Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (3 novembre 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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- 0:14OuverteRéponse directe
On va parler pouvoir d'achat, mais d'abord un mot sur l'actualité : Sophie Petronin au Mali.
- 1:13OuverteRéponse directe
Il n'y a eu aucune expulsion depuis que le gouvernement a demandé à l'Algérie, le Maroc et la Tunisie de jouer le jeu en matière d'expulsion de leurs ressortissants.
- 1:40OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Est-ce que pour vous, l'immigration est un mal qu'il faut absolument combattre ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes sûr d'avoir vos parrainages ?
- 6:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pensez qu'il y aura trois candidats souverainistes sur les lignes de départ ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:23Invité politiqueFait
« L'ex-otage Sophie Petronin est recherchée actuellement au Mali. Elle avait été libérée à l'époque en échange de 200 prisonniers islamistes. »
- 7:16Invité politiqueChiffre
« Charles Prats, vous aussi, vous parlez plus de 75 millions d'assurés sociaux pour une population de 67 millions. »
- 7:37PrésentateurChiffre
« entre 7 millions et 2 500 000 fausses cartes vitales. »
- 7:50PrésentateurChiffre
« j'estime minimum, j'ai pris le chiffre le plus bas, 20 milliards. »
- 9:20Invité politiqueChiffre
« 100 euros par 38 millions de personnes pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie. »
- 9:27Invité politiqueChiffre
« un plan d'engagement jeune aussi qui a été annoncé hier, qui concernerait entre 400 et 500 000 jeunes. On leur donnerait 500 euros par mois en échange de 15 ou 20 heures de formation. »
- 10:49PrésentateurPromesse
« Zéro droit de succession sur, uniquement, la résidence principale. »
- 12:38PrésentateurPromesse
« À chaque délit, une peine immédiate, sûre, rapide. »
- 12:56PrésentateurPromesse
« j'avais proposé 40 000 places de prison, notamment dans les vieilles casernes désaffectées. »
- 13:11PrésentateurPromesse
« Pour tout récidiviste, fin des remises de peine. »
- 13:15PrésentateurPromesse
« que les juges prononcent la totalité des peines pour les trafiquants de drogue. »
Temps de parole
- Présentateur75 %
- Nicolas Dupont-Aignan19 %
- ?6 %
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News,
il
est 8h16, bienvenue à tous. Laurence Ferrari, vous recevez ce matin le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Laurence Ferrari.
Vous
publiez ce livre « Où va le pognon ? Comment récupérer 100 milliards d'euros par an de fraude de gaspillage pour rebâtir la France
?
» aux éditions L'Archipel. On va en parler dans un instant parce qu'évidemment, le pouvoir d'achat est au cœur des préoccupations des Français. Avant cela, juste un mot de l'actualité. L'ex-otage Sophie Petronin est recherchée actuellement au Mali. Elle avait été libérée à l'époque en échange de 200 prisonniers islamistes. Est-ce que c'est une folie d'être retourné dans ce pays où désormais à nouveau la gendarmerie la recherche ?
C
'est surtout un sacrilège vis-à-vis de nos soldats, vis-à-vis de la France. Nos soldats meurent au Mali. On libère leurs assassins, leurs ennemis, pour la sauver et elle y repart.
Elle
est complètement dingue. Et c'est même indécent. Je trouve ça indécent compte tenu des efforts de la France. Donc elles prennent ces risques.
C
'est
indécent.
Qu'elles prennent ces risques,
c
'est-à-dire que personne ne la recherche, c'est
ça ?
Écoutez, on ne
peut
pas demander à la France de payer si cher la libération de quelqu'un qui repart à l'endroit où elle a été prisonnière.
Elle
est consentante.
Autre information au CNews cette fois-ci, elle concerne l'immigration. Il n
'y
a eu aucune expulsion depuis que Gabriel Attal, le gouvernement, a tenté de demander à l'Algérie, le Maroc et la Tunisie de jouer le jeu en matière d'expulsion de leurs ressortissants. On se rappelle qu
'il
y avait à l'époque 22 expulsions d'Algériens sur 7731 au QTF, obligation de quitter le territoire français. Le résultat, après le coup de gueule de la France, c'est zéro. Zéro expulsion. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Que la France n'est plus du tout respectée,
que
la France, à force de payer toujours plus, de donner de l'aide aux pays, que la France, finalement, en se couchant vis-à-vis de ses partenaires, on a vu sur plein de sujets, n'est plus respectée. Donc il
y a
un moment où il faut dire à ces pays, stop,
il
suffit de couper tous les visas,
très
vite. Il suffit de saisir les avoirs s'il faut des dirigeants. Maintenant, ça suffit. Est-ce que la France va faire respecter ou pas ? C'est une question de volonté. Ce n
'est
pas là une question de moyens. Je ne dis pas que c'est facile, par exemple, de réexpulser 7000 personnes d'un coup. Je ne dis pas cela. En revanche, zéro, c'est de la provocation. Ça veut dire qu'il ne
faut
pas céder. Qu
'est-ce que vous feriez donc ?
Très simplement, couper les
visas, stopper l'aide au développement, créer une crise diplomatique, et à un moment, dire maintenant, la France, ce n
'est
pas un paillasson. On travaille ensemble, mais dans les deux sens. Et puis cesser l'excuse permanente, cette politique de pénitence permanente. On a vu le président Macron se recueillir. Cesser tout ce qui est à sens unique. Réciprocité. Voilà. Moi, je demande la réciprocité, sans agressivité. Mais vous savez, le respect, ce n
'est
pas obligatoirement l'agressivité.
Est-ce que pour vous, l'immigration est, comme pour Éric Zemmour, un mal qu'il faut absolument combattre ? Ou est-ce que vous dites qu'il y a une part d'immigration qu'on peut accueillir ?
J'ai toujours dit, immigration, bloquer l'immigration, pour assimiler.
Pour
moi, il n
'y a
que deux catégories de Français. Ceux qui respectent les lois et ceux qui ne les respectent pas. Suppression du droit du sol, contrôle des frontières, suppression du regroupement familial pendant cinq ans, être très ferme sur l'immigration. Et une fois qu'on a bloqué l'immigration, un effort sans précédent d'assimilation,
de
respect des lois françaises. Et ceux qui ne les respectent pas, expulser. Les délinquants étrangers, expulser au terme de leur peine. En revanche, je
vais
être très franc, je suis élu d'une ville de banlieue, d'une circonscription de banlieue, 46 nationalités. Vous avez des infirmières, des médecins, des avocats, des soldats qui sont morts au Mali, qui sont d'origine étrangère et qui se sont assimilés. Donc, il ne faut pas mélanger tout. Ceux qui s'assimilent sont l'honneur de la France, ceux qui ne veulent pas s'assimiler doivent repartir. Et à partir de là, je suis convaincu qu'on peut y arriver en réconciliant les Français et pas en les dressant les uns contre les autres parce que... C
'est ce que fait Eric Zemmour pour vous ? Non, je ne veux
pas parler d'eux. Moi, je n'ai qu'un adversaire.
C
'est Emmanuel Macron
et
son mondialisme qui détruit la France. Et je ne
vais
pas polémiquer avec mes concurrents. Les Français jugeront, ils vont juger à la présidentielle deux choses. Une personnalité capable d'être président de la République
et
un projet capable de redresser le pays. Et je me suis fixé une ligne, ne jamais parler de mes concurrents, on en parle assez.
Très bien,
on verra au fil de la campagne si
vous tenez. Si j'arrive à tenir.
Voilà, si vous arrivez à tenir parce qu'évidemment, il y aura des propositions qui vont fuser de part et d'autre.
Mais on peut débattre des propositions, on peut débattre de l'état d'esprit, on peut débattre de la vision de la France. Je demande simplement qu'on le fasse avec un peu d'égalité de temps de parole et je demande que les Français puissent juger sur le fond des choses. Parce
que 2022,
c'est 2022. Et je dis aux Français, si vous n'allez pas voter,
vous
ne pourrez pas vous plaindre après. Et si vous ne votez pas en 2022,
le
destin de la France peut complètement changer. Il y a 20 millions de Français qui hésitent entre l'abstention et le vote. Ces 20 millions de Français, ils ont entre leurs mains ce qu'il y
a
de plus cher pour nous, notre pays. Et je vais faire campagne un peu en les engueulant, si vous me permettez. C'est-à-dire en leur disant, allez voter, ça ne sert à rien de manifester sur des ronds-points, d'aller manifester le samedi, si au moment du vote, vous n'êtes pas là.
C
'est insupportable. Vous devez aller voter. Vous avez le choix, il y a le choix.
D'accord. Est-ce que vous êtes sûr d'avoir vos parrainages ? Pas
encore.
Je me bats. Personne n'est sûr d'ailleurs, parce que les maires en ont assez. Les maires en ont assez parce que la commune a été détruite depuis 20 ans par les intercos, par la bureaucratie. Et je veux défendre les communes et les territoires, la liberté des communes. Et c'est dur, mais je fais appel aux maires et j'espère que je les aurai, comme beaucoup. Je leur dis surtout parrainer, parce que c'est un devoir démocratique. Le citoyen doit participer, pas s'abstenir, sinon à quoi bon râler. Et le maire doit parrainer, c'est pas soutenir, c'est permettre à des candidats de s'exprimer. En fait, ce sont les maires qui vont choisir les candidats.
Est-ce que vous pensez qu'il y aura trois candidats souverainistes sur les îles de départ, c
'est
-à
-dire
vous, Éric Zemmour et Marine Le Pen ?
Mais d'abord, je pense qu'on verra, j'en sais rien.
Je n'ai pas sûr
donc.
Non, mais j'en sais rien. Ça dépend des maires. En tout cas, moi, je bosse sur le fond des choses. Je sais que c'est un peu dur dans ces climats de polémique,
mais
c'est pour ça que j'ai publié ce livre.
On y vient.
Je suis le seul, quand même, le seul candidat
qui
chiffre son projet
avant
de le présenter. C'est-à-dire que d'habitude, c'est la foire aux promesses. On voit Emmanuel Macron avec l'argent public, ce qui est quand même gênant. Moi, j'ai voulu chiffrer
avant
de dire je ferai cela. Parce que le problème de fond, je vous parlais de la participation.
Si
les Français votent plus, c'est pas par hasard. C'est parce qu'on s'est tellement moqué d
'eux
depuis 20 ans. Et
parce qu
'ils
se demandent où va le pognon,
comme vous le dites ? Et où on va prendre l'argent
pour promettre mon zémerveille ?
Parce
que c'est ça le problème. Ils ont bien compris l'arnaque.
Et
ils ont bien compris que ces quinquennats, il y a toujours eu plus de promesses et qu'à la fin, toujours moins. Donc j'ai voulu dire où on prend l'argent et comment on va l'utiliser.
Et
ça, ça change tout, à mon avis.
Alors, vous pointez du doigt notamment ce phénomène des cartes vitales frauduleuses. Vous dites que c'est un véritable scandale. Le magistrat Charles Prats aussi en fait un livre qui vient à nouveau de sortir. On est sur des chiffres assez hallucinants. Charles Prats, vous aussi, vous parlez plus de 75 millions d'assurés sociaux pour une population de 67 millions. Où est
l
'yatus en fait ?
Pourquoi est-ce qu'on ne va
pas au fond des choses ?
Parce que ça fait depuis 2004 que Philippe Touste de Blasie a levé le lièvre.
Et
depuis 2004, la classe politique et la bureaucratie de la sécurité sociale refusent,
comme
la politique de l'autruche, de voir qu'il y a, selon tous les rapports, je les ai tous cités, entre 7 millions et 2 500 000 fausses cartes vitales. On
ne sait
même pas de donner le chiffre exact. On ne sait même pas. Et j'ai en 20 pages résumé tout. Et j'estime minimum, j'ai pris le chiffre le plus bas, 20 milliards. 20 milliards de
volets
aux Français. Ces 20 milliards permettraient, dans mon projet, je les affecte,
à
un 13ème mois, un mois supplémentaire de salaire pour tous les salariés
jusqu
'à 3 fois le SMIC. Un mois de salaire. Ce n
'est
pas la prime de 100 euros d'Emmanuel Macron, le cadeau comme ça. C'est un mois de salaire pour récompenser le travail, récompenser le travail. Et ça, c'est possible si on diminue les charges salariales entre le brut et le net, c'est-à-dire sans peser sur les entreprises, sans peser sur les entreprises, pour remotiver les salariés, leur dire, vous vous levez tôt le matin, vous êtes récompensé. Comme dans les autres pays. Parce que le problème de la France,
c
'est que les salaires nets, nets, pas bruts, nets, ce qui reste quand l'État a pris, eh bien, sont beaucoup plus faibles qu'ailleurs. Et il ne faut pas s'étonner que les entreprises ne trouvent pas de salariés. Il y a deux solutions. Il n
'y
a qu'une solution, la carotte récompensée. Pour ça, il faut faire des économies.
C'est le travail et plus pour gagner plus que vous proposez.
Oui, mais en faisant des économies sur les gaspillages. Et en disant aux Français,
à
mesure qu'on fera les économies, sur les fausses cartes vitales, nouvelles cartes biométriques, rendues en main propre à chaque Français, ça prendra plusieurs années, eh bien, on vous augmentera le salaire net. C'est-à-dire que, ce que je veux, c'est qu'on refasse corps. On ne s
'en
sortira pas si les Français n'adhèrent pas à un projet. Donc, vous serez récompensés si on fait la chasse aux gaspilles.
Et
ça, c'est carré. Ce n
'est
pas de fausses promesses. C'est sûr. On peut le faire.
En matière de pouvoir d'achat, le gouvernement a sorti le carnet tchèque. 100 euros par 38 millions de personnes pour lutter contre la hausse des prix de l'énergie. Il y
a
un plan d'engagement jeune aussi qui a été annoncé hier, qui concernerait entre 400 et 500 000 jeunes. On leur donnerait 500 euros par mois en échange de 15 ou 20 heures de formation. Ça, ça va dans le bon sens. Essayer de sortir ces jeunes...
Sur le contrat d'engagement, j'avais
proposé, un peu le même esprit, le travail universel. Pas le revenu, le travail. Et j'avais dit, pourquoi pas, notamment au moment de la crise du Covid, un travail d'intérêt général pour le jeune. Je l'avais fait dans ma commune, en échange du permis de conduire. Travail dans la commune. Mais moi, ce que je veux, ce n
'est
pas une vague formation. Ça marche très bien. Ça continue. Ce n
'est
pas une vague formation. Et c'est là où je me méfie du contrat d'engagement d'Emmanuel Macron. L'idée est bonne.
Je
l'avais. Donc, elle est bonne. Je la trouve bonne. Je l'avais proposée. À condition
que
ce soit un vrai travail d'intérêt général. Ce ne soit pas une espèce de vague formation, un truc minable.
Là, c'est une formation. Oui,
mais une
formation... Ce n'est pas un travail d'intérêt général.
Oui, mais moi, je préférerais qu'il y ait un aspect formation, mais un aspect travail. Parce que j'estime qu'on ne donne pas à 20 ans 500 euros par mois s'il n'y
a
pas un travail. Donc, l'idée est bonne. On va voir l'application. Parce que, souvenez-vous, le RSA, ça veut dire quoi
?
Activité à la fin.
Il
n
'y a
jamais eu l'activité. Et je propose pareil dans mon bouquin, qu'en échange du RSA, il y ait une journée de travail pour la collectivité. Pour réinsérer la personne. Comme je propose aussi, et ça me paraît très important, qu'une vie de travail soit récompensée
avec
zéro droit de succession. Zéro droit de succession sur, uniquement, la résidence principale. C'est-à-dire que, quand on a économisé toute sa vie pour acheter une petite maison, qu'on puisse la donner à ses enfants. Ça, ça me paraît tellement élémentaire. Et ça existe dans certains pays, pas en France.
Ce revenu d'engagement jeune, c'est aussi une façon de sortir certains d'entre eux du parcours de délinquance dans lequel ils sont inscrits. L'insécurité, elle est au quotidien. Elle s'exprime dans des quartiers de villes moyennes. Aujourd'hui, on ne parle plus des cités, des grandes agglomérations. Est-ce que ça, leur donner cette possibilité de formation, ça peut leur éviter de devenir guetteurs ou dealers ?
Malheureusement, un guetteur gagne plus de 500 euros par mois. Ça sera plutôt par jour, du moins pour les trafiquants. Donc, je ne crois pas que ce soit le bon raisonnement. En revanche,
c
'est le travail qui peut permettre de donner un sens à une vie. Et c'est là où le revenu d'engagement peut être bien si ça débouche sur un travail, si ce n'est pas simplement à nouveau profiter de la société. Et encore une fois, moi, je suis un peu sceptique parce que je pense que le problème est en amont à l'école.
Et
je pense que tant qu'on ne verra pas une voie professionnelle, très tôt, même après la quatrième, pour des enfants qui s'embêtent à l'école, qui passent de classe en classe, tant qu'on ne les mettra pas sur une voie professionnelle où ils s'épanouissent, alors là, on les plongera dans les ghettos. Donc, les internats, les internats de réussite, les internats d'excellence, la formation professionnelle très jeune, il faut tout changer. Il faut que les jeunes puissent s'épanouir et vouloir faire ce qu'ils aiment. Et c
'est
le seul moyen peut-être d'éviter un basculement. Mais entre nous, le basculement dans la délinquance, ce serait déjà qu'ils sachent qu'il y
a
la prison au bout, tout de suite, comme aux Pays-Bas ou en Angleterre. Ce
qui n'est pas le cas chez nous. Qu'est-ce que vous
proposez alors justement pour les jeunes délinquants ? Donc ils sont déjà entrés dans un parcours de violence, d'incivilité, voire plus.
À chaque délit, une peine immédiate, sûre, rapide.
L
'expérience aux Pays-Bas, très intéressante. Diminution du nombre de prisonniers. Et pourtant,
pourquoi
? Parce que la sanction vient dès le premier délit. Nous, c'est au cinquantième délit. Donc, ça change tout. Théorie du carreau cassé à New York dans les années 80.
Pour créer
des centres très
rapidement. J'avais
proposé 40 000 places de prison, notamment dans les vieilles casernes désaffectées. J'avais proposé, et je propose toujours, qu'ainsi, à chaque délit, une peine. Et puis, pour tout récidiviste, doublement de la peine. Pour tout récidiviste, fin des remises de peine. Et puis que les juges prononcent la totalité des peines pour les trafiquants de drogue. Actuellement, ils prononcent la moitié des peines.
C'est un scandale. Peines
individualisées, comme vous le savez.
Individualisées, peines planchées. Et s'il faut un référendum constitutionnel, on fera un référendum constitutionnel. Il faut arrêter avec ce juridisme délirant de gens qui vivent au Palais-Royal et qui
n
'ont jamais foutu les pieds dans une banlieue.
Les juges ne vivent pas au Palais-Royal, comme vous le
savez.
Non, mais je propose que les élèves du syndicat de la magistrature, de l'école de la magistrature, habitent un mois
dans un HLM, en Seine-Saint-Denis
ou en Essonne.
Et je pense que ça leur
ferait beaucoup de bien.
Mais c'est le cas, souvent. Ils
font des stages avec la police. Oui, mais
les stages à la police, ce n
'est
pas ça que je propose. Parce que la police ne
va même plus dans
les quartiers parce qu'elle se fait
caillasser. Elle est obligée à aller vivre en cette année. Qu'ils vivent un
mois.
Et
tous, et les journalistes aussi, ça fera du
bien. Et les hommes politiques aussi.
Voilà, exactement. Concernant les violences contre les forces de l'ordre, qu'est-ce que vous proposez ? Ils sont attaqués tous les jours. Peines planchées. Un coup de tir,
de
mort, il
y a
d'artifice, de projectiles.
Mais c'est la même chose que
ce que je vous dis. Tant qu'il n
'y
aura pas une peine systématique, mais pourquoi ils s'arrêteraient
?
Six mois avec sursis aux Etats-Unis, c'est 20 ans de prison. Donc pourquoi voulez-vous que ces gens s'arrêtent puisqu'ils ne sont jamais punis
? Et
sans être ultra-répressifs. Enfin, c'est quand même incroyable ce qui se passe. Mais tous les jours, je l'ai. Chez nous, il
y
a deux ans, un policier municipal a failli mourir avec une pierre comme ça dans la tête.
Ils
ont été relâchés. Comment voulez-vous que ça s'arrête si on ne change pas les lois pénales ? Et ce nouveau code pénal, il devrait être approuvé par référendum. Car le problème de la France, ce n
'est
pas d'élire M. Dupont-Aignan, Mme Le Pen, M. Mélenchon ou un autre.
Vous
ne changerez rien
si
on ne change pas le rapport au pouvoir. Et en Suisse, on vote. Pourquoi les Français ne seraient pas capables
de voter ? Pourquoi on fait combien de référendums
avec vous
? Une dizaine
tout de suite ? Pas une dizaine, 4-5 référendums la première année et ensuite un ou deux par an sur les questions clés. Et pourquoi on ne serait pas capables ? Et les Français ne sont pas plus idiots que les autres.
Et
je peux vous dire qu'ils prendraient des décisions bien meilleures parfois que le Parlement.
Et ça les
réintéresserait dans la
politique et ils voteraient
plus ? Si on ne réintègre pas les Français dans la politique, le pays va partir à volo. Et vous pouvez élire n'importe qui, rien ne changera. Ce sont les Français qui sauveront la France. Et moi, je ne veux que rendre le pouvoir aux Français. Être que l'intermédiaire. C'est ça qui change dans ma candidature par rapport à, je crois, à beaucoup d'autres.
Vous irez à Colombel et des Églises ?
Mais
comme tous les ans,
moi, je n'y vais pas que... Tout le monde y sera, hein ? Ah oui, mais je vais
vous dire, j'ai l'habitude, la veille de la présidentielle, tout le monde vient. L'année d'après la présidentielle, je suis tout seul. Et bien moi, j'y vais tous les ans, voilà, comme ça.
Où va le pognon ? C'est votre livre, Nicolas Dupont-Aignan, aux éditions de l'Archipel. Merci d'être venu ce matin dans la matinale.
Merci
à vous.
A
vous, Romain Désar, pour la suite.
Merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan