Aller au contenu
Tous les transcripts
Conférence de presseBFM TV (sur YouTube)· 9 juin 2025 187 minFond programmatiqueEnvironnement & énergieEurope & internationalInstitutions & électionsNumérique

🟡 Suivez en direct l'ouverture du Sommet de l'ONU sur l'Océan avec le discours d'Emmanuel Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 17:00OuverteRéponse directe

    De quoi s'agit-il pour le grand public ? Qu'est-ce que cette conférence ?

  • 19:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation des océans aujourd'hui ?

  • 23:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les mesures possibles pour enrayer le réchauffement des océans ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que le traité sur la haute mer ? Pourquoi est-il important ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Emmanuel MacronFait
    « En 2024, le seuil des + 1,5°gr par rapport aux températures pré-industrielles a été dépassé. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « Les récifs coraliens blanchissent à une vitesse jamais observée jusqu'alors. »
  • 6:00Emmanuel MacronFait
    « Le vivier de poisson n'a jamais été aussi faible. »
  • 7:00Emmanuel MacronFait
    « Les ouragans et les cyclones sont plus intenses et tant de nos territoires, je pense à Mayotte ou à la Réunion, ont payé un lourd tribu en 2024. »
  • 11:00Emmanuel MacronChiffre
    « 8 millions de tonnes de plastiques sont déversés chaque année en mer. »
  • 12:00Emmanuel MacronChiffre
    « La France 2e zone économique exclusive du monde y prendra toute sa part. Plus de 30 % de notre zone économique exclusive est d'ors et déjà protégée. »
  • 14:00Emmanuel MacronPromesse
    « Nous allons désormais classer les écosystèmes les plus sensibles comme les posidonies, les canyonnes en protection forte. »
  • 15:00Rodrigo Chavez RoblesPromesse
    « Nous déclarons la paix avec les océans. »
  • 16:00Rodrigo Chavez RoblesFait
    « Si nous continuons à ce rythme dans 25 ans, il y aura plus de plastique que d'organismes vivants et de poissons dans nos océans. »
  • 17:00Antonio GuterresFait
    « L'océan produit la moitié de l'oxygène que nous respirons. »
  • 18:00Antonio GuterresChiffre
    « Chaque année, 23 millions de tonnes de plastique sont déversés dans les eaux et asphixie les écosystèmes. »
  • 19:00Antonio GuterresChiffre
    « L'économie des océans a plus que doublé en 30 ans et elle continue de croître. »
  • 20:00Antonio GuterresFait
    « L'ODD 14 est un des objectifs de développement durable les plus sous-financés. »
  • 5:00Emmanuel MacronFait
    « La sauvegarde de ce biome nécessite un engagement renouvelé en faveur de la mise en œuvre de l'ODD14 et de l'accord de Paris. »
  • 7:00Emmanuel MacronChiffre
    « En 2025, nous aurons le plus grand nombre d'écoles bleues au monde, soit 15 515 établissements d'enseignement. »
  • 8:00Emmanuel MacronFait
    « Il y a 10 ans, Paris a marqué une étape importante en matière de gouvernance climatique. Aujourd'hui, Nice est sur la voie de Bem. »
  • 9:00Représentant de l'Union européenneFait
    « En mars, le Conseil européen est convenu d'une action européenne commune destinée à promouvoir la santé et la gouvernance des océans. »
  • 10:00Représentant de l'Union européennePromesse
    « Nous avons lancé une nouvelle initiative d'observation des océans qui va nous fournir des données pour toute personne qui dépend de l'océan. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Musique] [Musique] [Musique]

3:01
Emmanuel Macron

Je viens je viens de Mauritanie porté par le vent du désert, porté par le souffle d'hommes et de femmes qui subissent aujourd'hui terriblement les effets du changement climatique. Ce pays avec 750 km d'océan a fait don à l'humanité de 12000 km² de fond marin préservé avec un fleuve en partage qui se jette dans l'océan avec le Sénégal, un pays frère et ami qui aussi souffre du réchauffement climatique. Les richesses de ces deux pays à cause de la surexploitation crée une souffrance terrible. L'océan est en danger et je suis là aujourd'hui porté par le souffle d'hommes et de femmes pour justement venir ici croire à la fraternité humaine, croire à l'humanité qui aujourd'hui est là.

Certes avec un grand absent, mais nous sommes une famille et une famille qui croit à l'humanité. Je vous demande d'écouter le murmure de la jeunesse d'une femme exceptionnelle. Ce murmure de la Cora est un appel à tous pour qu'aujourd'hui nous puissions ensemble préserver ce que nous avons de plus cher, les océans et la vie avant les océans. Écoutez ce murmure. [Musique]

5:21
Non speech

[Musique] [Musique]

6:36
Emmanuel Macron

C'est [Musique]

6:56
Non speech

[Applaudissements] [Musique]

7:32
Emmanuel Macron

Mesdames et messieurs, veuillez s'il vous plaît vous installer. Nous allons entamer les travaux de la conférence. Merci beaucoup. Je vous invite donc à prendre place. [Musique] Mesdames et messieurs, une nouvelle fois, Je vous invite à prendre place. La plaignière va commencer. Merci de bien vouloir vous installer. Trouver votre siège, on est en train de commencer. Merci. Ah posso fazer pro francês daqui dessa cabina. Messieurs, je vous je vous invite prendre place mesdames et messieurs. Mesdames et messieurs, s'il vous plaît, prenez vos places, je vous invite. Merci à la chanteillesse. Merci beaucoup. Veuillez vous installer s'il vous plaît. Nous allons commencer dans 2 minutes.

Pourriez-vous vous installer s'il vous plaît ? Nous allons commencer dans une minute et demi. So the music avant l'entame officiel, nous avons avons un morceau de bienvenue. [Musique] by [Musique]

28:38
Non speech

[Musique]

28:46
Emmanuel Macron

[Musique] Maroué [Musique] maroué papa papa Papa no pun to mar [Musique] Open [Musique] open etap. eta temana no teu mauru.

31:06
Non speech

[Musique]

33:15
Emmanuel Macron

[Applaudissements] Si cette conférence des océans était en navire, il avancerait bon train grâce au vents des connaissances rassemblé grâce à la conférence qui vient de se terminer avec plus de 2100 scientifiques de plus de 110 pays avec 50 % de femmes et une trentaine de pour de jeunes spécialistes dans le domaine des océans. Ces personnes ont travaillé sur des recommandations importantes dans 10 domaines. Vous pouvez collaborer avec ces personnes. Vous pouvez utiliser le baromètre qui a été préparé, en indicateur sur les océans qui vous permet de voir dans quelle mesure vos actions portent leurs fruits.

Mais à l'heure où vous installez, vous vous demandez peut-être pourquoi cette conférence devrait être différente. Est-ce que vous pouvez faire pour en faire davantage, pour obtenir de meilleurs résultats et pour ne pas rentrer chez vous les mains vides ? Ce sentiment d'urgence que nous ressentons, que nous connaissons, qui découle de la science est important. Nous ne devons plus accepter la perte des coraux. Ce sera peut-être cela ou la peur de perdre toutes nos vies. Ce sera peut-être un sentiment de possibilité.

Comment collaborer si ce n'est en venant ici, en trouvant des partenaires, en nouant des alliances, en comprenant qu'il y a des financements et des possibilités pour mettre au point de nouvelles infrastructures dont nous avons besoin pour notre avenir. Ce pourrait être simplement le fait de comprendre profondément que ce qui nous rend humain, c'est notre capacité unique d'inventer, de construire, de disposer de technologies qui travaillent à notre service, de collaborer. Et nous avançons sur cette voie. Nous pouvons lire les sons de l'océan, le langage de l'océan.

Nous pouvons voir les connaissances des êtres humains qui ont créé des bateaux pour la première fois il y a des dizaines de milliers d'années. Nous pouvons utiliser le génome de l'océan pour de meilleurs matériaux, de meilleurs médicaments et si tout cela ne fonctionne pas, pensez simplement à ce que Charles Baudler écrivait. Toujours tu chérirais la mer. La mer est miroir. Ah. [Musique] [Musique] Je suis venu de la Mauritanie portée par le vent. souffle de millions de femmes et d'hommes et d'enfants. Je suis venu ici porter par l'espoir. Mon pays à 750 km avec l'océan, 12000 km carr dont elle a fait don à l'humanité classé patrimoine de l'humanité. par les Nations Unies, l'UNESCO.

[Musique] Ce don de l'humanité est en danger. La [Musique] sureexploitation, il le disait hier sur cinq poissons [Musique] péchés, un poisson et illégalement péché. [Musique] Des milliers de femmes et d'hommes qui vivent de l'océan souffre et cette Cora, c'est le murmure des enfants.

[Musique] L'océanse il faut que vous le sachiez l'océan enseigne par ceux qui à la quête d'une richesse plantent au fond de cet océan beaucoup de choses et l'océan [Musique] saigne dans le murmure de cette de cette Cora [Musique] que nous sauvons la vie sur terre, que nous soyons capables avec un sursaut ensemble comme une grande famille ici présente de nous dresser contre l'horreur, la tragédie que nous vivons en ce moment même avec des femmes et des enfants qui meurent.

38:40
Non speech

[Musique]

39:57
Emmanuel Macron

[Applaudissements] Merci infiniment. On ne pourrait pas avoir une meilleure inspiration pour le commencement de nos travaux. Mesdames et messieurs les chefs d'état et de gouvernement, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs Excellence, je déclare ouverte la conférence 2025 des Nations- Unies visant à appuyer la réalisation de l'objectif de développement durable numéro 14. Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines au fin du développement durable. Je déclare ouverte la première séance plinière. Conformément à l'article 17 du règlement intérieur provisoire, je vais assurer les fonctions de président temporaire de la conférence.

En attendant l'élection des deux présidents, je souhaiterais vous accueillir chaleureusement tous et toutes. J'attends avec intérêt cette conférence. J'espère qu'elle sera couronnée de succès et productive. J'invite à présent la conférence à procéder à l'élection des deux présidents, un du Costa Rica et un de la France. Je crois comprendre qu'il y a un accord pour élire son excellence monsieur Rodrigo Chavez Robles président de la République du Costa Rica et son excellence monsieur Emmanuel Macron, président de la République française en tant que président de la conférence.

Puis-je considérer que la conférence souhaite élire par acclamation son excellence monsieur Rodrigo Chavez Roblaise et son excellence monsieur Emmanuel Macron en tant que ses présidents. Il en est ainsi décidé. À présent, j'invite la conférence à examiner le point 5 de l'ordre du jour provisoire intitulé élection des responsables autres que les présidents. Conformément à l'article 6 du règlement intérieur provisoire, puis-je considérer que la conférence souhaite élire le Costa Rica et la France en tant que vice-président de droit. Je n'entends pas d'objection. Il en est ainsi décidé.

Au nom de tous les participants et participantes de cette conférence, je souhaiterais féliciter son excellence monsieur Rodrigo Chavez Roblè et son excellence monsieur Emmanuel Macron ainsi que les vice-présidents de droit pour leur élection. J'invite les deux présidents à venir prendre place à la tribune pour qu'ils puissent présider les travaux de la conférence. Je prie le service du protocole d'escorter leurs excellences. Je pense qu'ils sont déjà là.

Merci monsieur le secrétaire général des Nations- Unies, monsieur le président de la République du Costa Rica, cher amis Altess, mesdames et messieurs les chefs d'État et de gouvernement, mesdames et messieurs les dirigeants d'organisation internationale, mesdames messieurs les ministres, mesdames messieurs les élus, monsieur le maire de Nice, monsieur le président, la région, merci de l'accueil qui nous est fait. Mesdames et messieurs, en vos grades et qualités, le nom de Nice vient de Victoire en grec. Et dans ce port, fondé par des marins foséens au bord de la Méditerranée, c'est aujourd'hui une victoire que nous célébrons en quelque sorte, une victoire pour nos océans.

D'abord, victoire que nous soyons tous cela réunis pour cette 3e conférence des Nations- Unies sur l'océan à Nice que nous coorganisons avec le Costa Rica. prenant le relais de nos amis portugais. Victoire sur l'inertie et l'indifférence aussi sur la dégradation de notre environnement sur la tendance au désengagement international. Mes victoires fragiles car elle requiertent des actions rapides et elle ne suppose aucun recul. Et cette mobilisation, oui, par elle-même est une victoire parce que nous connaissons les enjeux qui sont les nôtres. Et je veux ici les rappeler très brièvement. En 2024, le seuil des + 1,5°gr par rapport aux températures pré-industrielles a été dépassé.

Les écosystèmes sont menacés. Les récifs coraliens blanchissent à une vitesse jamais observée jusqu'alors. Le vivier de poisson n'a jamais été aussi faible. Les ouragans et les cyclones sont plus intenses et tant de nos territoires, je pense à Mayotte ou à la Réunion, ont payé un lourd tribu en 2024. Et si la Terre se réchauffe, l'océan quant à lui est en ébullition. Nos scientifiques nous disent des faits que nous n'aurions pu imaginer, des canicules au sein même de nos océans. Et comme la mer monte en plus du feu, c'est la submersion qui nous guettet. C'est pourquoi cette mobilisation est une nécessité.

Aujourd'hui à Nice, nous avons plus de 120 pays, plus de 50 chefs d'État et de gouvernement, plus de 30 chefs d'État, chefs d'organisation internationale qui ont fait le déplacement et ça vient d'être évoqué 100000 personnes qui participeront à cette conférence avec des milliers d'événements partout organisés. C'est inédit pour nos océans. C'était essentiel car l'océan nous relie tous au sein d'un seul et même écosystème qui lie aussi climat et biodiversité.

Les émissions de gaz à effet de serre ici touchent les calottes glaciaires au pôle qui en fondant provoquent en retour une hausse du niveau des mers qui touche alors les 3 milliards d'êtres humains vivants sur toutes les zones côtières de la planète. Les plastiques jetés à terre se retrouvent au gré des courants au milieu du Pacifique et au fond des canons de la Méditerranée et pollue toute notre chaîne alimentaire. Et les premières victimes sont les États côtiers, les États insulaires et toutes les petites îles. Nous avons tant de nos amis qui sont ici présents et qui dirigent ces états ou ces collectivités.

C'est aussi le continent africain présent ici en masse qui voit déjà son trait de côte reculé. Alors même que nos mèes sont sources d'activité économique, d'alimentation durable. Et ne l'oublions pas, elles sont notre première allié contre le changement climatique. Car nos océans capturent un/art du carbone que nous émettons et capture une bonne partie de la chaleur que nous libérons. C'est un grand régulateur des climats. Notre mobilisation est donc indispensable et elle est avec la perspective dans quelques mois de la COP tramp de Bem, monsieur le président, cher Loula, au cœur de cette autre fabuleux puit de carbone qui est la forêt amazonienne, l'océan.

berceau de l'humanité, berceau de notre civilisation au bord de cette Méditerranée chérie, c'est aussi le cœur de nos combats climatiques, celui pour l'eau, l'alimentation, l'environnement, le climat, la biodiversité et ces combats sont inséparables et c'est celui que nous nous menons. C'est pourquoi cette conférence a mesure un premier objectif et grâce à votre mobilisation tous et toutes, nous l'avons atteint, c'est de rappeler la nécessité d'engager la communauté internationale dans toutes ces composantes.

Pour réussir la bataille pour les océans, il nous faut redonner de la force au multilatéralisme derrière le secrétaire général des Nations- Unies et bien considérer que la seule manière de répondre à ce défi, c'est de mobiliser tous les acteurs, les chefs d'État et de gouvernement qui vont ici parler, mais également les scientifiques qui se sont mobilisés et je veux les en remercier. Il n'y aura pas de bataille pour nos océans si elle n'est pas d'abord fondée sur une science libre, ouverte, partenariale. Le climat comme la biodiversité, ça n'est pas une question d'opinion, c'est une question de fait scientifiquement établi.

C'est pourquoi il nous faut défendre nos chercheurs, leur permettre d'avancer, de chercher de manière libre et d'établir ce qui est le cœur de notre action.

et l'UNOC 3 sera l'occasion d'adopter de nouveaux outils, de nouvelles initiatives à l'appui du plan d'action de Nice, mais c'est ce qui permettra aussi de transformer en organisation internationale justement Mercator Oéan nous avions célébré la première ébauche en 2022 et qui élaborera un jumeau numérique de l'océan, c'est-à-dire une plateforme en ligne donant accès à une représentation virtuelle de l'océan basée sur les dernières connaissances scientifiques de pointe l'ipos interface entre scientifique et politique permettra aux États de recevoir l'appui technique nécessaire pour mettre en place des politiques publiques adaptées au contextes locaux.

Le baromè Starfish tous les 8 juin chaque les 8 juin chaque année nous fournira l'état de santé de l'océan. L'Alliance Space for Ocean renforcera la collaboration internationale en connectant le secteur spatial aux communautés océanographiques et mettra les données spatiales au service de la protection océanique. Et pour aller plus loin dans l'exploration, la surveillance, l'analyse de nos océans comme indicateur essentiel, nous lancerons aussi une nouvelle mission océanique spatiale nommée Corser.

Et puis avec tous les acteurs mondiaux de la recherche océanographique et spatiale, publique comme privé, avec la détermination de l'Union européenne, nous allons lancer la plus grande des missions d'exploration globale de l'océan dès 2026, la mission Neptune. Et plutôt que de se précipiter sur Mars, faisons déjà en sorte de connaître notre ultime frontière et notre meilleur ami, l'océan. Ce sera ça Neptune. Mobiliser la science donc et nous baser sur celle-ci.

Mobiliser tous les acteurs locaux et de manière inédite 300 élus maires et gouverneurs des cinq continents ont créé sous l'impulsion de Christian Estros que je remercie la première coalition des villes et régions pour lutter contre les effets du changement climatique et de l'élévation du niveau des mers.

Cette coalition d'acteurs locaux coprésidée avec la mère de la Nouvelle-Orléand que vous avez avec laquelle vous avez présenté vos travaux, c'est aussi la mobilisation de tous les acteurs locaux à travers le monde, de toutes celles et ceux qui sont touchés au premier plan les effets déjà du changement, mais ceux aussi qui permettent de construire sur le terrain les solutions pour éviter, réduire, compenser, adapter sur le terrain les mauvais comportements, les émissions et permettre de répondre à nos défis.

C'est aussi la mobilisation de la communauté économique et je remercie Monaco pour l'organisation du Blue Economy on Finance Forum qui a permis de mettre 200 initiatives en place, des facilités financières avec une pluralité d'acteurs et qui va nous permettre de mobiliser justement le monde économique et la finance. Et c'est également la mobilisation de la jeunesse, de nos organisations non gouvernementales qui à l'occasion de ce sommet de cette conférence des Nations- Unies nous ont soumis leur proposition, se sont mobilisés mais surtout veulent agir au quotidien à nos côtés. La première réponse, c'est donc le multilatéralisme, la mobilisation de tous et de tous les acteurs.

Le deuxième élément, c'est la protection de la majeure partie de nos océans et de la planète. Imaginez jusqu'à il y a 2 ans à peine la moitié de la planète, les de tiers de nos océans vivent sans véritables règles internationales. Pendant plus d'une décennie, nous nous sommes battus et la communauté internationale était bloquée pour pouvoir obtenir sur la haute mer enfin une régulation. C'est ce qui a été signé il y a quelques mois avec le traité qui en anglais se dit biodiversity beyond national jurisdiction BBNG donc qui régule la haute mer. Ce traité a été signé.

Nous nous sommes fortement mobilisés et je peux vous dire à cet instant qu'à la cinquantaine de ratifications déjà déposé ici même ces dernières heures, 15 pays se sont formellement engagés à les rejoindre. Ce qui fait que l'accord politique est obtenu qui nous permet de dire que ce traité sur la haute mer sera bien mise en œuvre. C'est donc gagné. Il aura fallu 12 ans en 1982 pour faire de même avec la convention du droit de la MRE.

En 2 ans, par cette mobilisation collective, nous aurons réussi à faire appliquer enfin ce traité qui simplement donne des règles, va permettre de lutter efficacement contre la pêche illégale, va permettre de protéger nos océans dans les deux tiers du globe, dans les deux tiers pardon de ces océans et la moitié de la planète. La troisème bataille, c'est la protection des grands fonds marins. Nous sommes 33 États avoir créé une coalition pour promouvoir un moratoire sur l'exploitation des grands fonds marins. Et je le dis ici à tous, c'est une nécessité.

Et pourquoi je ne suis pas du tout contre l'activité économique, bien au contraire, mais je pense que c'est une folie de lancer de l'action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins, qui bousculent la biodiversité, qui la détruit, qui libère des puits de carbone irrécupérables quand nous n'y connaissons rien. C'est de l'obscurantisme que de faire de l'exploitation avant d'avoir commencé l'exploration. Et donc le moratoire sur l'exploitation des grands fonds marins est une nécessité internationale. Lançons des grandes missions d'exploration. Connaissons, mettons la science en avant, mais n'exploitons pas ces grands fonds marins.

Protégeons nos écosystèmes parce que nous ne savons pas ce qui peut s'en suivre. Parce que vous avez là des réserves de carbone essentielles. Parce que vous avez là des espèces que personne ne connaît encore. Ce combat est vital pour nous tous. Et je le dis ici avec force, les abys ne sont pas à vendre. Et pas plus que le Groenland n'est à prendre, pas plus que l'Antarctique ou la Haute mer ne sont à vendre, pas plus que les licences de pêche des pays en développement ne sont à donner, pas plus que les données scientifiques ou la sécurité des populations littorales ne sont à sacrifier. Nous parlons d'un bien commun. Nous parlons d'une œuvre qui nous engage tous. Alors, allons-y.

L'autre combat, c'est la protection de 30 % de notaires et de nos mères. C'est le combat que nous avons livré qui a été fixé dans le cadre global lors de Kunming Montréal pour 2030. C'est cet objectif, nous l'avons porté ensemble avec Rodrigo dès janvier 2021 par la coalition de la haute ambition pour la nature et les peuples. Il réunit aujourd'hui plus de 120 membres et il s'est imposé lors de cette COPE à Kunemig Montréal. À ce jour, juste avant cette conférence, nous étions à 8 % des maires protégées selon les derniers décomtes.

Cette semaine va permettre, et j'attends les annonces tout au long des prises de parole de d'augmenter ces aires marines protégées à travers la planète mais on ne peut pas rester à 8 %. Objectif 30 % 2030. La France 2e zone économique exclusive du monde y prendra toute sa part. Plus de 30 % de notre zone économique exclusive est d'ors et déjà protégée. Nous en sommes fiers mais nous allons plus loin. La Polynésie française vient de réaliser une première grande annonce. Plus de 4 millions de kilomètres carrés nouveaux sont désormais protégés dont 900000 km carr en protection forte.

Et nous allons faire plus dans le dialogue et la concertation travaillant à renforcer des actions de protection avec certains de nos grands voisins dans nos territoires d'outre mer. Mais parce que certains scientifiques nous disent aussi que c'est encore insuffisant, nous allons renforcer significativement le niveau de protection d'une partie de ces air à travers un plan pour la protection des fonds marins et la carte sera donnée lors de cette conférence très précisément. Nous allons désormais classer les écosystèmes les plus sensibles comme les posidonies, les canyonnes en protection forte. Les activités humaines seront donc davantage encadrées, certaines interdites.

Les techniques de pêche comme le chalu de fond, mais aussi toutes les activités minières seront dans ces zones qui ont été cartographiées sur une base scientifique concertée avec nos pêcheurs. Ces zones seront données ce qui nous permettra de faire plus que doubler le niveau de notre protection forte dans notre zone économique exclusive. Voilà mesdames et messieurs les quelques convictions que je voulais partager avec vous. Tout ça sont des combats que nous continuerons à mener. Nous devons aussi continuer de nous mobiliser sur la question du plastique. 8 millions de tonnes de plastiques sont déversés chaque année en mer. Les discussions sont essentielles.

Nous aurons ici une déclaration mondiale, une mobilisation qui permettra, je l'espère, de mobiliser tous et toutes pour la prochaine réunion. et nous essaierons de mobiliser au sein tout particulièrement de la Méditerranée. Mais la bataille pour le limiter le plastique, combattre le plastique sur terre et en mer est essentiel. Nous allons lors de cette conférence aussi accélérer la décarbonation du transport maritime. Des initiatives essentielles ont été prises pour le ralentir, pour favoriser le transport à voile, pour favoriser de nouveaux carburants.

Et je veux saluer l'accord historique de l'Organisation maritime internationale obtenue il y a quelques mois qui est une véritable révolution et qui va permettre de transformer le transport maritime international. Au-delà de celui-ci, nous continuerons le combat pour électrifier nos ports qui c'est un combat essentiel car c'est 10 à 20 % de nos émission. Et puis nous devons continuer la lutte contre la pâchile légale. Un poisson sur c consommé dans le monde provient d'une pêchile licite qui est un pillage, une piraterie qui abîme notre biodiversité. Et là-dessus, je veux saluer la mobilisation de l'Organisation mondiale du commerce qui a obtenu des accords essentiels.

Il faut les ratifier pour lutter contre les subventions à la pêche illicite et à la FAO pour renforcer les contrôles. Ensemble, la FAO et l'OMC ont mis en place un cadre que nous devons tousir et ratifier. C'est le seul moyen de créer de la transparence, de lutter contre les subventions illicites à cette pêche et donc d'éradiquer la pêche illégale partout sur la planète. Ceci est essentiel. Pourquoi Abdirrahman Sisako l'a dit tout à l'heure ? Parce que cette pêche se fait dans les États les plus pauvres. Elle se fait dans les mers des États qui n'ont pas les moyens de les protéger.

Et donc c'est un double pillage, c'est un pillage de sur notre biodiversité mais c'est un pillage des ressources aliotiques de ceux qui n'ont pas les moyens de se défendre. Et donc c'est encore une fois une injustice au carré. Voilà, mes chers amis, ce que je voulais vous dire en ouverture de cette conférence, je le dis, pardonnez-moi avec passion parce que ce combat pour les océans est au fond au cœur de tous les combats que nous menons depuis des années pour notre biodiversité, contre le réchauffement climatique et les dérèglements et ce qui s'en et pour améliorer notre environnement et la santé de nous-même et de la planète. Et donc, sur chacun de ces axes, nous devons nous battre.

Et je compte sur vous. Je commençais mon propos en disant que Nice c'était la victoire. C'est la victoire d'être là et mobilisé. Mais c'est surtout aujourd'hui, vous l'avez compris, le combat. Je compte sur chacune et chacun d'entre vous pendant ces 5 jours pour que notre humanité progresse, pour avoir le plan d'action pour les océans le plus ambitieux possible à Nice, pour que ensemble avec mon ami président du Costa Rica, nous ayons les meilleurs résultats possibles et que nous arrivions sur chacun de ces axes à faire avancer ensemble notre planète.

Je vous remercie pour votre attention, votre mobilisation et maintenant j'ai le plaisir et le bonheur d'inviter son excellence monsieur le président Chavez à faire son discours. Bonjour. Je salue le président de la République française, monsieur Emmanuel Macron, mon cher ami, et je salue également Antonio Goutér, secrétaire général des Nations- Unies. Mesdames et messieurs les chefs d'État et du gouvernement. Monsieur Philomon président de l'assemblée générale des de l'Organisation des Nations unies. Bonjour à monsieur Bob Ray, président du Conseil économique et social des Nations- Unies et monsieur Ling Jungro, secrétaire général de la conférence.

Je salue également monsieur Renault Muselier, président délégué de région de France. Monsieur également Christian Estrossi, le maire de la ville de Nice. Mesdames et messieurs les ministres, les délégués, les représentants des Nations Unies et du gouvernement français. Je vous salue tous et toutes. Tout d'abord, je souhaiterais, et c'est très important saluer les hommes et les femmes qui vivent de la pêche et à qui nous devons garantir une vie décente en gérant les océans d'une façon durable. Je remercie le secrétaire général pour son rôle, le chef de fil, sa façon de voir les choses et sa façon de placer la santé de l'océan au cœur même du programme de la communauté internationale.

C'est un honneur pour le Costa Rica d'avoir été élu coprésident de cette conférence historique. Mesdames et messieurs, nous sommes ici parce que l'océan nous parle. Il n'utilise pas des paroles. Il pleure avec des récifs de corau qui blanchissent avec des tempêtes et qui font fureur de plus en plus et de plus en plus souvent avec des mangreuves blessées et malheureusement avec des espèces qui ne reviendront jamais. L'océan nous dit quelque chose de très clair. Nous n'en sommes plus maintenant à l'époque des discours démagogiques. Nous devons agir aujourd'hui. C'est un seul océan, l'océan qui nous lance un appel. C'est lui que nous devons sauver.

Un seul océan qui nous unit tous, qui nous nourrit et dont la santé est si importante pour garantir la survie de l'humanité. L'océan loin d'être une frontière est un pont gigantesque qui nous relie à notre passé et aujourd'hui qui nous place devant une question majeure. Allons-nous avoir un avenir pendant des décennies ? Nous avons traité cet océan simplement comme un garde manger infini. On va en sortir tout ce que nous on peut. Nous l'avons considéré comme une décharge, un dépôtoir mondial comme un territoire sans souverain, sans droit de propriété clairement définie et avec une gouvernance lacunaire.

cette ce manque de responsabilité que nous partageons tous, cette irresponsabilité que nous partageons tous se traduit, comme l'a dit le président Macron, en une marée de 8 millions de tonnes de plastique qui se retrouvent dans la mer chaque année. 90 % de stock d'espèce surexploité ou sur le point de l'être. Nous nous retrouvons devant une pollution qui ne fait que progresser alors que la biodiversité elle recule. Nous devons bien comprendre que si nous continuons à ce rythme dans 25 ans, il y aura plus de plastique que d'organismes vivants et de poissons dans nos océans. Mais il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.

Cet océan qui a été victime peut aussi être l'endroit où nous trouvons les solutions à condition bien entendu que nous ayons le courage et l'intelligence de changer. Et bien au Costa Rica, dans notre petit pays, ce changement a déjà commencé. Nous sommes en train de le faire comme quand il y a des dizaines d'années, nous avons pris la courageuse décision d'abolir l'armée, de protéger nos forêts. Et bien aujourd'hui, nous déclarons la paix avec les océans. Nous le faisons avec des actions qui font preuve de la possibilité de faire fond de l'économie maritime par le truchement de politique qui apporte une valeur ajoutée aux personnes sans pour autant mettre à mal l'environnement.

Il s'agit là d'une fausse dichotomie, à savoir qu'il faut soit protéger l'environnement, soit l'exploiter. Nous avons tout à fait la possibilité de mener les deux de front. Au cours de notre discours dans le débat général, nous avons pu exposer quelles étaient nos contributions, nos engagements en faveur de la santé de l'océan et nous le faisons aujourd'hui avec le paiement des services environnementaux marins ainsi qu'avec le fond bleu Costa Rica par exemple. Il s'agit là d'initiative novatrices de partenariat et de financement en faveur de la protection de nos écosystèmes marins.

Je voudrais mentionner le travail commun que notre gouvernement a réalisé avec le secteur de la pêche au niveau national afin de faire en sorte que l'océan demeure une source de richesse économique, une source de richesse que nous protégeons et nous devons le faire pour les générations futures. Nous menons également la lutte et l'appel en faveur d'un moratoire de précaution. Il s'agit là de l'acte minimal que nous pouvons réaliser. Il s'agit de reporter l'exploitation des forts des fonds marins dans les zones internationales.

Il nous faut marquer une pause tant que nous ne disposions pas de preuves suffisantes de preuves scientifiques pour tirer profit de façon rationnelle de l'environnement marin. Il s'agit également de ne pas permettre l'absence de droit de propriété et l'absence de gouvernance puisse être à l'origine de l'expression de la voraité de certains qui sera donc payé par tous. Cette pause est marquée par 33 pays et notre petit Costa Rica invite tous les pays du monde à protéger ce patrimoine que nous avons en commun, le patrimoine de l'humanité.

Nous savons cependant que cette lutte ne peut être gagnée par un pays, par un président, ni par une ONG, encore moins donc un président ou une ONG d'une nation. Il s'agit ici de la lutte de tous et de toutes. Et c'est pour cela que ce sommet doit rentrer dans l'histoire comme étant le moment auquel le monde entier a compris que prendre soi de l'océan n'est pas une option en soi. Il s'agit d'une obligation morale. Il s'agit ici de faire preuve de rationalité économique et il s'agit également de protéger l'existence même de notre espèce sur cette terre. Nous ne venons pas en demande de quoi que ce soit.

Nous venons ici fort de proposition proposition pour travailler avec la science à sortie de financement avec les innovations et avec le courage. Nous sommes venus dire que nous reconnaissons que l'océan ne constitue pas un problème de plus dans la liste de d'un programme. Reconnaissons tous que l'océan n'est pas simplement un autre point à l'ordre du jour, il s'agit de l'ordre du jour, mes amis. Merci. Nous lançons donc ce 3è sommet pour l'océan et nous invitons tous les peuples du monde à s'associer à cette déclaration de paix avec la mer.

Nous devons laisser derrière nous l'indifférence et ensemble nous devons bâtir un nouveau contrat avec la vie marine et entre nous-mêmes afin que personne ne tire profit au dépend des autres. Cheminant vers cette conférence, le Costa Rica et la France et ainsi que d'autres pays, nous avons entamé les dialogues sur l'océan. Nous avons appelé ce dialogue les Blue Talks. Nous remercions plus de 25 pays ainsi que l'OEA et la CPAL qu'ils nous ont soutenu dans cet effort. Un effort en faveur d'une proposition de solutions fondées sur la nature afin d'améliorer la santé et la gouvernance de la mer.

Cette conviction nous a amené à ratifier le traité de la haute mer en vue de la conservation et l'exploitation durable de la biodiversité marine. Nous l'avons fait le 22 mai dernier. Il s'agit là de conserver et d'exploiter de manière durable la diversité marine. Il s'agit là d'un pas important qui marque notre engagement de notre pays en faveur de la diplomatie bleue. Il s'agit d'une priorité principale de notre politique extérieure. Nous devons nous rendre compte que l'avenir de nos peuples ne se joue pas uniquement sur la terre ferme. L'avenir de notre de nos peuples se joue également dans les vagues, les courants, les récipes. L'océan ne fait qu'un. La planète est une.

Et nous n'avons qu'une seule possibilité de la sauver et de la rendre durable. Mesdames et messieurs, ce moment est venu, c'est aujourd'hui, ce n'est pas demain. Il ne s'agit pas de dire "Voyons ce que nous allons faire ce moment. Nous devons en faire fond maintenant et avec fierté. la fierté d'être les citoyens d'un tout petit pays qui aujourd'hui protège déjà 30 % de ces zones marines. Je vous affirme, non seulement il s'agit d'un devoir, non seulement nous devons le faire, certains parmi nous le faisons déjà car cela nous convient. Car selon nous, il s'agit d'un point moral également d'un point de vue économique. Il s'agit tout à fait d'une action rationnelle. Je vous remercie.

Je remercie son excellence monsieur le président Chabes et j'invite son excellence monsieur Antonio Goutér secrétaire général l'Organisation des Nations Unies à faire sa déclaration. Monsieur le président de la République française, cher Emmanuel Macron, seor président de la République, monsieur le président de la République de Costa Rica, cher Rodrigo Chavez Robles, amis, permettez-moi d'abord de remercier nos hôtes, les gouvernements de la France et du Costa Costa d'avoir organisé cette conférence et merci à tous d'être là à Nice Salabelle, ville à la mer d'Azur et au ciel pur. Nous voici réunis sur les rives de la Méditerranée, carrefour de continents, de culture et de commerce.

Une mère que depuis des millénaires est source de vie et qui nous rappelle notre profonde dépendance à l'égard de l'océan. L'océan produit la moitié de l'oxygène que nous respirons. Il nourrit 3 milliards de personnes et fait vivre 600 millions d'autres. L'économie des océans a plus que doublé en 30 ans et elle continue de croître. Le transport maritime assure à lui seul plus de 80 % du commerce mondial. L'océan est notre bien commun par excellence. Pourtant, nous sommes en train de le piller. Les stocks de poisson s'effondrent. La surconsommation et la pêche illégale poussent des espèces au bord de l'extinction.

Chaque année, 23 millions de tonnes de plastique sont déversés dans les eaux et asphixie les écosystèmes. Les émissions de carbone provoquent l'acidification et le réchauffement des océans, détruisant les récifs de corail et accélérant la montée des eaux. Si on ne change pas de cap, cette accélération va submerger les deltas, détruire les récolte et engloutir les litoraux, menaçant la survie même de nombreuses îles. L'océan absorbe désormais 90 % de l'excédent de chaleur piégé par les gaz à effet de serre. Autant de symptômes d'un système en crise et qui se autoalimente, brisant les chaînes alimentaires, anéantissant les moyens de subsistance, augmentant l'insécurité.

Et cette insécurité est exacerbée par la criminalité, iraterie, trafic d'êtres humains, réseaux organisés et pillage des ressources, vol des vies, freine le développement et prive les communautés côtières de leurs droits. Excellence mesdames et messieurs, depuis notre dernière conférence des océans à Lisbonne, nous avons enregistré des progrès. Nous avons également vu qu'il y a une plus grande connaissance des liens entre la biodiversité et sa préservation, les écosystèmes marins, la lutte contre le changement climatique et la cessation de la pollution. Le cadre sur la biodiversité coming Montréal plateforme essentielle nous permet de préserver 30 % des zones côtières d'ici 2030.

Les Étatsmembres ont également adopté un accord sur la biodiversité marine dans les zones au-delà de la juridiction nationale. Il s'agit là d'une percée historique. J'exhorte toutes les délégations ratifiées et nous saluons la bonne nouvelle annoncée par monsieur le président Emmanuel Macron et la dynamique que marquée par cette conférence avec l'entrée à vigueur rapide de ce traité. J'appelle également tous les États-Partis à signer les traités juridiquement contraignant sur la pollution plastique cette année. Il s'agit également de conclure les accords sur la pêche qui ont été qui ont fait l'objet de discussion à l'OMC.

L'Organisation Maritime Internationale s'est engagée à atteindre les émissions Zé à l'horizon 2050 et l'Assemblée générale l'an dernier organisait une réunion sur l'élévation de niveau de la main et il a été déclaré que la souveraineté ne pouvait être sapée par l'élévation des niveaux de main. Nous voyons donc que le multilatéralisme fonctionne. Si bien évidemment l'action suit toutes les promesses en élaborant des plans concrets qui sont alignés sur des cibles mondiales en faisant fond sur la science, sur l'innivation et en garantissant un accès à la technologie, en autonomisant les pêcheurs, les peuples autochtones, les jeunes et surtout grâce à l'investissement.

Nous savons que l'ODD 14 est un des objectifs de développement durable les plus sous-financés. Ceci doit changer grâce à des financements publics accrus, grâce à un un soutien plus accru des banques de développement. J'exhorte tous les pays à proposer des engagements audassures. Les petits états en développement ont besoin d'un appui pour faire face à la ces besoins de résilience. Bon nombre de ces pays ont des difficultés à avoir accès à une alimentation saine et abordable. Il faut également garantir un nouveau stock des pêches locales pour garantir un avenir meilleur. Nous devons également garantir la sécurité maritime. Il s'agit là d'un pilier du développement durable.

Nous devons également faire en sorte que les priorités liées à l'océan soient inscrites dans les systèmes alimentaires et le financement. Car sans un océan en bonne santé, il ne peut avoir une planète en bonne santé. Enfin, les pays aujourd'hui s'attaquent à la question de la lutte contre la cyber exploitation minière. J'encourage toutes les autorités en la matière à s'intéresser à cette question. Les fonds marins ne peuvent demander de devenir le PH ouest. Mesdames et messieurs, nous vivons dans des moments troubles, mais je vois ici de la détermination qui me donne de l'espoir. L'espoir qui nous permet de changer le courant.

Nous permettrons ainsi de passer de l'exploitation à la protection, de l'exclusion à l'équité, de l'exploitation à court terme à une direction à long terme. Nous savons que cela est possible lorsque nous aurons ainsi nous avons pu réussir un moratoire sur l'exploitation des baleines et nous avons vu que la donne a changé. Nous avons vu la vie reprendre dans les zones vertes. Aujourd'hons la possibilité de restaurer l'abondance maritime. Ce qui a été perdu dans cours d'une génération peut être récupéré pour les générations à venir. Nous devons également honorer nos ancêtres en faisant en sorte que la vie et la diversité ne soit pas simplement une légende.

Il s'agit là d'un héritage que nous avons en partage. Et je vous souhaite à tous une conférence couronnée de succès. Je vous remercie. Merci beaucoup monsieur le secrétaire général. Che Antonio, j'invite maintenant son excellence monsieur Philémonyang, président de l'assemblée générale à faire une déclaration. Monsieur président, la parole est à vous. Excellence monsieur le président de la République française. Excellence Mesdames et messieurs, je suis honoré de m'adresser à la 3e conférence Nations- Unies sur les océans. Je félicite la France, le Costa Rica pour leur engagement en faveur d'une meilleure gestion des océans.

Cette conférence marque une nouvelle étape dans nos efforts visant à protéger les océans, nous réunissons à quelques semaines de la célébration du 80e anniversaire de la charctée des Nations Unies. Nous avons le devoir de préserver les océans et le moment d'agir c'est maintenant. Heureusement, nous disposons d'une base solide à partir de laquelle nous devrions avancer. Deuxiers engagements pris lors de la conférence sur les océans de 2022 ont été concrétisés. Plus de 2000 engagements volontaires ont été enregistrés par les gouvernements, la société civile et le secteur privé.

L'accord sur la conservation et l'utilisation durable de la biodiversité marine dans les n relevant pas d'une juridiction nationale adoptée en 2023 a constitué une avancée majeure pour la conservation des océans. Et là autour de la décennie des Nations- Unies où les sciences océaniques au service du développement durable continue de croître. Je salue les pays qui ont renforcé les aires marines protégées, plus de mesures contre la pollution plastique et investi dans la restauration des écosystèmes côtiers.

Dans ce contexte, je me réjouis que le chef de l'État du Cameroun, son excellence Paul B, et accepté d'organiser sous son patronnage la conférence internationale sur la gestion durable de l'économie bleue dans le Golf de Guinée qui se tiendra du 10 au 11 juillet à Yaoundé. Excellence mesdames et messieurs, toutes les initiatives que nous prenons en faveur des océans visent le développement durable dans ces trois dimensions économiques, social et environnementales. Et les enjeux sont importants pour le pays en développement en général et pour les petits États insulaires en particulier.

De plus de millénaires, ces nations s'appuent sur les océans comme voie de commerce, source de tourisme, réserve alimentaire, lien avec des cultures anciennes et ressources vitales pour leur survie. Pour réussir, nous devons financer nos ambitions et nous devons le faire ensemble. Nous ne pouvons ignorer que l'objectif de développement dur 14 est l'un de moins financés. Accélérer l'action en faveur des océans nécessite de financements importants et accessibles, notamment grâce au respect des engagements existants. Cela exige également le renforcement de moyens de mise en œuvre. pour les pays en développement.

J'attends donc avec intérêt l'adoption de la déclaration politique de la conférence que j'ai eu l'honneur de présenter grâce à l'excellente coordination de représentant permanent de l'Australie et du CABO Verds volontaires qui seront annoncés ici dans les prochains jours. J'espère également de résultats ambitieux à la 4e conférence internationale sur le financement du développement dans les prochaines semaines à servir en Espagne. Excellence, l'avenir de nos océans est entre nos mains. Ici à Nice réaffirmons que la coopération internationale opère efficacement et qu'elle est indispensable pour assurer un avenir meilleur pour tous. Je vous remercie.

[Applaudissements] Je remercie le président de l'Assemblée générale. Merci monsieur le président. Merci monsieur Macron. Alors, je souhaiterais informer la conférence que monsieur le président du conseil économique social n'a pu être des nôtres aujourd'hui. J'invite à présent monsieur Ljung, secrétaire général de la conférence et secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales à faire sa déclaration.

Excellence monsieur le président de la République française, votre excellence monsieur le président de la République du Costa Rica, monsieur le secrétaire général des Nations Unies, mesdames et messieurs les chefs d'étail et du gouvernement, mesdames et messieurs les ministres, mesdames et messieurs les délégués, mesdames et messieurs les invités, les parties prenances. En ma qualité de secrétaire général de cette conférence, je souhaiterais remercier chaleureusement le gouvernement de la France et le gouvernement du Costa Rica pour leur rôle de chef de fil en tant que co-organisateur.

Je souhaiterais également remercier chaleureusement les représentants permanents de l'Australie et celui du CABO Verdur chef de fil exceptionnel car ils ont mené les déclarations, les négociations autour de la déclaration politique. Sence. Les océans sont le cœur de notre planète. Ensemble aujourd'hui, nous nous rassemblons dans le sentiment d'urgence et de responsabilité en partage pour la santé de nos océans. La conférence sur les océans de 2017-2022 nous ont ouvert la voie en faveur du changement porteur de transformation pour le bien-être de notre planète. Malheureusement, l'objectif des océans est un des objectifs les moins financés parmi les ODD.

Les progrès de autour de l'ODD 14 n'ont été que lents et cela est inacceptable. Il ne s'agit pas ici de combler la lacune. Nous nous retrouvons aujourd'hui à un moment où le multilatéralisme nous demande de redinimaliser l'action en faveur de nos océans de la biodiversité marine en passant par la pollution plastique et la réforme des pêches. Notre mandat ici est de combler les lacunes entre l'ambition et la réalité. La séance nous a déjà ouvert la voie. en passant par la restauration des écosystèmes et la reconstruction des stocks pour favoriser des économies fondé sur l'océan. Le financement est également un engin porteur.

Les océans ne bénéficient que moins de 1 % du financement mondial et cette donne doit changer et ce façon drastique. Il nous faut des modèles de financement novateur en mobilisant les ressources de capital public et privé. pour restaurer nos océans. Dans les jours à venir, 10 séances plainères ainsi que 10 tables rondes portées sur l'action océanique mettront en exergue les priorités pour l'action mondiale en faveur des océans. Un des résultats les plus probants de la conférence sera représenté par les contributions volontaires. Aujourd'hui, plus de 2000 contributions volontaires ont été enregistrées au sein de mon département et ce chiffre ne fait que monter.

Ainsi, faisons en sorte que ces 2000 engagements seront vraiment 2000 solutions concrètes. Avant de conclure, permettez-moi de remercier chaleureusement le peuple français et surtout la population de Nice pour la chaleureuse hospitalité. Je remercie également les équipes pays pour le engagement sans relâche. Je vous remercie. [Applaudissements] Je remercie monsieur le secrétaire général de la conférence. À présent, j'ai le prés plaisir et l'honneur d'inviter monsieur le président de la région Provence Alpe Côte d'Azur, monsieur Renault Musolier, président délégué des régions de France pour sa déclaration. Bienvenue à Nice, capitale des océans et centres du monde pour ce moment historique.

Bienvenue dans notre région Provence Alcôte d'Azur et c'est avec une grande joie que nous vous accueillons ici dans la plus belle région de France. Merci au président de la République Emmanuel Macron. Merci au président de la République Costa Rica, Rodrigo Chavez Robless, au secrétaire général et au président de l'organisation des Nations Unies qui nous ont fait confiance avec le maire de Nice Christian Estros pour cette organisation. C'est un honneur pour nous de vous accueillir d'autant plus que nous sommes jumelés avec la République du Costa Rica.

Je m'exprime en tant que président de cette grande région maritime avec ses 1000 km de côte, mais aussi en tant que porte-parole de notre maire méditerranée dans son ensemble et sur toutes ses rives. cette mère qui occupe un rôle singulier dans l'histoire des hommes autant que dans leur destin. Dans ce bassin, dans ce bassin de vie riche de plusieurs millénaires creusé des civilisations et des trois religions monothéistes. Le concept grec, le droit romain, la magnificence byzantine, la puissance ottomane, l'harmonie italienne, la rébellion catalane, la liberté française et l'éternité égyptienne.

Cette mer est aussi un creusé d'avenir qui fait grandir la jeunesse du monde, la Méditerranée et le porte-étendard de tous les océans, de toutes les mers du monde. Pourquoi ? Parce que la Méditerranée est maintenant un épicentre du changement climatique, son réchauffement est accéléré, près de 20 % plus vite que la moyenne mondiale. Elle ne représente qu'un % de la surface des océans, mais elle abrite 18 % de la biodiversité marine. Ici, tout va plus vite et cette mer presque fermée devient le baromètre de l'État de nos océans. le présent méditerranéen et le futur du monde. Certaines grandes puissances souhaitent relancer l'exploitation minière des grands fond marins.

C'est une erreur capitale. Nous, citoyens, responsables politiques, scientifiques et ONG avons le devoir de protéger ce bien commun. Protéger la Méditerranée, ce n'est pas un luxe, ce n'est pas une option, c'est un devoir, un combat, un engagement envers les générations futures du monde entier. La parole est nécessaire mais l'action est plus forte. Les collectivités territoriales sont des maillons essentiels pour défendre les milieux et les ressources. Elles agissent, elles agissent concrètement avec détermination. Le rôle doit être renforcé. car elle représente des hommes et des femmes qui aiment leur territoire, qui y vivent et croient en leur destin.

Ici dans la région sud, nous faisons et nous continuons de faire. Depuis près de 8 ans, nous organisons chaque année Méditerranée du futur le rendez-vous des solutions portées par les territoires de la Méditerranée. Ici 2017, depuis 2017, nous avons une cope d'avance, le nom de notre plan climat qui s'est traduit par le vote du premier budget vert d'Europe. Ici, nous protégeons nos posidons. Ici, nous bannissons le plastique. Ici, nous avons œuvré pour la création de la zone SEK Méditerranée en 2022 et nous serons garant de son application.

Ici, nous serons en 2030 grâce à notre plan escale zéro fumée, la première région au monde en terme d'électrification des navires àqués, cargo et croisière dans nos villes portuaires. La mer méditerranée n'attendra pas. Cette mer n'attendra plus et nos océans non plus. Il est nécessaire que des négociations de ce sommet, les négociations de ce sommet aboutissent à une réponse globale. Il est indispensable d'accélérer ensemble avec conviction, détermination et courage. Sauver la Méditerranée, c'est sauver les océans. Mais n'oubliez jamais de quoi parle-on ? Des hommes et des femmes qui vivent de la mer et grâce à la mer.

Apportons-leur des solutions fortes et concrètes parce que je crois dans la force et la volonté de notre sentiment commun d'humanité au service de l'humanité. Bienvenue à Nice. Bienvenue dans la région. Provence Alc d'azur. Vive nos mèes et nos océans. Bonne [Applaudissements] journée. Conseil régional. Je remercie le président de la région Provence Alpô d'Azur, président délégué de région de France. Et à présent, j'ai le plaisir d'inviter le maire de Nice, monsieur Christian Estrosi, à faire une déclaration.

Monsieur le président de la République française, cher Emmanuel Macron, monsieur le président de la République du Costa Rica, cher Rodrigo Chavez Roblè, monsieur le secrétaire général des Nations- Unies, cher Antonio Guterest, cher président de l'Assemblée générale des Nations-Unies, cher Philémon Yangang, cher Cher président de la région Provence Alpecôte d'Azur, mon ami Renault Muselier, Altesse, Premier ministre, ministre Excellence, mesdames et messieurs, quel honneur pour Nice ! appeler monsieur le président de la République victoire en grec Nicea pour les galomains Nitsa pour le régime de Savoie et de Piémsardigne.

Nice depuis 1860 pour la France et monsieur le secrétaire général des Nations unies Nice Salabella en sois. Alors, pendant quelques jours, le monde des mè les peuples de l'océan, celles et ceux qui refusent de baisser les bras, se sont donnés rendez-vous à à Nice. Et je veux remercier très chaleureusement le président de la République française Emmanuel Macron et le président du Costa Rica, Rodrigo Chavez Robles d'avoir proposé Nice aux Nations- Unies pour accueillir ce sommet. Et je veux naturellement remercier son secrétaire général Antonio Guter ainsi que le président de l'assemblée générale Philémon Yangang pour la confiance qu'ils nous ont accordé.

Votre présence à toutes et à tous ici à Nice veut dire beaucoup et donne de l'espoir à des millions de personnes qui vivent sur les côtes. Mesdames et messieurs les présidents, Altess, mesdames et messieurs les chefs de gouvernement, mesdames et messieurs les ambassadeurs, il m'appartient de vous souhaiter personnellement la bienvenue. Mais avant que vous ne commenciez vos travaux, je tenais à vous dire ce que nous, les peuples de la mer, nous qui vivons sur les rivage du monde entier, nous attendons de ce sommet.

Nous attendons que les accords de Nice deviennent pour l'océan ce que les accords de Paris ont été pour le climat il y a 10 ans et ce que nous ont annoncé successivement le président français, le président du Costa Rica naturellement est un formidable encouragement en ce jour. Un tournant après que pendant 3 journées les scientifiques qui sont venus dans cette même salle éclairer les consciences de chacune et de chacun d'entre nous. En même temps se tenait le Blue Economic Forum à Monaco accueilli par le prince Salbert.

Et bien, grâce à toutes ces initiatives, nous mesurons grâce à au président de la République française qui a proposé aux Nations- Unies que soit formé cette coalition de tous les maires présidents de territoire, gouverneur de toutes les zones littorales, de toutes les îles, depuis tous les continents, toutes les mers et tous les océans avec le soutien de Peter Thompson et et Camal Aram. combien aujourd'hui cette coalition est forte de sa constitution.

Il y a de jours ici même, j'ai eu l'honneur de lancer avec 450 maires et gestionnaires de territoire avec la toya qu'entre elle la messe de la nouvelle Orléan une nouvelle coalition désormais rattachée aux Nations-Unies, l'Oan Rise and Costal Resilience, la coalition des villes et régions littorales et rien n'a été laissé de côté. Éros de nos côtes, disparition de certaines îles et de certains états, salinisation de nos terres, subversion marine, tempête ouragan, cyclone et je suis venu vous porter un message au nom de ces dirigeants dont les territoires sont déjà en train de disparaître sous les eaux, au nom de près d'un milliard d'hommes et de femmes qui attendent de nous qu'on réussisse.

Je suis venu vous dire ceci. Nous les acteurs du dernier kilomètre, nous les responsables du premier mine, nous sommes déterminés. Nous sommes prêts, prêts à nous battre pour nos littoraux, nos populations, nos îles, notre avenir, mais aussi cette magnifique biodiversité que nous avons le devoir de protéger. Nous pouvons beaucoup, nous faisons beaucoup, nous ferons encore beaucoup. La preuveanis où on n pas attendu pour agir et pour nous adapter depuis les sommets de notre métropole à 3200 m d'altitude dans les Alpes jusqu'aux profondeurs de la Méditerranée.

Nous investissons massivement avec 2 notre plus grand projet industriel français pour le traitement des eaux usées soutenu par la Banque européenne d'investissement et la Banque des territoires. Près de 700 millions d'euros y sont investis pour réinventer ce traitement et rejeter zéro microplastique dans la baie des Anges dans la Méditerranée. 70 hectares de renaturation et je pourrais naturellement évoquer le zéro émission avec la décarbonation de nos transports naturellement mais aussi la création de notre aire marine protégée. Tout cela nous le devons au soutien de l'Union européenne, de l'État et du gouvernement français. Nous le devons à l'aide de la région province Alpô d'Azur.

Merci le président Renault Musolier. Alors pour tout cela, je veux vous dire que pour chacune et chacun d'entre nous, sur nos zones litorales de toute la planète, qui avons à sauvegarder nos concitoyens, qui avons à être attentifs, quel que soit le lieu où il se situent, quel que soit leur histoire, leur culture, leur tradition, c'est aussi pour eux et pour les générations futures que nous avons à agir avec votre soutien et vos décisions seront si importantes. En ces journées, nous avons besoin de vous, mais je croise aussi que vous avez besoin de nous. Faites-nous aussi confiance comme nous vous faisons confiance. Nous, les peuples de l'océan, nous croyons en vous.

Car si vous êtes venu jusqu'ici, c'est parce que vous êtes déterminé à changer les choses. Merci à vous et bienvenue à Nice. [Applaudissements] Je remercie le maire de Nice. Nous avons entendu la dernière intervention pour la séance d'ouverture de la conférence. Cependant, j'aimerais inviter le président Louis Ignacio Loulada da Silva du Brésil à prononcer une déclaration. Il sera président de la COP 30. Soyez le bienvenu monsieur le président. [Applaudissements] Aujourd'hui, j'ai appris une nouvelle chose. J'ai toujours pensé que la ville avait le nom Nice parce que le découvre de la ville, il aimait il aimait sa femme qui s'appelait Nice. Ben et il lui a donné le nom de Nice par amour.

Ben, c'est pas ça. Mais c'était le résultat de beaucoup de luttes. Mais c'est quelque chose que j'ai appris et je vous en remercie. La deuxième chose que j'ai apprise, je voudrais remercier monsieur Emmanuel Macron pour la visite d'État que j'ai effectué en France et pour son invitation à participer à cette conférence et le remercier de fond du cœur de son affection et sa gentillesse envers envers moi et ma femme et toute ma délégation. Je voudrais saluer le président du Costa Rica, Rodrigo Chavez Roblè, saluer aussi Antonio Gautiares, le secrétaire général des Nations Unies et je voudrais saluer également filement Yang, le président de l'assemblée générale.

Chers amis chef d'État et gouvernement et composants de cette table, le cycle de l'eau et le cycle de vie ne font qu'un, disait l'océanographe français Jacques Coustau. Il est impossible de parler de développement durable sans inclure l'océan. Sans le protéger, il est impossible de lutter contre le changement climatique. 3 milliards de personnes dépendent directement des ressources marines pour leur survie. L'océan est le plus grand régulateur climatique de la planète grâce à toute la chaîne de vie qu'il abrite.

L'adoption il y a de plus ou 40 ans de la convention des Nations Unies sur le droit de la mer représente a consacré pour la première fois le concept de patrimoine commun de l'humanité. La création de ce régime international régissant l'espace maritime a représenté l'une des plus grandes réussite de l'histoire de la diplomatie. En nous appuyant sur le multilatéralisme, nous avons pu résoudre des différents qui semblaient insurmontables. Aujourd'hui, cependant la menace de l'unilatéralisme pleine sur l'océan. Nous ne pouvons pas laisser la mer subir le même sort que celui qui a frappé le commerce international dont les règles ont été érodées au point de rendre l'OMC totalement inopérante.

empêcher les océans de devenir le théâtre de conflits géopolitique est une tâche urgente pour la construction de la paix. Les canaux, les golfes et les détroits doivent nous rapprocher et non devenir une source de discorte. Pour contrer la course effrainée aux minéraux, il s'impose de soutenir l'action ferme de l'Autorité internationale des fonds marin actuellement dirigé par le scientifique brésilienne les carval que je salue au passage. Des intérêts d'out empachent la création du sanctuaire baligné de l'Atlantique sud.

Le Brésil s'est engagé à ratifier le traité sur la haute mer cette année afin de garantir une gestion transparente et partagée de la biodiversité au-delà des frontières nationales. Mesdames et messieurs, nous sommes fiers d'être une nation océanique. L'espace maritime brésilien occupe 5,7 millions de kmè carr qui est une superficie comparable à celle de l'Amazonnie. C'est pourquoi nous l'appelons l'Amazonnie bleu. L'analogie entre la forêt et la mer ne se limite pas aux richesses naturelles qu'elles abritent, ni au patrimoine culturel des populations qui dépendent de ces biomes et en prennent soin. Les deux Amazonis subissent les effets du changement climatique.

Les forêts tropicales sont poussées jusqu'au point de non retour et l'océan est en effervescence. En seulement 1 an, la température moyenne de la mer augmenté presque autant qu'au cours des quatre décennies précédentes. La science prouve que le réchauffement climatique et l'utilisation des combustibles fossiles sont à l'origine de ce fléo. Au cours des 10 dernières années, la planète a produit plus de plastique qu'au siècle précédent et ces déchets représentent 80 % comme on l'a dit 80 % de la pollution marine totale. La sauvegarde de ce biome nécessite un engagement renouvelé en faveur de la mise en œuvre de l'ODD14 et de l'accord de Paris.

Le Brésil mettra l'action sur la conservation et l'exploitation durable de l'océan lors de la COP 30 comme il a fait dans sa contribution déterminée au niveau national. Nous aborderons cette question dans d'autres enceintes comme le sommet Brésil-Caraïbe qui aura lieu dans quelques jours et la 9e réunion de la zone de paix de coopération de l'Atlantique sud que nous accueillirons en 2026. Ici à Nice, nous avons présenté sep engagements volontaires relatifs à la protection des zones marines, à la planification de l'espace maritime, à la pêche durable, à la science et à l'éducation.

Autre objectif de zéro déforestation d'ici 2030, nous augmenterons la couverture de nos aires marines protégées de 26 à 30 %, atteignant ainsi l'objectif du cadre mondial pour la biodiversité. Nous mettrons également en œuvre des programmes de préservation des mangrouves et des récifs coraliens et élaborant une stratégie nationale de lutte contre la pollution plastique des océans. Notre effort sans précédent de planification spatiale marine permettra une utilisation équilibrée de l'océan tenant compte des impacts environnementaux et des services écosystémiques fournis.

Nous encourageons actuellement la pêche durable et luttons contre les activités illégales qui menacent cette activité essentielle à la sécurité alimentaire de nos populations. Nous allons renforcer la collecte de données scientifiques grâce à un système de surveillance intégré et et nous allons continuer à investir dans la recherche grâce à la station commandante Ferraz en Antarctique. Avec le soutien de l'UNESCO, le Brésil a été le premier payer à intégrer la culture de l'océan dans les programmes scolaires et continuera de former les enseignants à un programme bleu.

En 2025, nous aurons le plus grand nombre d'écoles bleues au monde, soit 15 515 établissements d'enseignement, 160000 élèves et 2600 enseignants. Il y a 10 ans, Paris a marqué une étape importante en matière de gouvernance climatique. Aujourd'hui, Nice est sur la voie de Bem. Avec le NU, le Brésil lancera une évaluation éthique mondiale afin de mobiliser les penseurs, les artistes, les les chefs religieux, intellectuels, les jeunes, les femmes, les peuples autochtones, les communautés traditionnelles et les afhrodescendants en vue de la COP 30. Nous devons créer une grande vague pour construire un avenir plus juste et plus durable.

Chers amis, je voudrais finir en vous en disant au monsieur à monsieur le secrétaire général Antonio Gutiares que c'est très important que lors de la COP 30 que nous prenions trois décisions importantes à savoir. la décision de convaincre les chefs d'État de cette planète que la question climatique, que le dossier climatique, c'est pas une invention de scientifique, c'est pas une plaisanterie. Le dossier climatique, c'est une nécessité vitale préservation de notre environnement et qu'on doit prendre des décisions. Donc on doit décider également qu'il n'y a pas de plan B. Il y a pas d'autres espace, il y a pas d'autres planètes.

Et deuxièmement, la question climatique est est une question de sauvegarde de l'humanité. Et on doit dire au chefs d'État qu'on a besoin à commencer à investir dans l'éducation et l'enseignement fondamental par rapport au climat parce que après 18 ans, on doit émettre des interticions et un programme scolaire pour les jeunes rebelles qu'ils veulent pas obéir et ça devient plus bon marché. Il faut commencer à miser sur l'enseignement et que la planète dépend des programmes scolaires et mettre la question climatique à l'ordre du jour dans les tables de l'école de la crèche à l'université pour prendre soin de de l'environnement au long de vie. Merci beaucoup.

Je veux finir en invitant tout le monde au mois de novembre. Je vous donne rendez-vous le mois de novembre au Brésil en Amazonnie. Celui qui veut connaître l'Amazonnie, qui défend tant l'Amazonnie, qui aime l'Amazonnie, doit voir l'Amazonnie, doit être à la COP 30 pour savoir que en bas de chaque arbre, de chaque arbre en Amazonnie, il y a des gens qui vivent, il y a un enfant, il y a des autochtones, il y a des pêcheurs, il y a des extracteurs de latex, il y a il y a des êtres humains qui vivent et c'est pour ça que les pays riches doivent payer leur dettes euh par rapport au Contentieux et aux émissions de gaz. Je vous embrasse et je vous donne rendez-vous au Brésil. Merci.

[Applaudissements] présidente, je remercie le président Lis Ignacio Loulada da Silva pour ces remarques. À présent, nous allons passer au point 3, à savoir l'adoption du règlement intérieur. J'invite la conférence à examiner le point 3 de l'ordre du jour provisoire intitulé adoption du règlement intérieur. La conférence est saisie d'une note du secrétariat publié sous la côte à conf 2025 barre 2 dans laquelle figure son règlement intérieur provisoire. Puis-je considérer que la conférence décide d'adopter le règlement intérieur tel qu'il figure dans le document que je viens de citer ? Veuillez vous manifester en cas de besoin ? Y a-t-il d'éventuelles objections ? Je n'entends pas d'objection.

Il en est ainsi décidé. La conférence a ainsi terminé l'examen du point 3 de l'ordre du jour provisoire. Nous passons à présent au point 4. J'invite la conférence à examiner le point 4 de l'ordre du jour provisoire intitulé adoption de l'ordre du jour de la conférence. J'attire l'attention des délégations sur l'ordre du jour provisoire de la conférence paru sous la côte A barconf.230 2025/1. Je donne à présent la parole au représentant de la Fédération de Russie. Non, secrétaire général de la conférence. Monsieur le secrétaire général de la conférence. Monsieur le président, merci de me donner la parole.

La délégation russe est globalement d'accord avec les idées qui ont été mentionnées dans les propos liminaires. Nous croyons également que les mesures au service de l'océan, les mesures visant à appuyer la réalisation de l'ODD 14 devrait être de nature collective, responsable et inclusive. Malheureusement, force est de reconnaître que ce n'est pas le cas pour tout le monde. La Fédération de Russie a joué un rôle actif dans le cadre du processus préparatoire de la conférence sur l'océan, notamment lors des négociations sur le document final, la déclaration. Non obstant, le pays haute n'a toujours pas délivré de visa à l'un des principaux experts russes qui a participé à ces travaux.

Cette personne fait partie du ministère des ressources naturelles et de l'écologie de la Fédération de Russie. Nous sommes profondément préoccupés par cette situation et nous espérons que le pays Haute qui coorganise une grande conférence des Nations- Unies s'acquittera de ces obligations et délivrera le visa en question dans les meilleurs délais aujourd'hui. Je vous remercie monsieur le président. Je remercie le représentant de la Fédération de Russie. Puis-je à présent considérer que la conférence décide d'adopter l'ordre du jour par sous la côte que j'ai donné tout à l'heure ? Y a-t-il des objections ? Veuillez vous manifester si nécessaire. Je n'entends pas d'objection.

Il en est ainsi décidé. La conférence a ainsi terminé l'examen du point 4 de son ordre du jour. Je passe au point 5, élection des membres du bureau autre que les présidents. J'invite la conférence à reprendre l'examen du point 5 de l'ordre du jour intitulé élection des membres du bureau autre que les présidents. Comme le prévoit l'article 6 de son règlement intérieur, la conférence élite. parmi les représentantes et représentants des États participants et en veillant à assurer la représentativité du bureau, 13 personnes à la vice-présidence dont une sera désignée rapporteur général ou rapporteuse générale.

En ce qui concerne l'élection des vice-présidentes et vice-présidents, j'ai été informé que les délégations s'étaient entendues pour élire les pays suivants parmi les États d'Afrique, le Kenya, le Maroc et Maurice parmi les États d'Asie et du Pacifique. les États fédérés de Micronésie, les Philippines et Singapour.

Parmi les États d'Europe orientale, l'Arménie, la Croatie et la Pologne, parmi les États d'Amérique latine et des Caraïbes, le Brésil et la République Dominicaine et parmi les États d'Europe occidentale et autres États, l'Allemagne et Monaco, puis-je considérer que la conférence souhaite élire par acclamation à la vice-présidence les pays suivant Allemagne, Arménie, Brésil, Croatie, Philippines, Kenya, Maurice, Maroc, les États fédérés de Micronésie, Monaco, la Pologne, la République Dominicaine et Singapour. acclamation les agr et ce par acclamation. Merci de le faire. Je n'entends pas donc d'objection. Il en est ainsi décidé.

Au nom de la conférence, je félicite les personnes élues à la vice-présidence. J'invite maintenant la conférence à procéder à la désignation de son rapporteur général ou de sa rapporteuse générale. On m'a informé que tous les membres s'étaient entendus pour désigner son excellence monsieur Omar Hilalé, représentant permanent du Maroc auprès des de l'Organisation des Nations Unies à New York. comme rapporteur général de la conférence. Puis-je considérer que la conférence souhaite procéder ainsi par acclamation. Je n'entends pas d'objection. Il en est ainsi décidé.

Au nom de la conférence, je félicite son excellence monsieur Omar Hilalé du Maroc d'avoir été désigné rapporteur général de la conférence et je l'invite à prendre place à la tribune. Excellence monsieur Hilal, est-ce que vous allez nous rejoindre à la tribune ? La conférence achève ainsi l'examen du point 5 de l'ordre du jour. À présent, j'invite la conférence à examiner le point 6 de l'ordre du jour intitulé organisation des travaux, notamment constitution des organes subsidiaires et autres questions d'organisation. La conférence est saisie d'une note du secrétariat intitulé question d'organisation et de procédure.

Note reprise dans le document portant la côte à oblique conflique 2025 obl 3. Puis-je considérer que la conférence décide d'adopter le document à 23253 relatif aux questions d'organisation et de procédure. Je n'entends pas d'objection. Il en est ainsi décidé. Merci beaucoup. En rapport avec la décision qui vient d'être prise, je tiens à informer la conférence que les présidents de la conférence ont reçu une demande de la délégation de l'Union européenne qui a indiqué que le président du Conseil européen et la présidente de la Commission européenne souhaitait tous deux faire une déclaration.

La durée totale de ces deux déclarations ne dépassant pas le temps de 5 minutes alloué à chaque délégation. Avec l'accord de la conférence, nous procéderons ainsi. invito al presidente j'invite le président du conseil européen et la présidente de la commission européenne à venir nous rejoindre pour faire leur intervention. On vient de m'informer du fait que ces intervenants prendront la parole plus tard. Nous allons donc avancer et passer à la nomination des coprésidents des tables rondes action pour l'océan. en ce qui concerne donc Ah non, ils nous rejoignent. Rejoignez-nous donc et bienvenue.

Bien monsieur le président de la République française, caro présidente de la République de Costa Ricent République du Costa Rica [Musique] Excellence. Mesdames et messieurs, l'océan constitue le cœur bleu de notre planète. est essentiel pour lutter contre le changement climatique et rassembler des personnes des différents continents que partage un patrimoine commun de l'humanité. Et c'est ça la raison pour laquelle nous sommes réunis ici aujourd'hui parce que on connaît les diagnostic, on a écouté les messages clairs de notre planète et on sait que la triple crise planétaire du changement climatique, la pollution et de la perte biodiversité est de plus en plus aigu.

Maintenant, c'est plus le temps du diagnostic, c'est le temps d'agir et l'Union européenne est en action. En mars, le Conseil européen est convenu d'une action européenne commune destinée à promouvoir la santé et la gouvernance des océans.

tout d'abord agir au niveau européen par le pacte européen européen pour les occens que OSline vous présentera dans l'après-midi et qui nous assurera une approche transversale basée sur la science de la protection environnementale à l'économie bleue de la recherche à la sécurité ensuite agir au niveau international par notre soutien résolu au traité sur l'UT ME que l'Union européenne a déjà ratifié et c état membres sont engagés à contribuer pour qu' puisse rentrer en vigueur d'ici à la fin de l'année et finalement agir au niveau multilatéral soutenant les Nations Unies parce que seulement au niveau multilatéral on peut adresser les questions globales de l'humanité et on est ainsi pour dire qu'on est à faveur des objectifs de développement durable de la réalisation du parc pour l'avenir et de l'initiative des réformes de les Nations Unies 80.

Ensemble, nous devons faire avancer les causes majeures de l'humanité de notre siècle pour le climat, pour l'océan et pour la planète. Ça veut dire pour sauver l'humanité. Merci à tous. Monsieur le secrétaire général, monsieur Antonio Gouterche, je salue nos hôtes, je salue tous les invités. Merci chère hôte de nous avoir rassemblé ici devant cette côte magnifique euh qui ont été peints par Matis par Chagal. Mais nous savons que l'océan c'est tellement plus qu'une source d'inspiration. C'est la vie. C'est ce qui nous nourrit, qui nous refroidit, qui nous connecte avec le reste du monde. Et ensemble, nous avons pris des mesures très importantes pour protéger notre océan.

Et je pense qu'aujourd'hui nous pouvons vraiment nous réjouir des premiers résultats. Mais en même temps, nous devons multiplier nos efforts. Nous le savons et nous venons de l'entendre. L'océan connaît encore une crise et sans action nous mettons à mal notre avenir. Donc je vais être très concrète. Je vais vous donner trois exemples où l'Europe agit. Tout d'abord, lorsque la France a accueilli le la première conférence en Bretagne il y a 3 ans, cela a préparé les fondations du traité sur les hautes mers. Je sais que c'est un traité tout à fait essentiel, un instrument extrêmement important pour protéger nos océans au-delà de nos frontières et en effet le traité a été rédigé et adopté.

Et aujourd'hui, nous sommes tout proche de la 66e signature pour la ratification. Alors, pour pouvoir vraiment donner vie à ce traité, l'Europe va allouer 40 millions euh d'euros euh pour le programme Idoine. Donc, je vous demande d'accélérer les ratifications. Notre océan a vraiment besoin que nous agissions pour qu'il puisse jouer son rôle. Deuxème annonce de l'Europe aujourd'hui, c'est euh quelque chose de parallèle numérique par rapport à l'océan. Je l'avais présenté à Brest il y a 3 ans et il s'agit d'un instrument tout à fait exceptionnel qui va nous permettre de mieux comprendre l'océan, de la pollution, à la navigation, des risques, à la biodiversité.

Nous n'allons pas nous arrêter là. Nous avons entendu l'appel de la France et d'autres encore pour investir beaucoup dans la recherche sur les océans. Donc en faisant fond sur ce jumeau numérique, nous avons lancé une nouvelle initiative d'observation des océans qui va nous fournir des données pour toute personne qui dépend de l'océan et cela va faire de l'Europe un chef de fil pour l'océan pour ce qu'il y ait de la science, de la sécurité et cetera. Je vous demande de rejoindre l'Europe dans cette mission. Et enfin, cet après-midi, nous allons présenter le pacte de l'océan de l'Union européenne. C'est le premier pacte de ce genre au sein de l'Union européenne.

Si nous jouons tous notre rôle, nous pouvons sauver les océans. Jacques Cousau a dit que la mer qui unifie tout le monde est le seul espoir de l'humanité. Nous sommes tous dans le même bateau aujourd'hui et en œuvrant en œuvrant de concerts, nous allons faire en sorte que l'avenir de l'océan soit vraiment vibrant. Cela relève de ce que nous pouvons faire. Merci. Ce qui est la nomination des coprésidents des tables rondes action pour l'océan. En ce qui concerne ces 10 tables rondes, j'informe la conférence que conformément au mandat qui nous a été confié par l'assemblée générale dans sa résolution 78 128, les présidents ont nommés les coprésidentes et coprésidents suivants.

Son excellence madame Marina Silva, ministre de l'environnement et des changements climatiques du Brésil et son excellence monsieur Stavros Papastrav, ministre de l'environnement et de l'énergie de la Grèce, coprésidente et coprésident de la table ronde numéro 1 d'action pour l'océan qui a pour thème conserver, gérer de manière durable et restaurer les écosystèmes marins et côtiers dont les écosystèmes des grands fonds marins.

Son excellence monsieur Ravière Martinez Acha Vasquez, ministre des affaires étrangères du Panama et son excellence monsieur José Emmanuel Fernandez, ministre de l'agriculture et de la maire du Portugal, coprésident de la table ronde numéro 2 d'action pour l'océan qui a pour thème développer la coopération scientifique, les connaissances, le renforcement des capacités, les technologies marines et l'éducation dans le domaine océanographique. en vue de renforcer l'interface science politique pour la science de l'océan.

Son excellence monsieur Johann Pal Johansen, ministre de l'environnement de l'énergie du climat de l'Islande et son excellence madame Camina Johnson Smith, ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur de la Jamaïque, coprésident et coprésidente de la table ronde 3 numéro d'action pour l'océan qui a pour thème mobiliser des financements pour les initiatives océaniques à l'appui de l'objectif de développement durable numéro 14.

Son excellence monsieur Carsten Schneider, ministre fédéral de l'environnement, de l'action climatique, de la protection de la nature et de la sécurité nucléaire de l'Allemagne et son excellence madame Messaouda Mohamed Ladaf, ministre de l'environnement de la Mauritanie, coprésident et coprésidente de la table ronde numéro 4 d'action pour l'océan qui a pour thème prévenir et réduire nettement la pollution marine de tout type, en particulier celle résultant des activités terrestres.

Son excellence madame Maricha Vukovic, ministre de la protection, de l'environnement et de la transition verte de la Croatie et son excellence monsieur Binson, vice-premier ministre et ministre d'affaires étrangères du Vietnam, coprésidente et coprésident de la table ronde numéro 5 d'action pour l'océan qui a pour thème favoriser la pêche durable, la gestion durable, pardon, des pêches et soutenir notamment la pêche artisanale.

Son excellence madame Annette Gibons, sous-ministre aux pêches et aux océans du Canada et son excellence monsieur Surangel Whips président de la République des Palaos, coprésidente et coprésident de la table ronde numéro 6 d'action pour l'océan qui a pour thème promouvoir des économies océaniques durables, un transport maritime durable et la résilience des populations côtières en ne laissant personne de côté.

Son excellence monsieur Jean-Luc Cruc, ministre de la mobilité, du climat et de la transition environnementale, chargé du développement durable de la Belgique et son excellence monsieur Arif Avas Eugronseno, vice-ministre d'affaires étrangères de l'Indonésie, coprésent coprésident de la table ronde numéro 7 d'action pour l'océan qui a pour thème tirer partie de l'interdépendance de l'océan, du climat et de la biodiversité.

Son excellence monsieur Claudio Barbaro, sous secrétaire d'État à l'environnement et de sécurité énergétique de l'Italie et son excellence madame Leila Benali, ministre de la transition énergétique et du développement durable du Maroc, coprésident et coprésidente de la table ronde numéro 8 d'action pour l'océan, qui a pour thème promouvoir et appuyer toutes les formes de coopération en particulier au niveau régional et sous-régional.

Son excellence monsieur Kim Sungbun, vice-ministre chargé de la politique maritime au ministère des océans et des pêches de la République de Corée et son excellence monsieur Philippe Isdor Pango, vice-président de la République unie de Tanzanie, coprésident de la table ronde numéro 9 d'action pour l'océan, qui apporte faire appel au produits de la mer durable pour éliminer la pauvreté et assurer la sécurité alimentaire.

Son excellence monsieur Heraldo Munos, ancien ministre d'affaires étrangères, envoyé spécial du Chili pour l'océan et madame Penelope Readings de la Nouvelle-Zélande, membre de la commission du droit international, coprésident et coprésidente de la table ronde numéro 10 d'action pour l'océan qui a pour thème améliorer la conservation et l'exploitation durable de l'océan et de ses ressources en appliquant les dispositions du droit international figurant dans la convention des Nations- Unies sur le droit de la MRE. Je remercie et je tiens particulièrement à saluer les coprésidentes et coprésidents d'assurer ce rôle important.

La conférence achève ainsi pour l'heure l'examen du point 6 de l'ordre du jour. J'invite maintenant la conférence à examiner la linéaire A du point 7 de l'ordre du jour intitulé Nomination des membres de la commission de vérification du pouvoir. L'article 4 du règlement intérieur provisoire prévoit qu'une commission de vérification des pouvoirs comprenant neuf membres est nommés au début de la conférence et que sa composition est fondée sur celle de la commission de vérification des pouvoirs de l'assemblée générale à sa 79e session. Les États suivants sont membres de la commission de vérification des pouvoirs de la 70e session 19e session pardon de l'assemblée générale.

Antigua et Barboudha, Caboverd, Chine, Dominique, États-Unis d'Amérique, Fédération de Russie, Libéria, Monaco et République démocratique populaire là-haut. J'ai été informé par le secrétariat que les États-Unis d'Amérique avaient fait savoir qu'il ne serait pas en mesure de participer à la conférence et qu'il ne pourrait donc pas siéger à la commission de vérification des pouvoirs. De ce fait, conformément à la pratique établie lors des précédentes conférences des Nations- Unies, le Canada parmi les États d'Europe occidentale et autres États a été désigné pour siéger à la commission de vérification des pouvoirs à la place des États-Unis d'Amérique.

Par conséquent, puis-je considérer que la conférence souhaite nommée Antigua et Barboudha, Cabo Verd, le Canada, la Chine, la Dominique, la Fédération de Russie, le Liberia, Monaco et la République démocratique populaire là-haut membre de la commission de vérification des pouvoirs de la conférence. Je n'entends pas d'objection. Il est ainsi décidé.

Il est rappelé aux délégations que conformément au règlement intérieur de la conférence, si les pouvoirs émanents du ou de la chef de l'État ou du gouvernement ou du ou de la ministre des affaires étrangères ou dans le cas de l'Union européenne du président ou de la présidente de la Commission européenne n'ont pas encore été communiqués, ils doivent être présentés au bureau des affaires juridiques situées dans le bâtiment C du lieu de la conférence. La conférence achève ainsi l'examen de la LINA A du point 7 de l'ordre du jour. Point 8, débat général.

Mesdames et messieurs les chefs d'État et de gouvernement, mesdames et messieurs les ministres, excellence, mesdames et messieurs, la conférence va maintenant entamer son débat général au titre du point 8 de l'ordre du jour. Conformément à l'organisation des travaux de la conférence qui est définie dans le document à conf 230 200 2025, les déclarations faites dans le casadre du débat général ne doivent pas dépasser 5 minutes. 5 minutes. J'invite donc celles et ceux dont la déclaration serait plus longue à en prononcer une version abrégée. Une version abrégée et à en transmettre la version intégrale à l'adresse a statements- ocean.

@un.org pour qu'elle soit publiée dans son intégralité sur le site du journal des Nations Unis. Pour aider les orateurs et oratrices à gérer leur temps de parole, un minutur s'affichera sur l'écran. J'invite maintenant son excellence monsieur Evariste Niayishi, président de la République du Burundi à prendre la parole au nom du groupe des États d'Afrique le président du Burundi. Ma votre excellence Emmanuel Macron, président de la République française notre hôte. Excellence monsieur le président de Costa Rica, distingué chef d'état et de gouvernement votre altesse royale la princesse HNA représentant sa majesté Mohamed Mohamed 6 du Maroc.

Votre excellence Antonio Gutér secrétaire général des Nations Unies. Mesdames, messieurs les chefs de délégation, mesdames, messieurs les représentants des organisations internationales et régionales, mesdames, messieurs, tout protocole observé. Avant tout propos, nous rendons grâce à Dieu qui nous a permis de nous retrouver dans cette belle ville de Nice en France. Permettez-moi d'adresser mes sincères remerciements à son excellence Emmanuel Macron, au gouvernement et au peuple français pour l'accueil chaleureux et l'hospitalitaire légendaire qui nous a été réservé depuis notre arrivée pour cette conférence dont je salue l'excellente organisation.

C'est un grand honneur pour moi de m'exprimer devant cette Augustation Sal d'excellente organisation. C'est un grand honneur pour moi de m'exprimer devant cette Augustation Sal l'excellente organisation. C'est un grand honneur pour moi de m'exprimer devant cette Augustation. Salut l'excellente organisation. C'est un grand honneur [Musique]

2:30:57
Non speech

[Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique] [Musique]

2:35:51
Emmanuel Macron

[Musique] Bonjour à tous et merci de nous retrouver sur BFM2 avec à mes côtés François Pitrel. Bonjour François, journaliste environnement ABFM TV. On continue de suivre depuis ce matin l'ouverture donc de cette conférence des Nations- Unies sur l'océan qui se tient à Nice. Euh déjà François pour commencer évidemment pour le grand public de quoi s'agit-il ? Qu'est-ce que cette conférence ? Alors cette conférence c'est la troisème du nom. Euh on a l'habitude des grandes conférences sur le climat. Enfin l'habitude le grand public commence à connaître un peu les cops sur le climat.

Donc ces grandes conférences ont réuni un peu tous les pays du monde pour essayer d'avancer sur la question du réchauffement climatique. Euh alors, c'est pas exactement la même chose, mais ça pourrait s'en approcher bientôt. C'est-à-dire que là, on est dans la phase avant que ce soit une COPE. C'estàd qu'on réunit le plus de pays possible pour se mettre d'accord et pour que chaque pays après une semaine de discussion dise "OK, ben moi je peux faire un effort pour avancer sur tel dossier, telle question qui en qui concerne la question des océans et à la fin de la semaine, il y aura une déclaration.

Alors, ça sera pas une déclaration contraignante, c'estàd que aucun pays ne sera obligé de respecter ce qu'il a signé, mais ça serait quand même une avancée parce que pour l'instant, on avait pas grand-chose pour gérer les océans. Et donc là, cette grande conférence, elle le mérite au moins de commencer à avancer sur la question de la protection des océans parce qu'ils sont malint. Oui, les océans mal pas qui sont en ébullition. C'était les termes tout à l'heure du du président de la République Emmanuel Macron qui est donc présent qui a donné ce discours et qui a essayé un peu de d'éveiller les consciences évidemment vis-à-vis de cette situation. Quelle est-elle François ?

Alors, les océans euh même si vous n'y êtes pas connecté euh parce que vous habité pas près de la mer, ben en fait euh vous avez un lien avec lui euh pour deux raisons. D'abord parce que la plupart du temps, vous habitez pas trop loin d'une rivière et que la plupart des choses qui se met dans cette rivière va finir à un moment dans l'océan. Et une deuxième connexion, une respiration sur deux que vous faites, elle est faite grâce à la photosynthèse des océans. C'est-à-dire que l'océan, on parle souvent des poumons verts que sont les forêts amazoniennes et cetera. En fait, le véritable poumon, c'est l'océan.

La vie s'est créée dans l'océan et c'est l'océan qui a créé les premiers atomes d'oxygène parce qu'il y a des petits micro-organismes qui font de la photosynthèse et qui crée l'oxygène. Donc, on a besoin que cet océan, il soit en bonne santé parce que sinon bah nous on ne sera pas en bonne santé. Donc la situation, elle est catastrophique sur plusieurs points de vue. Euh d'abord sur la question de la biodiversité, on a tué une énorme quantité de poissons. Euh il y a euh dans certains ornois, voilà peut-être 80 à 90 % des poissons qui ont disparu, du nombre de poissons. Il y a encore peut-être une bonne partie des espèces, mais leur nombre a en grande partie disparu.

Euh il y a un chiffre que j'ai trouvé assez frappant. Euh 95 94 % des habitats marins et côtiers d'intérêt communautaire. donc au niveau européen euh sont en mauvais état. On parle juste de l'Europe, on parle pas du monde entier en plus hein. En Europe 94 % en des côtes sont en mauvais état. Ça veut dire quoi mauvais état ? Ça veut dire qu'il y a trop de pollution. Ça veut dire qu'on les a souvent maltraités parce qu'on a des activités humaines qui ont cassé ou détruit des habitats ou on va dire altérer des des habitats. Et puis il y a un troisème aspect qui est le changement climatique.

Et un des endroits les plus importants pour le changement climatique c'est l'océan parce que c'est les océans qui captent une grosse partie du surplu de chaleur qu'on est en train de produire avec les gaz à effet de serre. Sauf que cet océan, il commence à être en ébullition comme le disait Emmanuel Macron. Il y a ce qu'on appelle maintenant même des canicules sous-marines ou même des des incendies sous-marins qui brûlent entre guillemets euh des écosystème entiers. L'exemple le plus connu et le plus joli, ce sont les coraux. On sait qu'avec une augmentation de température de 2° euh des océans, les coraux, la quasi totalité des coraux dans le monde meur.

Sauf que quand les corau meurent, c'est pas juste un problème pour ceux qui vont aller faire de la plongée sous-marine l'été. C'est 25 % des espèces sous-marines qui en dépendent et donc toute une partie de la population mondiale qui vit du poisson par exemple mais qui n'aurait plus à manger. Et donc le constat est là François évidemment et comment évidemment enrayer ce ce réchauffement en tout cas le limiter on est plus sans doute dans ces mesures là. Quelles sont les mesures possibles ?

Alors sur le réchauffement climatique, là il y a assez peu d'aspects qui sont dans cette conférence des océans, sauf un, décarboner euh les industries euh maritime et notamment le fret maritime, les cargots qui sillonnent le monde et qui sillent les mers. Euh il y a des aspects de décarbonation de cette industrie parce qu'aujourd'hui c'est autant que l'aviation hein. Les gros cargot avec des conteners qu'on voit euh dans les portes, c'est 3 % des gaz à de serre dans le monde. Ça paraît pas énorme comme ça, mais ça en fait quand même un des si c'était un pays, ça serait un des cinq plus gros pays pollueurs sur la question.

Et puis surtout c'est un développement énorme cette industrie du commerce. On voit bien avec voilà toutes les grandes entreprises qui font de la livraison depuis la Chine et cetera. euh ben les cargos deviennent un enjeu énorme. Ça pourrait représenter 17 % des gaz à effet de serre. Donc 3 % aujourd'hui. 17 % des gaz à effet de serre d'ici 2050 si il ne décarbone pas. Sauf que décarboner un gros bateau de je ne sais plus combien il y a 15 à 20000 conteners sur un bateau qui font 300 400 m de long, c'est gigantesque. Bah c'est pas évident parce que ça marche pas à la voile forcément très rapidement. C'est pas évident de le faire.

Ça marche pas forcément à l'électrique non plus parce qu' faut des grosses batteries. Bon bref, c'est un gros enjeu et il y a quelques choses quelques petites choses qui sont quand même en train de de s'amorcer pour en faire en sorte que toute l'industrie avance du même pas. Dans ces mesures, il y a tout de même eu cette annonce tout à l'heure d'Emmanuel Macron de signer donc ce traité, la ratification du traité sur la haute mer qui a donc été annoncé. C'est donc gagné. C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron. Tout sourire. Alors ça va falloir qu'on voit, va falloir qu'on voit. Alors déjà qu'est-ce que c'est ? C'est un long feuilleton déjà. Non pas si long que ça pour les traités internationaux.

C'est pas long Pierre voilà. Mais non mais un traité international sur votre mère. Pourquoi ? Parce que en fait la France et comme tous les autres pays, on a une ce qu'on appelle une zone économique exclusive, c'est-à-dire qu'on est souverain sur 100, 200, je sais plus exactement le chiffre kilomèt au-delà de nos côtes. Après, c'est la Haute mer. Et en Haute mer, qui est-ce qui décide ? Personne. C'est le FH Wouest. Il y a aucune règle. personne non plus pour les faire respecter. Il y a pas une police de notre mère. Sauf que ça concerne les deux ti3 de notre planète. Et donc sur 2/3 de notre planète, on peut faire absolument ce qu'on veut et on est en impunité totale.

Ce qui fait que certains comme Paul Watson, rappelez-vous, le militant qui luttait contre la chasse aux baleines et ben il essaie de faire la police lui-même parce que ce sont des endroits où il y a il y a pas de police et donc il y a d'énormement de pêches légales, de trafic et cetera, d'exploitation d'endroits qui sont préservés ou qu'il faudrait préserver.

Donc ce traité, il essaie de donner un cadre à ça et de dire la haute mer, il va falloir qu'on trouve un cadre pour que il y ait comme alors le c'est le comment dire l'ambassadeur d'épaules français qui organise ce sommet qu'on voit à l'instant à l'écran, monsieur Poivre d'Harv qui dit c'est comme un syndique de copropriété, c'est-à-dire qu'il va falloir qu'on trouve une organisation, un conseil syndical et puis qu'on trouve des règles de fonctionnement parce que ça nous appartient à tous cette haute mer. On l'a fait à un endroit, c'est le pôle sud. Euh le pôle sud, l'Antarctique euh est géré de façon internationale. On s'est tous mis d'accord pour dire qu'on n'y touche pas.

Mais la haute mer pour l'instant ben il y a pas ça. Et ce qui est compliqué alors attendez, j'ai oublié de dire, il y a 60 États qui doivent ratifier ce traité. Oui. Euh 60 États, là sur la liste de l'ONU, je l'ai regardé tout à l'heure, il y a 32 qui l'ont fait. Donc le président a dit 50 et bientôt 75 vont le faire ou 65 vont le faire. Mais pour l'instant, je crois que ce ne sont que des engagements et une parole présidentielle qui mérite d'être confirmée dans les heures à venir.

Et ce qui est compliqué euh François évidemment euh c'est que et bien ce cette conférence se tient euh sans euh évidemment Donald Trump hein euh le président euh américain euh grand absent donc de ce sommet et qui porte une politique qui va plutôt à l'inverse notamment dans le cadre de l'exploitation minière dont il a été beaucoup question lors des des prises de parole. Qu'est-ce qui fait polémique là-dedans ? De quoi s'agit-il ? Non. Alors donc dans ce Far West que représente la Haute mer, il y a les fonds marins et c'est un truc incroyable. on connaît pas, on sait pas, on connaît mieux la surface de la Lune que la surface de nos océans.

On connaîtrait entre 8 et 10 % de la surface de nos océans. Donc l'idée, c'est de dire avant de creuser n'importe où et de casser tout ce qu'on peut trouver alors que peut-être que ça pourrait nous être utile, euh et ben essayons de voir si on arrivit un peu à mieux connaître ces fonds sous-marins pour savoir où est-ce que ça aurait de l'intérêt de creuser et où est-ce que ça en aurait pas du tout.

Et c'est ça que dit ce cet accord sur la haute mer, c'est dire faisons attention, il y a peut-être une richesse en biodiversité, en minerau, en minerais euh et puis tu des écosystèmes hyper importants qu'il faut surtout préserver parce qu'ils ont peut-être un rôle dans tout le reste de la chaîne alimentaire. Donc euh les États-Unis, eux, ils ont dit non, ben Donald Trump a signé un accord il y a il y a il y a peu de temps pour dire non non euh on va y aller, on va forer dans les dans les euh dans les fonds euh sous-marins là.

Et ça c'est vrai que là c'est un gros sujet pour cette question des océans parce que euh il y a des pays qui attendent, il y a pas mal de métaux, il y a pas mal d'hydrocarbur, il y a pas mal de choses à aller chercher dans les fonds sous-marins mais aussi beaucoup de choses à préserver. Oui, je d'ailleurs je souligne que le terme de Pharar West a été euh employé par euh Antonio Gouteres, le secrétaire général des Nations-Unies, hein, tout à l'heure, expliquant que les océans ne doivent pas devenir un Far West pour l'exploitation minière. Euh François, une dernière question, tout de même, l'accueil euh de ce sommet euh en France, ça a toujours une symbole une symbolique particulière.

Emmanuel Macron là qui s'engage pas mal sur le climat. Il y a eu des déclarations également hier à la presse régionale expliquant qu'on ne fait plus assez notamment dans le gouvernement pour l'environnement. Est-ce que ça peut porter cette cette voix et cette un petit peu cet appui français ? Alors euh on a euh une sorte de d'ora qui nous est lié qui nous est d à enfin nous les Français euh à la COP 21 qui les accords de Paris c'était il y a pile 10 ans et donc 10 ans plus tard on accueille un grand sommet sur les océans.

Donc l'idée c'est de continuer d'avoir une sorte de leadership sur euh cette question-là au niveau international, de représenter euh de faire partie de ces pays qui sont en avance sur les autres et qui essayent de donner une une impulsion pour que on préserve un peu mieux notre planète. Après, dans les faits, bah le gouvernement français et le président de la République, ils sont un peu sur une ligne différente. Euh c'est vrai que là, il a plus beaucoup de pouvoir, ça se voit, hein, parce qu'il y a pas mal de mesures qui ont été euh annoncées ces derniers jours que le président critique et euh bah qui ont été euh décidé par le gouvernement ou le parlement.

Et c'est là où bah ça sa position de président de la République lui permet de critiquer, mais finalement, il a plus beaucoup de poids dans ce débat là franco-français. Après, au niveau international, il a encore son son épingle à tirer du jeu parce que il a notamment ces États-Unis qui quittent ces négociations, que ce soit sur l'océan, que ce soit sur le climat ou que ce soit sur l'aide à la science. Et c'est peut-être ça le plus grave. Les États-Unis se désengagent, arrêtent de financer la science sur pas mal d'aspects qui sont sur les questions d'environnement.

Oui, Emmanuel Macron a eu un mot aussi euh d'ailleurs là-dessus euh sur euh sur le financement de euh de la recherche des chercheurs. Euh donc cette ce sommet, cette conférence qui se tient jusqu'à la fin de la semaine, c'est ça François ? Oui. Alors vendredi, nous aurons une déclaration de Nice qui sera une sorte de résumé des engagements qui auront été pris par la soixantaine de pays avec enfin il y a 150 pays et 60 chefs d'état présents de gouvernement. Donc voilà, on verra ce qui en ressortira. Ce sera sûrement un petit pas mais euh bon ben voilà euh tous les petits pas en avant sont meilleurs que les gros pas en arrière. Très bien, merci beaucoup.

On va continuer de suivre ça évidemment sur BFM2. Merci beaucoup François Pitrel, journaliste environnement à BFM TV. On continue de suivre donc cette conférence de l'ONU sur l'océan en direct sur BFM2 protégé. Mais quels que soient nos efforts, nous savons que cela ne suffit pas car ce qui se passe au-delà de nos frontières décidera de notre sort. Et c'est pour cela que ensemble nous avons lancé le plan pacifique pour la prospérité. Nous rassemblons 92 il et territoires qui s'accord nos océans et protéger au moins 30 % de ces zones. Ensemble, nous avons créé le collectif le plus important de protection de notre espace marin.

Il ne s'agit pas simplement d'un effort pour le Pacifique, mais un effort pour la planète. Et nous sommes devenus le premier pays à avoir ratifié le traité sur la haute mer car nous avons foi dans le l'un clos et le BBNG. Nous savons très bien qu'ensemble il constitue la pierre angulaire de la gouvernance internationale en matière d'océan. Alors, soyons clair, les fonds marins et les eaux qui surplombent représentent un seul système. L'extraction de minerais en eux profonde ne peuvent ne peut avoir lieu. Nous savons que ces eaux profondes sont essentielles pour notre avenir.

Aujourd'hui, nous soutenons le moratoire sur l'extraction minière en eau profondes jusqu'à ce que la science, les protections et le consensus mondial puisse être réalisé. Nous vous encourageons à ratifier le BBNG, à ratifier également et finaliser un traité de lutte contre la pollution plastique qui soit exhaustif. Il faut également gérer les eaux, investir dans l'économie bleue et soutenir le moratoire sur l'extraction des minerais en eau profonde. Gardons à l'esprit que nous avons eu causé du tort à nos océans, mais ensemble, nous pouvons choisir de protéger la vie. Je vous remercie.

Et j'invite maintenant son excellence monsieur Abdoulatif Jamal Rachid, président de la République d'Irak à prendre la parole au nom du groupe des 77 et de la Chine. No. Macron, monsieur le président Manuel Macron, monsieur le président du Costa Rica, monsieur le secrétaire général des Nations unies, monsieur Antonio Goutéress, Excellence. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur de prononcer cette allocution au nom du groupe de 77 de la Chine. Permettez-moi d'emblé d'exprimer notre gratitude à l'endroit du gouvernement de la France et le gouvernement du Costa Rica pour la coorganisation de cette importante et opportune conférence. Soyez donc rassurés de soutien de notre groupe.

Excellence, nos océans, nos mères sont les poumons de notre planète. Ils produisent 60 % de notre oxygène. La biodiversité régule notre planète et soutient nos moyens de subsistence. Ils sont essentiels pour notre alimentation et pour notre sécurité. La santé planétaire, la sécurité, une source d'identité de culture. Voilà ce que sont les océans et les mers. Malheureusement, malgré cela, ces éléments sont victimes de notre tort.

Nous constatons une accélération de la dégradation des systèmes d'écosystème marins, une augmentation de la pollution notamment plastique et chimique, la surpêche, la pêche illicite non déclarée et non réglementée, la perte de la biodiversité, l'acidification et le réchauffement des océans. Voilà ce que nous constatons. Nous sommes tout particulièrement alarmés par l'impact disproportionné du changement climatique, impact sur la santé des océans et des répercussions sur les moyens de subsistence. La sécurité alimentaire et la nutrition sont menacées, l'érosion côtière, le blanchissement de corau.

Voilà qui sont les éléments que nous constatons et qui sont des réalités pour bon nombre des membres de notre groupe. Aujourd'hui, nous nous retrouvons pour défendre cette noble cause. Il faut également réfléchir aux valeurs du développement durable. Bon nombre de nos pays sont de petits états insulaires en développement des pays moins avancés, également des nations côtières en développement. Et pour ces pays, l'océan n'est pas simplement un cours d'eau, mais il s'agit également d'une source de survie. Notre groupe a souligné le fait que la santé des océans est source de préoccupation qui touche tous les pays.

Par conséquent, il est capital que la gouvernance des océans encadre et reconnaisse les voies et les perspectives de tous les pays en développement, quel que soit leur situation géographique. En dépit de ces limites, nous avons fait preuve de notre leadership et notre détermination pour faire progresser la protection marine, les la pêche durable et la science océanique. Nous nous sommes engagés en faveur d'une vision porteuse de transformation telle que énoncé dans la déclaration et nous tenons prêts à renforcer notre collaboration et notre action.

Nous réaffirmons le rôle central que nous pouvons jouer pour faire progresser la gouvernance des océans et nous appelons une action des Nations Unies qui ne laisse personne de côté pour protéger l'océan. En tant que héritage commun à l'humanité, nous reconnaissons que l'ODD 14 demeure un des objectifs les plus sous-financés. Et pour accélérer l'action en faveur des océans au niveau mondial, il nous faut un financement accessible et la réalisation des engagements déjà pris.

Il faut également des accords intergouvernementaux en matière d'assistance à sortie de moyens de mise en œuvre en faveur des pays en développement tout particulièrement vers les petits états insulaires en développement et les pays les moins avancés pour s'attaquer à la question de l'écart de financement pour la réalisation des ODD. Nous exhortons nos partenaires en développement, le système Nations Unies, les institution multinationales ainsi que les institutions financières internationales et toutes les parties prenantes à se doter d'une ambition authentique, d'une solidarité en faveur du financement.

Il faut agir et non pas demain mais maintenant pour nos océans, pour notre planète et pour les générations futures. Permettez-moi maintenant de prononcer mon allocution au nom de la République d'Irak. Cette location se fa se fera en langue arabe. Je vais procéder au nom de Dieu toutpuissant. Nous avons tout créé de l'être vivant à l'eau. Citation du Coran. Mesdames et messieurs, que la paix soit sur vous. C'est un plaisir pour moi que de participer à cette conférence importante organisée et accueillie par la ville de Nice.

L'Unoc représente une instance importante nous permettant de partager vision, information entre pays pour traiter des défis que nous avons en commun, pour parvenir à un avenir plus juste. Les océans qui se voient attaquer donc représentent une question de sécurité pour tous. Nous participons en faisant fond sur notre conviction profonde en faveur du multilatéralisme et nous voulons promouvoir le partenariat internationaux pour s'attaquer au problèmes de l'insécurité alimentaire entre autres. Nous faisons face à des changements qui s'accélèrent avec une pollution marine qui s'accroit. Nous voyons des défis en cascade qui exigent de nous des actions urgentes.

Il faut également une solidarité internationale authentique qui se fonde sur la science et le financement afin de protéger les sources ressources hydriques, les océans, les mers, les cours d'eau représentent système complexe qui joue un rôle essentiel. fournit des emplois et permet de réguler la sécurité océanique de la planète. L'océan représente une question de sécurité internationale. Les pays se heurtent à la rareté de l'eau et l'ation du niveau de mer. Les scientifiques sont clairs. S'agissant notamment de du réchauffement des océans. Il parle également de la baisse des stocks de poissons et de l'augmentation de la pollution chimique.

L'Irak fait face à la rareté en eau, du fait du changement climatique entre autres et de l'absence de politique permettant de réglementer la question des fleuves transfrontaliers. Nous faisons face à des cas de déplacement à l'interne et à l'extérieur du pays. Du fait de la part en baisse des richesses agricoles. Les océans représentent un héritage humain en commun. C'est pour cela qu'il nous faut accélérer le développement durable en accélérant l'économie bleue, en renforçant les capacités dans ce domaine, permettant aux petits États et aux pays côtiers qui se heurent à ces défis de bénéficier d'un appui.

Il nous faut des accords collectifs en sortant de cette conférence afin de renforcer les obligations internationales et ce grâce à un plan d'action en faveur de se traiter sur la haute mer. Nous demandons à tous les pays de se joindre à cet effort et de contribuer à la réalisation des points suivants. Il faut élargir les partenariats secteur privé et public afin de poursuivre les efforts d'innovation et renforcer la résilience. Il faut garantir une complémentarité entre l'économie bleue dans les au sein des départements de tous les pays grâce à des plans d'action mis à jour et qui peuvent être mises à l'échelle.

Il faut renforcer la recherche scientifique et technique s'agissant de l'eau et faire en sorte que des systèmes puissent répondre au défis de l'élévation du niveau de mer en tenant compte des systèmes hydriques fermés et semi-fermés des mers et des océans. Il s'agit là, en effet, d'une responsabilité humaine et technologique très importante et nous savons qu'il faut à l'avenir renforcer la coopération internationale pour aborder la question du partage des eaux de fleuve interpays.

Pour conclure, je remercie les Nations-Unies ainsi que le secrétariat de l'UNOC pour l'organisation de cette conférence importante qui nous permettra également de renforcer notre action en faveur de nos populations. Je vous remercie. Je remercie le président de la République d'Irak. J'invite maintenant son excellence madame Dina Hercilia Boliré Zegara, président de la République du Pérou à prendre la parole. Seores, murieprésident, permettez-moi avant toute chose de vous remercier chaleureusement. de remercier le gouvernement de la France et du Costa Rica. Remercier également le secrétariat général des Nations Unies pour l'organisation de cette conférence.

Cette conférence qui nous invite à agir de toute urgence en faveur de la santé de l'océan. doté de plus de 3000 km de littoral côtier et plus de 200000 de domaines maritimes, mon pays est un profondément lié à la mer. Notre politique nationale maritime reconnaît que l'océan est un axe stratégique en faveur du développement durable. C'est pour cela que nous réaffirmons notre engagement en faveur de sans protection face à la triple crise planétaire, le changement climatique, la perte de la biodiversité et la pollution, notamment la pollution plastique.

Depuis la toute dernière conférence à Lisbonne, au cours de laquelle nous avons présenté 18 engagements volontaires, permettez-moi de souligner les progrès suivants. La création de la réserve nationale de la mer tropicale de Gros. Il s'agit d'un écosystème de biodiversité fort élevé. l'adoption de la politique nationale poiculture visant la la une coalition de de plus de 30 pays qui ont affirmé avec force et depuis longtemps qu'ils soutiennent un moratoire sur l'exploitation des grands fonds marins tant que l'exploration de ces grands fonds n'aura pas été faite sur le plan scientifique. Et c'est ce qu'a rappelé le président de la République avec force tout à l'heure.

Nous ne pouvons pas accepter d'exploiter ces grands fonds qui sont des trésors méconnus avant que nous ayons laissé la science faire son travail. Et queles que soient les prises de position des uns et des autres, nous ne varierons pas puisque nous fondons notre effort dans la lutte contre le dérèglement climatique sur la science. Et nous aurons d'ailleurs, je crois aujourd'hui ou demain une grande manifestation à ce sujet pour réaffirmer que pas touche au grand fond au grand fond marin puisque ils appartiennent à la planète, à l'humanité tout entière et qu'il est hors de question que nous laissions des acteurs privés pouvoir se saisir de ces trésors méconnus.

Monsieur le ministre, est-ce que vous condamnez l'interception par Israël d'une flotti d'humanitaire et de parlementaires qui se dirigeait vers Gaza ? Nous nous sommes exprimés très clairement sur ce sujet. Nous avons six ressortissants français à bord de ce voilier. Nous avons pris la tâche avec les autorités israéliennes en amont pour prévenir tout incident. Nous avions d'ailleurs alerté les les membres de cet équipage ou en tout cas les ressortissants français sur les risques auxquels il s'exposaient.

Puis depuis l'arraisonnement de ce navire par les autorités israéliennes, nous avons demandé à pouvoir exercer ce que l'on appelle la protection consulaire, c'est-à-dire la protection par les agents du consulat. français sur place vis-à-vis de nos ressortissants. Nous souhaitons pouvoir entrer en contact avec eux dès qu'ils rentreront sur le territoire israélien pour pouvoir leur permettre de rentrer dès que possible sur le territoire national. Qualif, vous la qualifiez d'illégal cette intersection comme d'OM aujourd'hui ? ce que