Thomas Ménagé : "La politique de Donald Trump va nous faire énormément de mal"
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:45FerméeRéponse directe
Vous la voterez ?
- 1:31RelanceRéponse partielle
Est-ce que le concept de sentiment accolé à celui de submersion migratoire relève de la communication politique ?
- 1:43OuverteRéponse partielle
A partir de quel moment y a-t-il un sentiment de submersion ou une submersion réelle ?
- 4:01RelanceÉludée
Alors parlons précisément, puisque vous ne voulez pas admettre les résultats de cette enquête internationale, mais c'est quoi le seuil ?
- 5:35OuverteRéponse directe
Vous tenez des discours climato-sceptiques. Sur quel fondement scientifique vous appuyez-vous pour remettre en cause les rapports du GIEC ?
- 7:53ComplaisanteRéponse partielle
Il y a de nombreuses questions sur l'Europe et la politique américaine.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« Non, nous ne la voterons pas parce que le Parti Socialiste l'a déposée pour une seule et unique raison, revenir et contester les propos de bon sens, même s'ils sont insuffisants du Premier ministre. »
- 0:58Invité politiqueFait
« En fait, cette censure, elle est symbolique de la gauche qui, contrairement aux gauches européennes, ailleurs, on voit au Danemark, a pris conscience que l'immigration était un problème. »
- 2:44Invité politiqueFait
« La plupart des OQTF ne sont pas expulsées. »
- 2:54InvitéChiffre
« 100 000 immigrés de plus par an sur 5 ans, ça s'appelle une submersion. »
- 3:34Invité politiqueChiffre
« On sait qu'aujourd'hui en France, il y a entre 600 000 et 900 000 clandestins, personnes en situation irrégulière déjà sur notre sol. »
- 4:22Invité politiqueChiffre
« 7 Français sur 10 attendent un référendum sur l'immigration. »
- 5:06Invité politiqueFait
« On est le premier groupe à l'Assemblée Nationale. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les personnalités, souvent les deux, trois premières personnalités préférées des Français. »
- 7:11Invité politiqueChiffre
« 32 000 par an. »
- 10:10Invité politiqueFait
« Nous, on n'a pas soutenu Donald Trump pendant cette élection. On n'a pas pris parti. »
- 10:14Invité politiqueFait
« la politique de Donald Trump va nous faire énormément de mal. »
- 14:22Invité politiqueChiffre
« sur les agences, on était à 3 milliards, Madame Lourd, sur les agences ou en fusionnant un certain nombre d'agences, en supprimant. »
- 16:28Invité politiqueFait
« Globalement, globalement, M. Badou, nous, ce que l'on souhaite entre l'Ukraine et la Russie, c'est qu'il y a un accord. »
- 19:15Invité politiqueFait
« on peut constater qu'il y a un certain nombre de dérives aujourd'hui en Europe et notamment en France quand il y a la gauche et l'extrême-gauche qui arrivent à obtenir d'une manière quand même assez étonnante la fermeture d'une chaîne comme C8. »
Temps de parole
- Thomas Ménagé65 %
- Présentateur22 %
- Invité9 %
- Invité 22 %
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Grand entretien ce dimanche matin avec Maillan Lourdes. Nous recevons un député du Loiret, porte-parole du Rassemblement National à l'Assemblée Nationale. Vos questions, chers auditeurs, vos réactions au 01 45 24 7000 ou sur l'application de France Inter. Bonjour Thomas Ménager. Bonjour, merci de votre invitation. Bienvenue, beaucoup de questions à vous poser, notamment sur une forme de suspense. En tout cas, on imagine que c'est une question qui se pose au sein de vos rangs.
Il y a eu quelques paroles légèrement contradictoires, voire complètement opposées, celles de Sébastien Chenu et celles de Jordan Bardella, à propos du vote de la prochaine motion de censure, celle qui a été déposée par le Parti Socialiste et qui devrait donc être soumise au vote des députés la semaine prochaine. Vous la voterez ?
Non, nous ne la voterons pas parce que le Parti Socialiste l'a déposée pour une seule et unique raison, revenir et contester les propos de bon sens, même s'ils sont insuffisants du Premier ministre. qui a parlé d'un sentiment de submersion migratoire. En fait, cette censure, elle est symbolique de la gauche qui, contrairement aux gauches européennes, ailleurs, on voit au Danemark, a pris conscience que l'immigration était un problème, qu'il fallait arrêter de mettre la poussière sous le tapis et vraiment agir. On voit que la gauche continue à fermer les yeux sur l'immigration et veut censurer le gouvernement sur cette base. Il y aura peut-être d'autres occasions de censurer le gouvernement.
Nous, on ne se l'interdit pas dans les prochains mois, dans les prochaines semaines, si ça permet de protéger les Français pour bloquer un texte ou parce qu'il y a un élément, un propos qui est contraire, tellement contraire à ce que l'on porte qu'il faudra censurer ce gouvernement, mais l'heure n'est pas venue.
Il y a quelque chose d'assez curieux quand on vous entend, puisque cette expression de sentiment de submersion migratoire, elle a suscité beaucoup de débats dans l'espace public et en politique. Et pourtant, il y a une enquête sociale européenne qui vient d'être menée par des universitaires dans 31 pays européens. Et cette étude indique que 70% des Français sont favorables à l'accueil d'étrangers dans notre pays et qu'on est bien loin du sentiment de submersion migratoire évoqué par le Premier ministre François Bayrou.
Est-ce que du coup, le concept de sentiment accolé à celui de submersion migratoire, ça relève de la communication, de la communication politique, puisqu'on est loin des réalités statistiques ?
Vous savez, je pense que la France a une tradition d'accueil et personne en France dit qu'on arrêtera tout totalement. Il y aura toujours, bien entendu, des étudiants. Il y aura toujours des personnes qui demanderont réellement si elles peuvent avoir l'asile parce que si vous êtes persécuté dans votre pays pour des questions religieuses, sexuelles, politiques, il y aura aujourd'hui de l'accueil.
Et on a besoin de mandat dans certains secteurs.
Mais aujourd'hui, rien n'est contrôlé. C'est-à-dire qu'en fait, on a des personnes qui sont sur notre sol, qui ne sont pas expulsées. La plupart des OQTF ne sont pas expulsées. Il y a de plus en plus de monde qui arrive sur notre sol alors que là, on regarde...
100 000 immigrés de plus par an sur 5 ans, ça s'appelle une submersion.
Ah ben ça s'appelle aujourd'hui quand les services publics sont submergés, que l'hôpital est submergé, quand 25% des places de prison sont occupées par des étrangers alors qu'ils représentent 8% de la population. Quand nous avons aujourd'hui des difficultés dans un grand nombre de domaines, qu'il n'y a pas assez de logements dans notre pays, oui, nous ne sommes plus en capacité d'accueillir plus de monde. Et surtout, ce qui est très gênant aujourd'hui dans notre politique migratoire, c'est qu'on ne contrôle pas qui vient, pourquoi faire, et qu'on n'expulse pas ceux qui n'ont rien à faire sur notre sol. Donc oui, il y a une submersion progressive... Mais 100 000, c'est une goutte d'eau !
Mais ce n'est pas une goutte d'eau quand vous accumulez. Et puis en plus, ça, bien entendu, il y a la question des immigrés qui sont des immigrés légaux, et il y a la question des immigrés illégaux. On sait qu'aujourd'hui en France, il y a entre 600 000 et 900 000 clandestins, personnes en situation irrégulière déjà sur notre sol. Et aujourd'hui, il y a aussi la nécessité d'assimiler, de donner un emploi, de donner un logement à ceux qui sont en situation régulière sur notre sol. Et on n'a pas la capacité, aujourd'hui, au vu de la situation, je vous le dis, dans le domaine du logement, de l'hôpital, en matière sécuritaire, pour accueillir plus de monde en France.
Alors parlons précisément, puisque vous ne voulez pas admettre les résultats de cette enquête internationale, mais c'est quoi le seuil ? A partir de quel moment y a-t-il un sentiment de submersion, ou une submersion réelle ?
Monsieur Badou, moi, cette enquête internationale, c'est une chose. Moi, je vois ce que les Français attendent. 7 Français sur 10 attendent un référendum sur l'immigration. Une très large majorité sur toutes les enquêtes d'opinion. Mais toutes les enquêtes d'opinion, je ne vais pas vous inonder de chiffres, mais toutes les enquêtes d'opinion, c'est une des préoccupations majeures, la question de l'immigration. Et les Français considèrent... Enquête sociale européenne menée dans 31 pays. Voilà, cette enquête sociale européenne, je ne sais même pas par qui elle a été payée. Par les universitaires. Je ne la connais pas, vous me la donnez. Je l'étudierai après.
Mais les universitaires, il y a la réalité du terrain. Il y a la réalité aussi des résultats électoraux. Quand une grande majorité de Français font confiance au Rassemblement National, qui depuis des années dit qu'il y a une submersion migratoire, les résultats des Européens...
Une grande majorité de Français ?
Les résultats des Européens voient quand même qu'on est le premier parti de France.
Mais ce n'est pas la majorité, et à l'Assemblée Nationale non plus...
On est le premier groupe, M. Badou, vous voulez qu'on parle de chiffres ? On est le premier groupe à l'Assemblée Nationale. On est aujourd'hui le premier parti en France. Marine Le Pen et Jordan Bardella sont les personnalités, souvent les deux, trois premières personnalités préférées des Français. Donc aujourd'hui, il y a quand même un signal très clair. Les Français attendent de la fermeté en matière migratoire. Et ils attendent, dans tous les cas, ils sont tous d'accord sur ça, de pouvoir s'exprimer. C'est la raison pour laquelle on souhaite un référendum. Et comme ça, vous savez, entre votre étude, mes chiffres, les Français trancheront.
Et ça, ce sera la démocratie et la souveraineté populaire qui parlera.
Alors la réalité, c'est qu'il y a des migrations, qu'il y a 100 000 personnes qui arrivent par an. Après, libre à vous d'appeler ça submersion ou non. Et puis, il y a les solutions que vous proposez. Par exemple, la question du droit du sol. Alors aujourd'hui, on a Manuel Valls, qui est ministre des Outre-mer, qui dit que remettre en question le droit du sol en France, ça serait une fracture historique. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Non, je ne le pense pas. Oui, il y a tout un tas de pays dans le monde qui ont un droit de l'affiliation et pas un droit du sol. On voit aujourd'hui qu'il y a progressivement, je vous l'ai dit, des chiffres et une volonté des Français d'avoir de la fermeture à la matière. On le voit ce qui se passe, bien entendu, à Mayotte, qui est en fait un effet loupe, une situation qui est aggravée de ce qu'on peut connaître. Aujourd'hui, nous, nous considérons depuis des années que être Français, ça s'érite par vos parents, ou ça se mérite en faisant la demande. On supprime le droit du sol. Le droit de l'affiliation, bien entendu.
Mais c'est ce qui existe en Italie, c'est ce qui existe dans tous les pays quasiment africains.
Mais aujourd'hui, en France, il n'est pas absolu le droit du sol, vous le savez quand même, il faut avoir un parent qui est français.
Bien sûr, mais aujourd'hui, il n'est pas suffisamment encadré. Alors, on a des étapes pour l'encadrer, mais je vous dis qu'aujourd'hui, on aura la possibilité d'acquérir encore la nationalité en la demandant. Donc, il y aura cette possibilité, mais ça ne sera pas automatique ou aussi facile que ça l'est. Ça ne l'est pas non plus. Mais je vous dis, ça ne sera pas aussi facile ou automatique ou aussi simple avec des critères aussi larges.
Il faut résider depuis au moins 5 ans et avoir un parent né en France.
Bien entendu, mais je vous dis, en Italie, dans d'autres pays, c'est le droit de l'affiliation, ce que vous appelez le droit du sang, mais le droit de l'affiliation. Et après, il faut vraiment prouver, justifier, que vous avez l'amour de la France, la volonté de devenir français et d'obtenir cette nationalité. On ne peut pas brader la nationalité française. Ce qui est déjà le cas aujourd'hui. Il n'y a rien de scandaleux à cela.
Vous savez combien de personnes ça concerne ?
Mais ça concerne, bien entendu, un certain nombre de personnes dans notre pays. Mais peu importe le nombre. 32 000 par an.
500 maorais.
Mais c'est beaucoup plus. Dans tous les cas, ces chiffres, je les conteste. Mais ce que je peux vous dire, Madame Lourd... C'est l'INSEE, c'est ça de l'INSEE. Ce que je peux vous dire, Madame Lourd, c'est une multitude de problématiques. A la fois le regroupement familial, des pompes aspirantes telles que l'aide médicale d'État, l'absence d'expulsion de délinquants étrangers, l'obtention assez simple de la nationalité, qui sont parfois, sur certains éléments, symboliques, met le symbole à son importance. En France, on n'obtient pas la nationalité aussi facilement que l'on obtient aujourd'hui.
Il y a de nombreuses questions, Thomas Ménager, sur l'Europe et sur la politique américaine et la visite du vice-président J.D. Vance à Munich. On va filer au standard. Bonjour Aurélien. Oui, bonjour. Bienvenue sur France Inter. Vous avez une question pour Thomas Ménager.
Oui, vous appartenez à un groupe qui est affilié au Rassemblement national qui tient régulièrement des discours climato-sceptiques. Vous tenez vous-même des discours régulièrement climato-sceptiques. Vous remettez en cause les rapports du GIEC. Vous les relativisez. Je voulais savoir sur quel fondement scientifique vous vous appuyez pour remettre en cause les rapports du GIEC et tenir ses propos climato-sceptiques.
Merci Aurélien pour votre question-réponse, Thomas Ménager.
Alors c'est la quatrième fois en un an que vous m'invitez. C'est le quatrième auditeur identique qui me pose la même question. Je suis très heureux de cette question qui va me permettre pour la quatrième fois de réexpliquer que... La pédagogie, c'est la répétition, Thomas Ménager. Bien entendu. C'est très important les questions environnementales. J'avais expliqué à multiples reprises que je ne remettais en aucun cas en cause les rapports du GIEC qui sont issus d'un consensus scientifique.
Que le politique doit bien entendu écouter les rapports du GIEC et trouver le timing le plus adapté pour permettre bien entendu la protection de l'environnement, la baisse de nos émissions de gaz à effet de serre tout en bien entendu protégeant les populations et notamment les populations les plus fragiles et d'éviter aussi d'aller vers une écologie punitive qui parfois produit des effets contraires à ce que l'on peut espérer pour notre planète.
Bonjour Gérard et bienvenue sur Inter. Vous nous appelez du Val d'Oise.
Oui, bonjour. Aujourd'hui, chacun peut constater que M. Trump, allié à M. Musk, mène une politique anti-européenne et anti-française, clairement avec les positions qu'ils prennent. J'aimerais savoir, en voyant, en entendant Marine Le Pen reprendre certains slogans de M. Trump, j'aimerais savoir, j'aimerais que vous nous expliquiez si vous êtes anti-français ou pas finalement.
Merci Gérard pour votre question. En tout cas, qu'est-ce que le RN pense de la politique de Donald Trump ?
Vous savez, nous, on n'a pas soutenu Donald Trump pendant cette élection. On n'a pas pris parti. On est français, on n'est pas américain. On constate bien entendu que la politique de Donald Trump va nous faire énormément de mal. C'est la raison pour laquelle on considère que les Américains sont des Américains, défendent les intérêts des Américains. donc ce ne sont ni des adversaires, ni des alliés et qu'on ne reprend pas à notre compte. Les Etats-Unis ne sont pas les alliés de la France ? Non, mais ce sont Donald Trump. Historiquement, bien entendu, les Etats-Unis sont des alliés de la France. Mais je veux dire, Donald Trump n'est pas notre allié. On n'a pas d'alliance. On n'a pas de...
On n'a pas d'alliance ? Mais nous, Rassemblement National, Marine Le Pen n'est pas alliée, n'est pas un soutien de Donald Trump. C'est ça ce que je vous dis, M. Badou. Ce qui est certain, c'est que Donald Trump doit juste nous donner l'occasion de prendre conscience, parce qu'on n'aura pas d'autre choix de sortir d'une forme de naïveté en France et en Europe en matière économique.
Parce que quand on va avoir d'un côté la Chine, de l'autre côté les Etats-Unis qui protègent leur économie, qui défendent leur économie, qui subventionnent leur économie en protégeant leur emploi, leur industrie, leur énergie, eh bien en Europe, on ne pourra pas laisser tout ouvert comme avant et avoir une absence de protection, de barrière douanière parce que sinon, ça va être la mort de notre économie, notre agriculture. Ça ouvre tous les débats autour des accords de libre-échange aussi. Et donc toutes ces questions vont nous obliger, Européens et Français, à sortir de la naïveté.
Et l'Europe a déjà dit d'ailleurs qu'elle allait répliquer sur les droits de douane. Les Etats-Unis, il y a beaucoup d'autres questions à ce sujet-là. Vous dites que les républicains de Donald Trump ne sont pas nos alliés, pas les alliés du RN. Et en même temps, votre président, Jordan Bardella, dit qu'il faudrait s'inspirer du ministère de l'efficacité gouvernementale d'Elon Musk pour appliquer en France des réductions d'effectifs dans les administrations, etc. On ne comprend pas très bien comment ça, ça peut advenir sans réduire le nombre de fonctionnaires, ce qu'il ne dit pas, sans non plus réduire les services publics, tout simplement. C'est très compliqué.
Vous n'avez pas besoin d'être allié pour parfois, dans un certain nombre de pays, même ses adversaires politiques peuvent avoir des bonnes idées. Et donc, il peut y avoir certaines solutions qui existent dans d'autres pays.
Licencier des fonctionnaires, par exemple.
Alors, aujourd'hui, on se rend bien compte, notamment avec les 1200 agences de l'État, les opérateurs qu'il y a, et maintenant, c'est plus contesté, à la fois au Sénat, les rapports de la Cour des comptes montrent que l'on peut rationaliser, mais pas supprimer. Nous, nous sommes opposés des fonctionnaires. Nous sommes opposés aux suppressions de fonctionnaires qui sont au contact de la population, dans les services publics, sur le terrain, notamment les professeurs, les infirmières, les policiers, tous ceux qui font vivre notre pays. Mais parlons des agences, les agences de l'État, en l'occurrence.
Au niveau national, il y a un certain nombre d'agences qui coûtent très cher, avec un certain nombre de personnes, de fonctionnaires. Alors, un exemple, Thomas Ménager.
Un exemple, aux États-Unis, par exemple, c'est USAID, qui a pour vocation d'aider les pays en voie de développement, qui a été très durement touchée par ses plans d'économie. En France, par exemple, l'agence française de développement devrait-elle aussi être, comment dire, soumise au rabot ? Alors, aujourd'hui,
nous, ce que nous pensons en matière d'être public au développement, c'est qu'il faut continuer parce qu'il y a un certain nombre de pays. Si, et on revient au sujet de l'immigration, on n'aide pas, on ne soutient pas, notamment les pays africains au développement, à l'électrification, il y aura des flux massifs migratoires. Donc, bien entendu, il faut le faire. Mais il faut le faire en conditionnant l'aide publique au développement. Parce que quand on donne 100 millions d'euros, notamment à l'Algérie, chaque année, qui refuse de prendre ses ressortissants, en donnant les laissés-passer, en reprenant ses ressortissants qui sont parfois des délinquants étrangers.
Quand on donne, par exemple, aussi à d'autres pays, la Chine, qui reçoit une centaine de millions d'euros aussi chaque année, alors que le développement de la Chine est sans commune mesure avec celui, aujourd'hui, de la France et de l'Europe, il y a une contradiction. Donc, bien entendu, non, ça ne fait pas partie. Ça pourrait être des coups de rappeaux ciblés et surtout, d'y assortir des conditions. On est d'un pays, il faut que ça soit dans les deux sens, gagnant-gagnant. Et aujourd'hui, c'est gagnant pour le pays, parfois perdant pour la France, pour la sécurité des Français.
Du coup, en fait, on ne voit pas où vous voulez trouver les économies parce que ce qui coûte cher en France, c'est la protection sociale et c'est la masse salariale de la fonction publique. Vous dites, on ne licencie pas les fonctionnaires, donc qu'est-ce qu'on fait ? On touche à la protection sociale ? Il y a moins de, je ne sais pas, de droits à la sécurité sociale,
par exemple ? Je vous dis, il y a des économies dans les agences, notamment, ou dans les publics.
Mais ça ne suffit pas, c'est peanuts par rapport...
Vous savez, au moment du budget, on avait un contre-budget global qui montrait toutes les économies qu'on pouvait faire... On parle de...
630 millions d'euros.
Non, non, bien plus, bien plus, rien que sur les agences, on était à 3 milliards, Madame Lourd, sur les agences ou en fusionnant un certain nombre d'agences, en supprimant, par exemple, les ARS, en supprimant le Conseil économique...
Les agences régionales de santé.
Oui, mais ça existait avant, c'est-à-dire, en fait, on reviendrait à la situation antérieure, c'est le préfet, le préfet, l'autorité de l'État dans le département et non des agences avec, bien entendu, à chaque fois, des services supplémentaires, on recentralise sur un certain nombre de sujets au niveau du département, au niveau du préfet. Ce n'est pas de supprimer les compétences, c'est de faire en sorte que des personnes qui, par le passé, tenaient certaines compétences.
On supprime, par exemple, le Conseil économique, social et environnemental parce qu'aujourd'hui, il y a déjà deux chambres dans notre pays qui sont en plus élus pour faire ce travail et qu'aujourd'hui, de créer des structures multiples, ça coûte beaucoup d'argent. Sur un certain nombre, on en fusionne. On réduit aussi certains parce qu'on sait très bien que certaines agences sont là pour recaser. Il suffit de regarder qui est à la tête d'un certain nombre d'agences, des anciens députés, des anciens ministres, payer 10 000 balles avec voiture. Et aujourd'hui, c'est totalement à l'inverse de ce qu'il faut faire.
On ne peut pas demander toujours aux Français, à ceux qui bossent, qui se lèvent tôt, aux classes populaires, aux classes moyennes, des efforts. C'est à tout le monde de faire des efforts et on peut bien entendu rationaliser dans un certain nombre de structures. Je ne vous dis pas de supprimer les compétences, de faire en sorte qu'on ait un pays qui soit totalement anarchique où il n'y aurait plus d'organisation, plus de structures, plus d'interlocuteurs, mais de rationaliser tout cela.
Question de politique internationale, il y a évidemment l'Ukraine dont le sort est suspendu aux négociations entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Est-ce que l'idée par exemple des Etats-Unis d'acter les nouvelles frontières et les territoires conquis par la Russie depuis 2014 et puis depuis 2024 au cours de cette guerre d'invasion, par exemple, la Crimée, est-ce qu'elle doit rester ukrainienne ou est-ce qu'elle doit être russe ? Ça, c'était le débat
qu'il y a eu par le passé et si vous me posez la question, vous savez la position qu'on avait prise sur la question de la Crimée à l'époque. Aujourd'hui...
Oui, Thierry Mariani par exemple, qui siège dans vos rangs est radicalement opposé à l'idée que la Crimée soit ukrainienne. Votre position de la Crimée
est ukrainienne ou pas ? Globalement, globalement, M. Badou, nous, ce que l'on souhaite entre l'Ukraine et la Russie, c'est qu'il y a un accord. Donc, ça ne se fera pas sans les Ukrainiens. Si M. Zelensky n'est pas d'accord, il n'y aura pas de guerre. Si vous forcez, peu importe le sujet, peu importe les frontières, peu importe où vous allez...
Les frontières comptent
énormément dans une guerre d'invasion. Non, mais ce que je veux vous dire, c'est que s'il y a un des deux protagonistes d'un côté la Russie et de l'autre côté l'Ukraine qui n'est pas d'accord, la guerre va se reproduire et ne sera que reportée. Donc, il ne faut pas que les États-Unis forcent un accord. Il faut qu'il y ait une conférence internationale pour la paix, que la France soit, bien entendu, autour de la table. Il y avait eu pour la Crimée, vous savez très bien, un référendum à l'époque, etc. On ne va pas y revenir. Si on veillait partir et bien gagner.
Non, mais c'est la question qui est posée aujourd'hui, en l'occurrence, est-ce que la Crimée est ukrainienne ou pas ? Mais aujourd'hui, ça sera... Il y a le droit international. Il y a le droit international en la matière, il y avait eu un référendum. Qui reconnaît donc que la Crimée est ukrainienne.
Voilà, ce que je veux vous dire, c'est que là, en fait, on s'en fiche du passé. Aujourd'hui, s'il faut... Ah, mais c'est une question brûlante d'actualité. Peu importe ce que l'on décidera, M. Badou. Si M. Zelensky ou M. Poutine sont en désaccord et qu'ils ne trouvent pas un accord, la CAIR va se reproduire pour la Crimée ou pour toute autre zone. C'est peu importe, entre guillemets, l'opinion que M. Trump peut avoir ou la France peut avoir. Ce n'est pas une question d'opinion, c'est une question
de droit international. Le Donbass, il est ukrainien ou il est russe ?
Mais le Donbass, il est ukrainien. On le sait. Enfin, je veux dire, il n'y a pas de doute là-dessus, il n'y a pas de question. Mais les frontières précises qui devront être dessinées devront être issues d'un accord entre les deux protagonistes parce que sinon, la guerre va éclater. Il y aura des morts à nouveau. Donc, je veux dire, peu importe ce qu'on dit dans notre petit studio aujourd'hui et limite mon opinion personnelle, la question, c'est il faut qu'il y ait une issue diplomatique, pacifique et que à la fois les Russes et les Ukrainiens soient d'accord pour éviter qu'il y ait encore des morts et qu'il y ait de nouveau une guerre.
C'est malgré tout important d'entendre les représentants du peuple français, ceux qui votent la loi et qui donc définissent le droit de savoir ce qu'ils pensent d'une situation géopolitique et d'une guerre qui se déroule en Europe. Je suis d'accord. Autre question sur l'Europe, donc le vice-président américain J.D. Vance était à Munich et où il a prononcé un discours qui a fait beaucoup de bruit, notamment au cours de ses attaques sur la liberté d'expression en Europe. Est-ce que vous partagez cette inquiétude que lui exprimait, il le formulait de manière extrêmement dure et violente, la liberté d'expression elle est menacée, elle est entravée en Europe, selon vous, Thomas Ménager ?
Alors, sur la question du discours de M. Vance, il y a deux choses, il y a le fond et la forme. Sur la forme, moi je ne suis jamais fan que des Américains de puissance étrangère Non mais sur le fond de la liberté d'expression Je vais y aller très vite. viennent donner des leçons aux Européens. Ils ont leur domaine et leurs problématiques à régler et il n'y a pas un Américain de venir donner des leçons aux Français et aux Européens.
Après, sur le fond, on peut constater qu'il y a un certain nombre de dérives aujourd'hui en Europe et notamment en France quand il y a la gauche et l'extrême-gauche qui arrivent à obtenir d'une manière quand même assez étonnante la fermeture d'une chaîne comme C8 qui est la première de la TNT quand il y a des syndicats de gauche et d'extrême-gauche c'est le gendarme de l'audiovisuel ils ont mené au moment il y a aussi le peuple les Français étaient une grande majorité à apprécier cette chaîne c'était la première de la TNT il y en a qui ne voient personne et on les maintient pareil quand la gauche et l'extrême-gauche réussissaient à obtenir la censure de la copagne de pub dans les gares pour le livre de Jordan Bardella on se rend bien compte qu'il y a une censure à géométrie variable et avec certaines personnes qui considèrent que dès lors qu'on n'est pas d'accord avec eux on ne doit pas avoir
on est très loin
de la position de Voltaire qui disait que je pense qu'il devrait être celle que l'on défend tous qui est je ne suis pas d'accord avec vous et je peux vous le dire à vous aussi sur France Inter mais je me battrai jusqu'à la mort pour vous puissiez Donc il faut supprimer
la loi Guesso par exemple ?
Comment ? Il faut supprimer la loi Guesso ? Non, ça c'est autre chose la liberté d'expression n'est pas inconditionnelle en France il y a la loi qui est là et le juge qui est là pour faire respecter cette loi donc on ne peut pas tout dire bien entendu il y a des propos qui ne peuvent être dits qui sont antisémites qui sont racistes et qui doivent donner lieu un à bien entendu une condamnation du juge
Et très très rapidement parce qu'on arrive à la fin J.D. Vence le vice-président des Etats-Unis il a dit aussi qu'il fallait arrêter en Allemagne le cordon sanitaire avec l'AFD le parti d'extrême droite allemande vous êtes d'accord avec lui ?
Alors vous savez ça dépend de ce qu'il veut dire nous nous avons rompu avec l'AFD Qu'à ce stade
aucun parti de gouvernement n'est prêt à gouverner avec eux
Nous nous avons rompu avec l'AFD nous avons refusé d'être dans le même groupe Parce qu'il nous avait dit que les SS
n'étaient pas automatiquement des criminels
Voilà Pour ces raisons ce n'est absolument pas nos valeurs même si on peut avoir des désaccords avec nos alliés européens il y a certaines limites qui ne peuvent être franchies et bien entendu l'AFD tient des propos dans ses membres des personnes qui ne sont pas fréquentables qui ne peuvent pas donner lieu à un travail en commun aujourd'hui
Merci Thomas Ménager d'avoir été l'invité du grand entretien de France Inter ce dimanche matin à suivre la revue de presse Sous-titrage ST' 501
Thomas Ménagé