Retraites : "J’espère que nous n’arriverons pas jusqu'à un blocage du pays"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci d'être avec nous Guillaume Gontard et je nous accompagner pendant cette première demi-heure et lui disait président du groupe écologiste solidarité et territoire ici au Sénat et vous êtes rapporteur de la commission d'enquête sur la rénovation énergétique on va en parler dans quelques instants mais d'abord évidemment l'actualité c'est la réforme des retraites les débats qui ont donc repris hier dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale dans une ambiance toujours aussi houleuse nouvelle suspension de séance après qu'un député insoumis à traiter Olivier du soft d'assassins alors il s'était excusé à la reprise de la séance mais que pensez-vous de ce genre de propos moi je pense que c'est pas c'est pas acceptable je pense qu'on doit avoir la place sur un débat un débat serein un débat d'idées et donc évidemment je trouve que l'image qui peut être donnée à travers à travers ses propos et n'est pas n'est pas bonne et puis je trouve encore plus dans la situation actuelle où on a allez 80% de la population qui est opposée à cette réforme et derrière tout ça il y a un vrai choix de société il y a un vrai choix de comment nous souhaitons vivre de sens que l'on donne à notre à notre derrière la question de l'emploi de la question du travail de la question de ce qu'il y a à côté du travail et je pense qu'on peut avoir des arguments on peut débattre et en tout cas on peut tracer vraiment ce que l'on souhaite justement pour notre notre société nous en tout cas c'est comme ça qu'on travaillera c'est comme ça qu'on interviendra ici ici au Sénat on va venir c'est la deuxième fois la semaine prochaine et un incident lié à des propos d'un député de la France insoumise ils vont trop loin pour vous après je peux toujours comprendre et je dirais la le voilà quand on descend une idée la ferveur qu'on peut avoir après voilà je pense qu'il faut faire la part des choses il y a un débat démocratique qui doit avoir lieu qui est là on peut se donner des explications des arguments quand on va sur l'insulte bah non ça ne fonctionne plus ça ne marche plus quoi on est on est dans un pays démocratique l'assemblée là effectivement pour se dire les choses pour discuter pour échanger mais certainement pas pour pour s'investir ou pour s'insulter et les abeilles borne parce que le sur le fond l'examen du texte n'avance pas beaucoup à l'article 2 sur l'index senior n'est toujours pas voté Elisabeth borgne hier soir a demandé le retrait des amendements d'obstruction et la fin des invectives la nuque en réponse en a retiré un millier elle avait raison la première ministre de demander ça je sais pas si elle avait si elle avait raison c'est c'est mais je pense qu'il y a aussi une très grosse responsabilité de ce gouvernement il faut pas non plus se le cacher de vouloir comme ça passer en force c'est sûr que l'opposition on a assez moyen là c'est à dire à la fois de gagner du temps à la fois de pouvoir exposer nos idées mais ce n'est pas rien donc il faut ce temps-là et ce temps du débat alors oui on a un temps contraint et je rappelle que ce temps contraint a été décidé par la première ministre notamment avec le 47.1 qui limite le temps et on aura la même chose au Sénat donc c'est un choix et une responsabilité de ce gouvernement de la première ministre qui quelque part veut tronquer le débat veut aller plus vite je dirais que la musique et surtout surtout une responsabilité immense je ne sais pas si ce rende compte dans quel état est notre pays et je dirais je discutais encore ce week-end avec un certain nombre de personnes lors de la manifestation tout le monde en a marre ne veut pas de cette réforme je veux dire c'est très clair veut passer à autre chose on a un vrai problématique la question du réchauffement climatique la question du coût de l'énergie la question de commence je comment mange et ben ça ce sont des vrais questions auxquelles les gens aimeraient avoir du système de retraite c'est pas une vraie conscience je dis pas que c'est une pas une vraie question j'ai que 1 ce n'est pas une urgence que on est parti tête baissée en disant ça sera 65 ans ou rien d'autre bon maintenant c'est 64 sans ouvrir réellement un vrai débat et donc effectivement on récupère cette ambiance là moi j'aurais préféré que le gouvernement pose tout sur la table et oui on a des propositions on a des propositions pour avoir des meilleures pensions pour avoir un autre type de financement pour travailler sur la pénibilité oui effectivement il y a un chantier qui peut s'ouvrir mais selon faisons-le sereinement et moi je demande vraiment solennellement qu'on retire qu'on retire ce texte qu'on retire cette réforme et qu'on retrouve un peu de sérénité vous me demanderez dès l'ouverture des débats au Sénat bah évidemment je l'ai déjà demandé question d'actualité la semaine dernière à Elizabeth borne parce que je pense qu'on va droit dans le mur je vais dire c'est bon pour personne j'ai certainement pas bon justement pour la démocratie c'est pas bon pour l'image qu'on donne et puis encore une fois nos concitoyens nos concitoyens sont fatigués quelle sera la stratégie de votre groupe SMS est-ce que vous allez déposer des centaines des milliers d'amendements ou est-ce que vous allez en déposer on fait le moins possible pour que encore un débat on a à peu près 15 jours avec une date limite donc on utilisera tous les moyens qui sont les moyens parlementaires qui sont à notre disposition que ça soit de dépôt d'amendement je peux vous dire ça sera pas des amendements on change une virgule on change voilà mais en fait nous qu'on a toujours travaillé comme ça moi je le dis toujours on est évidemment un groupe d'opposition mais on est d'abord un groupe de propositions et nous on sait ce qu'on veut on sait ce qu'on sait ce qu'il y a derrière et quels sont nos choix de société et à travers ces amendements à travers nos discours à travers nos interventions on montrera justement qu'il y a d'autres possibilité mobilité d'autres choix que de nous dire que après le travail bien c'est la mort ou le néant est-ce que vous ferez tout pour que l'examen de ce texte n'arrive pas au bout au Sénat du débat ça devrait de la discussion puisque maintenant qu'il n'y a plus qu'une seule majorité je dirais puisque maintenant les LR font partie de la majorité c'est ce qu'ils ont quasi annoncé puis toute façon en appuyant quand on quand on vote un texte comme ça je pense que c'est très clair toute façon on le voit depuis un certain temps donc c'est exactement ce qu'ils ont voté depuis quatre ans alors ce que je constate d'ailleurs c'est qu'on les en pas on s'entend pas trop sur les territoires je veux dire moi je me balade pas mal en ce moment j'entends très peu justement les républicains avancées argumenter sur cette réforme des retraites et ils se font plutôt très discret alors est-ce qu'il s'aperçoivent qu'effectivement c'est peut-être pas la bonne solution en tout cas ça fera partie des débats qu'on aura ici au Sénat du texte Sénat le les syndicats appellent à mettre la France à l'arrêt c'est une stratégie que vous approuvez un moment donné quand un gouvernement comme ça veuillez tête baissée ne veut rien changer et puis surtout dans ses argumentations ce qui s'est passé avec les mises 200 euros le mensonge d'Olivier Véran ça pose quand même un problème en terme de clarification de qu'est-ce qu'on veut vraiment derrière cette de derrière cette de cette réforme les éléments qui sont annoncés et puis après on nous dit ah ben non ça sera pas tout à fait comme ça plus personne ne comprend rien donc encore une fois j'espère vraiment qu'on arrivera pas un blocage du pays c'est bon pour personne donc encore une fois la responsabilité est dans le camp du gouvernement on va passer à l'actualité du Sénat cette semaine puisqu'il y a vous avez auditionné cinq anciens ministres de l'écologie et du Logement puisque vous êtes rapporteur de la commission d'enquête sur l'efficacité des politiques publiques en matière de rénovation énergétique on revient sur ces auditions avec notre journaliste parlementaire Alex où ça [Musique] bonjour Ariane bonjour Guillaume Gontard bonjour et Alexia la commission d'enquête du Sénat sur la rénovation énergétique a donc auditionné d'anciens ministres en charge de ce dossier qu'est-ce qu'il a sorti de ces auditions et bien en fait une seule question au fond a été posée à ses anciennes ministres du logement et de l'écologie une seule question posée par les sénateurs comment se fait-il qu'en France en 2022 il y a encore 5,2 millions de passwords thermiques 17% du parc de logement avec une trop forte consommation énergétique alors même que depuis des années il y a des lois écologiques en faveur du logement pour permettre aux Français de rénover ces bâtiments écoutez la réponse d'Emmanuel wargon qui était ministre du logement dans le premier quinquennat d'Emmanuel Macron on peut mettre tous les objectifs législatifs qu'on veut on peut mettre des chiffres dans les lois successives la loi elle-même est pas auto-réalisatrice et donc il suffit pas de dire que on rénove 500 000 logements par an dans la loi ou que il n'y aura plus de passoire thermique 10 ans après le vote du noir pour que tout ceci se produise c'est un sujet qui est un sujet de moyen d'exécution et de système un sujet qui se règle par des moyens et c'est cette question budgétaire qui a posé des problèmes à Cécile Duflot lorsqu'elle était ministre du logement dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault souffrances Hollande les objectifs étaient fixés pour aider les Français à rénover leur logement mais les moyens mis en oeuvre ne suffisaient pas en cause selon l'écologie socio et bien le ministère de l'économie et des finances écoutez-la je dois lui dire mes discussions budgétaires avec les différents ministres du Budget ont toujours été parfois désespérante la norme de dépenses puisque c'est comme ça qui convient de parler étant la chose la plus stupide que j'ai connue dans ma vie parce que quand vous avez vous êtes capable de prouver qu'un investissement d'un euro d'argent public peut rapporter 1,3 euros d'argent public à échéance 5 ans n'importe quel investisseur n'importe lequel signe dans la seconde n'importe lequel sauf l'état alors même si ce manque de moyens budgétaire est pointé du doigt on peut rappeler quand même que depuis des années chaque année entre 4 milliards d'euros et 7 milliards d'euros et dépensés en argent public pour financer cette rénovation énergétique des bâtiments donc il y a quand même des moyens sur la table mais il y a aussi d'autres problèmes qui sont soulevés dans ces auditions et notamment un souci de complexité des aides ces dernières années pour et bien changer rénover ces passoires thermiques on s'est retrouvé pas dans ces aides et même pas la ministre en charge du dossier la ministre de l'écologie qui arrivait aux manettes en 2020 Barbara pompelli écoutez là sur son expérience personnel il s'avère que moi je l'ai expérimenté à titre personnel et que même moi qui suis quand même plutôt sensibilisée au sujet j'ai pas réussi à avoir toutes les aides auxquelles je pouvais prétendre et j'ai loupé des trucs parce que j'ai mal rempli enfin bon donc je me dis si même quelqu'un de au courant comme moi n'arrive pas à obtenir des aides vous imaginez bien des gens qui n'ont pas la même connaissance du sujet voilà alors pour simplifier le système le gouvernement a créé ma prime rénov cette aide financière que les propriétaires peuvent solliciter pour rénover leur logement et qui est dégressive en fonction de leurs revenus beaucoup de projets ont été financés avec ma prime rénov 644 000 en 2021 mais au final le bilan est assez maigre puisque seulement 2500 logements sont sortis véritablement de ce statut de passoire thermique donc le dispositif n'est pas encore très efficace Guillaume Gontard au terme de ces auditions cette semaine et la semaine dernière de nombreux ministres en de ces questions de rénovation énergétique des logements quelle faille dans les systèmes dans les dispositifs qui ont été mis en place vous commencez à percevoir ce que je trouve intéressant à travers ces nombreuses auditions qui se sont qui se sont succédées c'est bon évidemment que chaque ministre défend un petit peu le dispositif qu'il a pu mettre en place et donc cette succession en fait de dispositifs mais ce qui ressort c'est justement c'est d'avoir de la lisibilité et du et de travailler sur le temps long et ça c'est vraiment quelque chose dont on a dont on a besoin et financièrement aussi d'avoir une ligne financière c'est ce que disait Cécile Duflot d'avoir un budget pour une année mais de savoir que le budget ne sera peut-être pas forcément renouvelé bah c'est catastrophique parce qu'on a tout un dispositif du coup qui s'écroule derrière et qui ne peut pas se poursuivre exactement et je crois qu'il y a deux trois ministres qui l'ont dit très clairement oui évidemment qu'il faut une loi de une noix de programmation c'est une demande enfin je pense que là ça fait quasi l'unanimité ensuite il y a la porte d'entrée c'est à dire que ça soit simple on sache à qui s'adresser qu'on est alors soit un numéro de téléphone soit alors c'est avec France rénov qui est en train de se mettre de se mettre en place mais en tout cas d'avoir quelque chose de très lisible pour pour les personnes pour les bailleurs pour que voilà on sait à qui on s'adresse et ensuite on est on est orienté et puis à la question du financement parce que oui il y a eu entre 5 et 7 milliards qui ont pu être injectés il y a la question d'efficacité c'est à quoi réellement ont servi ces milliards et notamment s'aperçoit qu'on ne va pas vraiment sur de la rénovation rénovation globale et Emmanuel vargon le disait je lui ai posé la question on disait il faudrait au moins un milliard supplémentaire sur la rénovation globale pour cibler vraiment cette rénovation globale mais aussi parce que c'est vrai et ça ça a été dit c'est qu'on a besoin aussi d'avoir des gestes parce que des personnes vont commencer à réhabiliter leur logement on peut pas forcément tout faire d'un coup et c'est mais par contre on a besoin d'un accompagnement on a besoin d'avoir de l'ingénierie derrière pour dire voilà comment il faut faire voilà par quoi il faut commencer et voilà quels sont les étapes justement pour arriver à cette rénovation à cette rénovation globale il y a une question aussi de compétence humaine de professionnels formés on entendait hier dans cette audition Emmanuel wargon dire que il n'y avait pas assez d'artisans qualifiés pour réaliser ce qu'on appelle les diagnostics de les diagnostics pardon de performance énergétique justement cette évaluation des passoires thermiques donc il y a un problème de compétences on a vu sur les DPE et les diagnostics justement sur lequel la première vague de DPE où on a bien vu il y a une une étude de Que Choisir qui a montré que c'était un petit peu aléatoire et à cette réforme des DPE qui est importante parce que derrière en fait on a besoin d'avoir des choses très claires et affirmer sur est-ce que ce logement il est en classe G e AB ou voilà mais on a besoin que ça soit très clair et je dirais incontestable puisque c'est derrière à travers ça qu'on va mettre en place ces politiques ces politiques publiques donc la réforme des DPE est en cours en tout cas il est en train d'être modifié il va falloir voir effectivement si ça fonctionne réellement mais c'est quelque chose effectivement d'important et puis après il y a aussi toute la question de la filière c'est à dire des entreprises donc là on aura évidemment des auditions sur les représentants des différents corps de corps de métier parce que là aussi à la question de la formation la question de la capacité à pouvoir faire parce que c'est vrai que derrière ces milliards il faut des femmes des hommes qui puissent faire ses travaux qui puissent les accompagner et donc il faut aussi que cette filière se structure et se structure aussi à travers les territoires également aussi sur la disponibilité en termes de matériaux mais c'est aussi une réflexion qu'on doit avoir sur les territoires sur comment on développe de nouvelles filières de fabrication de matériaux peut-être en étant un petit peu plus un peu plus local donc c'est aussi ce qui est intéressant à travers ça à travers la rénovation thermique on touche un spectre très large avec évidemment de l'emploi à la clé avec une structuration sur les territoires donc quand Cécile disait du flow disait faites voilà quand on met 1 € sur la table on en génère trois quatre à la fois dans la filière du bâtiment sur les territoires on génère du confort chez soi on agit aussi sur la santé parce que c'est quelque chose qui a été dit très clairement c'est vrai qu'un logement quand on parle d'une passoire thermique ben un logement insalubre bah ça a un impact sur la santé et la santé c'est un impact aussi sur notre budget à long terme l'objectif de votre commission d'enquête c'est de comprendre pourquoi la France n'atteint pas ses objectifs en matière de rénovation énergétique alors on l'a entendu hier il y a des questions sur un manque de moyens sur une politique des politiques publiques qui sont peu efficaces et pourtant on l'a vu les ministres qui étaient en charge de ces dossiers Barbara pompigny Emmanuel cosse et sil Duflot ce sont des figures de l'écologie c'était des figures de l'écologie comment vous expliquer que même elle n'est pas réussi à mener à bien sa politique ouais c'est un petit peu le constat qu'on a pu faire hier mais même qui est un constat partagé c'était de dire que justement à travers l'ensemble de ces ministres on peut dire que le sujet de la rénovation thermique est partagé politiquement je connais pas grand monde qui dit non il faut pas aller vers ça il faut pas travailler sur cette révélation thermique et donc même quand on a un sujet qui fait quasi consensus on voit qu'on a du mal on a du mal concrètement à le mettre en place donc c'est évidemment pour ça aussi qu'on s'est décidé à faire cette commission d'enquête c'est d'essayer de comprendre pourquoi parce qu'il ressort quand même c'est effectivement c'est le fait qu'on doit avoir et on doit pouvoir travailler sur du temps long avoir des objectifs sur du temps long et ne pas revenir sans cesse en arrière ne pas construire en fait des usines à gaz qui sont lequel personne se reconnaît quoi merci regarde à tout à l'heure on parlera d'accès aux soins exactement puisque c'est un débat tout à l'heure au Sénat merci beaucoup Alex d'avoir été avec nous on va voir l'actualité dans votre département de l'Isère maintenant Guillaume Gontard grâce à nos partenaires de la presse régionale on va à Grenoble où on retrouve Jean Benoît Vigny bonjour merci beaucoup d'être avec nous journaliste au Dauphiné Libéré et à lire ce matin dans vos pages un dossier sur le prix des loyers dans le sud de l'Isère oui en effet on parle des loyers parce que depuis six ans il y a l'Observatoire des loyers qui a été mis en place sur 75 communes en gros il prend le pouls et chaque année il livre les chiffres des loyers dans ces communes là que vous voyez sur vous voyez la carte sur notre page ce matin alors l'agglomération de grenobloise qui est là en gros la 15e en France elle est au niveau des prix là onzième et la ville de Grenoble elle est encore un peu plus haute elle est elle est neuvième avec un prix moyen de 11 euros sur le département et un peu plus sur Grenoble et encore plus évidemment dans l'hyper centre cette observatoire il a pas été mis en place seulement pour qu'on fasse des jolis dossiers et des jolies cartes dans le Dauphiné libéré il a été mis en place parce que le la métropole veut souhaite en tout cas la majorité l'encadrement des loyers et la demander en 2021 à la ministre Emmanuel le dragon vous avez vu tout à l'heure sauf qu'elle l'a retoquée elle n'a pas voulu parce qu'elle n'a pas estimé que le marché était assez tendu pour autant la métropole accident domestique la métropole redemande l'encadrement des loyers au nouveau ministre du Logement Guillaume retard je suppose que vous êtes vous-même favorable à cette mesure mais est-ce que c'est pas finalement un gadget alors que le la priorité c'est peut-être de d'abord de construire du logement parce qu'on en manque à Grenoble comme ailleurs en France encore une fois je pense que c'est c'est les deux c'est de dire que effectivement il y a un besoin il y a un besoin de logement c'est évident mais il y a aussi un besoin d'encadrement de ses loyers mais je trouve que derrière ça c'est vrai que ça a été dit ça a été demandé en 2021 par la métropole par la Ville de Grenoble de pouvoir expérimenté parce que c'est une expérimentation sur sur les territoires cette encadrement des loyers ça a été refusé il y a une nouvelle demande et je pense qu'à un moment donné il faut aussi laisser la place et ça c'est peut-être aussi une manière peut-être un peu différente de faire de de la politique et de laisser la main au territoire et là c'est ce que demande bah les élus de dire laissez-nous utiliser cette expérimentation et laissez-nous la mettre en place et puis bah comme toute expérimentation bah ça permet de voir effectivement si ça fonctionne c'est il y a une action mais on a une vraie nécessité d'agir sur le sur la question des loyers parce que ça a été dit sur la ville centre sur Grenoble sur les zones urbaines mais on le voit aussi se déplacer avec un vrai problème de comment on vit au pays et comment on peut rester au pays avec des loyers même dans des territoires ruraux j'en fais partie qui sont très élevés alors évidemment moins élevé qu'à Grenoble mais qui reste très élevé en tout cas pour les populations qui sont là et notamment aussi avec le développement des résidences secondaires notre notre groupe au Sénat a déposé un avait déposé un texte justement pour permettre à la fois de donner des possibilités financières aux collectivités de pouvoir agir sur la politique du logement à la fois à travers de la construction mais aussi pour pouvoir agir en termes d'autonomie financière notamment sur la taxation la possibilité de taxation sur les résidences secondaires et notamment la décorrélation entre la taxe foncière sur le sur le bâti principal et résidence secondaire parce qu'actuellement les deux sont liés et on a plein de collectivités et notamment en zone aussi touristique pour loger notamment par exemple les les saisonniers où on a besoin voilà d'avoir ce moyen ce moyen d'action donc en tout cas c'est un sujet qui rejoint d'ailleurs notre commission d'enquête aussi parce que derrière la rénovation thermique on se pose aussi ces questions là sur le coup justement et sur la manière de pouvoir se loger autre a atteindre dans le Dauphiné Libéré cette question est-ce qu'on respire bien à Grenoble on sait en tout cas posé la question hier parce que Grenoble n'est pas en vigilance pollution vous savez c'est une ville qui a la réputation d'être très polluée d'abord par son sa zone géographique elle est entourée dans une cuvette elle entourée par les montagnes or Lyon est en vigilance pollution Strasbourg je crois valet la Drôme est en alerte rouge en biligence rouge et pas Grenoble on s'est demandé donc pourquoi est-ce qu'on respirait visiblement mieux à Grenoble aujourd'hui qu'ailleurs alors la réponse est assez compliquée parce que au niveau de des conditions météo elles sont favorables à la pollution en ce moment avec l'anticyclone on sait donc posé la question de savoir si c'était les mesures qui avaient été mises en place il y a déjà une ZF mobilité agronome il y a une primaire bois pour essayer de limiter les problèmes des combustions de foyers ouverts la réponse elle est pas simple toujours est-il qu'il n'y a pas de vigilance pollution en ce moment par contre il y a de la pollution c'est ça la difficulté et la difficulté à comprendre pour le grand public c'est que la pollution sur les particules fines les particules fines PM c'est à dire les plus fines elle existe elle est belle et bien là Grenoble et bel et bien pollué en ce moment assez particulier mais ça ne déclenche pas de vigilance préfectorale ce n'est pas encore dans le protocole on va dire préfectoral et du coup on se retrouve avec une situation paradoxale ou Grenoble reste pollué mais sans que les habitants soient vraiment vraiment au grand sinon en lisant Le Dauphiné Libéré ce matin du coup Guillaume comptaert ce thermomètre est-ce que est-ce qu'il faut le revoir est-ce qu'il faut aller plus loin est-ce que finalement on ne prend pas assez au sérieux cette question de la qualité de l'air bah la question de la qualité de l'air elle est essentielle donc oui je pense que alors le thermomètre il est le même pour pour tout le monde la question c'est qu'est-ce que qu'est-ce qu'on regarde directement effectivement la question des particules fines donc moi je suis tout à fait d'accord pour dire qu'il faut peut-être revoir effectivement cette cette question de ce qu'on calcule de ce qu'on regarde et à quel moment justement on se met en on se met en vigilance mais la pollution de l'air en France être entre 40 décès par an c'est à peu près ce que voilà la période du covid c'est les mêmes décès qu'il y avait pendant le covid et on voit pendant le covid ce qu'on a pu mettre en place en termes de politique publique donc oui on a besoin d'agir d'agir vite d'agir très fort sur cette question de la pollution de l'air parce que ça a un impact sur la santé sur la vie sur la vie des gens je constate quand même que la métropole grenobloise a déjà fait des efforts vous avez parlé de la ZFE qui est un gros sujet sur lequel en tout cas il y a il y a encore il y a encore à dire il y a encore à faire mais qui a déjà des résultats il y a déjà des résultats sur la qualité de l'air sur la métropole Greno basse qui sont pas suffisants évidemment parce qu'en plus on a une par particularité géographique sur sur la métropole grenobloise mais en tout cas on a déjà des résultats merci loyer ou payez-vous le plus cher en Sud-Isère c'est à la une du Dauphiné Libéré ce matin merci d'avoir été avec nous depuis Grenoble un dernier mot on va parler des sénatoriales puisque ça arrive c'est dans six mois Guillaume gonta Yannick Jadot a officialisé son souhait d'être candidat au sénatorial à Paris mais il n'est pas le seul vous souhaitez que ça soit lui l'objectif d'une vingtaine et pas et pas totalement fou alors voilà moi je préfère me donner des objectifs très forts mais en tout cas je sais que ce groupe se renforcera qu'il a sa place qu'il est maintenant implanté ici au Sénat et que la voix de l'écologie politique elle a son importance ici un dernier mot vous souhaitez des listes communes avec l'ensemble de la gauche ou des listes écologistes moi je suis toujours favorable à ce qu'on se regroupe et que la gauche et les écologistes puissent se regrouper après il y a des discussions qui se font par département parce qu'il y a des particularités par département et que c'est vrai que l'élection sénatoriale reste une élection un petit peu particulière et puis nous on aura un sujet aussi sur la parité sur la place sur la place des femmes parce que c'est vrai qu'on a un groupe qui n'est pas totalement paritaire et sur lequel il faut qu'on progresse donc ça sera aussi un enjeux et qu'on priorise en tout cas cela parce que c'est vrai que voilà il faut qu'on rééquilibre et ce qui est tout à fait normal merci minutes sur l'accès aux soins soins pour protester notamment contre une réforme qui facilite l'accès pour les patients à des soignants paramédicaux le texte est examiné aujourd'hui au Sénat on en débat dans 20 minutes d'abord on accueille notre prochaine invité c'est Julien Robert
Guillaume Gontard