Philippe Tabarot : « Il y a une raison impérative d’intérêt majeur de reprendre ce chantier »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Philippe Tavarot. Bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
Vous êtes ministre des transports. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice Vesser Redon du groupe HBRA les journaux régionaux de l'est de la France. Bonjour Fabrice.
Bonjour Orian. Bonjour Philippe Tabarot. Bonjour.
On va évidemment parler de vos dossiers au ministère des transports. Ils sont nombreux Philippe Tabarot. Mais d'abord un mot des républicains.
Les républicains qui ont affirmé réaffirmé hier leur opposition à la proportionnelle. Est-ce que vous quitterez le gouvernement si François Baou met en place cette réforme ? Écoutez, il faut déjà discuter sur ce sujet de la proportionnelle.
Je crois que notre président Bruno Retaillot et les deux présidents de groupe Laurent Voquier et Mathieu d'Arnaud ont clairement expliqué que depuis toujours, notre famille politique était contre la proportionnelle. Il y a pas de discussion possible avec eux, ils sont contre. Oui, globalement les et les sénateurs et les députés de notre famille, vous venez de l'entendre pour un sénateur, se sont exprimés contre la proportionnelle parce qu'on a toujours considéré que c'était un scrutin qui n'apportait pas de stabilité et quelque part plus que jamais notre pays a besoin de de stabilité.
Après, on peut dire que le quinquena changer un certain nombre de choses, qu'aujourd'hui on a un scrutin majoritaire à deux tour et que la majorité absolue n'est pas évidente pour un gouvernement. Mais est-ce que vous vous dites "Moi, je quitte le gouvernement si ce chantier est mise en Écoutez moi la décision sera collective de toutes les manières." C'est ce que j'ai dit dès le premier jour.
Je comprends que Bruno Retaillot quelques réticences puisqu'il est euh euh le ministre en charge des élections et qu'il ne souhaiterait pas au ban euh défendre la mise en place de la proportionnelle. Alors, j'entends les arguments des pro proportionnels et François Baou lui aussi est assez constant avec ce qu'il a toujours dit. Il y a une question peut-être de représentativité mais là où il faut de la représentativité aujourd'hui, je pense que le plus important pour notre pays c'est la stabilité.
Et la stabilité ce n'est pas le scrutin proportionnel qu'il apporte notamment en France. Mais est-ce qu'il a eu raison de mettre cette démission dans la balance ? De de coalition à mettre en place.
On essaie, on est dans les prémisses, hein. C'est peut-être la première fois qu'il y a depuis en tout cas dans la 5e République un gouvernement qui essaie de créer sur certains textes des coalitions. Mais en tout cas, je ne pense pas que ça réglerait les solutions institutionnelles.
Vous êtes plus prudent que lui sur le gouvernement. Moi je moi j'aime bien jouer collectif hein. Donc voilà cou non pas du tout puisqu'il était au côté de du président du des députés du président des sénateurs.
C'est des points à voir avec l'ensemble de notre collègue. Ça a été évoqué en bureau politique mercredi dernier. Donc moi je serai bien sûr solidaire de mes camarades ou compagnons.
Non non mes camarades, c'est pas une expression qui qui est très utilisée dans ma famille politique, mais en tout cas le plus important c'est aussi de penser à notre pays. Est-ce que ce mode de scrutin peut apporter de la stabilité pour le pays ? Je ne le pense pas.
Et je crois que notre participation à ce gouvernement euh malgré ce que pouvait penser mon ancien collègue Pascal Alizard euh apporté dans notre pays. On pèse sur l'action gouvernementale. Je pense qu'on montre de nouveau que les Républicains sont un parti de gouvernement et pour toutes ces raisons, je pense qu'il est utile qu'on soit dans ce gouvernement.
En tout cas, notre présence dans ce gouvernement a évité probablement d'autres solutions plus à gauche voir à l'extrême gauche qui auraient fait beaucoup de mal de manière irréversible au pays. Elle a peut-être évité euh ou elle évite pour l'instant une nouvelle dissolution. Mais pour combien de temps ?
Plus que la dissolution, euh ça c'est dans les mains du président de la République. Est-ce qu'il souhaitera utiliser encore cette arme qui l'a utilisé ? il va bientôt pouvoir il va il va bientôt pouvoir mais je pense qu'il y réfléchira à deux fois par rapport à ce qui s'est passé précédemment.
En tout cas, moi je pense que le plus important c'est de pouvoir agir pour notre pays, de trouver de lui donner un budget. C'était le moment le plus important et la raison de notre présence au gouvernement d'apporter un peu de stabilité aujourd'hui, de préparer les échéances et notamment budgétaires à venir. C'est là l'intérêt d'être présent au gouvernement.
Et je pense que les LR pèsent de tout leur poids dans la politique de ce gouvernement. Vous avez plus envie de peser que de partir. En fait, si je vous écoute bien, la décision de partir ou de ne pas partir doit être collective, mais je pense que si nous partons de ce gouvernement, ce qui sera peut-être une option et je ne laisse pas de côté puisque Bruno Retaillot et nos autres collègues ont clairement exposé les choses.
Je pense que les solutions pour remplacer les LR du gouvernement vont probablement tendre vers la gauche voir l'extrême gauche et je pense que ce qu'il ferait dans ce gouvernement serait totalement irréversible pour notre pays. On va parler des dossiers de votre ministère, ils sont évidemment nombreux. On va commencer par les taxis.
Les taxis toujours en colère. Vous recevez aujourd'hui les représentants des VTC. Vous avez promis au taxis que les VTC seraient plus contrôlés.
De quelle manière ? J'ai vu les VTC hier. Je vois aujourd'hui les plateformes et je revois demain les taxis.
Donc cycle euh de d'échange qui a été lancé en présence du Premier ministre euh samedi euh il y a maintenant 8 jours ou 9 jours. Et l'idée c'était de pouvoir entendre toutes les parties prenantes et de pouvoir faire une synthèse par rapport aux différentes propositions de trouver un système pour que le transport de de de personnes à travers soit des taxis soit des VTC puissent se faire dans une meilleure harmonie. Aujourd'hui, on est dans une guerre de tranchée entre les uns et les autres.
Il faut appeler au calme. Je l'ai fait déjà à différents épisodes de cette crise. Je souhaite le refaire.
J'écoute avec beaucoup d'attention avec l'ensemble de mes collègues concernés. On est pratiquement dans chaque réunion dans une interministérielle avec l'ensemble des services de l'État. Peut-être ce qu'il a manqué, je dirais ces dernières années, voir ces derniers mois, c'est qu'on puisse mettre tout le monde autour de la table et pas de manière catégorienne.
Et comment vous allez renforcer le contrôle des VTC ? Écoutez, le contrôle des VTC a commencé. J'ai eu l'occasion avec le préfet de police de et mon collègue François Noël Buffet d'être gardon la semaine dernière.
Nous avons mené un certain nombre d'opérations dans nos aéroports aussi où c'est quelque part là-bas que la fraude est le est le plus important. Moi, je veux rappeler qu'il y a des taxis des VTC dans notre pays et ce sont l'immense majorité qui travaillent énormément qui sont des gens compétents, des gens honnêtes, il faut le redire. Par contre, au sein même de leur profession, que ce soit les taxis, les VTC, il y a des personnes qui opèrent de manière illégale, qui font du racolage à la sortie des gares, à la sortie des aéroports, qui donnent une image catastrophique de notre pays et et qui doivent être contrôlés parce qu'il certains euh passent des examens euh et et travaillent, je dirais, pour pouvoir assurer une qualité de service, d'autres ne font pas.
Moi, je suis pour la concurrence, on en a souvent parlé sur votre plateau de la concurrence notamment sur le secteur des transports et du ferroviaire, mais une concurrence qui soit saine et avec des règles qui soient identiques pour les uns et pour les autres. Mais juste sur les les VTC, ils disent que pénaliser leur secteur, ça revient à pénaliser les usagers. Qu'est-ce que vous allez leur dire les plateformes Je ne souhaite pas arrêter l'activité de VTC dans notre pays.
Par contre, j'ai souhaité convoquer les plateformes parce qu'il y a des dysfonctionnements évident qui ont été rappelés lors des différentes réunions et notamment ces plateformes, c'est de laisser avec une marode électronique un certain nombre de véhicules ce qu'ils n'ont pas le droit pouvoir tourner aux alentours, aux abords de de ces lieux de transport dont je vous ai parlé. c'est également de pouvoir prendre euh un petit peu n'importe qui, des personnes qui à travers une fermation de 20 € deviennent VTC, des personnes qui avec des équivalences euh deviennent VTC et puis des sociétés euh dites sociétés écran de rattachement qui existe entre les conducteurs et les plateformes qui ne payent pas leurs impôts en France, qui sont particulièrement opaques et qu'on les contre lesquels on souhaite lutter. Alors, les taxis sont pas seulement en colère par rapport au VTC, ils sont en colère par rapport à C'est une nouvelle convention qui doit rentrer en vigueur pour faire notamment des économies sur le budget de la sécurité sociale.
Elle doit rentrer en vigueur le 1er octobre. Est-ce que vous êtes prêt à revoir cette convention ? Groupe de travail sanitaire avec les collègues de Manchalin et Yanner qui travaillent sur ce sujet.
Le premier ministre a été clair lors de la première réunion. Il souhaite que cette convention soit mise en place dans le calendrier qui était décidé. du mois de d'octobre simplement suite à la mais à la première réunion il a dit qu'il était question de la retravailler.
Bon alors est-ce qu'elle va être vue par est en train d'être travaillé je dirais sur sur la forme pas sur le fond en tout cas sur les objectifs. Il faut rappeler que donc il y aura toujours les économies prévu transport sanitaire c'est 6 milliards 7 dans notre pays dont 3 milliards environ pour les taxis avec une augmentation euh ces quatre dernières années de 45 %. Je dirais qu'on est même pas sur une économie, on est aujourd'hui sur ralentir cette progression.
Alors les Mais parce qu'il y a des abus, il y a des abus de la part de certains, il y a des abus qui ont été condamnés. Il y a des procédures judiciaires qui existent. Il y a des médecins qui prescrivent également ce que nous disent justement les taxis.
Je crois qu'il faut repartir de la base. C'est ce qui a été demandé. Les taxis sont aujourd'hui en train de se rapprocher des caisses d'assurance maladie de leur département et de revoir une organisation qui soit plus pertinente, qui puisse leur permettre d'apporter ce service indispensable aux millions de français qui sont dans la détresse et qui sont malades, mais également de rationaliser les choses pour que la progression et l'explosion des dépenses puisse se ralentir.
Je vous rappelle touch à parler euh je vous rappelle des chiffres que sont donnés la Cour des comptes pour 2025 avec un déficit de plus de 22 milliards de notre sécurité sociale. Il faut agir pour éviter cette progression et pour rationaliser les choses mais avec les acteurs concernés qui sont bien souvent source de proposition même de proposition d'économie. Mais sur le fond, vous maintenz l'objectif d'économie et vous maintenez cette nouvelle solution du premier ministre qui a été clairement rappelée au aux participants lors de la première réunion de samedi il y a 9 jours.
Autre sujet, c'est la 69. Mercredi, la cour administrative de Toulouse a autorisé la reprise du chantier de la 69, cette autoroute entre Toulouse et Castre. Vous avez parlé d'une reprise des travaux mi-join.
Est-ce que vous avez une date plus précise ? Écoutez, j'ai dit à partir de mi-juin progressivement, c'est-à-dire qu'un chantier arrêté euh c'est compliqué à la fois parce que euh des centaines d'angers de chantiers ont dû partir, un millier d'ouvriers. Euh, il a fallu sécuriser euh ce chantier pendant toute cette période puisque je rappelle que certaines personnes qui manifestent à travers vos médias le font physiquement par une présence sur sur le terrain.
Il faut faire un état des lieux de l'état du chantier et puis ensuite repartir progressivement. Oui. À quelle date ?
à partir l'objectif c'est celui que j'ai donné de mi-juin et pour monter un peu vague pour monter en puissance pour je dirait une présence importante des entreprises pendant l'été vers la fin de l'été en tout cas l'objectif donc reprise totale en septembre c'est c'est c'est probablement le cas en tout cas c'est aux entreprises de le dire et c'est à la société Atoska et à la société SF ASF de le dire l'idée c'est de pouvoir avancer sur ce chantier continuer je Je vous rappelle que c'est un chantier qui a été réalisé notamment sur ces ouvrages d'art au 2 tiers. C'est un chantier qui a besoin de pouvoir avancer aujourd'hui. Il y a des compensations environnementales qui ont été promis et qui doivent être mises en place.
Donc pour toutes ces raisons, ce chantier doit avancer, je l'espère, dans des conditions normales et pas avec un certain nombre d'individus qui en permanence font une pression intolérable sur les ouvriers de ce chantier. Est-ce que vous avez estimé le coût de cette suspension de chantier ? Écoutez, il y a aujourd'hui des discussions entre l'État et la société en question, j'ai cité.
On sait que au niveau de la sécurisation du chantier, au niveau du de toutes les opérations de de gardiennage pour empêcher que le chantier soit envahi, on parle de 200 1000 € environ par jour. Donc on voit que tout ça s'additionne. C'est la raison pour laquelle il est impératif de reprendre ce le coût supplémentaire il est à combien du coup ? il sera défini en discussion et en échange et avec des intermédiaires le cas échéant des médiateur avec la société.
Ce qui est sûr c'est que la décision de justice a entraîné un coût considérable pour pour le contribuable et je suis soulagé mais à combien plusieurs millions d'euros ? Ah oui écoutez en tout cas ce sera un niveau important. vous pouvez pas vous rendre compte de toutes les conséquences euh que peut engendrer la euh l'arrêt d'un d'un chantier de cette importance.
Donc euh mais et du coup cette autoroute à 69 si les travaux vont au bout, elle entrera en service quand ? Il faut revoir le nouveau planning maintenant. Il faut revoir comment les choses ont fonctionné.
Je vous rappelle que l'objectif initial qui allait être tenu, c'était la fin de cette année. Maintenant, ça devait être fin 2025. Là, c'est quoi le calendrier prévu ?
La société Atosca fera un nouveau planning par rapport à il faut retrouver mais ce sera pas fin 2025. Ah non, rester sur le même calendrier. Il y a eu cette coupure et plus que les mois de la coupure, il y a arrêter un chantier et le reprendre.
Et malheureusement, j'espère que ce sera pas le cas. Mais on anticipe aussi des perturbations importantes dans le chantier. Certains ne s'en cachent pas et ont déjà annoncé qu'il souhaiterait même physiquement interrompre de nouveau le chantier là où la justice leur a pas donné raison.
Je rappelle qu'il y a eu 14 décisions de justice favorables pour continuer le chantier. Une décision défavorable et de nouveau une décision favorable qui rappelle quand même puisque même si c'est pas une décision sur le fond qu'il y a une raison euh impérative d'intérêt majeur de reprendre ce chantier. Ouais.
Mais vous dites c'est pas une décision sur le fond. Est-ce que vous vous préparez à un nouvel arrêt des travaux quand la justice sera tranchée sur le fond ? Écoutez, j'ai vraiment bon espoir par rapport à la décision qui a été prise il y a quelques jours parce que certes, elle est sur la forme mais le fond a été un petit peu évoqué.
C'est ce que je viens de vous dire à l'instant. Euh le juge a dit euh "J'autorise la reprise du chantier parce qu'il y a une raison impérative d'intérêt majeur caractérisé à continuer ce chantier. Euh il y avait un texte qui était euh examiné qui a été voté au Sénat qui était examiné hier à l'Assemblée.
L'examen a été de courte durée hein. Il y a une une motion de rejet. Est-ce que avec la décision de justice de la semaine dernière cette loi elle a encore une utilité ?
Hier, tentative d'obstruction encore de la France insoumise sur une niche EPR, 700 amendements sur un une proposition de loi d'un ou deux articles pour essayer de bloquer les choses. Le texte va revenir par rapport à la motion de rejet qui a été votée hier soir à l'Assemblée en commission mixte paritaire. J'espère qu'elle sera adoptée.
Euh je dirais plus que cette proposition de loi et de son adoption euh où le gouvernement est resté prudent a dit qu'il est favorable au projet mais que c'était une initiative parlementaire. Le gouvernement a choisi la voie judiciaire pour faire entendre son intérêt pour que le projet soit mené à bien. Il y a un autre amendement qui est peut-être passé sous vos radars important dans le projet de loi simplification qui dit que désormais et pour tous les autres projets dans notre pays, il faut dès le début de la procédure et quand vous obtenez une déclaration d'utilité publique, traitez la question de la raison d'intérêt public majeur à ce moment-là et c'est logique euh on ne peut pas c'estd que là les choses elles ont été faites à l'envers.
Cette loi, elle aurait dû passer avant le début du chantier probablement. Après, on sait que c'est une obligation qui est européenne qui est venue. Je pense et ce qu'a dit l'amendement du du gouvernement quand on a une déclaration d'utilité publique, ça doit tout écraser.
C'est important. C'est pas simple d'obtenir une déclaration d'utilité publique. C'est de dire que demain, on peut exproprier des personnes parce qu'on juge que le projet est au-dessus de tout et que l'intérêt public est dans ce projet.
Mais on doit pouvoir tout juger pour tout écraser et ensuite pouvoir sereinement mener le chantier avec des enquêtes publiques au préalable qui euh peuvent amener à cette déclaration d'utilité publique. Mais je voudrais vous parler des des autres autoroutes, celles qui sont déjà en fonctionnement puisque vous attendez du renouvellement des contrats de concession des ressources nouvelles pour le pour l'État déjà vous espérez combien ? Ça c'est ma première question.
Ma deuxième question, c'est est-ce qu'il faut s'attendre à une nouvelle augmentation des hausses de tarifs autoroutiers à l'horizon 2026 ? Pour mémoire, ils ont augmenté de à peu près 40 % en 20 ans. Alors, ce que je souhaite tout d'abord, c'est de pouvoir terminer les 7 années en moyenne qui restent sur toutes les sur tous les contrats de concession actuels.
Les premières tombent en 2031, les dernières en 2036. Et là, l'État revient au cœur du jeu. L'État est en train progressivement de notifier à toutes les sociétés d'autoroute les travaux qu'il restent à faire pendant cette période de cette année.
Je souhaite que jusqu'au dernier jour, les entreprises euh concessionnaires puissent investir et tenir leurs engagements qui ont été notifiés et pas contractualisés. C'est différent avec l'État aujourd'hui. Deuxièmement, je souhaite à travers la conférence de financement qui est en cours actuellement et pour pour 10 semaines qui a été lancé par le Premier ministre à Marseille, pouvoir discuter sur l'avenir de ces concessions.
On travaille avec 150 experts dont des experts du Sénat qui ont commis des rapports particulièrement pertinents sur sur le sujet de se dire qu'est-ce qu'on fait de ces autoroutes demain. Il semble à travers les premiers débats que je ne souhaiterais pas préempter, mais que l'idée générale, c'est plutôt de repartir sur un système concessif, probablement moins long que le précédent qui était pratiquement de 70 années, qu'il y ait des lots qui soient faits par territoire et qu'on avance sur les différents projets et je pense que tout le monde peut trouver sa place à la fois des sociétés concessionnaires avec qui peuvent faire des profits mais pas des super profits. Il y a l'encadrement des super profits qui n'avaient pas été prévus en 2005 et ça ça fait beaucoup débat.
Il y a le péage pour venir à votre question qui doit continuer à faire. Je pense que c'est plus à l'utilisateur qu'au contribuable de payer ces péag et puis le bénéfice de ces péager sur la décarbonation de des autoroutes, sur l'électrification des autoroutes et aussi pardon et aussi sur les routes nationales et sur les routes et sur le réseau ferroviaire. On a besoin aujourd'hui de 4 milliards et demi pour investir sur notre réseau ferroviaire.
Nos ro nationales sont dans un mauvais état. On a 120000 points à entretenir. Ça veut dire que les péages autoroutiers vont continuer à augmenter.
Non, ça veut dire qu'il y aura un encadrement de ces péages autoroutiers. Si vous voulez, on peut faire comme en Espagne hein. Ils ont rendu la gratuité de de des autoroutes aujourd'hui nationalisées.
J'en ai parlé avec mon homologue espagnol, je le revois jeudi au conseil des ministres européens. Il m'a dit que c'était probablement une des plus grosses erreurs qui a été commise par son gouvernement euh parce qu'aujourd'hui il n'arrive plus à entretenir les autoroutes et que quelque part nous on a quand même une grande fierté d'avoir parmi les autoroutes les mieux entretenues d'Europe. Il faut faire payer le juste prix.
Est-ce que vous pensez que c'est au contribuable de financer les véhicules étrangers qui utiliseraient nos autoroutes et qui ne payeraient pas ? Je pense que la meilleure formule, c'est d'encadrer bien sûr ce ce paiement des péages, mais que quand on utilise une autoroute, on doit contribuer à son entretien et contribuer au financement également d'autres modes de transport et d'autres infrastructures comme les routes nationales et comme les infrastructures ferroviaires. Il y a de nouveaux appels à la grève, à la SNCF pour demain, pour après-demain, pour la semaine prochaine également.
Ils seront suivis ? Écoutez, euh c'est difficile de le dire à l'heure où on parle parce que après l'épisode des précédentes grèves du 8 mai dernier et le fait que quelque part, malgré une mobilisation relativement importante, cela ne s'est pas ressenti dans la qualité du service puisque le plan de transport a été assuré euh entre 90 et 95 %. Les grévistes potentielles là souhaitent se déclarer au tout dernier moment pour pas que l'entreprise ne s'organise pour faire circuler les train.
Vous savez qu'il y a un délai de 48h. Nous souhaitions avec le sénateur Marseille passer ce délai à 72h. Là c'est encore 48h.
Donc peu de visibilité mais il y a qu'un syndicat la CGT en l'occurrence qui a déposé sur le 4. sur le 5, c'est une inter, c'est sur d'autres sujets, pardon, et notamment encore la réforme des retraites. Aujourd'hui, il semblerait qu'on puisse que la SNCF puisse assurer un plan de transport qui soit un bon niveau, quelques perturbations légères en région RERB, RERD, mais pour le reste, le plan de transport sera assuré au maximum.
En tout cas, moi j'ai une nouvelle vision, une nouvelle pratique là-dessus que peut-être aucun de mes prédécesseurs n'avait utilisé, c'est de se dire "Je n'interfère pas auprès du gouvernement pour les obliger à trouver un accord coûte que coûte." Et puis les décisions et les discussions sur le financier ont lieu une fois par an sur les négociations annuelles obligatoires et pas tous les de mois pour savoir si on rajoute une nouvelle prime et notamment aux personnes qui sont en arrêt maladie. Merci Philippe Tabarot.
Merci beaucoup d'avoir été notre invité.
Philippe Tabarot