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Podcast / conversationFront Populaire· 19 mars 2026 35 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Ex LFI, il analyse la stratégie de radicalisation de Jean-Luc Mélenchon - François Cocq

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    La France insoumise a-t-elle un problème avec l'antisémitisme ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la stratégie actuelle de la France insoumise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Peut-on parler d'un antisémitisme de fond chez Mélenchon ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi LFI a abandonné le souverainisme ?

  • 16:00OuverteRéponse directe

    Quel bilan faites-vous de cette stratégie après 6 ans ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Moi ce qui m'inquiète plus, c'est la bouillie intellectuelle qui a été mise dans la tête de nombre de militants. Aujourd'hui, la base militante de la France insoumise n'a plus cette capacité de mise à distance vis-à-vis du discours qui est qui est tenu tout enfermé quel est par la binarité du combat et du choc politique qui est revendiqué par Jean-Luc M. [musique] Où en est la gauche avec le souverainisme, avec la question européenne, avec la question du peuple ?

Alors pour en parler, j'ai le plaisir de recevoir l'analyste politique et ancien membre de la France insoumise tendance souverainiste François Coqu. Bonjour à tous. Bonjour à vous.

Donc c'est première fois que vous venez chez Front Populaire donc bienvenue. Merci pour l'invitation. Alors pour commencer cet entretien, je vous propose d'aborder la question de la France insoumise.

Forcément elle est particulièrement attaquée en ces derniers temps. La gauche et Jean-Luc Mélenchon ont-ils véritablement un problème avec l'antisémitisme ? l'accusation globale des dernières semaines.

Est-ce qu'on a raison de faire un procès à la France insoumise et à son fondateur sur ce point ? Bon, il faut bien comprendre et revenir à ce qu'est euh la stratégie de la de la France insoumise qui à partir euh de de de 20189 bascule dans une stratégie euh assumée qui est une stratégie de ce que j'appelle moi une stratégie du socle, c'est-à-dire elle ne vise plus à chercher un un rassemblement populaire, ce qui était le mot d'ordre de la campagne présidentielle de Mélenchon de 2017, mais elle vise à agréger différentes communautés électorales. Parmi celle-ci, bien évidemment, c'est ce qui avait été euh énoncé dès le lendemain, des élections de de 2017.

Les quartiers populaires, hein, c'est comme ça qu'il les qu'il les appelle, et la théorie des 600000 voix manquantes qui avaient été exprimées à ce moment-là, que Mélenchon rejetait d'ailleurs à l'époque et puis à laquelle il a fini par s'auto euh s'autoconvaincre. il a fini par s'autoonvaincre de ça. Donc à partir de ce de ce moment où il y a une stratégie électoraliste qui vise d'abord à euh fortifier le socle, et bien il faut s'adresser à des communautés électorales et c'est ce que fait la la France insoumise et elle joue du du ressort non pas tant de l'antisémitisme mais d'une ligne de crête que Jean-Luc Mélenchon essaie de de chevaucher sur le sujet. il le fait d'autant plus euh tranquillement que il a l'impression lui d'être toujours drapé dans les les habits de celui qui était une référence dans ce pays sur les questions de la laïcité pendant de de longues années.

Et donc il se dit que au regard de ce qu'a son passé, au regard de ce qu'on de ce qu'a été son engagement sur ces questions de de laïcité et bien il sera préservé et il ne peut pas être taxé d'antisémitisme. Sauf que bah le problème d'une ligne de crête, c'est que sur une crête, il y a deux versants et vous êtes toujours à même de de dévaler d'un côté ou de ou de l'autre. C'est le le risque qu' peut y avoir.

Et il faut dire que Mélanchant a quand même un petit peu mordu le trait ces ces derniers temps et donc forcément il prête le flanc à ceux qui qui l'attaquent. Je je tiens à dire cependant que non pas en défense de Jean-Luc Mélenchon, c'est que il y a aussi quelque chose, c'est en politique euh en tout cas dans ce courant qui est euh la gauche radicale et la la gauche de rupure, ce sont les écrits théoriquement qui structurent un mouvement. Il y a rien dans les écrits de la France insoumise qui qui laisse à penser que il y ait une une d'antisémitisme, mais c'est plus dans le verbe, dans la manière de faire euh où on Mélenchon essaie d'utiliser un espèce de de double discours.

Moi, j'en veux pour preuve, juste si vous permettez, je vais prendre un exemple. le meeting de de Mélenchon qui a eu lieu euh à la fin du mois de de février à Montpellier, si je non à Perpignan, pardon, si je ne m'abuse, ou euh après avoir fait sa sortie sur la prononciation du nom euh Epstein, il a fait euh une sortie sur Raphaël Gluxman, sur le la prononciation du monde du mot de Raphaël Gluxman. Et qu'a fait Mélenchon dès le lendemain quand il a vu que euh finalement il avait à nouveau attiré les regards euh sur cette question avec cette cette nouvelle SAAI, il a fait des excuses, mais des excuses qui en disant on ne m'y reprendra plus qui ont été reprises comme tel par les médias dominants qui disent "Ah cette fois ça y est, voyez Jean-Luc Mélenchon admet qu'il a été trop loin et il s'excuse de bonne foi." Et donc d'une certaine manière, on peut remettre en partie les compteurs à zéro.

Mais de l'autre, si vous regardez le tweet de Jean-Luc Mélenchon dans lequel il s'excuse, euh ce sont des des excuses de second degré puisqu'il dit euh "J'ai aussi déformé d'autres noms, de nombreux noms dans ce meeting" et d'ailleurs il l'a fait à dessin parce que Mélenchon a toujours un coup d'avance. Donc il s'est couvert en faisant euh cela et euh bah la sortie qui a été la sienne a été entendue par ceux par qui il voulait qu'elle soit qu'elle soit entendue. Voilà, je crois ce qui est un petit peu la démarche de Jean-Luc Mélenchant là-dessus.

Est-ce qu'il y a un antisémitisme de fond ? Je je ne le crois pas. Est-ce qu'il y a la tentation de jouer électoralement, politiquement de ça ?

Ça sans doute avec les erreurs auxquell ça peut conduire et puis avec le fait que dans la période, je suis pas sûr que ce soit très sain de jouer de ces questions là dans la période ou dans toute période d'ailleurs. Alors, ce qui est intéressant, c'est que avant la mort du jeune Quentin Deran, euh mort sous les cou de la jeune garde à Lyon, on a vu le sentiment par moment que Jean-Luc Mélenchon était dans une phase de respectabilité, on va dire. En tout cas, c'est un sentiment que j'avais euh là, il semble être à nouveau retombé dans ses travers.

Donc on peut se demander en effet ce qui vise. Est-ce que il y a pas aussi une sorte d'aque euh sur sa personne en ce moment ? Alors, où je suis d'accord avec vous, c'est sur les les temporalités.

J'ai évoqué dès le début de notre échange le fait que la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, parce que la France insoumise n'est jamais que l'outil de Jean-Luc Mélenchon. Il faut pas pas je pense que tous ceux qui pensent que la France insoumise est déjà un objet politique en temps de en tant que tel et qui potentiellement pourrait être indépendant de Jean-Luc Mélenchon se se trompe pas. Je pense que Jean-Luc Mélenchon a toujours structuré ses campagnes et dans une campagne présidentielle permanente he il fait toujours d'une campagne présidentielle sur l'autre un rétro planning sur ce qu'il vient de faire.

Il a visé, je le disais à structurer son socle et à le fortifier. Le but est pas de l'élargir. Entendez bien, c'est une stratégie du socle.

Le but est pas d'avoir un SOC à 20 25 %. Si bien sûr, s'il pouvait l'avoir, il l'aurait. Mais il est suffisant et et nécessaire pour lui d'avoir un stock à 10 11 12 13 % qui lui garantit d'une certaine manière, au regard de la faiblesse de ce qui est le reste de la gauche, que euh il emportera le bénéfice du vote utile ou du vote sa comment j'appelle désormais ? vote sacrificiel au sein de la de la gauche au au premier tour.

Donc dans cette stratégie, il a besoin de cliver, de polariser et de fortifier son socle en lui donnant à manger. C'est ce qu'il a fait pendant ces ces dernières années depuis depuis 2022 avec différentes séquences électorales. En tout cas, c'est ce qu'il a fait ces derniers mois et il a voulu rerentrer dans une séquence d'élection présidentielle.

Je crois que le calendrier qui était le sien, il faut bien regarder en 2017, il lance sa campagne au tout début du mois de février. C'est là qu'il crée la France insoumise en en février 2016 qu'il annonce sa création sur un plateau télévisé. Il fait à peu près pareil pour 2022. il lance sa campagne au printemps 2021 et je pense qu'il avait pour ambition de de de marquer ce ce tournant et de redevenir finalement l'instituteur 3e République qu'on l'a connu et dans lequel c'est vrai que il excelle plutôt et qui sont les les les plus beaux habits qu'il puisse qu'il puisse porter.

Donc je pense qu'il avait cette ambition qu'il avait ambition de faire ça et de le faire à partir du 2e tour des élections municipales du soir du 2e tour des élection municipal au mois de mars et donc il avait commencé un petit peu à installer ce ce tournant. Je pense par contre que les événements l'ont contraint à revoir sa stratégie hein. Mélenchon, il fait de alors même si c'est pas exactement le le même sens, mais il fait de la guerre de de mouvement un petit peu en en permanence.

Pas pas exactement le même sens qu'au sens gramchiste, hein, je veux dire, mais il est toujours dans une forme de de de guerre de mouvement et donc il s'adapte aux euh circonstances. Et donc ce qu'il a ce qu'il a fait avec la mort de Quentin Doran qui il pouvait d'une certaine manière de son point de vue hein, je je m'entends, faire difficilement autre chose. Voilà, c'était difficile pour lui de lâcher ceux qui sont ses alliés, sauf à mettre la pagaille au sein m au sein même de son mouvement, au sein même de son socle et de créer des des divisions.

Donc il a préféré fortifier ce socle. Quitte à prolonger la phase de radicalité et de polarisation et de décaler son entrée en en campagne sur une phase d'élargissement. Je vous ai dit que je pensais qu'il allait faire cet élargissement au départ après les élections municipales du mois de mars.

Je pense que maintenant il va être contraint d'une certaine manière d'être dans cette phase de radicalisation jusqu'à l'été et que il aura une campagne beaucoup plus courte que les que les précédentes, ce qui n'est pas sans conséquence sur ce qu'il peut advenir. Alors ce qui est intéressant c'est que cette phase de radicalité dont radicalisation dont vous parlez elle génère tout de même un certain rejet. On voit bien Jean-Luc Mélenchon est la personnalité politique la plus rejetée par les Français.

Est-ce que c'est pas préjudiciable ? Alors, c'est pas préjudiciable. La question se poserait pour le deuxème tour et pour l'instant et c'est peut-être la limite de la stratégie de Jean-Luc Mélenchon.

En tout cas, moi c'est la limite que des discussions que j'ai toujours pu avoir avec lui à l'époque où je l'ai où je l'ai côtoyé, c'est qu'il ne pense l'élection et et c'est très difficile à concevoir parce que il y a il y a une part de quasiment de de de métaphysique là-dedans. Il ne pense l'élection que sur la question du premier tour et pour lui la question du deuxème tour c'est "J'en fais moins d'affaire et et et ne vous inquiétez pas de ça." Et si on réfléchit sur le premier tour, la stratégie de Mélenchon telle que je viens de la développer, elle est cohérente.

Elle est cohérente. Pourquoi ? parce que avec un socle de 10 11 12 13 % vous empêchez l'émergence au sein d'une gauche qui est totalement rabou grriisie qui pèse 30 % ou moins 30 % toute mouillée aujourd'hui quand elle était à 45 % quand euh quand quand Hollande est devenu président de la République ou à 42 [grognement] % quand Mitteran est devenu président de la de la République.

Donc on a une gauche historiquement faible et quand il y a une force qui a une assise suffisamment solide à 12 13 % moi je mets au défi qui que ce soit d'aller arracher des électeurs à Jean-Luc Mélenchon sur son sur son socle et bien c'est très difficile de faire émerger une autre candidature concurrente au sein de de la gauche et donc d'une certaine manière le temps joue toujours pour ce mélanchant là pour le premier tour et il il mise sur ce qui pourrait se passer comme en 2017 quand la double candidature Ramont Jade finalement s'était retrouvé à 6 et quelques pour ou quand finalement les candidatures les autres candidatures de gauche avaient disparu en 2022 avec le score de Madelo. Donc personne ne se souvient tellement il était tellement il était il était médiocre. Donc il pense que les choses vont se passer de cette manière-là.

Et je rajoute un autre argument que j'ai évoqué quand même dans mot, c'est la faiblesse hein de ce qui se passe quand même autour de lui à gauche. Bruxman est une une candidature faible. La candidature Hollande qui va forcément arriver face à celle-ci va créer du dégât et du désordre chez ses adversaires.

Donc bon, Mélenchon est est plutôt serein sur sa stratégie de second tour. La question qui se poserait c'est pour le deuxème tour et là vous avez euh vous avez raison. Qu'est-ce qui peut se passer dans la tête d'un Mélanchant ?

Pour être honnête, je vous le dis, je n'en sais rien puisque moi je l'ai toujours vu raisonner en disant j'en fais mon affaire sur à la fois de ces de ses capacités personnelles, de de ses qualités de campagne qui sont indéniables mais sûr aussi d'un élément en politique qui est la dynamique d'une campagne. Et Mélenchon dit, si je suis au deuxème tour, c'est que j'aurais créé une telle dynamique au premier, même si je suis pas sur un score faible, sur un score important pardon, que ça me permettra de créer une dynamique et et et de faire finalement du du mécano euh électoral. Bon euh il y a il y a il y a il faut peut-être s'en tenir à ça pour ce qu'est sa stratégie.

Peut-être qu'il a aussi dans un coin de sa tête quand même que euh une candidature de 2e tour aujourd'hui se jouerait face à un adversaire qui serait Jordan Bardella. Donc il pense certainement qu'il a quand même un certain nombre de de faiblesses malgré les scores qu'on lui prête pour le pour le premier tour. Je crois que chacun voit bien que en fonction de ce que sera l'issue du procès de de Marine Le Pen, mais il y a sans doute quand même une un affrontement de lignes à venir au sein du rassemblement national.

Ça me semble assez ça me semble assez évident. Il y a des faiblesses structurelles dans l'électorat potentiel de Jordan Bardella que certaines enquêtes commencent à faire émerger qui sont par exemple que il est moins puissant que ce qu'on penserait chez chez les jeunes ou qui sont par exemple que euh il a un peu du mal à faire la maille dans la dans la gauche dans la droite orléaniste, la petite bourgeoisie traditionnelle parce que bah l'électorat traditionnel de la droite a du mal à voir en lui un un chef d'état ou un homme d'état. Voilà.

Euh et puis parce que bah on sait qu'il y a des euh enfin plutôt on ne sait pas ce que sont ces qualités ou pas de en en en campagne. Et donc un un mélchon euh distingue le potentiel pour peut-être refaire un retard qui apparaît aujourd'hui comme euh comme comme quasi incommensurable. Voilà, au regard de sa propre faiblesse.

Donc pour répondre à votre question, voilà peut-être un certain nombre d'éléments qui permettent de voir pourquoi un mélanchant se lance à corps perdu dans cette phase de radicalité d'une manière contrainte un petit peu sur la période mais qui ne semble pas sans doute dans son esprit encore rédibitoire. Alors moi j'ai quelques défauts et j'ai notamment celui de la mémoire. Je me rappelle très bien qu'en 2022, Jean-Luc Mélenchon au soir de l'élection, quelques semaines après, nous avait maintenu qu'il ne serait pas candidat en 2027 et manifestement, vous semblez quand même croire qu'il sera candidat en 2027.

Tout le monde semble le croire. Euh à quel point est-il crédible et surtout y a-t-il une possibilité d'un autre mélchon, donc une autre personnalité de la France insoumise portée au nu en 2027 ? Non, moi je n'ai pas cru une seconde à la déclaration du mélanc du du du "Fait mieux." Euh j'ai j'ai tout de suite euh reconnu euh la stratégie habituelle qui vise dans un premier temps à se donner du temps euh et à permettre l'élargissement justement en faisant croire que euh sa figure et et la partante qu'il peut représenter va s'effacer pour essayer de ramener du monde autour de la France insoumise, autour du mouvement et donc donner de la force au mouvement pour ensuite pouvoir se réappuyer dessus.

C'est une stratégie qu'il avait déjà développée en en 2017 où ces déclarations à l'époque ne laissaient pas penser qu'il pouvait être candidat en 2022. Il a fait pareil au soir du premier tour de 2022. Donc euh pour moi, il n'y a pas le moindre doute sur le fait bien évidemment qu'il sera candidat en euh 2027.

Sinon, l'accident inattendu sur sur la personne elle-même, pas sur pas en terme politique, je veux dire, en terme politique, il ne peut rien arriver autour de Mélenchon au sein de la France insoumise qui l'empêche d'être candidat. strictement euh strictement rien. Euh je crois que la question qui se joue pour la France insoumise, c'est plus celle de la succession de Mélenchon parce que par contre euh il aura plus de mal à euh réitérer une fois de plus ce phénomène au soir de du premer tour de ou du 2e tour, j'en sais rien de euh 2027.

Et donc dès que l'élection présidentielle 202 sera passée, la question de l'objet politique, la France insoumise dont je vous ai dit qu'elle n'existe que pour la candidature de Jean-Luc Mélenchon, elle a été pensée comme telle et elle fonctionne comme telle et elle ne peut pas être modifiée. Voilà, c'est c'est c'est totalement lié à ce qui'est la la France insoumise. Et ben là, la succession, la question va se jouer à ce à ce moment-là.

Et comme toujours, il y a il y a des prétendants, on les voit peut-être pas aujourd'hui, mais enfin ils vont ils fourissent leurs armes et et on va les voir surgir le moment venu. Le Mélenchon de 2016 qui est peut dire assez proche désormais de la mouvance euh mouvance antidécolonialiste, euh a-t-il totalement renié selon vous le mélchon que vous avez connu au tout début, donc le mélancon de 2008, celui du Parti de gauche ? C'est clair qu'on n pas sur les C'est clair qu'on n pas sur les mêmes orientations ni idéologique ni stratégique.

Voilà, on n'est pas du tout sur la même base et on il y a le maintien d'un vocabulaire, il y a le maintien de de ce quiétait au départ l'idée même de de France de la France insoumise, c'est-à-dire normalement c'est une stratégie, la révolution citoyenne, un programme qui était je crois qu' s'appelle l'avenir en commun, je sais pas si s'appelle toujours comme ça. et et ensuite une figure placée en avant, une figure tribunicienne qui est Jean-Luc Mélenchon. C'est ça la France insoumise, c'est ces trois choses là, la dimension stratégique, le programme et la figure tribunicienne.

Bon, la France insoumise se réclame de ça et si vous allez les voir, ils vont vous dire que bah la stratégie est toujours la révolution citoyenne. Sauf que ce que moi j'essaie d'expliquer depuis quelques instants, c'est que la France insoumise n'est plus dans une stratégie de rassemblement populaire à perspective majoritaire, ce qui était l'idée même de sa de sa fondation et ce qui est l'idée de la révolution citoyenne, construire une hégémonie culturelle et cetera, mais elle est dans des stratégies électoralistes du socle. Donc il y a un renimement là mais qu'ils ne vont bien sûr pas admettre.

Il y a ensuite la dimension programme. Eux vont vous dire que leur programme ne bouge pas. Et d'une certaine manière, c'est en grande partie vrai parce que si vous regardez le programme de 2022, bah très honnêtement, l'effort intellectuel a été à mon sens assez médiocre.

C'est un décalque globalement du programme de 2017 qui avait été piloté par Charlotte Girard et finalement il y a eu des petites modifications à la à la marge seulement. Par contre, les modifications, elles ont lieu dans le verbe et c'est ça qui est perçu par euh par les lecteurs euh derrière. Et puis il a bien sûr pas de changement sur qui est aujourd'hui la figure tribunicienne.

Donc il y a des changements euh extrêmement euh extrêmement importants, extrêmement forts, mais qui ne se voit pas dans la structure, dans la matrice théorique de ce que devrait être la France insoumise, mais qui se perçoivent dans les changements et dans les signaux qui sont renvoyés dans l'électorat. Et tout ça, ça crée euh ça crée quand même une situation qui est qui est très désagréable pour le citoyen électeur, c'est que on sait pas à quel à quel se mélange on se vouit d'une certaine manière. Il y en a hein qui sont des républicains sincères euh la gauche qui l'ont suivi, qui faisait partie de la grande dynamique populaire de 2017 autour de sa candidature et qui ont du mal aujourd'hui à se décrocher d'un mélangchon parce que bah d'un autre côté, ils sont tiraillés.

Ils disent "Oui, mais Mélenchon a pas pu changer à ce point." Euh et pour autant, ils l'entendent faire les sorties qui sont les qui sont les siennes. Et ils ont et ils se disent mais comme ça a toujours été le cas dans l'histoire dans les dans un certain nombre de mouvements révolutionnaires qui ont été pervertis, ils se disent "Ah mais euh c'est pas grave, c'est que de la tactique et finalement quand on sera au pouvoir, les choses reviendront dans l'ordre." Moi, je crois que c'est plus compliqué que ça.

Je crois que je l'ai dit tout à l'heure pour par exemple la stratégie des 600000 voix manquantes en 2017, je crois que Mélenchon qui faisait de la tactique à l'époque, qui balayait tout ça d'un revers de de demain, mais finalement à force de répéter un argument et à force d'être attaqué dessus, on finit par s'en autoconvaincre. Et je crois que finalement Mélenchon est dans ce phénomène là d'autoenfermement. Vous avez évoqué la campagne de 2017 qui sans doute en effet la peut-être la plus belle campagne de Jean-Luc Mélenchon à ce jour.

Euh 2 ans plus tard, toute l'aile toute il y en a peut-être encore qui qui subsistent mais l'aile souverainiste du camp insoumis a été plus ou moins mis dehors du parti. Vous en faites pas vous en faites partie mais on peut pas citer George Kuzmanovic. On peut citer Charlotte Girard.

Vous en avez vous l'avez euh euh vous en avez parlé à l'instant. Euh pourquoi LFI a abandonné cette thématique souverainiste ? Si tentez qu'elle l'it abandonné parce qu'au final vous le dites vous-même, le discours le programme de 2022 n'a pas tant évolué que ça par rapport à celui de 2017.

Bah, elle l'a elle l'a abandonné pour la raison que je viens d'évoquer. C'est-à-dire que au lendemain de 2017, qui est un très grand succès d'un point de vue politique, il faut mesurer ce que ça représente même par rapport aux autres élections. La France, le parti de gauche euh qui a été euh fondé par par Mélenchon et avec des cfondateurs autour de lui, c'était quelque chose d'assez petit.

C'était le courant de Mélenchon qui sortait du Parti socialiste et puis c'était des micr partis euh dit souverainistes de gauche euh des gens qui avaient quitté à l'époque chevainement quelques années auparavant. Voilà, moi j'étais au Mars gauche républicaine avec Eric Cockrel à l'époque et on fait partie de ceux qui avaient poussé Mélenchon à sortir et on a cofondé avec lui le le le parti de gauche. Euh à l'époque l'argument qui était renvoyé à Mélenchon, c'est vous êtes deux parce qu'il y avait deux parlementaires dans ce parti, lui et Marc Dolet, le député du le député du nord. de personnes au départ.

On va à l'élection de 2000 de 2012 et Mélenchon fait à l'époque 12 millions de voix pour le coup sur une candidature très gauche. C'était la candidature du Front de gauche. D'ailleurs, l'idée à l'époque c'était de ramasser le drapeau rouge qui était tombé à qui était tombé à terre.

Mais 4 millions de voix en 2012, le gros saut. Alors ça c'est c'est très honnêtement c'est une belle construction. passer de rien à 4 millions de voix en 3 ans.

C'est une première opération politique qui je je j'envoie je renvoie tous ceux qui nous écoutent à réfléchir à ça. On réfléchit en terme politique en terme de voix, en nombre de voix, pas en terme de pourcentage. Ça c'est moins important. 4 millions de voix en 2012 en partant de de rien.

Mais le gros saut qualitatif c'est 20127. Mélenchon passe de 4 millions de voix à 7 millions de voix. Donc là, on est sur des des étiages extrêmement importants euh parce que bah il fait il double quasiment son son nombre de voix et puis on rentre dans la dans la Cour des grands.

Alors que entre 2017 et 2022, il progresse, il continue à progresser et c'est pas rien. Il passe de 7 millions de voix à 7,7 millions de voix. Donc on n'est pas dans le même souffle, dans la même dynamique, dans la même capacité d'élargissement qui a qui a été la sienne.

Et donc ben Mélenchon, comment est-ce qu'il se il se renouvelle aujourd'hui par rapport à ça ? il il se dit qu'il peut difficilement élargir plus et donc il cherche à à adjoindre de petites choses à ça. C'est ce qui était sa sa stratégie à partir de de 2017.

Et la rupture qui se marque à ce moment-là, elle se marque sur le fond. Moi, je la vois très vite arriver sur un phénomène qu'on connaît bien qui est le phénomène de l'institutionnalisation. Voilà.

La France insoumise avait quasiment aucun élu, très très peu d'élus à à l'époque. En tout cas, elle avait aucun parlementaire. Enfin, elle avait euh sénateur mais c'est tout.

Et elle a un groupe pour la première fois à l'Assemblée nationale en 2017 avec 17 parlementaires. Elle a euh un groupe dont Jean-Luc Mélenchon décide euh dans lequel pardon euh Jean-Luc Mélenchon n'est pas euh à ce à ce moment-là puisqu'il avait je vous dis les bêtises pardon. dont il prend la la présidence du groupe parlementaire en 2017 mais qui est un groupe fragile parce que les gens qui étaient les plus proches de lui en terme de ligne n'en sont pas.

Ils ont été battus au aux élections. C'est le cas voilà, vous avez évoqué Charlotte Girard, elle a été battue à ce moment-là. C'est mon cas, c'est le cas de Manuel Bompard et cetera.

Tout le monde a été battu. Et donc il se retrouve avec un groupe qui est fragile et avec un seuil parlementaire à 15 députés. Et dans le groupe, il y a des gens qui viennent pas exactement de son univers, Clémentin Autin, pour qui il a sans doute avec qui il a peu de peu d'impétence sans doute euh François Ruffin qui à l'époque encore très très électron libre comme il le démontrera plus tard.

Et donc l'une des craintes de de Mélenchon, c'est de perdre le groupe parlementaire. Et à ce à ce titre là, il décide d'institutionnaliser le mouvement et la ligne politique de la France insoumise se décide à partir de là. le mardi en réunion de groupe à l'Assemblée à l'Assemblée nationale.

Ça ça oblige enfin ça oblige ça se traduit par le fait qu'il y a des bouger en terme de ligne. C'est un choix important hein cette question de l'institutionnalisation. Je le dis parce que par exemple on peut le meilleur exemple pour ça même si c'est de l'autre côté du spectre politique c'est ce qui s'est passé en Italie.

Par exemple cette question elle s'est posée à la Lega de Matthéo Salvini qui lui avait fait un choix différent. Ils avaient construit un hydrate de tête avec d'un côté le mouvement qui continuait à faire preuve de beaucoup de radicalité et puis le champ institutionnel qui était beaucoup plus beaucoup plus lisse et cetera. Bon ben là, Mélenchon, il a fait le choix de confondre les deux, confondre le mouvement et l'institutionnel.

Mais donc ça l'a obligé à à à prendre une à atterrir sur un certain nombre de de thèmes euh ce qu'il a fait et ça a été le cas notamment en premier lieu sur la question de la laïcité dès 2017 où il y a euh à ce moment-là euh plusieurs [grognement] séquences, une sortie de Daniel Bonau à l'Assemblée nationale qui avait fait controverse et quand certains membres de la ligne républicaine historique lui demande un petit peu de de corriger le tir. Moi, je l'avais fait. Mon ami Henry Peignard Ruiz, le philosophe spécialiste aussi de la laïcité l'avait l'avait également fait.

Et bien finalement, Mélenchon ne le fait pas au nom de la préservation du cadre institutionnel. Et la deuxième bifurcation qui a lieu à ce moment-là, donc la première sur le fond et la deuxième qui a lieu sur la stratégie, c'est qu'il faut se souvenir de ce qui était le début du premier quinquena d'Emmanuel Macron où il a pris des mesures très classiques de droite libérale Macron. Et Mélenchon s'est dit à ce moment-là au nom d'un raccourci électoral qu'il recherche en réalité depuis s'est dit bah finalement Macron est en train de devenir le président euh de la droite.

Voilà. Euh et c'est à partir de là qu'il a été traité de président des riches et il est devenu le euh dans la bouche de la France euh insoumise le candidat de le futur candidat de la droite. Et Mélenchon se disait "Bah voilà au au titre du balancier électoral qui existe d'une présidentielle sur l'autre, voilà ce qui va me mettre en bonne position si moi Mélenchon je me présente comme le rassembleur de la de la gauche." Voilà ce qu'a été son calcul et voilà été voilà ce qui a été son son abandon ligne dite populiste que moi j'appellerais plutôt populaire populaire et et et national et et son retour à gauche son retour au finalement à la politique en deux dimensions.

La gauche d'un côté, la droite de l'autre et [grognement] c'est l'abandon justement de cette ligne populiste ou populaire comme vous l'appelez. Euh l'abandon également de la défense à la laïcité. On se rappelle de ces discours lors des événements de Charlie Zzo.

Euh, ce sont des points qui ont été abandonnés plus ou moins partiellement. Quel bilan vous faites de cette stratégie euh désormais euh presque presque 10 ans après ? Enfin bon, je a plutôt 2018, on va dire 6 ans après ?

Moi, je trouve que les dégâts sont considérables mais pas tant dans ce qui est visible que plutôt dans ce qui est invisible. C'est-à-dire que je pense que si demain vous demandez à Mélenchon et s'il sent que politiquement il faut revenir à cette ligne, il va être capable de vous refaire immédiatement et avec conviction un discours qui peut être un discours de référence comme celui qui l'avait fait au aux obsèques de de Charb autres ou qui va être capable sur d'autres sujets de de la laïcité de vous faire le contre-point au discours de de l'Atr Nicolas Sarkozi comme il l'avait fait dans un petit livre qu'il avait écrit à l'époque. Je pense qu'il est toujours en capacité de faire ça Mélenchon.

Moi ce qui m'inquiète plus, c'est la bouillie intellectuelle qui a été mise dans la tête de nombre de militants. Voilà, je suis assez effaré quand j'entends les discours, quand je vois euh cette stratégie aussi de la tortue en permanence de la citadelle à la siégé. Alors, je vous ai dit que je la comprenais.

Je vous ai dit que je comprends en quoi ça sert à fortifier le socle électoral. Mais ça a un prix ça et ça a le prix le le le prix à payer, c'est que euh on peut pas lutter sur la dans la bataille pour l'hégémonie culturelle face au camp d'en face et puis euh son propre camp, on le réduit à une situation finalement de de de supporterisme plutôt que des en mouvement éclairé avec des des citoyens qui sont capables de prolonger un un message. Et ben, je trouve que il y a aujourd'hui quasiment plus de recul au sein de la de la France insoumise, du militantisme de la France insoumise par rapport à à ce qui est fait.

C'est c'est assez inquiétant. En tout cas, c'est triste pour les gens qui comme moi, ont fait un bout du chemin avec ce ce mouvement dans l'idée que le but c'était ça quand même, c'était il fallait mettre l'accent au maximum sur la formation interne, sur la capacité à élever les consciences à ce que chacun soit capable de penser par lui-même. Et ben, j'ai l'impression aujourd'hui que la France insoumise a totalement abandonné cette dimension là.

Là encore, elle s'en défendra. Elle vous dira qu'elle fait tous les étés un grand rassemblement avec beaucoup de formations et cetera, mais aujourd'hui la base militante de la France insoumise n'a plus cette capacité de euh de de de mise à distance vis-à-vis du discours qui est qui est tenu tout enfermé. Quelle est, je vous dis, par la binarité du combat et du choc politique qui est revendiqué par Jean-Luc Mélenchon.

Pour les spectateurs qui ne vous connaîtraient pas, euh est-ce que ce sont justement l'abandon de ces deux pôles populaires laïcité qui ont fait votre départ de la France insoumise qui ont provoqué votre départ de la France insoumise ? Oui, il y avait des désaccords. Alors bon, pour qu'on pour on veut un peu revenir, moi j'ai donc j'ai fait tout tout le chemin depuis le début, hein, euh à partir du de la fondation du Parti de gauche avec euh avec Jean-Luc Mélenchon.

Euh j'étais très présent dans la campagne de de 2017. Euh puis au lendemain de ma 2017, bon j'ai vu voilà que il se passait quelque chose et il y avait un nouveau groupe à l'Assemblée nationale. Ben moi, j'ai dit bon ben c'est voilà, moi j'ai raté l'élection pour pour quelques centaines de voix à l'époque au second tour.

Bah j'ai dit bon ben voilà maintenant c'est à ceux qui ont été élus de de faire le boulot. Donc je décidé de me mettre en retrait. Mélenchon est venu me chercher, il m'a dit non non j'ai besoin qu'on qu'on discute et qu'on fasse un petit peu la la ligne.

Donc au lendemain de 2017, je voyais chaque semaine Mélenchon en début de semaine, on était en général globalement trois. lui, Emmanuel Bonpard et moi pour parler de la stratégie à développer et et pour l'adapter au aux réalités politiques immédiat [grognement] et ce que je vous ai décrit tout à l'heure sur le fond sur la question de la laïcité et de la stratégie, le fait de vouloir se relatéraliser, de redevenir le candidat de la gauche et donc d'abandonner la ligne populaire et et et et et et nationale telle qu'elle avait été portée pendant la la campagne républicaine de 2017. Bah, ça apparaît à ce moment-là.

Et ça apparaît sur quoi ? Sur euh à la fois la perception de ce qui se passe dans le pays et du lien au euh aux mouvements sociaux et plus encore au corps intermédia. Si je dis ça, c'est que si on se souvient euh bien des choses, il y a eu des mobilisations sociales au printemps 2018 et euh à l'occasion de ces mobilisations euh sociales, la question était est-ce que la France insoumise à l'époque doit venir en soutien, en appui euh des euh des des syndicats avec les stratégies qui étaient des stratégies assez classiques, des syndicats qui sont celles qui sont mises en œuvre depuis quelques années et qui ont apporté assez peu de de succès.

Et il y a eu il y a eu cette discussion à ce moment-là et finalement Mélenchon alors que pendant toute la campagne de 2017, il avait tenu discours que les corps intermédiaires étaient dévitalisés. Quand j'en parle des corps intermédiaires, je parle de tous les corps intermédiaires, bien sûr, les partis politiques, mais également les syndicats et aussi les association. Voilà, c'était c'était ça le cœur du du discours.

Bah, finalement, il revient là-dessus et il hésite et il se remet dans le prolongement euh des syndicat au au printemps 2018 parce que il a dans l'idée que pour les élections européennes et c'est ce qui va se passer, les élections européennes de 2019, euh il faut euh essayer de de de décrocher des p du parti socialiste pour redevenir ce que j'évoquais tout à l'heure, le candidat de de la gauche. Donc c'est tout ce mouvement-là, tout qui est qui est qui est à l'œuvre à ce à ce moment-là. Et oui, ça provoque bah chez moi la rupture parce que s'ajoute une troisième question là-dessus qui est la question européenne.

Voilà. Et euh sur la question européenne, je fais partie de ceux qui prennent une ligne, je sais pas si on peut dire de de radicalité, mais en tout cas d'une certaine lucidité, je crois, par rapport à ce qui est l'Union européenne, à l'incapacité qui est la nôtre de pouvoir la changer de l'intérieur ou d'une manière ou d'une autre et que on ne pourra agir dans le cadre de de l'Union européenne qu'en créant du rapport de force et en l'assumant jusqu'au bout, à la fois hier avec les institutions de l'Union européenne, aujourd'hui avec l'Allemagne. C'est un aparté sur la situation plus plus plus actuelle.

Euh mais en tout cas, c'est la ligne avec laquelle Jean-Luc Mélenchon décide de de rompre. Et l'exemple le plus fragrant flagrant là-dessus, c'est que bah les candidats de mon style potentiel pour les élections européennes sont renvoyés loin derrière et que Charlotte Girard était vincée de elle qui devait être tête de liste au profit de Manon Aubri qui vient à l'époque d'oxfamme des canaux plus Parti socialistes et ça se traduit également par le fait que une partie du parti socialiste morel en l'occurrence intègre la liste de la France insoumise avec un discours à pot de Jean-Luc Mélenchon qui dit "Mes chers camarades, nous voilà enfin réunis, nous nous sommes tant manqué." Bon voilà donc on voit qu'il y a qu' a ce retour aux sources donc cette triple rupture là qui est une rupture sur le fond sur la question européenne et qui est une rupture stratégique voilà l'ambition la perte de l'ambition majoritaire.

Bah tout ça fait que nos chemins se se séparent. [musique] Tous ceux qui sont les tenants de l'ordre établi aujourd'hui se replient sur ce que j'appelle la démocratie minoritaire. Celui ou celle qui arrivera à réouvrir une perspective majoritaire 50 % plus 1, c'est-à-dire convaincre.

Ben peut-être que c'est ça la Martinale, les catégories populaires aujourd'hui, elles sont lass de perdre. Je ne crois pas que les catégories populaires qui se retrouvent en Madame Le Pen basculeront aussi facilement qu'on nous le dit sur monsieur Bardella dans le cadre d'une élection présidentielle. M.