Guerre en Iran : L’ultimatum sans fin
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Allez Alex, on va parler de l'avenir institutionnel de deux territoires. Dans quelques instants, on ira en Nouvelle-Calédonie. Il y a une réunion ce matin autour de Sébastien Lecornu mais d'abord on parle de l'Alsace.
L'Alsace est au menu du Parlement aujourd'hui et c'est à la une des dernières nouvelles d'Alsace. Effectivement, les députés examinent aujourd'hui une proposition de loi qui prévoit que la collectivité européenne d'Alsace quitte la région Grand-Est. Ce texte donnerait à la collectivité alsacienne un statut particulier avec les compétences d'un département et d'une région, les élus alsacien défendent le projet, mais le gouvernement reste assez évasif sur sa position.
Il reste neutre et souhaite qu'une consultation des habitants de la région Grand-Est soit organisée pour plébisciter cette réforme. Et on va en parler avec le président justement de la région Grand-Est. Bonjour Franck Leroy, merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
Comment vous réagissez face à ce texte ? Bonjour d'abord. Évidemment, on réagit assez mal puisque ce texte, c'est une construction un peu bricolée.
Il a été Il s'est totalement réécrit en commission des lois. Il n'est pas d'ailleurs passé de justesse en commission des lois à deux voix près sur l'article 2. Et surtout, il vient démanteler une région et permet quelque part à n'importe quel département, deux départements qui s'unissent, de venir démanteler une région, sachant que depuis dix ans, ces régions ont gagné leur place.
Elles ont contribué à la notoriété et à l'affirmation d'identité fortes et elles ont permis surtout des résultats économiques extrêmement puissants. Je prends l'exemple sur le plan économique, si aujourd'hui cinq régions françaises sont parmi les 15 plus attractives d'Europe, c'est bien parce que ces régions ont atteint une taille à l'échelle européenne, ce qui n'était pas le cas avant. Dans le même temps, Franck Leroy, est-ce que c'est pas normal de donner à l'Alsace, qui a une identité forte, les compétences d'une collectivité à part ?
Oui mais l'Alsace n'est pas le seul territoire à avoir une identité dans notre pays, demain la Bretagne, le Pays Basque et autres. Donc la vraie question c'est l'unité nationale d'une part et deuxièmement la volonté d'aller vers plus de décentralisation et plus de décentralisation c'est plus de pouvoir transférer de l'Etat vers les collectivités territoriales. A force de bricoler la carte territoriale de la France, on finit par la rendre plus confuse, à émietter finalement le territoire national et quelque part à affaiblir l'unité nationale.
Benjamin Morel l'a parfaitement résumé dans un article paru avec Jean-Michel Blanquer ce week-end. Nous devons veiller à l'unité nationale, nous devons évidemment rechercher l'efficacité locale, l'efficacité régionale, l'efficacité publique d'une manière générale. Et pour le coup, le bilan de la région Grand Est en Alsace est assez spectaculaire puisque les investissements publics ont plus que doublé en Alsace depuis que la région Grand Est existe.
Donc ne détournons pas la réalité du sujet, on ne construit pas des régions sur simplement des identités, on recherche l'efficacité publique et pour le coup, le bilan du Grand Est est très Un dernier mot, Franck Leroy, le gouvernement souhaite procéder à une consultation citoyenne. Est-ce que vous y êtes favorable ? Est-ce que c'est le meilleur moyen de trancher ?
J'y suis totalement favorable. On a des assemblées qui ont été élues au suffrage universel direct dans cette proposition de loi, on ne leur demande pas leur avis. Et si effectivement il faut faire trancher ça par le peuple, les habitantes et les habitants du Grand Est sont parfaitement capables de décider leur avenir.
Tout ça ne se décide pas en catimini dans les couloirs de l'Assemblée nationale. – Merci Franck Leroy d'avoir été avec nous, président de la région Grand Est. Autre territoire dont l'avenir institutionnel est en question, c'est la Nouvelle-Calédonie.
Et on va y aller justement, on retrouve Nicolas Vignol, Bonjour Nicolas, journaliste à la Voix du Caillou. Nicolas, jeudi dernier, l'Assemblée nationale a rejeté le projet de loi constitutionnelle du gouvernement qui vise à réformer le statut de la Nouvelle-Calédonie. Ce matin, Sébastien Lecornu réunit justement les différentes parties.
Il doit les réunir également pour tenter d'aboutir à un accord politique. Est-ce que ça veut dire que les accords de Bougival sont morts, Nicolas ? – Alors non, les accords de Bougival ne sont pas morts, ils bougent encore.
Pas beaucoup, mais effectivement, ils sont très mal en point. Ils l'étaient, de toute façon, depuis la décision du FLN-Caise de retirer sa signature à l'accord de Bougival. Mais là, avec le vote de l'Assemblée, ça s'est évidemment amplifié.
Donc, à une forte majorité, les députés ont décidé d'adopter une motion de rejet qui empêche la mise en œuvre de l'accord de Bougival, et ça pour des raisons diamétralement opposées, c'est-à-dire le Rassemblement national parce qu'il juge que l'accord de Bougival mène à l'indépendance, et les LFI parce qu'ils jugent que l'accord de Bougival ne mène pas à l'indépendance. Donc, des raisons tout à fait différentes. Une seule me paraît, une seule raison me paraît rassembler tout le monde, c'est-à-dire empêcher la Macronie de de tirer gloire d'un règlement de la situation en Nouvelle-Calédonie.
Nicolas, on le disait, du coup, Sébastien Lecornu s'empare du sujet dès aujourd'hui. Qu'est-ce qui peut se passer à présent Alors, c'est effectivement une réunion très importante qui va débuter dans un peu moins de deux heures maintenant. Importante parce que j'ai l'impression quand même qu'on est au bout du bout du dispositif et que si on ne trouve pas de solution, je ne sais pas vers quoi cela va nous conduire.
Donc c'est une réunion importante à laquelle le Premier ministre a convié tout le monde, c'est-à-dire les signataires et ceux qui ont signé puis ont retiré leur signature, c'est-à-dire que l'UCFLNKS est également invité à cette réunion. Il y a trois possibilités sur la table. La première, c'est d'organiser les élections provinciales avant le 28 juin prochain avec un corps électoral gelé, c'est-à-dire un corps électoral restreint où des milliers de Calédoniens restent privés du droit de vote.
La deuxième solution, c'est d'organiser ces mêmes provinciales aux mêmes dates avec un corps électoral partiellement ouvert. Et puis la troisième proposition que le Premier ministre va mettre sur la table, c'est celle d'une consultation des Calédoniens. Et votre invité précédent, le président Leroy, était extrêmement intéressant sur ce sujet parce qu'on voit un petit peu qu'il y a quand même des points communs dans les situations.
Donc l'idée, ce serait de consulter les Calédoniens, de leur demander s'ils sont pour ou s'ils sont contre Bougival et en fonction du résultat, de mettre en oeuvre ou de stopper définitivement le processus de Bougival. Mais ce qui est important, c'est qu'effectivement, l'avenir de la Nouvelle-Calédonie appartient aux Calédoniens et non pas à l'Assemblée nationale. C'est ça la véritable question, le véritable problème.
Et la consultation des Calédoniens amènerait une solution. – Bonjour Frère, bonjour Yves Tréhard à Paris. Est-ce que dans la troisième option que vous évoquez, quel est le corps électoral dans ce cas-là ?
Qui vote ? Alors ce serait effectivement toute la question qui n'est pas tranchée. Est-ce que ce serait une consultation avec un corps électoral ouvert ou pas ?
Pour l'instant, on n'en sait rien du tout. Est-ce que ce serait le corps électoral référendaire qui est un autre corps électoral ? Là non plus, on n'a pas la Le souci avec la Nouvelle-Calédonie, c'est que depuis les accords de Matignon, puis les accords de l'Ouméa, à chaque fois on a mis en oeuvre des dispositifs institutionnels, constitutionnels et législatifs innovants, nouveaux, inédits.
Et donc les constitutionnalistes n'ont pas de réponse quand des difficultés se posent. On voit bien d'ailleurs qu'aucun expert ne ne nous donnent de solutions qui pourraient nous sortir de cette situation. Merci beaucoup Nicolas Vignol pour votre éclairage journaliste à la Voix du Caillou.
François, vous aviez quelque chose à lui demander aussi Parce que la question de Yves est évidemment la meilleure, parce que la question du corps électoral, c'est quand même le deuxième échec d'Emmanuel Macron sur cette réforme constitutionnelle. Le premier, c'était sur justement la réforme du corps électoral. Le second, c'est le rejet de l'Assemblée national.
Je suis fascinée parce que la Nouvelle-Calédonie...
Merci pour vos explications, chers confrères. La Nouvelle-Calédonie, c'est de loin, mais c'est essentiel. Dans le retour des empires, dans cette zone indo-pacifique, c'est essentiel que la France garde sa position, pas simplement pour le nickel, mais pour des positions stratégiques et géopolitiques.
C'est essentiel qu'elle trouve un accord politique dans le respect de tous. Et là, vous savez très bien que je n'ai aucune sympathie pour Manuel Valls. Mais la réalité, c'est que Manuel Valls a été probablement le plus sérieux sur ce dossier.
Il était parvenu à un consensus. Il y a aussi un problème de jeu politique. La gauche ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron.
Le RN pense que ça donne trop de souveraineté. La gauche pense qu'il n'y en a pas assez. On ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron avant la fin du quinquennat, comme on ne veut pas donner le point à Emmanuel Macron sur l'intelligence artificielle.
Le problème, si vous voulez, c'est que cette politique aérie, en réalité, est en train d'entraîner des gens. Parce qu'on parle de gens. On ne parle pas...
Ce n'est pas une abstraction, la Nouvelle-Calédonie. Et donc il faut que cette réunion aboutisse. – Merci Nicolas Vignol.
Merci d'avoir... – Merci Nicolas Vignol.
Merci d avoir été avec nous. Vous parliez de Manuel Valls, Françoise Degoy. Manuel Valls, il dit dans l'opinion que ce qui s'est passé, le rejet par l'Assemblée nationale de cette réforme institutionnelle, c'est un camouflet pour le président de la République.
Est-ce que c'est le cas ? C'est un camouflet pour le président de la République parce que Manuel Valls était un ministre de la République et un ministre d'un gouvernement d'Emmanuel Macron. Donc par définition, c C'est un camouflet.
Et puis c'était la première fois, si vous voulez, qu'on cherchait et Manuel Valls a peut-être été un peu rude dans la façon d'être, dans la façon de négocier, mais on sentait qu'il y avait quand même un début d'accord, quoi, que c'était possible de se mettre d'accord. Alors toute la question est de savoir quelle est la position de tous les partis, d'ailleurs, ce qui n'est pas très important, parce que le plus important, c'est de savoir ce que veulent vraiment les néo-calédoniens. C'est eux qu'on veut entendre. – Mais comment on s'en arrive ?
Parce que les néo-calédoniens, ils ont voté trois fois. Il y a eu trois référendums. Trois fois, ils ont réaffirmé leur attachement à la France.
Il y a eu les – Vous ouvrez une nouvelle crise qui a été très violente quand même la dernière fois. Donc il faut essayer de crever l'abcès et de voir… Alors moi, si vous me posez la question personnellement, je pense qu'il faut ouvrir le corps et c'est pas du tout normal qu'il y ait une partie des néo-calédoniens, certes arrivés plus tardivement, qui n'aient pas le droit de vote alors que quand même ils ont choisi de vivre sur cet archipel donc c'est pas normal quoi c'est évident qu'il faut il faut sortir de là et qu'une consultation à mon avis avec un corps électoral élargi alors je ne sais pas lequel depuis 5, 15, 20 ans j'en sais rien. 20 ans non puisque c'est déjà le cas mais plutôt c'est tout le sujet.
Mais c'est un sujet fondamental parce que je te redis la Nouvelle-Calédonie finalement s'invite chez nous quand il y a la grotte d Véa, quand il y a les accords évidemment de Matignon, quand d'un seul coup tout s'enflamme, tout prend feu, exactement comme Mayotte. Je rappelle que ces territoires font partie de la grandeur aussi de la France. C'est pour ça que la France est la première puissance quasiment en égalité maritime au monde.
Je rappelle à quel point c'est stratégique et je rappelle et Yves a raison de le redire, je rappelle à quel point c'est la vie des néo-calédoniens et je suis d'accord avec Yves, je sais que ça ne fait pas florès forcément dans mes amitiés politiques il faut élargir ce corps électoral il faut retourner devant les yeux on ne peut pas aussi non plus s'asseoir sur les revendications c'est pas parce qu'à chaque fois on a dit oui à l attachement de la france qu'il n'existe pas un malaise et un mal être c'est aussi idiot de penser comme ça que de penser finalement que les antilles tout va bien il n'y a pas de les autonomistes font 4 % mais la réalité c'est qu'il y a une souffrance sociale aux antilles france écologique qu'on ne qu'on redécouvre d 'un seul coup quand elie domota prend la rue en 2005 et que tout le monde tout se fout à feu et à sang donc c'est pas possible globalement au plus de gérer mais on a souvent débattu de ça je sais que Yves est d'accord là dessus de gérer les outre-mer chaque fois qu'il y a un drame chaque fois qu'il y a une crise nous sommes incapables ce gouvernement central est incapable mais Macron Hollande de Sarkozy Chirac incapables finalement de gérer et de soigner et de trouver des solutions au long cours chaque fois qu'il y a une crise c'est au pied du mur comme dirait l'autre qu'on voit le mieux le mur autre territoire dont l'avenir institutionnel est en débat un contexte complètement différent c'est l'Alsace il y a un texte aujourd'hui qui est examiné au parlement pour sortir de facto l'Alsace de la région Grand est-ce lui donner des pouvoirs spécifiques et qu'elle devienne une collectivité unique est ce que vous comprenez c'est un texte à l'initiative de député renaissance qui est défendu par gabriel attal est-ce que vous comprenez ces demandes yves ou est-ce que comme nous l'a dit franck leroy le président de la région grand est c'est une menace pour l'unité de la république c'est mais on a on a toujours ce débat en france vous savez on l'a éternellement dans un pays jacobin comme le nôtre et hyper centralisée on a beaucoup de mal à finalement accorder une certaine autonomie au territoire le seul problème dans l'occurrence pour la région grand est c'est que la réforme de françois hollande des régions est une réforme qui n'était ni fait ni à faire c'est une très mauvaise réforme qu'est ce qu'il est allé inventer ça n'a servi à rien son sauf à créer du désordre, parce qu'on a créé des grandes régions, mais les régions ne sont pas grandes par leur géographie. Elles sont grandes par leur puissance économique et par leur identité aussi, donc moi je connais l'Alsace comme tout le monde mais je ne suis pas un spécialiste de l'identité alsacienne je sais qu'elle est forte en Alsace cette identité je ne vois pas alors effectivement si on revient à une région Alsace l'Alsace sort de la grande région Grand Est c'est vrai que ce n'était pas très logique cette région Grand Est Première chose. Deuxièmement, vient se greffer là-dessus une région qui, comme vous le savez, est commune à l'Allemagne et à la France, puisque l'Alsace, ils ont créé une région commune avec l l'Allemagne, donc tout ça c'est un, je dirais c'est une espèce de plat de nouilles, les Français ne comprennent plus rien, qui fait quoi, ce n'est pas là le sujet, le sujet, ça serait plutôt de savoir qui doit faire quoi.
Mais est-ce que ça dit aussi beaucoup des différentes conceptions, c'est-à-dire dans ces régions c'est le cas en Alsace, c'est le cas en Corse c'est le cas en Bretagne, au Pays Basque effectivement on a une identité forte qui fait que ces régions veulent des compétences spécifiques, notamment l'Alsace et la Corse. Et de l'autre côté, vous avez les défenseurs de l'unité de la République qui disent que ça peut être une remise en cause de l'unité de la République. Est-ce qu'on n'est pas sur deux cultures un peu différentes ?
Si, si, moi je suis absolument jacobine. Désespérément, c'est affreux, je n'arrive pas à m'en défaire. Ou alors on décide qu'on rentre dans le fédéralisme, qu'on glisse petit à petit, et qu'on a un modèle italien avec des sénateurs, des députés qui sont élus à moitié à la proportionnelle, à moitié au suffrage direct.
Et puis qu'on a des puissances régionales. Pour vous, ça remet en beauté de la République. Avec des puissances régionales, avec des régions qui ont le droit d'émettre un certain nombre de lois avec des présidents de régions qui ont quasiment le niveau de pouvoir d'un Premier ministre.
Et donc on morcelle absolument tout. On a mis quand même combien de siècles à forger l l'identité nationale, vraiment, l'histoire nationale. Moi, je suis d'accord avec Yves.
En plus, à l'époque, j'étais dans une autre vie conseillère dans ce gouvernement. Je sais très bien comment ça s'est fait, la la répartition, c'est délirant. C'est vraiment sur un coin de table.
T'es tiens, tu prends Paul, Jacques, Pierre, on mélange et blablabla. Et hop, hop, hop, à la François Hollande. Et je fais ça.
Vous allez voir, c'est génial. Personne ne comprend plus rien. Vous vous rendez que l'Occitanie, Carole Delga, elle se tape des Hautes-Pyrénées jusqu'à Montpellier. – Très département, l'Occitanie. – C'est presque en efficacité du déplacement de la présidente de région.
Je ne vous parle même pas de la Nouvelle -Aquitaine. On nage sérieusement. L'Alsace, elle a son concordat en plus qui est très particulier.
Après, ouvrir ce débat...
Non mais sérieux, vous vous rendez compte on devrait faire une émission spéciale on y resterait des heures sur les fractures françaises alors il y a la Nouvelle France supposément qui est tout à fait géniale par rapport à la vieille France rabougrie maintenant vous avez l'Alsace vous n'aurez pas la Lorraine ensuite vous avez non mais sérieusement mais sérieusement non mais Auriane et Yves sans déconner moi je pense est-ce que tout le monde redescend on va pas recréer des fractures le cas de l est très intéressant nous le sculpterons plus tard après 2027 si possible voilà allez on va en attendant 2027 et de comprendre ce qu'il ya dans la tête des de ces défenseurs d'une région Alsace. On va parler de l'actualité politique de ces dernières heures, l'actualité internationale et c'est ses nouvelles déclarations de Donald Trump qui menacent l'Iran ultimatum fixé ce soir à 20h. On voit ça avec Flora Sauvage.
Donald Trump hausse le ton. Dimanche, le président américain a repoussé son ultimatum fixé à l'Iran à mardi 20h, heure de Washington, pour débloquer le détroit d'Hormuz. Passage vital pour l'approvisionnement mondial en pétrole, menaçant de détruire les infrastructures essentielles iraniennes.
Grâce à la puissance de notre armée, nous avons un plan selon lequel chaque pont en Iran sera anéanti d'ici demain soir à minuit. Et chaque centrale électrique en Iran sera hors service, en flamme, en train d'exploser et plus jamais utilisable. Je parle d'une démolition complète d'ici minuit.
Et cela pourrait se dérouler sur une période de 4 heures, si nous le voulions. Nous ne voulons pas que cela arrive. Un ultimatum qui a laissé de marbre les dignitaires du régime iranien.
Dès le début, nous avons déclaré que toute agression contre des cibles civiles, entraînerait une riposte vigoureuse contre les intérêts de l'ennemi ou qu'il se trouve dans la région. Si les attaques contre des cibles civiles se répètent, les prochaines phases de nos opérations offensives et de représailles seront menées de manière bien plus puissante et étendue, et les pertes et dégâts qu'ils subiront en persistant dans cette voie seront décuplés. A la recherche d'un cessez-le-feu, l'Iran a rejeté le plan de trêve du Pakistan.
Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer ce mardi sur un projet de résolution sur la navigation dans le détroit d'Hormuz. François, c'est une nouvelle menace de Donald Trump. Jusqu'où il peut aller ?
Est-ce que vraiment, comme il le dit, il peut anéantir l'Iran en quelques jours Vous savez, je pense qu'il faudrait qu'on fasse un moratoire et qu'on décide tous collectivement à travers la planète de commenter qu'une seule déclaration de Trump par jour. Juste une seule, pas trois ou quatre. Moi j'entends ce qu'il dit sur les menaces, attention, faites gaffe dans un langage plus vulgaire, un langage de chartier.
Personne ne réalise en plus à quel point c'est désastre pour lui en politique intérieure, à quel point tout s'abîme, tout s'effondre dans la société américaine et dans la démocratie américaine. Où est le sérieux ? J'entends bien qu'il veut transformer l Iran en cimetière, en hiver pas nucléaire j'espère.
Retour à l'âge de Pierre. Ok, l'âge de Pierre, le retour à l'âge de Pierre. Écoutez, c'est parfait.
Je propose d'attendre ce soir. On attend l'ultimatum à 20h. Cette nuit du coup pour On va écouter, avant de faire réagir, on va écouter Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, qui alerte sur un risque d'escalade.
Le risque, il est tout simplement pour les populations civiles, d'une part, mais aussi pour l'économie mondiale, qu'on assiste à un embrasement régional sans limite qui, je le disais, emporterait des dangers majeurs qu'il nous faut à tout prix éviter. Nous connaissons déjà une flambée des prix des carburants. Si les infrastructures énergétiques étaient frappées en Iran, on peut s'attendre à des représailles du régime iranien qui aggraveraient encore une situation déjà préoccupante. – Alors on entend les affaires étrangères, il a l'air sur un risque d'escalade, mais que peut faire la France, que peut faire l'Europe ?
Est-ce que la diplomatie peut encore peser ? – Oui, alors on peut quand même avoir une espèce de pression exercée sur Donald Trump, ce n'est pas la première fois qu'il aurait reculé si d'aventure il recule, on l'a vu sur le Groenland, la France et les pays européens sont intervenus et néanmoins il a un peu changé sa position, c'est vrai sur pas mal de sujets quand même parce que la vérité, comme vous le savez, la vérité d'il est 9h n'est plus celle de 7h, ça change sans arrêt donc on arrive à le faire quand même changer d'avis, à lui qui donnait la mesure de la gravité quand même de ce qu'il peut dire, entreprendre et promettre donc voilà le problème c'est qu'on ne sait pas trop ce qu'il veut anéantir l'Iran en 4 heures ça veut dire quoi l'Iran c'est 100 millions d'habitants c'est un territoire qui est trois fois grand comme la France c'est quand même un état profond comme on dit avec une armée avec sauf à utiliser l'arme nucléaire je ne veux pas très bien il ne va pas utiliser l'arme nucléaire en Iran donc c'est assez le problème c'est que si vous voulez c'est toujours pareil mais c'est moi j'enfonce des portes ouvertes quand on commence une guerre on la commence mais on sait jamais comment ça le problème ce sont les passes d'Aran ce sont des militaires qui gèrent et on a le sentiment tout à fait désagréable que depuis quelques jours finalement c'est eux qui donnent le tempo en réalité ils donnent le tempo sur le détroit d'Ormuz ils donnent le tempo dans leur manière de communiquer et dans leur manière, en tout cas, de riposter. Donc c'est très inquiétant quand le gendarme du monde, le patron de la plus grande puissance en réalité, a ce type de comportement débilitant.
Il est même quasiment obscène. Je pense que vraiment, hors de sa conférence de presse de Pâques, enfin les propos qu'il a tenus notamment sur Emmanuel Macron, c'est obscène. On ne peut pas mener le monde vers le mieux, le beau, la création de valeur.
Avec une telle obscénité, on parle comme on est en fait, en réalité. Et ça c'est un sujet sur lequel nous devrions tous nous interroger quand même nous prenons la décision de commenter les déclarations de Donald Trump. Allez, on va terminer par l'histoire du jour, c'est un sujet beaucoup plus léger.
Est-ce que vous savez quelle est la capitale française de la pizza ? De la pizza ? De la pizza.
Ah, de la pizza. Non, la pizza à Marseille ! À défaut d'être la capitale du foot, c'est celle de la pizza.
Alors, c'est un article qui est super intéressant ! Ça y est, vous trahissez le M, c'est parti ! C'est un article super intéressant qui était à lire dans la Provence dimanche.
Depuis l'arrivée, ça raconte en fait l'histoire comment Marseille est devenue la capitale de la pizza depuis l'arrivée d'une importante communauté napolitaine au 19ème et au 20ème siècle. En fait, les Napolitans se sont installés dans les quartiers populaires de Marseille qu'on appelait la Petite Naples. Ils faisaient les mêmes plats qu'en Italie.
Sauf que les Italiens, ils font leur pizza avec de la mozzarella et là c'est compliqué de trouver à Marseille. Et tout ce qu'ils trouvent, c'est l'Emental des Alpes. Et c'est de là que naît l'emblématique pizza.
On va la voir sur la photo, l'emblématique pizza marseillaise, moitié Emmental, moitié en choix. Je ne sais pas si vous l'avez. Ah ça vous êtes contre.
C'est une énorme. Mais c'est emblématique Françoise. Est-ce que vous savez que c'est également à Marseille qu'est né le camion pizza ?
Non je ne savais pas. En 1962. La vraie pizza napolitaine vous la faites dans un vrai four qui est très particulier avec une pâte très particulière.
C'est une hérésie. Mais vive Marseille quand même. Mais oui alors là tiens je finis mon histoire sur le camion pizza inventé en 1962 par Jean Méritan surnommé Jeannot le Pizzaiolo.
Et du coup la cité phocéenne a tissé une relation particulière avec la pizza. C'est devenu un sujet presque identitaire. Vous n'avez pas envoyé le Pizzaiolo là-bas à la maison Blanche envoyé donc un lâcher de pizza.
Très bonne idée. Merci beaucoup Yves, merci. Très bonne journée.
Avec un peu de sauce piquante.
Jean-noël Barrot