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DébatUnion Populaire Républicaine· 4 mars 2012 81 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

François Asselineau invité d'Abdelkrim Branine sur Beur FM - 01/03/2012

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 27 %Attaque 53 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'il était envisageable que les parlementaires grecs rejettent le plan d'austérité ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Fabien, vous venez de Grèce. Le vote aurait pu être autre ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Alexandre Catb, la pression était-elle trop forte pour rejeter le plan ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    François Asselineau, qu'entendez-vous par 'pression' ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Fabien, expliquez la genèse de la dette grecque.

  • 17:00OuverteRéponse directe

    Alexandre Catb, partagez-vous cette analyse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 12:00François AsselineauFait
    « On envoie les l'illustration en Grèce puisque la Grèce est dirigée par un dictateur au sens étymologique de ce qu'est la dictature. »
  • 23:00François AsselineauChiffre
    « Avec le mécanisme européen de solidarité, on va demander aux Français de verser tout de suite 16 milliards d'euros. »
  • 33:00François AsselineauFait
    « Les pays qui sortiront les premiers de la zone euro seront ceux qui s'en sortiront le mieux. »
  • 4:00François AsselineauFait
    « Si on sort de l'Union européenne, nous resterons évidemment un des très grands pays du monde. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] FM le forum de débat. On n'est pas loin quand même de la diffamation et du mensonge qui peut être poursuivi en justice. Finalement, c'est au travailleurs, c'est aux petits, c'est aux plus pauvres de payer la crise.

Les Français apprécieront qu'on paye un type 15000 € pour mettre en place une loi liberticide. On veut plus ça. Vous désez totalement les médias.

C'est très grave. Franchement, c'est très grave. La population, le peuple lui résiste.

Trouve des moyens de dire tout ceci n'est pas acceptable. Beaucoup d'hommes et de femmes ne peuvent plus se soigner correctement. Moi, je dirais quand il y a un fa chaud, ça va mais quand il y en a trop, ça ne va plus.

Le forum débat de Bur FM. Abdel Krim Branin. Bonsoir.

Très heureux de vous retrouver pour ce dernier forum débat de la semaine. Ce soir, émission une nouvelle fois placée sous le signe de l'économie. Nous n'étions pas encore revenus sur ce nouveau plan d'austérité adopté par le Parlement grec.

C'est ce que nous allons faire ce soir. Était-ce la seule alternative possible pour éviter la faillite du pays ? Ce vote a déclencher une vague de contestation accompagnée parfois de violences sans précédent.

Quelle sera la suite pour la Grèce de combien sera la facture pour les autres pays européens notamment la France ? Enfin, on tentera d'évoquer les propositions de certains candidats à la présidentielle pour résorber la crise de la dette. 01 48 060 060 vos appels, c'est pour tout à l'heure à 19h.

Nos invités, ils sont quatre sur le plateau ce soir. Commencer par Alexandre Catb. Bonsoir.

Bonsoir. Vous êtes économiste, maître de conférence à sciences, directeur de compétences finances. Deuxème invité avec nous ce soir, François Assolino.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes président de l'UPR, l'Union populaire républicaine, candidat à l'élection présidentielle. pour en dire un mot bien entendu tout à l'heure.

Vous êtes partisan une sortie de l'euro. On en reparlera encore une fois ce soir. 3è invité Fabien Perrier.

Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste à l'humanité dimanche vous êtes rendu récemment en Grèce.

Vous allez nous raconter ce voyage. 4e invité Yvonique Leeni. Bonsoir.

Bonsoir. Pour les jeunes radicaux de gauche, vous vous intéressez beaucoup pour votre partie à toutes ces questions messieurs. Merci d'être avec nous.

On va commencer donc par évoquer la Grèce, la tension est quel que peut retomber là-bas au moins en apparence. Il y a quelques jours donc le Parlement grec a voté un nouveau plan d'austérité qui va rendre la vie de ces concitoyens encore un peu plus difficile qu'elle ne l'était. Première question messieurs, est-ce qu'il était envisageable même une seule seconde que les parlementaires rejettent ce texte ou alors la pression était trop forte ?

Je vais peut-être vous poser la question à vous Fabien parce que vous venez de rentrer d'Athène de Grèce. Oui, j'étais encore dimanche donc je rentre juste. Je pense que le le vote du 12 février pouvait être autre.

La preuve, c'est que y compris dans les rangs de la majorité euh du gouvernement d'Union nationale qui regroupe à la fois le PazOC, un parti dissocialiste, qui regroupe Nouvelle-Démocratie, un parti de droite et qui regroupe le Laos, l'extrême droite. D'ailleurs, petite parenthèse, c'est la première fois dans l'histoire du monde que un Parti socialiste fait appel à l'extrême droite pour gouverner avec lui. Mais il y avait eu des démissions d'ailleurs récemment et justement, c'est ce que j'allais dire.

Donc la preuve que le vote aurait pu être autre, c'est que jusque dans les rangs de la majorité, des députés commencent à quitter leur parti pour dire leur opposition parce qu'il voi ce que le peuple grec subit. Mais je pense que ça on reviendra dans quelques minutes. Alexandre Catb.

Euh oui, moi je pense que la pression était très forte effectivement pour que le vote soit positif sur ce plan d'austérité hein, compte tenu des promesses et des engagements que le gouvernement grec a fait aux autorités européennes, à la Troyka et puis au couple franco-allemand. Je pense que la la pression effectivement était très forte pour que ce cet accord soit soit validé. Yvonique, je vais pas répéter ce qu'on ce qu'on pu dire les autres les autres invités, mais effectivement même si politiquement les les Grecs avaient avaient moyen de de trouver une autre solution et mais même au-delà de rejeter, il y a toujours une différence entre l'économique et le politique.

Euh le à la fin, normalement c'est le politique qui décide. Euh même si il y avait cette possibilité-là euh comme comme vous pouvez le dire les les deux autres invités, euh la pression de du coupe franco-allemand, la pression du FMI et cetera était beaucoup trop forte. François Slino écoutez moi, j'aimerais qu'on savoir ce qu'on appelle la pression.

C'est pas la pression, c'est la désinformation générale des médias qui pèse en Grèce comme ça pèse en France. parce queon parle de la Grèce mais au à peu près au même moment les députés français ont voté le principe du MES du mécanisme européen de solidarité dans une indifférence générale des très grands médias français qui ont fait un silence absolument scandaleux sur ce qui est en train de se passer. Donc en réalité nous ne sommes plus en démocratie.

C'est ce que je dis maintenant depuis plusieurs années. On envoie les l'illustration en Grèce puisque la Grèce est dirigée par un dictateur au sens étymologique de ce qu'est la dictature. Vous savez, c'était dans les cités anciennes, dans les cités antiques.

Un dictateur, c'était un expert à qui l'on remettait tout pouvoir lorsque l'on était menacé par l'étranger. Mais là, c'est pareil. Monsieur Papa Papa Andreé qui était le premier ministre grec et bien avait bon a eu un remord de dernière minute.

Vous vous rappelez en réend en proposant un référendum. Il a été viré dans les 15 jours par l'oligarchie financière. euroatlantiste dirigé par Goldman Sax qui dirige maintenant le continent européen pour le compte des intérêts américains.

Donc il a été viré. On a mis monsieur Papa Desemos Mos qui est un apparat chic. C'est un petit peu, vous savez, comme en gr en en gros la Grèce a été normalisée comme par exemple la Tchécoslovaquie avait été normalisée en 1968 et on avait viré d'hake pour mettre des apparats chikiis qui étaient favorables à l'empire soviétique.

Voilà, c'est la même chose. On a mis monsieur Papa des Mos qui est un apparat chiki choisi par Goldman Sox de la même façon que quelques semaines après et bien monsieur Berlouscit échapper à toutes les à tous les scandales possibles et imaginables scandale financiers scandale de mœurce et cetera en Italie et bien monsieur Berlusconi en moins d'une semaine la la l'oligarchie l'a viré pour le remplacer par un clone de monsieur Papa des M Grèce et monsieur Mario Monti lui aussi choisi par Goldman Sax donc le vrai problème qui se pose c'est au-delà de la Grèce C'est l'ensemble d'un continent où où est né la démocratie. En plus de ça, c'est en dév né la démocratie.

C'est l'ensemble d'un continent qui est en train de sombrer dans une dictature d'un nouveau genre. Alors, les deux raisons qui sont avancées pour justifier, expliquer ce nouveau plan d'austérité, Fabien, c'est donc maintien dans la zone euro et éviter tout simplement la faillite du jour au lendemain. C'était ça, c'est c'est c'est ce qui est invoqué, mais euh c'est pas vraiment la la raison essentielle.

Quand on regarde un petit peu comment la dette grecque est née, on se rend compte d'une part que elle est née en profitant aux Français et aux Allemands, plus exactement aux banques françaises et aux banques allemandes. D'autre part, que l'État s'est endetté au moment où par effet de répercussion la les questions de l'Em Brothers, la faille de l'Emb Brothers sont arrivées en Europe. Donc l'État grec s'est de nouveau endetté.

Au même moment, les comptes ont été dévoilés. La réalité des comptes a été dévoilée alors qu'ils avaient été un petit peu masqués par le gouvernement précédent et Pap Andreou alors que là il était en position de force pour prendre une autre voix, c'est complètement une autre voie pardon, c'est complètement euh soumis aux injonctions du FMI, de la Banque centrale européenne, de la Commission européenne, euh ce qu'on appelle la troica en fait. Bon, donc une autorité et une austérité sans sans faille est appliquée en Grèce depuis.

Le premier mémorandum qui donne les mesures de de l'austérité a été signé au mois de mai 2010. À ce moment-là, l'humanité l'humanité dimanche et le site internet de l'humanité petite publicité www.humanité.fr titré un papier coup d'état parlementaire.

Personne d'autre en France n'a expliqué ce qui s'était passé. Personne d'autre, que ce soit à gauche ou à droite n'a dit effectivement ce qui est en train d'arriver en Grèce, c'est un début de comment dire de mise plus je reformule ce qui arrive en Grèce, c'est-à-dire on est en train de mettre en place les éléments d'une dictature. On est en train de On parle de quelle année là ?

Ça remonte ? [Musique] On est en train de faire passer des mesures d'austérité euh mise dans un écrite résumé synthétisé dans un document de droit international par procédure d'urgence. Donc on est en train de passer outre le parlement la outre le débat parlementaire qui est quand même la une des notions premières de la démocratie.

Ensuite de moment où un coup d'état réellement a eu lieu, c'est quand George Papandre, donc cette fois nous sommes en novembre euh octobre novembre 2011 dit qu'il va faire un référendum. Les Européens refusent qu'il y ait un référendum et euh on nomme à la place Papa Dimos, ancien vice-président de la Banque centrale européenne et ancien président de la Banque nationale de Grèce qui avait d'ailleurs contribué à préparer l'entrée de la Grèce dans la zone euro. 3è coup d'état, il a lieu il y a peu, à savoir le 12 dans la nuit du 12 au 13 février 2 12 où de nouveau par procédure d'urgence on demande aux Grecs, aux parlementaires grecs de prendre une nouvelle vague d'austérité qui comporte des baisses de salaires minimum.

À titre d'exemple, 22 % de salaires minimum en moins jusqu'à 32 % pour les moins de 25 ans. Ce qui fait que le salaire minimum pour les moins de 25 ans est de 486 €. Pourquoi ?

Une seule objectif, réduire le coût du travail en Grèce. Or, les études les plus sérieuses qui existent qui sont menées par l'Institut du travail grec dirigé par Savas Robolis montre une chose, c'est que sur les les années 95 2007, le coût du travail a baissé de 20 et quelques pourc mais la compétitivité de la Grèce n'a pas augmenté. Au contraire, elle a baissé de près de 13 %.

C'est-à-dire que la Troica, je reviens à ce que je disais aujourd'hui, n'a qu'un objectif, c'est de faire baisser le coût du travail en Grèce prétextant que ça va permettre de relancer l'économie par une baisse euh par une en la rendant plus compétitive. Et en fait, c'est la voie la pire qui existe. Pourquoi ?

Parce qu'en Grèce, sur les 9600 entreprises qui existent, 98 % des entreprises, soit la quasi-ttalité sont des entreprises de moins de 5 euh salariés. qui sont ceux qui peuvent alimenter l'économie, qui vont acheter les produits fournis par ces petites entreprise et cetera. Conclusion, ces petites entreprises sont en train de faire faillite et tout le tissu économique et social de la Grèce est en train d'être détruit.

Alors, il y avait plusieurs points évoqués dans votre intervention, Fabien, peut-être sur l'explication de la jeunèse donc de la dette grecque. Est-ce que vous êtes d'accord avec ce que vient de dire Fabien Perrier, Alexandre Catb ? Oui oui, il y a beaucoup de choses qui ont qui ont été dites mais mais effectivement le le problème grec c'est un problème structurel avant tout qui a été révélé à l'occasion de la crise financière mondiale mais c'est avant tout un problème de de de manque de de compétitivité de de l'économie grecque d'une part qui est qui a pas qui a jamais eu vraiment l'incitation à réformer son économie à moderniser ses ses structures et moderniser aussi sa fonction publique notamment ça ça la collecte de l'impôt hein qui qui est un peut-être le problème principal en Grèce he c'est que l'impôt n'est pas collecté. l'évasion fiscale euh fait que il est très difficile pour pour le gouvernement d'avoir des des un budget équilibré hein compte tenu des dépenses qui elles sont plutôt rigides he qui ont tendance à augmenter.

Euh donc si on collecte pas les recettes là il y a il y a un vrai problème qui ne peut que s'accroître dans le temps. Mais je dirais que le deuxième problème c'est que la Grèce effectivement comme ça a été dit est entrée dans la dans la zone euro avec des comptes maquillé notamment par la la banque voilà avec la complicité de la la banque Goldman Sax mais mais pas seulement aussi avec la complicité passive quelque part de de la Commission européenne des autres États qui voulaient absolument que la la Grèce finalement entre dans la dans la zone euro puisque c'était c'était le le le le plan, c'était le programme et ce programme ne devait pas souffrir de de cont-temps. Donc là là, il y a a il y a une inconséquence de la part des dirigeants européens, de la part de la Commission européenne et de toutes les partis concernées.

Ce qui fait qu'on se retrouve avec ce ce problème aujourd'hui et qui révèle aussi la la structure totalement défaillante de la de la zone euro et notamment du du pacte de de stabilité de croissance. l'absence de gouvernance économique sérieuse de de cette zone hein. Beaucoup d'économistes avaient souligné ses problèmes avant la création de la zone euro et au moment de de sa création mais personne n'y a jamais vraiment prêté attention.

Effectivement, le problème grec, c'est un c'est un petit peu la la bombe à retardement qui a fini par exploser, qui a fini par montrer que euh tout ça euh n'était qu'un qu'un château de cartes qui ne reposait euh sur euh pas sur sur pas grand-chose. Yvonique, euh moi j'aurais envie de réagir euh par rapport à ça sur des choses un peu plus terre à terre parce que c'est vrai que là on parle de on parle de gros volume, de grosse masse euh et c'est important de remettre aussi la genèse de de de cette crise grecque. Mais le il y a un résultat qui est euh qui est là aujourd'hui, c'est que les on parlait de baisse de salaire minimum.

Grosso modo grosso modo, ça fait que le le SMIC grec est à la moitié du SMIC français. Hm hm. avec un coût de la vie qui est globalement le même.

C'est ça qui est le truc le plus surprenant, c'est que pour vivre à Athène aujourd'hui, c'est quasiment enfin le c'est tout con he mais le le prix du café, le prix de l'essence, le prix du loyer, c'est le même qu'à Paris. Et on est en Europe. On est en Europe.

C'estàd qu'on est dans un pays qui est dans la communauté européenne depuis les années 80 et cetera. On a signé des traités, on est censé avoir une on construit une Europe, une Europe, une Europe de la solidarité. Et grosso modo, qu'est-ce qu'on fait ?

On est là en train de penser à notre petit portefeuille. Ah merde, il faudrait pas que les Grecs ils nous coûtent trop cher. Qu'est-ce qu'ils ont encore fait ces Grecs ?

Ils savent pas collecter leurs impôts. Soit Mais moi en tout cas c'est pas c'est pas l'Europe dont j'ai envie. Nous chez les jeunes radicaux de gauche, ce qu'on pense c'est que l'avenir on va le construire à travers l'Europe et puis c'est le bon moment.

C'est maintenant qu'il faut construire une gouvernance économique européenne. C'est maintenant qu'il faut faire des Eurobonds. C'est maintenant qu'il faut mettre en place toutes ces chosesl.

Parce que bah maintenant on en a besoin. Peut-être qu'avant on y a un petit peu pensé, peut-être qu'avant on l'a juste théorisé et qu'on l'a pas fait. Ouais mais maintenant je pense que c'est le bon moment, il faudrait y aller.

François Solin ? Oui, je suis consterné par ce que je viens d'entendre à l'instant. Vous savez qu'avec le mécanisme européen de solidarité, on va demander aux français de verser tout de suite 16 milliards d'euros au mécanisme européen de solidarité.

Au même moment que la France voit la pauvreté se répandre à toute allure. Au même moment que l'on supprime à travers toute la France des postes d'enseignants, de de médecins, d'infirmières, des hôpitaux, des écoles publiques, des postes et cetera, on est en train de prélever 16 milliards d'euros en cash. En attendant, il il y aura au total 150 143 milliards d'euros qui sont prélevés sur la France pour venir au secours de la Grèce qui de toute façon fera défaut parce que de toute façon les les causes provoquant les mêmes effets, de toute façon l'euro explosera.

Donc nous sommes en train en fait de siphonner la richesse des Français comme d'ailleurs la richesse des autres peuples pour une cause qui de toute façon est une cause perdue d'avance. Alors moi je suis par ailleurs je profite du fait que je suis à BE FM et que donc vos auditeurs sont pour une partie d'entre eux des Français originaire des pays du Maghreb pour rappeler que moi comme on ne me parle pas de solidarité européenne parce que l'argent que nous consacrons en ce moment à sauver les banques françaises ou allemandes via la Grèce c'est autant d'argent que nous ne donnons pas aux Tunisiens, aux Algériens, aux Marocains, aux Sénégalais, aux Maliens, à tous ces peuples avec lesquels nous avons beaucoup plus de liens qu'avec l'Estonie, la Léonie ou la Lituanie. Vous savez, vous avez déjà eu la gentillesse de m'inviter à ce micro.

Je suis le seul en France qui appelle et qui précise que la construction européenne est une construction racialiste par nature, voulu par les États-Unis d'Amérique après la Seconde Guerre mondiale, qui s'inscrit dans une géopolitique qui s'appelle le choc des civilisations, qui nous entraîne vers des guerres illégales, que ce soit en Libye, en Syrie, en Afghanistan, qui nous entraîne vers un choc de civilisation monstrueux et qui nous entraîne en plus vers un pillage généralisé des peuples d'Europe. Il faut savoir en effet qu'actuellement les les Grecs, il se trouve que dans le mouvement politique que j'ai créé, l'opinion populaire républicaine où d'ailleurs nous avons actuellement une dizaine d'adhésions par jour qui nous parviennent spontanément alors que je suis blacklisté de tous les grands médias politiques du pays, sauf de un certain nombre de petites radios comme cell enfin de petites de radio moyennes et vous n'avez pas l'audience, ce n'est pas vous faire offens que vous dire que vous n'avez pas l'audience de TF1, de France Interre, de RTL ou de RMC. Je suis blacklisté de toutes de tous ces de tous ces médias.

J'ai été contacté, je suis allé voir monsieur Boyon, le président du CSA. J'ai été reçu par madame Kelly, la présidente qui se charge du pluralisme politique et qui est convenu en effet qu'il n'était pas normal la la campagne présidentielle en France se déroule dans une situation qui est équivaut à peu près à ce qui se passe en Grèce. Il n'y a aucun débat de fond en ce moment.

Alors que nous sommes donc dans un processus d'élection présidentielle, alors que nous devrions présenter devant les Français les véritables enjeux stratégique de notre pays, qu'est-ce que l'on fait ? Et bien, il n'y a aucun débat de fond qui soit accordé dès que l'on commence à se poser la la le problème de essentiel de notre appartenance à l'Union européenne. Ce qui est en train d'arriver aux Grecs est en train d'arriver bientôt aux Italiens, arrivera ensuite à l'Espagne, arrivera ensuite à la France.

C'est de ça qu'il s'agit. Nous sommes dans un processus de pillage généralisé. Tout à l'heure, monsieur Cateb disait personne n'avait vu venir.

Si des gens avaient vu venir, je suis inspecteur général des finances. J'étais délégué général à l'intelligence économique au ministère des finances. C'est a priori, je ne suis pas le roi des imbéciles.

J'avais fait un rapport le 18 juin 2004 pour dire à monsieur Sarkozy très exactement que nous allions vers une crise financière mondiale et que l'euro finirait par exploser. Ça m'a valu d'être mis au placard. C'est-à-dire qu'en France, nous sommes dans un pays où quiconque s'oppose à ce qui se passe s'oppose à cette folie collective qui est l'euro et qui est la construction d'un d'une espèce de tour de babel de plus en plus gigantesque qui ne correspond absolument pas à l'affection à l'affection sociétatis comme on dirait des peuples d'Europe.

Et bien quiconque s'y oppose se voit immédiatement taxer d'être le péniste ou d'être d'extrême droite. Voilà voilà ce qui se passe. D'ailleurs même que madame Le Pen qui est d'une incompétence rare en matière économique et financière ne propose elle ni la sortie de l'Union européenne ni la sortie de l'euro.

Donc la vraie question qui se pose en France, je me permets de le dire, j'en profite à votre micro, c'est qu'il n'y a jamais de vrais débat de fond sur cette question. Je terminerai mon propos en rappelant quand même que monsieur Joseph Stigblitz, prix Nobel d'économie américaine et qui n'est pas non plus un imbécile, a dit récemment, c'était le 31 janvier dernier, "Les pays qui sortiront les premiers de la zone euro seront ceux qui s'en sortiront le mieux." Alors, en France, ce débat là, il est interdit d'antenne sur toutes les grandes télévisions et les grandes chaînes nationales.

Vous confirmez ça ? Ça reste un tabou cette histoire de sortie de l'euro au niveau des médias. Fabien Perd ou pas ?

Je je ne crois pas déjà que ce soit un tabou. Ensuite, il y a la question du point de vue personnel et la question de ce qui se passe dans les médias. Moi, ce qui m'afflige, c'est d'entendre dire euh de faire comme si quiconque ici avait dit autour de cette table avait dit que le MES, le mécanisme européen de stabilité était quelque chose de bien.

Moi, j'ai entendu personne ne le dire. personne. Euh, j'ai même plutôt le sentiment que la majorité de la la table est opposée à ça.

Donc, les propos exclusifs, quel qu'il soit sont toujours dangereux. Attendez, la deè je ne vous ai pas interrompu donc si vous voulez bien me laisser par Oui, mais vous avez parlé très longtemps. Je n'ai jamais chronométré si vous voulez.

Tib François non je n'ai pas je n'ai pas mis des personnes qui étaient en cause qui étaient ici. Je dis je parle des grands médias sur TF1 sur toutes les radio nationale vous savez très bien qu'il est absolument impossible même par sur l'affaire du MES d'avoir d'avoir d'avoir un vrai débat. Il y en a pas eu.

Alors ensuite dire que la Grèce est une cause perdue et que l'argent versé à la Grèce est autant d'argent qu'on ne verse pas au Maroc, au Sénégal, à la Tunisie, je ne sais plus quels sont les pays qui ont été cités. Et pour moi, rien d'autre que de la démagogie parce que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne en économie et que ce qui se passe aujourd'hui si la Grèce sort de l'euro, ça va être une déval une première dévaluation de 30 % et une deuxième dévaluation de 30 %. Autrement dit, là aussi vous allez perdre de l'argent.

Enfin, plus exactement, les banques vont en gagner un petit peu beaucoup même et le peuple grec va en en perdre encore un peu plus et par voie de conséquence, les autres pays du continent européen en perdront. Donc, votre raisonnement à mon sens ne tient pas debout. Euh, je voudrais pour le coup parler comme l'a dit monsieur Ivonique don Ivonique dont j'ai oublié le nom.

Je voudrais parler de la réalité du peuple grec parce que pour l'instant j'ai pas le sentiment, monsieur, que vous vous soyez allé en Grèce récemment. Est-ce que vous savez comment les Grecs vivent aujourd'hui ? Alors, je vais vous répondre oui parce que figurez-vous que l'un de nos principaux responsables de la comment dirais-je de la structure de communication de notre de notre mouvement, Lionel Pouget justement vit à l'Erida en Grèce et donc il vient régulièrement en France. son beau-père qui travaillait à la SNCF grec, si j'ose dire, a vu sa retraite quasiment purement et simplement annuler.

Donc s'il y a bien quelqu'un qui suit ce qui se passe en Grèce, c'est bien c'est bien nous. Je voudrais quand même rebondir puisque vous m'avez attaqué sur sur à l'instant même sur le fait que vous sortez d'un chapeau, le fait que le la dracme nouvelle dévaluerait de 30 % dans un premier temps puis 30 % dans un second temps mais tout ça c'est vous qui l'affirmez de façon totalement gratuite. Vous savez, on avait prédit mon les pires l'apocalypse à la Suède le 14 au cours de l'année 2003 si jamais jamais il n'entrait pas dans l'euro.

Ils ont eu un référendum le 14 septembre 2003 pendant 9 mois. On leur a dit que si jamais il n'entraient pendant l'euro, la couronne suédoise s'effondrerait. Ce serait l'apocalypse, toutes les entreprises partiraient.

Ils sont pas entrés dans l'euro, ils se portent, ils ont une meilleure croissance que tous les pays d'Europe réunis. Alors messieurs, on va faire on va faire une pause. Je vais vous redonner la parole dans un instant et on se retrouve.

Le forum débat de BEUR FM, l'information autrement. Le forum débat de B FM deè partie de cette émission parle toujours de la Grèce et de la crise de la dette comme promis. De nouveau la parole à Fabien Perrier qui voulait rebondir.

Oui, parce que mon chapeau en fait il a un nom, il s'appelle de nouveau Savas Robolis, directeur de l'Institut du travail en Grèce qui est celui qui jusqu'alors avait fait les les a fait les les prévisions justement les plus sérieuses sur ce qui s'est passé en en Grèce, sur les conséquences du plan d'austérité. et lui explique euh chiffre à l'appui que 2/3 des produits sont des produits importés. Il a mené une étude avec son étude avec son son institut qui confirme ce que je vous disais, c'est-à-dire que si la Grèce sort de l'euro, la première dévaluation sera de 30 % et la seconde de 30 % en prenant en compte là-dedans une baisse énorme du niveau de vie des travailleurs.

Travailleurs qui ont déjà subi des pertes de salaire incroyables. C'est-à-dire que le revenu réel en Grèce en 2010 en pouvoir d'achat a baissé de 9,1 % et en 2011 de 6,3 %. Oui, grâce à l'Euro d'ailleurs.

Non, pas grâce à l'Euro. Si, mais si. Attendez, c'est extraordinaire quand même que nous de on continue à faire confiance en France par exemple.

On continue à écouter des gens comme monsieur Atali, comme monsieur Delor et cetera qui se sont trompés sur tout depuis 20 ans, qui ont promis des choses qui sont tous les Français constatent que c'est une catastrophe générale et on continue encore à faire confiance et à croire à leurs promesses. Je rappelle par exemple, nous parlons ne stresse que monsieur Sarkozi, monsieur Sarkozy s'est fait élire en 2007 en annonçant qu'il allait diminuer le déficit budgétaire, le réduire à néon et diminuer la dette publique. Résultat, il va terminer son quinquena en laissant une ardoise supplémentaire de plus de 500 milliards d'euros.

C'est-à-dire que monsieur Sarkozy a réussi ce tour de force d'endter la France d'un montant supérieur, très supérieur à ce que en aussi peu de temps à ce qu'on avait connu depuis Versin GTorix. Et bien qu'est-ce qu'on fait ? On les médias donnent encore à monsieur Sarkozy lui demande encore lui demande encore quelles sont ses promesses.

Bon donc ça suffit comme ça. Il faut donner la parole à d'autres personnes. Il faut donner la parole à d'autres personnes qui ont d'autres analyses.

Vous me dites, monsieur que monsieur je ne sais pas comment le directeur de l'Institut du travail grec annonce que c'est 30 %. Il il va y avoir deux dévaluations de 30 % et de 30 %. Vous savez ce qu'on on avait dit par exemple aux Islandais il y a pas très longtemps que si jamais il remboursaaient pas la dette de leur banque ça serait la catastrophe. résultat, ils se portent très très bien.

Maintenant, ils vont avoir des dos de croissance formidables. Il fallait que les Grecs remboursent leur je jamais dit, il faut donc il faut donc avoir il faut donc avoir il faut donc avoir il faut donc avoir d'autres visions des choses et proposer par exemple le bon sens même d'ailleurs c'est comme ça que ça se terminera c'est que la Grèce sorte de l'euro et que d'ailleurs l'euro termine sa sa funeste carrière. Alors justement, sont les conséquences, les scénarios possibles d'une sortie de l'euro euh pour la Grèce ?

Alexandre Cat Oui, déjà moi ce que je voulais dire c'est que j'ai pas eu le temps de finir ma ma démonstration tout à l'heure c'està-dire que j'ai j'ai disons que il y a un consensus aujourd'hui pour dire que l'euro a été mal préparé notamment des pays comme la Grèce comme le Portugal et d'autres n'étaient pas prêts pour entrer dans l'euro. Ce qui ne veut pas dire que l'euro n'est pas une bonne chose. Et là moi je je ne enfin vous on dira ce qu'on voudra.

On me fera pas changer d'avis là-dessus. Je pense que l'euro est une bonne chose, que la que l'euro s'inscrit dans une construction européenne. C'est c'est avant tout un projet politique mais aussi économique pour isser vers le haut un certain nombre de pays pour réaliser une convergence économique entre les différents pays de de l'Union européenne euh qui réalisent, rappelons-le, 75 % de leur commerce entre eux, hein.

Donc, il y a une véritable logique d'intégration qui est à l'œuvre et l'euro est le dernier étage de cette intégration économique ou en tout cas monétaire. Ce qui manque, c'est le pilier budgétaire et c'est là où aujourd'hui on a t tous les débats et c'est c'est c'est aussi ça qui explique qu'aujourd'hui on sait pas gérer des crises comme celles de la comme celle de la Grèce hein, parce qu'on n pas mis ce pilier budgétaire et cette solidarité budgétaire à la fois discipline et solidarité euh pour traiter ce ce type de de problème. Donc euh voilà ce que je voulais dire par rapport à l'euro.

Maintenant le la Grèce, tous les scénarios sont sont possibles. Je pense pour ma part, comme disait Fabien Perrier, que la la sortie de l'euro aurait plus d'inconvénients que de que d'avantage pour la pour pour la Grèce. euh ça entraînerait un certain nombre de de effectivement de de pertes de pouvoir d'achat euh et euh le pays serait dans un dans un chaos assez indescriptible en tout cas euh dans les premiers mois et années euh après la sortie de de de l'euro.

Maintenant, est-ce que ça veut dire que la méthode qu'on emploie aujourd'hui est la bonne ? cette austérité vraiment à marche forcée, je ne crois pas non plus que ce soit la bonne méthode. Ce qu'il faudrait c'est vraiment un accompagnement sur le long terme, c'est que on on fasse une sorte de containment comme pour les actifs toxiques.

La Grèce c'est un actif toxique aujourd'hui. Et bien, il faut que cet actif toxique soit traité dans la durée, soit mis en quarantaine en quelque sorte et qu'on laisse au Grecs le temps de se redresser, qu'on laisse au Grecs le temps de faire les réformes structurelles sans leur imposer des potions amer qui risquent de tuer le le le malade à force de de vouloir le sauver. Néanmoins à long terme, je pense que c'est dans l'intérêt de la Grèce mais aussi de la zone euro que la la Grèce reste dans la zone euro et dans l'Union européenne.

Ivonique le Nice sur une éventuelle sortie de l'euro de la Grèce. Oui. Alors moi je pense personnellement qu'il y a quand même un éventail qui est beaucoup plus large que le choix entre le rigorisme allemand et puis la sortie de l'euro.

Euh et et et d'autant plus avec c avec ces choses de de crise économique. La la grosse crise économique qui a dont s'est servi l'économie, c'est 1929 et avec toutes les répercussions que ça a pu avoir aussi bien aussi bien politique que au niveau de la science économique en elle-même. Donc toutes ces chosesl ça nous a appris plein de choses et on en reste encore aujourd'hui à balancer.

Soit il faut avoir moins de 3 % de déficit relance exclu, on coupe les salaires des fonctionnaires, on on vend tous les services publics, soit on sort de l'euro et puis on devient un pays du tiers monde. Il y a il y a plein de choses qui qui peuvent être fait entre les deux. Voilà.

Moi je moi je pense que le plus intéressant c'est une une gouvernance une gouvernance européenne au niveau économique. Mais voilà comme le disait Alexandre Catb, il y a il y a il y a tout on peut déjà analyser la dette grecque. Il y avait plein de choses dans la dette grecque.

Les Grecs par exemple ils sont le gouvernement grec de l'époque avait s'était mis à faire des dépenses d'armement, tout un tas de dépenses d'armement. Est-ce que c'était réellement utile pour le comment le fonctionnaire grec aujourd'hui qui se retrouve avec son salaire divisé par de Alors, on va écouter à présent Frédéric le maire d'attaque qui est avec nous. Bonsoir.

Bonsoir. Oui, vous faites partie d'une délégation donc du mouvement attaque qui revient tout juste d'atteind Frédéric. C'est bien ça ?

Alors en fait moi j'ai pas participé à la délégation, j'ai participé à l'organisation de la délégation. Malheureusement, Aurélie euh Aurélie Trouvé donc qui a participé à cette délégation n'a pas pu euh vous joindre ce soir, mais je peux vous donner quelques information ? Bien sûr, on vous écoute peut-être sur le bilan que vous tirez de euh de ce voyage à Athènes.

Frédéric, alors je crois que bon euh bon, d'après ce que m'a dit Aurélie, les discussions euh que qu'ont pu avoir les les personnes de la délégation avec le le mouvement social grec, les syndicats notamment, mais aussi les mouvements d'indigné montrent à quel point le pays est sous sous tension au niveau social, économique. Donc, il y a une il y a une vraie urgence sociale en Grèce en ce moment. C'est c'est une situation euh assez assez catastrophique et euh et on est quand même un peu étonné voir euh voir un peu un peu dégoûté de voir que les solutions de solidarité aujourd'hui qui sont proposées au niveau européen sont pas du tout sont pas du tout à la hauteur puisqueau contraire elle elle contribue à à à à à cette saignée économique quoi, à cette saignée économique et sociale qui plonge le pays dans le chaos quoi.

Donc beaucoup d'indignation, je crois au retour de cette visite en Grèce. Alors, on avait vu qu'il y avait eu des des violences terrible he de la part des des manifestants. Est-ce que tout ça ça a l'air d'être retombé ?

Est-ce que vous vous confirmez ces informations, Frédéric ? Alors, en fait, bon, c'est vrai que sur le moment, il y a eu euh il y a eu une une vraie explosion euh mais qui correspond aussi, si vous voulez, à une situation qui est qui est vraiment terrible sur le terrain. C'est-à-dire que les gens sont confrontés à à un tel mur euh euh à un tel à un tel euh comment dire une telle négation de la démocratie que certaines Frances, on va dire les manifestants ont pu arriver à à des extrémités.

Mais si vous voulez, c'est pas non plus représentatif, je pense, de de la dignité, on va dire, avec laquelle la majorité du peuple grec euh essae de de de faire face à cette situation critique. Frédéric le maire, merci d'avoir été avec nous. Je vous en prie.

On vous dit à très bientôt. Donc vous faites partie d'attaque qui euh donc une délégation d'attaque s'est rendue récemment à Athènes. Alors Françoise Lino et ensuite les auditeurs.

Oui. Euh les personnes qui ont parlé avant moi ont assuré que si la Grèce sortait de l'euro, ça serait la catastrophe. la Grèce deviendrait un pays du tier monde les ça serait des problèmes sociaux effrayants.

Je ferais remarquer que moi je dis le contraire à tous les auditeurs. Je dis si la la Grèce sort de l'euro, elle sortira de cette catastrophe qui est en cours à cause de l'euro. Ça n'est pas parce que la Grèce est en dehors de l'euro que les choses se passent, c'est parce qu'elle est dedans.

C'est quand même extraordinaire que les gens ne regardent pas la situation telle qu'elle est. Quels sont les pays de l'Europe qui se portent le mieux ? La Norvège et la Suisse qui ne sont pas dans l'Union européenne ?

Parmi ceux qui sont dans l'Union européenne, quels sont ceux qui se portent le mieux ? La Suède et le Danemark qui ne sont pas dans l'euro. Donc les gens les les pays dont nous parlons sont des pays qui souffrent justement de l'euro.

Je voudrais rappeler ici, j'ai déjà peut-être eu l'occasion de nous le dire à cette antenne précédemment, c'est qu'en fait il n'y a pas de monnaie unique européenne. Chaque État a gardé sa monnaie et chaque monnaie est en fait s'appelle désormais l'euro. Mais ce qu'il faut savoir, c'est que par exemple quand on a 1 € sur un compte courant en France, c'est une créance sur la Banque de France.

Quand on a 1 € sur la banque de Grèce, c'est une croyance sur la Banque de Grèce. Il se passe quoi ? Il se passe que d'ailleurs tout à l'heure le journaliste de l'humanité faisait remarquer à juste titre que il y a un problème de disparité de comment dirais-je de compétitivité entre entre la Grèce et l'Allemagne mais aussi entre la France et l'Allemagne, entre l'Italie et l'Allemagne et cetera.

Or, cette ce problème de compétitivité s'est aggravé depuis la création de l'euro puisque l'euro c'est le 31 décembre 2001 à 12h30 à 12h GMT qu'il a été fixé les parités irrévocables depuis lors pour que l'euro est une la possibilité de se maintenir comme une monnaie solide et fiable, il aurait fallu que tous les pays de la zone aient exactement la même évolution de la compétitivité, c'est-à-dire les mêmes charges sociales, les mêmes horaires de travail, la même productivité au travail, les mêmes délis de congé et cetera et cetera. On voit bien qu'il faut avoir la folie la folie des des dogmatiques de l'Europe et de la construction européenne pour penser que c'est possible. Comme ça n'est pas possible et ben comme ça n'est pas possible l'Allemagne a une compétitivité qui s'améliore et nous avons des déficits commerciaux qui s'aggravent de plus en plus à l'intérieur de la zone entre l'Allemagne et les pays notamment les pays du sud.

Le résultat c'est que la Bundesman est grevée maintenant de créance d'euros grec, c'est-à-dire de créance sur la banque centrale de Grèce, de créance sur la banque centrale italienne, de créance sur la banque centrale de France. Et donc progressivement, les Allemands ne veulent plus supporter ça et sont en pouvoir maintenant d'exiger des autres États qu'ils adoptent les disposition de l'Allemagne. Donc on voit bien que ce qui se passe c'est la c'est une véritable tragédie et il faut quand même que tout le monde s'en rende compte, c'est que l'euro viable qu'à la condition que les Grecs deviennent des Allemands et que les Français deviennent des Allemands et encore et encore.

Donc c'est un vol de démocratie, c'est un vol d'identité, c'est un vol de d'être au monde qui se qui est en train de se produire. C'est une folie collective qui est en train de se produire. C'est pour ça que contrairement à ce que j'entends régulièrement, ce ne sont pas ceux qui veulent sortir de l'euro qui sont fous.

Ce sont les autres, ce sont ceux qui veulent rester dans cette folie collective. Parce que rien, personne ne peut m'expliquer aujourd'hui pourquoi ce qui s'est passé depuis maintenant une dizaine d'années depuis la création de l'euro ne se reproduira pas dans les 10 ans qui viennent. C'est-à-dire que de nouveau, il y aura une différence de compétitivité entre la Grèce et l'Allemagne.

En d'autres termes, nous sommes en train de verser des sommes inimaginables à fond perdu pour aggraver la situation. Ça aggrave la situation, hein. C'est bien un pays de la zone euro qui est en train de passer où les gens sont en train de maintenant de verser dans la pauvreté, dans la misère.

Neigel Farad disait au Parlement européen il y a quelques jours, je crois, puis il sait qu'en en Grèce, les responsables qui tiennent euh qui qui ont des des propriétaires foncières se en ce moment de mitrailleuse. On va directement vers une guerre civile, une guerre effroyable orgolaise qui est en train de se produire en en Grèce. Alors 19h14 15 même, on va écouter les auditeurs et je redonnerai de nouveau la poral à mes invités.

Rachid nous appelle de Massi. Rachid, bonsoir. Oui, bonsoir.

Donc déjà dans un premier temps, ce que je pense, c'est que c'est inacceptable qu'on laisse pas les des petits candidats comme Aelino ou bien du pont s'exprimer dans les dans les différents médias. J'ai l'impression que si tu fais pas partie d'un de certains réseaux, tu as pas le droit de citer. On te voit jamais à la télé.

Tes opinions, elles sont elles sont totalement censuré. Moi, c'est ce que je me c'est ce que je remarque, hein. Maintenant, je voulais savoir d'après certains économistes que comme André Jacolbe qui disait qu'on pouvait garder éventuellement l'euro sur le plan international, c'està dire pour pour pour acheter du pétrole, mais que sur un plan national l'euro plus ou moins et bah c'est c'est un handicap.

Il y a il y a pas photo. Toutes les entreprises sont en train de se planter. Le tourisme américain, les touristes, on les voit pratiquement plus parce que l'euro est tellement cher.

Donc ils veulent même plus passer le leurs vacances sur Paris. Si si jeement il y a qu'aller sur l'angie, il y a plus d'Américains. Donc donc c'est donc le le le est clair.

Donc je voulais savoir euh est-ce qu'on peut éventuellement aussi se débarrasser se débarrasser de l'article 104 de Masric et 123 euh du traité de Lisbon pour pouvoir battre monnaie pour pouvoir relancer un petit peu la machine quoi, sans être obligé d'être asfixé par les par les lobby financiers qui sont en train de nous raquetter de certaine manière. Voilà, sur ce bonne soirée. Merci Rachid.

Merci pour votre question. Alors qui souhaite lui répondre ? Je répondrai, je veux pas manopiser la parole, mais je répondrai quand même s'agissant de la dernière question que euh effectivement, moi, j'ai présenté dans mon programme présidentiel, donc je suis le seul candidat euh qui propose aux Français de sortir de l'Union européenne de façon juridique et sereine conformément à un article qui est l'article 50 du traité sur l'Union européenne qui prévoit justement qu'un État a le droit de faire ses sessions et de quitter l'Union européenne.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai droit à 0 he, 0 minutes et 0 secondes sur toutes les télévisions et radios nationales comme a bien voulu le calculer de CSA. Donc ça il n'en demeure pas moins que je continue et que je persiste à dire que la France a et peut sortir de l'Union européenne en vertu de cet article. Et ce que je demande, c'est quand même la moindre des choses en démocratie, c'est qu'il y ait un débat qui soit à la loyale sur les avantages et les inconvénients d'une telle sortie et non pas des fatois qui seraient prononcés du style "Ah, si l'on sort de l'Europe, si l'on sort de l'Europe, le sol va s'effondrer sous nous et c'est l'apocalypse qui arrive." Et bon, ça c'est pas des raisonnements.

Ce ne sont pas des raisonnements. Pour répondre à votre à votre interlocuteur, en sortant du traité sur l'Union européenne, il y aura nous dénoncerons au passage l'article 123 du TFUE en effet qui subordonne l'ensemble des banques centrales euh à une contrainte qui est comme vous le savez que désormais une banque centrale ne peut plus montariser une partie du déficit public. C'est la fameuse loi de 73 qui a en France qui a été donc généralisée au niveau européen.

C'est un élément essentiel du dispositif pour lutter contre cette arnaque générale de la dette publique. Je je me permets d'insister sur le fait que je suis le seul candidat et qui propose cela de l'extrême droite à l'extrême gauche en passant par toutes les autres partis politiques. Personne ne le propose de la même façon que je suis le seul candidat à proposer la suppression, la dénonciation de l'article 63 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne qui interdit toute restriction aux échanges de capitaux entre les États membres et entre les Étatsmembres et les États-Is du monde.

Ce qui au bout du compte revient à donner tout pouvoir à Mouise à Standard PA aux agences de notation comme on l'a vu au cours des mois écoulés. Alors sur l'intervention la question de Rachid qui souhaite intervenir Fabien Alexandre Catb. Oui, moi je simplement pour dire que euh c'est c'est une utopie de croire qu'on peut avoir des un petit peu des des systèmes à géométrie variables où on a à la fois l'euro sur le plan extérieur et puis un retour au franc sur le le le plan intérieur.

Enfin, tout ça ne ne tient pas la route, hein. Soit on accepte les contraintes du système actuel avec les avantages qui vont avec, hein, qui qu'on évoque pas assez, hein, je pense. il y a pas assez de pédagogie justement de la part des décideurs politiques économiques sur les les les avantages de l'euro, sur les ce que l'euro nous a apporté depuis depuis 10 ans en terme de de stabilité économique et financière notamment et en terme d'intégration européenne plus poussée hein.

Il faut savoir que les entreprises françaises exportent quand même en Allemagne dans d'autres pays européens et et vice-versa et tout ça ça c'est ça ça s'est intensifié avec l'euro. que il faut pas jeter le le le bébé avec avec le l'eau du ba l'eau du bain pardon. Euh ça c'est c'est une chose.

Ensuite que queil y ait moins de touristes américains sur les Champs-Élysées. Honnêtement c'est pas ça qui va franchement impacter l'économie française. S'il y a si s'il y a moins de touristes américains, d'un autre côté, il y a plus de touristes chinois, de touristes saoudiens et cetera.

Donc donc il faut pas se tromper de priorité et se tromper sur les les les vrais enjeux. Fabien Perrier. Oui.

Alors, je voudrais rebondir sur plusieurs points. Le premier, c'est que effectivement concernant cet article 123 du traité de Lisbonne, en mai 2010, de nouveau, l'humanité sortait une pétition proposant justement que les États puissent que la pardon que la banque centrale puisse prêter directement à 1 % aux États comme elle le fait à n'importe quelle banque aujourd'hui. Donc, c'est une décision politique.

La question de fond, ce n'est pas sommes-nous pour ou contre euh plus exactement n'est pas de présenter les choses comme uniquement un pour ou contre l'Union européenne, mais dans un cadre donné, que veut que voulons-nous améliorer ? Qu'est-ce qu'on veut préserver ? Qu'est-ce qu'on quels sont les éléments dont on ne veut plus ?

Et ceux dont on ne veut plus, comment justement les améliorer ? Et la question de la monnaie de monétaiser la date est effectivement très importante. Mais ce n'est pas la seule voix, monsieur Assino, que celle que vous proposer.

La deuxième chose sur laquelle je voudrais revenir, c'est que quoi qu'il en soit, pour que la Grèce soit produc puisse produire, il faudrait qu'elle ait une base productive. Vous nous avez cité tout à l'heure la Suède, le Danemark, la Norvège qui sont effectivement des pays qui ont une forte base productive, qui ont une forte un fort investissement en recherche, qui sont des pays qui par ailleurs ont des niveaux de salaires relativement élevés. Or, vous comparez ces pays avec la Grèce en disant si la Grèce sort de l'euro, tout va aller mieux pour elle.

Mais tout va aller mieux pour elle, comment va-t-elle faire ? toute l'industrie textile sur laquelle elle reposait jusqu'à peu près jusqu'aux années 90. Donc cette industrie textile qui est situé dans le nord de la Grèce et n'existe quasiment plus.

L'industrie du cuir n'existe quasiment plus. L'agriculture n'existe quasiment plus. Et cetera et cetera et cetera.

Et ça ce n'est pas la faute à l'euro, c'est la faute à des gens de droite qui sont des entrepreneurs qui ont préféré gagner plus en exportant leurs entreprises en dehors de la Grèce que de les garder en Grèce. Alors moi, je veux bien que les politiques de droite arrangent tout et que les politiques nationalistes arrangent tout en sortant la Grèce de l'euro. Mais regardons concrètement le terrain grec.

Alors 19h22, François Solino vous répondra juste après la pause. On vous on attend vous appel 0148 060. On écoutera notamment Mienne et Karim.

À tout de suite. Le forum débat de B FM l'information autrement. Le forum débat de Bur FM AB. 3è partie de cette émission consacrée à la Grèce et à la crise de la dette.

Ils sont toujours avec nous nos quatre invités. Alexandre Cateb, économiste, maître de conférence la science pot, directeur de compétences finances. Fabien Perrier, journaliste l'humanité dimanche qui vient de rentrer d'Athè de Grèce.

Y Ivonique Leidis des jeunes radicaux de gauche et François Assolino président de l'UPR l'Union populaire républicaine et candidat à l'élection présidentielle comme promis. François Céinot. Donc je vous laisse répondre à Fabien Perier.

Oui, je répondrai à à deux éléments de la réponse de monsieur Perrier de tout à l'heure. Donc euh il me dit euh il y a d'autres façons de que de répondre aux questions donc de s que de sortir de l'Union européenne, c'est de faire des pétitions. Mais oui, ben ça c'est très très gentil.

C'est très gentil mais la la question qui se pose c'est non mais c'est c'est le thème qui consiste à dire nous allons faire une autre Europe. Je fais des conférences à travers toute la France depuis 5 ans où je montre que c'était déjà la thématique du Parti socialiste par exemple aux élections européennes de 1979. Changeons d'Europe.

C'était le titre de l'affiche. En 2009, le Parti socialiste avait comme affiche changeondeurope.fr.

C'est-à-dire que cette thématique sur le changement d'Europe fait tout simplement comme si les autres pays n'existaient pas. Le problème c'est que moi j'aime bien l'Europe. Je suis allé dans beaucoup de pays du monde et par en particulier je connais pratiquement tous les pays de l'Europe.

Et bien il y a un gros problème actuellement en France, c'est que les gens qui nous parlent de l'Europe n'y vont pas et ne nous disent pas qu'est-ce qui se passe par exemple en Allemagne ? Quels sont les intérêts du peuple allemand ? Qu'est-ce que veut le gouvernement allemand ?

Qu'est-ce que vous le gouvernement néerlandais ? Qu'est-ce que veulent les Autrichiens ? Qu'est-ce que veulent les Slovaques ?

Qu'est-ce que veulent les Polonais ? Qu'est-ce que veulent les Anglais et cetera ? On est dans un univers, vous savez, d'idée générale où il semble que il suffit de dire à l'intérieur du périphérique parisien qu'on a telle idée sur l'Europe pour que l'affaire soit réglé.

Mais non, non, le problème il n'est pas là. Le problème, c'est que nous sommes un état sur 27 et qu'il y a des un système de blocage permanent. Ça a été d'ailleurs calculé comme tel par les États-Unis d'Amérique lorsqu'ils ont lancé cette construction puisque je suis là aussi le seul à insister sur ce que d'ailleurs le Parti communiste expliquait largement dans les années 50.

Il est vrai que le parti communiste français n'existe plus, mais le parti communiste dans les années 50 expliquait justement que c'était une Europe américaine qui avait été conçu comme cela pour faire un glac géopolitique américain. Donc sur cette affaire d'imaginer que l'on va faire fléchir le gouvernement allemand, le gouvernement polonais, le gouvernement de chèque et cetera ou le gouvernement néerlandais, je répondrai simplement ce beau proverbe chinois, c'est dormir toute sa vie que de croire à ses rêves. Et alors le deuxième élément, monsieur Perrier m'a dit que le tissu industriel grec s'était filoché et effondré et il dit c'est une comment dirais-jeune politique de droite.

Il m'a regardé avec un œil un œil un œil comment dirais-je furieux comme si j'étais un homme de droite. Oui, j'ai eu effectivement des responsabilités dans des dans des cabinets ministériels de droite, je ne m'en cache pas. Mais alors l'Union populaire républicaine que j'ai créé crée ça tout ça si ça remonte il y a 15 ans.

L'Union populaire républicaine que j'ai créé est un mouvement qui se développe très bien où la majorité de nos adhérents sont des adhérents de gauche. J'invite monsieur Perrier à regarder, à visionner sur Dailymtion le programme présidentiel que j'ai présenté qui a déjà été visionné par plus de 45000 personnes et il qu'on pourra constater qu'en en proposant au Français la nationalisation ou la renationalisation de TF1, DEF, de GDF, de télédiffusion de France, de tous les systèmes d'autoroute, de tous les systèmes d'adduction d'eau, la nationalisation de toutes les banques à laquelle le contribuable français apporterait des donniers, il me semble que j'ai un programme qui est certainement beaucoup plus à gauche que le les programmes des des candidats dit de gauche si le tissu industriel en Grèce est est en train de disparaître, il est en train de disparaître également en France puisque nous perdons actuellement 800 industriels par jour ou brable. Tout ce dit est dû essentiellement, c'est pas dû à une politique spécialement de droite, c'est dû aux traités européens et à l'article 63 dont je parlais tout à l'heure qui condamne, qui interdit toute restriction aux échanges de capitaux et de services.

Et la cerise sur le gâteau, c'est que qui a décidé ça en France ? Quel est le ministre français qui a décidé de la libre circulation des mouvements de capitaux ? C'était monsieur Pierre Bergavois qui était un gouvernement socialiste.

Alors moi je ne vais pas dire au socialistes, je vais pas reprocher ça. On va pas faire de l'archéologie sur les décisions. La réalité des choses, c'est que nous avons affaire actuellement à un traité qui le traité de l'Union européenne et le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne si nous n'en sortons pas de façon très rapide maintenant.

Nous condamnons la France à suivre le même chemin que la Grèce. Alors 19h30, on revient aux auditeurs et je vous redonne la parole dans un instant à messieurs, mes invités. Euh Mien nous appelle de Paris.

Mienne, bonsoir. Oui, bonsoir Abdel Crim et bonsoir à vos invités. Et je tiens à féliciter monsieur Asséino avec le lequel je compat à compatre pas le mot, mais avec qui j'apprécie le le discours.

Moi, je raisonne par intuition et par le bon sens ouvrier et paysan. Euh je me rends compte que depuis la création de l'Europe et de l'euro, les choses vont de mal en pille. Et je pense que moi c'est une analyse que je fais, ce n'est pas une question vousz mais en même temps c'est une réflexion que je vous soumets.

Est-ce que pour voir votre idée euh je pense que comment on appelle ça que 7 € cette euro et et cette Europe a été créée par des financiers et non pas par des peuples. Ces financiers ont qu'un projet. C'est la le mondialisme financier où les peuples ne peuvent ne seront que des variables d'ajustement.

On délocalise parci, on délocalise par là. Et bah lorsque le peuple dit "Écoutez, nous on est contre un traité, on arrive à le faire passer quand même." Euh donc les financiers ont le pouvoir et l'Europe n'est qu'une marche pour une mondialisation de la finance au profit d'une poignée qui n'ont aucun pays, qui n'ont aucune religion, aucune culture.

Leur capitale, c'est leur père et leur mère. Point. Voilà.

Merci Miene. Merci. Vive la souveraineté des États et la coopération entre États.

Merci pour votre intervention Mienne juste avant d'écouter les autres auditeurs. Donc Mien nous dit que l'euro quand on dit que l'euro a été pensé créé par des financiers. Est-ce que c'est c'est vrai ?

C'est une légende c'est caricatural de dire ça Alexandre Catb. C'est un peu caricatural de de dire ça excusez-moi parce que l'euro c'est quand même un projet politique avant tout. Ça a été lancé dans dans les dans les années 80.

Ensuite avec euh Jacques Deor, hein, qui a beaucoup vré dans ce sens. Euh le l'euro, c'est aussi la contrepartie de de la réunification allemande, hein. Donc la la la France a beaucoup vrit pour mettre en place l'euro parce que c'était quelque part une une contrepartie qu'elle qu'elle obtenait de de de la part de de l'Allemagne pour pour diluer l'Allemagne dans dans l'Europe et et non pas pour faire une une Europe allemande comme on peut entendre ici et là.

Euh donc le l'euro est avant tout un un beau projet euh au niveau économique, au niveau politique aussi. Euh c'est aussi un rêve et et les rêves, moi je suis pas d'accord avec ce qui a été dit, les rêves aussi font avancer. Les rêves donnent un horizon et l'horizon aujourd'hui en Europe, c'est pas la désintégration de l'Europe, c'est au contraire d'aller vers plus d'Europe, d'aller vers un fédéralisme.

Moi, je je crois aux États-Unis d'Europe, même si c'est un projet aujourd'hui qui n'a pas le peut-être le le vent en poupe, mais on s'aperçoit que les solutions sont européennes et qu'on peut qu'on peut rien faire, y compris pour pour sauver des pays comme la Grèce si on se met pas tous d'accord au niveau européen. Et donc je pense que c'est regarder vers dans le rétroviseur que de d'appeler à des des solutions de de désintégration ou de repli nationaliste. Ivonique Lenuite François Linot.

H moi je trouve ça je voudrais rebondir sur cette idée de fédéralisme européen. C'est intéressant parce que monsieur Elsellino, vous vous disiez que vous étiez blacklisté sur tous les médias nationaux du fait que vous ayez vous vouliez vous souhaitiez sortir de l'Europe. Mais mine de rien quand même quand on parle de fédéralisme européen, ça c'est pas un truc qu'on entend tous les jours tous les tous les jours sur sur les grands médias.

Et euh et souvent quand on parle de fédéralisme européen euh les gens nous regardent en disant "Mais c'est n'importe quoi, ça sert à rien de toute façon. On a déjà on a déjà une Europe qui fonctionne." Euh alors là c'est clair, je je vous rejoins là-dessus.

Au niveau démocratique, c'est pas terrible du tout. L'Europe le Parlement européen, ils ont beau ils ont beau travailler tout ce qu'ils voudront, on les écoute pas. Euh c'est toujours à la fin une réunion entre euh euh les Français euh enfin entre le gouvernement français et le gouvernement allemand qui qui finissent par prendre les décisions.

Donc là-dessus, c'est clair que euh non, c'est pas facile de parler de fédéralisme européen en France et que oui, il faut plus de démocratie en en Europe. Et c'est à partir de ce moment-là, on aura une démocratie en Europe qu'on arrêtera de parler de de parler des peuples en disant les Polonais veulent ceci, les Français veulent cela. Il y a des gens qui sont progressistes en Europe, il y a des gens qui sont conservateurs et il y a des gens qui ont envie d'avancer.

François Slin oui. Alors, je voudrais d'abord prendre un petit peu le contrepied de monsieur Cateb quand il disait que l'euro était à une invention des années 80. Je renvoie tous les tous les auditeurs à mes conférences et notamment aux citations que je fais. l'article par exemple du Daily Télégraphe du 17 septembre 2000 et qui a dévoilé les documents confidentiels défense du département d'État américain euh pour les années 50 60 déclassifié par l'administration Clinton en 2000.

On sait que dès 1965, c'est le département d'État américain qui exigeait de de des paires de l'Europe de bâtir une monnaie unique européenne en précisant bien qu'il fallait surtout ne pas en parler au peuple en mettant les gens devant le fait devant le fait accompli. Deuxièmement, je voudrais féliciter votre auditeur que je ne connais pas Vienne parce queil est effectivement de bon sens. Ce qu'il dit est de parfaitement bon sens.

Il parle à juste titre du fait que nous ne sommes pas, enfin je ne le connais pas, je ne sais pas d'ailleurs s'il est sympathisant du mouvement politique que j'ai créé. Nous ne sommes évidemment pas pour un repli nationaliste comme c'est immédiatement la caricature que l'on nous fait. Si on sort de l'Union européenne, nous resterons évidemment un des très grands pays du monde, on le restera d'ailleurs bien davantage que si l'on s'enferme dans cet appartaille de planétaire que constitue la construction européenne qui a vocation, comme vous le savez peut-être, à se transformer en empire euro-atlantiste par la grâce du grand marché transatlantique qui a été voté dans le dos des peuples pour se transformer en une espèce de monde blanc dans le cadre du choc des civilisations.

Donc, je voudrais à ce propos terminer sur l'idée des États-Unis d'Europe et de la Fédération d'Europe. On me dit que je regarde dans le rétroviseur, mais alors qu'est-ce qu'on pourrait dire de vous ? Parce que qui a lancé la la formule des États-Unis d'Europe ?

C'est Victor Hugo dans son discours 1849 qui figure inex un saut sur mon site internet et vous y découvrirez de quoi il s'agissait des États-Unis d'Europe. Il s'agissait de faire partie lier avec les États-Unis d'Amérique, c'est d'ailleurs effectivement prémonitoire afin disait disait Victor Hugo de coloniser l'ensemble de la planète de rendre l'Afrique à l'homme et l'Asie à la civilisation. Donc voilà le texte même du discours de Victor Hugo qui propose les États-Unis d'Europe.

C'est-à-dire qu'il considérait qu'en fait les habitants de l'Afrique n'étaient que des sous-hommes et que les et que les Asiates n'étaient pas civilisés. Et bien c'est exactement en effet la pensée des des théoriciens du choc des civilisations et qui considèrent que nous devons entrer en choc frontal finalement avec tous ces pays. Moi je suis désolé, il n'y a aucune raison pour que la France se soit décide de fusionner et d'avoir un avenir commun avec lesons plutôt qu'avec les Tunisiens ou avec les Slovaques plutôt qu'avec les Sénégalais.

C'est un mensonge. Ça ne correspond pas aux évolutions sociologiques des peuples. Nous avons des liens avec ces pays notamment issus de la francophonie qui sont dans tous les domaines sans commune mesure avec beaucoup des pays de l'Est.

Et quand je dis ça, c'est bien entendu pas parce que je suis antiléon ou anti-estonien, ça n'aurait pas de sens. C'est simplement parce que je suis un responsable politique et que je regarde les choses telles qu'elles sont et non pas telles qu'on pourrait rêver qu'elles fussent. Alors, on va revenir aux auditeurs et je vous donnerai la parole dans dans un instant.

Fabien Perrier. Karim nous appelle de Bagneux dans le 92. Karim, bonsoir.

Oui, bonsoir. Je vous appelle, bon, je suis très ignorant dans le domaine, mais j'ai des questions puisque j'ai face à à vous des invités. Bon, gros invités à tous ceux qui nous.

Donc, je voulais savoir donc si effectivement la Grèce était un pays très corrupu. Donc, c'est une question d'abord qui induit un autre si c'est pas le cas à la péd ma question. Donc si c'est le cas, est-ce que ça a été un facteur déclenchant pour mettre l'état dans lequel la Grèce est actuellement ?

Est-ce que ça a été un facteur déclenchant que le que le fait que voilà la corruption, est-ce que la corruption a été un facteur déclenchant par rapport à sa situation actuelle ou pas du tout ? D'accord. Merci.

Merci Karim. Merci pour cette question. Merci à très bientôt.

Qui souhaite lui répondre ? Fabien. Fabien per peut-être répondre sur la sur la corruption.

Je pense que la corruption en Grèce existe. Il y a euh un certain nombre de d'exilés fiscaux, par exemple en Suisse, puisque selon différentes associations, alors que la dette grecque s'élève à 380 milliards 340 milliards pardon d'euros, l'exil fiscal en Grèce est chiffré entre 340 aussi et 680, soit le double de la dette. Donc ça c'est selon différentes études.

Euh donc effectivement c'est un problème. La la question de fond c'est que en mettant le doigt uniquement sur cette corruption et je ne la euh minimise pas hein, mais en mettant le doigt uniquement là-dessus, on oublie les problèmes de fond. à savoir ce que je disais tout à l'heure, par exemple, comment se fait-il que la Banque centrale européenne puisse prêter à 1 % à des banques qui en mai 2010 allaient prêter jusqu'à 15 % ensuite à la Grèce, c'est-à-dire qu'elle se faisait une marge de 14 points.

Et ça, bon, on peut m'expliquer ensuite à partir de là que la vraie question n est donc soit on sort de l'euro et de l'Europe pour trouver d'autres alliances, soit on continue dans ce chemin. La Grèce à mon sens est un cobail de ce qui se passe et de ce qui va se passer partout en Europe. La preuve, les nouveaux traités européens qui impliquent la rigueur pour tous les États européens.

Et la rigueur d'ailleurs, elle est est un 12 euphémisme pour parler d'austérité et de popérisation. Mais euh on je reviens à ce que je disais, soit on dit c'est donc sortir de l'euro la seule solution, soit il faut trouver une autre Europe. Je pense qu'il faut effectivement aller vers une autre Europe et que les solutions que vous proposez, monsieur Assino, effectivement sont très très proches d'un repli nationaliste. nous avait dit texto à l'heure, on va verser 16 milliards au grec un puissant fond alors que cet argent c'est le contribuable français qui va le payer à et alors après pour limiter un petit peu votre point de vue comme vous êtes sur BEUR FM, vous ajoutiez avec un excès de démagogie sans nom alors que cet argent on pourrait en plus aller le donner aux Tunisiens, aux Marocains et cetera.

Excusez-moi mais là vous m'attaquez d'abord excusez-moi mais vous m'avez quand même sacrément attaqué tout à l'heure et depuis tout à l'heure je ne dis rien. Alors je voudrais bien cette fois encore aller jusqu'au bout puisque vous m'avez interrompu à plusieurs reprises. Je ne vous ai encore jamais interrompu et ensuite vous me dites que je parle plus que vous.

Je voudrais bien à la fin de l'émission qu'on prenne le temps de parole. Vous l'avez peut-être pas la parole sur les grands médias mais ici vous la prenez sacrément. Alors on alors allez-y, répondez ensuite la pause.

François Lin, c'est honteux de dire ça monsieur. Enfin monsieur monsieur Perrier n'a pas regarder ce que je dis est écrit depuis 5 ans. On a il fait semblant que je sortais comme si c'était un argument de séance que je sors.

J'ai toujours dit et écrit depuis 5 ans que j'ai créé ce mouvement politique qu'il était scandaleux que la que par l'intermédiaire de la construction européenne, la France verse par l'intermédiaire des fonds structurels lui qui a plus entre 80 et 200 fois plus d'argent par habitant aux Estoniens qu'aux Tunisiens ou bien aux chipriotes plutôt qu'aux sénégalais. Ça fait 5 ans que je le dis, ça n'est pas un argument de séance. Deuxièmement, je suis désolé de le dire, mais 16 milliards d'euros que l'on prélève en ce moment sur le budget de la France pour donner par on va faire ça par tranche certes au cours des 5 ans qui viennent pour le donner au mécanisme européen de solidarité, c'est un choix budgétaire absolument monstrueux et qui va venir effectivement au qui va venir qui va venir va venir non mais qui va venir Oui.

Oui. Non mais attendez, je connais je connais le discours qui consiste à se plaindre de de d'une situation sans voir quelles en sont les quelles sont les conséquences de ces plaintes. il on va prélever 16 milliards d'euros sur le budget de la France.

Et bien ces 16 milliards d'euros en plus dans un cadre où on demande de faire des restrictions budgétaire va avoir des conséquences sur d'autres compartims du budget de l'État. Donc si vous êtes pour ce système, enfin d'ailleurs vous êtes contre mais il faut bien voir que si on laissa ces 16 milliards d'euros vont venir être prélevés sur d'autres budgets de l'État en France et notamment et vous avez oublié de le signaler, j'ai parlé avant de parler de ce qui se passait de notre alliance naturelle avec les pays de la francophonie. Avant de ça, j'avais parlé justement des restrictions en matière d'éducation, en matière de de de santé, des hôpitaux, des des des de la police, de la gendarmerie et cetera.

J'en ai parlé avant de parler de ça avec comme conclusion, lâchons les Grecs parce qu'ils nous coûtent trop cher. Mais pas lâchons les Grecs, je dis aux Grecs qu'ils doivent sortir de l'euro parce que de toute façon cet argent en plus de ça est est voué à à rien et voué à partir dans les caisses de d'une oligarchie financière et de toute façon le problème se reposera. Alors 19h42, on va faire une pause messieurs.

On se retrouve dans un instant la 4e et dernière partie de cette émission. À tout de suite. Le forum débat de FM l'information autrement.

Le forum débat de B FM à Bran. 4e et dernière partie de cette émission. Il nous reste 15 minutes à passer ensemble.

Dans un instant, on va revenir aux auditeurs juste avant. Fabien Perrier voulait revenir sur un point. Je voudrais apporter une petite précision parce que on nous a dit tout à l'heure que les 16 milliards d'euros ne ne servir en rien à la Grèce.

Mais je n'ai encore pas entendu une seule fois monsieur Hassino s'exprimer sur les mesures réelles d'austérité qui sont imposées au peuple grec et les conséquences qu'elles ont. Est-ce qu'on était obligé de prendre ces décisions ? Pas du tout.

Ça c'est une erreur politique que de dire que c'était une obligation. Mais là-dessus, depuis le début de l'émission, vous avez fait grand silence. Effectivement effectivement c'est pas forcément facile de reconnaître que les politiques appliquées ne sont pas les bonnes quand on a été au conseil régional de des Haut de scèes si mes souvenirs sont bons.

Par exemple, donc la logique économique que vous avez longtemps défendu était celle-là. Deuxème point que je voudrais dire, la Grèce participe, la France et l'Allemagne particip aux équipements européens. Euh l'agresse à 24 %, ça ne gêne personne.

Et vous, ça vous ne l'avez pas signalé. de troisème point que je voudrais dire que je n'ai pas encore entendu une seule fois dans votre discours. Pour 1 € investi en Grèce, 60 centimes reviennent aux Français ou aux Allemands, plus exactement aux grandes entreprises françaises et aux grandes banques françaises, aux grandes entreprises allemandes et aux grandes banques allemandes.

Un exemple entre Corinthe et Patrace, un autoroute et une autoroute est en train d'être construite. Qui sont les protagonistes ? Vinc portif société allemande Bobolas une entreprise grecque qui détient par ailleurs des médias.

Bon mais dénoncez ça, dénoncez-le. Alors réponse de François Slina. Euh oui, donc c'est désormais maintenant c'est carrément les attaques àinem.

Je crois que tout à l'heure vous m'avez plus àomina mais en plus en me faisant un procès d'intention en me disant le PC comme si j'étais représentant journalist c'est vous monsieur c'est vous monsieur qui c'est vous monsieur je veux pas me laisser démonter c'est vous monsieur qui êtes d'une grande mauvaise foi parce que vous ne vous vous parlez sans savoir vous n'êtes pas allé visionner ce que je dis et ce que j'écris depuis 5 ans. Vous n'êtes pas allé visionner mon programme. Vous n'êtes pas allé vis n'êtes pas allé visionner mon programme.

Vous n'êtes pas allé visionner mon programme présidentiel. Vous n pas aller visionner mon programme présidentiel. Je suis le premier à être scandalisé.

Et j'ai d'ailleurs parcouru la France depuis des mois en expliquant à mes compatriotes ce qui était en train d'arriver en Grèce et sur les cur la cure c'est même plus une cure d'austérité, c'est un pillage général du patrimoine des Grecs qui est en cours. Alors ne venez pas me dire que je que j'approuve cela puisque je parcours la France moi depuis maintenant 5 ans pour mettre en garde mes compatriotes sur ce qui se passe sur ce qui se passe en Grèce et sur ce qui est en train aussi de se passer en France. Simplement la différence entre vous et moi, c'est que je dis que la façon que les Grecs ont de sortir de ça, c'est de sortir du piège mortel. de l'euro et de l'Union européenne et vous vous me dites qu'il faut qu'ils y restent et vous n'avez de solution qu' en me disant il faut une autre Europe.

Je vous ai dit tout à l'heure que ça fait maintenant 32 ans que que l'on nous promet une autre Europe et que à chaque toutes les tous les 5 ans on nous promet une autre Europe. Si l'Europe est comme elle est, c'est parce qu'elle ne peut pas être autrement qu'elle naît. C'est parce que vous aurez beau dire, vous aurez beau faire, vous ne pouvez pas être à la place du gouvernement allemand.

Vous ne pouvez pas être à la place du gouvernement néerlandais, du gouvernement anglais et cetera. ni d'ailleurs du gouvernement grec puisque je commence à en avoir assez aussi de cette façon pernicieuse que vous dont vous voulez me faire passer pour un homme de droite. Alors même que je je rappellerai d'ailleurs au passage que ces mesures d'austérité ont été adoptées avant d'ailleurs par monsieur Pape André qui était un socialiste, c'est-à-dire un gouvernement dit de gauche.

Ce que moi j'explique à travers la France, c'est que le clivage de la droite et de la gauche actuellement dans l'absolu, ça a du sens, mais actuellement ça n'a plus de sens puisque toutes les directives, tout est décidé par une petite oligarchie financière depuis Bruxelles, la Commission européenne, Francfort, la Banque centrale européenne, Washington l'OTAN et le FMI. Voilà ce que je dis et ne me faites surtout pas dire que je n'ai aucune compassion pour les Grecs. C'est justement parce que j'en ai que je leur conseille ce qu' leur a conseillé également monsieur Stiglitz, prix Nobel d'économie.

Les pays qui sortiront de l'euro, le les premiers seront ceux qui s'en sortiront le mieux. Alors on va écouter nos derniers auditeurs et ensuite je redonnerai la parole à Alexandre Yvonique pour le mot de la fin. Gaë nous appelle du Var de Toulon plus exactement.

Gael. Bonsoir. Oui, bonsoir.

Bonsoir messieurs. Je vais vous poser trois petites questions assez rapides. La première, il y a une personne qui s'est exprimé en disant que c'était des mago de dire que la France avait n'avait pas vraiment à travailler avec enfin, fallait pas travailler avec les pays coloniaux.

Euh qu'elle m'explique parce que on a quand même une histoire qui nous dit. H d'accord. La deuxème question c'est le l'euro protège les populations.

C'est ce qu'on nous a vacciné alors que nos CAD coûtent de plus en plus cher et au niveau des guerres, on est toujours en guerre avec à l'aide de l'OTAN. Et la troisème question c'est l'Europe. En quoi c'est une démocratie ?

En quoi nous vivons en démocratie alors que nos votes ne comptent plus ? On nous demande plus notre avis pour ces votes là. Merci.

Merci Gel pour ces trois petites questions. Alors le premier point vous concernez je crois per c'est pas exactement ce que ce que vous avez dit c'est même pas du tout ce que j'ai dit. Je dis je ne prétends absolument pas qu'il soit démagogique de travailler avec les pays du pourtetour méditerranéen ou quelques pays d'ailleurs que ce soit.

Je pense que ce qui est démagogique de faire, c'est de prendre un seul chiffre de 16 milliards en disant sur une radio qui, je crois ne pas me tromper et ce veut un peu communautaire, dire on ferait mieux d'investir cet argent en Tunisie, au Maroc ou que sais-je encore ou pour le peuple tunisien, marocain et cetera. C'est pas la question. Les deux ne sont pas du tout exclusif.

Donc je n'ai déjà jamais dit ça et je ne le pense pas. Alors, il y avait un autre point Ivonique, vous vouliez revenir sur lequel vous vouliez revenir tout à l'heure ? Oui, moi il y a plein de choses sur lesquelles j'aurais voulu revenir.

On a beaucoup parlé du programme politique de monsieur Assolino, mais à la base, on était quand même ici pour parler de la crise grecque et puis des de la répercussion sur l'éventuelle crise de l'euro et les crises de la dette dans chaque pays. Euh bah voilà, moi je juste un dernier point qu' a abordé l'auditrice sur le manque de démocratie en Europe. Le vote ne compterait plus, c'est ce qu'elle a dit.

Et ouais, c'est super dommage parce que parce que à cause de de ce qu'a pu faire SarkoZi avec le dernier traité européen en en en refaisant un mini traité de Lisbonne avec exactement ce qu'il y avait dans le traité d'avant qui avait été refusé par euh par le peuple français, et ben euh on est en train de faire passer le le le concept d'Europe pour un euh voilà pour un pour un truc qui est qui est juste qui est juste bon pour être de entre deux trois ministres. Il faut aujourd'hui, pardonnez-moi monsieur Solino, mais si depuis 79 on dit qu'il faut changer l'Europe, et ben moi je leur dis encore il faut continuer, il faut changer l'Europe que pour une fois pour toutes le Parlement européen est vraiment son mot à dire et que nos votes servent à quelque chose et que on fasse en sorte que bah quand il y a une majorité au Parlement européen et ben ce soit elle qui décide pour les pour les pour les règlements européens et pas la Commission. Alors, moi je voulais entendre Alexandre Catb détail de ces 16 milliards.

Est-ce qu'on sait aujourd'hui euh très exactement à quoi ils vont servir ? Alexandre ces 16 milliards sont des engagements de de de l'État français dans le cadre de la mise en place de ce mécanisme européen de de de stabilité qui ces 16 milliards sont une créance virtuelle tant qu'un pays n'est pas en difficulté et qu'il ne sollicite pas cette les fonds européens. Euh il faut pas non plus tout tout mélanger hein.

Le mécanisme européen de stabilité c'est quelque chose qui a été mis en place pour péréniser un petit peu toute cette procédure de de de sauvetage d'aide aux pays en crise. Par en revanche, c'est ce que dit François Hollande là-dessus et il a raison, c'est que l'aspect solidarité n'a pas été prise en compte dans ce mécanisme européen. Il n'y a que la le bâton, il n'y a pas la carotte, c'est-à-dire un accompagnement sur le long terme pour ces ces États qui connaissent des difficulté et une véritable solidarité européenne pour les aider à pour les hisser vers le haut et non pas pour les les ramener, je dirais, vers le bas et les et les pousser vers la sortie.

C'est pas ça que que l'Europe euh doit faire et c'est pas euh c'est pas ça qui euh qui euh qui euh qui rendrait l'Europe euh vraiment euh fière de de de ces réalisations. Donc je pense que là-dessus euh il ne faut pas tout mélanger, il ne faut pas fonctionner par euh antagonisme, simplification. Ce qui manque en Europe, c'est à la fois un manque de puissance et un manque de démocratie.

Les deux vont généralement ensemble, hein, puisqueun un État qui n'a pas des des fondations euh démocratiques ne peut pas accéder à une véritable puissance et ne peut pas vraiment euh dire son mot à l'échelle internationale. On est dans un monde de plus en plus multipolaire avec des grands pôles régionaux qui sont en train de se constituer. Vous avez la Chine, l'Inde, l'Amérique latine autour du du Brésil, l'Amérique du Nord autour des États-Unis et donc l'Europe pour pour survivre dans ce dans ce monde he et pour garder son modèle social, son son modèle politique aussi doit accroître sa puissance, doit s'unir au lieu de de laisser les forces centrifuges, je dirais, faire mener ce continent à sa ruine puisque c'est l'alternative, elle est là, c'est c'est entre une Europe forte solidaire et démocratique et je dirais une désintégration de tout ce projet qu'on a mis 50 ans à construire et sur lequel il y a comme le disait Ivonique encore beaucoup de travail à faire mais je ne pense pas que la la solution c'est c'est c'est d'arrêter au milieu du chemin.

Alors on écoute nos deux derniers auditeurs. Ensuite on refit un petit tour de table pour conclure cette émission. Je je vais leur demander d'être bref.

Nagette de Paris. Bonsoir Nagette. Bonsoir à tous.

Par quel miracle ceux qui ont fait la crise euh entre autres la banque Goldman Sax se retrouve à la tête des États comme l'Italie et la Grèce. Le 21 décembre 490 milliards 27 février 540 milliards ont été donnés par la BCE à 800 banques à un taux de 1 %. Comment se fait-il qu'en France nous nous payons jusqu'à 7,5 % et les Grecs jusqu'à 25 % ?

Lorsque l'Europe investit 1 € en Grèce, ça coûte au Grecs 10 €. Alors monsieur, monsieur Perrier, s'il vous plaît, ne prenez pas les auditeurs de cette radio pour des canards sauvages. Merci de répondre.

Merci Nagette. Alors Fabien Perrier va vous répondre dans un instant. On écoute tout de suite Ahmed de Paris et pareil, je vais lui demander d'être bref.

Ah bonsoir très bref. Bonsoir monsieur Bran. Monsieur Branny.

Oui. Vous savez pourquoi ? Parce que votre émission est une école.

Je vais aller, j'ai 41 balet, j'écoute BRFM, j'ai des enregistrements depuis 86 et je vous dis moi je vais à l'école à chaque fois. La qualité de vos intervenants, de vos auditeurs, auditrices, ça me permet moi de faire en sorte de rafraîchir mon cerveau. Monsieur Bran, qui a coulé la Grèce ?

Ce sont des pays comme l'Allemagne qui ont troyé à la Grèce une ligne de crédit. Acheter acheter. Ils savaient très Ils étaient au courant que les Grecs faussaient leur compte, n'avaient pas de pognon.

Il le il leur octroy des crédits. Regardez aujourd'hui le résultat. Monsieur Branny, moi ce weekend depuis 2 semaines hein, ce weekend je suis en train d'étudier euh différents économistes.

J'ai fait des études économiques hein. Schum Petter, Ricardo, Ken, Smith, Contratief, Kitchin en ce qui concerne les cycles économiques et puis Maltus. Et je vais pas tous les citer, je vous dis plus que jamais ils ont raison.

Plus que jamais, monsieur Bran, nous sommes dans une lutte des classes. Plus que jamais monsieur Brani aujourd'hui en Europe, moi pour moi, cette Europe actuelle, cette Europe actuelle, je suis pas d'accord avec euh euh votre invité qui qui qui parle de sortir de l'Europe directement, mais je le comprends, cette Europe actuelle est une imposture. Elle est pas au service des citoyens européens, elle est au service monsieur. qui fait l'économie, qui fait le business aujourd'hui, ce sont les groupes économiques, la puissance, l'argent, c'est pas les États.

Les États, ils se taisent, ils n'ont rien à dire aujourd'hui. Ce sont les grands groupes qui font le business et qui orientent qui orientent les décisions économiques des pays. Aujourd'hui, monsieur Branny, on on est à l'aube des élections présidentielles.

Je peux vous le dire en toute sincérité que le vote blanc, moi en ce qui me concerne, faut pas me parler de vote blanc. Je sais moi, je sais où me cadrer, je sais où je vais aller voter moi ce fameux dimanche. Je peux vous le dire en toute sincérité, il y a des grands soi-disants, des grands parce qu'ils sont propulsés comme des missiles balistiques par les médias comme comme quoi ce sont euh décidément on a pu aller voter, il y en a que deux.

On a plus rien à dire, monsieur Branny. Ça y est, les jeux sont faits. Et ben moi, je vais vous dire, il va avoir des surprises.

Et ce qui me dégoûte, moi, monsieur monsieur Bran, c'est que ces grands groupes régionaux qui se créent dans le monde, ils sont pas au service des citoyens. Je vous le répète plus que jamais, cette Europe est une imposture. Elle n'est pas au service des citoyens.

Si elle était au service des citoyens, on serait pas aujourd'hui dans cette situation. Aujourd'hui, malheureusement, monsieur Bran, pour en terminer, pour être bref, logiquement cette Europe qui a été conçue par des États, logiquement elle représente un peuple. Nous nous le peuple, vous moi, vos invités, tout le monde, vos auditrices, vos auditeurs, nous sommes l'état des pays membres.

Regardez monsieur, il représente que le pognon. Que le pognon. On parle depuis tout à l'heure que d'argent.

La Grèce, ce sont des pays comme l'Allemagne, ce sont des pays comme l'Hollande, ce sont des pays comme la France qui ont ouvert des lignes de crédit à ce pays-là et qui l'ont mis dans cette situation. Alors, on on va laisser nos invités répondre sur votre intervention. Merci Ahmed.

Merci. Alors, il nous reste très peu de temps. Je vous laisser dire un un mot peut-être Fabien sur Nagette qui qui vous a interpellé.

Non, mais je je je n'ai jamais dit euh ce qui a été ce qui a été prétendu à l'instant. Je peux comprendre qu'on qu'on ait mal entendu mon propos. J'ai même cité euh l'exemple des équipements européens 10 % de moyenne d'investissement pour la de comment dire de de coût pour l'Allemagne, 24 % pour la Grèce.

Euh j'ai cité aussi l'exemple selon lequel 1 € investi en Grèce sur les fonds structurels européens rapporté 60 centimes à la France et à l'Allemagne. En revanche, il y a quelque chose que je n'ai pas encore eu le temps de dire et qui est sans doute qui me tient le plus à cœur, c'est que quand je vais en Grèce, ça fait 2 ans que je sur 2 ans, j'ai passé plus de 7 mois en Grèce. Quand je vais en Grèce aujourd'hui, je me rends compte que dans les hôpitaux, par exemple, il n'y a pas assez de médicaments pour la population, que dans les hôpitaux, les lits sont déchirés.

Ça c'est l'exemple des hôpitaux que dans les écoles les jeunes enfants n'ont plus assez à manger. Et à côté de ça, me dire que le mécanisme européen de stabilité financière sera bon, je je n'y crois pas une seconde, il n'aide pas la Grèce. Mais me dire que lâcher la Grèce en laissant hors de l'euro est aussi la bonne solution.

C'est faux. Je l'ai expliqué tout à l'heure, il n'y a plus de base productive. Le pays ne peut plus rien construire.

Il faut donc réinvestir et la relance, ça la croissance passera par une relance. Alors, on a déjà dépassé le le temps. Je vous laisser dire un dernier mot.

Françoise, oui, je suis tout à fait stupéfait de voir que on voit c'est un état qui n'est pas le seul d'ailleurs parce que l'Italie suit, l'Espagne suit, l'Irlande suit, le Portugal suit, la France est en train de suivre. Voici un État qui est depuis maintenant 10 ans dans la zone euro où c'est une catastrophe qui s'accroit de moins en moins et on nous explique qu'il faut rester dans la zone euro. Ça n'est pas normal. ce qu'il faut pour les Grecs, pour le bonheur des Grecs, ils doivent sortir de l'euro et de l'Union européenne.

C'est de ça. Mais attendez, laissez-moi parler, laissez-moi parler, laissez-moi parler, laissez-moi parler, laissez-moi parler. J'aurais voulu aussi réagir, si vous me le permettez, à ce que disait monsieur Oui.

Ce que disait monsieur Catam en disant il faut une Europe forte parce qu'à la Chine, parce qu' c parce qu'à ça je trouve tout de suite le autre type de discours des européistes. Gratter européisme, vous avez tout de suite celui qui a peur du péril arabe, du péril noir, du péril jaune. Mais vous savez ce qui se passe ?

Mais non mais vous savez ce qui se passe concrètement. Mais concrètement vous savez ce qui se passe ? Renault a racheté le japonais Nissan pour mieux s'opposer à Volkswagen.

Thomson s'est fait racheter par le chinois PCL pour mieux s'opposer à Zimas parce que le jeu des entreprises mondiales ne tient aucun compte du périmètre de l'Union européenne. Et lorsque des entreprises européennes veulent fusionner, la Commission s'y oppose au nom de la lutte contre les monopoles. Ça veut donc dire que la construction européenne est en train d'affaiblir et de détruire notre tissu.

Ah oui, c'est l'autre Europe bien entendu. Bien entendu, c'est l'autre Europe. Alors, on aura pas le temps de développer messieur, on pourra y revenir bien entendu dans un prochain forum débat.

Et sur ce, je vous souhaite une très bonne soirée et je vous dis à demain. Le forum débat de BE FM, l'information autrement. [Musique]