Léa Balage El Mariky : conférence de presse du groupe Écologiste et social à l'Assemblée- 29/04/2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je vais je vais commencer ce propos introductif du du point presse du du groupe écologiste et social par adresser mes sincères pensées et toutes nos condoléances à la famille d'Abouakar Sissé qui a été tué, vous savez dans un acte islamophobe et nous leur rendons hommage actuellement. Une conférence de presse était également prévue dans quelques minutes euh et c'est à l'initiative de notre collègue Sabrina SBAI euh qui a organisé cet hommage national en tout cas essayé de pouvoir le faire en mobilisant l'ensemble des parlementaires du champ républicain qui ont bien voulu se rendre présent et voilà je je reviens de cet échange avec cette famille extrêmement ému par les propos qu'ils nous ont dit Abou Bakar il est venu en France pas pour être assassiné et pour vivre et parce que il est il était musulman, parce qu'il se trouvait dans un lieu de prière et bien il a été assassiné. Cette ce crime au dieu euh devrait réunir l'ensemble de la nation.
On ne s'attaque pas seulement à une personne en raison de sa religion. Enfin, on ne s'attaque jamais à une personne en en raison de sa religion dans son lieu de culte. Euh mais c'est un crime odieux qui devrait réunir l'ensemble de la nation aussi parce que c'est le résultat d'une haine toujours plus grande à l'égard de l'ensemble des musulmans en France.
Et là encore, je prends appui sur le rapport qui a été réalisé par notre collègue Sabrina Sba initiative lorsque nous avions eu un débat il y a quelques semaines dans l'hémicycle et qui nous montrait à quel point bien les propos islamophobes, les actes islamophobes conduisaient aux pires agressions et là nous en sommes arrivés au pire. Au pire parce que c'est un acte qui a été commis, mais c'est aussi un acte qui n'est pas traité euh par des irresponsables politique. J'ai envie de dire comme il faudrait que cela soit. quand on en vient à mourir parce que on est noir, juif, musulman en France, c'est en réalité toute la République qui est attaqué et ça devrait appeler l'ensemble de l'humanité de la classe politique.
Et je crois que l'humanité n'a pas été celle du ministre de l'intérieur qui a mis plus de 48 heures pour réagir, qui a mis plus de jours pour se rendre sur place rencontrer les fidèles de la mosquée qui avaient été ciblé par cet assassin qui n'a pas voulu rencontrer les la famille également et que nous recevons actuellement à l'Assemblée nationale. Moi, j'avais entendu son humanité lorsqu'il y a eu un effroyable attentat à Saint-Étienne du Rouvret. J'avais entendu son humanité et je pensais qu'il était capable d'une compassion à égal valeur pour l'ensemble des compatriotes qui peuvent être attaqués.
Mais il y a une différence manifeste qui a été faite et je me demande la raison de de cette différence. Alors aujourd'hui, nos compatriotes musulmans ont peur, ils sont en colère. Je l'ai entendu, j'ai échangé avec des recteurs de mosquée également qui nous disent à quel point il y a une colère et une tristesse profonde dans le pays.
Et notre responsabilité, notre humanité, c'est de les écouter avec dignité. C'est de leur apporter la protection et la sécurité dont la République sonore à garantir chaque citoyenne et chaque citoyen. Peu importe la couleur de peau, peu importe sa religion.
Je vous remercie. Merci. Euh merci et vous me tu me permettra Léa de dire un tout petit mot.
Tu l'as fait de Bruno Rotaillot là aussi euh tout de même que la descence aurait commandé qu'il interrompe sa campagne interne pour la présidence de L. Mais peut-être que la vie d'un compatriote musulman assassiné sauvagement dans son lieu de culte vaut moins que les quelques applaudissements d'une base militante radicalisée par des discours zémoristes ou au cris de Aba Leevoile dans dans des meetings internes à ALR. Tout ça n'est pas glorieux et moi je suis très fier d'appartenir à un groupe à un collectif politique et qui organise ici forme de résistance morale à cette aire du temps, à cette poussée islamophobe et j'ai en mémoire à la fois l'excellent discours qui avait été le tien et celui de Sabrina Sébi il y a quelques semaines que nous avions porté ce combat et nous continuerons à les à les porter.
Ce qui a retenu aussi notre attention dans l'actualité cette semaine, c'est évidemment le nouveau les nouveaux nouvelles révélations de mensonge de François Bairou sur l'affaire Betaram. J'allais dire malheureusement on est en train de s'habituer puisque semaine après semaine le premier ministre est contredit. parfois se contredit lui-même là, il a été contredit par sa propre fille qui nous indique qu'il a eu, contrairement à ce qu'il avait indiqué, un échange sur l'affaire du père Caricar avec le juge Mirand dans n'importe quelle démocratie adulte, dans n'importe quelle démocratie tout court, un premier ministre qui ment à la représentation nationale parce que monsieur Baou a dit lors des questions au gouvernement qu'il n'avait pas échangé sur cette affaire avec le juge Mirand, qu'il n'était pas intervenu, qu'il ne savait rien, qu'il avait découvert l'existence pratiquement de cet état établissement où pourtant ses enfants étaient scolarisés ou sa femme enseignait qui a baladé la représentation nationale.
Il a menti François Baou, c'est extrêmement grave et nous nous inquiétons de voir que finalement ça suscite peu de réactions y compris dans son camp y compris parmi les membres du gouvernement. Comment les Français pourraient-ils faire confiance à quelqu'un qui ment à la représentation nationale ? Et puis un autre élément que nous voulions voir avec vous évidemment avant de répondre à toutes vos questions, c'est l'annonce de saigner budgétaire de tour de vis qui va frapper le pays et les annonces du gouvernement là aussi dans la période 1 demi milliard d'euros sacrifiés c'est de crédit annulés pour l'écologie pour la cause de la transition écologique pour la cause de la protection des françaises et des français face au réchauffement climatique face à l'effondrement de la biodiversité.
Je le dis en pesant mes mots, c'est criminel. C'est criminel. On peut pas d'un côté regretter, déplorer, contester le fait que monsieur Trump sorte une nouvelle fois des accords de Paris.
On peut pas à chaque fois qu'il y a une catastrophe climatique quelque part envoyer des membres du gouvernement qui vont la main sur le cœur dire que vraiment on va tout faire pour protéger celles et ceux qui en sont victimes et sacrifier des crédits qui pourtant avaient été, j'allais dire voté, ça fait bien longtemps qu'on vote plus les budgets ici mais qui en tout cas avait été décidé par les gouvernements précédents dans des exercices budgétaires dont déjà nous dénonçons la faiblesse vis-à-vis de ce qui est le plus grand défi de l'histoire de l'humanité qui est un défi de sécurité nationale pour notre pays qui est celui de notre protection face au réchauffement climatique à l'extinction du vivant. Voilà. Donc là, il y a là aussi pour nous matière à à nous indigner, à contester ces choix austéritaires qui touchent pas simplement l'écologie, qui touche aussi l'enseignement supérieur à la recherche, c'est-à-dire qu'on sacrifie notre capacité d'innovation, ça veut dire qu'on sacrifie notre jeunesse et tout ça se fait sans aucune forme de délibération démocratique.
Nous ne voulons pas nous résoudre à cela. Euh et donc là aussi euh nous interpellerons dans les jours et dans les semaines qui viennent le Premier ministre et le gouvernement sur ces décisions qui sont dramatiques sur le fond et qui sont scandaleus quant à la méthode avec laquelle elles sont imposées à la représentation nationale et à l'ensemble du pays. Est-ce qu'il y a des questions ?
Bonjour Elisabeth Pino de l'agence product. Je voudrais revenir sur la loi contre le narcotrafic et voter définitivement cet après-midi. Est-ce que vous allez vous abstenir comme cela est prévu ?
Euh et pourquoi ? Merci. Euh alors, vous avez sûrement suivi également le vote des écologistes au Sénat qui se sont abstenus suite au textes et nous allons continuer à nous abstenir parce que en réalité si cette loi comporte un certain nombre de sujets qui sont importants pour aller chercher ce qu'on appelle le haut du panier, en réalité, il y a aussi beaucoup de choses qu'elles contiennent qui sont qu'elle contient pardon qui vont à l'encontre de ce que nous pensons être l'état de droit. euh notamment euh la question de l'exclusion euh dans des logements sociaux euh des proches euh des personnes qui pourraient être incriminées euh euh à l'égard du narcotrafic du crime organisé.
Euh c'est une mesure excessive, c'est aussi euh les mesures excessives de surveillance. Euh et donc c'est la raison pour laquelle aussi les députés écologistes pour Yamir Chara Regol ont décidé de pouvoir formuler un recours devant le Conseil constitutionnel parce qu'il y a un certain nombre de dispositions qui à notre sens vont au-delà de ce que notre droit positif nous permet notamment nos normes supérieures. Est-ce qu'il y a d'autres questions ?
Oui, bonjour Robin Richard pour le monde. Le groupe a demandé une minute de silence aujourd'hui à l'assemblée pour pour monsieur Quelle est votre votre position là-dessus aucologist. Ben notre position, elle est simple comme l'a exprimé Léa il y a un instant au regard de ce qui est notre émotion partagée, je crois largement et légitimement dans le pays compte tenu de ce qu'est la gravité. de cet acte atroce.
Nous étions favorables à cette minute de silence, d'autant que depuis quelques mois, quelques années, il y a de nombreuses minutes de silence euh dans cet hémicycle au moment des questions de gouvernement le plus souvent quand un fait d'actualité tragique vient bouleverser le pays. Je crois que il aurait été un bon signal à l'égard de toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui ont peur peur de se rendre dans leur lieu de culte au regard de nos compatriotes musulmans qui sont insultés, injuriés en permanence quand l'islamophobie est devenue la la ligne éditoriale des uns, la doctrine politique des autres et se répand se déverse dans le le débat public jusqu'à la saturation, jusqu'à la nausée, nous pensons qu'il aurait été utile que cette minute de silence intervienne et Donc c'est aussi une proposition que nous avions formulé et souhaité. Il y a pas d'autres questions.
C'est qu'on a été extrêmement clair et synthétique comme d'habitude. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
M.
Léa Balage El Mariky