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Podcast / conversationSUDRADIO· 14 août 2026 89 minComplaisantActualité / polémiqueNumériqueEnvironnement & énergieSolidarités & familleSécurité

Sud Radio _2026-08-14_18h56:49

Au micro : Judith Belair Source d'origine 10 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 19 %Attaque 20 %Défensif 62 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:09OuverteRéponse directe

    Pourquoi les Français peuvent-ils faire confiance à BYD ?

  • 0:27OuverteRéponse directe

    Et concrètement, qu'est-ce que ça change pour les automobilistes français ?

  • 0:42OuverteRéponse directe

    Et côté accompagnement ?

  • 3:55OuverteRéponse directe

    Nos données sont-elles assez protégées ?

  • 4:29OuverteRéponse directe

    Est-ce que nos données sont assez protégées ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on est assez protégé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Locuteur 4Fait
    « BYD est un expert mondial des véhicules électriques et super hybrides, avec plus de 30 ans de savoir-faire dans la technologie des batteries »
  • 0:30Locuteur 4Fait
    « Nous avons près de 120 concessions partout en France et nous continuons à nous développer »
  • 0:36Locuteur 4Chiffre
    « Nous offrons une garantie à 6 ans sur tous nos véhicules et 8 ans sur les batteries »
  • 0:44Locuteur 4Fait
    « Tous nos techniciens sont formés à nos technologies et accompagnent nos clients partout en France »
  • 0:49Locuteur 4Chiffre
    « Près de 98% des pièces de rechange sont livrées sous 48 heures »
  • 5:22Locuteur 7Chiffre
    « près de 2 millions de propriétaires aussi, a priori »
  • 6:51Locuteur 10Chiffre
    « Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait dévoilé un plan d'action pour renforcer la lutte contre les cyberattaques, notamment la création d'une autorité numérique de l'État, et puis une enveloppe de 200 millions d'euros »
  • 8:43Locuteur 6Fait
    « aujourd'hui on a rendu les déclarations en ligne obligatoires, sous peine d'amende »
  • 8:47Locuteur 6Chiffre
    « On a obligé 31 millions de Français à mettre leur vie fiscale en ligne »
  • 26:00Locuteur 6Chiffre
    « C'est trois délits : discrimination, harcèlement sexuel et sollicitation sexuelle. Il faut savoir que c'est trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende »
  • 35:29Locuteur 5Promesse
    « Je renforcerai les contrôles pour mieux identifier les discriminations dans l'emploi, le logement ou encore l'accès à certains services. »
  • 35:59Locuteur 5Promesse
    « Je renforcerai la sensibilisation à l'école contre le racisme, le sexisme, l'homophobie et le handicap. »
  • 36:25Locuteur 5Promesse
    « Je créerai un dispositif beaucoup plus simple pour permettre aux personnes victimes et ou témoins d'une discrimination de signaler rapidement une situation et d'être accompagnées dans leur démarche. »
  • 47:00Locuteur 10Chiffre
    « Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet. »
  • 47:03Locuteur 10Chiffre
    « 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension. »
  • 47:08Locuteur 10Chiffre
    « Près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. »
  • 57:57Locuteur 10Chiffre
    « Les ménages utilisent en moyenne 150 litres d'eau potable par personne et par jour. »
  • 59:50Locuteur 10Chiffre
    « Il y a 1373 cours d'eau qui sont asséchés. »
  • 1:00:07Locuteur 9Fait
    « Dans 30 ans, 2026, ça sera un été normal. »
  • 1:08:41Locuteur 3Fait
    « C'est lui qui avait initié le recours devant le Conseil constitutionnel. »
  • 1:10:03Locuteur 7Fait
    « L'objectif, c'est de lutter contre les fonctionnalités néfastes des réseaux sociaux. »
  • 1:10:30Locuteur 7Fait
    « Il faut dire comment. Et là, il n'y avait même pas de mode d'emploi dans la loi. »
  • 1:11:10Locuteur 7Promesse
    « Mettez les garanties dans la loi. Mettez les précisions. Mettez le périmètre. »
  • 1:11:21Locuteur 7Fait
    « J'ai écrit cette loi, j'ai fait partie des députés qui l'ont voté, que WhatsApp et YouTube étaient dans la loi. »
  • 1:13:16Locuteur 7Promesse
    « J'ai proposé des choses simples : limiter le temps d'écran à 45 minutes. Modérer les contenus dangereux. »

Temps de parole

  • Locuteur 1057 %
  • Locuteur 616 %
  • Locuteur 710 %
  • Locuteur 57 %
  • Présentateur3 %
  • Invité2 %

≈ 6,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

8h20, les vraies voix Sud Radio.

0:02
Locuteur 1

Sud Radio.

0:04
Présentateur

Parlons vrai. Dorothée Bonassi, vous êtes directrice générale de BYD France.

0:09
Invité

Dites-moi, pourquoi les Français peuvent-ils faire confiance à BYD ?

0:12
Locuteur 4

Parce que BYD est un expert mondial des véhicules électriques et super hybrides, avec plus de 30 ans de savoir-faire dans la technologie des batteries, et nous offrons une gamme très large, de la citadine au grand SUV, en 100% électrique ou en super hybride.

0:27
Invité

Et concrètement, qu'est-ce que ça change pour les automobilistes français ?

0:30
Locuteur 4

D'abord la proximité. Nous avons près de 120 concessions partout en France et nous continuons à nous développer. Et ensuite la sérénité, puisque nous offrons une garantie à 6 ans sur tous nos véhicules et 8 ans sur les batteries.

0:42
Locuteur 10

Bien. Et côté accompagnement ?

0:44
Locuteur 4

Tous nos techniciens sont formés à nos technologies et accompagnent nos clients partout en France. Et surtout, près de 98% des pièces de rechange sont livrées sous 48 heures. Ah oui. Un petit dernier mot pour la fin ? Eh bien, pour tous ceux qui ne connaissent pas BYD, je les invite à venir essayer nos véhicules en concession.

1:01
Présentateur

Merci beaucoup.

1:03
Locuteur 1

Pour les trajets courts, privilégiez la marche ou le vélo. Vosfactures.fr, logiciel de facturation en ligne, procédure PDP, PA engagée, PEPOL certifiée, présente.

1:14
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio, 17h-19h, Judith Belair.

1:18
Locuteur 10

Hello, hello, chers amis, chers auditeurs. C'est notre dernière soirée ensemble ce soir. Même si vous retrouverez les vraies voix de l'été dès lundi, car l'antenne ne s'arrête jamais. Le Conseil constitutionnel vient de censurer l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans, jugeant la mesure disproportionnée. On marche un peu sur la tête, vous ne trouvez pas ? On en parle dans l'info en plus. Et vous, vous n'hésitez pas surtout à réagir et à dire ce que vous pensez sur notre chaîne YouTube. Ce vendredi, c'est le dernier jour avant le week-end et pas n'importe lequel. Demain, c'est le 15 août. Alors vous, qu'est-ce que vous avez prévu ? Départ, famille, plage, repos, travail ?

On veut vous entendre. Vous nous appelez au 0826 300 300. Sans oublier vos trois débats. Et vous qui prenez la parole, vos avis, vos expériences, vos coups de gueule aussi. Allez, bienvenue dans les vraies voix de l'été sur Sud Radio.

1:59
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio.

2:00
Locuteur 10

A 17h30, votre question du soir. Fin juin, le système informatique de la DGFIP, le fisc français, a été piraté. 700 000 personnes sont potentiellement concernées. L'affaire ne sort que maintenant. Après la revendication de l'attaque, des données de contribuables auraient été consultées et extraites. Alors on vous pose la question, est-ce que nos données sont assez protégées ? Vous pouvez évidemment aller commenter sur YouTube à toutes ces questions qu'on vous pose pendant les vraies voix de l'été. A 18h20, votre grand débat. La sécheresse touche désormais la quasi-totalité du pays. Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet.

Tandis que l'approvisionnement de 550 000 habitants est sous tension et que près de 3 millions sont placés en vigilance. Avec les canicules à répétition et le manque de pluie, la priorité est désormais claire. Préservez l'eau potable. Alors on est un peu inquiet d'ailleurs. Est-ce que vous, vous avez peur de manquer d'eau ? C'est une vraie question. Vous n'hésitez pas évidemment à nous appeler pour nous en parler. Le standard est à vous. A 18h43, on fait le point sur ce qui fait bouger les réseaux sociaux. Une vidéo choc depuis quelques jours. A Avignon, un couple juif australien est pris à partie par un homme irlandais qui tient des propos antisémites et profère des menaces de mort.

La scène est filmée, partagée, commentée des milliers de fois. Avec cette haine qui devient virale, on se pose la question. Est-ce que les réseaux banalisent l'antisémitisme ? Vous n'hésitez pas évidemment à nous appeler au 0826 300 300 pour vous donner votre opinion. Et puis évidemment, commenter sur Youtube. Allez, vos vraies voix de ce soir. Et c'est le retour de Salia Aitamou. Bonsoir Salia. On fait la dernière ensemble, ça me fait bien plaisir. Moi aussi. Alors, vous êtes humoriste, entrepreneur, fondatrice du Woman Comédie Tour et chroniqueuse, ma chère Salia. Bruno Pommard, le retour aussi. La dernière aussi ensemble. C'est la quête pour vous. Après, c'est les vacances.

Je vois que notre amie est cumularde. Elle est cumularde et puis elle assure à l'enfer. Elle a fait un paquet de trucs. C'est formidable. Vous êtes président du Think Tank Initiative Sécurité Intérieure Bruno et puis vous êtes aussi ancien membre du RAID. C'est parti pour la question du soir. Le système informatique de la DGFIP, autrement dit le fisc français, a été victime du cyberattaque fin juin. L'affaire n'est révélée que maintenant. Après la revendication du piratage, le pirate y revendique 678 438 lignes de données volées. Donc près de 700 000, on aura compris. Personnes potentiellement concernées.

Alors, quand une attaque reste inconnue du grand public pendant plusieurs semaines, on se demande, on vous demande d'ailleurs sur YouTube, vous n'hésitez pas, nos données sont-elles assez protégées ? Pour en parler, nous sommes avec Johan de Malmort, notre auditeur, qui nous appelle au 0826 300 300. Bonsoir, Johan. Bonsoir. Alors, on va vous demander ce que vous en pensez, vous, puisque a priori, vous travaillez dans l'informatique numérique, Johan.

4:35
Locuteur 7

Oui, tout à fait, tout à fait.

4:36
Locuteur 10

Alors, qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que nos données sont assez protégées ? Non, non, non. Malheureusement, pas assez. OK. Mais c'est malheureusement le cas de la plupart des entreprises. Et le temps ne nous déroge pas. A savoir qu'on a des dépendances sur des systèmes qui ne sont pas souverains. Typiquement, la plupart du temps, des bases de données sur des systèmes américains, notamment. qui fait que ce sont des systèmes qui sont répertoriés, qui sont connus pour avoir certaines failles. Et malheureusement, il y a des personnes qui sont assez douées, suffisamment douées pour pouvoir exploiter ces failles.

Parce qu'il y a une seconde fuite qui aurait exposé les données de près de 680 000 contribuels. Ça, c'est la première. Et puis, près de 2 millions de propriétaires aussi, a priori. Pour en parler, on est aussi avec Baptiste Robert. Bonsoir, Baptiste. Bonsoir. Vous êtes chercheur en cybersécurité et hacker ? Ah, non, ça fait rigoler maintenant. Ah, tiens, justement. On a un policier sur le plateau. Bienvenue, cher ami. Enchanté. Alors, Baptiste, est-ce qu'on est assez protégé ? A priori, non. Enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez, vous. Alors, on est assez protégé, mais on ne le sera jamais. Il n'y a jamais de cybersécurité maximale. Ça n'existe pas, en réalité.

C'est un peu comme la sécurité physique. On peut faire le maximum, mais il n'y aura jamais de cybersécurité absolue. Ce qu'a dit le monsieur sur la souveraineté est un vrai sujet, mais ce n'est pas forcément le sujet ici. Le sujet, il est que quand on est une grande entité avec des dizaines de milliers de personnes,

6:12
Invité

quand on a des millions d'utilisateurs, c'est difficile de sécuriser un tel système.

6:18
Locuteur 10

Est-ce que c'est acceptable pour autant ? Non, pas vraiment. Et ce qui se passe est grave, il faut le dire. Aujourd'hui, il y a une multiplication des fuites de données. C'est un vrai problème. Mais il faut aussi savoir que des failles de sécurité, dans les systèmes, il y en aura toujours. La question, c'est de se dire comment, en tant qu'entité de l'État, en tant qu'organisation, en tant que ministère,

6:38
Invité

je me mets en position de recevoir les failles de sécurité, de les corriger au plus vite,

6:42
Locuteur 7

et d'avoir les bonnes personnes aux bons endroits pour pouvoir corriger rapidement.

6:46
Locuteur 10

Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait dévoilé un plan d'action pour renforcer la lutte contre les cyberattaques, notamment la création d'une autorité numérique de l'État, et puis une enveloppe de 200 millions d'euros qui doit notamment financer des investissements dans les applications, les outils de détection et la cryptographie post-quantique. Ça devient très technique. Cela dit, c'est vrai qu'on se dit que les hackers, en général, sont beaucoup plus évolués que nous, parce qu'ils sont plus souples aussi. Allô, Baptiste Robat, vous êtes avec nous ? Oui, oui, bien sûr. Oui, oui, tout à fait.

200 millions, il faut se dire que, surtout sur la cryptographie post-quantique, qui est un autre domaine qui demande beaucoup d'investissement, c'est de la paille. C'est clairement pas grand-chose. Alors, c'est toujours mieux que l'on. C'est un effet d'annonce, c'est ça que vous dites. C'est clairement un effet d'annonce, c'est quelque chose qui est déjà existé.

7:35
Locuteur 7

Il va fusionner des choses qui avaient été défusionnées auparavant. Et donc, on est sur de la manœuvre politique qui n'a pas un effet immédiat.

7:45
Locuteur 10

Pour avoir un effet sur la cybersécurité de l'État, le problème, c'est que c'est systémique. Il faut faire un audit de où est-ce qu'on dépense les choses, qu'est-ce qu'on a pris, est-ce qu'on a des bonnes solutions aux bons endroits, est-ce qu'on a les bonnes personnes aux bons endroits. J'ai l'impression que c'est une conversation qu'on a en boucle avec tous les projets du gouvernement en ce moment, depuis quelques jours. Et c'est de la cybersécurité qui n'est pas exclue. Bien sûr. Salia et Tamou, quand on sait que ce piratage a eu lieu en juin et qu'on le sait que maintenant, parce que le pirate a revendiqué, on est à même de se poser des questions aussi.

8:19
Locuteur 6

C'est sûr qu'on peut se poser beaucoup de questions. J'ai regardé un petit peu, justement, pour avoir quelques informations. On a Bercy qui a fini par avouer, donc il le savait. Maintenant, qu'il le sache, c'est vraiment, moi ce que je pense, c'est qu'il le sache, et que le grand public ne le sache pas, ce n'est pas en vrai le fond du problème. Le fond du problème, c'est de régler le problème, c'est-à-dire de trouver une solution, puisqu'aujourd'hui on a rendu les déclarations en ligne obligatoires, sous peine d'amende. On a obligé 31 millions de Français à mettre leur vie fiscale en ligne. Et aujourd'hui, on leur dit qu'en fait, on n'est pas capable de vous protéger.

8:53
Locuteur 10

Oui, c'est vrai. C'est un vrai sujet. Bonne opa marre. Je crois que la DGFIP, la Direction Générale des Finances Publiques, effectivement, a une responsabilité là-dedans sur moderniser leur système informatique. Mais je crois que c'est dans tous les ministères, dans tous les régaliens, il y a des problèmes. On le voit. On l'a eu malheureusement au ministère intérieur également. C'est une vraie question. Et quand on voit ce qui s'est passé là, c'est quand même des données vachement confidentielles.

Parce qu'à travers ça, je discutais avec un ami qui est banquier, qui m'expliquait que piquer les informations en prénom, adresse et tout ce qu'on peut imaginer, c'est savoir ce que les gens ont dans le panier, comme on dit. Et ça peut faire l'objet, comme on a vu avec la crypto, de gens qui sont ciblés pour aller les saucissonner et les kidnapper, voire les détrousser, comme on dit. Donc c'est un vrai problème. Et je crois que ce pays a besoin d'une réforme totale sur tout un tas de domaines. On n'a pas su anticiper encore une fois. Et puis on voit malheureusement le résultat. On est en train de le payer. Et le milieu des finances, pareil, encore une fois.

Donc il va falloir réagir très rapidement. Il est temps qu'on arrive au futur présidentiel pour pouvoir changer tout ce petit monde. Baptiste Robert, je sais que vous devez nous quitter, donc je vous repose une petite question juste avant. Berthi, il a finalement effectivement confirmé qu'un accès légitime intervenu fin juin à la suite d'une usurpation d'identité avait permis cette consultation et extraction de données. Donc autant dire qu'en fait, en termes de pare-feu, j'ai envie de dire, de sécurité, c'était caduque pratiquement. Alors oui et non. Et attention, dans ce que vous avez dit précédemment, ils n'étaient pas forcément au courant.

10:23
Locuteur 1

Peut-être qu'il s'est passé un mois et demi, mais il est tout à fait probable que les impôts aient appris en même temps qu'ils avaient été hackés.

10:35
Locuteur 10

C'est-à-dire que comment on peut ne pas avoir une fuite de données aussi importante ?

10:38
Invité

Si on n'a pas de système de monitoring, si on ne sait pas qui est présent, si on ne monitore pas ce qui rentre et ce qui sort de son réseau, un attaquant qui est un peu malin, ou pas d'ailleurs, parce que s'il n'y a pas de système de surveillance autour,

10:53
Locuteur 7

il va être en capacité de rentrer, de faire sa petite affaire, d'exfiltrer les données dont il a besoin, et il repart comme ça, et personne ne l'a vu, personne ne l'a arrêté.

11:02
Locuteur 10

Et donc, il y a un scénario, je ne sais pas, je n'ai pas accès au dossier et aux personnes en question, mais il y a aussi un scénario où la direction générale a appris en même temps que tout le monde qu'ils avaient été hackés.

11:14
Invité

Et qu'ils viennent de faire la communication, c'est complètement pire.

11:18
Locuteur 10

Vous ne voulez pas qu'on vous fasse embaucher à la direction des finances publiques, non ? Bruno, il a le bras long. Bon, merci beaucoup d'être venu partager avec nous, Baptiste Robert, je rappelle que vous êtes chercheur en cybersécurité et hacker. Vous restez avec nous, chers auditeurs. Puis d'ailleurs, on a toujours Johan, qui nous appelle de mal-mort dans les bouches du Rhône. C'est un joli lapsus que j'aime faire. Voilà, donc vous faites comme lui, vous nous appelez au 0826 300 300. Nous, on arrive tout de suite. 17h17, je vous rappelle nos vraies voix du jour.

11:48
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio.

11:49
Locuteur 10

Salia Haït Amou, vous êtes humoriste, entrepreneur, fondatrice du Women Comedy Tour et chroniqueuse. Bruno Pommard, vous êtes président du think tank, initiative sécurité intérieure et ancien membre du RAID. J'ai moins de références, vous avez remarqué ? J'ai bien appris ma leçon, vous avez vu ? Oui, c'est vrai. Allez, c'est reparti par la question du soir.

12:05
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio.

12:07
Locuteur 10

Le fisc français a été piraté fin juin. Près de 700 000 contribuables pourraient être concernés par la fuite. L'attaque n'est révélée que maintenant car le pirate revendique. Alors, il aurait récupéré des données de contribuables, mais genre beaucoup, beaucoup. Et donc, une question se pose d'ailleurs, et on vous la pose sur YouTube, vous n'hésitez pas à les commenter. Nos données sont-elles assez protégées ? A priori, on a la réponse, mais bon, on va continuer à échanger. On est toujours avec Johan qui nous appelle de Malemort. Alors, bonsoir, Johan. Bonsoir. Rebonsoir. Rebonsoir. Alors, vous, en fait, ce que vous dites, c'est qu'il y a un problème de trou dans la raquette.

C'est-à-dire qu'en fait, dès qu'on voit un petit trou dans le grillage même, on peut s'y engouffrer quand on est un hacker spécialisé.

12:46
Locuteur 4

Oui, oui. Alors après, comme l'a dit votre intervenant, la sécurité à 100%, ça n'existe pas. Le risque zéro n'existe pas.

12:53
Locuteur 10

C'est vrai, ça, sur toutes les couches de la société, j'ai envie de dire, Bruno Pommard. Oui, sur toutes les couches. Mais regardez, il y a quelques années, le Pentagone, ils sont rentrés dans l'ordinateur. Le Pentagone, on dit que c'est le CNDC1, ils ont réussi à rentrer. Il y a eu l'ANTS aussi, il n'y a pas très longtemps. Il faut savoir d'ailleurs que les hackers, j'aurais dû le dire à notre précédent auditeur qui est intervenu, les hackers sont aux Etats-Unis recrutés, même dans les agences du gouvernement. Parce qu'évidemment, on a affaire à des petits génies quelque part.

Donc, il faut les récupérer au lieu de les foutre en prison systématiquement, qui puissent en servir, peut-être pour nous expliquer ce qui ne va pas, et pour faire évoluer nos systèmes. Johan, vous êtes hacker, vous ? Non, non, non. Dites-le, dites-le, dites-le.

13:33
Locuteur 1

Il a bugué, il a trop bugué. Allez, avouez-le.

13:36
Présentateur

Je ne m'attendais pas à cette question. Je dirige une équipe où on a ce qu'on appelle des hackers éthiques, c'est-à-dire des hackers qui sont en charge, effectivement, de trouver les failles de cyber-sécurité.

13:46
Locuteur 10

Hackers éthiques, vous appelez ça, vous ? Oui, c'est pas mal.

13:49
Locuteur 6

Oui, c'est bien ça. Ça veut dire quoi ? C'est des hackers du bon côté.

13:52
Locuteur 10

Ah oui, d'accord. Oui, c'est ça. On intervient sur demande des clients, sur des hackers spécifiques.

13:57
Locuteur 6

Et pourquoi vous ne travaillez pas avec les ministères ?

14:00
Locuteur 7

Pour plusieurs raisons. D'abord, il faut qu'ils expriment le besoin.

14:05
Locuteur 10

Oui, c'est sûr. Il y a une chose aussi, il y a plusieurs choses aussi par rapport à ce qui a été dit, mais normalement, les ministères sont en charge, en tout cas, de réaliser des audits à minimum une fois par an, pour déficit, justement, la sécurité de leur système d'information. Bien sûr, oui, c'est clair. Parce que vous vous rendez compte de l'impact que ça a, les données qui ont fusé, là, pour la DGF. Il est en vente, hein, les données, le tout. Les données sont en vente, paraît-il, selon le site spécialisé French Bridges, pour plusieurs milliers d'euros.

Eh oui, alors, vous vous rendez compte que, je disais tout à l'heure, les gens peuvent savoir, les gens m'intentionnés, combien vous avez sur votre compte, etc. Donc, vous saucissonnez, faire comme on a fait avec les patrons d'un crypto-monnaie. Bon, ça va, ça ne m'arrivera pas. Également, vous faire passer pour de faux représentants bancaires pour essayer de vous vendre des produits, etc. Non, mais ils peuvent même vider vos comptes. M. Pontmarin, on peut tout simplement aussi prendre votre identité, maintenant.

14:56
Locuteur 7

C'est ça. Oui, absolument. C'est-à-dire, j'ai votre référence fiscale, votre nom, votre prénom, votre adresse, votre date de mécanque, je peux souscrire des crédits à votre nom. Exactement. Ah oui, ça fait peur, là. Oui, oui, exactement. Il faut faire attention. Par contre, il y a une chose que vous avez dite, moi, qui m'a fait un petit peu peur, dans les deux cas, c'est que la direction générale a avoué,

15:16
Locuteur 10

ou en tout cas constaté qu'effectivement, il y avait bien eu un piratage. Mais deux choses, une, soit ils étaient au courant, ils auraient une vie,

15:22
Présentateur

et là, c'est illégal. Parce qu'on est dans l'obligation, maintenant, depuis l'entrée en vigueur de la réglementation générale de la protection des données personnelles,

15:31
Locuteur 7

de prévenir les usagers au bout de 48 heures, j'imagine pas. Soit ils n'étaient pas au courant, et là, c'est peut-être pire, parce que ça veut dire qu'ils n'ont pas de, effectivement, comme l'a dit votre précédent auditeur, ils n'ont pas de monitoring sur système, donc ils ne savent pas ce qui se passe. Et comment on fait pour bloquer, alors ?

15:48
Locuteur 10

Pardon ? Là, maintenant, comment on fait pour bloquer concrètement ? C'est trop tard.

15:51
Locuteur 7

Ah, mais non, on ne peut plus, on ne peut plus, la donnée est fait la fuitée. La donnée est fait la donnée a fait la fuitée. La seule chose, éventuellement, qu'on peut faire, c'est aller sur ces plateformes de vente

16:00
Locuteur 10

et voir si on arrive peut-être à retrouver la personne qui a fait ça, et peut-être essayer de, avant que les données soient vendues. Mais ça, c'est la gendarmerie à faire son travail maintenant. Enfin, il y a quelque chose, en tout cas. Alors, on continue au standard avec nos auditeurs, 0800 26 300 300. Vous avez bien raison de nous appeler, de donner votre opinion, puisque Sud Radio, c'est votre antenne. On est avec Anthony, qui nous appelle de Pessac. Bonsoir, Anthony.

16:24
Locuteur 1

Bonsoir à tous.

16:25
Locuteur 10

Bonsoir. Alors, Anthony, vous, vous travaillez dans la cybersécurité. Ce que vous dites, c'est que pour les services de l'État, en général, il y a des appareils qui sont quand même assez vieux, quoi.

16:34
Locuteur 7

Oui, tout à fait. Alors, moi, j'interviens souvent dans tout ce qui est administration pénitentiaire et même pour le ministère de l'Intérieur, enfin pour l'ESGALU. Donc, beaucoup de police et de gendarmerie. Et pour ce qui est existant, le matériel actif, donc le matériel informatique, est très résistant, voire pas du tout sécurisé. Voire obsolète, quoi, c'est ça ? Oui, obsolète, même, qu'on peut acheter dans le commerce. Ce n'est déjà arrivé. Et donc, c'est du matériel qui peut être hacké facilement.

17:02
Locuteur 10

Donc, en fait, ce qu'on disait tout à l'heure sur cette enveloppe de 200 millions d'euros que prévoit le gouvernement, en fait, c'est comme, pardonnez-moi le terme, parlons vrai, c'est du pipi de chat, quoi.

17:10
Locuteur 7

Oui, si vous voulez, pour toutes les constructions nouvelles, ça, je n'ai pas de doute, tout est bien fait, mais c'est pour l'existence. Et des fois, on va, comment dire, on va faire des extensions, les extensions sont sécurisées, mais le cœur de réseau en lui-même, le cœur du système, lui, ne l'est pas. Et donc, ça va coûter des gros, gros billets, quoi.

17:30
Locuteur 10

Oui, c'est vrai. Celia Itamu, en fait, quand on entend qu'il n'y a aucun budget, en fait, pratiquement, qui est détaché à cette cybersécurité, qui est devenu un élément essentiel de notre sécurité en général, on est quand même à même de se poser des questions, quoi.

17:43
Locuteur 6

Bien sûr qu'on peut se poser des questions. Et moi, ce que je peux, en tout cas, en dire, c'est qu'à partir du moment où on sait qu'il n'y a pas le budget nécessaire pour sécuriser, justement, ce genre de catastrophe, enfin, vraiment, c'est fou ce qui s'est passé. Mais dans ces cas-là, on le dit aux usagers. Ça veut dire qu'on n'oblige pas les usagers à être obligés de mettre, par exemple, leurs impôts. Voilà, on peut... En ligne, vous voulez dire ? Oui, bien sûr. Ça marche très bien, le papier. Tout est numérisé aujourd'hui, quand même. Oui, mais tout est numérisé, mais rien n'a été sécurisé.

18:16
Locuteur 10

Je ne pense pas que rien n'a été sécurisé. C'est sécurisé, mais c'est rétrograde, c'est vieux, quoi. Mais imaginez, pour la police, par exemple, si on devait repasser au papier pour les plaintes et tout, ça serait l'enferme.

18:26
Locuteur 6

Oui, mais là, on ne parle pas de la même chose.

18:28
Locuteur 10

Oui, mais quand même. Si il y a un commissariat qui est piraté, que les données, elles remontent, c'est pareil. Ils ont des données personnelles importantes. Oui, sur les plaintes en ligne, effectivement, il y a un service qui a été mis en place qui est quand même sécurisé, parce que c'est les dernières générations. Mais on l'a vu il y a peu de temps, d'ailleurs. Encore une fois, le ministère intérieur a été aussi hacké sur les sujets. Oui, et puis l'agent national des titres sécurisés, et la NTS, elle a été hackée en avril. Et ce qu'ils disent aussi, c'est qu'en 2025, il y a eu 453 200 attentes numériques qui ont été enregistrées. C'est une hausse de 87% sur les dernières années.

Je vous rassure, ce n'est pas que la France. Ne pensons pas qu'on est venus au Moyen-Âge. Je vous dis, le Pentagone, il y a quelques années, le Pentagone. Quand on sait que les Américains de la CIA, ils parlent sur Telegram, en même temps.

19:10
Locuteur 6

En attendant, on a quand même le fils qui sait tout de nous. Oui, c'est sûr. Et nous, on ne sait rien de lui. Et qui ne sait pas se protéger de tout le monde.

19:18
Locuteur 10

On sait que Judith Bélair a beaucoup, beaucoup d'argent. Ah oui. Non, c'est sûr que... Ce que je disais tout à l'heure, c'est que je ne serais pas saucissonnée s'ils ont accès à mon dossier. A priori, ça va aller. Coupez. Vous couperez, s'il vous plaît.

19:31
Locuteur 6

Non, non, plus sérieusement. Écoutez, moi, en tout cas, pour clôturer ce que j'ai à dire là-dessus, c'est qu'à un moment donné, je veux bien. J'accepte, moi, qui ai des erreurs, qui ai des hackers, qui ont envie de s'amuser, etc., à revendre. Ils gagnent de l'argent, surtout. Non, mais voilà. Mais il y a des victimes derrière, et ça, c'est grave. Et la deuxième des choses, c'est qu'à un moment donné, il faut se rendre aussi à l'évidence et reconnaître que notre système, il n'est peut-être pas assez performant. Et il faut travailler pour le performer, quoi. C'est tout, en fait. Il y a du boulot. Pour travailler pour le performer, j'aime bien ça.

20:00
Invité

Elle est vachement optimiste, c'est clair.

20:02
Locuteur 6

Moi, je suis toujours optimiste. Non, mais t'as raison. On a des moyens, on le disait encore hier, on a des moyens en France, on peut faire des choses. Bon sang, pourquoi on ne le fait pas ?

20:11
Locuteur 10

Deux-un million, on ne va pas faire des miracles. Je te rassure, changer des concepts informatiques de ce niveau-là, à mon avis, ça coûte beaucoup, beaucoup, beaucoup d'argent. Anthony, vous êtes encore avec nous ? Oui. À votre avis, combien de temps il faudrait... Combien de temps ? Combien d'argent, plutôt ? Il faudrait, et combien de temps, d'ailleurs, tiens, pour remoderniser un petit peu tout ça, là ?

20:29
Locuteur 7

Eh bien, je ne saurais pas trop quoi dire, parce que vu que les prix du matériel informatique ont augmenté ces derniers mois à cause du problème de RAM et de semi-conducteurs, les prix-là, ils ont beaucoup, beaucoup gonflé. Donc, pour un serveur informatique, il peut y en avoir pour 5 000 euros, juste le serveur.

20:46
Locuteur 10

Ah oui, c'est énorme. Donc, il faudrait beaucoup plus d'argent que cette enveloppe dont nous parle, effectivement, le Premier ministre. Merci beaucoup, Anthony. Merci, Johan. Merci aux auditeurs de Sud Radio d'être présents à ce rendez-vous des Vraies Voix de l'été et de venir participer. D'ailleurs, vous le savez, vous pouvez commenter et dire ce que vous pensez sur notre chaîne YouTube. On fait un point sur vos commentaires avec vous, Quentin Sonnier.

21:04
Invité

Et oui, Judith, puisqu'on vous pose cette question, nos données sont-elles assez protégées ? Vous répondez non à 98%. C'est clair. Vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires, plutôt du même avis. Julien qui nous dit, avec des ordinateurs, de la préhistoire et des logiciels qui vont avec, on peut se considérer chanceux si le mal n'est pas pire que ça. On a Laurent qui nous dit, ils viennent nous vendre leur future identité numérique, euro numérique, passeport numérique, et j'en passe, ça promet. Et enfin, on a Guillaume, du même avis, qui nous dit, ils veulent tout numériser, mais ils se tirent une balle dans le pied. Les pirates informatiques vont s'en donner à cœur joie.

21:36
Locuteur 10

Eh bien, on aime bien comment vous parlez, vous, les auditeurs de Sud Radio. Parlez vrai. On vous aime, ne changez rien. Merci, Quentin Sonnier. Il est 17h28 sur Sud Radio. Dans un instant, ça va être le tour de table de nos Vraies Voix. Ils ont des sujets chauds, évidemment. Vous pensez bien, donc vous restez là. A tout de suite.

21:54
Présentateur

17h20, les Vraies Voix Sud Radio.

21:56
Locuteur 10

Merci d'avoir choisi les Vraies Voix de l'été sur Sud Radio. Et bienvenue si vous nous rejoignez. Tout de suite, c'est le tour de table de vos Vraies Voix.

22:03
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio.

22:05
Locuteur 10

Salia Aitamou, vous allez nous parler d'un petit scandale révélé par nos confrères de TF1 à en faire des petites annonces du sexe contre des logements à Paris.

22:13
Locuteur 6

Oui, alors j'ai été à la fois surprise et déjà très contente que TF1 en parle, il faut dire ce qu'il y a et en même temps surprise que ça ne soit pas quelque chose d'isolé. Aujourd'hui, pour avoir un studio de 15 mètres carrés, on ne vous demande plus trois fiches de paye, un garant. Non, non, on vous demande tout de suite de donner votre âme et votre corps et tout ce que vous voulez. Surtout, on parle des femmes, on est d'accord. Pourquoi les hommes, on ne leur demande pas ?

22:41
Locuteur 10

Non, non, non, ben non. Pardon. On peut rigoler, mais c'est vrai que c'est surprenant.

22:47
Locuteur 6

C'est pas que vous n'êtes pas intéressants, messieurs. C'est qu'on a autre chose de plus intéressante. Non, mais c'est désastreux, c'est choquant. C'est usuel en fait. C'est usuel et ça touche tous les sites. Ça veut dire que ce n'est pas trois annonces isolées, c'est tout un système qui a été construit. Moi-même, je l'ai découvert quand je suis arrivée à Paris, etc. Ça vous est arrivé à vous ? Oui, bien sûr que ça m'est arrivé.

23:12
Locuteur 10

Mais raconte.

23:14
Locuteur 6

Je pourrais raconter une anecdote. Ne serait-ce qu'il n'y a pas longtemps où j'avais répondu à une petite annonce sur un petit, on va dire, emploi en plus, etc. Et je me suis retrouvée avec la personne qui m'a... Enfin, l'homme m'envoie sa photo. Donc tout de suite, forcément, avec la maturité que j'ai, etc. Je sais très bien qu'il ne m'envoie pas sa photo pour me dire, viens bosser. Donc tout de suite, j'ai coupé court, etc. Mais c'est vrai que quand c'est des gamines de 20 ans, c'est différent. Mais ça arrive énormément.

J'ai eu le cas, quand je suis arrivée à Paris au tout début, où j'ai été visiter un logement et la personne avait fermé derrière et je ne savais pas trop si j'allais pouvoir ressortir du logement. Mais ça, je dirais à la limite, moi, je suis quelqu'un qui est assez mature et qui arrive, entre parenthèses, à me sécuriser. Donc voilà, moi, quand je vais quelque part, je mets ma géologue, etc. Donc on retrouvera toujours, comme on dit. Mais à 20 ans, à 25 ans, peut-être que...

24:08
Invité

Et puis on vient de la province.

24:09
Locuteur 6

On cherche quelque chose à tout prix. Alors, le côté province-Paris, il est... La rupture, elle est énorme ? Elle est énorme. Oui, elle est énorme. Vous savez combien de temps que vous êtes à Paris ? Là, ça va faire deux ans au mois de novembre.

24:19
Locuteur 10

Oui, d'accord.

24:20
Locuteur 6

Et je commence tout juste à...

24:22
Locuteur 10

À vous adapter ? Oui. Qu'est-ce qui a changé le plus ? Bon, il y a cette histoire dont vous venez de nous parler, effectivement, mais le rapport à la ville, qu'est-ce qui change ?

24:30
Locuteur 6

Alors, Paris, en fait, c'est quitte ou double. Donc c'est à la fois le tout du possible, comme on dit. Donc c'est génial, parce que dans tous les métiers, vous pouvez faire plein de choses, réussir, etc. Mais après, il y a beaucoup de population. Il y a beaucoup de mélanges de population. C'est ce qu'on n'a pas en province. Très cosmopolite. Exactement, c'est très cosmopolite. Et après, il y a aussi le rapport homme-femme qui est différent. Il y a tellement de monde qu'on n'a pas le temps de s'occuper de tous les cas, de toutes les histoires, etc. Donc vous êtes vachement plus vulnérable.

24:57
Locuteur 10

Oui. Alors, ce que tu dis là, j'entends évidemment, et ce n'est pas normal. Mais en même temps, quand on voit le danger maintenant qu'il y a, parce qu'on le voit avec les réseaux sociaux, tout va tellement vite. Alors, je ne parle même pas des stars qui sont embêtés par les relations qu'ils ont pu avoir ou qu'ils ont avec les femmes. Mais sur tout un tas de sujets maintenant, les hommes, quand même, prennent du recul par rapport à tous ces sujets. Et là, quand tu balances ça, effectivement, ça me surprend quelque peu. Pour en revenir au sujet, oui, que je rappelle aux auditeurs, il y a des propriétaires ou des gens qui demandent du sexe contre le logement à Paris.

Mais ils n'ont pas peur de se retrouver en crise. Exactement. Et effectivement, on pense à ces jeunes femmes qui montent de province et qui ne sont pas matures comme vous, Salia, et qui vont tomber dedans, en fait. Complètement. Et puis qui ont besoin de trouver, parce que trouver un appart sur Paris, aussi petit soit-il, Ce n'est pas du tout évident. Et puis ça coûte cher.

25:45
Locuteur 6

On a 90% des arnaques sentimentales qui ne sont jamais signalées. Et à chaque fois, c'est le même mécanisme. Dans mes recherches aussi, par rapport à cette enquête, il y a quand même un cadre légal. Et je tiens quand même à le rappeler. C'est du pénal. C'est trois délits. Discrimination, harcèlement sexuel et sollicitation sexuelle. Il faut savoir que c'est trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Donc, il faut quand même l'avoir en tête. C'est important. C'est du délit pénal. Donc, mesdames, si ça vous arrive, n'hésitez pas à aller le dénoncer, surtout. Complètement. Parce qu'ils se sentent en plus supérieurs. Exactement. Supérieurs.

Et ils se disent, en fait, il n'y a jamais personne qui dira quoi que ce soit. Et signaler, signaler, signaler sur les sites, sur les plateformes, que ce soit Le Bon Coin, que ce soit... 39-19. Exactement.

26:31
Locuteur 10

Appelez 39-19 si vous êtes... Tout à fait. Tout à fait.

26:34
Locuteur 6

39-19. Le site Toi Chez Moi. En difficulté. Et j'en passe. Il y a d'autres sites. Il y en a plein. C'est vraiment des logements qui, malheureusement, sont mis sur des plateformes où, encore une fois, on revient à la sécurité et à la légitimité de l'annonce.

26:46
Locuteur 10

C'est vrai qu'il faut faire attention aussi aux petites annonces sur Internet en général ou à qui vous faites entrer chez vous aussi, dans l'autre sens. Moi, je ne fais rentrer personne chez moi. J'ai une chambre d'amis à disposition. Ah, c'est gentil. C'est gentil de penser à moi, Bruno. Bon, bah tiens, Bruno faisait la parole. Là, vous allez nous parler, vous, de ces 474 personnes qui ont été interpellées. Dans 583 millions. Attendez, je fais juste la phrase. C'est par rapport aux incendies. Oui, pardon. Que les gens sachent. Je vous en prie, Bruno. Merci, Gilles. Oui, non, non, mais on le sait.

Et encore, il faut avoir une grande pensée pour nos pompiers bénévoles, professionnels qui sont encore sur le terrain. C'est encore en train de brûler. Ça reprend depuis plus. Dans les Landes, oui. Vous vous rendez compte, 474. Moi, je veux bien entendre que les mecs sont à moitié débiles ou quoi que ce soit parce qu'ils sont attirés par le feu et on fout le feu. À un moment donné, stop, stop, stop. 183 mineurs. Que foutent les mineurs à foutre le feu en pleine nuit dans un bois ? Ça, c'est un sujet récurrent aussi. Ils foutent dehors les mineurs après 23 heures ou même après 22 heures. Et je crois qu'il faut être intransigeant.

J'ose espérer que la justice, à ce niveau-là, sera capable de taper très très fort. Encore une fois, parce que vous savez que vous êtes passés 10 ans de prison et 150 000 euros d'amende. Voir même plus si c'est aggravé, d'effet. Donc, il faut... Si c'est aggravé, s'il y a quelqu'un qui meurt ou qui est déjà blessé. Bien sûr, il faut rappeler qu'il y a des pompiers qui sont morts. Les pompiers, ils sont morts pour rien. Ils sont morts pour rien parce que... Pas pour rien, ils ne sont pas morts pour rien. Non, mais je veux dire, parce que des imbéciles ont foutu le feu. Oui, ils sont morts dans l'exercice de leur travail. Mais bien sûr, oui, ils ne sont pas morts pour rien.

Malheureusement, à cause de comportements inadmissibles. Mais si les familles nous écoutent, il faut quand même qu'ils sachent qu'ils ne sont pas morts pour rien. Bien sûr, on a un total soutien pour eux. Et je crois qu'il y a une mobilisation. Il y a même un concert qui se met en place avec Obispo, avec pas mal de personnalités. Oui, et puis là, j'ai reçu un grand colonel hier qui disait qu'ils font une grosse mobilisation le 29 septembre et que le 26, ils reprennent la place de la République à Paris pour répondre aux questions, aux députés, etc. Un concert qui va être produit par mon copain Cyril Hanouna. Ok. Il a mis 300 000 euros sur la table pour produire le truc.

Et je trouve que c'est formidable. C'est pour ça qu'il n'a pas besoin de pub, Cyril, mais je le fais parce que... Bon, a priori, c'est 474 personnes interpellées. Si les dossiers fonctionnent et qu'ils sont solides, Bruno Pommard, ils vont être sévèrement punis. Il faut expérer. Alors, il faut qu'il y ait la sanction immédiate. On le dit sur tout un tas de sujets. On n'attend pas deux ans pour dire, vous avez fait ça, on va vous mettre en prison. Donc, il faut sanctionner sévèrement et rapidement pour que la sanction ait valeur d'exemple. Et pour les mineurs, on fait quoi, alors ? Parait. Qu'il y ait une réponse judiciaire. Mais même s'il est prouvé dans les enquêtes que les mineurs...

On est constaté qu'il y avait des mineurs le soir à des heures pas possibles. Les parents doivent être responsables. Je crois qu'à un moment donné, il faut arrêter. Vous pensez qu'il faut incriminer les parents dans ces cas-là ? Bien sûr, mais la responsabilité des parents aussi, sur tous les sujets d'ailleurs qui concernent les mineurs, dans tout ce qu'on voit au quotidien. Je crois qu'à un moment donné, il faut remettre, comment dit Gérard ? L'église du village. Oui, et puis... Non, mais il a raison, il a raison. Laurent Nunez l'a dit. Je crois qu'un choc d'autorité, c'est nécessaire dans ce pays. On s'en sort plus. Ça devient fou. Ah oui, oui, oui. Donc, on devient complètement fou.

Donc, il faut sanctionner. Et encore, au nom du respect de ces pompiers, ils sont 250 000 en France qui font un travail formidable. Ils nous protègent dans des conditions parfois déplorables. et ils le font avec détermination. Donc, il faut les soutenir. Et surtout, encore une fois, sanctionner ces individus parce que c'est des crimes qu'ils commettent tout simplement. Crimes sur la nature, mais crimes sur l'humain. Puisqu'il y a des gens qui meurent. Salia et Itamou, vous êtes d'accord, j'imagine, avec ce que dit Bruno Poirier ?

30:00
Locuteur 6

Complètement. Je suis complètement d'accord avec Bruno. De toute façon, c'est que la responsabilité des parents, elle est là et elle est indiscutable. J'ai reçu, moi, à un moment donné, une assesseure sur l'émission, justement, que j'ai produite, que j'anime, etc. Vous en parlez de votre émission, vous avez le droit. Oui, je peux, qui s'appelle Rendez-vous au tribunal, où je traite tout le milieu judiciaire. Et donc, je reçois des avocats, des procureurs, des magistrats. Voilà, tout le milieu judiciaire confondu, des griffiers, etc. Et aussi des gens qui ont eu un parcours judiciaire.

Et donc, j'ai eu la chance de rencontrer une assesseure qui est venue et qui m'a expliqué, justement, son métier d'assesseure, mais aussi son métier d'assesseure dans une cour de mineurs. Donc, ça veut dire que, vraiment, elle a affaire... Déjà, expliquez aux auditeurs ce que c'est un assesseur, je pense. Un assesseur, c'est quelqu'un qui travaille avec un juste, un civil, comme nous, et qui a accès, en fait, au tribunal, qui a la légitimité de pouvoir intervenir auprès du magistrat.

30:57
Locuteur 10

Et qui a accès au dossier, aussi.

30:58
Locuteur 6

Et qui a accès au dossier, exactement. Et qui vient soutenir et aider le magistrat dans sa décision. D'ailleurs, il faudrait qu'ils en fassent partout, des assesseurs, on en a besoin. Je sais que ça n'existe pas. Engagement citoyen, formidable. Oui, complètement. Mais vraiment, j'ai adoré. D'ailleurs, ça m'a même donné envie, moi, du coup, de d'y penser. Pourquoi pas ? Bon, on en reparlera. Mais voilà, la cour des mineurs, quand elle m'a expliqué ce qu'elle faisait, son métier, etc., elle m'a expliqué une chose qui m'a choquée. Moi, je suis maman aussi, j'ai une petite fille de 8 ans. Mais quand vous faites des enfants, vous allez jusqu'au bout de l'éducation.

31:31
Locuteur 10

Je vous arrête deux secondes. Quand vous êtes une famille monoparentale, vous êtes une femme seule. Imaginons, vous avez trois garçons, il y en a un qui a 25 ans, l'autre qui a 17, l'autre qui a 15. Comment est-ce que vous voulez, et ça, c'est une vraie question, les retenir à l'intérieur ? C'est-à-dire que physiquement, c'est impossible.

31:45
Locuteur 6

Oui. Alors, à 25 ans, déjà, ça y est.

31:47
Locuteur 10

Normalement.

31:49
Locuteur 6

À 25 ans, bon.

31:50
Locuteur 10

Il dort à la maison encore, à priori.

31:51
Locuteur 6

Oui, mais bon, il dort à la maison, quoi. À 25 ans, il ne dorme que à la maison. D'accord. Alors, ceux de 17 et de 15, alors ? À partir du moment où votre enfant est mineur, vous devez, en tout cas, essayer de continuer. Oui. Et si ça ne marche pas ? Alors, je suis d'accord avec vous, et des fois, ça ne peut pas marcher.

32:04
Locuteur 10

Quand vous êtes une femme seule, ce n'est pas si simple que ça.

32:06
Locuteur 6

Moi, j'ai élevé ma fille pendant 6 ans toute seule, et effectivement, c'est une petite fille, donc voilà, c'est différent. On est d'accord, les filles et les garçons, c'est toujours différent, mais cela dit, ça ne vous désengage pas de votre responsabilité.

32:18
Locuteur 10

On est bien d'accord. Mais Bruno Pommard, encore une fois, ces femmes qui sont seules avec des hommes, parce que même à 15, 17 ans, les garçons, ça commence à être des hommes et qui ont la force physique et tout, si le garçon, il a envie de sortir, qu'est-ce qu'elle va faire ? Elle ne va pas l'enfermer.

32:30
Locuteur 7

Alors, si c'est une femme seule, évidemment, c'est toujours un problème.

32:32
Locuteur 10

Parce qu'il y en a quand même beaucoup et de plus en plus des familles monoparentales. Il y en a 700 000, je crois. On n'est pas loin même du million, je crois. Actuellement, c'est une catastrophe, effectivement. L'évolution dans ce sujet fait que, malheureusement, on trouve souvent des mamans seules et souvent avec la responsabilité des enfants, parce que les maris sont trop courageux et se barrent. C'est inadmissible. En même temps, ne j'entends pas l'opprobre sur les mamans monoparentales. Bien sûr, bien sûr. Oui, mais c'est pour ça que vous me parlez de responsabilité des parents. Bruno Pommard, vous avez des jeunes à 22h qui sont dans la rue.

Si c'est des jeunes garçons, c'est plus compliqué quand même. Je sais bien, et pour les mamans qui sont seules, qui parfois rentrent à 21h du jour et qui partent à 5h le matin pour aller faire le ménage, c'est caricatural ce que je dis là. Oui, mais c'est vrai, c'est assez de trouver des solutions. Et encore une fois, c'est compliqué. La répression, j'entends, mais qu'est-ce qu'on en fait alors de ces dames ? Il faut les soutenir, il y a des services sociaux qui sont là pour ça. Il faut développer, encore une fois, l'aide à la parentalité, le soutien à ces mamans. Mais le problème, c'est qu'on est une société qui...

On parlait tout à l'heure des hackers et de ce qui s'est passé avec la DGFIP. Mais toute la société va faire très mal. Et sur le travail éducatif, on a un travail formidable à remettre en place parce que, encore une fois, l'éducation part à volo. Et encore une fois, vous savez, la prévention, l'éducation, vous le savez, je suis branché avec ça depuis 35 ans. J'aide les jeunes, je fais ce que je peux depuis 35 ans. J'ai l'impression parfois de vider l'océan, la petite cuillère. Mais il faut le faire, il faut continuer. Mais si les gouvernants ne prennent pas conscience de ça...

Hier, je recevais Marie-Pierre Védren, la ministre déléguée à la Citoyenneté, qui a compris, c'est une femme de terrain qui a compris un petit peu mon message, en disant, travaillons sur le préventif, sur l'éducation. Si on veut trouver des fonds, ce n'est pas juste en réaction, parce qu'on est toujours en réaction. On va mettre des points de gérer, on va les amener. Ça marche juste pour le moment. Il faut travailler sur le fond. Et le fond, j'ai l'impression que parfois, les politiques l'oublient. Il est oublié. Et ça sera le mot de la fin de ce débat. Pardon, je suis désolée. Il est 17h43, on doit rendre l'antenne, parce qu'on revient, évidemment, juste après. 0826 300 300.

Si vous avez envie de participer au jeu qui vient, le blind test. Attention, Bruno Pommard, vous n'avez pas un petit peu à l'oeil. Et puis, on va vous demander ce que vous feriez si vous étiez ministre, vous, les auditeurs. Tiens, tiens, allez, tout de suite.

34:32
Présentateur

17h20, les Vraies Voix Sud Radio. Les Vraies Voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.

34:39
Locuteur 10

Ah, 17h46, l'antenne est à vous. Ça rigole bien, en antenne. Ça rigole derrière aussi, à l'area. Bref, c'est la fête ce soir. On est vendredi. Et on accueille 0826 300 300. Tiens, on va tout de suite demander à Eléonore, qui nous appelle de Nîmes dans le Gard. C'est ce qu'elle ferait si elle était ministre.

34:57
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio, si j'étais ministre. Qu'est-ce que je vais devenir ? Je suis ministre, je ne sais rien faire.

35:04
Locuteur 10

Vous savez faire des trucs, vous, Eléonore ? Bonsoir. Bonsoir, tout le monde. Comment ça va ? Ça va. Alors, ce soir, vous êtes notre ministre de la lutte contre les discriminations. Et je sais qu'il y en a. Donc, on vous écoute, on écoute vos trois propositions.

35:17
Locuteur 4

Allez-y. Alors, proposition numéro une. Je vais réciter tout mon texte, vous allez voir. Allez-y.

35:23
Locuteur 5

Renforcer les contrôles et les sanctions.

35:25
Locuteur 10

Ah, ça, ça va plaire à Bruno Pommard. Ah, c'est bien. Autouris-tu.

35:29
Locuteur 5

Je renforcerai les contrôles pour mieux identifier les discriminations dans l'emploi, le logement ou encore l'accès à certains services. Je mettrai également en place des sanctions plus rapides et plus dissuasives lorsque les discriminations sont réellement constatées.

35:44
Locuteur 9

Bravo, Eléonore.

35:45
Locuteur 5

Par exemple, en multipliant les opérations de testing pour vérifier si deux personnes ayant le même profil sont traitées différemment.

35:52
Locuteur 10

Ça, c'est ma première proposition. La deuxième. Allez-y. Éduquer dès le plus jeune âge. On en revient à l'éducation.

35:59
Locuteur 5

Je renforcerai la sensibilisation à l'école contre le racisme, le sexisme, l'homophobie et le handicap.

36:08
Locuteur 1

C'est vrai.

36:08
Locuteur 5

Et sous toutes les formes de discrimination.

36:11
Locuteur 4

L'objectif serait d'agir dès le plus jeune âge pour éviter que certains préjugés ne s'installent durablement.

36:16
Locuteur 10

Alors, je dirais par exemple avec des interventions et des témoignages directement dans les établissements scolaires. Ça, c'est vrai. C'est très juste aussi. Bon sens.

36:25
Locuteur 5

Et j'ai fini par la proposition numéro 3, faciliter les démarches pour les victimes. Je créerai un dispositif beaucoup plus simple pour permettre aux personnes victimes et ou témoins d'une discrimination de signaler rapidement une situation et d'être accompagnées dans leur démarche. Beaucoup de personnes renoncent aujourd'hui à agir parce qu'elles ne savent pas vers qui se tourner.

36:50
Locuteur 10

Donc, je mettrai en place une solution plus facile pour les victimes et les témoins. Plus facile d'accès, quoi. Tout à fait. Bon, madame la ministre, je voulais vous signaler pour le dernier point que le ministère intérieur a fait des avancées sur ces sujets avec les plaintes en ligne, déjà. C'est une bonne chose. Alors, c'est vrai qu'on reçoit des dizaines et des centaines de plaintes. Après, il faut les traiter, mais il y a quand même des avancées qui ont été faites dans ce domaine en matière de réception, je dirais, ou d'accueil des plaignants pour tous les comportements dont vous avez parlé à l'instant. Mais après, il faut aller...

Le problème, c'est formidable ce que vous dites, évidemment, moi, j'adhère totalement. Le problème, c'est que derrière, il faut de l'humain. On ne peut pas avoir que de l'informatique, on ne peut pas avoir que ça. Il faut traiter. Et traiter, c'est ça le plus compliqué. C'est parce qu'il faut mettre des gens compétents, capables d'être à l'écoute et de pouvoir répondre, évidemment, aux problématiques de nos plaignants. Toujours un prême d'effectifs et de budget. C'est un point de vue. C'est vrai, Léonard, on vous entend.

37:45
Locuteur 4

Dans le temps où je pense que quand on est président ou dirigeant de notre pays, il faut choisir... Où on met l'argent.

37:56
Locuteur 10

Exactement. C'est un débat récurrent. C'est un débat récurrent autour de ce plateau.

38:01
Locuteur 6

Salia et Tamou. Il faut savoir départager. Pour savoir où on met l'argent, il faut aussi prioriser et puis faire au fur et à mesure. On ne peut pas constamment dire qu'il y a ça, ça, ça comme problème et puis dire qu'en fait, on ne s'en sort pas. On ne s'en sort pas. Il va falloir qu'on s'en sorte. De toute façon, on n'a pas d'autres issues. On est d'accord ? Moi, je voudrais juste rebondir sur un élément que madame la ministre nous a donné. Et léonard. Et léonard. Et léonard. C'est que pour les interventions, les interventions auprès des jeunes, moi-même, je fais des interventions dans les collèges et les lycées. J'ai eu cette année comme jeune les SECPA.

C'est un public qui a déjà des difficultés et qui a su et pris ce qu'on avait à leur transmettre. Et dans les interventions qu'on a faites cette année sur ce public-là, figurez-vous que j'ai été très surprise parce qu'on a travaillé sur les discriminations, sur les rixes, sur le harcèlement, sur vraiment des sujets importants. Et entre le premier atelier et le dernier atelier que j'ai fait avec eux et après on les a amenés au théâtre. Ils ont joué devant plusieurs personnes, 300 ou 400 personnes au théâtre au mois de juin. Et bien, je peux vous dire que vraiment, les enfants, je ne les reconnaissais pas. Pédagogiques. Exactement.

Et il y a eu des enfants qui ne se parlaient même pas, qui aujourd'hui sont devenus copains, etc. Donc oui, effectivement, il fallait au cœur de nos écoles et aller justement fournir ces compétences-là à ces enfants qui en ont besoin maintenant et pas plus tard. Et léonard, qu'est-ce que vous faites dans la vie, vous ?

39:33
Locuteur 10

Je suis agent dans le transport. D'accord. Donc vous devez en voir pas mal. Au début. Allez, soyons cash. Vous devez en voir pas mal des encivilités, du coup. Oh là là, mon Dieu. Ben oui, ben oui, ben oui.

39:49
Locuteur 9

Mais c'est pour ça que je vous dis que ça dépend de ce que l'on veut. Est-ce qu'on veut réprimander ? Est-ce qu'on veut éduquer ? Est-ce que notre priorité n'est pas d'éduquer ? Exactement. Oui, voilà.

39:57
Locuteur 6

L'un ne va pas sans l'autre. Exactement. Mais éduquer, ça...

40:02
Locuteur 10

N'ayons pas peur d'engueuler nos enfants. Malheureusement, je pense que l'éducation, il faut savoir dire non. Ah bah oui, ça c'est sûr. Et voilà. Aujourd'hui, on paye nos éducations où on ne dit jamais non. Bien sûr. Et Léonore, vous êtes parfaite, ne changez rien. Vous restez avec nous, Léonore, parce que tout de suite, on va jouer, vous savez. Est-ce que vous êtes bonne en blind test, Léonore ? Parce qu'à priori, au cours de la table... Oh, elle est bonne tout court. Quand même. Parlons vrai sur ce moment. Je change rien, Léonore de Nîmes. C'est beaucoup de réparti. Allez, c'est parti pour le jeu de l'été. C'est pas mal, ça. J'adore. Le jeu de l'été, le jeu de l'été, on va jouer.

La musique, il y a un problème. Ah bah ouais. Il y a un problème de jingle, c'est pas grave, on va faire sans. Eh bah du coup, Léonore, on va jouer. Alors l'idée, c'est vraiment que comme vous êtes trois, c'est chacun pour sa pomme, puisque vous êtes trois. C'est bonjour, non, pommard. Ah bah oui, pomme, pommard. Bah oui, oh là là. Vous êtes parfait, Bruno, changez rien. C'est un spécial, faites la fête avec moi ce soir pour mon dernier jour avec vous, avant la rentrée, puis le retour à une activité normale, évidemment. Chacun pour soi, je l'ai dit, puisque vous êtes trois. Est-ce qu'on peut lancer le blind test, l'area ? Eh bah c'est parti, numéro un.

41:17
Locuteur 3

Alors, on va.

41:17
Locuteur 6

Ça c'est trop bon, c'est trop mal. Mais il l'avait dit tout à l'heure, de toute façon. Mais si, si, on l'a dit.

41:22
Locuteur 10

Ah non, on l'a dit en même temps.

41:25
Locuteur 6

Un point chacun.

41:26
Locuteur 10

Bon, allez, je vais être sympa. Allez, honnête, elle est honnête, c'est bien. Allez, de ouf. Je vais être sympa, de ouf carrément. Bon, et Léonore, vous avez vu son show, hein ? Ah bah oui, mais c'est que, au téléphone, je risque de perdre. Ah non, non, vous criez. Je partage avec Bruno. Parlez fort et parlons vrai. Allez, numéro deux. Diana Ross. Bravo. Non, non, non, mais ça c'est la vraie musique, excuse-moi, ça c'est la vraie musique, tu devrais connaître ça.

41:55
Locuteur 6

C'est la vraie musique pour ça.

41:56
Locuteur 10

Donna Summer, en fait, c'est... C'est les années 80 aussi.

42:00
Locuteur 6

Oui, bah oui.

42:00
Locuteur 10

T'étais pas né. Bah je suis ici, je suis en 87. Ah ouais, donc ouais. Bon, elle va nous raconter sa vie, hein ? Là, c'est une petite dédicace pour vous, Bruno Pommard, numéro trois.

42:10
Locuteur 7

Belle histoire, du roi, du roi, du roi, du roi.

42:16
Locuteur 10

Les LPL Gips. Donc j'étais obligée de vous la faire, celle-là. Bruno, j'ai des choses à rattraper d'hier. J'ai peur que... Elle est à fond. J'ai peur que... J'ai peur de partir, de me faire rien sur le roi. Et Léonore, faut pas vous laisser faire. Mais oui, mais je crie, mais vous m'entendez pas. Mais si, on vous entend. Il y a moyen qu'elle l'a dit en premier, me dit la Réa ? Eh bien, c'est le point pour vous, Léonore. Si, si, si. Ok. Allez, je partage. Si, si, le point pour vous, Léonore. Attends. Allez, numéro quatre. Elle l'a dit ou pas ? Juju. Non ? Bon, ok. J'ai pris mes pilules qui aérient dans mon cerveau. Des fois, j'en prends des pilules comme ça. C'est caché.

Bah, c'est pas des blagues, c'est pas du... Non, mais faites attention, on est à l'antenne quand même. C'est l'appliquante. Allez, numéro cinq. Je connais même pas, moi. Il t'a mis tout court, ça, il y a 40 ans. Faut vous refaire votre culture musicale. Allez, ça, je suis sûr que vous allez connaître. Et moi, j'adore. C'est parti. Des millions de personnes à travers le monde l'écoutent tous les jours. J'ai pas le cas. Sérieux ? Non. Ah bon ? Ok, il était en concert début juillet. Il y a que toi qui l'écoutes. Non, il n'y a pas que moi. Non, il y a tout le monde qui l'écoute. Bad Bunny. Ah, bravo, mais vous avez fait un Shazam ou pas, Eleonore ? Oui. Oui, oui. Non, non, Bad Bunny.

Allez, on vous donne le point, on est sympa. Pas de triche, hein. Bad Bunny, quand même. Vous connaissez pas Bad Bunny ? Bad Bunny, oui, mais j'ai pas reçu. Bon, d'accord. Moi, hier, j'ai prévenu, je vous ai dit le gars. Bah, c'est un rappeur, c'est un peu un rappeur, Bad Bunny. Ah bon ? Bon, allez, numéro 7. Attention, Eleonore, elle va gagner, hein. Vous êtes au courant, quand même. On la laisse passer un peu devant. Ouais, on la laisse passer devant. Je cache ma feuille, parce que j'ai l'impression qu'on regarde. Je vois pas, je vois pas déjà. Ouais. Ah, il faut mettre des lunettes, hein, Bruno. Allez, numéro 8.

44:34
Locuteur 6

Exact.

44:35
Locuteur 10

Non, Eleonore, c'est moi, là, cette fois-ci, hein, ça suffit.

44:37
Locuteur 6

Ah là, j'avoue, il est sorti, il met du cœur. Bon, ça, vous allez connaître, Salia. C'est Prince, même, hein, Prince.

44:41
Locuteur 10

Numéro 9. Ah bah, tu es. Pookie, quoi ? C'est Ayana Camara. Je sais pas ce que ça veut dire, mais c'est pas grave. T'as le Pookie dans les slides. C'est le nom du furie de ma compagne. Ah bah, voilà. Numéro 10, ça, c'est ma génération. Ah oui, je crois, ça me plaît. J'ai un peu de la télé, la chanson. C'est quoi, cette musique ? Ça, j'écoutais ça en boucle, quand j'avais 12 ans. C'est voilà, c'était ma chanson préférée, je pense. Ah oui, ça fait longtemps. Ah oui, ça date un peu, quand même. C'est un petit peu. Ça a été facile, ça. Merci beaucoup, Léonore. Alors, vous avez combien, Léonore ? Un, deux, trois, quatre, cinq. Salia, Léonore est sauf. Deux, ce soir, bravo.

Bruno, un, deux, trois, quatre, cinq. Bon, les gars, la prochaine fois, c'est grave. Bruno et Léonore sont à égalité. Bon, voilà. Allez, vous restez avec nous. Merci beaucoup, Léonore. On vous embrasse. Vous restez avec nous. Dans un instant, c'est votre grand débat. On va parler de choses un peu moins drôles, de la sécheresse, ce qui touche notamment à la quasi-totalité du pays. Et voilà, il est 17h57. A tout de suite.

46:12
Présentateur

17h20, les Vraies Voix Sud Radio. Vraies Voix Sud Radio, 17h19, Judith Belair.

46:18
Locuteur 10

Et je vous rappelle vos Vraies Voix du jour à 18h04 sur Sud Radio. Nous sommes avec Salia Aitamou, qui est humoriste, entrepreneur, fondatrice du Women Comedy Tour et chroniqueuse. Comment ça va, Salia ? Ça se passe bien ? Si votre micro n'est pas ouvert, vous ne pouvez pas me répondre en même temps. J'ai envie de dire recommencer. Vous allez bien ? Oui, ça va et vous ? Oui, ça va, merci. Oui, tout va bien. Bruno Pommard, ça va aussi ? Oui, je suis très content. Écoutez, c'est votre dernière. Donc, je vous reverrai l'année prochaine au mois d'août. Ben, peut-être. Dans un an, ça va faire long quand même. Vous allez venir faire mon émission entre temps. Avec plaisir.

Le dimanche soir à 19h, c'est excellent. Bruno Pommard, vous êtes président du think tank Initiative Sécurité Intérieure et ancien membre du RAID. Allez, c'est parti pour le grand débat. La sécheresse touche désormais la quasi-totalité du pays. Plus de 40 000 personnes subissent déjà des coupures d'eau au robinet. 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension et près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. Avec les canicules à répétition et le manque de pluie, la priorité est claire. Préserver l'eau potable et éviter les pénuries. Mais du coup, pour vous, et d'ailleurs chez vous, comment ça se passe ?

Vous n'hésitez pas à nous appeler au 0826 300 300 pour témoigner, nous dire si vous avez assez d'eau ou pas et comment vous faites d'ailleurs avec l'eau en général. Du coup, on vous pose cette question sur YouTube. Est-ce que vous avez peur de manquer d'eau ? C'est une vraie question. Vous pouvez nous appeler, je vous l'ai dit, 0826 300 300. On part à Merues, en Lozère, avec le maire David Hérard. Bonsoir David. Oui, bonsoir. Bonsoir aux auditeurs. Bienvenue. Bonsoir. Bonsoir à vous. Et du coup, dans votre commune, monsieur le maire, l'eau est impropre à la consommation ? Oui, tout à fait. Ça fait depuis 5 juillet. Ok.

D'après un contrôle de l'ARS, parce que quand même, on est un village très touristique. Donc, on a beaucoup de contrôles. Donc, le contrôle s'est avéré. Bon, maintenant, on contrôle les chlorates. On contrôle les chlorates. Il y a quelques années, on ne les contrôlait pas. Maintenant, on se contrôle. D'accord. Et vous savez pourquoi, du coup, il y en a trop. Et c'est parce qu'il n'y a plus assez d'eau, c'est ça ? Alors, personnellement, on ne peut pas trop savoir. Parce que ça, c'est la comcombe qui a la légitimité de parler en termes,

48:28
Locuteur 3

puisque c'est sur l'exploitation. Mais, en fait, nous, c'est comme pas l'eau des rivières.

48:34
Locuteur 10

Parce que la ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, elle a demandé au préfet une gestion plus rigoureuse des restrictions. On imagine que c'est aussi suite à cette demande, en fait, que vous avez eu cet arrêté. Je pense que oui. Je pense que oui. Parce que là, nous, maintenant, on est avec des packs d'eau. Donc, il m'a dit une population de 884 habitants l'hiver. L'hiver, c'est la mienne, mais l'hiver... Mais en été, vous montez à combien ? On multiplie par 4 ou 5, quoi. Oui, quand même. Donc, en fait, le calcul, ça évite. Donc, les campings sont

49:01
Locuteur 3

pleins, pleins, pleins. Les hôtels sont pleins. Donc, on va livrer des palettes. Donc, nous, par contre, la mairie, on fait bien parce que, en fait,

49:11
Locuteur 10

je suis aussi vice-président de la Comcombe en relation avec l'eau parce que je crois que l'eau deviendrait une denrée très, très rare et qu'il y aurait pas mal de travail à faire à l'uscu. Eh bien, vous avez bien raison. 0820... Allez-y, M. le maire, je vous ai coupé la parole. Vous avez encore un truc à dire ? Non, non, non. Je veux dire que... Écoutez, nous, par contre, de ne pas vraiment accuser, c'est que, personnellement, avec l'aide de M. le préfet, de la Comcombe, on arrive à gérer tout le monde, tout le monde qui vient dans son pack de bois, ses réserves... Bon, la population est bien équipée, quoi. Oui, tout à fait, tout à fait. Allez, on part dans l'eau de 0826 300 300.

On accueille, pardon, Jean-Pierre qui nous appelle de Lecate. Bonsoir, Jean-Pierre.

49:53
Présentateur

Bonjour. Alors, je suis allé au Fray en Bretagne. Oui. Il fait moins chaud qu'à Lecate. Vous avez bien raison. Je suis à Kerloan. Je ne sais pas si vous situez pas très loin de Roscoff.

50:05
Locuteur 10

On attend à la Bretagne.

50:06
Présentateur

Oui, ben, disons que là, il fait 20, 22. C'est mieux. Oui, c'est tout à fait possible.

50:13
Locuteur 10

Alors, Jean-Pierre, vous vous appelez parce que vous faites une consommation d'eau. Alors, vous arrivez à vous tenir à 100 litres par an, ce qui n'est pas grand-chose, effectivement, sans compter, évidemment, les bouteilles d'eau dont vous servez pour vous hydrater. Mais vous avez déjà conscience de ça et vous vous restreignez. Voilà, vous comptez tout ce que vous utilisez, quoi.

50:33
Locuteur 7

Alors, il faut déjà préciser que je peux bien voir ma consommation d'eau puisque je vis dans mon camping-car depuis deux ans et demi.

50:40
Locuteur 1

D'accord.

50:41
Locuteur 7

Et que je fais mon réservoir d'eau

50:44
Présentateur

faisant 100 litres. Je fais un plein par an. Je dis bien 100 litres par an.

50:49
Locuteur 10

Bravo.

50:51
Présentateur

Or, mon litre et demi par jour de boisson.

50:54
Locuteur 10

D'accord. Donc, je suis... J'ai plein. J'ai un nombre de stratégies. Bois de l'eau minérale aussi. Ah oui, d'accord. Il fallait expliquer à Bruno Pema. Oui, j'avais pas tout carté. C'est la blondeur qui remonte. On vous écoute, pardon. Allez-y, Jean-Pierre.

51:08
Présentateur

Je vous en prie. Oui, donc, j'ai quelques stratégies. Par exemple, je ne fais pas de vaisselle. Ah ? J'ai adopté un pulvérateur. Je ne sais pas, il y a un écho. J'espère qu'il ne vous gêne pas.

51:18
Locuteur 10

Non, non, allez-y, allez-y.

51:19
Présentateur

Il y a, donc, j'utilise un pulvérateur qui consomme très peu d'eau pour nettoyer ma gamelle. Pas d'assiette.

51:27
Locuteur 7

Et j'ai une tasse par ailleurs.

51:29
Locuteur 10

Vous vivez comme un asset, en fait, Jean-Pierre. Comment vous dites ? Vous vivez comme un asset, oui.

51:35
Locuteur 7

Oui, un peu, un peu. Il y a quelques points communs.

51:38
Locuteur 10

C'est un état d'esprit chez vous, quoi. Tout le monde ne peut pas faire comme ça, en fait. C'est ça, le problème, Jean-Pierre. On vous entend.

51:44
Locuteur 7

C'est très ergonomique et on gagne également beaucoup de temps à ne pas faire la vaisselle. Ah, ben, je suis bien d'accord.

51:50
Locuteur 10

Mais sinon, il y a un truc qui s'appelle le lave-vaisselle.

51:53
Locuteur

Pardon.

51:53
Locuteur 1

Et qu'on adore.

51:56
Locuteur 7

Dans un camping-car, je ne l'ai pas encore. Ah, vous êtes parfait. Je continue à vous expliquer. Allez-y. Donc, pour les toilettes, j'utilise des sacs et j'urine dans des bouteilles. Des toilettes, je vous en prie. Je n'ai même pas à les vidanger, etc.

52:13
Locuteur 10

On se rend compte tout.

52:14
Locuteur 7

Vous avez des toilettes sèches ?

52:17
Locuteur 10

Il y a Bruno Pommard qui vous demande si vous avez des toilettes sèches, Jean-Pierre.

52:21
Locuteur 7

Alors, je suis mieux que des toilettes sèches. C'est-à-dire que je ne consomme pas de sueur, ni de choses pour chat. Mais encore plus économique et encore plus ergonomique. Bon. Merci, Jean-Pierre.

52:31
Locuteur 10

Alors, on va revenir un petit peu à notre sujet, Bruno Pommard. Les quatre niveaux de gravité de la sécheresse en France. Il y a la vigilance au départ. Donc là, c'est pour économiser l'eau. Après, il y a l'alerte. Donc, restrictions, arrosage, irrigation des cultures et tout ça. Ça, c'est la préfecture qui fait tomber ce genre de... Ensuite, il y a l'alerte renforcée. C'est l'interdiction carrément des activités affectant les moyens, les milieux aquatiques, les piscines, etc. Et après, il y a la crise. Et nous, on est en crise. La crise, c'est l'arrêt des usages non prioritaires. L'eau ne peut être prélevée que pour les usages essentiels.

Au 1er août, il y a 1373 cours d'eau qui présentaient des ruptures d'écoulement ou des assecs. Oui, mais écoutez, à un moment donné, il faut savoir... Je ne sais pas si c'est le terme, se serrer la cinture. Mais bon, il faut être citoyen. Il faut comprendre le problème. Et puis, se mettre tous à la page, je dirais. Et puis, être respectueux. laisser la priorité de l'utilisation de l'eau pour ceux qui en ont besoin. Je pense toujours à nos agriculteurs parce que c'est eux qui nous font bouffer, les agriculteurs. Donc, eux, en ont besoin. Il faut qu'ils le fassent avec parcimonie, avec un usage intelligent, encore une fois.

Mais voilà, encore une fois, à nous tous de faire attention et puis de réfléchir. Pas nous directement, les 68 millions d'habitants que nous sommes, mais les spécialistes. Il paraît qu'on a plein de spécialistes qui sont capables de régler ces problèmes de flotte. De trouver des réponses et des solutions pour qu'on puisse, effectivement, arrêter ce marasme total qui représente vraiment un problème pour notre pays. Pour l'agriculture, encore une fois, j'y reviens. Et puis, pour notre vie au quotidien. Bon, et puis, il y a des gestes basiques à adopter. Celle-là, Itamou. Par exemple, quand on se brosse les dents, on éteint le robinet. Quand on se lave dans la douche, on éteint la douche.

On ne prend pas trois bains par jour, etc.

54:07
Locuteur 6

Complètement. Et d'ailleurs, quand, Judith, tout à l'heure, tu as annoncé la vigilance. La vigilance, elle devrait être renforcée dès le départ. Pourquoi ? J'ai découvert, moi, dans des hôtels, par exemple, où il y avait un sort de boîtier qui vous donne, en fait, l'alerte de ce que vous consommez. Là, on a ce monsieur qui consomme 100 litres.

54:22
Locuteur 10

Il y a un camping aussi qui a limité les douches à 7 minutes la douche.

54:25
Locuteur 6

Mais c'est long, 7 minutes. 7 minutes, c'est super long. Moi, je ne suis pas 7 minutes sous la douche. Pourtant, je suis propre. On est d'accord. Ah bon ? Ah ouais.

54:32
Locuteur

Tu sens pas bon, hein, sur le plateau ?

54:33
Locuteur 6

Non, mais je suis sérieuse. 7 minutes, c'est très, très long pour une douche. Bon, 3 minutes, Maxi. Voilà, on est d'accord. 3, 4, Maxi, quand tu laves les cheveux. Bon, c'est un peu compliqué pour les filles. Ma copole, il vaut 40 minutes, mais bon. Donc, il y a des gestes, déjà, des départs. Disons qu'entre le ferret et la douche, ce soir, elle est l'enfant. Les gestes, la vigilance, elle doit déjà être renforcée en France. Parce que la vigilance, ça nous permet justement d'éviter de passer aux autres alertes.

54:58
Locuteur 10

Les gestes du quotidien. On est d'accord.

55:00
Locuteur 6

On a des nappes qui sont vides aujourd'hui. On a pensé que l'eau venait du robinet. En réalité, elle vient du ciel. Donc, à un moment donné, c'est vrai. On s'est dit qu'on ouvrait un robinet, mais l'eau, elle vient d'où ? Elle ne vient pas du robinet, là ? Ben non, elle ne vient pas du robinet, elle vient du ciel. Ça, c'est une scoupe, ça.

55:14
Locuteur 10

Il n'y a pas que le ciel, il y a d'autres endroits.

55:16
Locuteur 6

Oui, mais bon, elle vient quand même du ciel. Vous avez des bonnes élèves à l'école, c'est bien, celle-là.

55:21
Locuteur 7

On a cinq ans à travailler.

55:23
Locuteur 6

On a cru que l'eau, elle était gratuite, parce qu'elle sort du robinet. On va comprendre qu'elle est précieuse, mais on va vraiment le comprendre. On ne se rend pas compte. Mais arrêtez l'eau toute une journée. Faites-le, vous allez voir. C'est hyper dur.

55:36
Locuteur 1

Ah oui, bien sûr.

55:37
Locuteur 6

On ouvre le robinet, on ne se rend plus compte. En fait, c'est devenu des habitudes. Mais en réalité, il faut effectivement brosser les dents, faire attention. Lave-vaisselle, c'est vrai. Lave-vaisselle, c'est très bien. Ça consomme moins d'eau. Mais attention, c'est pareil. Utiliser un lave-vaisselle pour ne pas le remplir, il faut qu'il soit bien plein, etc. Il y a des gestes comme ça.

55:55
Locuteur 10

Surtout, les dernières générations de lave-vaisselle, etc. C'est quand même travailler pour éviter... Finalement, c'est mieux de faire le lave-vaisselle que la vaisselle. Oui, parce que oui, je pense. Sauf en faisant ce que faisait notre ami tout à l'heure. Oui, il faut avoir une sacrée discipline. Papa, maman et cinq gosses, ce n'est pas évident.

56:14
Locuteur 6

Lave-vaisselle, c'est génial. Déjà, parce que tu as toujours les mains belles et propres. Ça permet aussi d'avoir moins d'humidité sur la peau. Et puis, mine de rien, moi j'ai apprécié les repas avec la vaisselle. Parce que je mange et je n'ai pas besoin d'aller faire la vaisselle. Elle est 18h14, vous restez avec nous dans un instant.

56:29
Locuteur 10

C'est le Grand Débat qui continue. Merci. David Erard, qui est maire de Méri-US. Pardon, je ne sais pas si je l'ai bien prononcé en légère. Commune où l'eau est impropre à la consommation. Mais pas parce qu'il n'y a pas de pénurie d'eau par contre. C'est juste que les alertes sont remontées par le préfet. Merci beaucoup. 18h14, vous restez avec nous dans un instant. C'est la suite du Grand Débat.

56:50
Présentateur

17h20, les vraies voix Sud Radio. Les vraies voix Sud Radio. 17h19, Judith Ballère.

56:58
Locuteur 10

La sécheresse s'étend désormais à presque toute la France. Plus de 40 000 personnes ont déjà été touchées par des coupures d'eau. Au robinet, 550 000 habitants vivent dans des zones où l'approvisionnement est sous tension. Et près de 3 millions de personnes sont placées en vigilance. Une situation inquiétante qui amène cette question qu'on vous pose sur Youtube. Avez-vous peur de manquer d'eau ? C'est la suite de votre Grand Débat.

57:17
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio.

57:19
Locuteur 10

Eh bien, nous sommes avec Thibaut Dautry. Bonsoir Thibaut.

57:23
Présentateur

Bonsoir.

57:23
Locuteur 10

Vous êtes éco-hydrologue à l'INRAE. C'est l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement. Quand on sait que 70% du territoire fait l'objet de mesures de restriction des usages en raison de la sécheresse, c'est quand même assez énorme. On a un peu peur de manquer d'eau parce qu'on entend que dans certaines communes, il y a un vrai problème de pénurie d'eau potable. Tout à fait. C'est déjà le cas dans pas mal de communes. Je pense qu'il y a 40 000 à 40 000 personnes qui sont déjà coupées. Et puis malheureusement, les prévisions actuelles ne sont pas très encourageantes sur les précipitations.

57:55
Locuteur 9

Donc ça va faire que les dégradés. On n'est pas encore...

57:57
Locuteur 10

Quand on sait que les ménages utilisent en moyenne 150 litres d'eau potable par personne et par jour, ce n'est pas du tout ce qu'utilise notre renditeur qu'on a entendu tout à l'heure. Lui, il est à 100 litres par an. Même moins. 150 litres, ça fait un paquet quand même. 150 par personne, oui. On se dit que quand même, on est un petit peu, pardonnez-moi le terme, à l'ouest. On ne se rend pas compte ? On parle dans l'urbanité.

58:20
Locuteur 1

Oui, c'est complexe comme sujet parce qu'en fait, c'est quand même la base de la ville. Donc on en a besoin. Il y a certaines inutiles, voilà, on va aux toilettes dans de l'eau potable.

58:30
Locuteur 9

Mais malgré tout, on n'est de loin pas les premiers consommateurs d'eau. Donc il faut que tout le monde, et pas uniquement les habitants...

58:36
Locuteur 10

Mais ça, c'est une aberration, les toilettes à l'eau potable d'ailleurs, excusez-moi, mais... C'est une aberration aujourd'hui, mais voilà, il y a quelques années, quand il y a des gens qui mourraient de maladie parce que l'eau n'était pas plus grave, c'est encore le cas dans pas mal de... C'est pas forcément une aberration. Mais aujourd'hui, on se rend compte que toute cette eau-là qui est balancée,

58:54
Locuteur 1

ça coûte quand même pas mal pour la retraité. C'est un petit peu dommage quand même, sachant que les gens ne font pas l'eau robinette.

59:00
Locuteur 10

Ben c'est ça. Le consommé, s'il ne met pas l'eau du robinet domestique, on parle aussi de l'eau pour l'agriculture, qui est environ à 45% des consommations d'eau contre 21% pour la production d'eau potable. Mais en même temps, c'est 45% pour nos agriculteurs, pour notre agriculture. S'ils n'étaient pas utilisés, ben on ne pourrait plus manger. Ben oui.

59:17
Locuteur 4

Alors, c'est tout à fait le cas.

59:19
Locuteur 9

En fait, c'est essentiel de pouvoir manger. Après, il y a une partie de l'eau qui est utilisée pour l'agriculture qui n'est pas tout à fait pour nous faire manger directement.

59:26
Locuteur 1

Quand il y a un petit marié, il y a du maïf qui part en exportation pour venir à des animaux dans le pays. Donc, il y a aussi des... Tous les usages ont une marge de manœuvre pour pouvoir être plus sobre

59:37
Locuteur 4

et plus vertueux sur l'utilisation de la ressource en eau.

59:40
Locuteur 10

Alors, dans 92 départements, les autorités restreignent les usages de l'eau potable pour préserver les nappes et les rivières. Et on sait qu'il y a 1373 cours d'eau qui sont asséchés. Du coup, où est-ce qu'on va aller chercher l'eau ? Il faut attendre qu'il pleuve. Malheureusement, c'est un peu ça. En fait, cette année-là, qui sera une année dans les normes dans les années 2050, ça a été démontré, ça a été modélisé, y compris par les services de l'État dans le cadre des programmes nationaux.

1:00:07
Locuteur 9

En fait, on sait que dans 30 ans, 2026, ça sera un été normal, malheureusement. Et donc, en fait, il va falloir faire en sorte qu'on transforme notre façon de fonctionner,

1:00:16
Locuteur 10

pas simplement en faisant des petites mesurettes ou de l'urgence, mais un vrai travail à faire, pas en période de crise, mais en période de... On est bien d'accord, il faut arrêter d'éteindre les feux, il faut être un petit peu plus prévoyant, c'est un sujet en boucle autour de ce planète depuis plusieurs jours. Exactement. On va écouter, tiens, un petit son de Benoît Biteau, qui est député écologiste sur le stockage.

1:00:35
Locuteur 7

Personne n'est contre l'irrigation, personne n'est contre le stockage de l'eau, c'est juste qu'il faut créer des conditions pour que ces stockages fonctionnent. En vérité, les stockages tels qu'ils sont réalisés ne permettent pas les promesses qui sont derrière ces stockages, ne permettent pas de restaurer les niveaux d'étiage importants dans les cours d'eau en été, ne permettent pas de satisfaire l'irrigation pour tous les agriculteurs, et ne permettent pas non plus de préserver la distribution d'eau potable. C'est la raison pour laquelle la justice a condamné ces équipements qui sont sur ma circonscription.

1:01:07
Locuteur 10

Thibaut Dautry, une réaction ? Bruno Pommard vite fait. Il parlait des bassines, là, le monsieur ? Oui, à priori, oui. À l'intérieur, les agriculteurs en ont besoin, donc il est gentil, le monsieur. Mais vous n'êtes pas d'accord avec les écologistes en général, Bruno Pommard ? Non, pas du tout, parce que la preuve, c'est la dernière fois, ils ont foutu sur la gueule de mes copains jadars, donc déjà. Mais non, je veux dire, on en a besoin des bassines. Moi, je ne parle qu'aux agriculteurs, aux gens qui sont à l'Assemblée nationale à nous faire de l'écologie politique toute la journée, non ?

1:01:32
Locuteur 6

Un petit mot là-dessus, Salia. Moi, je suis d'accord aussi, donc, bien sûr, il a raison, je le rejoins complètement.

1:01:38
Locuteur 10

Thibaut Dautry, pour terminer, on va vous donner le mot de la fin sur ce que vous venez d'entendre, justement, ces histoires de mégabassines. Moi, je pense que c'est surtout dommage de s'opposer. On a tous besoin d'eau, y compris les agriculteurs.

1:01:50
Locuteur 1

Et en fait, il faut arrêter de pour ou contre, il faut être un peu dans la nuance. Mais bien sûr. En fait, le stockage est nécessaire, mais à certaines conditions et pas partout.

1:01:58
Locuteur 10

Merci beaucoup, Thibaut Dautry. Je rappelle que vous êtes éco-hydrologue à l'INRAE, qui est l'Institut national de recherche pour l'agriculture, l'alimentation et l'environnement. Ce sujet, il nous touche, il nous touche tous. Donc, vous le savez, chers auditeurs, vous pouvez aller commenter sur ce que vous entendez à l'antenne de Sud Radio sur YouTube. On fait un point, d'ailleurs, avec Quentin Saunier sur vos commentaires.

1:02:14
Invité

Oui, Judith, puisqu'on vous pose cette question. Avez-vous peur de manquer d'eau ? Et vous répondez non à seulement 52%. C'est assez serré.

1:02:21
Locuteur 10

Et 48% oui, quand même. Exactement.

1:02:23
Invité

Et vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires. On a Chantal qui nous dit, les restrictions, je les comprends, mais je n'espère pas arriver jusqu'au manque d'eau. On a Christophe qui nous dit, si les agriculteurs fonctionnent tout, il est certain qu'on manquera d'eau. Ce à quoi lui répond Norbert ? Dans mon village de 160 habitants, il y a 47 piscines. Ce n'est pas à nous, agriculteurs, de faire l'effort.

1:02:39
Locuteur 10

Ça, c'est vrai, 47 piscines, c'est beaucoup. Mais le pourcentage est surprenant, même. Ça veut dire que les gens n'ont pas peur, mais en même temps, s'ils n'ont pas peur, on pourrait considérer qu'ils font quand même attention quant à l'utilisation de l'eau au quotidien. C'est comme ça, Léa disait, ils disent que c'est magique, parce qu'on ouvre le robinet, il y a l'eau qui sort. Oui, on ouvre le robinet, ça sort. Ils boiront l'eau de la piscine, et puis c'est tout. Non, mais c'est comme quand il y a des incendies, tout d'un coup, on se rend compte qu'on a un réchauffement climatique. C'est pareil, quand il n'y aura plus d'eau qui coule par le robinet, on saura qu'on n'en a plus.

Ce serait bien de se réveiller à voir les 18h.

1:03:05
Locuteur 6

Et vu qu'on est les professionnels d'attendre la fin de la fin, pour dire, ah, ben non, ça, il faut vite faire quelque chose. Bon, ben, attendons ! Allez, 18h23, n'attendez pas, restez avec nous.

1:03:15
Locuteur 10

On continue avec le coup de fil de l'été. 0826 300 300, vous pouvez évidemment nous appeler pour nous raconter un peu votre vie, tiens, sur Sud Radio, parce que demain, c'est le 15 août, c'est le coup de fil de l'été.

1:03:30
Présentateur

Les vraies voix Sud Radio.

1:03:33
Locuteur 10

Oui, merci pour le jingle. Donc, demain, c'est le 15 août, c'est l'un des grands rendez-vous de l'été. Pour beaucoup, c'est aussi l'occasion de profiter d'un jour férié, de partir, de retrouver la famille, ou simplement de lever le pied. Alors, si vous êtes en vacances, on veut tout savoir. Est-ce que vous avez prévu quelque chose ? Vous avez prévu quoi, tiens, pour le 15 août ? On part, tiens, l'Iorac sur l'Ouïre, en Dordogne. Bonsoir, Stéphane Guiry.

1:03:57
Présentateur

Bonsoir, bonsoir à tous.

1:03:58
Locuteur 10

Bonsoir. Alors, vous êtes en vacances, vous, dans une maison de vacances.

1:04:02
Présentateur

Effectivement, oui, c'est tout à fait ça.

1:04:04
Locuteur 10

Et alors, qu'est-ce que vous allez faire demain pour le 15 août ?

1:04:07
Locuteur 7

Eh bien, demain, ça risque d'être une petite promenade au marché de Bergerac, une ville qui n'est pas très très heureuse.

1:04:12
Locuteur 10

On attend, de Banteau. C'est trop sympa.

1:04:14
Locuteur 7

Par la suite, un petit restaurant avec des crevettes. Pas loin, avec aussi un petit ensemble turc, notamment, aller voir la place Cyrano, voir un petit peu les statues.

1:04:30
Locuteur 10

D'accord.

1:04:30
Présentateur

Et la basilique, bien entendu.

1:04:31
Locuteur 10

La balade, quoi. La bonne balade qui va avec. Et tiens, Bruno Pommard, faites quoi ? Vous pourrez être 15 août ? C'est une bonne question. Je suis en train de me poser la question. Vous avez posé la question à notre auditeur. Vous allez réfléchir. Vous allez répondre. On va aller manger au resto. Il faut faire travailler nos restaurateurs. On va boire un coup avec modération. Et puis, c'est ça le plus important. C'est de se faire plaisir, quoi. Oui, oui. Moi, j'adore aller dans les bistrots et dans les restos. Je trouve que c'est sympa parce qu'on discute avec plein de gens. Et je trouve ça formidable. Donc, voilà ce que je vais faire le 15 août. Sauf s'il m'accompagne à une autre idée.

Mais je ne crois pas.

1:05:03
Locuteur 6

Salia Itamou, qu'est-ce que vous faites de votre 15 août ? Alors, moi, demain, je vais revoir une amie avec qui j'ai bossé aussi. Donc, je suis très contente de la revoir demain. Je l'embrasse. Elle s'appelle Titème. Elle est professeure dans un collège à Épinay-sur-Seine. Je pense qu'elle m'écoute aujourd'hui. En tout cas, elle était là hier. Elle écoutait. Eh bien, on lui fait un bisou. On l'embrasse. Et donc, je serai avec elle demain. Et je pense qu'on va sortir les maillots. Serviettes. J'ai besoin, moi, de m'allonger. D'accord. En maillot. Oui, en maillot et de prendre un peu le soleil.

1:05:30
Locuteur 10

C'est une bonne idée, ça, pour le 15 août. Sur le bord d'un, c'est un maillot. Peu importe. Je n'ai pas de spot particulier. Stéphane, vous êtes là ? Oui. On parle beaucoup de chaleur et de sécheresse cet été. Est-ce que vous avez l'impression que ça a quand même changé la manière de vivre vos vacances, en fait ?

1:05:46
Présentateur

Oui, bien entendu. On voit que par rapport à il y a 10-15 ans, où vraiment, comment dirais-je, on pouvait sortir un peu plus facilement. Maintenant, on fait un petit peu plus de piscine. On essaye d'aller un peu plus à la mer.

1:05:59
Locuteur 10

Et puis, il y a aussi les feux d'artifice qui sont annulés. Parce que vous avez un feu d'artifice, potentiellement. Vous ne savez pas s'il aura encore lieu. Parce que vous êtes censé terminer votre journée comme ça demain. Mais pour des raisons de sécurité, il y a même de grandes chances qu'il n'y ait pas lieu.

1:06:12
Invité

Ce serait dommage, parce que ça aurait été l'occasion de prendre de belles photos. Mais bon, comme vous savez...

1:06:17
Locuteur 6

Il faut préserver les forêts, là. Envoyez-nous vos photos de crevettes. C'est de belles photos aussi. Tu as envie de manger des crevettes, Sylvia ? C'est ce qui nous aide. Oui, du coup, ça vous a donné envie.

1:06:27
Locuteur 10

J'adore les crevettes. Bon, ben voilà. Merci beaucoup, en tout cas. Qu'est-ce que vous allez faire ce soir aussi ? Vous allez faire un petit resto aussi ? Stéphane Guéry ?

1:06:36
Locuteur 3

Petit barbecue à côté de la piscine.

1:06:39
Locuteur 10

Bien près, proche de la piscine. Attention aux étincelles. Donnez-nous votre adresse, on va rejoindre. Ouais, on va venir manger un petit bout de viande avec vous en Dordogne. On ramène les extincteurs. On ramène les extincteurs. On va manger la bouteille de rosée avec modération, bien évidemment. Stéphane Guéry, vous êtes vacanciers à Lurac-sur-Louir en Dordogne. Merci d'avoir témoigné avec nous ce soir sur Sud Radio. Merci à vous. Allez, à bientôt. Merci Stéphane. Vous profitez de vos vacances. On ne sait pas ce que vous faites pour le 15 août. Mais soyez ensemble, prenez du bon temps, profitez de ce beau soleil. Même s'il fait très chaud, l'idée c'est de se faire plaisir, évidemment.

On reste ensemble, puisque dans un instant, ça sera l'info en plus avec Quentin Barbasa. Il est 18h27 sur Sud Radio. A tout de suite.

1:07:23
Présentateur

17h20, les Vraies Voix Sud Radio. Les Vraies Voix Sud Radio. 17h19, Judith Belair.

1:07:30
Locuteur 10

Vous êtes bien sur Sud Radio et vous avez raison. Nous, on est bien avec vous aussi. Je vous rappelle nos Vraies Voix du soir. Tiens, Salia Aitamou, vous êtes humoriste, entrepreneur, fondatrice du Women Comedy Tour et chroniqueuse. Et vous, Bruno Pema, vous êtes président du think tank Initiative Sécurité Intérieure et aussi un membre du RAID. Eh bien, à 18h30, c'est l'info en plus avec vous, Quentin Barbasa.

1:07:50
Présentateur

Les Vraies Voix Sud Radio.

1:07:52
Locuteur 10

Alors, il y a un petit scandale. Enfin, moi, je pense que c'est un scandale, Quentin. Le Conseil constitutionnel censure, retoque la loi interdisant les réseaux sociaux au moins de 15 ans, marche sur la tête.

1:08:00
Locuteur 3

Effectivement, c'est un petit coup de tonnerre qui est tombé cet après-midi aux alentours de 15h. Les sages du Conseil constitutionnel considèrent que cette interdiction porte une atteinte non adaptée, nécessaire et proportionnelle à la liberté d'expression et de communication des mineurs. Autrement dit, protéger les enfants, oui, mais pas de n'importe quelle manière. Un revers pour le gouvernement Macron qui avait fait de cette mesure un cheval de bataille. Il y a peut-être une revanche maintenant pour la gauche, puisque c'est LFI et le Parti socialiste qui étaient à l'origine d'un recours.

Et justement, on va en parler avec Arthur Delaporte, qui est député socialiste du Calvados et porte-parole du parti. C'est lui qui avait initié le recours devant le Conseil constitutionnel. Bonsoir, Monsieur le député. Bonsoir. Bonsoir. Arthur Delaporte, vous aviez saisi le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui, votre mesure passe, votre recours passe. C'est une satisfaction ?

1:08:46
Locuteur 7

C'est jamais une satisfaction, parce qu'on avait alerté le gouvernement.

1:08:50
Invité

On partage tous un même objectif, c'est celui de protéger les enfants. Vous savez, moi, j'ai été président de la commission d'enquête sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs.

1:08:58
Locuteur 7

Et des victimes, on en a vu. Et moi, je pense d'abord à elles quand je fais la loi. Sauf que le problème, c'est que quand on fait une loi bavarde, une loi d'affichage, une loi où on sait qu'à la fin, elle ne sera pas applicable, en fait, d'une certaine manière, on ne raconte pas la vérité aux Françaises et aux Français. Et donc, moi, ce que j'ai dit depuis le début au gouvernement, c'est qu'il faut trouver les moyens pour que cette loi, elle soit respectueuse de l'État de droit et des libertés fondamentales.

1:09:20
Locuteur 10

Le texte, il prévoyait quand même d'écarter, dès le 1er septembre, les plus jeunes des réseaux sociaux. On parle de TikTok, Snapchat, Instagram, en particulier de Snapchat. On en entend beaucoup parler en ce moment avec les recrutements des réseaux prostituées, des réseaux narcos et tout ça, avec nos mineurs. Donc, même si, effectivement, la loi, c'était un fourre-tout, il n'empêche que c'était quand même quelque chose d'enfin concret dès le 1er septembre.

1:09:41
Locuteur 7

Mais, en fait, ce n'était pas du tout concret parce que ce qui allait se passer, c'est que s'il n'y avait pas une décision du Conseil constitutionnel, il y aurait eu de l'insécurité juridique. Les plateformes, elles se seraient engouffrées dans la brèche. Elles n'auraient pas appliqué la loi parce que, de toute façon, elles auraient dit que la loi est mal faite. Et c'est ce qu'a dit le Conseil constitutionnel. Donc, moi, en fait, je suis pour des lois qui s'appliquent parce que s'il n'y a pas de lois qui s'appliquent, en fait, on ne protège pas les enfants. L'objectif, c'est de lutter contre les fonctionnalités néfastes des réseaux sociaux.

Moi, c'est ce que je dis et c'est ce qu'on essaie de faire à l'échelle européenne, notamment. Le problème, c'est que le président de la République, il a voulu absolument sa mesure d'interdiction sèche et généralisée. Et le Conseil constitutionnel, il a dit une chose simple. Quand on touche aux libertés fondamentales, que ce soit la liberté de communication, d'expression, ou même le fait que tous les utilisateurs allaient devoir donner leur identité. Et moi, je n'ai pas de problème. A donner mon âge pour protéger les mineurs. Le problème, c'est qu'il faut dire comment. Et là, il n'y avait même pas de mode d'emploi dans la loi.

1:10:33
Locuteur 10

C'est un peu comme les citronographies qu'on imagine avec une reconnaissance faciale, tout simplement.

1:10:40
Locuteur 7

En fait, ce n'est pas si simple que ça. Parce que le gouvernement disait qu'il n'y aura pas de reconnaissance faciale. Ce ne sera pas ça, la solution. Ce sera la carte d'identité de tout le monde. Sauf que, finalement, ça, ce n'est pas quelque chose qui était dans la loi. La loi, elle disait juste qu'il y aura une vérification d'identité. Le problème, c'est qu'on ne peut pas juste dire... Non, la loi ne disait même pas qu'il y aura une vérification d'identité. La loi ne disait rien.

1:11:00
Locuteur 10

Et on ne peut pas ne rien dire quand on va vérifier l'identité de toute la population. C'est ça que j'essaie de dire.

1:11:04
Locuteur 7

C'est qu'il faut des garanties. Et depuis le début, on a dit au gouvernement, mettez les garanties dans la loi. Mettez les précisions. Mettez le périmètre. Par exemple, le périmètre, on ne savait même pas si WhatsApp était dans la loi ou hors de la loi. Ils ont dit que ce n'était pas dans la loi depuis le départ.

1:11:18
Locuteur 10

Très clairement, ça fait déjà deux mois qu'ils ont dit.

1:11:19
Locuteur 7

Vous vous dites que ce n'était pas dans la loi. Mais moi, je vous dis, parce que j'ai écrit cette loi, j'ai fait partie des députés qui l'ont voté, que WhatsApp et YouTube étaient dans la loi, tel que c'était écrit. Et le problème, c'est que c'est ce flou-là que le Conseil constitutionnel a censuré. Et on ne peut pas faire la loi n'importe comment.

1:11:34
Locuteur 10

Mais pourquoi, si vous travaillez sur la loi, il lui manque des trucs, en fait, Arthur Delaporte ? Parce que vous travaillez sur une loi que vous validez et ensuite que vous faites retoquer. On ne comprend pas, là.

1:11:43
Locuteur 7

Mais moi, je n'ai pas voté cette loi. Moi, je me suis abstenu et j'ai dit au gouvernement, attention, votre loi, elle est fragile juridiquement. Je pense qu'elle ne passe pas le filtre du Conseil constitutionnel parce que vous n'avez pas mis les garde-fous nécessaires. Mais c'est bien dommage.

1:11:55
Locuteur 10

Mais même les gamins entre 10 et 14 ans, selon l'ARCOM, sont pour cette interdiction.

1:11:59
Locuteur 7

Oui, alors moi, je vais vous dire, je vais dans les collèges, beaucoup, parce que justement, on parle de TikTok, on parle des dangers des réseaux sociaux. Et moi, ça, c'est mon objectif, c'est de lutter contre les dangers des réseaux sociaux. Que nous disent les jeunes ? Ils nous disent qu'ils veulent une interdiction des réseaux sociaux dangereux. Ils veulent qu'on interdise, par exemple, TikTok, et moi, je suis pour l'interdiction de TikTok. Snapchat aussi, ils veulent qu'on interdise les fonctionnalités dangereuses, que ce soit sur Snapchat ou sur d'autres réseaux. Mais le problème, c'est que les jeunes, ils sont des futurs citoyens comme les autres et qu'ils ont le droit de s'informer.

Et que là, la loi telle qu'elle était écrite, c'était une interdiction sèche et généralisée de l'ensemble des réseaux sociaux et même beaucoup plus loin que les réseaux sociaux. Ça pouvait aller même concerner des messageries. Et aujourd'hui, le Conseil constitutionnel, si vous lisez la décision à écrire noir sur blanc, il faut une liste plus précise de ce que vous voulez définir par les interdictions que vous visez. Et quand on fait une loi, on doit bien la faire.

1:12:56
Locuteur 10

On vous entend, Arthur Delaporte. Merci, on est pris par le temps. Je vais donner la parole à Bruno Thomas. Merci beaucoup, Arthur Delaporte. Monsieur le député, j'entends, mais franchement, je ne comprends rien, en fait. On interdit, on n'interdit pas. Quelles sont les réponses magiques que vous apportez pour qu'on puisse protéger nos enfants, vous, en tant que socialistes ?

1:13:14
Locuteur 7

Ces réponses, elles existent, en fait. Elles existent, c'est, par exemple, moi, dans le rapport TikTok, j'ai proposé des choses simples. Limiter le temps d'écran à 45 minutes. Modérer les contenus dangereux. Mais ça, on le fait déjà. Vous êtes dans le laxisme, monsieur le député, c'est du laxisme.

1:13:28
Locuteur 10

Moi, je le fais déjà, j'ai l'air parental.

1:13:31
Locuteur 7

Vous le faites, mais vous savez que vous n'avez qu'un mineur sur trois qui a un logiciel de contrôle parental, et que parmi ces mineurs sur trois qui ont du contrôle parental, il y en a deux tiers qui le contournent. Demandez à vos enfants, ils vous expliqueront qu'en deux minutes, sur n'importe quelle application, ils peuvent craquer le contrôle parental. Donc, la réalité, c'est qu'aujourd'hui, il faut limiter le temps d'écran. Il faut limiter les fils ininterrompus des algorithmes, parce qu'on ne s'arrête jamais de consulter. Merci beaucoup. Excusez-moi, on est pris par le temps en tourne de la porte.

1:13:59
Locuteur 10

Et c'est ce que porte la Commission européenne, et moi, je la soutiens. Merci beaucoup. Une petite conclusion avec vous, Quentin Barbaza, peut-être.

1:14:06
Locuteur 6

Et Salia, juste un petit mot là-dessus. Il n'a pas répondu à votre question. Il faut limiter, il faut limiter, mais il faut limiter aussi les bêtises au gouvernement, à un moment donné. Je suis désolée, il y a des choses qui ont été proposées. Oui, mais moi, je me permets de le dire. On propose une loi, on arrive avec, effectivement, un gros manque juridique, et on dit, la loi ne passe pas parce que ça ne répond pas à la nécessité, ce n'est pas adapté, ce n'est pas proportionnel. On fait quoi ? C'est vrai qu'on marche un peu sur la tête. On va faire un bazar. Attendez, attendez.

1:14:31
Locuteur 3

Mais après, pour remettre un peu dans la contextualité, le président Macron qui a demandé aujourd'hui à Sébastien Lecornu, Premier ministre, de refaire une loi, de réécrire une loi, pour qu'au printemps 2027, cette loi passe véritablement.

1:14:43
Locuteur 10

Elle n'aura pas lieu, on est bien d'accord. Nos enfants vont pouvoir continuer à utiliser des réseaux qui sont nocifs. C'est un vrai bonheur. Merci beaucoup, Arthur Delaporte. Je rappelle que vous êtes député PS du Calvados, porte-parole du Parti Socialiste, et que vous avez rédigé ce recours auprès du Conseil Constitutionnel. Restez avec nous, chers amis. On continue avec ce qui fait bouger les réseaux sociaux. Tout de suite.

1:15:03
Présentateur

Les vraies voix sud-radio. Moi, le truc à chaque fois.

1:15:06
Locuteur 10

Alors, Bruno Pommard, vous êtes encore à l'antenne, vous savez. Pardon, excusez-moi. Allez, ce qui fait bouger les réseaux sociaux, c'est tout de suite. C'est une vidéo qui tombe beaucoup sur la toile. Vous l'avez peut-être vu, même sûrement, un couple juif australien a été agressé à Avignon par un homme irlandais proférant des menaces de mort et des propos antisémites très violents. La scène a été filmée, largement diffusée sur les réseaux sociaux où ce type de contenu peut être à la fois dénoncé, mais aussi commenté, détourné ou banalisé dans un contexte où les actes antisémites explosent.

1:15:36
Locuteur

On se pose la question avec vous.

1:15:38
Locuteur 10

Est-ce que les réseaux sociaux banalisent l'antisémitisme, selon vous ? Alors, on va écouter un petit son de notre ministre Aurore Berger.

1:15:45
Locuteur 9

Déjà, l'antisémitisme, ce n'est pas la liberté d'expression. On est bien d'accord. L'antisémitisme, c'est un délit. Le racisme, de la même manière. Donc, il ne faut pas confondre les choses. On peut avoir des débats extrêmement vifs et on continuera à avoir des débats extrêmement vifs. Par contre, on ne débat pas de l'antisémitisme, on le combat. Et je crois que ça, il faut qu'on s'accorde dessus. Il y a des pays qui ont fait d'autres choix. Les Etats-Unis, moi, je pourrais venir sur un plateau de télévision en expliquant que la Shoah n'a pas existé. En France, on ne peut pas faire ça. Et tant mieux.

1:16:14
Locuteur 10

C'était notre ministre Aurore Berger, qui est ministre déléguée chargée de la lutte contre les discriminations et puis de l'égalité hommes-femmes, évidemment, que vous venez d'entendre sur Sud Radio. Pour échanger, nous sommes avec Nathalie Cohen-Bezermann, qui est membre du comité directeur du CRIF. Bonsoir, Nathalie.

1:16:28
Locuteur 5

Oui, bonsoir. Bonsoir, Julie. Bonsoir à tout le monde. Bienvenue.

1:16:32
Locuteur 10

Nathalie, l'homme en question, l'Irlandais, qui a insulté ce couple de confession juive qui est d'origine australienne dans un supermarché d'Avignon, aurait même regretté qu'Hitler n'ait pas terminé le travail. Et en fait, quand on regarde la vidéo sur les réseaux sociaux, les commentaires en dessous hérissent le poil, parce qu'il y a des gens qui sont d'accord et il y en a beaucoup. Est-ce que c'est les réseaux sociaux qui banalisent l'antisémitisme ?

1:16:57
Locuteur 5

On peut le dire, mais on ne peut pas non plus mettre la faute que sur les réseaux sociaux. Je voudrais surtout dire, là, moi je ne suis pas là pour défendre une institution ou parler au nom d'une institution, Julie, je parle pour des gens, qui actuellement, des familles qui ferment les commentaires sous les photos de leurs enfants, des ados qui tiktok, des professeurs de l'éducation nationale qui n'osent même plus dire leur nom. On est dans un climat qui est absolument délétère, qui est absolument terrible.

Et effectivement, comme vous le dites, il y a des Français qui ont écrit, là, publiquement, sous leur nom parfois, sur les réseaux sociaux, que des Juifs allaient finir en savon, parce qu'il y a eu l'épisode de la canicule, il y a eu cet Australien qui a insulté une femme dans un supermarché, des remarques qui, franchement, font vraiment froid dans le dos, mais aux Juifs, mais pas que aux Juifs, parce que ce ne sont pas...

1:17:56
Locuteur 10

Parce que le gouvernement condamne aussi complètement et très fermement ses faits, il faut le savoir.

1:18:01
Locuteur 5

Oui, Aurore Berger, Aurore Berger... Oui, c'est gentil, oui. Aurore Berger, elle ne sert pas de pain aussi. Extraordinaire, Serge Patin. Alors, on va nous dire, c'est le contexte. Ça fait plus de deux ans et demi, bientôt trois ans que c'est le contexte. C'est la colère, c'est Gaza. Non, ce n'est pas que ça, le savon, les fours, ça ne parle pas de la politique israélienne, ça parle d'Auschwitz. Ça vise des Juifs en tant que Juifs. Et il y a 5000 kilomètres de là, effectivement, un Juif de Créteil, il n'a pas de compte à rendre sur ce que fait un gouvernement étranger. Personne, personne ne demande à un Français d'origine chinoise de se justifier sur Pékin, par exemple.

Ou à un Français de se justifier sur Macron. Voilà, un Français de se justifier sur Macron. Donc, c'est très grave, en fait. On parle vraiment d'antisémitisme, là.

1:18:49
Locuteur 10

Alors, on va donner quelques chiffres, Salia et Tamou. Les violences physiques représentent 126 faits en 2025 contre 106 en 2024. On parle des violences, évidemment, contre les Juifs. Leur part passe de 10,4% à 14,2% des actes antisémites recensés. C'est absolument énorme, ça ne s'arrête jamais. Et surtout, c'est mondial, maintenant, on a l'impression.

1:19:06
Locuteur 6

Qu'est-ce que ça vous inspire ? Complètement. Moi, ce que je vois déjà, c'est des jeunes qui sont complètement bêtes et abrutis. Et ils sont abrutés par les réseaux sociaux. Et c'est encore plus dangereux que d'être limite contre les Juifs. Il y a aussi, on en revient encore à ce qu'on disait tout à l'heure, à l'éducation.

1:19:22
Invité

Oui, oui, on est toujours de la même...

1:19:24
Locuteur 6

Parce que si les parents sont aussi contre les Juifs... Oui, enfin là, le monsieur irlandais, ce n'est pas un jeune homme.

1:19:31
Locuteur 10

Il a au moins 60 ans, quoi.

1:19:32
Locuteur 6

Oui, mais... On est d'accord, on revient quand même à l'éducation. Ça veut dire que derrière, on ne sait pas comment il a été éduqué, comment il a grandi, etc. Attention, ça n'excuse pas les faits, etc.

1:19:43
Locuteur 10

Ce n'est pas l'éducation, c'est le manque de culture, aussi. C'est des gens qui ne connaissent pas vraiment le sujet, en général, aussi.

1:19:48
Locuteur 6

On est d'accord avec l'ouverture, etc. Mais voilà, les réseaux n'ont pas inventé l'antisémitisme. Et ils lui ont même donné un abonnement, aujourd'hui, sur la place des réseaux sociaux. Moi, en tout cas, ce que je vois aujourd'hui, c'est que c'est devenu banal. On a banalisé quelque chose qui n'aurait jamais dû l'être. Maintenant, comment est-ce qu'on est en arrière ?

1:20:07
Locuteur 5

Si je peux ajouter quelque chose par rapport aux réseaux sociaux, parce qu'on n'entend que ça, là, ces jours-ci, c'est vrai que les plateformes, elles ont leur part, évidemment. Mais soyez honnêtes, le vrai problème, c'est en aval, à mon avis. On peut écrire, on aurait dû finir le travail et ne rien risquer. Parce que la loi existe, elle existe, mais elle ne nous tombe presque jamais. Il y a trop de peu de plaintes qui sont déposées, il y a trop d'affaires qui sont fixées, il y a des délais qui découragent. Et quand personne n'est jamais condamné, en fait, même s'il y a des plaintes, ça décourage complètement.

Vous voyez, je le dis, alors, ceux qui nous écoutent, qui fassent des signalements sur Pharos, y compris des plaintes, y compris pour des messages qui vous semblent peut-être bien sûrs.

1:20:56
Locuteur 10

Il n'y a pas de suivi, d'ailleurs.

1:20:57
Locuteur 5

En fait, c'est cumulatif. Une plainte isolée, elle se perd. Mais s'il y a 100 plaintes qui sont déposées, on va finir à obtenir un résultat.

1:21:06
Locuteur 10

Vous savez, au-delà des réseaux, au-delà de tout ce qu'on peut imaginer, il y a une vraie responsabilité, encore une fois, de notre personnel politique dans tout ce qui se passe actuellement. Et je peux vous assurer que tout ça, c'est nourri. On le voit bien, d'ailleurs, à travers les réseaux sociaux, à travers les déclarations de certains, et je pense évidemment à ces personnes de la France insoumise qui en ont fait un fond de commerce, il faut le dire, électoral, total, et qui fait qu'on est en train d'opposer de plus en plus nos communautés dans ce pays.

Et si on va dans les quartiers et qu'on s'aperçoit effectivement que les gens, certaines personnes, n'aiment pas les juifs, parce qu'il faut le dire, c'est parce qu'ils ont été, comment dire, boostés par des gens qui sont là sur le terrain, des militants d'extrême-gauche, qui ne font que ça toute la journée. La responsabilité de ces gens-là est extrême dans ce qui pourrait se passer dans l'avenir. Et là, il y a quelque chose à faire de sérieux de la part du gouvernement, au-delà des lois, on peut faire des lois et tout ça, j'entends bien, mais ce qui engraine notre quotidien, c'est cet antisémitisme de certains politiques. Et ça, c'est une catastrophe.

Allez, vous restez avec nous pour la suite de ce débat. Il est 18h44 sur Sud Radio. On se retrouve tout de suite.

1:22:13
Présentateur

À Avignon, un couple juif australien a été agressé

1:22:22
Locuteur 10

par un homme irlandais. Un sultan antisémite menace de mort et une scène filmée qui devient virale. Cette haine qui se filme, se partage et se banalise en ligne. Amène cette question qu'on vous pose sur YouTube. N'hésitez pas à les commenter ou à nous appeler pour réagir à ce que vous entendez. Les réseaux sociaux banalisent-ils l'antisémitisme ? Pour en parler, nous sommes avec Nathalie Cohen-Bezermann, qui est membre du comité directeur du CRIF. C'est vrai qu'il y a une montée, Nathalie Cohen-Bezermann, aujourd'hui, de l'antisémitisme en France.

C'est la vérité dans le monde entier, en fait, puisque les faits dont on parle aujourd'hui sont des faits commis par un Irlandais contre des Australiens. Donc, il y a vraiment une espèce de globalisation de cet antisémitisme. Et ça s'emballe. Et c'est vrai que ça se banalise. Et donc, on se dit, mais qu'est-ce qu'on peut faire, concrètement, aujourd'hui ?

1:23:08
Locuteur 5

Concrètement, voilà. Tout mettre sur la faute de réseaux sociaux, je pense que ce n'est pas une bonne chose. Non, ça attise. Ça attise. La personne qui a parlé précédemment a dit qu'effectivement, il y avait un parti politique en France qui en faisait ce fonds.

1:23:25
Locuteur 10

Ce fonds de commerce, oui.

1:23:27
Locuteur 5

Voilà. Et qui légitime et qui donne des arguments à toutes ces personnes, qui les autorisent à parler comme elles le font. la loi, elle existe. On a la loi Guesso. Oui, mais ce n'est pas appliqué, en fait. Voilà. Elles ne sont pas appliquées. Et puis, surtout, comme je le disais précédemment, il n'y a pas suffisamment de gens qui portent plainte. Aurore Berger a fait une remarque sous le poste du collectif « Nous vivrons » qui a aussi publié un tweet par rapport à la canicule. Parce qu'il y a une canicule en Israël comme il y en a dans le monde entier. Il y a eu des réponses à cette publication absolument horrible avec, encore une fois, les fours, etc.

Et les élus aussi ont une part de responsabilité parce qu'Aurore Berger l'a dit qu'ils peuvent, et eux seuls peuvent le faire, les élus de la République, déposer des articles 40. Et effectivement, s'il y a des élus qui font un dépôt massif qui appellent à l'article 40 et des individus qui, au regard de toute cette déferlante de haine sur les réseaux sociaux, portent plainte. Moi-même, je le fais. C'est vrai que c'est du travail. C'est vrai que ça demande du temps. Est-ce qu'il faut se déplacer après au tribunal ? Il faut savoir que les gens contre qui vous portez plainte, on les retrouve grâce à leur compte X, mais qu'évidemment, ils sont défendus par des avocats.

Ce sont souvent des petites frappes vraiment pas très fréquentables, mais ils sont défendus par des avocats qui viennent en pro bono et qui défendent ces individus-là. Et effectivement, ils peuvent être condamnés par la 17e Chambre parce qu'on tombe sous le couvert de la liberté de la loi de la presse. Ils sont condamnés. et ils font appel. Donc, ça prend du temps, mais il faut...

1:25:12
Locuteur 10

Il ne faut pas lâcher l'affaire. Mais c'est vrai que quand on écoute Nathalie Cohen-Bezermann, Bruno Pommard, sur ce délai de traitement des plaintes, le manque aussi de condamnation derrière, etc., on comprend que les gens n'aient pas forcément envie de s'y coller. Non, parce que j'entends tous les éléments de langage de madame et j'adhère, mais le problème, c'est le traitement. C'est que... Voilà, on peut faire des articles 40, on peut faire tout ce qu'on veut. Le problème, c'est que c'est... Comment dire ? Le problème à résoudre est insoluble, totalement insoluble. On le voit dans tout un tas de domaines, d'ailleurs.

Quand vous voyez le nombre de plaintes qui sont en attente dans tous les domaines, on parlait des viols sur mineurs, on parlait des viols sur nos compatriotes féminines, etc., on ne sait plus comment traiter les sujets. Évidemment, les plaintes concernant l'antisémitisme sont en nombre incalculable. On a même sur Internet, vous pouvez aller sur ma sécurité.fr, vous pouvez aller déposer une plainte en ligne. Le problème, c'est que c'est le traitement au bout qu'il faut arriver. Et au bout, c'est quoi le traitement ? Ça veut dire de l'humain, encore une fois. Donc, la réponse, elle est quasi impossible, à mon sens. Inexistante, à mon sens.

Salia Aitamou, ça ne dit pas grand-chose de beau, en fait, sur notre société. C'est vrai que vous le disiez tout à l'heure en antenne, on n'a pas été élevés comme ça. Moi, quand j'étais petite dans la cour d'école, il y avait Mohamed, il y avait Jacob, il y avait Salomé, il y avait tout le monde mélangé. Et personne ne se demandait d'où il venait en fait. Ce n'était pas du tout un sujet. C'était là où la République réussissait, c'était là où la laïcité réussissait. Et j'ai l'impression que le fil s'est perdu.

1:26:34
Locuteur 6

Mais complètement. Je le disais tout à l'heure, effectivement. Moi, j'ai grandi dans une famille et voilà, c'est un peu, on va dire, c'est ma cellule familiale personnelle. Mais je peux le dire aujourd'hui à l'antenne, on a grandi avec un papa et une maman qui nous ont donné des valeurs, qui nous ont appris à nous aimer tous ensemble. Moi, j'ai grandi à la Roche-sur-Yon. La Roche-sur-Yon, on était tous mélangés et il n'y avait aucun problème. Donc, c'est vrai que moi, en arrivant en plus à Paris, j'ai commencé à découvrir forcément les quartiers, etc. Et je trouve ça dommage. Je trouve ça vraiment dommage.

1:27:05
Locuteur 10

Nathalie Cohen-Bezermann, merci beaucoup d'être venue partager avec nous. Au lait cœur. Et si vous êtes en vacances, on espère que vous profitez avec un peu de soleil, justement, pour sortir de ce marasme. Je rappelle que vous êtes membre du comité directeur du CRIF. Merci, Nathalie. Vous savez, chers auditeurs, que vous pouvez évidemment commenter à ce que vous entendez à l'antenne sur YouTube. D'ailleurs, on va faire un petit point avec Quentin Saunier sur vos commentaires.

Je vous rappelle qu'il y a un couple juif qui a été pris à partie et agressé violemment par un Irlandais qui a proféré des insultes antisémites, menaces de mort à une scène filmée qui est devenue virale sur les réseaux sociaux. Et on vous pose la question, est-ce que ces réseaux sociaux en question, ils banalisent l'antisémitisme ? On vous écoute, Quentin Saunier.

1:27:44
Invité

Eh bien, nos auditeurs répondent oui à 72%. Ah, c'est assez clair. Vous nous laissez aussi beaucoup de commentaires, Emmanuel, qui nous dit qu'il banalise toute la violence, malheureusement, pas uniquement l'antisémitisme. Et on a Florian qui s'interroge plus globalement et qui nous dit y a-t-il une chose que les réseaux sociaux ne banalisent pas ?

1:28:02
Locuteur 10

Merci beaucoup, Quentin Saunier. Merci, mes chères vrais voix. C'est un bonheur de partager cette dernière avec vous avant les vacances. C'est un beau moment. Vous partez combien de mois en vacances ? Au moins. J'en peux plus. Lundi, vous retrouverez Frédéric Brindel, Salia Itamou, je rappelle que vous êtes humoriste, entrepreneur, fondatrice du Women Comedy Tour et chroniqueuse. Welcome anytime. Bruno Pommard, vous êtes président du Think Tank Initiative Sécurité Antérieure et ancien monde du Raid. Vous aussi, vous partez en vacances ? Non, je reviens. Je suis lundi avec Frédéric Brindel. Vous êtes un vrai abonné. Je suis addict.

1:28:33
Locuteur 6

J'ai un petit dernier mot. C'est vraiment une petite dédicace pour Mélissa, Soane, Kaina, Mala. Elles se reconnaîtront. Je les embrasse fortement et je vous aime les filles. Et on les embrasse aussi.

1:28:45
Locuteur 10

Merci à tous et à toutes d'avoir été au rendez-vous de C'est vrai vrai de l'été avec moi. Dès lundi, vous serez avec Frédéric Brindel à 17h. En attendant, moi je pars en vacances vos deux émissions. Le samedi, Parlons Femmes à 13h30 avec les Femmes Puissantes et le dimanche, C'est Excellent avec le Meilleur de l'Excellence Française. C'est à 19h. Je vous retrouve dès la première semaine de septembre et je vous embrasse.