Bally Bagayoko maintient ses propos sur la "violence légitime" et appelle à la désescalade
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
La France insoumise souffle-t-elle sur les braises de la colère lycéenne ?
- 0:44FerméeRéponse directe
Est-ce que vous maintenez ce matin ces propos sur la violence légitime ?
- 1:25FerméeRéponse directe
Vous avez assisté à des violences ?
- 1:57RelanceÉludée
Est-ce que c'est un appel à la désescalade de dire la violence peut-être légitime ?
- 2:34OuverteRéponse partielle
Dans quel cas la violence peut-elle être légitime ?
- 3:10OuverteRéponse partielle
Un jeune borgne a été blessé, un autre a frappé des policiers : ces drames justifient-ils des violences ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44BaliokoFait
« La violence à un moment donné peut-être légitime. »
- 1:25BaliokoFait
« J'avais pas de gilet par balle, j'avais pas de cas, j'avais rien. J'étais plus. »
- 1:57BaliokoFait
« Dire que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République. »
- 3:47BaliokoFait
« La seule violence légitime, la seule force légitime est celle de l'État exercé par les forces de l'ordre. »
Temps de parole
- ?100 %
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La France insoumise souffle-t-elle sur les braises de la colère lycéenne ? France info 6h9h, Simon Lebaron. Carfi est accusé d'instrumentaliser ce mouvement de blocage des lycées, de récupérer des revendications légitimes, professeurs absents, classe et emplois du temps surchargé, salle de classe délabré pour attiser le feu du désordre à des fins électorales. Il faut dire que les élus insoumis se montrent depuis lundi, se mêlent parfois aux élèves qui bloquent leurs établissements et qui parfois aussi affrontent les forces de l'ordre. Et celui qui a créé la polémique la plus vive, et bien c'est vous Balioko. Bonjour. Bonjour. Vous êtes le maire de Saint-Denis, la plus grande ville d'Île-de-France après Paris. La violence
à un moment donné peut-être légitime. C'est ce que vous avez déclaré mardi devant un lycée de votre ville avant d'ajouter "Mais chaque fois qu'on peut l'éviter, c'est mieux. Le préfet de police de Paris saisit la justice pour provocation à commettre un délit. Est-ce que vous maintenez ce matin ces propos ? Je maintiens ces ces propos parce que c'est d'abord euh les propos justes en fait d'un maire d'une ville importante et qui ne souhaite pas euh que l'on rentre dans une logique d'escalade en fin de compte de la violence. Dire que la violence peut parfois être légitime, ce sont les propos justes d'un élu de la République. Bien sûr, juste dans la situation dans laquelle en fait nous sommes. Parce que je rappelle que contrairement à ceux qui commentent, moi j'étais au cœur, j'avais
pas de gilet par balle, j'avais pas de cas, j'avais rien. J'étais plus Vous avez assisté à des violences ? J'ai précisément assisté, c'est ce qui m'a le plus inquiété notamment d'ailleurs et j'apprends que la conductrice par exemple d'un véhicule qui a failli foncer sur des jeunes à grande vitesse que c'était une policier invisiblement et qui d'ailleurs j'ai que comprendre qu'elle portait aussi plainte contre moi. Donc pardon, c'est une accusation grave. Vous avez identifié une policière au volant de sa voiture. C'est c'est les médias c'est les médias qui ont relayé bien la presse qui ont indiqué que cette policière en fin de compte donc on apprend par la presse que c'est une policière qui aurait déposé plainte aussi. Donc voilà. Donc pour vous dire que on est dans une logique d'escalade,
moi je suis un d'abord et c'est ce que j'ai écrit systématiquement un appel d'abord à la désescalade et j'appelle à ce que Est-ce que c'est un appel à la désescalade ? Pardon, je voudrais qu'on essaie de comprendre. Est-ce que c'est un appel à la désescalade de dire la violence peut-être légitime ? La prème la première chose qu'il faut faire, c'est qu'il faut arrêter de sortir en fait ces mots-là dans le contexte. Faut faut arrêter de le sortir dans contexte parce qu'il se dit dans un contexte particulier où l'on parle d'une situation où il y a eu à la fois des violences qui ont été commises ou je préd moi-même j'étais aspergé de gaz lacrimogène. Moi-même j'étais aspgent de je m'en je m'en plains pas pour l'instant et donc c'est à ce moment-là je dis attention de ne pas engager en
fin de compte et la responsabilité des autorités publiques et créer les cons que les jeunes en fin de compte se mettent en fait en situation de réagir. C'est ça que l'on dit et c'est la raison pour laquelle on dit que en tout circonstances ça doit être évité en tout circonstances. Oui. D'accord. Vous dites la violence peut-être légitime dans certains cas. Donc dans quel cas ? Dans quel cas la violence ? Vous vous rendez compte la situation ? Vous savez que par exemple là il y a un jeune il y a un jeune par exemple qui était borgnier. Ça vous dit absolument rien à tour d'accord à tour trois enquêtes qui sont ouvertes par la police des polices. C'est parfaitement normal. Et donc du coup ça c'est parfaitement dr mais en donc un jeune est bornier à tour évidemment c'est un drame. Il y a
également ce jeune homme qui mettait des coups de pieds à des policiers trois policiers casqués équipés de bouclier et cetera, à Saint-Toin Lomone et qui a été visé par un tir de gaz de de grenade lacrymogène à très courte distance. Ça aussi c'est un drame. Mais ça ça justifie des violences partout ailleurs. C'est ce que vous dites je suis pas moi je suis pas en train d'encourager je suis pas en train d'encourager la violence. C'est deux choses différentes. Je suis pas en train d'encourager la violence. Vous avez à faire à un père de famille. Les enfants qui sont là-bas c'est au moins, j'ai au moins deux des enfants qui ont le même âge. Donc ne rentrez pas dans le chemin où vous aurez le sentiment en fin de compte que je suis en train d'inciter. Je n'inscite pas. Et pour ceux qui
étaient présents, ceux qui étaient présents pourront systématiquement témoigner sur le fait qu'à systématiquement nous avons appelé les jeunes plutôt à demander à ce que surtout qu'il n'agiss de famille Bali Bakayuko. Vous êtes aussi encore une fois élu de la République qui est censé faire euh sien ce principe qui dit qu'en République justement la seule violence légitime, la seule force légitime est celle de l'État exercé par les forces de l'ordre. C'est ce que l'on voit. Il y a pas dénonce principe. Ah non non non, moi je ne dénonce pas. C'est ce que je vois. Non non non, c'est ce que je vois. Absolument. Oui, c'est vrai cette violence en fin de compte qu'on a pu observer. Il n'y a pas que cette violence. La force légitime. La force légitime. Oui, nous l'avons vu.
Est-ce que vous bien ça vous approuvez ce principe ou pas ? Non, mais la force légitime, c'estàd que je ne parle pas de la force légitim disproportionnée. Ce qui est en train de se passer, il y a des situations où vous avez affaire à des jeunes qui ne sont pas qui ne sont pas y compris je veux dire en situation d'art de casque qui n'ont pas de gilet par balle et quand vous leur tirez dessus à bout portant, c'est dangereux. Mais vous vous avez assisté à ça à Saint-Denis ? Bien sûr, j'ai assisté à Saint-Don à des tirs à bout portant à Saint-Denis. pas du bout portant mais je parle d'une situation globale on peut pas parler uniquement de la situation on est dans leadre d'un mouvement lycéen qui a l'échelle nationale et donc c'est dans ce cadre là de revendication qui sont
les revendications et c'est pour ça qu'il faut arrêter en fait de regarder uniquement ces petites phrases sortent de leur contexte de regarder le fond est-ce qu'il y a suffisamment d'enseignants dans chaque établissement non est-ce que l'État consent et on le verra puisque l'état prévoit de discussions budgétaires 54 milliards projectique d'extéorité qui va se faire et j'espère que dans les propositions qui ont fait par l'État qui vont répondre aux préoccupations des lycées je précise Bali Goku qu'on entend depuis euh près d'une semaine sur France info tous les jours encore il y a quelques minutes dans le journal les revendications d'éet euh le sujet pour lequel on vous invite c'est aussi ces accusations et cette saisine de la justice sur vos propos est-ce que comme l'a dit le
président de la République Emmanuel Macron, vous excitez les élèves notamment en vous rendant donc devant les lycées et en vous montrant, riant, dansant près d'une poubelle en feu ? déjà non un je déjà les élèves n'ont pas besoin de bali bagaiko pour les exciter donc ça c'est oui c'est la place d'un élu comme je l'étais d'ailleurs dans les mobilisations les grandes mobilisations pour le service public donc voilà c'est la place d'un élu comme je le suis aussi quand il y a des sans papiers qui sont concernés donc ma responsabilité en tant qu'élu c'est d'apprécier l'ensemble quasiment des population les lycéens en font partie et je ne veux pas qu'il a de lycéen qui soi blessé je ne veux pas qu'il a le lycéen qui est blessé et j'appelle quasiment l'ensemble des
autorités y compris le ministre de l'intérieur appel au calme et calmer c'est aussi dire passer les consignes précises à la police nationale. C'est ça le sujet sur vos propos sur la violence légitime pour qu'on les comprenne bien. Est-ce que cette violence peut-être légitime aussi contre des journalistes par exemple ? Ah non non, moi je jamais je veux dire que sur la situation en fin de compte, je veux dire de deux journalistes qui ont été exfiltrés je rappelle une chose exfiltré BFM dit ce sont des journalistes de BFM TV qui étaient devant ce lycée de Saint-en a donné aussi et qui ont été malmenés insulté empêché de travailler BFM TV a porter plainte vous avez justifié cette vous avez retweeté en tout cas attendez retweeté la vidéo d'une lycéenne qui expliquait on ne veut pas de médias
raciste et vous avez écrit Elle a raison. Est-ce que vous justifiez la question de journaliste ? Elle a raison. Elle a raison d'ailleurs sur le tweet qui a été fait. Elle a raison sur le fait que nous ne voulons pas de que vous avez supprimé d'ailleurs qui a été supprimé justement parce que il y a rapidement été fait ce lien entre le fait qu'elle affirme le fait que elle ne veut pas de de journaliste raciste et ça j'affume oui je ne veux pas non plus sur mon territoire. Très bien et c'est là et c'est là ce que vous êtes en train de dire et c'est sur le lien qui a été fait là que nous avons supprimé et d'ailleurs c'est mon community manager qui l'a mis et j'assume pltement sur c'est pour ça qu'il a été supprimé ce n'est pas une justification de la violence contre les journalistes.
Ce n'est aucuneement une justification. On ne veut pas de médias racistes. Vous voulez des médias racistes vous ? Je vous pose la question vous êtes favorab médias racistes personne ne l'est. Bah personne ne l'it. Ben voilà donc pourquoi vous d'une évidence pourquoi d'une évidence vous affirmez que BFM TV sur quelle base ? de vous dire je suis en train de vous dire non mais je suis en train de vous dire de manière précise que la seule phrase qui a validé le fait qu' a été qualifié elle a raison c'est le fait que nous ne voulons pas de médi raciste l'association ensuite avec BFM TV ça c'est autre chose. C'est la raison pour laquelle d'ailleurs le tweet a été supprimé. Voilà vos adversaires disent que tout cela en réalité est une façon électoraliste de draguer la jeunesse et les quartiers
populaires. Le mouvement est mené par l'Union syndicale lycéenne principale syndical lycéen. Est-ce que c'est l'organe de jeunesse officieux de LFI ? Pas du tout. Parce que l'ancien président de l'USL, Louis Boyard, votre collègue député du Valde de Marne, très présent lui aussi auprès des lycéens, l'actuel président de l'USL, Riadrani, candidat en 3e position sur la liste LFI au municipal à Watrelot dans le Nord en mars dernier. Oui, il peut être candidat et ça n'a rien à voir avec ses activités en suite de militaire associative. Je il y a une dissociation nette à faire. Vous n'utilisez pas ce syndicat pour comme le disent vos adversaires, instrumentaliser ça. Ce sont ce sont ce sont nos adversaires. Vous le dites vous-même. Donc les adversaires jusqu'à près du
contraire ne vont pas faire des loges de ce qui nous concerne. Mais tout ça n'est pas sérieux. C'estd que on essaie de faire des diversions pour tenter d'éviter de parler du fond. Le fond, c'est les revendications sur lesquelles les cens. Justement le fond sont les moyens notamment. La présidente LR de la région Île-de-France, Valérie PCR, s'assure qu'une rénovation complète du lycée Paul et Louard où vous étiez est en cours 45 millions d'euros. C'est vrai ou pas ? Ben 45 millions, moi je l'apprends. Je dis juste une chose, en tant que maire de la ville, jamais je n'ai été saisi d'un courrier officiel de la présidente de région dont j'ai appris pas prévenu. Elle m'a comme d'ailleurs elle ne m'a pas prévenu quand elle s'est présentée hier à Saint-Li vers 17h35 devant le
lycée Poléloir en restant 45 minutes et ensuite en partant et nous avons une vidéo où la discussion s'est fait derrière du des lycéens où visiblement elle a pas été très convaincante mais j'ai pas de souci de ce point de vue elle assure qu'elle vous enverra la facture de 100000 € pour les dégradations. Vous l'avez reçu ça pour le coup non j'ai pas reçu et ça c'est de la com. Non, je pense qu'à un moment donné, il faut avoir voilà, tout ça participe en fin de compte à cette surenchère. Voilà, tout ça participe à cette surenchère parce que là, c'est un traitement spécifique que l'on réserverait au maire de Saint-IM que bien lui fasse. Je pense qu'il a aussi d'autres facteurs qui devraient aussi s'acquitter. Simplement pour terminer en quelques secondes Bali Bagayoko, qu'est-ce que
vous dites ce matin aux élèves qui vont continuer de bloquer les lycées partout en France ? Quel message toujours dit, mon message est simple, c'est votre revendication et vos revendications sont légitimes de ne prenez pas de risque inconsidérés. Voilà, parce que ces risques inconsidérés sont toujours ces risques là qui à un moment donné sont utilisés pour essayer de noyer en fin de compte votre message. Voilà. Et stop aussi et ça je le dis de manière assez claire aux autorités publiques d'appeler à l'apaisement. C'est ça que l'on demande y compris je veux dire du ministre de l'intérieur et le ministre de l'éducation. D'ailleurs, le premier président de la République aussi puisque lui a incité en disant qu'en fin de compte que il donnait total soutien aux
forces de l'ordre et donc derrière on va avoir des conséquences et le gouvernement euh par la voix du ministre de l'éducation notamment a dit que les revendications étaient légitimes et je redis que ces revendications on les entend tous les jours sur France info dans la bouche des lycéens. Merci beaucoup d'être venu Bali Bagayoko nous répondre ce matin.
Bally Bagayoko