Le 8, Bayrou s'en va. Le 10, Macron tombe !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Son ouverture sur les jours fériés ou la taxation des plus riches vous a-t-elle fait douter de votre vote ?
- 2:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous souhaitez que ce soit un insoumis ou une insoumise à Matignon ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Comment pouvez-vous souhaiter que le président parte alors que la motion de destitution ne passera pas ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pensez-vous que le président va partir avec tout ce mouvement ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
Qui souhaitez-vous voir arriver à Matignon ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Un gouvernement Olivier Fort vous le censurez tout de suite ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Mathilde PanotFait
« Ce qui nous coûte trop cher dans ce pays, ce sont les ultra riches qui n'ont eu de cesse de se gaver sur le dos du peuple français. »
- 5:00Mathilde PanotPromesse
« Le 9, je vais déposer avec mon groupe parlementaire une motion de destitution du président de la République. »
- 6:00Mathilde PanotPromesse
« Le 10, nous bloquons tout au côté de milliers et de centaines de milliers de gens pour dire maintenant le problème de ce pays, c'est que Emmanuel Macron doit partir. »
- 8:00Mathilde PanotPromesse
« Nous n'accorderons pas de confiance à un gouvernement qui ne porte pas le programme de rupture. »
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Panu ravi de vous retrouver pour ces premiers 4V de la saison. François Bairou était hier l'invité des chaînes d'info dont France info évidemment. Son ouverture sur les jours fériers voire sur la taxation des plus riches vous a-t-elle fait douter de votre vote lundi prochain ?
Absolument pas. Et nous avons même hâte que le lundi 8 septembre arrive parce que je crois que la tournée d'adieux de François Bairrou est en train de s'éterniser et que nous avons un premier ministre qui est de plus en plus méprisant jusqu'à expliquer que ce serait le problème du peuple français qui coûterait trop cher au gouvernement. Ce qui nous coûte trop cher dans ce pays, ce sont les ultra riches qui n'ont eu de cesse de se gaver sur le dos du peuple français.
Et aujourd'hui, nous avons un premier ministre qui nous présente l'addition en nous disant qu'on peut s'arranger sur tel ou tel petit point. Nous ne sommes pas d'accord avec ça, mais il a quand même dit qu'il n'était pas opposé à une taxation des ultras riches comme vous le dites. Ça vous Et bien, il se trouve que depuis que Emmanuel Macron est au pouvoir, c'est-à-dire depuis 8 ans, nous avons non pas un problème de dépense.
C'est-à-dire ce n'est pas les Français et les Françaises qui ont abusé de l'argent public comme il aime l'expliquer, mais nous avons un problème de recette avec Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs qui nous ont dépouillé. Voilà la réalité euh du pays. Et si nous étions restés à un même niveau à peu près euh de prélèvement que ce qu'il y avait en 2017 quand Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, alors nous serions en de ça en dessous des 3 % de déficit et s'il n'avait pas fait des cadeaux au plus riches et au multinational, nous ne serions pas dans cette situation qui est effectivement catastrophique.
Il est donc désormais probable que lundi prochain, un soir, il faille un nouveau premier ministre. Est-ce que vous souhaitez que ce soit un insoumis ou une insoumise et rien d'autre ? Je crois que nous n'en sommes pas là.
Vous savez, nous avons gagné les élections. Non, je vais vous expliquer pourquoi. Nous avons gagné les élections euh législatives il y a 1 an et depuis nous avons un président de la République qui par un dénique jamais vu dans la 5e République refuse de donner à la coalition en tête euh le euh Matignon et donc le pouvoir, la possibilité d'exercer son programme de rupture.
Nous ne croyons pas un seul instant qu'Emmanuel Macron qui depuis 1 an continue sa politique qui a été pourtant battue dans les par les Français et les française voudrait maintenant nommer un insoumis ou une insoumise à Maton. Donc ce que nous disons, c'est que le 8 nous faisons partir Baou et d'ailleurs partout il y aura des pots de départ qui vont être organisés pour fêter le départ de Bairrou. Le 9, je vais déposer avec mon groupe parlementaire une motion de destitution du président de la République et le 10, nous bloquons tout au côté de milliers et de centaines de milliers de gens pour dire maintenant le problème de ce pays, c'est que Emmanuel Macron doit partir.
Très bien. Emmanuel Macron doit partir. Il a dit redit qu'il ne partirait pas de lui-même, qu'il ne démissionnerait pas et la motion que vous allez déposer, vous savez très bien qu'elle ne passera pas puisque les socialistes ont dit qu'il ne la voterait pas.
Vous savez, il y a 10 jours, il y a 10 jours, on nous disait que nous nous serions seuls à voter la censure et puis il y a quelques jours seulement Emmanuel Macron expliquait que François Bait. On eux aussi dit et redit qu'il ne la voterait pas dans ces conditions. Comment pouvez-vous, souhaitez-vous partir le président de la République ?
Alors, nous allons présenter la la motion d'itution. Il y a un grand mouvement populaire avec des assemblées citoyennes qui se tiennent un peu partout dans le pays pour pouvoir organiser des actions à partir du 10. Des syndicats se sont mis là aussi dans la bataille.
Il il y a la CGT, il y a Solidaire, il y a l'acte 2 qui est annoncé avec le 18 septembre dans lequel il y a la CFDT pour vous rassurer. Donc nous avons un un mois de septembre qui va être extrêmement vif dans les revendications. Vous pensez qu'avec tout ça le président va partir ?
Et ben je crois que ça va poser ça va me placer chacun devant ses responsabilités pour savoir si oui ou non nous pouvons discuter à l'Assemblée nationale de savoir si le président de la République est dans son rôle lorsqu'il refuse de respecter la souveraineté populaire et le résultat des urnes. Et je vais vous dire la dernière fois qui a empêché que nous discutions en assemblée de la destitution d'Emmanuel Macron et bien c'est Marine Le Pen et son groupe parlementaire qui ont refusé de voter pour que cela passe dans l'hémicycle. Donc on verra ce que chacun et chacune feront.
Et d'ailleurs vous avez vu que Marine Le Pen a peur du mouvement du 10 septembre. Avant d'éventuellement obtenir un vote de destitution du président de la République bien aléatoire, il faudra quand même nommer un premier ministre. Donc je vous ai posé la question, je vous la repose.
Qui souhaitez-vous voir arriver à Matignon la dernière fois ? Votre candidate était Lucy Castet. Est-ce que c'est toujours votre candidate ?
Non, je crois que nous sommes dans une nouvelle période. Écoutez, les insoumis, nous nous sommes ceux qui l'avons soutenu jusqu'au bout quand tout le monde était en train de la lâcher. Donc, il y a euh un fait qui est que le Nouveau Front populaire a achopé au fait que euh aujourd'hui nous avons un Parti socialiste qui refuse de respecter le programme qu'ils ont pourtant signé euh il y a un an, qui euh recule sur un certain nombre de mesures qui nous nous tiennent à cœur, notamment sur la question de la retraite à 60 ans, sur la question de l'augmentation des salaires.
Et nous, je vous le dis, le seul gouvernement que nous soutiendrons, ce sera le nôtre, c'est-à-dire celui qui gouverne sur un programme de rupture dirigé par un insoumis ou une insoumise. Oui, mais je je vous redis que je pense que l'urgence aujourd'hui, y compris pour donner de la respiration démocratique au pays, c'est d'avoir une élection présidentielle. Parce que monsieur Bernstein, est-ce que vous pensez vraiment qu'on va rester dans un pays où tous les 3 mois vous avez un gouvernement qui va tomber ?
Pano, on a très bien compris, sauf que ça ne dépend pas de vous. Voilà, seul le président de la République et bien nous verrons monsieur Bornstein. Très bien.
Les socialistes sont candidats à Matignon pour diriger un gouvernement dans lequel a dit Olivier Fort, il y aurait des écologistes, des communistes et évidemment des socialistes mais pas d'insoumis. Un tel gouvernement, est-ce que vous le censurez tout de suite ? Je viens de vous dire que nous ne soutiendrons qu'un gouvernement sur un programme de rupture.
Pas soutenir et censurer, c'est pas mal. Si les socialistes pensent nous priver de quelque chose en disant il n'y aura pas de ministre insoumis dans un gouvernement qui serait gouverné par Olivier Fort ou par je ne sais qui et bien s'il croit nous priver en faisant cela, nous ne voulons pas nous participer à un bricolage qui permet de continuer d'une manière ou d'une autre une politique macroniste. Je vais vous dire ce qui est le plus important, c'est d'avoir de la clarté sur le programme que nous voulons mener.
Et si c'est pour aller voir les Macronises, comme certains vont le faire ces prochains jours en disant "Nous allons nous arranger avec votre programme alors qu'ils ont mené le pays à un point tel qu'il faut aujourd'hui faire en sorte de rompre complètement et d'arrêter avec leur politique, nous ne sommes pas d'accord avec cela." Vous n'êtes pas d'accord ? Mais est-ce qu'un gouvernement Olivier Fort vous le censurez tout de suite ou pas ?
C'est c'est simple. La censure, c'est oui ou c'est non ? Ben oui, je je vous je vous confirme que nous nous n'accorderons pas de confiance à un gouvernement qui ne porte pas le programme de rupture sur lequel les socialistes ont été élus.
Les Olivier Fort, les socialistes, ils sont encore de gauche pour vous ou pas ? Je pense que vous avez de enfin vous avez d'abord eu le mandat Hollande qui je crois a dégoûté une bonne partie du pays et qui a amené Emmanuel Macron au pouvoir et que lorsque nous avons proposé à la fois la NUPES et le Nouveau Front populaire, nous avons vu des socialistes qui se sont fait élire et qui juste après ont renié le programme et je crois que ça rend pour des millions de français et de françaises le Parti socialiste malheureusement détestable. Merci beaucoup ma pan.
Mathilde Panot