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InterviewAurore Bergé· 15 juillet 2025 10 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleNumériqueÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Aurore Bergé dans les 4V sur France 2 - 9 juillet 2025

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que la baisse de la natalité est le prix de l'égalité femmes-hommes ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi lancer une coalition contre la haine en ligne ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Comment renforcer les moyens des associations contre la haine en ligne ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Faut-il supprimer l'anonymat en ligne pour lutter contre la haine ?

  • 11:00OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une divergence gouvernementale sur les énergies renouvelables ?

  • 14:00OuverteRéponse directe

    L'année blanche est-elle une nécessité ou un risque social ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Aurore BergéFait
    « Si on se dit que avoir un enfant c'est sa mort professionnelle ou c'est sa mort sociale, bah en effet on renonce, on diffère la volonté d'avoir un enfant. »
  • 0:30Aurore BergéPromesse
    « Ça fait 2 ans que je porte les congé de naissance pour justement remettre à égalité entre les deux parents à l'arrivée d'un enfant pour que les deux parents puissent s'arrêter plusieurs mois et s'en occuper. »
  • 1:00Aurore BergéFait
    « La politique familiale qu'il faut aussi peut-être adapter au contexte 2025. »
  • 3:30Aurore BergéFait
    « Un jeune homme qui avait dans son sac à dos deux couteaux avec l'ambition de tuer des femmes parce qu'elles étaient des femmes et parce qu'il avait été alimenté par les réseaux sociaux. »
  • 4:30Aurore BergéFait
    « Je les ai revu lundi avec la ministre du numérique parce que c'était une nécessité de leur rappeler leurs obligations. »
  • 5:30Aurore BergéFait
    « Elles vont pouvoir signaler des contenus de manière à ce que ces contenus soient retirés de manière beaucoup plus rapide parce que justement c'est pas n'importe qui qui signale, ce sont des associations clés. »
  • 7:00Aurore BergéFait
    « La réglementation européenne, elle a changé. Maintenant, les plateformes doivent s'y conformer. »
  • 9:00Aurore BergéChiffre
    « Si on n'y prend pas garde demain, ce sera l'équivalent du budget de l'éducation nationale. »
  • 10:00Aurore BergéChiffre
    « Le simple fait de payer les intérêts de la dette, c'est l'équivalent du budget de la défense. »
  • 12:00Aurore BergéFait
    « Il y a une seule ligne parce qu'on appartient à un gouvernement et qu'on porte un projet politique depuis 2017. »
  • 15:00Aurore BergéFait
    « Il y a pas de nécessité de se dire que de manière automatique, chaque année, on réaugmente toutes les prestations sociales de manière indifférenciée. »
  • 18:00Aurore BergéFait
    « Le président de la République est président de la République jusqu'au dernier jour et ce que je sais c'est qu'on va devoir agir jusqu'au dernier jour. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Hor Verger, soyez la bienvenue dans les 4V justement avant de parler de votre actualité, une question sur cette étude de la démographie dont on vient de parler, les français et les Françaises qui font de moins en moins d'enfants. Est-ce que c'est peut-être aujourd'hui le prix à payer justement pour une vraie égalité entre les hommes et les femmes ? Ce qui est sûr, c'est que le prix de l'inégalité, l'inégalité professionnelle entre les femmes et les hommes accentue le fait qu'on craint avoir des enfants parce qu'on craint pour sa carrière.

Si on se dit que avoir un enfant c'est sa mort professionnelle ou c'est sa mort sociale, bah en effet on renonce, on diffère la volonté d'avoir un enfant. Ce qu'il faut, c'est garantir aux femmes une totale liberté, avoir ou ne pas avoir un enfant, ne pas non plus juger sévèrement ceux qui ne veulent pas avoir un enfant et leur permettre de l'accueillir dans les meilleures conditions possibles. C'est la question des congés aussi parentaux.

Ça fait 2 ans que je porte les congé de naissance pour justement remettre à égalité entre les deux parents à l'arrivée d'un enfant pour que les deux parents puissent s'arrêter plusieurs mois et s'en occuper. C'est la question du combat sur l'égalité salariale et professionnelle parce que la parentalité en effet c'est pas que la maternité, c'est bien les deux parents. La politique familiale qu'il faut aussi peut-être adapter au contexte 2025.

Comment lutter contre la haine en ligne sur internet plus précisément ? C'est votre dossier principal en ce moment. Vous recevez plusieurs associations tout à l'heure pour lancer une sorte de coalition inédite avec ces associations.

Pourquoi concrètement ? Qu'est-ce que ça change aujourd'hui dans votre stratégie pour lutter contre la haine en ligne ? Parce que je crois que c'est un enjeu démocratique majeur.

C'est un enjeu de santé de santé publique pour nos enfants, pour nos adolescents. C'est un enjeu de santé démocratique aussi parce que aujourd'hui on voit bien à quel point les plateformes, les réseaux sociaux ont une influence absolument énorme sur nos vies. Sauf que cette influence, elle est placée au service de quoi ? quand elle est placée au service du complotisme, de la désinformation massive, de l'homophobie, du racisme, de l'antisémitisme, de la violence à l'encontre des femmes.

On parle quand même d'un attentat il y a une semaine qui a été déjoué. Un jeune homme qui avait dans son sac à dos deux couteaux avec l'ambition de tuer des femmes parce qu'elles étaient des femmes et parce qu'il avait été alimenté par les réseaux sociaux. Donc il faut faire cause commune, il faut faire avoir cette coalition.

C'est pour la raison pour laquelle à la fois j'ai serv à quoi ces associations ? Moi, j'ai fait en deux temps. D'abord, j'ai convoqué les plateformes.

Je les ai revu lundi avec la ministre du numérique parce que c'était une nécessité de leur rappeler leurs obligations et de leur dire que nous nous n'allions pas abdiquer et que si elles ne se conformaient pas à leurs obligations, alors ça voulait dire qu'évidemment la France engagerait avec l'Union européenne toutes les sanctions nécessaires et puis coalition et cause commune parce que nous allons renforcer les moyens budgétaires des associations de manière à ce qu'elles puissent de manière systématique signaler tous les contenus qui sont aujourd'hui les contenus aineux, relancer l'observatoire de la haine en ligne ligne sous l'égarcom qui est l'autorité qui régule la question des contenus en ligne, la question des contenus numériques et puis faire cause commune parce qu'il y a pas d'un côté le racisme, de l'autre l'antisémitiste, il y a ensemble la lutte contre la haine mais concrètement berger ça veut dire que ces associations ces 12 associations quand elles vont signaler des contenusneux qu'elles ont trouvé en ligne, elles vont tout de suite être regardées de près par les plateformes. C'estàdire que en fait elles vont être en lien direct avec l'ARCOM, l'autorité de régulation de manière à ce qu'elle soit prioritaire. C'est-à-dire que quand vous avez des associations qui sont des associations clés, des associations sur l'ensemble des champs, antisémitisme qui explose malheureusement, racisme qui ne recule pas, haine antimusulman, homophobie, violence à l'encontre des femmes, prostitution, et bien ces associations, elles vont pouvoir signaler des contenus de manière à ce que ces contenus soient retirés de manière beaucoup plus rapide parce que justement c'est pas n'importe qui qui signale, ce sont des associations clés et moi mon engagement c'est de renforcer leurs moyens budgétaires effectivants par l'État.

Elles sont déjà aidées mais elles vont l'être encore plus pour qu'elles puissent recruter des gens qui vont être dédiées à la lutte contre la haine en ligne. À hauteur de combien vous avez une idée du budget que ça là ? L'objectif c'est qu'elle puisse recruter au moins une à deux personnes dédiées sur cet enjeu-là.

Et donc on va regarder précisément avec elle. Et c'est la première fois qu'on fait et qu'on fait ensemble avec vraiment ces deux jambes à la fois la régulation des plateformes et la manière avec laquelle elles doivent respecter le cadre que nous avons défini. Sinon les sanctions tomberont parce que c'est une urgence. observatoire de lutte contre l'INE en ligne, coalition, faire cause commune euh de manière à lutter ensemble.

Justement, ces plateformes, vous les avez reçus plusieurs fois. Est-ce qu'on peut agir seul pour faire plier MTA X ex Twitter par exemple ou est-ce que ça doit être une alliance européenne pour contraindre ces plateformes à agir ? C'est une alliance européenne.

La réglementation européenne, elle a changé. Maintenant, les plateformes doivent s'y conformer. Et nous, c'est comment on garantit justement qu'elles se conforme à leurs obligations ? et leurs obligations, elles sont très claires sur la manière avec laquelle ces contenus encore une fois ne doivent plus pouvoir se répandre.

Le sujet, il est pas moral. On peut tous avoir des représentations morales qui sont différentes. Le sujet c'est que quand vous êtes dans l'illégalité, bah l'illégalité elle existe hors ligne dans notre vie, dans l'espace public et elle existe en ligne également.

Ça n'est pas la liberté qu'on va brider un peu plus comme le disent certains. Mais moi si j'ai tout de suite sur votre plateau je tiens des propos antisémites, racistes, homophobes que j'appelle à la haine ou la violence, vous allez m'interrompre parce que si vous le faites pas, c'est votre responsabilité qui sera mise en cause. C'est celle de la chaîne qui sera mise en cause.

Il y a pas de raison que ce qui est interdit de dire sur un plateau parce que c'est illégal, parce que c'est de la haine, on puisse l'avoir par millions de contenus sur les réseaux sociaux avec l'influence que ça a ensuite sur nos enfants, sur nos adolescents et sur la société tout entière. Est-ce qu'il faudrait aller plus loin notamment sur la question de l'anonymat en ligne ? Oui, moi je pense que c'est un vrai combat.

Je pense qu'il y a la question de la majorité numérique mais que le vrai combat c'est la question de l'anonymat parce que sous couvert d'anonymat tout dire, on peut tout faire, on peut assumer justement plus facilement de déverser sa haine. Alors que demain, si vous rompez la question de l'anonymat, bien vous verrez que la question de la haine en ligne ce sera du passé. Quand vous faites n'importe quel achat en ligne, on dit pas que c'est attentatoire à votre liberté de savoir qui vous êtes, de vérifier votre identité, pourquoi ce serait attentatoire aux libertés de se dire que oui, on doit assumer les propos qui sont les nôtres quand on crée un compte sur un réseau social.

La politique au gouvernement R berger en ce moment, c'est un peu agité. Vous êtes plutôt team retaillé ou team panier runché. Je m'explique, d'un côté le ministre de l'intérieur qui souhaite supprimer les aides publiques sur certaines énergies renouvelables comme les éoliennes et de l'autre la ministre de la transition écologique qui trouve cela populiste.

Il y a une seule ligne. Il y a une seule ligne parce qu'on appartient à un gouvernement et qu'on porte un projet politique depuis 2017. Et le projet politique comporte avec le président de la République depuis 2017, il repose sur deux jambes.

Le nucléaire, le réarmement nucléaire de notre pays parce que c'est une nécessité, une nécessité de pouvoir d'achat, une nécessité d'indépendance et la question des énergies renouvelables. C'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre. Lui veut arrêter le financement public pour les énergies renouvelables comme les éolien.

Le projet comporte depuis 2017, c'est celui-ci. Donc nous n'allons pas arrêter le projet qui est le nôtre ni maintenant ni dans les de années qui viennent ni même après. Je l'ai Bruno R peut rester au gouvernement.

Pardon votre collègue Laurence Saint-Martin et lui il est mal à l'aise avec la présence de de Laurent de Bruno Retailler au sein du gouvernement. Mais la question allait pas d'être à l'aise ou pas. On est en coalition.

On est en coalition on le sait parce qu'on est dans des circonstances politiques qui sont absolument inédites. Mais ça veut dire que en coalition même en coalition à la fin il y a une ligne. Il y a une ligne qui est tracée.

Il y a une ligne qui est définie. ce sera le cas avec les orientations budgétaires qui seront les nôtres à partir de la semaine prochaine. Et donc soit on se conforme à ces lignes là, soit on prend acte et dans ces cas-là on fait un autre choix politique.

Mais je crois je crois qu'on va tous prendre acte partir. En tout cas la question elle nous sera posée à chacune et à chacun d'entre nous. Vous pouvez pas dans un gouvernement avoir chacun une ligne budgétaire qui est différente parce qu'à la fin on va tous devoir défendre un budget dont on doit absolument assumer qu'il soit extrêmement courageux notamment sur la dépense publique.

Justement ce budget effectivement il y a l'idée d'une année blanche qui est de plus en plus évoquée. François Bairou l'a mis sur la table notamment avec les partenaires sociaux et les partenaires politiques qu'il a reçu. Famia Rousel nous le disait hier c'est-à-dire gel des prestations sociales des retraites des embauches de prof par exemple c'est nécessité ou c'est un risque social d'une année blanche ?

Mais le risque aujourd'hui euh c'est de ne pas réduire la dépense publique. Aujourd'hui, le simple fait de payer les intérêts de la dette, c'est l'équivalent du budget de la défense. Si on n'y prend pas garde demain, ce sera l'équivalent du budget de l'éducation nationale.

Est-ce qu'on se rend compte de ce que ça nous empêche de faire au quotidien ? Au-delà de la charge que ça fait peser sur nos enfants et nos petits-enfants, c'est ça c'est que ça nous empêche tout de suite et maintenant. Donc tout de suite et maintenant, il faut prendre les bonnes décisions.

Et les bonnes décisions, oui, c'est une des décisions à mon avis qui sera courageuse parce qu'il y a pas de nécessité de se dire que de manière automatique, chaque année, on réaugmente toutes les prestations sociales de manière indifférenciée. Par contre, ce que je sais c'est que si on ne prend pas garde sur la dépense publique, si on n'assume pas de réduire la dépense publique, alors à la fin on sera plus crédible et on en perra tous le prix sur des conséquences économiques et financières. Un dernier mot le weekend dernier devant les jeunes jeunes macronistes, Emmanuel Macron a a déclamé qu'il avait besoin de vous pour les deux, les 5 et les 10 ans qui viennent.

Est-ce que vous avez compris comme beaucoup qu'Emmanuel Macron voulait rester dans le jeu ne pas prendre sa retraite en 2027 ? Ben moi ce que je sais c'est que le président de la République est président de la République jusqu'au dernier jour et ce que je sais c'est qu'on va devoir agir jusqu'au dernier jour. Donc on a le droit les uns et les autres d'avoir de l'ambition.

Il m'arrive moi-même d'en avoir. Pour autant, je considère que notre première responsabilité, c'est déjà d'être au travail, c'est d'avoir des résultats tout de suite en 2025, en 2026 et jusqu'en mai 2027, quoi qu'il arrive. Vous affichz vos ambitions, vous l'avez dit, il ne faut rien s'interdire pour 2027.

J'ai dit que je fermais pas la porte, mais j'ai dit d'abord que je voulais travailler et que je voulais obtenir des résultats et qu'on avait aussi l'urgence de se rassembler, se rassembler au sein du gouvernement et se rassembler pour la suite. Orberg, ministre de l'égalité entre les femmes et les hommes qui étaient l'invité des 4V ce matin. Merci beaucoup.

Merci à vous. M.