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InterviewFrançois-Xavier Bellamy· 17 mars 2019 38 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

FX Bellamy dans BFM Politique (17.03.19)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Votre regard sur les violences des Champs-Élysées ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    L'État a-t-il failli hier ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Comment voyez-vous la suite après ces événements ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Votre avis sur le rapatriement des enfants de djihadistes ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    La stratégie du président Macron sur ce sujet ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Sur le Conseil national de Lyon, votre programme européen ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:00François-Xavier BellamyFait
    « il est temps maintenant que le gouvernement fasse face à sa propre responsabilité plutôt que de commenter et d'observer ce sur quoi il devrait agir »
  • 7:00François-Xavier BellamyFait
    « le Président de la République part passer sa journée au ski »
  • 11:00François-Xavier BellamyPromesse
    « nous avons proposé que l'Union européenne puisse mettre en place quelque chose qui ressemblerait au Tribunal pénal international au tribunal de numberg un numberg des djihadistes »
  • 15:00François-Xavier BellamyPromesse
    « nous voulons appliquer ce marché du carbone aussi aux importations »
  • 17:00François-Xavier BellamyChiffre
    « Emmanuel Macron dépense plus que François Hollande au même stade de son mandat »
  • 19:00François-Xavier BellamyPromesse
    « nous avons des réformes très structurantes à faire »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour François Xavier Mami bonjour merci d'être avec nous vous êtes la tête de liste les républicains pour les élections européennes vous êtes philosophe professeur de philosophie on y reviendra je voudrais d'abord votre regard sur ce qui s'est passé hier ces scènes d'une violence inouï à nouveau sur les ChampsÉlysées comment vous jugez cette journée comment vous jugez ce qui s'est passé ce qui se passe dans notre pays est vraiment très grave d'abord parce que hier des personnes ont risqué leur vie et il y aurait pu avoir des victimes innocentes de ce ordement de violence et deuxièmement parce que pour la première fois sans doute depuis les événements d'Algérie ou les ligues de février 34 pour la première fois l'ordre républicain n'est plus assuré au cœur de Paris au cœur de notre capitale carrément pour vous il a il y a presque il y a eu l'Algérie il y a eu les ligues et puis il y a eu hier soir enfin hier rien n'est arrivé d'ussi important en tous les cas à aucun moment l'état n'a baissé la tête à ce point-là depuis très longtemps et le Tor ne revient pas aux forces de l'ordre qui font un travail considérable et qui sont épuisés par le rythme de ces violences rituelles qui ont lieu au cœur de nos villes depuis maintenant plusieurs mois mais le temps revient évidemment au gouvernement qui est encore en train de commenter au lieu d'agir au fond c'était l'acte 18 hier mais pour le gouvernement on a l'impression qu'on en est à l'acte zéro rien n'a changé rien n'a été pris au sérieux et donc il est temps maintenant que le gouvernement fasse face à sa propre responsabilité plutôt que de commenter et d'observer ce sur quoi il devrait agir l'État a failli pour vous hier l'État a bien sûr failli le gouvernement surtout a failli à faire en sorte que la réponse publique soit à la hauteur ces incidents nous les connaissons maintenant on nous dit que ces manifestations ne sont pas déclarées elles ne sont pas déclarées et c'est d'ailleurs un problème mais en réalité elles sont connues elles sont prévues et il y a déjà plusieurs jours que les services de renseignement alertaient le gouvernement sur la gravité particulière de ce qui pouvait se passer hier dans Paris et la réponse que nous avons c'est que le Président de la République part passer sa journée au ski et qu'à la fin on a le sentiment que l'État est totalement pris au dépourvu que rien n'a été réellement prévu c'estàdire que ils sont dépassés c'est même pas qu'ils sont dépassés c'est que écoutez la majorité sénatoriale c'està-dire la majorité républicaine a tenté de faire passer une loi contre les casseurs pour permettre de prévenir ses actions cette loi elle a d'abord été retoquée par les parlementaires d' marche elle a été retoquée par le gouvernement avant d'être adoptée on a perdu des semaines précieuses aujourd'hui cette loi elle n'est même pas encore promulguée il est temps d'agir il est temps d'avancer il est temps que ces individus soient mis hors d'état de nuire parce qu'ils sont en train de mettre en danger la sécurité de notre pays ils sont en train de constituer n'ayons pas peur de le dire une forme d'humiliation pour nous tous nous sommes une grande nation et aujourd'hui dans le monde entier nous donnons le sentiment qu'au cœur de notre capitale qui est mondialement connu nous ne sommes pas capables d'assurer la sécurité de ceux qui vivent de ceux qui travaillent de ceux qui viennent visiter notre pays et il est temps bien sûr que l'ordre publique soit rétabli y compris je le dis en toute sincérité y compris pour ces gilets jaunes pacifiques qui ont commencé en exprimant paisiblement leur désir de voir mettre fin à une pression fiscale excessive et qui aujourd'hui se retrouve o on peut réussir à distinguer encore aujourd'hui les gilets jaunes pacifiques dont vous parlez et les casseurs aujourd'hui il n'y a plus dans la rue que des en tous les cas je crois qu'on on a plus affaire qu'à une espèce de de mise en scène d'une violence qui n'a plus rien à voir avec ce que le mouvement avait à l'origine j'aiété très touché moi par le le témoignage de cette de cette femme qui tient le le kiosque à journaux qui a éta brûlé elle était sur notre antenne effectivement tout à l'HE bien cette femme elle disait qu'au tout début de la mobilisation des gilets jaunes elle était évidemment avec eux elle était avec ses revendication qui était parfaitement légitime nous vivons dans un pays où la pression fiscale devient intolérable et nous-même nous avons pu dire que ce que disaient les gilets jaunes il fallait pouvoir l'entendre mais aujourd'hui ça n'a plus rien à voir et d'une certaine manière c'est la liberté de manifester qui est en cause ici parce que si nous ne savons pas faire face à ces casseur à ces Black Blocs qui viennent uniquement pour détruire alors nous ne pourrons plus avoir dans notre pays à aucun moment des man manifestation Pacifi qui sont pourtant nous le savons bien un mode d'expression le président lui-même dit avoir pris la mesure de ce qui se passait et rentrer vous disiez effectivement qu'il était parti au ski il est rentré dans la précipitation pour être à Paris hier soir pour aller en cellule de crise et voilà ce qu'il a dit nous avons un cadre nous sommes attachés au droit constitutionnel mais nous avons aujourd'hui des gens qui par tous les moyens essaient de détourner cela simplement pour abîmer la République pour casser pour détruire au risque de d'ailleurs de tuer on l'a encore vu avec l'incendie beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée d'aujourd'hui montre que sur ce sujet-là et pour ces cas-là nous n'y sommes pas donc je veux qu'on analyse très précisément les choses et que dans les meilleurs délais on puisse prendre des décision forte complémentaire pour que cela n'adevienne plus il dit il va falloir faire plus c'est trop tard non il aurait fallu le faire plus tôt et surtout ce qui est très frappant c'est que le Président de la République encore une fois on a l'impression qu'il n'est pas tout à fait dans son rôle il nous dit j'attends que des décisions complémentaires soient prises mais qui peut prendre ces décisions c'est nous qui sommes en droit d'attendre que des décisions complémentaires soient prises c'est les citoyens français qui sont en droit d'attendre c'est come sil se regardait lui-même mais bien sûr on a l'impression d'avoir un président commentateur un président observateur alors il sature de l'espace médiatique ses interventions au cours de ces grands débats mais on voit bien que pendant ce temps-là la décision ne vient pas Édouard Philippe qui était sur les Champs-Élysées hier nous fait part de sa colère mais nous ne sommes pas là pour entendre les sentiments du Premier ministre ce sont les les riverins des Champs-Élysées ce sont les citoyens français qui sont aujourd'hui menés comme la plupart des Français je ressens aujourd'hui de la colère et ça vous vous dites non mais lui prier minist son français qui ont le droit d'exprimer leur colère mais le Premier ministre lui ce dont nous attendons qui ce sur quoi nous attendons qu'il s'exprime c'est c'est sur les décisions qu'il faut prendre et et et les sentiments du Premier ministre nous ils sont particulièrement déplacés dans un moment comme celui-ci comment vous voyez la suite comment sort de ça comment on sort de ce moment et bien on sort par des décisions très fortes on sort par la promulgation de la loi anticasseur le plus rapidement possible cette loi elle permet de constituer nous le voyons sur les images qui passent en ce moment derrière vous elle permet de constituer comme une atteinte au droit de manifester le fait de cacher son visage ce devrait être évidemment totalement prohibé que de venir masquer dans une manifestation c'est-à-dire dans l'intention de piller dans l'intention de casser dans l'intention de détruire elle constitue aussi pour les forces de l'ordre la possibilité de fouiller les sacs et les effets personnels des gens aux abords des manifestations elle permet d'interdire à ceux dont on sait qu'ils sont particulièrement violents comme on le fait dans les stades de football elle leur permet d'interdire de venir manifester mais là encore on a l'impression qu'ils avaient défendu au gouvernement dans la majorité la loi anticasseur et effectivement on découvre hier que cette loi n'est toujours pas en application mais cela dit sur le fond ils avaient les mêmes intentions que vous et d'abord ils ont encore une fois commencé par retoquer cette loi qui a été proposée par le par le groupe de Bruno rotillot on a perdu du temps deuxièmement maintenant on est en train de tergiverser parce que le Président de la République lui-même nous dit qu'il faut vérifier la constitutionnalité de la loi en réalité il faut avancer vite le plus vite possible parce que ce qui est en train de se jouer ici c'est la défaite de notre État de droit c'est la défaite de notre Constitution la liberté de manifester encore une fois elle ne peut pas être confondu avec la liberté de casser et de détruire ajoutons un dernier élément depuis très longtemps maintenant les républicains disent qu'il faut mettre en place des peines planchées pour ceux qui s'en prennent à ses forces de l'ordre depuis le début du mouvement sur 20 interpell tion il n'y a qu'une seule qui a donné lieu à un traitement judiciaire en moyenne aujourd'hui nous sommes devant un laxisme un laxisme sécuritaire qui fait qu'aujourd'hui on peut s'en prendre impunément à des forces de l'ordre on peut menacer des forces de l'ordre qui pourtant sont là pour notre sécurité et bien non nous ne pouvons pas nous résigner à cette défaite de l'autorité et je le dis très au fond avec une forme de gravité moi ce qui m'a beaucoup frappé c'est la manière dont l'État a commencé à baisser la tête à l'occasion du choix du gouvernement concernant NotreDame des Landes ce jour-là pour la première fois nous avons dit nous avons reconnu ensemble et tous les Français l'ont compris que la force pouvait primer sur le droit et que le coup de force de quelques adistes pouvait l'emporter sur des dizaines de décisions politiques juridiques des dizaines de décision convergentes de toutes les collectivités quelle que soit leur sensibilité politique c'était le péché originel ce jour-là le mandat du Président de la République a commencé sous le signe de la fragilité de l'État or partout où l'État est fragile c'est le désordre qui progresse et partout où l'État est fragile c'est nos libertés qui régressent et c'est exactement ce que nous avons vu hier au cœur de Paris et c'est exactement ce à quoi il faut mettre fin aujourd'hui parlons des européennes je voudrais presque être un peu caricaturale mais pour mieux comprendre où vous vous situez en gros aujourd'hui on est pour l'Europe on vote Macron on est contre l'Europe on vote Marine Le Pen et vous c'est quoi et bien nous c'est peut-être une manière de sortir de cette espèce de schéma qui me paraît effectivement comme vous le disiez un peu caricatural mais oui mais on a besoin de savoir on a besoin de savoir où on va et bien on va savoir puisqu hier nous avons eu un très beau Conseil national à Lyon nous avons présenté notre projet qui est composé de 75 propositions pour pouvoir justement changer l'Europe afin de la sauver nous notre conviction profonde c'est la c'est ça c'est ça votre pitch si si si je reprenais je dirais donc en gros on est pour l'Europe on vote Macron on est contre l'Europe on vote Marine Le Pen et on est pour l'Europe mais pas celle-là on vote François Xavier bamis non c'est c'est pas tout à fait le cas c'està dire je crois pas que si on est pour l'Europe on soit contraint de voter pour Emmanuel Macron et je crois que si on pense que l'Europe n'est pas aujourd'hui construite dans la bonne direction on n'est pas contraint de voter pour Marine Le Pen au contraire si on veut des solutions concrètes il faut pouvoir avancer vers une alternative crédible et cette alternative c'est nous qui allons l'incarner nous nous croyons que sur tous les grands défis qui nous attendent sur la question de la guerre commerciale qui se joue aujourd'hui au-dessus de nos têtes sur la question du défi migratoire qui est devant nous et non pas derrière nous sur la question écologique sur toutes les grandes questions qui attendent notre avenir nous avons besoin de l'Europe mais aujourd'hui l'Europe malheureusement elle nous affaiblit trop souvent au lieu de nous renforcer et donc nous allons faire des propositions précises concrètes cohérentes sur tous ces grands sujets pour r parce qu'en fait on se dit vous avez vous vous êtes plutôt un homme de réflexion euh c'est votre métier de de philosophe de professeur de philosophie et là pour le coup on a l'impression que vous vous êtes laissé un peu entraîné par la politique politicienne c'est on a d'abord les hommes vous les première tête de liste de de de la liste et puis vous dites tout le temps on va faire des propositions donc la réflexion vient après bien sûr que non d'ailleurs la réflexion a commencé au sein de notre mouvement à partir de ce conseil national de Menton il y a plusieurs Mo mois déjà où les républicains ont adopté une ligne très claire sur leur projet européen et à partir de cette ligne le projet a été mûri par toute une équipe autour de Guillaume larrivé ce qui fait que nous avons aujourd'hui un projet très clair une stratégie très cohérente pour l'avenir de l'Europe on va en parler j'espère en rentrant dans le concret et c'est seulement à partir de ce travail-là que des personnes ont été nommées pour porter ce projet mais je suis d'accord avec vous ce n'est pas une question de casting ce qui compte ce sont les idées et permettez-moi de vous le dire justement c'est aussi comme professeur de philosophie que je voudrais aborder cette élection avec le sens de la complexité des choses dans cette élection ça peut pas être blanc ou noir ça peut pas être pour ou contre l'Europe parce que c'est un petit peu plus compliqué et qu'effectivement notre avenir commun suppose de rentrer un peu plus dans la complexité des sujets si on regarde il y en a un qui pour le coup avait réfléchi et et avait carrément livré ses réflexions dans un livre sur l'Europe c'est Laurent vquier qui lors des dernières élections européennes avait publié ce livre qui s'appelait Europe tout doit changer et il avait notamment cette cette théorie qui était qu'il fallait ramener l'Europe à un noyau dur avec des cercles conc et notamment j'ai relu certaines de ces pages il disait il faut réduire l'Union européenne à 6 membres 6 c'est assez pour former un noyau dur de pays partageant les mêmes valeurs il disait la France l'Allemagne la Belgique le Pays-Bas l'Italie et l'Espagne qui serait donc ce cet espace où il y aurait pour le coup une harmonisation beaucoup plus poussée en matière fiscale en matière sécuritaire en matière de de budget commun est-ce que vous adhérez à cette vision là ce qui est sûr c'est qu'on voit bien que l'Europe est aujourd'hui la victime d'un élargissement qui n'a pas été bien maîtrisé alors attention là je vous cite un autre Laurent vquier puisque vous me tendez la perche là je vous ai cité le Laurent vquier de 2014 mais il y avait aussi le Laurent voquier de juin 2011 qui là alors qu'il était au gouvernement dénoncait à propos de l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne qu'il défendait il était favorable à l'entrée de la Croatie dans l'Union européenne et il dénonçait ce que je cite être la crispion égoïste d'une Europe forteresse vous êtes de quel côté de Laurent voquier le Laurent voquier de 2011 le Laurent voquier de 2014 encore une fois notre vision est très claire l'élargissement a été une perspective qui a animé l'Union européenne et il est clair que cette vision était une vision positive c'était une vision généreuse mais nous voyons aujourd'hui que ces résultats ont conduit à une forme de paralysie au sein du conseer européen parce que c'est très difficile de décider à 28 bientôt 27 c'est très difficile de parvenir à avancer ensemble donc c'était on s'est rendu compte que c'était trop trop vite trop loin bien sûr et de fait aujourd'hui il faut qu'on arrive à réorienter les choses aujourd'hui c'est Emmanuel Macron qui croit qu'on peut encore continuer l'élargiss c'est Emmanuel Macron qui nous a dit très récemment qu'il était favorable à la poursuite de cet élargissement mais est-ce qu'on peut carrément aller vers le rétrécissement non ce qui compte en revanche c'est de pouvoir mettre en œuvre au sein de l'Union européenne telle qu'elle est non pas un rétrécissement bien au contraire mais mettre en œuvre des coopérations concrètes qui engagent certains pays d'une manière plus active et plus efficace des blocs de coopération autour de sujets précis et ça pour le coup ça a toujours été le cas en Europe c'est déjà le cas d'ailleurs aujourd'hui l'euro par exemple tous les toutes les les tous les pays de l'Union européenne n'y participent pas l'espace Schengen tous les pays de l'Union européenne n'y participent pas Emmanuel Macron nous dit aujourd'hui qu'il veut élargir l'espace Schengen à la Roumanie nous nous croyons que ce pays n'y est pas encore prêt et donc nous croyons qu'il faut stabiliser les frontières extérieures de l'espace Schengen mais vous voyez bien qu'il y a une pluralent de 6 c'est une idée que vous pourriez reprendre à votre compte non ce qui est sûr c'est que nous devons pouvoir penser sur des sujets précis des blocs de coopération renforcés je pense à la question migratoire par exemple il est clair qu'il y a en Méditerranée des sujets spécifiques et qu'il faut sans aucun doute que les pays qui partage ces sujets puissent travailler ensemble on qui ont une côte méditerranéenne devrai travailler davantage ensemble ça c'est un cercle concentrique c'est une manière de dire qu'effectivement si nous ne parvenons pas à emmener avec nous la totalité des 27 nous devons pouvoir malgré tout continuer à avancer concrètement ce sera le cas aussi peut-être sur des questions de fiscalité sur des questions d'harmonisation sociale mais ce qui est fondamental pour nous c'est que nous voulons pouvoir travailler pour toute l'Europe et nous ne croyons pas du tout à un rétrécissement de l'Europe nous voulons pouvoir redonner son son dynamisme à la construction européenne oui c'est paradoxal parce qu'on se dit on a été trop loin dans l'élargissement mais pour autant on va pas aller vers un rétécissement rétraécissement c'est un mot un peu tabou c'est c'est moche c'est c'est presque raboug gris donc on ose plus mais si on allait au bout de votre logique vous dites voilà l'élargissement c'était trop donc la logique voudrait dans ces cas-là qu'on redéfiniss les contours non ce que je dis c'est qu'aujourd'hui l'élargissement il n'a pas été suffisamment bien digéré et nous n'avons pas par exemple révisé nos manières de travailler ensemble nous allons défendre par exemple dans cette campagne l'idée de transformer le rôle de la Commission européenne faire en sorte que la Commission européenne soit moins en capacité produire des normes mais qu'elle soit plus en capacité de porter des projets parce que l'Europe qui fur c'est l'Europe des projets plutôt que celle des normes c'est l'Europe qui projette plutôt que celle qui interdit celle qui régule celle qui d'une certaine manière peut-être parfois paralyse et donc c'est à travers ces nouvelles manières de décider ensemble que nous pourrons faire de l'Europe des 27 un lieu plus efficace au service de notre maîtrise de notre destin dans la mondialisation et on va accueillir tout de suite Olivier baumon du Parisien Aujourd'hui en France [Musique] bonjour Olivier bonjour à Pauline bonjour François B amis j'ai plein de questions à vous poser on va revenir bien sûr sur le Conseil national qui s'est tenu hier à Lyon pour commencer quand même ce qui s'est passé vendredi cinq enfants français de djihadistes sont été rapatriés de de Syrie il s'agissait d'orphelin pour certains en très mauvais état de santé on sait que c'est un sujet qui divise beaucoup la société quel est votre avis fallait-il les faire revenir le cas des enfants est bien sûr un cas très spécifique parce que les enfants ne sont pas responsables de ce qui a été commis par leurs parents et donc il est parfaitement normal que nous puissions accueillir ces enfants ce qui suppose un travail extrêmement précis un travail de grande qualité parce que ces enfants viennent de théâtre de guerre où ils ont vécu l'horreur et donc nous devons pouvoir accompagner ce retour dans les meilleures conditions mais mais ça veut dire qu'on les ramène pardon ou ou pas vous étiez pour vous étiez contre dans le cas de ces enfants qui sont effec orelin sont arrachés à leurs parents il est évident que c'était sans doute de notre responsabilité que de pouvoir effectivement les accueillir pour pouvoir leur permettre de retrouver le pays c'était vous êtes pas complètement on vous sent peut-être TR compliqué si vous voulez c'est que on résume souvent ces questions à des considérations générales alors qu'il s'agit de cas particuliers qui doivent être traités avec la plus extrême attention ce que je dis c'est que et ça pour le coup c'est très clair les enfants ne sont pas responsables de ce qui a été commis par leurs parents et nous devons évidemment pouvoir dissocier le cas des enfants sur ce point-là vous approuvé la la stratégie du président de la République Emmanuel Macron de faire au cas par cas pour le rapatriment des je crois qu'il faut effectivement pouvoir traiter les situations et nous ne méprisons pas la la difficulté du sujet il faut évidemment faire avec la la plus grande humanité mais aussi permettez-moi de le dire avec la plus grande fermeté dans ce qui concerne le cas pour le coup de ces adultes qui ont trahi leur pays qui ont renoncé à leur nationalité qui ont brûlé leurs passeport pour aller retourner leurs armes contre tout ce que nous avons de plus cher contre la dignité humaine contre nos propres pays et eux pour le coup c'est une proposition très forte qui a été faite hier par notre mouvement politique par Lauren voquier eux pour le coup nous devons pouvoir les juger sur le lieu où il se trouvent et nous avons proposé que l'Union européenne puisse mettre en place quelque chose qui ressemblerait au Tribunal pénal international au tribunal de numberg un numberg des djihadistes pour pouvoir les juger là où ils ont commis leur criis je vous arrête juste un instant tous les deux parce que priorité au direct Christophe Castaner arrive en ce moment même sur les champs éélysées où il devrait s'exprimer dans quelques instants Mathias Tesson vous êtes sur place également euh oui absolument le minist de l'Intérieur qui vient d'arriver au niveau 104 c'est là qu'il a une plaque commémora en la mémoire le capitainecielques MO et fait cette plaque a été cont l de la manifestation gilets jaunes unle anarchiste été apposé dessus a été tagué dessus et ce midi plutôt ministre c bien vient déposer est en train de déposer fleurs fleurs en mémoire que vous aviez jugé et à l'instant je sur sur cette image essay de cetteur de l'action fiste qui avait été apposé dessus pour ce moment solennel évidemment rendre hommage au capitaine de marqué et bien qu'il n'était pas d'accord évidemment avec ce geste que ce geste et bien les forces de police ne sont pas d'accord avec c'est un symbole très fort une visite qui n'était pas prévue voilà pour pour ce ce ce moment ce ministre Christophe Castaner qui vient donc de déposer une fleur au pied de cette plaque commémorative en mémoire de Xavier jugelet Mathias Tesson j'aimerais juste que vous nous redisiez précisément parce qu'on n pas entendu très clairement le début de votre intervention quelqu'un s'est opposé au geste de Christophe Castaner non non non absolument pas absolument pas Christophe castanner et bien est juste arrivé il y a maintenant maintenant 5 minutes ici devant devant cette plaque et il a donc déposé une une fleur au pied de cette plaque commémorative et a tenté également et bien de d'enlever ce sticker qui avait été apposé par certains militants radicaux hier oup merci Mathias Tesson en direct des Champs-Élysées alors qu'on le voit Christophe Castaner salue les forces de l'ordre à l'endroit même où hier nous avons assisté à ces scènes de casse de pillage de grandes violences vous le disiez à l'instant d'ailleurs François Xavier bami vous estimiez que l'État avait le gouvernement avait failli hier dans sa mission de sécurité et d'ordre pour les Français Christophe Castaner qui d'ailleurs sera reçu en fin d'après-midi par Emmanuel Macron pour on l'imagine faire le point sur la situation d'hier il pourrait s'exprimer dans quelques instants Christophe cassaner qui qui qui s'éloigne on revient sur ce plateau François permettez-moi de vous dire je suis frappé de ce qu'on voit à l'instant ça rejoint ce qu'on disait tout à l'heure maintenant ça suffit les fleurs ça suffit la mise en scène ça suffit de voir notre ministre de l'Intérieur venir constater les dégâts comme le dit si bien votre bandeau en 2005 pendant les émeutes dans les banlieux Nicolas Sarkozi n'allait pas poser des fleur et il n'allait pas constater les dégâts nous savons rétablir l'ordre dans notre pays nous avons une police républicaine qui sait faire son travail il est temps maintenant de lui en donner les moyens et d'adopter une stratégie qui puisse enfin fonctionner je crois que ce gouvernement a failli il ne s'agit plus de mettre en scène par des jeux de communication qui ne convainque plus personne c'estette impuissance collective encore une fois il faut agir un mot juste sur sur sur Christophe Castaner vous estimez qu'il qu'il que lui en particulier il y a un moment où il faut qu'il a ça remet en cause sa place en tant que ministre de l'Intérieur certains demandent sa tête aujourd'hui moi je je ne suis pas si vous voulez je n'ai jamais cru à ces jeux politiciens où on vient demander la tête d'un ministre ça n'est pas ma responsabilité je n'ai pas de légitimité pour je dis simplement je dis simplement qu'on attend de savoir quels sont les actes qui vont être posés et que là pour le coup encore une fois nous avons fait affaire à un ministre commentateur vous dites vous dites je je suis pas dans ce rôle de coup peur de tête mais on le sent bien petit à petit vous vous emparez aussi de la politique avec ce qu'elle a aussi de corps à corps de de lutte parfois entre tête de liste entre personnalités non mais je parle simplement comme un comme un citoyen français qui qui voit le désespoir qui monte devant cette impuissance de l'État et qui voit que si au cœur même de notre capitale l'ordre public n'est pas n'est pas respecté alors combien plus dans tant de villes dans tant de quartiers nous le savons bien je le vois comme élu local combien plus l'ordre républicain lui aussi est en train de faillir et nous avons besoin d'actes et nous nous n'en pouvons plus de cette communication inutile nous voulons pouvoir voir nos forces de l'ordre en situation de réagir à ce qui est en train de se passer et non pas voir un ministres qui se mettent en scène et cet après-midi encore sans doute mettre en scène des réunions de crise ce qui compte maintenant ce sont les actes et plus les images on l' compris on y reviendra bien sûr et on vous tiendra au courant si Christophe Castaner s'exprime on ira évidemment l'écouter Olivier reprenons le cours de votre interview oui reprenons et justement revenons sur ce conseil national qui s'est tenu hier à Lyon vous avez présenté votre programme pour les les élections européennes vous parliez en première partie de cette interview de de guerre commerciale de défi écologique pourtant quand on regarde ce programme une grande partie des propositions est consacré aux thèmes qui sont liés aux questions d'immigration de civilisation de lutte contre le terrorisme d'ailleurs les deux premiers chapitre s'intitule Europe frontière et Europe civilisation est-ce que ça veut dire aujourd'hui que la droite française en tout cas les républicains vont se résumer à ce message politique dans cette campagne et que finalement le le volet économique sera secondaire bien sûr que non nous notre proj notre projet c'est faire en sorte que l'Europe puisse contribuer à redonner un équilibre à la mondialisation redonner un équilibre à la mondialisation ça veut dire effectivement agir de façon forte sur les questions d'immigration parce que le défi est devant nous ce défi d'un déséquilibre profond qui pourrait se produire si nous ne savons pas maîtriser nos frontières à chaque fois que l'État est impuissant quand l'ordre public est défaillant à chaque fois ce sont des drames drames dans nos pays drames en Méditerranée créé par la traite des êtres humain et c'est la raison pour laquelle il nous faut cette fermeté mais nous allons aussi bien sûr défendre nos frontières sur le plan comme commercial et sur le plan économique réguler la mondialisation c'est par exemple défendre cette mesure très forte que nous allons porter tout au long de cette campagne d'une barrière écologique aux frontières extérieures de l'E on entend très peu Laurent vquier sur ces sujets là par exemple et bien on va nous entendre sur ces sujetsl encore une fois notre projet a été présenté hier et cette barrière écologique c'est la première fois que nous en parlons de façon approfondie nous avons beaucoup travaillé cette mesure elle est très importante pourquoi aujourd'hui les producteurs qui créent quelque chose qui produisent un bien sur le territoire européen ils payent pour le carbone qu'ils émettent en produit ce bien mais quand un produit rentre dans notre pays il n'est pas taxé sur le carbone qui a été dégagé pour le produire ce qui fait au fond une sorte de double peine pour notre économie à la fois nous fragilisons nos propres producteurs qui sont vertueux sur le plan écologique et pourtant nous consommons des produits qui sont beaucoup moins vertueux tout en cassant la compétitivité de nos entreprises et nos emplois donc nous voulons appliquer ce marché du carbone aussi aux importations ça n'est pas du protectionnisme c'est juste l'idée d'une concurrence enfin réciproque qui se fasse avec les mêmes règles et c'est une manière de réguler la mondialisation car il ne s'agit pas de créer une banque européenne du climat ou de créer de nouvelles agences de dépenser toujours plus d'argent public pour résorber le défi climatique qui ne voit que si on taxe l'ouvrier français qui fait 10 km en voiture pour aller à son travail on ne peut pas simultanément fermer les yeux sur le fait que tout produit qui fait des milliers de kilomètres à travers la planète lui aussi représente du carbone le commerce international aujourd'hui c'est peut-être 30 % des émissions de gaz à effet de serre il faut pouvoir le réguler pour retrouver de la compétitivité et pour résorber la vous aurez notamment l'occasion de revenir sur ces question là en dernière partie avec EDV Chevrillon juste j'imagine que jeudi soir vous avez regardé Marine Le Pen dans l'émission politique sur France 2 il y a ce fameux sondage en fin d'émission qui est assez intéressant en tout cas j'imagine pour vous 74 % des électeurs de vos électeurs des républicains qui étaient devant cette émission se sont dit plutôt d'accord avec ce qu'elle disait sur l'immigration et dans ce qu'elle dit he quand elle parle de communautarisme de zonees de non droit il en va de nos cultures de nos valeurs je reprends les propres mots de de Marine Le Pen c'est un peu ce que vous et aussi Laurent vquier vous dites euh en aût dernier encore Laurent voquier parlait de d'immigration de masse hier encore il a parlé des racines judéo chrétienne euh est-ce que finalement Marine Le Pen vous ne craignez pas que sur ces questions le combat soit perdu d'avance avec le rassemblement national bien sûr que non d'abord sur le constat évidemment beaucoup sont d'accord pour dire aujourd'hui qu'une immigration non maîtrisée menace l'équilibre même de nos sociétés et qu'elle menace l'équilibre du monde et encore une fois c'est aussi une question de développement pour le continent africain par exemple le lecteur entendent le discours de Marine Le Pen et s'y retrouve je n'ai pas regardé l'émission parce que j'étais moi-même en réunion publique une très belle réunion publique à maison alfort mais si je reprends ce que vous venez de dire effectivement sur le constat mais pas seulement moi Henry Coletta qui est un très grand Européen si il en est a dit que si nous ne savons pas maîtriser l'immigration il y aura 27 brexit et je suis d'accord avec mainant la grande différence entre nous et Marine Le Pen la grande différence entre nous et Marine Le Pen c'est que nous ne sommes pas des idéologues que Marine Le Pen elle contrairement à ce qu'il dit aujourd'hui elle a fragilisé toute coopération européenne en la matière parce que c'était européen elle a renoncé et ces eurodéputés ont voté contre le renforcement des frontières au le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l'Europe ces eurodéputés ont voté contre le PNR qui permet de savoir qui circule dans l'air européen les eurodéputés du Front national ont voté contre tout ce qui pouvait aller dans le sens d'une coopération renforcée en Europe sur les questions migratoires nous nous disons aujourd'hui nous ne pourons faire pas faire face au défis migratoirees sans une véritable coopération européenne parce que aujourd'hui l'Italie adopte une position très ferme casselan tienne les flux migratoires passent par l'Espagne et donc nous ne croyons pas qu'un repli national nous rendra plus fort nous croyons au contraire qu'il faut défendre même constat mais les outils pour vous sont aussial différ dans le fait de travailler avec vois bien sûr et nous allons défendre dans ce dans ce ce rendez-vous européen le projet d'une double frontière frontière européennees qu'il faut renforcer et défendre et nous ferons de nombreuses propositions en ce sens pour systématiquement les bateau de passeur vers le dernier de nos frontières national une question importante dans votre entourage et au niveau des CAD des républicains tout le monde dit qu'on veut aujourd'hui recomposer reconstituer le socle fioniste de l'élection présidentielle certains disent même que bami c'est notre champion il va venger le père est-ce que c'est vrai et est-ce que d'ailleurs vous avez rencontré François Fillon non je n'ai jamais rencontré François Fillon ce qui est certain c'est que nous devons convaincre les électeurs qui se sont détournés de nous parce qu'ils ont été déçu et aujourd'hui ces électeurs nous devons leur redonner confiance ce qui est certain aussi c'est que la droite elle doit pouvoir s'adresser à tous les publics à tous les électorats moi je ne me résigne pas à voir la politique se résumer à une question de marketing électoral et je voudrais pouvoir parler à tous les Français de ce que nous croyons nécessaire pour l'avenir de notre pays écout il vous écoute sur BFM et dans un instant on accueillera edvi chevant merci [Musique] Olivier bonjour VI Chevrillon bonjour à Pauline bonjour François xab beaucoup de questions à vous poser on va essayer de faire vite en l'occurrence juste sur le brexit puisque vous disiez à propos de l'immigration si on continue comme ça il y a 27 brexits cela dit quand on regarde le brexitel qu' se déroule le vrai brexit avec la Grande-Bretagne c'est pas sûr que ça donne envie en l'occurrence à d'autres pays de de quitter l'Union européenne justement qu- comment vous interprétez ce qui se passe en Grande-Bretagne la Grande-Bretagne qui est quand même la mère des démocraties he qui est vraiment la quintessence de la démocratie et qui est dans une cacophonie absolument stupéfiante c'est une vraie tristesse de voir effectivement que nos amis britanniques ne parviennent pas à résoudre la situation dans laquelle ils sont aujourd'hui je crois que la balle est dans leur camp et que la décision leur appartient maintenant pour ma part je n'ai jamais cru que nous avions intérêt à ce que la Grande-Bretagne s'enfonce dans la crise ni que nous avions intérêt à faire une leçon de ce brexit ça n'est pas du tout d'ailleurs l'intention dans laquelle a travaillé Michel Barnier qui a fait un travail remarquable pour essayer de faire en sorte que les choses se passent le mieux possible nous avons besoin de garder un vrai lien avec les Britanniques parce que derrière ce sont nos intérêts qui sont en jeu je pense au pêcheurs français je pense aux agriculteurs au viticulteurs français je pense à nos industries nous avons besoin de faire en sorte que ce brexit se passe le mieux possible mais aujourd'hui malheureusement ça ne prend pas le chemin c'est un peu un veu pieux he en l'occurrence est-ce que vous estimez justement que Michel barmier la Commission européenne ils ont géré le mieux possible justement cette confrontation avec la la Grande-Bretagne confrontation à volontaire bien sûr d'ailleurs ce qui est très frappant c'est de voir que quand le brexit a eu lieu on a dit c'est le début de l'implosion de l'Union européenne parce que maintenant les 27 vont se diviser entre eux aujourd'hui il y a une petite performance qui n'est pas négligeable et qui est même le résultat d'un travail très important Michel Barnier a réussi à avancer avec l'unanimité des 27 États et derrière Michel Barnier les 27 pays membres de l'Union européenne quelle que soit leur sensibilité politiques qui sont souvent très diverses parlent aujourd'hui d'une seule voix et c'est une véritable presse dont il faut évidemment dire qu'elle est qu'elle est importante pour l'avenir de l'un puisque vous conduisez la la liste des républicains il serait son parti en l'occurrence est-ce qu'il serait un bon candidat à la Commission européenne à la Commission européenne nous n'en sommes pas là et ce qui compte le plus c'est de continuer à avancer pour faire en sorte que notre mouvement puisse avoir le maximum de de de place au sein du Parlement européen de demain ce qui est certain c'est que la procédure que vous connaissez qui est un peu complexe du speeden candidate qui fait que il faut c'est pour ça la question exactement mais c'est c'est au fond quelque chose dont il faudra reparler lorsque l'élection sera passée donc c'est pas complètement àquis à vos yeux encore une fois moi vous savez je suis un jeune candidat je me lance dans cette aventure ce qui compte le plus pour moi c'est de défendre auprès des Français ce que sera notre projet européen pour le reste en Verance justement on parle beaucoup d'économie j'ai envie de dire surtout surtout avec moi en l'occurrence mais il y a le la concurrence ça c'est sûr mais pas que c'est intéressant de voir qu'il y a deux têtes de liste vous euh il y a Rafa gluxman pour l'union de la gauche deux intello donc quand même très très loin de l'économie pas européens au départ vous nêtes pas des politiciens du moins prof professionnellement comment vous expliquez ça ça veut dire que il y a un peu un changement de projet en l'occurrence de sur l'Union européenne de la construction européenne en tout cas ce qui est sûr c'est que peut-être l'Union européenne nous l'entendons trop souvent elle est devenue aujourd'hui par bien des égards une forme de technostructure un peu sans âme et sans vision et les Français ont besoin les citoyens européens ont besoin de retrouver le sens de ce projet commun ce projet commun il s'est construit à travers un marché à travers par exemple la mise en commun du charbon et de l'acier mais derrière il y avait toujours un sens le marché vous savez je crois ça n'est pas un but en soi c'est un moyen un moyen pour garantir plus de prospérité un moyen pour créer du lien entre nous un moyen pour avancer vers des sociétés plus justes et c'est peut-être le fait de remettre le marché de remettre l'économie au service d'un but commun qui est aussi en jeu dans cette élection europé mais mais en même temps donc les valeurs culturelles ce qui fait l'Europe he on est d'accord plus que peut-être que les valeurs économiques en même temps ce qui est bizarre c'est ce qu'on trouve un peu dans la dans la lettre d'Emmanuel Macron Renaissance européenne vers une Renaissance européenne et on voit bien François Xavier Bellani vous l'avez critiqué cette lettre pourtant je trouve que ça ça rejoint un peu votre conception de votre programme européen parce que justement ce qui est très frappant dans cette lettre c'est qu'au fond la Renaissance européenne pour Emmanuel Macron c'est un peu toujours plus de l'Europe qui ne fonctionne plus en une seule lettre il réussit à créer CIN ou six agences institutions comités supplémentaires et au fond c'est exactement de cela que les Français ne veulent plus nous avons besoin de retrouver une Europe non pas des normes supplémentaires ou des superstructures mais au contraire une Europe qui puisse nous renforcer c'est-à-dire une Europe des projets une Europe qui propose une vision et c'est cela qu'il faut sans doute réussir à retrouver il y a une Europe sociale en tous les cas j'ai lu vos propositions vous dites qu'il faudrait garantir un salaire égal pour un travail égal en même temps lorsqu'on voit les réactions de la chef de fil de la CDU donc la droite allemande celle qui va succéder sans doute à Angela Merkel il dit il n'est pas question d'avoir notamment un salaire minimum un peu comme le souhaite Emmanuel Macron comme vous le souhaitez quelque part donc est-ce que c'est pas un peu inquiétant pour vous puce que vous allez siéger ou même pas nous nous souhaitons évidemment nous souhaitons une harmonisation plus grande de nos régimes fiscaux de nos régimes sociaux parce queon peut pas créer un marché commun sans avoir de règles communes on voit qu'il y a des distorsions de concurrence très fortes en Europe notamment à travers la question de la fiscalité ou des charges sociales mais le problème c'est qu'Emmanuel Macron a perdu toute crédibilité pour parler de ces questions pourquoi parce que quand vous êtes un chef d'État qui dirige un pays qui a le 28e déficit public sur 28 en Europe que vous êtes le dernier que vous êtes le champion du monde des prélèvements obligatoires et que vous dites ensuite à vos partenaires est-ce que vous pourriez pas m'imiter un peu vos partenaires vous répondent commencez par faire le travail che vous il est au pouvoir depuis combien de temps Emmanuel Macron il est au pouvoir depuis 2 ans il été combien de temps au pouvoir il avait derrière lui une conjoncture économique favorable tout le monde le reconnaî il avait derrière lui une conjoncture politique très favorable tout le monde le reconnaîtra et aujourd'hui Emmanuel Macron dépense plus que François Hollande au même stade de son mandat alors pardonnez-moi mais je crois que l'image de réformateur qu'Emmanuel Macron s'est donné elle se brise aujourd'hui sur le mur du réel la droite elle elle a réussi à baisser la dépense publque alors même qu'elle devait faire face à une crise sans précéd bon il avait toujours un contex il avait toujours un contex le résultat le grand N disons pas que tout s bien passé nous disons simplement qu'aujourd'hui nous avons devant nous réf bien sûr et il ne s'agit pas pour moi de de vous dire aujourd'hui que tout a été bien fait ce qui est certain c'est que nous avons des réformes très structurantes à faire nous les avons défendu au moment de l'élection présidentielle nous les défendrons encore parce que nous croyons qu'ell n pour que la France retrouve sa crédilité en EUR rapidement et après j'ai une question rapide sur ADP est-ce que ça va pas quand même vers un moins 10 ans social si vous voulez une harmonisation sociale ça se fera au détriment du modèle social ça va pas tirer tout le monde vers le bas on pourrait dire ça si vous voulez quand on VO la réac notamment de la si on en dépensant la totalité de cet argent public on vivait dans un pays de cocaagne où tout le monde vit bien mais nous avons à la fois le pays champion du monde des prélèvements obligatoires et en même temps on le disait à l'instant une crise sociale sans précédent et donc oui ce que nous croyons c'est qu'on peut faire mieux avec moins et si ça n'était pas le cas encore une fois la France serait un paradis social ça n'est pas du tout le cas aujourdhuip oui ou non privatisation deadp l'aéroport de Paris est-ce que vous êtes justement dans cette guerre commerciale vous vous dites c'est comme il faut faire comme il rôle chez les Anglais ou qui appent on garde on ge pas je crois que malheureusement il faut faire des réformes structurel pour permettre d'éviter que notre état ne continue de vivre dans ce déficit structurel aujourd'hui malheureusement on est en train de vendre des éléments patrimoniaux de l'État pour pouvoir résorber la dette je ne dis pas que il ne faut pas privatiser résber la dette pas du tout bien sûr que si c'est pour dans un fond d'innovation mais justement alors c'est peut-être un peu technique pour ceux qui nous écoutent mais ce fond il est totalement fictif en réalité on va diminuer la dette de l'État et à travers cela on va dire qu'on met l'équivalent de ce remboursement de la dette sur de l'innovation c'est un jeu d'écriture complètement fictif outre le fait que ces 250 millions d'euros sont inférieurs à ce que rapportent aujourd'hui ces entreprises publiques en dividendes pasamment de temps je crois d'ailleurs que aujourd'hui professur de philosophie mais vousit à vous presque professur d' aujourd'hui les dividendes de ces entreprise publique rapporte plus de 250 millions par an et même on peut dire d'ADP qu'il va continuer de rapporter sans doute de plus en plus avec l'augmentation du trafic aérien on est en train de faire des choix malheureusement à courte vue seulement pour masquer notre incapacité à ré je penseon peut re d'AC il n reste que 30 secondes mais j'aurais quand même aimé avoir juste votre regard sur votre nouvel adversaire depuis jeudi soir on sait que Nathalie l'oiseau a décidé donc peut-être parce que Marine Le Pen en débattant l'aurait convaincu et fait changer d'avis elle a donc annoncé à l'issue du débat qu'elle serait cand candidate comment vous voyez cette nouvelle concurrente pour vous bon c'est une surprise un peu artificielle mais pour moi j'ai hâte que que effectivement la tête de fil dans marche soit désigné ce sera une joie de pouvoir échanger avec quelques personne que ce soit ce que je crois c'est que ce qui compte ce sont les idées la vision et nous ne sommes comme des des personnalité politique qu'au service de de de ces projets qui doivent permettre aux Français d'avoir le choix et c'est malheureusement je crois derrière ce qui se profile pour en marche à travers le premier clip qu'ils ont diffusé en disant vous n'avez pas le choix c'est ce qui est en jeu dans cette élection y a autre forme de choix bon merci beaucoup vous dites que c'est une joie d'avoir donc euh madame l'oiseau avec qui débattre merci beaucoup Chevrillon merci François Xavier Bel Ami d'avoir été avec nous tête de liste les républicains aux élections européennes l'actualité continue sur BFM TV dans un instant c'est droit de suite à tout à l'heure affaire suivante