Éric Piolle : « Les ministres de l’Intérieur successifs s’achètent un nom face au narcotrafic »
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Est-ce que plus qu'une lutte contre le narcotrafic aujourd'hui c'est une guerre ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Quels sont les effectifs de police à Grenoble ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que les habitants de Grenoble vous disent sur leur peur du narcotrafic ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Quelle stratégie alternative proposez-vous face à l'échec de la répression ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a dénoncé les bourgeois des centre-villes financant les narcotrafics. Que répondez-vous ?
- 9:00RelanceRéponse partielle
Vous avez évoqué des compromis avec les dealers. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Éric PiolleFait
« La société française est en échec. Les ministres de l'intérieur successifs sont en échec. »
- 1:00Éric PiolleFait
« La consommation de drogue a explosé en France. »
- 5:30Éric PiolleFait
« Un jeune de 15 ans abattu il y a 1 an à Grenoble. »
- 7:30Éric PiolleChiffre
« 10 % des adultes en France maintenant qui disent avoir déjà testé la cocaïne. »
- 9:30Éric PiolleFait
« La France consomme un nombre de psychotropes absolument hallucinant. »
- 16:30Éric PiolleChiffre
« Ber prévoit une hausse de la taxe foncière pour 7 millions de foyers. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
et notre invité c'est Éric Fol. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous mère écologiste de Grenoble. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représenté par Fabrice Vesseredon du groupe Ebra dont le dauphiné Éric Pool.
Bonjour Fabrice. Bonjour Oriane. Bonjour Éric Pool.
Bonjour Éric Piol. On va évidemment commencer en parlant du narcotrafic. Laurent Nunes, Gérald Armanin qui sont à Marseille aujourd'hui une semaine après l'assassinat de Médic et Sassie.
Est-ce que plus qu'une lutte contre le narcotrafic aujourd'hui c'est une guerre ? Je sais pas si c'est vraiment la bonne question. La réalité c'est que nous sommes en échec.
La société française est en échec. Les ministres de l'intérieur successifs sont en échec et c'est pas qu'on a perdu ce combat aujourd'hui. C'est pas une question d'avoir perdu, c'est que voilà le le la consommation de drogue a explosé en France et malgré toutes les bonnes volontés des gens sur le terrain qui font le maximum très engagé dans un contexte extrêmement difficile pour les policiers notamment.
Mais l'État est en échec. Oui hein. Euh oui de fait et euh plus ça se gang.
Il est en échec parce qu'il met pas les moyens, il est en échec parce qu'il est impuat. Il a une mauvaise stratégie. C'estd que nous répétons euh depuis maintenant l'arrivée de Nicolas Sarkozi en 2002 nous répétons la même stratégie.
Le discours c'est fermeté tolérance zéro comme si il y avait quelqu'un qui voulait un peu de tolérance pour le narcotrafic. C'est et donc on répète voilà donc il y a eu monsieur Sarkozi, monsieur Vals, monsieur Darmanin, monsieur Rotaillot, ils se sont tous achetés un nomin. Donc effectivement c'est ça aussi qui est dommageable, c'est que cette stratégie a permis de mettre sur orbite Manuel Vals qui avait fait 5 % à la primaire du Parti socialiste qui se retrouve premier ministre.
Monsieur Darmanin qui était inconnu qui se retrouve président, monsieur Rotaillot qui était encore plus inconnu et qui se retrouve en même pas un an président. quoi qui qui font de la politique sur le dos du narcotrafic à répéter toujours les mêmes choses quand ça ne marche pas on peut se demander en fait quels sont les objectifs si la stratégie de de fermeté limitée c'est pas une stratégie cette fermeté de façade pour moi c'est du laxisme. Répéter toujours les mêmes stratégies quand ça marche pas en espérant que ça marche pour moi c'est du laxisme.
Si ça marchait, si ça avait marché dans un seul pays dans le monde, bon, on se dirait why not. Mais en fait, ça ne fonctionne pas dans nos villes. Avant, c'était que les grands pôles métropolitains, maintenant c'est les villes moyennes, les campagnes.
Bon, c'est sur les moyens, pour revenir à la question d'Orian, sur les moyens, par exemple dans une ville comme la vôtre, où est-ce qu'on en est en matière d'effectif de police ? Bah, ça dépend si vous qui vous écoutez. C'est que par rapport aux effectifs de 2002, on considère qu'entre les policiers et les auxiliaires de sécurité, c'est les contractuels policiers contractuels, nous avons perdu en 20 ans plus de 100 120 effectifs.
Donc vous manquez de policiers aujourd'hui à Grenoble. Nous manquons de policiers, c'est une évidence. Nous manquons de policiers judiciaires.
Les effectifs de la police judiciaire sont extrêmement bas. Mais voilà, après le ministre va comparer à l'année qui lui va bien pour montrer que machin, ils nous promettent tous, on est tous nous maire, on vient tous supplier les ministres de l'intérieur de nous donner plus effectif. Donc je fais ça depuis 2014, mes collègues aussi, on a la sale impression de quand on nous promet quelque chose qu'on va le prendre ailleurs.
Euh donc ça aussi c'est désagréable pour nous qu'il y ait pas de transparence. Nous demandons à France urbaine la transparence des effectifs où ils sont répartis. Sinon, on a l'impression que c'est piphométrique en fonction du bruit et de la nouvelle vague de fusillade qui se déroule n'importe où en France.
Voilà. Bon, ça c'est la partie répression. Il y a une conséquence à cela à envoyer nos polices nationales exclusivement sur le narcotrafic, quasiment exclusivement sur un narcotrafic, c'est que l'État du coup se retire de plein d'autres sujets.
Donc les maires sont montés en charge. Il y a maintenant à peu près 300 policiers municipaux. On a multipliée effectif par 10 en une trentaine d'années.
Donc là aussi, c'est une charge régalienne qui vient de peser sur les communes. Et puis pour nos concitoyens, ça veut dire que la sécurité du quotidien euh voir des patrouilles. Moi quand j'étais jeune, voilà, j'ai grandi à côté d'un commissariat, on voyait encore des policiers marcher le nez au vent au contact de la population.
Vous voyez pas ça maintenant, c'est une police d'intervention. s'il se déplace, c'est qu'il se passe quelque chose. Donc c'est aussi un retrait de le reste de notre sécurité qui est assuré par les maires.
Mais juste, qu'est-ce qu'il vous disent aujourd'hui les habitants de Grenoble qui est une ville particulièrement touchée par le narcotrafic ? Est-ce qu'ils vous disent qu'ils ont peur ? Oui, il y a une peur qui est légitime, notamment parce que la mutation de du narcotrafic est rapide, hein.
C'est un monde qui se néolibéralise et avec maintenant une accélération ces dernières années d'une exploitation d'êtres humains. Donc, des gens de plus en plus jeunes. Ouais, il y a eu un jeune de 15 ans abattu il y a 1 an à Grenoble.
Il était suivi, il était en foyer de la PJJ mais en fugue. Là, il y a un jeune qui a été touché par par des balles ce weekend. Il était aussi suivi, était dans un foyer du conseil départemental.
Donc on peut pas dire que voilà c'est des gens qui sont perdus dans la nature mais voilà on voit ce rajunissement avec des jeunes de plus en plus fracassés et l'exploitation humaine. C'est l'exploitation humaine notamment d'exilé. Donc ça nous l'avons vu arriver aussi il y a quelques années.
Donc ce monde mute, il mute de façon très violente. La vie n'a pas beaucoup de valeur et il faudrait de mon point de vue changer de stratégie. C'estàd casser le narcotrafic en légalisant le cannabis.
ça lui coupe la moitié de son chiffre d'affaires. Quelle entreprise peut rétablir ? Il faut dépénaliser.
Il faut dépénaliser le c. Oui, je pense vraiment qu'il faut une légalisation contrôlée pour casser la moitié du chiffre d'affaires d'une part, pour collecter des recettes aussi qui permettent de faire de la prévention et puis avoir une stratégie de santé publique. C'estd qu'on oublie là en fait on lutte mais il y a de la demande.
On ne travaille pas sous cette demande. L'Islande avait un grand problème sur l'alcoolisme des jeunes et la drogue des jeunes dans les années 90. Ils ont décidé de faire un plan d'éducation populaire colossal. on dit voilà nous allons remplacer ce la drogue.
C'est ou bien vous cherchez à vous déstresser ou bien vous cherchez à rester dans la performance ou bien vous cherchez à fuir la société en fonction si vous prenez du cannabis, de la cocaïne, de l'héroïne maintenant toutes ces drogues de synthèse. Donc ça relève de symptômes derrière de de problèmes de santé mentale. Ils ont agi là-dessus en disant ben voilà, nous allons investir massivement dans le sport, la culture, le l'environnement familial aussi, passer plus de temps au sein de la famille et les chiffres bah sont excellents.
Enfin, ils ont divisé par 10 les jeunes ceux qui prenaient de la consommation de d'alcool de façon plus de prévention et moins de répression. Oui, je sais pas, c'est que la prévention, c'est de l'éducation populaire. Pour moi, il faut retrouver du lien, hein.
C'est le symptôme d'une société malade, d'une société qui se drogue. Surtout qu'on oublie toute la partie légale des drogues, hein, les drogues psychotropes. La France consomme un nombre de psychotropes absolument hallucinant.
Également, vous parlez des des consommateurs. Emmanuel Macron hier en conseil des ministres, il a dénoncé, il a fustigé les bourgeois des centre-villes qui financent les narcotrafics. Qu'est-ce que vous dites de ces propos ?
Il y a quelques temps, j'avais proposé que on teste de façon anonyme parce que là encore l'important, c'est d'avoir une cartographie, de mettre un peu de données scientifiques dans tout ça, qu'on fasse un test sous sur nos élites, voilà, de les cabinets ministériels, le parlement et cetera. Ça avait fait parce que vous avez des soupçons. Enfin bon, vous avez vu vous-même les le la députée Renaissance qui d'ailleurs sé fait reprendre dans son qui débarquait qui disait qu'elle a été halluciné de voir le la circulation de de drogue à l'Assemblée.
Elle a dû manger son chapeau parce que les autres ont dit "Oh calmos". Mais euh enfin il y a c'est c'est pas être devin de se dire que il suffit de discuter avec les policiers ce que je fais tout le temps. Il voit effectivement passer tout le monde.
Tout le monde. Donc voilà, il y a je crois 10 % des adultes en France maintenant qui disent avoir déjà testé la cocaïne. Enf c'est ça semble totalement.
Il a raison Emmanuel Macron de tenir ses propos. Bah il a raison s'il fait un plan de santé publique. Si c'est juste pour pointer la culpabilité individuelle des gens.
Évidemment que moi aussi ça m'écœur. Évidemment que je fais ça. On travaille avec la 1000 desk. on fait des spots pour dire voilà quand vous allez acheter votre votre drogue en fait vous le faites sur un lieu maintenant souvent qui a du sang sur le sol et en fait vous nourrissez vous pourrissez l'environnement des habitants qui sont sur les points d'île vous pourrissez le l'endroit de l'espace public qui don que s'approprie les les dealers donc évidemment mais il faut une réponse systémique quand le fléo est tel que la faute des alcooliques est une faute individuelle bon il y a un moment il faut traiter les choses de façon santé publique.
Voilà, vous avez une méthode bien à vous début d'année sur une radio nationale, vous aviez préconiser euh des compromis avec les dealers. Non, j'avais pas préconisé des compromis avec les dealers. J'ai dit le service public a un modus vivendy avec les dealers.
Oui. Ou pourquoi ? Parce que le service public, il fait quoi ? les services publics local, il ramasse les déchets, euh il nettoie la rue et il est sur le terrain pour faire de l'action associative, de l'événementiel et cetera.
Et vous faites quoi quand vous êtes dans un quartier qui est tenu par les dealers ? et ben en fait vous trouvez le moyen de faire votre travail de ne pas abandonner les habitants de faire votre travail et de ne pas abandonner les habitants de de ces points deal et donc ça nécessite d'avoir l'autorisation c'est terrible mais c'est comme ça l'autorisation he du système. C'est c'est ça ce cette espèce de compromis qui fait que vous faites votre travail mais ils savent que vous êtes pas en train de les emmerder.
Voilà. Euh je fais des sages d'immersion moi depuis 2 ans. Parmi mes sages d'immersion, j'ai été ouvriers agricole, j'ai été maçon, j'ai été en crèche, euh j'ai été en ÉPAD, j'ai été balayeur aussi euh au milieu de quartiers pas à Grenoble, hein, je fais jamais ça à Grenoble, au milieu de de quartiers euh qui sont très marqués par le trafic.
Bah quand on nettoie dans ces endroits-là et ben il faut bien trouver la façon de nettoyer pour pas abandonner les habitants tout en ayant l'autorisation c'est n'ayant pas les mecs qui viennent et qui vous menacent en fait voilà c'est juste la réalité. On peut toujours se cacher et dire que non non non et cetera, mais ça ne marche pas. Il y a quelques années, il y avait une commissaire à Grenoble qui a voulu dire voilà il y a un camp, il y a que deux camps dans la vie.
Ou bien vous êtes euh avec euh le la police dans la lutte contre le narcotrafic ou bien vous êtes complice. Donc elle avait dit au salariés d'un bailleur social qui sont des salariés de proximité qui euh euh travaill pour les locataires du logement social. Euh maintenant vous venez avec nous avec les policiers et on va aller ouvrir euh les les apparts et vous marquez que vous êtes dans le bon camp.
Ils se sont exécutés ordre de la police. Le lendemain, ils ont été convoqués par les dealers qui leuront dit en fait les amis, on veut plus vous voir. Voilà, on va menacer vous, on va menacer vos familles et cetera.
Ils ont fait quoi ? C'est des métiers qui sont durs. Bah, ils sont mis en arrêt maladie le temps d'encaisser le choc.
Ils y sont retournés hein. Ils sont courageux. Cette première ligne, c'est une première ligne qui est courageuse.
Les policiers nationaux sont très courageux, mais ceux qui travaillent dans ces endroits-là sont très courageux aussi pour faire leur boulot. Et après pendant pendant 6 semaines, on n plus personne dans le quartier. C'est les locataires, ils étaient abandonnés.
Abandonnés et ça c'est inacceptable. Alors ça gêne peut-être de dire que de que je dise la réalité de ce qui se passe partout en France, c'est que tous ceux qui sont en première ligne et ben ils font leur boulot engagés dans un contexte compliqué. Eric, on est à 4 mois des municipales.
Est-ce qu'il y a un rich un risque d'ingérence des narcotrafiquants dans ces municipales ? Est-ce que vous-même vous avez eu des remontées ? Est-ce que vousmême vous l'avez constaté ?
Je n'ai pas eu de Voilà. Donc évidemment, on est tous en alerte permanente là-dessus ou sur d'autres formes d'ingérence, hein. Question de corruption.
D'ailleurs, c'est un des points positifs de monsieur Rotau, c'est que c'est le premier ministre de l'intérieur qui reconnaît que il y a la corruption dans la police et la justice. Ce que disait d'ampoli, le spécialiste des mafias italiennes, il disait "Quand vous avez un système qui est aussi structuré, ne vous faites pas d'illusion." Effectivement, il a réussi à pénétrer aussi police rapport un peu de un peu de pragmatisme.
Je ne le constate pas. Je ne le constate pas. J'ai vu dans les journaux notamment du groupe EBRA des affaires récemment qui pointaient des circuits d'information entre la police et le le les narcotrafiquants.
Donc évidemment qu'on sait que ça existe. La préférature de Grenoble sur un autre domaine, les titres de séjour où il y a aussi beaucoup de pression a vécu trois trois histoires de corruption en 15 ans dramatique. Donc on sait que ça crée des points de de fragilité, il faut pas se leurer.
Mais là aussi ne laissons pas le système se gangrainer. Un moment ouvrons les yeux. Enfin, quand on narrive pas à lutter contre une maladie sociale, bah prôons-nous sur le côté de la santé publique.
Sinon, on va se taper encore je sais pas combien de déplacements à Marseille. C'est le combiene. Cette fois-ci, ils vont dire "Allez, à partir de maintenant les amis, vous allez voir ce que vous allez voir." Tlérant zéro.
Hier, monsieur Rotaillot me disait "Grâce à nos efforts, nous avons divisé par deux le nombre d'homicile à Marseille." Bon, le procureur de Marseille, il disait "En fait, s'il y a moins d'homicide aujourd'hui, c'est que la guerre des gangs, il finit pour un moment. On ne contrôle pas ça.
À Grenoble, il y a pas eu de mort cette année. Ça se trouve, il y en aura quatre ce soir. Je sais pas.
Entre 2016 et 2020, il y avait pas eu de mort pendant 4 ans. Vous m'avez pas entendu chanter sur les tableaux grâce au travail conjoint de la mairie travaillant dans le continuum de sécurité avec la police et la justice, nous avons réussi à ne pas avoir Non, en fait voilà, c'est lié à des des événements qui malheureusement sont liés à cette violence du trafic. Et quand on voit le rajunissement et la perte de sens de la vie, enfin les les règlements de compte il y a 20 ans quand ça a commencé dans la drogue, c'était à peu près il y a 20 ans.
Avant c'était plutôt les armes à feu circulaient plutôt dans proxenity, extraction de fond, les jeux et cetera. Ça a pénétré la drogue dans les années 2000. Grenoble 2007, il y a 10 morts dans dans des règlements de compte.
Euh à l'époque, c'était dans des coins où vous foutiez jamais les pieds la nuit. Voilà. Maintenant, vous constatez, il y avait une mère de famille Anime sortie d'une école 17h, pouf, une balle dans l'appuie tête, elle avait ses trois gamins dans la bagnole.
Euh nous, il y a eu un un meurtre l'année dernière 17h dans un endroit que dans lequel je passe 10 fois par jour. Qu'est-ce que vous attendez cet après-midi de Sébastien Lecornu qui sera devant les maires de France ? Ce que j'attends, c'est dire, OK, on a un problème de consommation de drogue au lieu de dire que purement de conscotrafic. narcotrafic, un consensus.
Les maires de France urbaine, on a écrit une tribune il y a 2 ans euh pour faire nos propositions. Bon euh voilà, le diagnostic, il est assez partagé euh mais il y a un problème de santé publique. Abordons cette question de santé publique.
Mettons des moyens sur l'éducation euh populaire, sur le sport, la culture, les moyens pour les familles de retrouver du lien social. C'est le lien en fait hein qui ce cette ce lien qui se détériore, bah ça génère des problèmes de de stress évident. Donc on a une société qui qui pousse à des pulsions consommatrices absolument dingues, donc qui nous amène loin de ce dont nous sommes des mammifères, hein.
Donc ce dont les mammifères ont besoin. Voilà, investissons un peu là-dessus sera du sens, y compris pour les dépenses de santé. Et le le message est clair.
Au-delà de cette question du narcotrafic, que doit dire selon vous le premier ministre au maire pour les rassurer ? Alors, s'il veut nous rassurer, il devrait dire "OK, les amis, euh il y a une situation géopolitique qui est d'une complexité extrême." On le voit sur le côté climatique à la COP, j'y étais la semaine dernière.
C'est quand même le gros sujet, ce qui est dingue, c'est que le gros sujet de l'humanité aujourd'hui, y compris en France, c'est le dérèglement climatique, les incidents climatiques, sécheresse, inondation, le réchauffement qui vient toucher nos qualités de vie. On devrait mettre toute notre énergie pour dire comment on s'adapte, comment on atténue le chemin climatique, mais surtout comment on s'adapte, comment on améliore notre qualité de vie et on la protège, comment on retrouve du coup aussi de la souveraineté nationale pour se protéger par rapport à cela. On parle pas de ces événements qui sont majeurs, mais on parle de toute autre chose.
Voilà, des sujets qui sont certes importants, hein, mais le narcotrafic 100 morts par an. L'automobile, c'est 3000 morts par an, plus de 3000 morts par an. Le tabac, l'alcool, c'est 40000. le tabac 70000 enfin bon attendez des [rires] choses sur l'écologie des ch moi ce que je dis je je dis juste ok on a ce problème majeur aujourd'hui il y a un bordel international sans nom il y a un bordel national sans nom même moi je n'arrive plus à suivre je dis à mes camarades députés je dis en fait ok je sais que vous ramez de 9h à minuit mais en fait je n'arrive même plus à lire ce que vous faites je verrai le résultat à la fin général ou particulièrement chez les écologistes non non partout partout j'excuse on discute avec tous les députés sans couleur politique he je veux dire C'est je leur dire en fait je voilà j'ai l'impression de perdre mon temps à suivre ce que vous faites.
Euh donc protégeons les collectivité locale. Protégeons les collectivités locales. Donc arrêtez là ils vont encore nous saigner de le terme est pas bon excusez-moi mais de couper dans nos recettes de nous ça va être 6 millions et demi de nouveau plus les 2 millions de cotisation retraite que on se prend chaque année pendant 4 ans.
Donc c'est 10 jours de fonctionnement de la mairie de Grenoble qui sont coupées. Qu'est-ce qui se passe pour toutes les mairies en France et les collectivités locales en général ? On a d'abord optimisé nos dépenses de fonctionnement en revisitant ce que nous faisons.
On a ensuite dégradé nos ratios financiers. On a ensuite endetté pour continuer ou augmenter les impôts. Nous avons fait les deux.
Et ensuite maintenant nous coupons dans des investissements de transition. Ce que je me refuse à faire. Mais euh couper dans investissement de transition, ça veut dire avoir un cycle récessif sur l'économie euh réelle et prendre du retard dans euh la transition environnementale.
Donc c'est détestable. Donc je dis préserver le dernier truc qui marche en France s'il vous plaît. Le le reste bah voilà, vous discutez avec tous votre bordel là mais préservons les collectivités locales pour que il y a encore quelque chose qui marche.
Des collectivités inquiètes sur leurs finances. Ber prévoit une hausse de la taxe foncière pour 7 millions de foyers. Est-ce que vous dites c'est une bonne chose pour les finances de nos communes ?
Bon, ça sera il y aura un intérêt, je vais pas vous le cacher, il va y avoir un intérêt corrolaire qu'on est tous parce que là, nous avons perdu euh ces deux dernières années. Je pense que je sais pas si c'est un problème de fraude fiscale euh à grande échelle, mais nous voyons euh des reclassements de résidences secondaires en locavacant parce qu'ils sont moins taxés à une échelle qui fait que à Grenoble, par exemple, nous avons perdu 3 millions d'euros de recettes et c'est le cas un peu partout. Donc euh il y a des éléments qui nous font perdre de recettes sur des mouvements dont on ne sait pas si c'est des corrections euh ou euh de la fraude.
Euh il y a des mouvements qui sont positifs. Là c'est la réévaluation, c'est pas une hausse structurelle hein, c'est des mètres carrés euh qui ne sont pas déclarés parce que les bases ont pas été revu de 70. Bon voilà, il y aura un petit intérêt euh direct, une correction évidemment désagréable pour les contribuables et unérêt pour les communes.
Un mot sur le municipal justement Fabrice sur la taxe pardon. Vous seriez favorable à un retour de la taxe d'habitation ? Nous serions favorables à un retour d'un lien euh entre les habitants et euh les collectivités et un lien entre les actions que nous mettons en œuvre et leurs effets pour nos finances.
Donc nous voulons retrouver de l'autonomie financière. Donc plutôt ça dépend si c'est un truc supplémentaire. Enfin là on a on a la taxe d'habitation, c'est 18 milliards dont 8 milliards ont été au 20 % les plus riches.
Donc ce qu'a fait Emmanuel Macron, c'était sympa pour son sa campagne de 2017 mais c'était sympa à titre évidemment personnel pour tout le monde puisqu'on a tous gagné des sous avec ça. Mais on a donné 8 milliards d'euros au 20 % les plus riches. Donc on a continué à faire ce qu'il a fait pendant tout son mandat, enrichir les plus riches.
Pour parler des municipales, vous ne vous représentez pas Gredoble ? Oui. Pourquoi ?
Et est-ce que vous serez sur la liste de Laurence Rufin ? Alors, je ne me représente pas, je l'avais annoncé dès la campagne de 2014. Voilà.
Bon, j'avais dit voilà mon objectif, moi j'ai travaillé 18 ans dans l'industrie. Donc j'ai je suis passé de clampin comme tout le monde à commenter la vie politique au bar avec mes copains à conseiller régional en 2010 et président de groupe puis maire. Je suis fortement attaché au non cumul des mandats.
Donc quand j'ai été élu maire, j'ai démissionné de mon mandat de conseiller régional à la fois évidemment simultané mais également dans le temps. Donc quand je me suis lancé là-dedans, je dit un pour les écologistes, il faut changer de culture. Cette culture de contrepouvoir, cette culture de lanceur d'alerte maintenant, ben il faut la laisser de côté.
Lanceur d'alerte, il y a plein de gens qui font ça très bien et mieux que nous. Donc nous maintenant proposons un projet de société aux gens. Mais en l'occurrence là à l'échelle locale, mais on se dit la même chose, l'enjeu est le même à l'échelle nationale.
Et donc, faisons cela. Mais derrière mon but, je l'exprimais ainsi, c'était gagner, regagner pour valider effectivement les gens suivent et faire gagner pour que la première fois que les écologistes sont à la tête d'une grande ville, une préfecture en France, on se disent pas bah nous on était contre le cumul des mandats dans le temps hein, mais sauf quand on arrive au pouvoir, à ce moment-là, j'ai évidemment je suis la même personne, le plus connu, blabla bla bla bla. Donc euh voilà, je pris cet engagement parce que politique, vous serez quand même de la partie ou pas ?
Je le ferai à la demande de Laurence Suffin qu'elle souhaite que je sois 60e. He elle pas elle l'a pas encore fait. Elle vous l'a pas encore demandé.
Non mais je la vois tout le temps. On est en transition mais euh voilà, on verra en janvier si c'est euh intéressant que mon nom apparaisse en dernier ou si c'est pas intéressant que mon nom apparaisse en dernier. Mon but c'était quoi ?
Et son but aussi c'est d'amener de la fraîcheur. Pourquoi est-ce aussi je me disais que de mandat c'est bien ? c'est que quand on pousse des changements, on a poussé des changements forts à Grenoble, ça crée aussi des tensions.
Il faut savoir prendre avec un autre style. Elle ira avec son style à elle et le style de son équipe pour tirer des bords comme on bateau. Donc on va dans une direction, on fait comme ça et donc il y aura d'autres choses.
Donc il faut cette fraîcheur, c'est une richesse. Une dernière question Éric Pool, Marine Tondelier s'est déjà déclaré candidate à la présidentielle. Est-ce que vous avez compris son choix et son calendrier ?
Non. Bon voilà, j'ai été élu porte-parole des écologistes. C'était la première fois contre son son gré par les adhérentes et les adhérents en avril dernier.
C'était la première fois quelqu'un qui avait exercé des responsabilités rentrer dans la direction des écologistes. Bon ben a sorti par la fenêtre après l'élection. Nous avons des différences non pas de projet évidemment de société.
Nous avons une différence stratégique, mais je pense que à l'échelle nationale, je pense c'est dommage parce qu'elle a un vrai crédit euh dans l'opinion et que ce crédit, il faut l'amener euh voilà en soutien des municipales. Une fois que vous êtes candidat à la présidentielle, vos déplacements, c'est des candidats de candidats à la présidentielle. Donc il y a un espèce de retournement où en fait votre déplacement vient nourrir votre CANA plutôt que et en plus les élus locaux euh nous cherchons ce que j'ai essayé d'expliquer à dire "OK, on aime bien les écologistes mais à l'échelle locale en fait euh voilà nous ne sommes plus des donneurs de leçon nous ne sommes plus des lanceurs d'alerte, nous ne sommes plus des contrepouvoirs, nous avons des projets concrets.
C'est ce qui se passe dans toutes les villes là, c'est quand même sep préfecture qui avaient choisi des écologistes comme ma risqu de perdre. Et ce je crois que le contexte est pas si défavorable que ça parce que dans ce bazar généralisé, la qualité de vie du quotidien c'est important pour les habitantes les habitants. Et donc je pense que face à l'élection, ils diront finalement les écolos, c'est eux qui se proposent des solutions pour le logement, pour l'espace public, pour les déplacements, pour l'alimentation, la santé, la lutte contre la pollution, la transition énergétique concrète.
Donc je pense que c'est pas si défavorable que ça. Merci Riol. Merci beaucoup d'avoir été notre invité Fabrice Laune de l'Est Républicain.
La progression alarmante des drogues au volant. C'est à la une de on est dans le sujet monsieur le maire de vos journaux. [musique] Oh.
Gérald Darmanin