guerre en Iran, les frappes israéliennes et américaines en Iran, mais aussi les otages français Cécile Colère et Jacques Paris otage en Iran depuis 3 ans.

Et on voit ça dans quelques instants. D'abord, c'est l'heure de l'actualité dans nos régions. [Musique] et l'actualité dans nos régions du côté de Poau.

Aujourd'hui, Nicolas Rebière. Bonjour, merci d'être avec nous. On va vous retrouver dans quelques instants.

Nicolas, rédacteur en chef de la République des Pyrénées parce qu'on va parler avec vous du rapport Betaram et comment il a été perçu dans votre région. Mais d'abord on va voir ce les principaux enseignements de ce rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les violences en milieu scolaire avec Jérôme Rabier. Février. 4 mois d'enquête parlementaire. des dizaines d'auditions jusqu'au sommet de l'État dont celle de François Baou sur l'affaire Betaram et au final un rapport de plus de 300 pages qui cible l'omerta qui règne sur les violences en milieu scolaire et sur la responsabilité de l'État en la matière.

Ce rapport fait un constat accablant, celui d'une défaillance majeure de l'État dans le contrôle et dans la prévention des violences en milieu scolaire. Il porte 50 recommandations toute commune à Violette Spielboot et à moi-même. Pour les députés, la prévention des violence est insuffisante.

Les contrôles quasi inexistants, les signalements lacunaires et les procédures de traitement des cas de violence inefficaces. Il faut pour eux une révolution pour qu'il n'y ait pas de nouveau Betaram et désormais reconnaître pleinement les victimes à la création d'un fond d'indemnisation qui permettra individuellement de reconnaître chaque victime fond d'indemnisation par l'État parce que c'est bien l'État qui a été défaillant dans le contrôle des établissements scolaires. Seul point majeur de divergence entre les coprapporteurs, le cas individuel de François Bairrou.

Pour l'élu insoumis, Paul Vanier, le premier ministre a menti et devrait être poursuivi pour faux témoignage. Moi, je constate que François Baou s'est parjuré devant notre commission d'enquête en prétendant avoir envisagé de porter plainte en diffamation contre le journal Média parc le 11 février dernier à propos d'un article qui a été publié le 12 mars. C'était donc impossible.

Une demande de transmission à la justice qui a été refusée par la commission d'enquête et sur laquelle la présidente de l'Assemblée Yel Bron Pié refuse de revenir malgré la saisine du groupe insoumis. Et on va voir comment est accueilli ce rapport dans la région. On va pour Nicolas Rebière.

Merci d'être avec nous. Rédacteur en chef de la République des Pyrénées. À l'issue de la présentation de ce rapport parlementaire, Nicolas, le collectif des victimes a tenu une conférence de presse.

Oui, tout à fait. C'était à midi hier et le rapport la conférence de presse était à peine terminée voir elle elle était pas encore tout à fait achevée et ils avaient choisi la croix des hauteurs é un lieu très connu des anciens de Betaram. Il y avait des anciens de Better mais il y avait aussi des anciens de Dax par exemple, enfin en gros des collectifs de victimes du Sud-Ouest.

Et ils ont dit à l'inquer que le porte-parole qui est celui qui a lancé le groupe Facebook qui a permis finalement de faire émerger l'affaire vétéran depuis 20 mois en en recueillant notamment environ 200 plaintes. Euh bah il a redit ce qu'il disait à la fois oui Bairou euh est en partie responsable mais c'est à la fois alors lui il va plus loin. dit pas que il y a que l'État qui est responsable, c'est toute la société qui aé qui était responsable et les victimes pointent souvent notamment les parents euh qui savaient combien à Betaram la discipline était rigoureuse voire pire même s'il savait pas forcément qu'il y avait également des violences sexuelles mais qui mettaient les enfants dans ce genre d'établissement.

Donc les victimes d'un point de vue très pratique abondent beaucoup sur le principe du fond d'MDisation pour être reconnu comme tel parce que pour la plupart et on le sait malgré l'enquête judiciaire ouverte malgré une mise en examen ou plusieurs, ils savent que la prescription viendra empêcher leur reconnaissance comme comme victime. Et au cœur de cette affaire et du rapport, il y a François Bairrou. Quelles sont les conséquences pour le premier ministre qui est maire de peau également Nicolas ?

Alors moi je dirais pas qu'au cœur de l'affaire il y a Bairou. Au cœur de l'affaire médiatique et au moment où toute la presse s'en intéresse, c'est quand Bairou devient premier ministre. Au cœur de l'affaire, il y a cette institution Betaram où bah des enfants ont été maltraités voire violés en toute impunité pendant des années.

Qu'est-ce que çait Bairou ? A-t-il agi correctement ou pas ? rapport dit un défaut d'action.

Bairou nous a répondu, on l'a appelé hier et il dit "Je suis le seul ministre à avoir demander un rapport sur Betaram et on sait que c'est ce fameux rapport dont l'auteur lui-même a dit qu'il avait été baclé mais c'est vrai que c'est un rapport qu'il pouvait pas alerter forcément. Au bout, qu'est-ce qui se passe ? Certes, Bairou est pointé du doigt par Paul Vanier, mais aussi par le rapport.

Et en même temps, vous voyez que au sein de la commission, ils sont pas tous d'accord, notamment sur la question du parjure euh la présidente de la commission estimant que on est très loin de l'objet des faits pour le parjure face à la commission d'enquête. Euh Violette Piobou également considérant après l'audition de Bairou qu'elle le croyait. On voit très bien que là euh bah la politique revient et que euh évidemment les opposants de Bairou estimeront qu'il a pas fait assez et que ses défenseurs et lui-même d'ailleurs hein qui se défend pied à pied sur cette affaire estime que il ne pouvait pas savoir à l'époque.

Je rappelle que pour l'affaire Betaram, il y a quand même deux temps. Il y a le temps des violences, c'est des années 91 93 avec des plaintes et cetera, bah ilont encore ministres. Puis le temps des violences sexuelles quand les premières plaintes arrivent, c'est 98.

Et ça euh c'est essentiel de pas mélanger ces deux moments. Merci beaucoup Nicolas d'avoir été avec nous la une de la République des Pyrénées. Un rapport pour éviter une autre affaire.

Betaram, c'est à la une de votre journal. Merci Nicolas Rebière d'avoir été avec nous. Michael, alors c'est vrai que du coup la la l'attention s'est beaucoup focalisé sur François Bairou mais finalement ce rapport il pointe des défaillances de l'État, des défauts de contrôle.

Oui, c'est ça qui est intéressant et c'est je me demande pourquoi le député Vanier a décidé de tirer une balle dans le pied de ce rapport en en faisant sa sortie sur François Varou, sachant parfaitement parce qu'il connaît bien l'écosystème médiatique. Depuis hier, on ne parle de ce rapport qu'en l'occurrence qu'avec l'occurrence donc liée à François Baou. Et c'est bien dommage parce qu'on voit bien qu'il y a beaucoup de recommandations qu' a effectivement le sort des des familles, des victimes et des éventuelles victimes encore à éviter au cœur de ce de ce rapport.

C'est un travail utile et une fois de plus une démarche politicienne je trouve à l'affaibli dans dans l'écho qu'il peut avoir auprès de la société. Oui, j'ai moi j'ai l'impression qu'en effet cette lutte elle a brouillé un petit peu les pistes. La lutte entre Paul Vanier, François Baou, ça a brouillé les pistes pour quelque chose qui est quand même enfin je sais pas mais ce sujet il est il est il est ultra important.

On a on a l'impression et c'est vrai que on entendait c'est un problème de société. Il y a il y a une question de société aussi. Donc François Bairrou, on voit bien que voilà ça va pas le toucher, il y a pas assez d'éléments pour montrer et pourtant sûrement il aurait pu probablement faire quelque chose d'avantage.

On voit qu'il y a pas assez de preuv lutte de Paul Vanier, elle n'a pas abouti. maintenant sur cette question de ce qui se passe dans ces écoles privées. Enfin, je sais pas, on a eu déjà toute la question des de l'inceste qui a été un petit peu pris en charge avec la civis, ce cet établissement qui était chargé de recueillir les témoignages des uns et des autres dont on sait plus trop maintenant ce qu'il fait parce qu'on a coupé la tête de de ce juge qui était si actif.

Là, on attaque tout ce qui est établissement privé. Je pense qu'il y aura encore d'autres ménages à faire. C'est très bien que la société et que l'État commence à s'y mettre.

C'est très bien qu'il y ait quand même ces parlementaires qui fassent ces commissions d'enquête parce que c'est comme ça qu'on arrive à euh creuser ce type de problème. C'est dommage que ça soit brillé par euh voilà des des vues politiciennes un petit peu de bas étage. Mais il faut quand même reconnaître que le travail est super important et qu'il faut pas lâcher là-dessus.

Et je pense encore une fois que c'est pas fini. C'est pas fini toutes ces questions là. On a laissé la société, on a laissé des horaires se faire et je pense qu'on va découvrir encore dans plein d'endroits où ça se passe.

Donc il y a il y a un travail qui va qui va devoir être poursuivi. Oui, c'est emblématique en réalité. C'est que ça montre bien puisque euh c'est c'est ces partis cette formation politique, ce targ de vouloir peut-être un jour diriger la France, ça montre bien à quel point il y a une grande difficulté à s'intéresser à la politique publique et au fond aux politiques qui peuvent concerner les Français.

La seule chose qui a concerné, on a suivi l'audition et on voit bien encore le le soin et et certainement la la volonté de truffer le nom de François Baou dans l'accord et de de de mettre au cœur de sa déclaration au moment où il rend le le rapport euh euh ce député euh le le de mettre en cause le premier ministre. Mais ça montre bien à quel point au fond ça les intéresse pas. Et François Ruffin avait raison dans son livre, ça les intéresse pas.

Mais vous pensez que ça ça va pas laisser des traces quand même pour François Vou cet épisode ? Aucunement. Aucune François Baou qui cette semaine a échappé à une nouvelle motion de censure.

Mais on va voir ce que dit ce matin Marine Le Pen sur cette question de la censure. Elle était l'invité de RTL. C'est pas plié.

Mais il faut être honnête, nous n'avons pas une confiance absolue dans la capacité de François Bairou à s'opposer au macronisme qu'il a accompagné durant 8 ans et donc à rompre avec l'idée que il faut toujours taper sur les Français, toujours taper sur les mêmes pour résoudre les difficultés que le macronisme a créé. Ça veut dire que la menace, elle sera là à l'automne, Émilie ? Oh bah oui, la menace elle sera clairement là à l'automne au moment du budget.

Euh mais je pense que la position du Rassemblement national, elle est pas facile en ce moment. Elle est vraiment difficile avec évidemment cette question d'inéligibilité pour Marine Le Pen dont on sait pas ce sera suspendu en 2026 ou pas. Euh Jordan Bardella qui semble quand même un petit peu encore jeune et on voit qu'il y en a qui doutent sur le fait qu'il prennent la relève. des députés, on voit bien qu'il essaient de se mettre en ordre de marche s'il y a une éventuelle dissolution en essayant de mettre de côté toutes les brebis galeuses qu'on a vu en 2024 et qui était quand même c'était pas c'était pas extraordinaire.

Donc on voit bien qu'il y a des difficultés et il y a encore une grosse difficulté qui est au ministère de l'intérieur. C'est Bruno Retaillot qui est en train de tracer euh quelque chose qui les embête fortement parce que ils piétinent sur leur plat de bande en disant moi je je repousse le RN, je veux les mettre dehors, mais en séduisant plus ou moins leur électorat. Donc Marine Le Pen quelque part, elle essaie aussi d'exister, de montrer son opposition parce que là-dedans, c'est quand même très compliqué pour le RN euh d'être présent et de continuer à marquer des points comme il le faisait auparavant.

Elle est en mauvaise posture aujourd'hui, Marine Le Pen politiquement. Ça son avenir est toujours incertain, mais moi je note une nouvelle fermeté. Euh euh je note le fait qu'elle revienne se remettre en avant et quand on connaît le fonctionnement euh je dirais voilà par séquence de de Marine Le Pen notamment après des coûts.

Elle elle a tendance à à se retirer puis après à revenir à la charge. Là on est dans cette période de retour. euh le fait de de d'aller effectivement dans une matinale euh comme comme celle de de l', le fait de reprendre la parole, le fait de de reprendre au fond lead sur cette possibilité de de censurer euh ça confirme un petit peu ce que l'on entendu quelques jours hein, ce que les lieutenants du RN commencent un petit peu à vouloir expliquer à l'extérieur.

C'est-à-dire que il y a une décision au RN de dire il faudra arriver à une dissolution et peu importe si Marine Le Pen n'est plus à l'Assemblée, elle n'a plus besoin d'être à l'Assemblée. Hm. Euh et pourquoi ?

Parce qu'en fait, ils sont maintenant persuadés qu' avant la présidentielle, il faut une expérience au pouvoir de manière à convaincre les Français. Il leur manque l'analyse qui est faite en inter en interne au RN, c'est qu'il manque le moment de crédibilité ou en tout cas de de de confrontation avec le réel et avec la pratique du pouvoir. Et c'est la raison pour laquelle il y a maintenant une tendance au sein du RN à dire il faudrait amener le président en dissolution.

Je pense que c'est pas gagné. Non, ça c'est pas gagné parce que je pense que franchement Oui. Oui.

Non, mais en tout cas, il y a il y a cette volonté mais moi je sens beaucoup de fébrilité, beaucoup de fragilité et encore un gap important, une étape très importante à franchir pour arriver à ça avec les bonnes équipes. On sent qu'il y a il y a cette volonté d'y aller mais c'est encore très fébrement parce qu' ils connaissent ils ont conscience de cette faiblesse structurelle qui se disent il il va falloir quand même que on ait une expérience au pouvoir avant la présidentielle on verra ce qui donnera on va parler de ce qui s'est passé hier soir au Sénat il y avait un débat sur son vote sur la situation au proche et Moyen-Orient Stéphane il a été question d'abord des deux otages français en Iran Cécile Coler et Jacques Paris. Oui, tous les groupes politiques ont eu un mot de soutien pour ces deux enseignants.

Cécile Coler, professeur de lettrre moderne, Jacques Paris, professeur de mathématiques à la retraite. Ils avaient été arrêtés au dernier jour de leur séjour touristique en Iran. C'était il y a 3 ans en mai 2022 avec les frappes israéliennes en Iran sur la prison des vines le 23 juin là où ils étaient incarcéré.

Les familles étaient très inquiètes. Il n'avaient plus de preuve de vie de Cécile Colère et Jacques Barreau. Mais mardi Jacqu Jacques Paris pardon mais mardi Jean Noël Barreot, le ministre des affaires étrangères a annoncé qu'une visite du chargé d'affaires de la France en Iran avait pu avoir lieu, avait pu il avait pu avait pu les voir et François Baïou le premier ministre en a dit un peu plus hier soir.

Nous n'avions plus de nouvelles depuis les frappes sur la prison des vines et nous pouvons vous rassurer ce soir en vous disant qu'hiier ils ont reçu une visite consulaire et qu'ils sont saints et sauf. qu'ils sachent, que leur famille sache et tous ceux qui les soutiennent que nous que nous mobilisons tous les moyens disponible avec un seul but obtenir leur libération immédiate. Et Stéphane, quelques minutes après, on a appris que Jacques Paris et Cécile Coler ont été inculpés en Iran.

Oui, on savait que l'Iran les accusait d'espionnage depuis leur arrestation. Les avocats des deux otages contestent cette accusation, mais on ne savait pas pour le compte de qui est et bien ce serait le Mossade. Le renseignement israélien.

Selon Théran, la sœur de Cécile Colè, Noémi confirme qu'ils ont été inculpés pour trois chefs d'inculpation. Complot pour renverser le régime, espionnage pour le Mossade et corruption sur terre. Ce sont les termes trois chefs d'inculpation passibl de la peine de mort.

Une source diplomatique nous a indiqué hier soir que ces accusations sont infondées. Ouais, mauvaise nouvelle he évidemment pour ces otages français. Nickel hein.

Écoutez, si c pas aussi dramatique pour ces deux otages emprisonnés depuis longtemps, ça serait risible. Ce sont c'est le c'est le chef d'accusation du mois, le Mossade. Franchement, en Iran, en ce moment, tout celui qui qui qui fait une remarque dans la rue, il est accusé d'espionnage pour le Mossade.

Par pour le Mossade parce que franchement, c'est l'humiliation du jour et donc ils doivent essayer de de revenir là-dessus. s'il y avait encore une une petite preuve que ce régime euh euh est vraiment euh totalement euh à l'encontre de nos valeurs, à l'encontre de nos intérêts et que euh on on et de voir encore à quel point il il y a certaines parties dans dans la politique française ou au sein exécutif qui considèrent qu'il faut encore avoir des relations avec l'Iran, on en reste on en reste les bras ballons. J'espère que qu'il va y avoir une une cause nationale autour de de ces deux otages et qu'il va y avoir toutes les pressions qu'il faut pour pouvoir pour pouvoir les libérer parce que ça devient ça devient absolument insupportable de continuer à à encaisser ce ce régime qui est absolument un régime qui est une dictature et qui continue à avoir des pratiques terroristes.

Oui oui bien sûr. On sent qu'on est un petit peu c'est c'est comme si c'était c'est horrible hein, c'est des dommages collatéraux de ce qui se passe et la France elle observe bien incapable de faire quoi que ce soit. Euh moi je je suis d'accord évidemment que le régime des mola euh c'est un régime insupportable, mais j'ai encore du mal à comprendre comment on on se met en faute par rapport au droit international pour combattre un régime qu'on considère justement euh j'ai j'ai du mal encore à comprendre et euh je trouve que la position de la France qui est peut-être la seule qui était possible mais est très ambigue de dire voilà Israël a le droit de se défendre et en même temps on va pas la soutenir dans une agression supplémentaire.

Je je moi je questionne quand même cette position diplomatique que j'ai questionné aussi pour le après le 7 octobre de voilà d'avoir un soutien conditionnel à Israël et puis après de se dire "Ah bah quand même Netaniau il va loin et comment on peut l'arrêter Je trouve que la France a du mal à se positionner véritablement et que je trouve que c'est beaucoup c'est très éloigné de ce qu'on aurait pu voir au paravant dans des temps anciens où des Gaules étaient à la tête de l'État et était peut-être un petit peu plus ferme sur les positions, un peu moins de en même temps qu'on a du mal à comprendre. Donc voilà, je me suis un peu éloignée des des de la situation, mais je voilà, moi je questionne et malheureusement on compte pas grand-chose dans toute cette situation. Non, mais on va en parler de ce que ce que vous dites Émilie parce que pendant ce débat hier soir au Sénat, Stéphane, il a été aussi question de la guerre entre Israël et le Hamas.

Tout à fait. Et dans son discours, le premier ministre est revenu sur les attaques terroristes du Hamas le 7 octobre. Il a rappelé la position de la France.

Ayant sans jamais faiblir défendu la sécurité d'Israël, nous sommes d'autant plus fondés à dire notre désarrois face à ce à quoi nous assistons depuis plusieurs mois à Gaza à dire que la situation humanitaire heurte nos consciences. Que des femmes et des enfants gazaouis allant chercher de quoi se nourrir soient pris pour cible. C'est insupportable.

Le sujet a aussi été abordé par le président du groupe LR, Mathieu d'Arnaud. pour qui la reconnaissance d'un état palestinien est inéluctable. ce qu'il a dit, mais que les conditions de cette reconnaissance ne sont pas réunies, notamment à cause de la présence du Hamas à Gaza.

Mais Mathieu d'Arnaud a aussi questionner l'opération militaire israélienne. Bien qu'elle n'ait pas été éradiquée, force de constater que les capacités de nuisance de l'organisation terroriste sont désormais considérablement réduites. Dès lors, la situation militaire actuelle peut difficilement expliquer et encore moins justifier les tragédie su par Gazaoui.

À ses souffrances, il est nécessaire qu'Israël modifie sa stratégie. Il en va de sa responsabilité mais aussi de son intérêt car il est une vérité absolue. Gaza est une terre palestinienne.

Elle sera peuplée demain par ces mêmes Palestiniens. Et du côté des socialistes, le sénateur Jean-Marc Vessousfort a lui appelé à ce que la diplomatie prime sur la guerre. La désescalade au Moyen-Orient doit venir de ceux qui croient en la diplomatie.

Elle doit venir de ceux qui placent la prééminence du droit international et du multilatéralisme au cœur de leur socle intangible de valeur. Elle doit venir de ceux qui défendent la solution à deux états. Position historique des socialistes.

Dans ces moments où l'histoire bascule comme en 2003 avec l'intervention des États-Unis en Irak, il y a un pays qui sait dire non au monde, qui sait dire au monde ce qui est juste. Ce pays, c'est la France. Monsieur le Premier ministre, notre pays a la responsabilité de rappeler que le droit et la négociation doivent l'emporter sur la force et le fait accompli.

Est-ce que la France peut jouer un rôle encore dans ce conflit Michaell ? Pas vraiment. Et c'est d'autant plus intéressant que de voir à quel point toutes les interventions que vous avez choisi de de de montrer sont déconnectées de la réalité.

Euh personne n'a évoqué le fait que il y a un plan sur la table en ce moment qui est étudié et qui peut-être va être publié dans quelques jours justement où il y aurait une une recomposition totale de la région avec des solutions justement où Israël reconnaîtrait la solution à deux États à condition que les otages s'arrêtent que et que les otages soient libérés parce que au fond ce que au fond les les les parlementaires ne savent pas ou ne veulent pas restituer, c'est au fond le principe de base On demande la question est posée sur pourquoi pourquoi les les quand les opérations militaire continue à Gaza ? En réalité ils veulent pas entendre le message principal que si les otages sont libérés la guerre s'arrête. Il y a aucune autre quand on regarde sur le terrain ce qui se passe et qu'on lit ce qui se passe même dans la presse arabe régionale tout le monde le sait.

Pourquoi les parlementaires français ne sont pas conscients de ça ? En réalité, il y a en ce moment un un nouveau Moyen-Orient qui est en train de se mettre en place. Tout le le monde arabe veut que le Khamas quitte le pouvoir parce qu'il a échoué à développer effectivement cette terre palestinienne qui doit être une terre palestinienne, mais avec des gens capables de développer une société palestinienne et non pas faire des tunnels.

Et ça c'est dommage, je trouve que ça n'arrive pas à la conscience de parlementaires français. D'autant plus qu'au Sénat, on travaille un peu plus qu'ailleurs et qu'on a l'habitude d'être au courant. Donc euh je trouve qu'il faudrait euh se s'actualiser parce que les choses vont très très vite, très très vite et même ce que dit le premier ministre n'est pas en phase avec l'actualité.

Il y a une déconnexion Émilie ? Euh peut-être qu'il y a une déconnexion mais je pense qu'il y a eu aussi euh il y a eu aussi euh des des prises de position encore une fois moi que je trouve euh qui ont fait des dégâts parce que la situation de Gaza, si on peut en parler aujourd'hui comme ça, rappelez-vous, il y a eu un moment où on ne pouvait pas en parler. Alors, c'est vrai que ça utilisé aussi euh politiquement par notamment LFI à déf électoralistes hein pour parler à un certain électorat.

Donc ça a brouillé encore une fois les pistes exactement dans le même exercice que BRAM, c'est-à-dire que on prend un élément, on l'utilise politiquement et ça brouille complètement les pistes. Mais toujours est-il que du coup, on ne pouvait pas parler pendant un temps de génocide à Gaza parce que c'est quand même ce qui s'est passé. C'est-à-dire qu'Israël a continué jusqu'à quasiment transformer en cendre ce territoire.

Il y a qu'une seule de faire un plan comme ça il y a plus personne il y a plus de si on veut être précis il y a qu'une seule institution capable de décider ça a été fait avec la bosegovine s'il y a un génocide ou pas qu'il y ait une une suspicion et une une potentialité de génocide c'est la question qui a été posée par le tribunal et elle est posée et c'est en cours de vérification mais je trouve que là aussi il faut il faut savoir quand on sait que la guerre s'arrête si les otages sont libérés c'est bien la preuve qu'il y a pas de volonté génocelle je pense que la situation même ne serait-ce que là vous parlez de terrain des médecins humanitaires, des gens qui qui se sont qui sont allés sur place qui ont dit quand même qu'il y avait de la famine qu'il y avait une situation qui était alors si c'est pas du génocide, je sais pas ce que c'est mais en tout cas qui était gravissé, c'est les drames de la guerre à déplorer. Oui. Sauf que on a eu du mal à on a soutenu Israël parce qu'évidemment cet attentat était terrible mais on l'a soutenu à un moment on s'est rendu compte que Netaniaahu ne pouvait pas on ne pouvait pas l'arrêter et c'est exactement ce qui se passe pour l'Iran où maintenant on se dit bah ok c'est bien de de de se mettre en confrontation avec le droit international pour essayer de virer des gens dont on considère qu'ils n'ont pas à être à la tête d'un pays mais jusqu'où on va et ça je pense que la France s'est pris les pieds dans le tapis à essayer de de trop voilà et elle n'a pas gardé cet équilibre qu'elle avait auparavant.

C'est vrai que la France a toujours eu sur le plan diplomatique et on l'a vu en effet l'exemple était cité sur l'Irak une position beaucoup plus équilibrée sur ce type de problème. Je trouve que là on est allé un peu loin et voilà. Moi je la bonne question n'est pas posée.

Je pense que si on tient bien, je parle pas de vous hein, je parle de manière générale dans le débat public et dans le débat français. Si on tient et et c'est parfaitement légitime à soutenir les Palestiniens, alors il faut il faut sortir leas du pouvoir parce que ce mouvement est funeste à son peuple. C'est c'est il y a 30 ans les accords d'Olo se signaient avec un une organisation de libération de la Palestine avec l'OLP de Arafat.

C'est exactement ce qui se passe en Iran. Et jusqu'où jusqu'où on va ? Est-ce que la population doit prendre les coups pour ça ?

Est-ce que un pays moment le tire sur les Pourquoi ? Pourquoi il y a des problèmes autour des autour des de la distribution d'humanitaire ? parce que en fait et et Jean-Pierre Filu dans son travail sur Gaza l'a parfaitement bien démontré, c'est aujourd'hui laisser au contrôle des bandes et des et des et des des pillards parce que effectivement il n'y a plus il n'y a plus de de de direction politique.

Le Ramas est maintenant en aux mains des des des pillards et des et des voleurs. Et donc c'est pour ça qu'il y a une situation terrible. Mais une fois de plus, soutenir les Palestiniens, c'est demander d'abord que le Ramas s'en aille pour que une gouvernance capable de développer cette société soit en place.

Allez, on va terminer en disant un mot de la Nouvelle Calédonie. Emmanuel Macron a ouvert hier à Paris un sommet pour tracer un avenir politique et économique à la Nouvelle-Calédonie. Un an après les émeutes meurtrières, les lignes de fracture demeurent entre indépendantiste et loyaliste.

Michel, est-ce que le chef de l'État peut sortir l'archipel de l'impasse ? On verra bien s'il a une capacité de pouvoir pouvoir le faire. On sent bien que effectivement il il veut au fond prendre la place d'un d'un ministre lequel il s'entend bien d'ailleurs Manuel Vals mais qui il considère qu'il n'est pas arrivé à à au fond à prolonger ce que Michel Reocard le mentor de Manuel Vass avait réussi à faire.

Euh c'est vrai aussi qu'il y avait d'autres considérations et et et personnalités à l'époque. Ça va être ça va être compliqué. Je pense que c'est une manière pour Emmanuel Macron de dire je reviens, je reste sur le terrain intérieur euh et je suis euh voilà quel une figure centrale qui réorganise les choses.

Pour l'instant ce processus paraî tellement compliqué que je suis assez sceptique sur ce conclave. Les conclaves. Oui, les conclauves.

Tendance, c'est un joli objet mais ça ça a pas l'air de très bien marcher. Non, ce qui est difficile c'est que Manuel Vals, enfin en tout cas le ministre c'est avancé sur un certain nombre de propositions que les indépendantistes saisissent comme voilà sur des compétences régaliennes pour l'île, la double nationalité, des choses comme ça. Et c'est difficile maintenant parce qu'on a l'impression que du coup c'est posé et chacun va essayer de se l'approprier soit pour s'y opposer, soit pour le défendre.

On entend un peu cette idée de prendre du temps et c'est probablement la meilleure des choses parce que économiquement la Nouvelle-Calédonie, elle souffre énormément et c'est difficile de de débattre politiquement en même temps que d'aider économiquement ce territoire. Et probablement l'idée de de prendre un peu le temps de la reconstruction avant de prendre des décisions, c'est peut-être le plus sage dans toute cette problématique. Merci à tous les deux.

On va regarder ce qu'il y a la une de la presse régionale avant de se quitter. [Musique] Et Stéphane, la canicule et la chaleur reste à la une des quotidiens régionaux ce matin alors que 17 départements sont encore en vigilance orange. Oui, le midi libre donne encore quelques conseils pour tenter de se soulager de la chaleur parce que si la canicule est terminée dans une bonne partie de la France, il fait encore jusqu'à 36°gr à Montpellier aujourd'hui et demain. le quotidien et donc aller à la rencontre des familles qui se rafraîchissent dans les fontaines de la ville.

Nice matin tente plutôt de comprendre cet épisode de canicule au mois de juin qui dépasse la vague de chaleur de 2003, vous retrouverez dans les pages du journal le climatologue Joël Guilla qui explique que le climat se tropicalise et donc que le climat nissoire ressemble de plus en plus à celui de Miami ou de Dubaï. Le télégram, le courrier de l'Ouest, le Berry républicain nous parle de la sécheresse. Canicule, sécheresse, le cercle vicieux décrit le Berry qui titre "La terre a soif".

La Loire tire la langue pour le courrier de l'Ouest. Le télégramme s'inquiète pour les cours d'eau breton déjà à sec. "Pant la faute de la chaleur que la faute du manque de pluie", explique Bruno Mougin, hydréologue, hydrogéologue pardon au BRGM qui suit les nappes fréatiques.

La presse régionale en Corse et dans le sud-ouest, alerte sur le chikun transmis par les moustiques tigres. Oui, Cors Matin fait état d'un troisème cas signalé à Portito, Orian. Trois personnes infectées au même endroit.

Ce sont ce qu'on appelle des cas autochtones. Ça veut dire qu'ils ont été infectés par le moustique tigre sur place et non pas pendant un voyage à l'étranger. Des cas autochtones, on en compte 15 en France pour le moment.

Et la Gironde a connu son premier cas du genre. Un garçon de 5 ans a été infecté hier. Et pour terminer, début de réponse à Saint-Quentin après des intoxications alimentaires début juin.

Des contaminations à la bactéria et chéri colis. 30 personnes infectées par la bactérie. Une fille de 11 ans en est décédée.

Les investigations sanitaires confirment que les contaminations sont bien parties de cinq boucheries de Saint-Quentin. Les résultats des contrôles d'hygiène interpellent l'ine nouvelle. On y apprend qu'une semaine avant la fermeture, une des boucheries avait reçu un contrôle satisfaisant.

Désormais, c'est le temps de la justice. L'enquête du parquet de Paris se poursuit pour essayer de déterminer la cause des contaminations. Merci beaucoup Stéphane, merci Émilie, merci Michel, merci à tous de nous avoir suivi.

On se retrouve demain. Très bonne journée. [Musique]

Bétharram : Le rapport pointe les défaillances de l’Etat — Violette Spillebout · Pourquijevote