"Je dis aux agriculteurs que l'État et les Franças sont à leurs côtés" (Annie Genevard)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle nouvelle mesure envisagez-vous pour les agriculteurs ?
- 1:27OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il y aura une mesure sur l'assurance récolte ?
- 2:12OuverteRéponse partielle
Les 2 milliards d'euros de prêt à taux zéro sont-ils effectifs ?
- 3:37OuverteRéponse partielle
Combien ce plan va coûter ?
- 5:04OuverteRéponse directe
Faut-il changer de modèle agricole ou seulement réparer les dégâts ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Quel est l'état des lieux de la crise de l'eau aujourd'hui ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« adapter les bâtiments d'élevage pour que les animaux ne suffoquent pas de chaleur »
- 0:43Fait
« mettre en œuvre la loi d'urgence agricole et augmenter le stockage de l'eau »
- 0:43Promesse
« apporter des capacités d'emprunt à taux zéro »
- 1:27Chiffre
« 2/10 s'assurent, un éleveur sur 10 est assuré »
- 1:27Chiffre
« l'État et l'Europe prennent en charge 70 % du contrat d'assurance »
- 2:12Chiffre
« les agriculteurs vont passer à côté de 2 à 3 milliards d'indemnisation d'assurance »
Temps de parole
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Bonjour Annie Jeunev. Bonjour. Vous participez 11h30 à une réunion autour de Sébastien Lecornu. Il s'agit de définir ce fameux nouveau plan de relance à destination des des agriculteurs de manière extrêmement concrète. Quelle nouvelle mesure est-ce que vous envisagez ? D'abord euh gérer l'urgence, ça n'exclut pas de préparer l'avenir. Et on voit bien qu'il faut redonner de l'espoir à cette profession et s'adapter euh au bouleversement climatique que cette profession connaît. Donc ça veut dire euh très concrètement euh adapter les bâtiments d'élevage pour que les animaux ne suffoquent pas de chaleur. Ça veut dire mettre en œuvre la loi d'urgence agricole et augmenter le stockage de l'eau parce que l'irrigation est devenue indispensable à la production alimentaire avec le
réchauffement et et les canicules qui s'en suivent. Ça veut dire mettre en œuvre les projets d'avenir agricole pour la souveraineté alimentaire. Il y a beaucoup de projets partout en France, il faut pouvoir les épauler. Ça veut dire apporter des capacités d'emprunt à taux zéro. C'est le prêt à taux zéro. Voilà des mesures qui vont être être discutées ce matin avec le premier ministre. Il y a aussi des problèmes avec l'assurance récolte. Les maréchés estiment qu'ils ne sont pas assez couverts. Est-ce qu'il y aura une mesure là-dessus ? Alors, je pense que la question de l'assurance est une question très importante. C'est un outil qui est fait pour déisquer l'activité agricole qui est soumise à ces dérèglement ce
dérèglement climatique. Donc s'assurer, c'est permettre de passer les coups durs. C'est ça la fonction première de l'assurance. Or, nos agriculteurs recourent très peu à l'assurance. 2/ 10 s'assurent, un éleveur sur 10 est assuré. Et cette année probablement plus qu'aucune autre, elle aurait été extrêmement utile. Donc il faut qu'on travaille avec la profession pour voir lever les freins, pourquoi est-ce qu'il ne s'assure pas suffisamment alors même que l'État et l'Europe prennent en charge 70 % du contrat d'assurance. C'est ça le problème en fait. C'est c'est eux [raclement de gorge] qui ne sont pas suffisamment assurés. C'est pas les indemnités qui sont trop faibles. Bah les indemnités sont faibles parce que ils ne sont pas assurés. Mais s'il l'était s'il l'était davantage,
évidemment dans une année comme celle-là, une compagnie d'assurance m'a dit "Cette année, les agriculteurs vont passer à côté de 2 à 3 milliards d'indemnisation d'assurance." Donc il faut comprendre, il faut lever les freins, il faut améliorer le système et je comprends ce que disent les marêchés. C'est vrai que c'est plus compliqué d'assurer du maréchage parce que les cultures sont pas les mêmes d'une année à l'autre, aux mêmes endroits. Donc c'est difficile d'apprécier les pertes de culture. Mais je pense que cette question de l'assurance est fondamentale. Elle est vraie pour la France comme pour toute l'Europe. Vous vous parliez des des 2 milliards d'euros de prêt à taux zéro. Est-ce qu'ils sont d'ors et déjà effectifs ? Ils sont entre les mains des agriculteurs aujourd'hui.
Alors l'annonce vient d'en être faite. Je l'ai faite à Cournom la semaine dernière. Donc je connais les l'impatience des agriculteurs et ils ont raison et on peut les comprendre compte tenu de leurs difficultés. Donc on va pouvoir les les débloquer dès cette année mais surtout l'année prochaine. Donc ça veut dire que il faut que ce soit intégré au budget et ça veut dire qu'il faut un budget notamment pour l'agriculture parce que ces nouvelles mesures, ce plan de relance, ce sera pas un texte adoc hein, ce sera ce seront des amendements qui vont être au budget euh qui est discuté en ce moment à l'Assemblée nationale. Exactement. Exactement. Les agriculteurs découvriront au moment de de l'examen du
budget les amendements du gouvernement en espérant qu'ils soient adoptés et qui permettront de financer. Mais il n'y aura pas que des il y aura différents aspects à ce plan de relance. Une mobilisation de fonds public mais aussi une mobilisation de fonds privés parce que les projets agricoles agroalimentaires sont pas nécessairement tous portés par l'État. Il y a aussi le les les projets des exploitations eux-mêmes, des entreprises, des coopératives. Donc tout ça va se mettre en œuvre avec le budget, mais je répète très clairement qu'il faudra un budget au pays. Et combien ce plan va coûter ? Alors, les choses ne sont pas toutes budgétaires, hein, mais ça je réserve, si vous me le permettez,
l'annonce au moment de l'examen du budget aux parlementaires et puis il faut que nous travaillons aussi. Le premier ministre est très attentif à cette question de la relance et et je je partage évidemment son analyse parce que euh traiter l'urgence, réparer les dégâts ne peut pas se suffer. Il faut aussi préparer l'agriculture de demain. Justement ce qu'on a vécu cet été, les sécheresses, les canicules, les incendies, forcément ça va se se répéter. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faudra à chaque fois sortir le carnet de chèque ou est-ce que ça veut dire qu'il faut adapter notre modèle agricole, changer de culture avec des variétés peut-être plus résistante ? Alors, c'est tout ça à la fois. En tout cas, il est clair que on ne peut pas être seulement dans la réparation des
dégâts. Il faut éviter effectivement de de se retrouver dans cette situation. Alors, vous avez évoqué quelques pistes. La question de l'eau agricole est fondamentale. La question de l'adaptation des bâtiments. Vous avez évoqué les nouvelles productions végétales mieux résistantes au gel, à la sécheresse. Il faut une irrigation de précision. Il faut voilà, c'est c'est il faut travailler avec la profession pour voir exactement quelles sont les bonnes mesures. Mais il est clair que il y a des productions qui vont géographiquement bouger avec le réchauffement climatique. Lesquels ? Bah tout tout type de production qui aujourd'hui est plutôt dans le sud. Peut-être qu'on les verra aussi
apparaître dans le nord. On voit par exemple que le maréchage de serre a moins souffert que le maréchage de plein champ. Donc peut-être que dans certaines régions, il faudra intensifier la production sousre. Les les arbres beaucoup ont péri en raison de la canicule. Il faut qu'on ait des nouvelles variétés végétales mieux résistantes. L'oxitanide, le sud-ouest sont particulièrement affectés par la sécheresse. La semaine dernière, il y avait encore 79 départements qui étaient en crise. Quel est l'état des lieux aujourd'hui ? Mais c'est une situation très préoccupante, le manque d'eau, le manque de précipitation dans le sud particulièrement. Mais vous voyez, chez moi à Pontarlier, on est euh on vit une situation absolument inédite aussi. Il n'y a plus d'eau et il va falloir
envisager peut-être des coupures d'eau dans les dans les maisons. Donc on a une situation qui est hors norme, très préoccupante et qui nous renvoie à l'un des objets de la loi d'urgence agricole. Il faut pouvoir stocker l'eau quand elle abonde, quand elle inonde. On a eu des inondations cet hiver. cette eau si précieuse qui nous manque aujourd'hui, on pourrait en disposer si nous la stockions davantage et si nous l'utilisions avec beaucoup de beaucoup de de soins parce que c'est une ressource précieuse. Arnaud Rousseau, le patron de la FNSEA, il évoque une trentaine de milliers d'exploitations agricoles he sur grosso modo 370000 qui qui seraiit pas en capacité de passer l'hiver. Est-ce que c'est juste ?
Est-ce que ce chiffre est juste ? Alors moi je ne sais pas exactement sur quoi se fonde cette évaluation. Mon rôle à moi n'est pas euh d'évaluer les les fermes qui vont disparaître, c'est de tout faire pour éviter qu'elles ne disparaissent. Mais le premier ministre est extrêmement alarmiste, hein. Euh il redoute d'ailleurs de nouvelles mobilisations des agriculteurs [raclement de gorge] en novembre. Est-ce que c'est aussi votre cas ? Moi, je connais l'inquiétude des agriculteurs et la colère qui peut en résulter parce que quand on vit une situation extrêmement angoissante, ça peut conduire à la colère. C'est humainement tout à fait compréhensible. Mais on n' pas attendu l'expression de cette colère pour agir. Depuis le mois de mai, on connaît avril même des des problèmes avec le GNR.
On met la canicule, on a agi au plus vite pour donner au aux agriculteurs la certitude que l'État et que les Français sont à Est-ce que ça va suffire ? Est-ce que ça va pas être un hiver de tous les dangers ? Moi, ma responsabilité c'est d'écouter, c'est de tenir mes engagements et puis surtout de veiller à ce que les choses se déploient rapidement parce que la question de la rapidité, du déploiement des mesures est tout à fait importante. Et puis je dirais par rapport à cette inquiétude et ces possibles colères, les agriculteurs doivent entendre que aujourd'hui à la veille de l'élection présidentielle, le débat il doit avoir lieu entre le monde agricole et les
candidats à l'élection présidentielle. C'est pas une manière de refiler, si je puis dire, la patate chaude au candidat à la présidentielle. Vous savez, dans quelques mois euh nous changerons de président de la République, nous changerons de gouvernement. Euh ils me connaissent, ils savent comment nous avons travaillé ensemble et comment nous allons continuer de le faire jusqu'au derniers jour notamment pour le déploiement des lois et la loi en particulier la loi d'urgence, toutes les mesures que nous mettons en place pour le plan d'urgence et le plan de relance mais après il faut qu'ils aient des indications très précises sur ce que veulent les candidats pour eux-mêmes. Tout dernière deux petites questions d'actualité. Le syndicat de police Alliance annonce le dépôt d'une plainte
contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui. Les policiers dénoncent des injonctions contradictoires lors des mobilisation lycéenne. C'est du jamais vu. Comment quelle est votre réaction ? Bah c'est très troublant parce qu'en effet des fonctionnaires qui sont assujettis à la neutralité, vous le savez, et puis qui sont là aussi pour euh mettre en œuvre les politiques décidées par leur ministre de de tutelle. C'est c'est très troublant. Et ça dit aussi la situation terriblement compliquée qu'ils vivent. Non seulement il ils doivent vivre des heures très difficiles, beaucoup sont blessés et en plus ça veut dire que Sébastien Lecnu et Emmanuel Macron les a froissé d'une certaine manière en parlant de manque
d'empathie. Non, je je je crois que ce qui est en cause là, c'est les propos incessants de la France insoumise contre eux, la police tu la la violence illégitime, tout ça. Ce sont des ferments de désagrégation de du pacte social. Euh, ils exercent une violence légitime, ils protègent les citoyens et ils ont droit à notre respect et notre soutien. Merci Annie. Vi voir. Bonne journée à vous.
Annie Genevard