Pouvoir d'achat, inflation, SMIC... 5 questions à Roland Lescure - #QuelleEpoque 6 juin 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 69 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14FerméeRéponse partielle
Avant 2027, est-ce qu'on va retrouver un gazole à 1,70 ou c'est mort ?
- 0:53FerméeRéponse directe
Michel-Edouard Leclerc dit que l'inflation pourrait remonter à 3 ou 4% cet été. Il dit vrai, il dit faux ?
- 2:27OuverteRéponse directe
Pourquoi ça serait une erreur d'augmenter le SMIC juste pour...
- 3:25OuverteRéponse partielle
Sur 10 ans, Emmanuel Macron a-t-il rendu les Français plus riches ou les plus riches se sont-ils le plus enrichis ?
- 4:14OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez réduit les inégalités en 10 ans au pouvoir ?
- 7:03RelanceÉludée
Pourquoi vous ne l'avez pas fait ? Vous êtes au pouvoir.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« C'est pour ça que l'essence a baissé, parce que le pétrole a baissé, parce qu'on a un espoir de résolution. »
- 1:37Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, l'inflation en France, c'est 2,5. C'était moins de 1 il y a quelques mois. »
- 1:55Invité politiqueFait
« Grâce à l'énergie nucléaire, merci ceux qui ont fait ça dans les années 70, on est moins exposés à cette crise. »
- 2:32Invité politiqueChiffre
« Le SMIC, il a augmenté de 3,6%. »
- 2:38Invité politiqueChiffre
« L'inflation, 2,4%. Le SMIC, 3,6%. »
- 4:18Invité politiqueChiffre
« Selon l'INSEE, elles n'ont pas augmenté. »
- 4:39Invité politiqueFait
« La France est le pays le plus redistributif d'Europe. »
- 6:40Locuteur 5Chiffre
« Les 500 Français les plus riches possèdent autant que les 30 millions de Français les plus pauvres. »
- 10:46Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui, il y a 30% des voitures qui sont venues en France qui sont des voitures électriques. »
- 10:50Invité politiqueChiffre
« Il y a un an, c'était 20%. Il y a 5 ans, c'était 10%. »
Temps de parole
- Roland Lescure54 %
- ?13 %
- Présentateur13 %
- Locuteur 59 %
- Locuteur 44 %
- Locuteur 14 %
- Locuteur 24 %
≈ 58,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Le pouvoir d'achat, c'est ce qui intéresse les Français. Il y
a
les vacances d'été qui arrivent. Le prix à la pompe, le gazole, il a baissé cette semaine. On est autour de 2,04
euros.
C'est encore plus de 30 centimes de plus qu'avant le début de la guerre en Moyen-Orient. Avant 2027, est-ce qu'on va retrouver un gazole à 1,70 ou c'est mort
? Non,
je l'espère, mais ce n
'est
pas gagné parce que la crise va se poursuivre, même si on espère. C'est pour ça que l'essence a baissé, parce que le pétrole a baissé, parce qu'on a un espoir de résolution. Ça va durer parce que le détroit d'Armous, c'était 20% du pétrole mondial. Et même si on ouvre demain, ça va prendre un certain temps avant que les super-tankers arrivent dans nos ports.
Donc on va rester autour de 2 euros toute l
'année
? Non, il n'est pas exclu que ça continue à baisser. Mais pour ça, il faut que le conflit, ça pèse. Et pour l'instant, franchement, ce n
'est
pas gagné. Il y a du mieux, mais on reste dans cette espèce d'entre-deux, entre un conflit guerrier qui a duré quelques semaines et une paix qui n'est pas là.
Deuxième question, Michel-Edouard Leclerc dit que l'inflation pourrait remonter à 3 ou 4% cet été. Il dit vrai, il dit faux.
Il n'y a
qu'à son boulot, franchement.
Non,
mais Michel-Edouard Leclerc, d'abord, il nous passe depuis 20 ans le poème de « Je suis le roi du pouvoir d'achat ». Qu'il fasse son boulot, qu'il maintienne les prix bas dans ses magasins.
Dis donc,
vous
énervez encore plus que Mathieu Pigasse
! Non, mais c'est vrai que...
C
'est le
43e candidat ! Non, non,
mais
alors...
Il était
dedans,
d'accord. Il était dedans,
parce que moi, j'avais fait la liste en disant « Je prends la liste de toutes celles et ceux qui disent « ça m'intéresse ». Et il avait dit « ça m'intéresse ». Vous ne l'aviez pas encore dit. Mais c'est vrai qu
'aujourd
'hui, c'est très difficile de prévoir ce qui va se passer. Moi, j'essaie de faire ni marchand de bonheur, ni prophète de malheur. J'essaie de m'appuyer sur les faits. Les faits, c'est quoi ? Aujourd'hui, l'inflation en France, c'est 2,5. C'était moins de 1 il y a quelques mois. Donc, c'est plus élevé. En Espagne, c'est 3,5, alors qu'ils ont baissé le prix à la pompe en dépensant une fortune. Aux États-Unis, c'est près de 4%. On a, et ce n
'est
pas par hasard,
parce
qu'on a un mix énergétique, comme on le dit, plutôt mieux. Donc, on consomme moins d'essence et de gaz que les autres. Grâce à l'énergie nucléaire, merci ceux qui ont fait ça dans les années 70, on est moins exposés à cette crise. Ça ne veut pas dire qu
'elle
ne nous affecte pas. Quand vous faites le plein tous les jours, vous
la voyez. Vous
faites le plein, vous la sentez. Et quand vous allez payer, depuis le mois de mai, où ça a augmenté, les prix du gaz ont complètement flambé.
Là aussi, on se demande pourquoi.
Non,
non, non.
L'essence a beaucoup augmenté, même s'il a baissé. Le gaz, c'est 15% à un moment où on consomme moins de gaz. Et tout le reste, à ce stade, est extrêmement contenu. Je ne dis pas que ça va durer. Mais pour l'instant,
l
'inflation en France, elle est plus modérée qu'ailleurs. Et ce n
'est
pas un hasard. Par ailleurs, on parlait du SMIC. On n'a pas fait 20%. Je pense que ça serait une erreur. Mais depuis le début de l'année,
le
SMIC, il a augmenté de 3,6%. Ça, c'est le modèle français qui fait que quand l'inflation augmente, automatiquement, ça augmente. Donc l'inflation, 2,4%. Le SMIC, 3,6%.
Il y a du pouvoir d'achat. Alors, justement, pourquoi ça serait une
erreur d'augmenter le SMIC juste pour... Parce que je pense que se dire qu'on va être dans un marché unique européen et que du jour au lendemain, on va augmenter de 20% le coût du travail pour les entreprises françaises, exposer la concurrence européenne, ça va les affecter et ça affecterait le chômage. Vous allez me dire, l'Espagne l'a fait. Oui. L
'Espagne l'a fait. Je peux peut-être
le
dire. Non, je finis.
Le salaire espagnol, le salaire minimum qui a augmenté effectivement de 20%, il reste inférieur d'à peu près à 30% à celui qu'on a en France. Et la retraite est à 67
ans.
En
Espagne ? Par exemple, ça
fait partie des débats.
Donc il n'y a pas
de problème de pouvoir d'achat ? Si. Mais je pense qu'on ne le réglera pas
en
augmentant du jour au lendemain le SWIC de 20%.
La troisième question est la suivante. Mathieu Pigasse, je vais le citer, dit qu'un bon projet présidentiel, c'est le partage des richesses et la lutte contre les
inégalités.
Et
la lutte contre les inégalités.
Je vais demander à Patrick Martin,
ces temps-ci,
il
ne nous aime pas beaucoup.
Alors,
la
question c'est de savoir,
sur 10 ans, Emmanuel Macron, sur 10 ans, est-ce qu'il a
rendu
les Français
plus
riches
? Ou
est-ce que ce sont les plus riches qui se sont le plus enrichis
et
les plus pauvres qui se sont
appauvris ? Moi, j'ai la réponse,
mais je te laisse répondre.
On
n'a jamais autant travaillé en France que cette année. C'est-à
-dire
qu'on a remis des gens qui n'avaient pas accès au marché du travail au travail. Ces gens-là, ils sont mieux qu'il y
a
10 ans. Les jeunes qui
ont
un travail, les seniors, il y avait un taux d'emploi des seniors ridicule. Il y avait très peu de personnes relativement âgées, au-delà de 55, qui bossaient.
Est-ce que vous avez réduit les inégalités en 10 ans au pouvoir
?
Selon l'INSEE, elles n'ont pas augmenté. Est-ce que ça me suffit ? Non. Non, parce qu'une des raisons, la troisième pour laquelle j'ai rejoint...
L
'observatoire des inégalités, alors vous diriez
que... Non, mais l'observatoire des... Non, non, non, alors il faut... Les
riches sont de plus en
plus riches et les pauvres de plus en plus... Il faut lire tous les papiers des
observatoires des inégalités. Ce que dit l'observatoire des inégalités,
c
'est qu'en France, les inégalités n'ont pas été réduites. L'observatoire des inégalités dit aussi que la France est le pays le plus redistributif d'Europe. C
'est
-à
-dire
que quand vous comparez les écarts de rémunération avant les impôts, la santé, la retraite, et que vous les ramenez après, les écarts, ce sont les plus réduits. Est-ce que ça suffit ? Non. Moi, je pense qu'il faut qu'on travaille, dans le cadre d'un projet présidentiel, sur notre capacité collective à...
Ah
oui ? Avec qui vous voulez travailler
avec M. Picard ? J'ai cru
qu
'il me tendait la main. Je
crois
que c'est ça. D'ailleurs, le lot sur Radio
Nova, on en laisse ce
qu
'il y
a
dans l'équipe qu'on peut constituer. Non, non, non,
c
'est
pas ce
qu
'il
faut
dire.
Non, mais il faut... Et Thaï, qui s'entrape
pour vous, au meeting
? Avec plaisir. A nos missions.
Love
you, M.
Picard.
Non, mais chacun dans notre couloir.
C
'est-à
-dire
que... Vous pourriez vous mettre tous les deux dans un bureau du 7e arrondissement ?
Je ne sais pas le
7e.
Vous n'allez
pas être
vexé par ça. Moi, je préfère le 93.
Je
vais
grandir à Montreuil et j'adore ça. On se mettra là-bas, il
y
a plus de créativité que dans
le 7e. Allez, répondez. Non, je peux dire juste un mot. Ce sera
un angle d'attaque
de la présidentielle. Est-ce qu'après
tout ça, on peut aller chez moi faire un bon barbecue ?
Ah non, je ne mange pas de viande
! Et alors, on peut faire un barbecue de l'huit d'arrière ? Je me mets derrière les mergueilles.
Juste un mot quand même, il est tard, je ne vais pas... Mais tout le pari économique d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, ça a été la politique de l'offre, c'est-à-dire l'idée du ruissellement.
C
'est-à-dire au fond... Non, ce n
'est
pas le ruissellement la politique de l'offre, désolé. Bon, pour moi, c'est le ruissellement. Oui,
c
'est trop simple, mais faisons simple ce soir. C'est l'idée que je vais donner de
l
'argent aux riches et cet argent va ruisseler un peu comme la pluie le
long d'un mur. Et que tout le monde en
profitera.
Et
tout le
monde
en profitera. Alors, ça a tellement profité à tout le monde que sur les 1 000 milliards d'augmentation de la dette depuis 10 ans, il y en a 500 milliards qui sont des cadeaux fiscaux uniquement pour les plus riches, d'une part, et que d'autre part, et vous ne l'avez pas dit, il y a 1 million de pauvres en plus depuis 10 ans.
C
'est
-à
-dire le résultat de la politique de l'offre, 500 milliards de dettes en plus, je pourrais dire 1 000 milliards, et 1 million de pauvres. Oui, bien joué. J'ajoute sur les inégalités,
on dit
qu
'il
n'y
a
pas d'inégalités, etc. Quand même, il
y
a un chiffre que moi je donne toujours, parce que j'ai été coupé tout à l'heure.
Les
500 Français les plus riches possèdent autant que les 30 millions de Français les plus pauvres. Est-ce que vous trouvez ça juste ? Moi, je dis non.
Ça, il n'y a que vous qui pouvez le
savoir. Vous êtes dedans
?
Les 500 Français les plus riches ? Non, je
ne
suis pas dedans.
Non, mais ce n'est
pas le sujet.
Voilà, ce n'est pas le sujet, oui, décevant. Non, les inégalités de patrimoine, c'est un
truc auquel... Franchement, c'est un combat auquel j'adhère. Je pense que la principale inégalité de patrimoine est celle devant les successions, et je pense qu'il y
a
un énorme sujet autour de ça.
Pourquoi
vous ne l'avez pas fait ? Vous êtes au pouvoir.
C'est très étonnant. C'est posé la question. Pardon, vous l'avez posé, parce
que je
vous reçois depuis
des années à
la
radio, à la télé,
etc.
Et à chaque fois que j'ai... Vous, Gabriel Attal,
ou Édouard Philippe, ou Élizabeth Noir, c'est de dire, oui,
on aurait dû plus réduire
les inégalités, on aurait dû... Non, non, non, non, je ne dis
pas ça. Je
dis, on
a fait un certain nombre de choses. Et voilà, il faut essayer autre chose. Et y compris, non, ce n
'est
pas ça. Et je suis désolé, on n'a pas aidé les riches, on a aidé les entreprises. La politique de l'offre, ce n
'est
pas donner de l'argent aux riches, c'est dire que les entreprises qu'on va aider à être plus compétitives vont, oui, créer de la richesse pour leurs actionnaires, et peut-être trop, mais vont avant tout créer de l'emploi et du pouvoir d
'achat. Moi, j'ai entendu même l'ancien patron du
MEDEF, Pierre Gattaz, dire vous avez trop aidé les entreprises. Arrêtez, vous avez
trop donné... Et c'est pour dire, c'est
Révin qui se présente avec Mathieu Picasse.
Non, là, il n'y a pas d'aïsse.
Ce qu'on n'a pas suffisamment fait, et j'en suis extrêmement conscient,
en
fait, c'est, on s'est dit, on va aider les entreprises, et j'allais dire,
un
peu, la tendance suivra. Ça a marché sur le chômage.
Ça
n
'a
pas fonctionné sur ce qu'on appelait à l'époque l'émancipation libérale. C
'est
-à
-dire
que les jeunes des banlieues, aujourd'hui, ils galèrent toujours trop avant de se trouver une formation et un boulot. Et ça, moi, je le
regrette. Est-ce que
c'était l'idée d'Emmanuel
Macron en 2017 ?
C
'était la grande idée. Il
ne
faut
pas
oublier. Je
veux lutter contre l'assignation à résidence.
C
'était une
de ses plus belles idées. Et je pense que sur
les discriminations et sur notre capacité à donner un avenir
à
tous les jeunes de ce pays, à la fois des jeunes ruraux et des jeunes urbains, on n'a pas parfaitement réussi. Mais jeter le truc en disant, on a juste enrichi les riches pendant 10 ans, je pense
que
c
'est un peu se moquer du monde. Est-ce qu'il n'y a pas un
moment où les candidats, les politiques, les têtes pensantes ont des idées et une fois qu'ils ont le volant et les rênes du pouvoir, la réalité des lobbies, la réalité du terrain font que leurs idées ne peuvent pas voir le jour ?
Est
-ce qu'il
n'y
a pas la réalité du pouvoir et l
'envers sur le discours
de la candidature ? Non, mais il y a des contraintes, évidemment. Mais on est arrivé au pouvoir en 2017 pendant franchement un an et demi parce qu'on avait la majorité absolue. Ça fait partie d'ailleurs des défis de méthode qu'on a eus. On a appliqué le programme tel qu'il avait été promis et ça a plutôt donné des résultats. Après, je ne veux surtout pas chercher des excuses. Le Covid, la guerre en Ukraine, ne nous ont pas beaucoup aidés. Non,
c'est vrai. Et on
s'est retrouvés face à un réel extrêmement violent. Et
on a été l'un des pays le plus aidés en termes de Covid. Et peut-être un peu trop, peut
-être que maintenant on le
paye, etc.
Ce que disait
Bruno Le Maire à votre place il
y a
deux semaines, c'est que vous auriez dû arrêter le quoi qu'il en coûte plus tôt. Merci
Bruno. Non, puisque
vous parlez de Bruno Le Maire. La vraie question,
c
'est finalement, est-ce que là, on ne parle pas un peu dans le vide puisque quand on est ministre des Finances et qu'on doit gérer 3 500 milliards de dettes et les intérêts qui vont avec, est-ce qu'on a vraiment une marge de manœuvre ?
Est
-ce qu'on peut vraiment faire des choses ? Oui, on peut faire des choses. Je vous demande, parce que comme le disait Léa, Bruno Le Maire était à votre place il y a quelques semaines et voilà ce qu'il disait sur la position du ministre des Finances et sur la dette.
Le ministre des Finances est toujours responsable.
Je
ne
vais
pas fuir mes responsabilités. Mais ce qui m'intéresse, c'est qu'on parvienne à réduire effectivement la dette de notre pays qui s'envole depuis des décennies, pas depuis des années. Je veux juste montrer que le problème de la dette n'est pas un problème d'homme.
C
'est un problème de modèle économique.
Et
donc vous pouvez toujours sacrifier l'homme.
Il
n'est plus là,
il
n
'est
plus en fonction. D
'ailleurs vous avez été sacrifié.
La dette continue de progresser.
Non
mais il a raison. La dette est un sujet énorme. Est-ce que pour autant, ça veut dire qu'on ne peut rien faire
? Nous,
on a lancé ce qu'on appelle la programmation plurianienne de
l
'énergie pour accélérer l'investissement dans le nucléaire et le renouvelable.
Ça
fait que à la prochaine crise dans le Golfe, il y
en
aura une. On sera sans doute encore moins exposés et mieux protégés. Merci ceux qui l'ont fait dans les années 70. On le fait. On aide les voitures électriques. Aujourd'hui,
il
y a 30% des voitures qui sont venues en France qui sont des voitures électriques. Il y
a
un an, c'était 20%. Il y
a
5 ans, c'était 10%. Ce virage-là, on est en train de le prendre. Ça veut dire là encore qu'à la prochaine crise, on dépendra un peu moins du Golfe. Mais surtout que ces voitures électriques, parce qu'on a mis en place des aides ciblées sur les véhicules européens, elles sont fabriquées chez nous. La voiture la plus vendue en France aujourd'hui, la voiture électrique, c'est la R5.
Elle
est faite à Douai. Historiquement, ça n'existait pas. Si vous allez à Munich aujourd'hui, vous avez des BYD partout. Si vous allez à Paris, vous avez des Renault 5, des Twingo. Et ça, c'est ce que fait le gouvernement. Et on peut être d'accord ou pas à ce que font les Allemands, à
ce
que font les Français, mais on peut encore faire des choses.
Vous
dites, on fait des choses.
On n'est pas, on ne fait pas.
Vous
en avez marre qu'on entende dire le gouvernement ne fait
rien, ils n'ont pas la majorité, ils gèrent l
'intendance. C'est ça.
Mais c'est surtout que c'est un peu ce qui a été dit tout à l'heure. On attend.
C'est vrai. Moi, je n
'attends pas.
Le gouvernement ne l'attend. Tous les jours,
quand je me lève, j'essaye de faire en sorte que quand je me couche le soir, on est amélioré. Un peu.
Roland Lescure