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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 8 décembre 2025 27 minAutoproduitActualité / polémiqueBudget & impôtsInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

GABRIEL ATTAL SUR FRANCE INTER | LAÏCITÉ ET BUDGET

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous êtes optimiste quant à l'adoption du budget de la sécurité sociale ?

  • 2:00RelanceRéponse partielle

    Vous dites un modèle à bout de souffle et pourtant vous soutenez ce budget. Qu'est-ce qu'il propose à la place ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vous n'êtes pas d'accord avec certaines orientations du budget mais vous dites 'On n'est pas d'accord mais on y va quand même'.

  • 6:00RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il y a d'autre à la place d'un budget voté ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous comprenez la position d'Édouard Philippe contre le budget ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont vos priorités pour 2027 ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:30Gabriel AttalFait
    « Je ne comprends plus les décisions du président de la République. »
  • 18:30Gabriel AttalFait
    « Le Conseil d'État m'a donné raison à deux reprises sur la forme et sur le fond. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

matinal et dans le grand entretien avec Benjamin Duamel, nous recevons ce matin le patron des députés ensemble pour la République et secrétaire général de Renaissance. Vos questions et réactions chers auditeurs au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Bonjour Gabriel Atal.

Bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter à la veille d'un vote crucial.

L'Assemblée nationale va-t-elle ou non adopter le le budget de la sécurité sociale ? France va-t-elle replonger dans la crise politique ? On va aussi parler laïcité à l'occasion des 120 ans de la loi de 1905 de vos alliés LR de plus en plus tentés par l'Union des droites et puis de vous de vos ambitions pour 2027.

Mais d'abord Gabriel Atal le vote du budget demain de la sécurité sociale très incertain ça pourrait se jouer à quelques voies près. Est-ce que vous êtes optimiste quant à cette adoption ou pas ? En tout cas, avec les députés de de mon groupe, on fait tout depuis le début de l'examen de ce budget euh pour qu'il puisse aller à son terme et qu'on puisse adopter un budget.

Euh et on le fait avec euh euh lucidité. Euh d'abord euh il faut un budget pour notre pays. Ensuite, on est conscient que c'est un budget d'attente, un budget temporaire.

Il y a pas de grands choix politiques qui sont faits à l'occasion de ce budget. Et puis enfin, tout ce qu'on vit depuis plusieurs mois à l'occasion de de cet examen budgétaire est finalement le symptôme d'un système qui est à bout de souffle. Que ce soit notre système politique institutionnel ou notre modèle social, on voit bien qu'il y aura besoin d'une profonde refondation puisqu'on arrive au bout d'un modèle.

H vous dites un modèle à bout de souffle et pourtant vous êtes parmi les derniers qui continuaient de de soutenir le gouvernement ce budget. Euh là où quand on regarde dans le détail euh Édouard Philippe et ses députés Horizon disent "On peut pas voter le budget." Euh hier encore le patron des républicains Bonotillot qui euh dit "Ce budget est un holdup et il appelle euh les députés républicains à ne pas le voter." Euh quand on voit tout cela, on ne voit pas comment ça pourrait passer parce que moi je je ne vois pas les alternatives qui sont proposées par ceux qui souhaitent renverser ce budget ou faire en sorte que ce budget ne soit pas adopté.

Qu'est-ce qu'il propose à la place ? On a besoin d'un budget. On a besoin d'un budget parce que d'abord euh il faut qu'on puisse mettre ça derrière nous et qu'on puisse commencer à parler d'autres choses.

Moi je me mets à la place des Français, j'échange avec eux. Ça fait depuis juillet qu'ils entendent parler matin, midi et soir du budget. Il y a urgence à avoir un budget, mais il y a d'autres urgences à traiter dans la même ce budget Gabriel Atal, même si ce budget euh n'est pas bon.

C'est-à-dire qu'en fait, vous n'êtes pas d'accord avec un certain nombre d'orientations de ce budget sur la suspension de la réforme des retraites, sur un certain nombre d'augmentation d'impôts, mais vous dites "On n'est pas d'accord mais on y va quand même." Bah, on dit d'abord qu'on s'est battu et qu'on a travaillé pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois dans l'hémicycle pour défendre nos positions, parfois avec succès. Je vous donne deux exemples.

Le gouvernement dans le budget proposait de taxer les tickets restaurants pour les salariés, les Français qui ont des tickets restaurants. On a réussi à empêcher que cette mesure soit mise en place. Je vous donne un deuxième exemple.

Le gouvernement souhaitait baisser le salaire des apprentis, des jeunes qui sont en apprentissage. En augmentant les charges salariales sur l'apprentissage, on a réussi à faire supprimer cette mesure. Il y a d'autres mesures qu'on a pas réussi à faire supprimer parce que le compromis nécessite que d'autres groupes qui sont aujourd'hui dans l'opposition a pu défendre un certain nombre de mesures qui leur tiennent à cœur.

Donc évidemment que ce budget n'est pas parfait, mais je crois qu'un budget parfait en pareille circonstances ne peut pas exister. C'est ça que vous leur dites à à vos alliés ce matin Édouard Philippe à Bruno Rotaillou, vous pensez que ça va être suffisant ? Moi, je fais je fais pas la leçon aux autres.

Moi, je travaille avec mon groupe. On est 91 députés ensemble pour la République renaissance à l'Assemblée nationale. Moi, ce que je dis seulement, c'est qu'est-ce qu'il y a d'autre à la place d'un budget voté ?

Comment est-ce que il voit la suite des événements les prochains mois ? Est-ce qu'il faut qu'on reste à discuter d'un budget pendant des mois et des mois si ce n'est jusqu'en 2027 ou est-ce qu'on peut à un moment mettre ça derrière nous en étant lucide sur le fait que encore une fois c'est pas un budget qui fait des choix politiques majeurs qui règle vraiment les problèmes qu'il faudra probablement y revenir après 2027 mais en tout cas qu'on puisse se consacrer à autre chose. Mais juste Gabriel Atal de vos principaux alliés Édouard Philippe qui a pris cette position contre le budget.

Vous aviez eu ces ces mots il y a quelques semaines en disant "Je ne comprends plus les décisions du président de la République." Est-ce que vous comprenez celle d'Edor Philippe ? En tout cas, je partage pas la position consistant à dire qu'il faut que ce budget ne soit pas adopté.

Voilà, pour les raisons que je viens de vous évoquer. Je suis pas là vous dire que ce budget est parfait. Personne ne peut dire ça aujourd'hui.

Précisément parce qu'il est le fruit d'une forme de compromis. Et encore une fois, je parlerai même pas d'un compromis comme on le souhaiterait. Vous savez que moi j'avais proposé une autre méthode.

J'avais proposé qu'on fasse ce que font la plupart des grandes démocraties parlementaires européennes. C'est-à-dire se mettre autour de la table avec les différentes forces politiques après les élections et se mettre d'accord sur un socle de programme sur des grandes mesures et ensuite de les faire appliquer ensemble. C'est une autre méthode qui a été choisie que je n'ai pas compris pour reprendre les termes que j'avais employés.

Maintenant moi mon mon seul objectif c'est comment est-ce qu'on débloque cette situation. Voilà. Encore une fois, nous en tant que groupe politique, on a d'autres priorités.

On a des textes qu'on souhaite porter et qu'on portera d'ailleurs à partir du mois de janvier sur l'encadrement des réseaux sociaux pour les mineurs, sur la durée de rétention dans les centres de rétention administrative pour les clandestins et cetera. On souhaite pouvoir avancer sur d'autres sujets et par ailleurs, les Français qui nous écoutent, ils ont plein de priorités sur la santé, sur l'éducation, sur la sécurité et je trouve que rester des mois et des mois, si ce n'est encore un an sur la discussion budgétaire nous permettra pas d'avancer. Donc vous n'en pouvez plus du budget.

Il ne répond pas à vos convictions manifestement profondes en temps normal. Vous ne l'auriez pas voté Vous n'auriez pas voté la suspension de la réforme des retraites, la hausse de la CSG, le renoncement à doublé les franchises médicales. Mais là, vous dites "On peut plus qu' C'est un bon résumé." Mais vous voyez par exemple, autre exemple sur ce que vous évoquez sur la CSG, il y avait une mesure au départ qui était proposée qui augmentait la CSG sur tous les Français qui ont un plan épar de logement, un PEL ou une assurance vie.

On a réussi à faire retirer ces mesures là. Donc elle concernera le enfin pardon Gabriel mais la ligne de votre partie était dire pas d'augmentation d'impôts. Il y a des augmentations d'impôt dans elle concernera les versements de dividendes.

Mais encore une fois je peux pas vous dire d'un côté Benjamin Duamel, je souhaite qu'on puisse parvenir à un compromis notamment avec le Parti socialiste pour avoir un budget et vous dire ce matin je suis d'accord avec toutes les mesures qui sont dans ce budget ou alors ça voudrait dire qu'on accepte pas cette part d'effort du compromis et j'imagine que des socialistes d'autres groupes politiques à ce micro vous diraient qu'il y a des mesures avec lesquelles ils sont pas d'accord. Juste avant de de parler euh d'autres sujets, notamment des 120 ans de la loi de 1905, euh il se passe quoi si demain euh le budget est rejeté ? Puisque là encore peut-être certains de nos auditeurs qui effectivement en ont marre d'entendre parler du budget en permanence sont aussi inquiets à quelques jours des euh des fêtes de se demander euh ce qui se passera les conséquences concrètes si le budget est rejeté demain.

Il se passe quoi ? Est-ce que le premier ministre doit démissionner ? Est-ce qu'au contraire c'est seulement le procé la procédure parlementaire qui continue ?

Il se passe ce qu'on appelle la navette parlementaire. J'argument un peu technique, ça veut dire que le texte du budget repart au Sénat. Tu vas revenir à l'Assemblée nationale.

C'est pas ce que je dis. Moi, j'ai jamais fait partie de ceux qui expliquait que si on n'adoptait pas un budget, il y avait une pluie de sauterelle qui allait s'abattre sur la France. Non, mais ça veut dire qu'on va rester enferré dans ce débat budgétaire qui n'en finit plus et qui va durer encore l'année prochaine, un certain temps jusqu'à ce que le Parlement parvienne à adopter un budget.

Alors, on a justement Marc à l'antenne qui est un auditeur qui nous a appelé au 01 45 24 7000. J'ai l'impression que vous en avez marre vous aussi Marc du budget. Ah ben non, c'est moi j'en ai marre mais je pense que l'ensemble des Français sont un terme exaspérés.

Exaspérés de voir que vous ne vous entendez pas. Alors, monsieur Atal, vous allez nous dire mon groupe et cetera, c'est pas votre groupe qui est important, c'est l'ensemble du Parlement, c'est l'ensemble de l'Assemblée nationale. Vous savez la situation de la France actuellement, vous savez la situation de l'Europe.

On est aux abois, monsieur. On est aux abois. La situation, on a une dette colossale.

Macron arrive de Chine, il a rien obtenu. Vous avez entendu les propos de ce matin, vous avez entendu les propos de Poutine et de et de de Donald Trump. On est aux abois monsieur.

Entendez-vous ? Alors vous savez Mar, excusez-moi, mais je je suis en colère. Oui.

Alors, on entend on entend votre mais je l'entends parfaitement. Et pour vous faites référence à la situation internationale. Depuis un an, je me suis rendu trois fois en Ukraine et je peux vous dire que ça vous invite à prendre du recul effectivement sur les sujets qui nous monopolisent aujourd'hui dans la vie politique française quand on voit les grands bouleversements du monde.

Mais précisément Marc, vous dites ça à l'un des seuls responsables politiques qui vous annonce et qui vous dit que son groupe votera pour le budget précisément pour qu'on puisse parvenir à ce compromis et qu'on puisse avancer passer à autre chose et traiter des sujets qui sont majeurs dans la vie quotidienne des Français ou pour les équilibres du monde. Hm. Gabriel Atal, demain nous célébrerons les 120 ans de la loi de 1905 qui, pour rappel, a instauré la séparation des églises et de et de l'État.

Euh, c'était un autre temps. À l'époque, l'islam n'existait quasiment pas en France métropolitaine. Les tensions communautaires n'étaient n'étaient pas les mêmes qu'aujourd'hui.

Est-ce que cette loi, elle est encore adaptée au temps que l'on vit ou est-ce qu'elle doit être réformée ? Euh moi, je crois qu'elle est d'abord absolument essentielle à la République aujourd'hui. Euh la laïcité, la loi 1905 euh c'est à la fois une liberté et une protection.

Euh c'est une liberté pour les Français de croire ou de ne pas croire et c'est une protection pour la République. Et elle est au fondement même de notre devise républicaine. H c'est la liberté de croire ou de ne pas croire.

C'est l'égalité parce que personne ne doit être favorisé ou inquiété en raison de sa foi ou de son absence de foi. Et c'est la fraternité parce que c'est ce qui nous permet de vivre ensemble par-delà nos convictions religieuses. Est-ce qu'elle est encore adaptée ?

Moi, je crois qu'elle est cette loi oui adaptée et qu'elle permet aujourd'hui elle est le fondement d'ailleurs de beaucoup de mesures et de réformes et de lois qui ont été prises pour défendre la laïcité notamment à l'école qui est un sujet vous savez qui m'importe beaucoup. En revanche, je crois que la laïcité est aujourd'hui menacée par qui elle est menacée ? par une ingérence qui veut mettre des lois religieuses au-dessus des lois de la République.

Et je parle évidemment ici de l'entrisme islamiste. Elle est menacé par ceux qui cherchent à bousculer le fonctionnement de la République. Je pense notamment à toutes les pressions qui sont mises sur les établissements scolaires, sur le sujet par exemple des programmes d'éducation à la vie affective et relationnelle dans nos établissements scolaires. souvent d'ailleurs sous couvert de religion et je crois qu'elle est menacée aussi par finalement une perte de compréhension de ce qu'est la laïcité notamment chez les jeunes générations.

Il y a aujourd'hui, moi je me déplace beaucoup dans des établissements scolaires, je l'ai fait en tant que ministre de l'éducation nationale, je l'ai fait en tant que premier ministre. On le voit, il y a une difficulté chez les jeunes à comprendre ce qu'est la laïcité. combien de fois je me suis retrouvé face à des jeunes pas du tout d'ailleurs forcément croyants mais qui me disaient finalement la laïcité c'est plutôt c'est une loi et c'est une règle qui est contre les religions qui nuit à la liberté.

La liberté par exemple de porter un signe religieux dans un établissement scolaire et ça c'est un renversement absolu. Mais alors qu'est-ce que vous faites face à ça ? dit une des menaces aujourd'hui contre la laïcité, c'est la question de l'entrisme islamiste.

La loi a évolué ces dernières années, une loi contre le séparatisme. Qu'est-ce qu'il faut faire de Qu'est-ce qu'il faut faire de plus ? D'abord, il faut regarder toutes les brèches dans lesquelles ceux qui veulent bousculer les lois de la République, mettre la loi religieuse au-dessus de la loi de la République, toutes les brèches dans lesquelles il rentrent.

Euh et j'étais ministre de l'éducation nationale, vous le savez, à l'époque où ça faisait plusieurs années qu'il y avait un contournement de la loi de 2004 sur l'interdiction des ports de signes religieux ostentatoires dans les établissements scolaires avec ce phénomène du port de la BA et du CAMIS dans les établissements scolaires. J'ai pris une décision très claire, très ferme pour faire appliquer la loi de 2004 sur la laïcité à l'école. Le Conseil d'État m'a donné raison à deux reprises sur la forme et sur le fond.

Et aujourd'hui cette loi est à nouveau appliquée, il faut continuer. Oui, mais ça d'accord Gabriatel, vous revenez effectivement beaucoup sur une décision que vous avez prise, mais quand on regarde vos prises de position ces derniers mois, celle qui a suscité le plus de débat c'est le fait de vouloir interdire le voile aux jeunes filles de moins de 15 ans. Ce qui d'ailleurs je ne sais pas si vous avez lu cette interview dans le Parisien hier des trois responsables religieux.

Le le grand rabin de France Rim Corsia a dit comme sur le budget on assiste au concours l'épine de la proposition la plus farfelue interdire le voile où le jeune avant un certain âge est bientôt quoi la circoncision avant 16 ans le recteur de la mosquée de Paris qui lui parle d'une méconnaissance totale de l'islam est-ce que vous n'êtes pas à côté de la plaque quand vous proposez cette mesure quand demain on commémorera les 120 ans de la loi de 1905 mais vous savez alors d'abord c'est une mesure que je propose non pas sur le fondement de la laïcité mais de la protection de l'enfance et le recteur de la mosquée de Paris lui-même dans une interview il y a quelques mois a lui-même affirmé que ça n'était pas du tout un précepte de l'islam que d'imposer le voilement à des par Gabriel Atal que de dire que le voile pour les fillettes c'est un précep de l'islam que de proposer de l'interdire dans l'espace public ce que vous faites. Oui, mais je j'assume de faire de faire cette proposition de le proposer sur le fondement de la protection des mineurs parce que imposer à une fillette et un rapport qui a été remis au gouvernement a documenté le fait que c'était un phénomène, je cite, coordonné sur l'ensemble du territoire à l'initiative d'une pression à salafiste, imposé à des fillettes de 6 7 ans parfois de porter le voile et donc d'intégrer dès leur enfance qu'elles doivent être soumises à l'homme et qu'elles doivent cacher leur corps parce qu'il est impur. Est-ce que ce n'est pas un Est-ce que ce n'est pas un dévoiement de ce qu'est la laïcité, le fait d'aller dans l'espace public interdire le voile quand quand vous voyez par exemple que Laurent Voquier propose la même chose que vous, alors lui c'est pour les jeunes filles de moins de 16 ans, ça vous pose pas de problème de d'avoir les mêmes propositions que que Laurent Voquet sur la question de sur les questions de laïcité.

D'ord. Encore une fois, vous pourriez parler de dévoiement si cette proposition je la faisais au titre de la laïcité. C'est encore une fois une question de protection de l'enfance avant tout. imposer à une fillette de 6 ou 7 ans euh de d'intégrer le fait qu'elle est inférieure à l'homme.

Euh je considère que c'est un enjeu de protection de l'enfance. Qu'est-ce que vous faites de la tendance euh du moment on assiste à un regain de religiosité que ce soit chez les jeunes musulmans comme chez les jeunes catholiques ? Ça c'est une réalité du temps présent.

Comment vous vous l'analysez ça ? Mais moi, j'ai pas à faire de de de faire de remarques ou apporter de jugement sur le fait que des Français euh décident de enfin de croire ou d'exercer une religion. Non mais quelle lecture est-ce que vous faites du phénomè laïcité ?

En tout cas, c'est précisément et je crois que c'est l'article 1er d'ailleurs de la loi de 1905, c'est la liberté de conscience. Euh et encore une fois euh que des Français soit croyants décident d'exercer une religion, c'est certainement pas la laïcité qui va les en empêcher. Au contraire, elle doit la leur permettre de le faire dans un cadre serein qui est celui de la République.

Et voilà, j'ai pas de jugement à porter. Il y a probablement peut-être pour certains une quête de sens dans une société. On voit que tous les repères se bousculent.

C'est frais dans notre pays mais c'est vrai plus largement à l'international. Gabriel Atal, juste avant de parler politique et notamment de la question qui agite beaucoup le la sphère partisane à savoir l'Union des droites, un mot sur l'audiovisuel public qui fait l'objet d'une commission d'enquête à à l'Assemblée nationale. Ce mercredi, c'est la présidente de France Télévision Delphine Ern qui sera auditionnée dans un contexte où le le Rassemblement national, ses alliés défendent une privatisation de de l'audiovisé public.

Est-ce que vous considérez que les questions qui sont posées par cette commission légitimes ? Où est-ce que ces attaques sont sont excessives ? On entend très fort ce qui attaque et qui vise le l'audiovisuel public.

On entend pas beaucoup de voix pour le pour le défendre. Moi, je l'ai toujours défendu, mais ne serait-ce que parce que toutes les grandes démocraties ont un audiovisuel public, parce qu'il permet une pluralité d'information et j'ajouterai d'ailleurs parce qu'il permet de sortir de la logique mercantile euh une partie de l'information et c'est vrai notamment pour l'information locale. Euh les Français sont très attachés à l'information euh locale qui à travers les réseaux France 3, France Bleue, euh on a du mal à imaginer dans un système totalement euh mercantile euh que cette information pourrait continuer à être distribuée partout sur le territoire.

Donc euh je vois bien les choix qui ont été faits par certains groupes euh d'une commission d'enquête sur le sujet. C'est un droit euh des groupes politiques que de décider d'une commission d'enquête sur un sujet. Je vous remets pas en cause le droit du groupe d'extrême droite en l'occurrence qui a décidé de mettre en place cette commission d'enquête.

Moi, j'ai d'autres priorités avec mon groupe. On avait droit à une commission d'enquête aussi. On a décidé de la faire sur l'impact des réseaux sociaux, sur la santé mentale des jeunes avec Laor Miller qui est une très bonne députée de mon groupe qui a remis un rapport.

Et le 19 janvier prochain, on discutera d'une proposition de loi qu'on a déposé pour encadrer les réseaux sociaux chez les mineurs, interdire les réseaux sociaux avant 15 ans, mettre en place un couvre-feu numérique jusqu'à 18 ans. Chacun ses priorités et dans mes priorités évidemment, il y aura toujours la défense d'un audiovisuel public. Ce qui veut pas dire qu'il est exent de réforme d'économie qu'on cherche partout dans toutes les sphères de l'État et des services publics aujourd'hui, mais vous me trouverez toujours parmi ceux qui défendent l'existence d'un audiovisuel public.

Alors, nous avons Ellisabeth au standard pour amorcer le la partie politique de cette interview. Bonjour Ellisabeth. Oui, bonjour.

Merci de prendre ma question. Je tiens simplement juste à préciser que je suis en grande partie d'accord avec ce que vient de dire monsieur Atal et c'est souvent le cas. Voilà.

Bon, ma question elle est est-ce qu'il ne serait pas entendre raison que de penser enfin à faire une sorte d'alliance disons comme un centre très élargi qui pourrait aller de l'e droite du PS, c'est-à-dire pas l' LFI, de l'aile droite du PS du PS jusqu'à ce qu'on pourrait appeler l'aile gauche du rassemblement national. Euh et donc voilà, je pense que la France est dans un tel chaos que ça pourrait être une bonne solution. Et la 2e question, elle est euh notre constitution de 1958 est quand même grandement vieillissante, même si elle a été euh efficace, bon, elle a fait son temps.

Est-ce que il ne serait pas temps de penser à à la rafraîchir, à la revoir complètement ? Merci. Merci Éabeth.

Alors, premier premier point sur une vaste alliance qui selon notre auditrice pourrait aller de l'aile droite du Parti socialiste jusqu'à l'aile gauche du Rassembl national. J'imagine que la vôtre est plus restreinte mais sur la question de avec qui vous travaillez et on sait qu'il y a notamment cette idée qui agit de votre camp du périmètre d'une éventuelle primaire pour 2027. Certains disant il faut aller de carrément de Gérald Darmanin jusqu'à jusqu'à Sara Knafo.

Est-ce que c'est vous le le périmètre que vous imaginez ? Moi, d'abord, je crois au dépassement politique. Euh c'est plus très à la mode.

Beaucoup voudraient nous replonger dans un clivage gauche- droite absolu sur tous les sujet. Moi, je crois que les défis du monde et de la France, on a parlé des questions géopolitiques, on peut parler du dérèglement climatique, du défi absolu de l'intelligence artificielle qui va tout révolutionner dans nos vies, dans le marché du travail, dans notre économie. Je crois que ces défis, ils appellent effectivement à rassembler largement des personnes qui ne viennent pas forcément des mêmes partis politiques.

Et c'est ce que je continuerai à défendre. Et sur la question de la primaire, j'entends bien euh ce sujet qui monopolise là aussi les discussions politiques en ce moment, mais je pense que la grande priorité, c'est avant tout de travailler sur le fond et sur les projets parce que poser la question d'une primaire ou d'un espace politique uniquement à travers les personnes ou les étiquettes, des personnes qui parfois pensent pas du tout la même chose sur des sujets pourtant majeurs, ça me semble pas être la bonne solution. Oui, et on va revenir à la deuxième question dans un instant.

Mais juste pour rester sur ce point, est-ce que vous avez lu les premiers éléments du journal d'un prisonnier Nicolas Sarkozy ? Pas encore. Non.

Bon, parce qu'il y a euh notamment et raconter cette cet échange qu'il a avec Marine Le Pen qui l'appelle pour la remercier du soutien qu'elle lui a apporté et il dit deux choses. La première, il dit qu'il n'appellera plus au Front républicain et il appelle concernant la droite à un rassemblement, je cite, le plus large possible et sans anathème. Comment est-ce que vous jugez euh cordon sanitaire qui est en train de semble-t-il disparaître entre la droite et le Rassemblement national ?

Bon, d'abord, moi j'ai pas lu le livre en question, donc je vais pas faire de commentaires sur euh euh ce qui est dit. Maintenant, ce que je vois là aussi avec tout ce débat autour de euh l'Union des droites, c'est une urgence, je pense, euh pour le parti LR à clarifier son positionnement. On voit bien qu'il y a une forme de bloc qui est en train de se euh constituer d'une droite radicale, extrême, antie-européenne, assez climatceptique.

Et je pense que on assiste quand même effectivement à une forme de renversement ou de changement d'alliance. euh du côté euh d'une partie en tout cas DLR et qui a urgence à clarifier. Ce sont vos vos alliés.

Euh vous êtes même euh allié dans dans plusieurs communes pour les municipal. Euh c'est pas un peu gênant pour vous ? Il y a une coalition euh aujourd'hui qui est faite pour permettre au pays d'être gouverné.

Moi, j'ai toujours été très clair sur le fait que sur des sujets majeurs, notamment l'Europe, la question climatique, les questions sociétales, je me retrouve pas du tout dans la ligne qui est portée et qui est défendue. Et vous savez, moi je me souviens, je crois des derniers mots à l'époque où il était président de Jacques Chirac qui disait que tout dans la France, tout dans son histoire, tout dans son esprit s'oppose aux extrêmes. Mais est-ce que vous leur demandez aujourd'hui une clarification puisque vous avez Laurent Voquier qui dit au municipal, il faut faire tout sauf la France insoumise.

Vous avez Bruno Rota qui dit hier le Rassemblement national est dans l'arc républicain. Est-ce que là encore ce n'est pas rédhibitoire pour un parti le vôtre Renaissance qui fixe la lutte contre l'extrême droite comme une priorité ? Est-ce que vous leur demandez de clarifier ce point et s'il n'y a pas clarif clarification de dire et ben nous dans ce cas-là on pourra plus travailler avec vous.

Mais je pense qu'à urgence ne serait-ce que pour eux à clarifier quand on accepte de faire tomber toutes les digues et de considérer qu'il y a plus de différence entre la droite en tout cas cette droite là et l'extrême droite. D'abord je pense qu'on renonce à la capacité à rassembler une majorité de Français. Et par ailleurs, encore une fois, moi je vous le dis de ce point de vue-là sur ces questions-là, les choses sont très claires me concernant et concernant ma formation politique.

Je voudrais revenir sur le deuxième point d'Élisabeth qui est celui de nos institutions et de la Constitution. Je vous disais tout à l'heure au début de cette entretien que cette crise budgétaire qu'on vit, elle traduit le fait qu'on a un système, un modèle qui est à bout de souffle, y compris du point de vue institutionnel. Moi, je travaille avec le parti Renaissance à des propositions très fortes sur la question institutionnelle.

On a une 5e République de 1958 qui ne correspond plus à la réalité de la vie politique et des défis aujourd'hui institutionnel. Et donc, il faudra une 5e République de 2028 qui permet à notre pays de fonctionner davantage et de fonctionner mieux du point de vue de sa gouvernance et de sa vie politique. Donc vous travaillez à la Constitution, vous avez des propositions sur l'école, sur la laïcité, euh sur la sécurité, sur la justice, l'immigration.

J'ai présenté 82 mesures sur sécurité, justice, immigration, autorité, justice. On a présenté notre programme économique et climatique parce que nous on fait les deux ensemble. On considère pas comme certains qu'il faut sacrifier le climat pour l'économie ou qu'il faut sacrifier l'économie pour le climat.

Donc c'est un programme de de candidat à la prochaine présidentielle. En tout cas, c'est un programme pour le pays en 2027, mais c'est ma responsabilité. Je suis chef de politique.

Donc évidemment que mon rôle c'est à la fois de participer au débat politique du moment à l'Assemblée nationale, de faire en sorte que notre pays puisse avoir un budget qui puisse être gouverné mais c'est aussi de préparer les échéances à venir qu'elles soi municipales ou nationale en tant que chef de parti et en tant que futur candidat à l'élection présidentielle. Pourquoi faire des circonvolutions, ne pas répondre à la question ? Vous avez vous êtes jeune, je crois vous avez 36 ans, c'est ça ?

Vous en aurez 38 en 2027. Est-ce que c'est pas de la vieille politique que de ne pas vouloir dire clairement comme le fait d'ailleurs Édouard Philippe ? Oui, je je me prépare à être candidat à l'élection présidentielle.

Moi aujourd'hui, je vois beaucoup de candidats sans projet. Moi, je veux que notre projet est un candidat. Et donc, c'est vrai que le choix que je fais, c'est de travailler d'abord sur le projet qu'on va présenter aux Français plutôt que de commencer par avancer une candidature sur un simple nom qui me semble pas tout à fait à la hauteur de Qu'est-ce qui pourrait vous empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle ?

Ça, on verra. Je vais vous dire déjà aujourd'hui la situation actuelle je crois empêche qu'on mette en haut de notre agenda et de nos priorités la questionélection présidentielle puisque je pense que les Français qui nous écoutent il voi qu'on est fin 2025 que l'élection présidentielle elle est en 2027 donc est-ce que presque 18 mois et que l'enjeu c'est d'abord qu'on fasse de ces mois qui viennent des mois qui soient pas totalement gâchés pour le pays et pour leur quotidien et ensuite il y a un temps pour tout et on viendra à ce temps-là. Moi ce qui me désole un peu dans les débats actuels, c'est que je trouve qu'il y a une pente qui est prise par beaucoup de partis politiques qui donnent le sentiment et c'est ce qu'il y a aussi derrière ces débats sur les primaires, que le l'enjeu central de l'élection de 2027, c'est d'être contre le Rassemblement national ou de battre le Rassemblement national.

Pour moi, l'élection de 2027, ça doit pas être une élection d'exclusion, ça doit être une élection d'adhésion. Si on veut convaincre une majorité de Français, il faut pas être uniquement une offre politique contre les extrêmes. C'est important d'être contre les extrêmes, mais ça fait pas un projet politique.

Moi, ce à quoi je travaille avec Renaissance, c'est un projet de rupture et d'espoir, un projet d'adhésion qui montre au français qu'il y a un autre chemin possible que celui qui est proposé par les extrêmes. Et vous parlez quand même comme un candidat à l'élection présidentielle, un tout dernier mot, Gabriel Atal qui reprend ce qu'on évoquait au tout début de ce grand entretien. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Fort, vient d'annoncer qu'il plaide pour un vote pour pour que les socialistes votent le budget de la sécurité sociale demain.

Est-ce que vous le félicitez de cette de ce sens des responsabilités ? le fait que le Parti socialiste vote ce budget de la sécurité sociale demain. Vous avez Olivier Fort, le responsable d'un des principaux partis de l'opposition qui vous annonce qu'il va voter pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale demain et vous avez moi-même président du premier groupe de la majorité à l'Assemblée qui vous annonce que ces députés voteront pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

Ça me semble quand même montrer que le travail qui a eu lieu ces dernières semaines et ces derniers mois qui encore une fois n'est pas parfait, ça j'en suis totalement conscient, je vous l'ai dit, il y a des mesures avec lesquelles on n'est pas d'accord et globalement c'est pas un budget qui règle grand-chose mais ça montre que ce travail a permis au moins de dégager cette forme de compromis et maintenant évidemment il faut avancer et que ce budget puisse être adopté. Et vous dites à Édouard Philippe alors invoquer de prendre exemple sur Olivier Fort leçon aux autres. J'aimerais J'aime pas quand des patrons d'autres parties ou d'autres groupes viennent faire la leçon, me faire la leçon, faire la leçon à mes députés.

Chacun, encore une fois, chacun fait ses choix. Euh, il y a des choix que je partage pas. Euh, il y a des remarques que je peux entendre encore une fois et parfois même que je peux partager.

Je vous ai j'étais le premier à vous dire ce matin que que ce budget ne réglait pas de grands choix politiques, qui a un déficit qui est très important et qui a pas de vrais choix politique derrière ou d'économie très fortes derrière. Pour autant, je ne considère pas que ça justifie différ obstacles demain et qu'on se retrouve pendant des mois et des mois sans budget à discuter du budget. On a bien compris votre position, qu'on en finisse avec le budget.

Merci Gabriel Atal, patron des députés ensemble pour la République et secrétaire général de Renaissance. Merci d'avoir été au micro d'Inter ce matin.