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interviewTVLIBERTES· 17 juillet 2026 60 min

Têtes à Clash - Le RN a sa championne 2027 : vers un duel Le Pen-Mélenchon ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Chers amis, je vais vous le dire le plus simplement du monde. Toute l'équipe de TV Liberté veut continuer à vous informer, à vous livrer des informations que les médias du système taisent. Nous voulons poursuivre nos décryptages de l'actualité pour vous livrer le dessous des cartes. C'est notre mission et elle sera d'une importance capitale dans l'année qui s'annonce. Alors reste à savoir si vous, vous voulez que tout cela continue, car c'est maintenant que nous avons besoin de votre soutien. À tous ceux qui nous ont déjà aidés, j'adresse nos plus sincères remerciements et à ceux qui veulent le faire, je vous le dis, ne tardez plus pour adresser vos dons.

À ce jour, nous sommes encore bien loin de pouvoir boucler notre budget annuel pour poursuivre notre action. Mais je vous le dis aussi, plus que jamais, nous sommes prêts à recevoir des coups. Plus que jamais, nous sommes prêts à riposter. Plus que jamais, nous sommes prêts à ne pas reculer. Et vous, peut-on compter sur vous ?

0:49
Marine Le Pen

Bonjour à tous, nouvelle émission de Tête à Clash. Quatre invités, deux sujets, des coups de gueule et des coups de cœur. Laurent Arthur Duplessis, bonjour. Bonjour. Géopolitologue. Oui. Hilaire de Crémier, bonjour. Vous êtes, vous, le directeur de la nouvelle revue universelle. Jean-Pierre Colombiès, un ancien policier qui a commis un ouvrage qui s'appelle... La face obscure de la police.

1:30
Invité

Exact, toujours en vente. Ah, qui... Puisque jamais, puisqu'il est sorti le 5 mai, donc... Ça va. Tout cela est encore fait, la peinture... Il a commis, j'ai eu un petit instant d'inquiétude.

1:40
Marine Le Pen

Et François Martin qui, lui aussi, a commis un livre qui, lui, est sorti en mars.

1:45
Invité

Voilà, c'est ça, voilà. Qui s'appelle, rappelez-nous. La France dans le chaos du monde. Oui. Je ne me suis pas trop trompé avec le titre.

1:52
Marine Le Pen

C'est bien l'actualité. On n'est pas très loin dans les thèmes, non ? Les deux sujets, messieurs, un peu de calme. Les deux sujets seront Marine Le Pen et Jordan Bardella, puisqu'on a quand même la candidate du Rassemblement National. On va quand même se demander si Jordan Bardella n'aurait pas été un meilleur candidat. Et on va aussi se poser une question sur le ticket, le fameux ticket qu'elle propose. Le Pen, présidente, Bardella, Premier ministre. Et puis, on va parler en deuxième sujet du dernier défilé, du dernier 14 juillet de Macron. On va revenir sur cette symbolique.

On va revenir sur pourquoi on continue à défiler, ce que ça fait comme relationnel pour la France et les envieux aussi. Allez, on se retrouve dans quelques secondes pour aborder le premier sujet. Alors, la justice a tranché. Ce sera donc Marine Le Pen qui sera candidate. Il va falloir que Jordan Bardella attende son tour. Mais la question, c'est est-ce que finalement c'est le bon choix pour le RN ? Entre une condamnée, même si c'est en suspens, et un jeune sans expérience, qui est-ce qui aurait eu les meilleures chances de franchir l'obstacle du deuxième tour ? Puisque le premier tour, à peu près, on sait qu'il y aura un candidat du Rassemblement National.

Et puis, il y a quelque chose de nouveau dans ce que propose Marine Le Pen. Elle propose un ticket. Elle propose un ticket où il y a une présidente et un Premier ministre. Ça ne s'est jamais fait dans la Vème République. Et on va parler de ça aussi. Et le premier à qui je vais céder la parole, c'est François Martin. Avec une promesse, François, si vous ne commencez pas par un long tunnel, là, s'il vous plaît.

3:30
Invité

Non, je commencerai par un court tunnel. C'est vrai, ok. Écoutez, je ne sais pas si c'est le bon choix d'être l'un ou l'autre, parce que je ne pense pas que c'est un choix du RN. Je pense que c'est un choix des juges. Et c'est un choix politique au départ.

3:44
Marine Le Pen

Elle aurait quand même pu dire, vu le fait que, vu les attendus de la condamnation, même si elle est très en retrait par rapport à la première, dans ces conditions-là, je ne peux pas y aller. Mais elle n'a pas fait ça.

3:56
Invité

Je ne pense pas que dans les cas de système, je dirais, de piège de Thucydide, avec un numéro 1 et un numéro 2 qui veut prendre la place du numéro 1, le numéro 1 ne cède jamais sa place de numéro 1 de bon gré. Je pense que ça n'existe pas ni en politique, ni en géopolitique, ni nulle part. Donc, ça me paraissait absolument évident qu'à partir du moment où Marine Le Pen avait la possibilité de se présenter, elle se serait présentée de toute façon. Et son idée de ticket me paraît intelligente, du coup, parce qu'elle va essayer de rapprocher en même temps les partisans d'elle-même et les partisans de Bardella. Moi, je pense que... C'est une forme de sa thèse.

Bah oui, j'aurais été à sa place, j'aurais fait exactement la même chose. D'accord. Par contre, ce dont je suis persuadé aussi, c'est qu'entre la reprise justice qui s'est déjà plantée combien de fois ? Trois fois ? Alors, elle s'est déjà présentée trois fois, ça va être sa quatrième ? Oui, elle s'est plantée trois fois. Et qui a moralement un bracelet électronique à la jambe. Les pouvoirs politiques qui dirigent les juges ont évidemment décidé qu'elle avait plus de chances de se ramasser que le jeune et bon Bardella.

5:12
Marine Le Pen

Moi, j'ai le sentiment que tout le monde s'attendait à une décision de justice qui la sortait du jeu. Et que les juges, au contraire, l'ont remise dans le jeu. Et vous pensez, vous, que c'est un coup tordu, un coup de billard ?

5:27
Invité

De toute façon, il n'y a que des coups tordus en politique aujourd'hui. Surtout vis-à-vis du Rassemblement national. Donc, ça me paraît un coup tordu de plus. Laurent-Arthur Duplessis. Il y a une chose dont on ne parle pas beaucoup, c'est le piège juridique. Oui. Quel est-il ? Il est terrible, ce piège juridique. Le président de la Cour de cassation a dit que la Cour rendrait son arrêt avant le premier tour de l'élection présidentielle.

5:53
Marine Le Pen

Et donc, la Cour peut... Début d'année 2027, mars peut-être, un petit peu avant. C'est François Mollins, non ? C'est François Mollins, oui.

6:01
Invité

C'est celui qui a ordonné la mort du jeune... Et alors, en tout cas... C'est un franc-maçon de la pire espèce. Oui, il le sent tous, là-dedans. Donc, en fait, le danger est le suivant. La Cour peut soit rejeter le pourvoi, ça a carrément cassé l'arrêt de la Cour d'appel, mais... Soit elle peut rejeter l'appel de Marine Le Pen, c'est ça. Oui, mais ça renvoie, du coup, au jugement de première instance. Oui, bien sûr. Et donc, du coup, ça réactive la non-éligibilité. Et ça, du coup, ça mettrait Marine Le Pen hors jeu.

6:42
Marine Le Pen

Oui, mais hors jeu, alors là, on peut imaginer que c'est inimaginable démocratiquement qu'une candidate à quelques semaines du premier tour soit sortie.

6:53
Invité

On a le précédent Fillon, où pour des malheureuses petites histoires insénifiantes, on l'a mis hors jeu en précipitant le calendrier d'une manière éhontée pour le disqualifier. C'est lui qui s'est retiré, c'est pas la justice qui lui a été sous pression. Il y a quand même une grosse nuance.

7:12
Marine Le Pen

Il y a un autre... Pardon ? Fillon s'est pas retiré ? C'est lui qui n'a pas pu aller jusqu'au bout. Il n'a pas été empêché.

7:21
Invité

Non, non, d'accord, mais il n'a pas été élu, mais il s'est pas retiré. Il s'est retiré de la course. Il n'est pas au deuxième tour. Non. Non, il a été candidat. Il a été candidat. Il a été candidat. Ah, ben non, c'est sûr, il a été candidat. Fillon a été candidat ? J'ai le sentiment qu'il n'a pas... Non, non, pas du tout. Peut-être. Il s'est parti, mais... Ah, ok. Il s'est pas retiré. Non, mais... On lui a plombé. Oui, voilà, oui. On lui a plombé sa campagne. Oui, c'est marrant. Et d'ailleurs, sa candidature... Enfin, il n'est pas au deuxième tour, mais de peu. Ah, je l'avais dit.

7:47
Marine Le Pen

Il est totalement sorti d'affaires. D'accord.

7:50
Invité

On lui a plombé sa campagne. Et d'autre part, il faut une validation du Conseil constitutionnel des candidatures. Oui. Donc, de toute façon, Marine Le Pen va repasser devant un Conseil constitutionnel dont on connaît la structure, la présidence. Et quelle est la raison pour laquelle il a été littéralement institué et réinstitué par Emmanuel Macron ?

8:15
Marine Le Pen

Hilaire de Crémy, elle se passe quand, cette validation du Conseil constitutionnel ?

8:19
Invité

Après la candidature. C'est le Conseil constitutionnel qui valide toutes les candidatures.

8:24
Marine Le Pen

Oui, à quel moment, par rapport à la décision...

8:26
Invité

Doivent présenter leurs 500 signatures, doivent dire leur patrimoine, enfin doivent remplir un certain nombre d'obligations. Et le Conseil constitutionnel réexamine la validité de la candidature en elle-même. Et donc là, Ferrand, et puis toute la bande qui est derrière, ils ont toutes les possibilités pour, de nouveau, empêcher Marine de se présenter.

8:54
Marine Le Pen

Et ça, ça pourrait intervenir à quel moment par rapport à la décision de la Cour de cassation ?

8:59
Invité

Généralement, c'est généralement qu'un mois avant. Ah oui, aussi tard que ça ?

9:07
Marine Le Pen

Oui, oui. Ah oui, oui, oui, oui. Oui, mais ce qui veut dire, alors pardonnez-moi, on va refaire un tout petit peu de calendrier. Si la décision de la Cour de cassation intervient en mars, la décision du Conseil constitutionnel intervient après. C'est ça que vous dites.

9:19
Invité

Oui, je ne peux pas vous dire exactement, parce que je ne l'ai pas dans l'esprit. D'accord. Il faudrait se reporter au texte, mais de toute façon, vous avez l'obligation d'une validation par le Conseil constitutionnel. Et avec un problème supplémentaire, c'est que si Marine Le Pen est invalidée tardivement... Oui, c'est ce qu'ils voudront. Bardella ne pourra pas entrer en piste, parce qu'il y a une date limite pour valider les candidatures par le Conseil constitutionnel. Là où il y a un piège juridique, c'est que la Cour de cassation peut très bien donner sa décision le plus tard possible, qui est tout simplement pas...

9:56
Marine Le Pen

Sachant que c'est la stratégie, pardon, c'est la stratégie des défenseurs de Marine Le Pen, qui veulent poser des questions prioritaires de constitution pour retarder au maximum...

10:05
Invité

Mais alors ça peut se retourner, ça peut se retourner contre Marine Le Pen, contre le Ration international qui risque de ne pas avoir de candidat du tout. Et c'est la raison pour laquelle, en interne, sa décision de se présenter quand même est très critiquée, parce qu'ils auraient voulu que Bardella, dès à présent, qui lui, n'est visé par aucune procédure... Si, si, si, déjà, déjà, on commence à le viser. Elle est une procédure, mais elle n'est pas mûre du tout, elle n'est pas mûre du tout. Vous connaissez l'affaire Fillon ? Oui, non mais d'accord, mais elle n'est pas dans le même...

10:34
Marine Le Pen

Oui, pardon, mais je pense qu'elle n'est pas de l'ampleur... Elle n'est pas du même ordre, oui.

10:38
Invité

Et puis on a changé d'époque, maintenant le ras-le-bol de l'opinion est tel que... Ça serait Fillon aujourd'hui, par exemple, ça ne marcherait plus, le plomb... L'intoxication vestimentaire, si je peux dire, qu'on lui a faite. Parce qu'il ne faut pas, si je peux me permettre, il ne faut pas perdre de vue quelque chose, quand même. C'est qu'elle n'est pas condamnée qu'une fois, elle est condamnée deux fois, et on appelle. Et que la cassation ne rend une décision que sur la forme et pas le fond. Et c'est tout le débat, d'ailleurs, quand on parle du procès Sarkozy, dont la peine définitive sera prononcée à la rentrée.

Et là, tout le monde claque des dents au LR, parce que ce sera définitif et exécutable. C'est-à-dire que s'il y a une peine de prison qui lui est assignée, par exemple, il ira en prison, tout simplement. Vous parlez de Sarkozy. De Sarkozy, oui.

11:21
Marine Le Pen

En l'espèce, ça n'a pas d'impact sur la campagne présidentielle.

11:23
Invité

Non, ce n'est pas ça que je veux dire. Non, mais je le cite comme exemple. Oui, bien sûr. Mais ce que je veux dire par là, c'est que, oui, elle est condamnée, point barre. Quand j'entends les classiques du Rassemblement national dire « Ah non, elle est présumée innocente », non, c'est faux. Elle n'est pas présumée innocente. Elle est coupable, point barre. Après, on peut discuter sur la légitimité ou pas du fond de la procédure. Est-ce que c'est un complot politico-judiciaire pour casser, et à mon avis, on est plus là-dedans, pour casser la candidature et la dynamique Le Pen. Et c'est là où il y a des paradoxes à tous les niveaux.

C'est que croire que Pascal est condamné peut l'empêcher d'être présidente, ça, c'est une erreur. Parce que les Français ont ce petit côté un peu romantique de considérer que, quand on s'acharne sur quelqu'un, ça le rend d'autant plus sympathique. Et les sondages le montrent. Pas que les Français. Et les sondages le montrent. C'est comme ça que Trump a été élu.

12:09
Marine Le Pen

Il y a aussi quand même quelque chose qui va dans son sens de Marine Le Pen, c'est que c'est une candidate qui s'est présentée plusieurs fois. Et rares sont les candidats qui sont élus à leur première candidature. Mitterrand s'est présenté plein de fois.

12:20
Invité

Il y a autre chose, si je peux me permettre, c'est que le candidat qu'elle aura en face d'elle, ce ne sera plus Macron. Et ce serait une autre paire de manches. C'est-à-dire que si vous avez un Mélenchon, par exemple, il n'y aura pas photo, il y aura une majorité pour Marine Le Pen. Mais c'est ce que disent tous les sondages, hein, depuis sa déclaration. 35% pour Mélenchon, 65%. Mais bien sûr, parce que toute la droite, je dirais classique, qu'on appelle de gouvernement, qui pour moi n'est pas plus de gouvernance qu'autre, enfin bref. Mais le centre, les centristes bontains, la droite classique ne votera jamais pour la France insoumise. C'est un non-sens absolu, total.

12:53
Marine Le Pen

Mais est-ce que la France, pardon, est-ce que la France bontain, comme vous l'appelez, voterait pour Marine Le Pen, alors qu'elle aurait eu l'occasion de voter pour Jordan Bardella ?

13:02
Invité

Un Édouard Philippe est capable de voter Mélenchon ? De retourner ses voix vers Mélenchon plutôt que vers Marine Le Pen. Quel intérêt ? Il l'a déjà dit, qu'il voterait plutôt communiste que pour un candidat du Rassemblement National. Pour lui, l'ennemi numéro un, c'est le Rassemblement National. Et d'ailleurs, vous voyez que c'est le cas de son électorat ? Alors, non. Heureusement, d'ailleurs. Et l'électorat, c'est moins les mots d'ordre. Oui, oui, c'est vrai. Mais surtout à droite. C'est vrai, mais il ne faut pas se tromper sur ce qu'on appelle le centre. Le débat tel qu'il se dessine aujourd'hui, c'est deux thématiques. L'une, c'est l'ordre et la sécurité.

Et le deuxième, c'est l'immigration. Donc, c'est là-dessus que ça va se jouer. C'est pour ça que les Français plébiscitent... Pardon, ça, c'est les thématiques de qui ? Parce que les gens à gauche ou au centre ne sont pas sur ces... Non, mais c'est les thématiques de la majorité des Français. Je veux dire... Vraiment ? Les sondages le montrent. Pardon, les premières préoccupations, c'est l'économie, c'est pas du tout... Et la deuxième, l'insécurité. L'insécurité. Et l'écologie aussi. Je voudrais finir ma phrase. Oui, François Martin. Quel que soit le candidat, le candidat du Front fait 65%. C'est un plébiscite, ça s'appelle un plébiscite aujourd'hui.

Donc, les peuples et une partie des bourgeoisies qui sont des passionnés, je dirais, de l'immobilisme en général, et qui attendent de savoir comment ça va se passer, à mon avis, ont commencé à se mobiliser. Quand ils voient un jeune qui se fait lâcher toutes les semaines, ils se sont dit, ça ne tiendra plus. Il y a un problème. On va perdre nos avantages, notre truc, donc il faut...

14:41
Marine Le Pen

Pardon, François, on est à neuf mois du scrutin. Est-ce que vous croyez véritablement au sondage, alors que les candidats des deux centres, on va dire le centre droit et le centre gauche, ne sont pas déterminés ? Au centre droit, il y a plusieurs candidats potentiels, dont Édouard Philippe, mais il y a aussi Gabriel Attal. Et à gauche, au centre gauche, on va dire...

15:01
Invité

Quel centre droit ? Gabriel Attal au centre droit ?

15:04
Marine Le Pen

Ah oui, ça se discute. Mais dans tous les cas, il se... C'est la droite de gauche, comme dit Jean-Marie Le Pen. Ok, bien sûr. Pardon, mais... Ok, c'est une petite... Ok, c'est marrant de votre part. Mais globalement, je dis quand même qu'au centre gauche, il n'y a pas encore de candidats. Et au centre droit, même si vous mettez Gabriel Attal plutôt dans le Parti Socialiste d'où il vient...

15:26
Invité

Non, mais non.

15:26
Marine Le Pen

Voilà. Moi, je le mets dans le Parti opportuniste. Je le mets dans le Parti opportuniste. Très bien, mais globalement... Il n'est pas discernable. Les candidats des extrêmes, on va dire, et les candidats des centres ne sont pas encore déterminés. Mais est-ce qu'à neuf mois, on n'est pas en train de tirer des contraintes ?

15:42
Invité

La règle, que celui qui triomphe un an ou neuf mois avant ne sera pas élu, c'est fini. C'est fini, pourquoi ?

15:50
Marine Le Pen

Attendez, je n'ai pas compris votre raisonnement.

15:51
Invité

Vous savez, jusque-là, on disait, celui qui est en haut dans les sondages un an avant, on est sûr qu'il ne sera pas élu.

15:59
Marine Le Pen

Oui, c'est le passé des précédents scrutins. Exactement.

16:02
Invité

C'est fini. Pourquoi ? Parce que maintenant, il y a un tel ras-le-bol populaire vis-à-vis des élites politiques. Tout à fait. Il y a un tel rejet de ces élites que, de toute façon, il y aura un vote rassemblement national massif.

16:18
Marine Le Pen

Autrement dit, la cristallisation, qui est le phénomène qui doit se passer dans les 15 jours précédant l'élection, voire même quelques heures, voire même dans l'endroit où l'on vote, se passe beaucoup plus longtemps avant, d'après vous ?

16:34
Invité

Oui, parce que la montée de l'insécurité et la montée du chaos en France fait que, cette fois-ci, l'opinion, la vox populée est fixée sur le rejet des élites. Et la légitimité technocratique dont se réclame le centre. Le centre se réclame de la légitimité démocratique. On va dire le bon sens, la compétence, le cercle de la raison. Et la compétence, vous avez le cercle de la raison. Non, mais pas seulement le cercle de la raison, la compétence. On n'a vu que des voleurs. Ils n'ont que ça à la bouche. En disant que les autres sont des crétins illettrés, sous-diplômés et incultes. Et ils ne sont pas capables de gouverner, ils ne sont pas compétents. Ça, ça ne marche plus.

Ça, c'est l'argument numéro un du centre. Ça ne marche plus. Quand il y a 3 300 milliards de dettes, quand plus rien ne fonctionne. 3 000 milliards. 3 500 milliards. 3 700 milliards.

17:29
Marine Le Pen

3 700, bien sûr. Il y a d'ailleurs une horloge absolument fascinante, l'horloge de l'endettement. C'est fascinant.

17:34
Invité

Quand rien ne marche, quand tout déraille, l'argument de la compétence déraille aussi. C'est-à-dire que le centre est privé de son argument numéro un, la compétence et affibler.

17:47
Marine Le Pen

Attendez, je voudrais... Pardon.

17:48
Invité

J'ai déjà fait une objection. Je suis complètement d'accord avec ce qu'il a dit, mais je fais une objection. C'est le système. Le système, il fera tout, mais tout pour se défendre. Tout. Et on l'a vu faire à plusieurs reprises. Et est-ce que les gens, est-ce que Marine Le Pen, est-ce que Jean-Dane Bardella sont à la hauteur d'une riposte possible en face des pièges du système ?

18:12
Marine Le Pen

On est certain, c'est que Marine Le Pen est plus aguerrie, plus couturée d'événements. Oui, mais enfin, souvenez-vous, en 2017 et en 2022... Laurent dit qu'on n'arrête pas la mer, voilà, c'est ça qu'il dit.

18:24
Invité

Oui, j'ai bien... On n'arrête pas la mer, voilà. Oui, je voudrais qu'on fasse... Les Menhans seraient élus, là.

18:28
Marine Le Pen

Pardon, je voudrais pas... Pardon, je voudrais qu'on parle un tout petit peu du ticket. Parce que j'ai entendu François Martin parler de ce ticket et de l'approuver. Jean-Pierre Colombiès, qu'est-ce que vous en pensez de ce ticket Premier ministre ou président de Premier ministre ?

18:44
Invité

Je suis navré de vous contrarier, mais c'est pas la première fois. Il y a quatre ans, elle avait proposé un ticket avec Dupont-Aignan. Je sais pas, personne ne s'en souvient, mais Dupont-Aignan avait apporté son soutien. Et il s'était proposé, il était proposé comme Premier ministre dans le cadre de l'élection de Marine Le Pen. Donc c'est pas une innovation. Sans poids très élevé... On est bien d'accord. Pour moi, le vrai risque, et là, ce serait un risque d'explosion sociale, c'est si véritablement l'ERN était privé de candidature purement et simplement. Ça, c'est une possibilité. C'est une possibilité.

19:16
Marine Le Pen

Pardon, j'en discutais avec quelqu'un d'autre ici qui disait qu'il y a un risque d'explosion aussi. C'est que s'il y a un deuxième tour Mélenchon-Le Pen, avec Mélenchon qui chaufferait à blanc des partisans pour qu'il se soulève au cas d'élection.

19:32
Invité

On se souvient de 2002. On se souvient de 2002. C'est-à-dire que les instituteurs envoyaient les gosses dans la rue hurler... – Mais Mélenchon n'a pas cet objectif de toute façon. – Si je peux me permettre, 2027 ne peut être que l'année du chaos. – Oui, oui, bien sûr. – Mais là, Mélenchon, ça veut dire quoi l'année du chaos ? Comment ça se passe ? Pour un ancien flic comme vous, ça se concrétise comment ? – C'est un citoyen, c'est pas simplement le flic. On a deux candidatures, deux pôles politiques qui se détachent clairement. On a le Rassemblement National et la France Insoumise. En dehors de ça, c'est une noria de médiocres qui essaient de surnager dans un océan de médiocrité.

20:10
Marine Le Pen

– Mais pour le moment, c'est sûr que les sondages sont très clairs.

20:13
Invité

– Non, mais il y a tellement, il y a une myriade de candidats tout aussi nuls les uns que les autres. Et deux seules forces politiques vraiment structurées et en ordre de bataille, de marche, sont le Rassemblement National ou la France Insoumise. – Qui s'entendent. – De toute façon, ils sont... Et d'ailleurs, ils s'entendent sur un point essentiel. – Parce que le chaos leur rend service. Ce qu'ils veulent, c'est détruire le centre. – Ils s'entendent sur un point essentiel, déjà, c'est qu'aucun des deux ne veut sortir de l'Europe. Déjà. Donc à partir de là, ils sont tous consensuels. – Oui, ça se discute. – Mais, là où je veux en venir, c'est que... – Avec des nuances.

– Si la France Insoumise gagne, il y aura, contre elle, parce qu'il y a des radicaux et des fascistes, moi ce que je qualifie des fascistes rouges, des gens sympathiques, mais il y a aussi des fascistes rouges, des gens qui veulent aller jusqu'au bout. Donc de fait, il y aura une opposition sur pas simplement la droite. – Donc l'année du chaos, c'est ça. – Oui, et c'est pas simplement le Rassemblement National qui sera son adversaire. Mais c'est toute la classe politique. Vous voyez que les partis socialistes apprécient les frasques de la France Insoumise. Vous croyez que Glucksmann, Gage et Consor sont favorables à... – Jean-Pierre, qui est l'ennemi, le véritable ennemi de Mélenchon ?

C'est qui ? – C'est lui-même. – Non, c'est pas Marine. – C'est lui-même. – C'est la gauche centriste. – Oui, bah oui, c'est celui qui est... – Parce que votre ennemi en politique, c'est celui qui mange le même électorat que vous. – C'est pas celui qui est de l'autre côté.

21:28
Marine Le Pen

– Mais alors à ce moment-là, l'ennemi de Marine Le Pen, c'est Ciotti ou c'est la France la plus à droite de ceux qui vont voter Édouard Philippe. – Je termine sur la deuxième hypothèse,

21:40
Invité

la victoire du Rassemblement National. Si le Rassemblement National gagne cette élection, que ce soit Bardella ou Marine Le Pen, l'ensemble de la gauche, là pour le coup, fera bloc et appellera au soulèvement populaire. Et là, on a un problème de sécurité intérieure réel, foncier, radical et même mortel. – Et ça, c'est le fruit du macronisme triomphant. – Et ce sera pire parce qu'à supposer que Marine Le Pen passe, qu'est-ce qui se passe le lendemain ? – Chaos. – Est-ce que Bercy va obéir au Premier ministre de Marine Le Pen ? – Mais pas que Bercy. – Est-ce que Grenelle va obéir alors qu'elle n'obéit déjà pas ?

22:17
Marine Le Pen

– Pardon, n'oubliez pas les législatives qui s'en suivent, automatiquement dans les semaines qui suivent.

22:24
Invité

– Non mais Bercy est tenu par 400 technocrates énarques qui d'ailleurs vont avoir une énorme difficulté avec les affaires financières françaises dans les quelques mois qui viennent, incontestablement. Mais ce sont des gens qui sont prêts à désobéir à tous les ordres qui leur viendront, à un Élysée qui ne leur plaît pas. – Il en est de même de la rue de Grenelle, il en est de même du ministère de l'Intérieur. – C'est ce que j'allais dire. – Oui, absolument.

22:49
Marine Le Pen

– Il y a des gens qui ont dit qu'ils n'obéiraient pas, bien sûr. – Mais il n'y a pas des légistimistes, vous pensez, parmi ceux-là, des républicains qui se plairont aux élections comme aux États-Unis ? – On va parler de la République tout à l'heure. – Oui, on va parler de la République tout à l'heure, absolument.

23:01
Invité

– Excusez-moi, mais tout ce qu'on est en train de dire… – Oui, François Martin, ce sera la dernière parole, on a dépassé le… – Ces questions, ils se les sont déjà posées, et ils ont déjà les réponses, enfin, je ne peux pas imaginer que qui que ce soit du RN qui arrive au pouvoir n'a pas déjà les premiers décrets pour arrêter les hauts fonctionnaires qui ne veulent pas, etc. Ils ont au contraire intérêt, c'est pour ça que je dis que de l'autre côté de l'échiquier, ils sont d'accord avec Mélenchon, ils ont besoin du chaos, ça va leur rendre service pour mettre un certain nombre de choses au carré, et pour prouver aux Français ce pour quoi ils ont été élus, l'ordre, c'est la première chose.

Donc, s'ils arrivent pour être les turiféraires de l'ordre et qu'ils s'arrivent en disant, ah ben finalement, Bercy ne veut pas obéir, tel préfet ne veut pas, et on ne sait pas quoi faire, à ce moment-là, qu'ils aillent planter des choux-fleurs…

24:02
Marine Le Pen

– Vous pensez autrement dit qu'ils ont commencé à anticiper tout ça ?

24:06
Invité

– Ils n'ont pas commencé, ils sont prêts depuis longtemps, tous les décrets sont prêts, enfin si vous voulez, je ne comprends rien à la politique.

24:12
Marine Le Pen

– Ok, merci beaucoup, on se retrouve dans quelques secondes pour avancer sur, on va revenir sur le 14 juillet, le dernier de Macron, et un certain nombre d'éléments sur la République nous a teasé Hilaire de Crémier. – Allez, le 14 juillet, ce dernier 14 juillet du président Macron, alors c'est une apothéose, on va dire, 6700 soldats, 35 pays invités, des blindés, des avions à perte de vue. Mais est-ce que c'est vraiment encore le reflet d'une grande puissance ou est-ce que c'est un peu les derniers feux ?

Néanmoins, ça reste un outil de communication, à la fois national et international, puisqu'on voit des invités prestigieux, ma question c'est, est-ce que la France qui se montre, est-ce qu'elle impressionne toujours ?

25:16
Invité

– Je crois que le message macronien, c'est surtout qu'il rêve d'une guerre avec la Russie pour se maintenir au pouvoir, en faisant jouer l'article 16 de la Constitution, c'est-à-dire en reculant s'inédier la date de l'élection présidentielle et des législatives consécutives, il en rêve. L'idée de quitter l'Élysée l'année prochaine le rend malade. Il ne peut pas supporter ça. – Sauf s'il devient président de l'Europe. – On ne sait pas qu'il est déjà passé à autre chose, Macron ? – Non, mais il voit bien que l'Europe telle qu'elle est, remplacer Van der Leyen, ça n'a pas grand intérêt. En ce moment, le vent ne souffle pas dans les voiles de la présidente de la Commission européenne.

Et je dirais, cette commission commence à nouveau à apparaître comme ce qu'elle devrait être, c'est-à-dire une commission et rien d'autre. Une commission administrative.

26:12
Marine Le Pen

– Mais il défilait en lui-même, vous l'avez regardé peut-être ? – Oui, oui, je l'ai regardé. – Qu'est-ce que vous en avez pensé ? Parce qu'il était impressionnant.

26:18
Invité

– Oui, mais c'est la multiplicité des troupes étrangères. C'est l'hommage appuyé rendu à Zelensky et à l'armée ukrainienne. Le message est très fort. Il est tout à fait le même que le message demandant le chef d'état-major général.

26:38
Marine Le Pen

– Qui, il y a quelques mois, disait qu'il fallait se préparer

26:41
Invité

à ce que des jeunes Français meurent au front, en gros ? – Oui, alors le leitmotiv, c'est de dire que ça va être dans trois ans. Mais comme Macron, il est pressé parce que l'élection, c'est en 2027, il faudrait bien que ce soit avant. Et Macron fait tout, fait tout pour créer ce climat, pour attiser le feu. Et il rêve d'un incident qui puisse lui permettre, avant l'élection, de déclencher l'article 16. Je vois que c'est l'analyse que fait Philippot aussi. Moi, je suis absolument de cet avis. – La vente des Rafales à l'Ukraine, ou la prétendue vente des Rafales à l'Ukraine, c'est dans ce but. Parce qu'un Rafale et un MiG se rencontrent dans le ciel, l'Ukrainien, qu'est-ce qui se passe après ?

27:27
Marine Le Pen

– Des Rafales, on n'est pas prêt d'en livrer en Ukraine. – Si, il y en a 16.

27:31
Invité

16 qui vont être livrés.

27:32
Marine Le Pen

– Donc combien de temps, il faut les former ? – Justement, ce seront des pilotes français.

27:38
Invité

– Ce seront des pilotes français.

27:39
Marine Le Pen

– Là, c'est une autre histoire.

27:42
Invité

– On est aux limites, là. – Il est prêt à tout. Macron est prêt à tout pour créer l'incident qui va allumer le feu.

27:50
Marine Le Pen

J'ai refait la liste de tous les invités des 10 ans de la présidence Macron. Le premier invité, vous vous souvenez, en 2017 ? – C'était Donald Trump, c'était sa première visite internationale. – Est-ce que je me suis tellement heureux. – Et qui était tellement heureux, qui d'ailleurs était tellement heureux qu'il a voulu le reproduire aux Etats-Unis avec un succès mitigé, on va dire, et qui voudrait même qu'il y ait un arc de triomphe à Washington. – Avec son nom dessus, je pense. – Oui, sans doute avec son nom dessus. – Mais on voit la liste chaque année, c'est en fait un outil de communication internationale.

Theresa May, Angela Merkel, Jair Bolsonaro, moi j'avais oublié, Mark Ruther, Gutiérrez, Boris Johnson. Alors tous les, vu que les premiers ministres anglais ont beaucoup changé, ils arrivent tous les deux ans et c'est un nom différent, Boris Johnson,

28:44
Invité

Narendra Modi, vous vous souvenez ? – Oui, oui, bien sûr. – Ce serait une démonstration de force. Si, en parallèle, nous avions une crédibilité internationale, or il n'échappe à personne qu'à ce niveau-là, on n'est plus nulle part. On a été chassés comme des malpropres de tous les pays d'Afrique. – D'Afrique, il y a commencé ? – Au niveau européen, je suis désolé, mais les véritables négociations entre les Etats-Unis, l'URSS et l'Ukraine se font en Turquie, au mieux, en tout cas certainement pas en France, on est hors jeu, on est hors jeu. – Et au Pakistan, le point, alors je rajoute quelque chose, au point qu'il est allé, il y a huit jours, en Syrie.

Il est allé rendre visite et proposer les services de la France à un homme qui est probablement le commanditaire des attentats qui se sont déroulés en France. et il a eu le culot d'aller à Nice, huit jours après, alors que celui qui était à Nice était vraisemblablement incommandité du Syrien. Enfin, il y a quelque chose de criminel dans la pensée. – Il est psychotique, il est psychotique. Non mais il est malade, mais clairement. – Vous êtes psychiatre maintenant ? – Non mais il ne suffit pas de l'aide pour voir que ce monsieur a des comportements complètement déréglés, clairement.

Il n'y a pas de cohérence, il n'y a pas de ligne, il a des propos qui sont paradoxaux, contraires, dans la même phrase, vous avez tout et son contraire. – C'est drôle, j'ai l'impression que vous parlez de Trump là, non ? – Oui mais c'est un peu la même chose, sauf que Trump est à la tête de la première puissance mondiale et Macron n'est rien du tout. Voilà c'est tout, les négociations de tous les conflits se passent partout sauf en France et son dilemme c'est qu'il est hors jeu en tout. Et la preuve en est c'est que l'Allemagne… – Mais vous rejoignez ce que dit Laurent Arthur Duplessis.

– C'est évident, et la preuve en est de l'échec même de tout ça, c'est que l'Allemagne ne renonce à faire des projets communs au niveau militaire, qu'elle réarme toute seule devant son coin, que tous les pays européens commandent quoi comme avion ? Pas le Rafale, mais des avions américains. Donc la messe est dite. – L'île Charles Leclerc. – La messe est dite.

30:35
Marine Le Pen

– La messe est dite. – Pour ceux qui commandent des avions américains, pour moi j'ai un motif d'étonnement total, c'est qu'on sait que la clé se situe aux Etats-Unis. – Oui, mais l'armement aussi. – Comment un pays qui veut être indépendant accepte… – Mais l'armement aussi ! – Depuis quand la France veut être indépendante ? – Depuis toujours la France essaie d'être indépendante. – Depuis de Gaulle on va dire. – Pendant de Gaulle plutôt, depuis de Gaulle.

30:57
Invité

– Pendant de Gaulle oui, et après c'est fini. Mais pourquoi ? Parce que l'armement, les munitions, l'entretien viendra des Etats-Unis. Or nous, en termes de logistique, on est à la rue. C'est tout, c'est simple. – Oui, c'est ça.

31:07
Marine Le Pen

On parle d'une armée bonsaï. Celle qui défilerait, ce serait une armée bonsaï. Il y en a un qui n'a pas parlé, c'est François Martin.

31:14
Invité

– Je ne fais pas cette lecture de cette cérémonie. J'ai commis un article en comparant la philosophie de ce défilé du 14 juillet avec le discours de Macron du 2 mars à Lille-Longue. Et il est excessivement intéressant et il faut le relire. Alors je passe sur la démonstration de Macron qui est totalement foireuse, mais son idée, ce qu'il dit dans le dernier paragraphe, il dit, notre idée, c'est de archipéliser. L'Europe est un archipel et nous voulons disséminer la force nucléaire dans l'archipel de la, il appelle ça de la souveraineté européenne. C'est un mot totalement foire, la souveraineté européenne. – Oui, bien sûr, contradictoire en Allemagne.

– Comme le sous-marin, qui s'appelle le Neptune, je crois, qui est en dessous de lui, sera dans quelques semaines mis à l'eau pour se dissoudre, pour se diluer dans la mer profonde. – Ça, c'est le terme des sous-mariniers. – Pour se diluer dans la mer profonde. Donc ce qu'il veut, c'est diluer la dissuasion, l'Europe, le siège au Conseil de sécurité dans la mer profonde de l'Europe. C'est ça qui me semble… Alors, pour moi, il sait parfaitement, et s'il ne le sait pas, les militaires le savent, qu'il n'a pas les moyens de faire la guerre à la Russie, sauf si c'est la Russie qui l'attaque. Et je pense, pour ma part, que la Russie ne l'attaquera pas parce qu'elle ne rentrera pas dans le piège.

Voilà ce que je pense. Mais ça n'empêche pas que ce discours-là, il a besoin de ce discours-là parce que son objectif, c'est la dissolution de la France dans la mer profonde européenne. C'est ça qui me paraît le plus grave dans son discours. – Est-ce qu'il n'y a pas quand même… – Et tout ce qu'on a vu, en fait, c'est une… Il commence exactement comme dans le discours, en disant la France, la France, la… Mais derrière, il y a une dénaturation de la cérémonie. Et la meilleure preuve, c'est cette histoire de QR code. Parce que c'est une cérémonie qui est populaire pour le peuple, mais on te met un QR code et si tu ne penses pas comme il faut, tu n'as pas accès.

33:32
Marine Le Pen

– Pardon, vous savez que ce QR code a été annulé par le tribunal administratif l'avant-veille. – Oui, il a été annulé dans la nuit. – Le conseil d'État. – Le conseil d'État. – Et oui, dans la nuit. – Et donc, pour aller au défilé…

33:47
Invité

– Il fallait un QR code.

33:49
Marine Le Pen

– Sachant que c'est le défilé qui a eu le plus de présence populaire. – Comme pour le Covid, il fallait son QR code.

33:55
Invité

– Ah oui, mais ce n'est pas le populaire. – Ce n'est pas le peuple. – Mais je dirais tout ça. – C'est les gens qui avaient réussi à se munir d'un… – Oui, mais comment on se munissait eux ? – C'est un scandale. – C'est les copains de Macron qui sont… – Mais oui, mais c'est une honte. – C'était difficile de l'obtenir ? – Mais peu importe, difficile ou facile, la question n'est pas là. – C'est plus populaire. – Je veux dire, le propre défilé du 14 juillet, comme d'autres défilés militaires, c'est quoi ? – Un film de Disney qu'on avait. – C'est un élément de fusion d'identité nationale, c'est le fondement de la nation. Chaque nation a sa date universelle. Les États-Unis, c'est le 4 juillet.

Chaque pays a sa date fondatrice. 14 juillet, qu'on ne le veuille pas, qu'on aime ou qu'on n'aime pas la Révolution française, c'est une date fondatrice.

34:38
Marine Le Pen

– Je vais lancer Hilaire de Crémier,

34:40
Invité

parce que je sais qu'il ne peut pas être d'accord. – À partir du moment où vous limitez ces accès, vous dites, le message il est clair, les gueux dehors, et ceux qui veulent me voir seront là. Et la preuve en est, c'est qu'on a entendu un slogan absolument sidérant, c'est « Macron président ». Non mais soyons sérieux, deux secondes, qui peut crier ça aujourd'hui dans la rue, « Macron président », si ce n'est son fan club ? Au théâtre, on appelle ça la claque.

35:02
Marine Le Pen

– Sur le 14 juillet, symbole de la République ou de la France éternelle.

35:06
Invité

– Ne me demandez pas, moi… – Si, je vous demande justement, parce que je sais bien que ça ne vous plaît pas. – Ah ben non, on ne peut pas fêter la décapitation de M. Delonais, et la mise à mort de…

35:17
Marine Le Pen

– M. Delonais étant le gouverneur de la Bastille, il y avait sept prisonniers, c'est tout à fait dérisoire.

35:24
Invité

– Oui, c'est tout ça, tout ça. – C'est un symbole. – C'est absolument… – Et Delonais, on l'a décapité pour rien. – On sait très bien, la loi de 1880 ou 1886, je ne me souviens plus, qui établit la fête, on n'a pas déterminé si c'était la fête de la Fédération ou si c'était la prise de la… – Je crois que c'est la fête de la Fédération. – Ils ont laissé l'ambiguïté exprès pour pouvoir jouer sur tous les tableaux. – Sachant qu'aux Etats-Unis, tout le monde,

35:46
Marine Le Pen

enfin partout dans le monde, on appelle ça Bastille-Dère. – Pendant la fête de la Fédération…

35:48
Invité

– Voyez dans quoi c'est incontestablement, aujourd'hui, dans le cadre des institutions actuelles, la fête nationale. Mais ce qui me frappe, et je rejoins ce qui a été dit précédemment, c'est-à-dire que là, vraiment, on a une appropriation personnelle de la cérémonie, uniquement pour la glorification d'une personne… – Emmanuel Macron.

36:10
Marine Le Pen

– Vous voulez dire plus de Macron que de Mitterrand ? Moi, je me souviens de Mitterrand qui… – Non, mais c'est la première fois qu'on fait… – Il se connaît un petit peu comme César à un défilé, non ? – Tous, à partir du moment où ils sont chefs de l'État,

36:25
Invité

il y a un côté un peu… – Est-ce que c'est pour la France ? – Parce qu'ils sont chefs des armées. – Bien sûr. – C'est le projet politique de Macron. – Jamais, jamais on a eu un chef d'État qui s'est approprié à ce point-là la cérémonie, pour en faire une cérémonie qui n'est plus nationale. Comme l'expliquait tout à l'heure, Laurent, maintenant, c'est devenu une cérémonie européenne, internationaliste, et le discours aux armées… – Vous parlez du discours aux armées et le discours à la coalition des volontaires. – Le discours aux armées, je ne l'ai pas entendu. – Moi, je l'ai écouté. – Enfin, celui de… – J'en parlerai tout à l'heure. – Celui de Lille-Longue est parfaitement clair.

– C'est-à-dire que Macron se veut le messager du mondialisme occidental agressif qui prétend mater la Russie et ses 17 millions de kilomètres carrés bourrés de matières premières, s'il le faut, par la force. Jacques Attali avait dit il y a trois ans « De toute façon, il y aura un gouvernement mondial avec ou sans guerre mondiale ». Elle l'a dit publiquement.

37:37
Marine Le Pen

Et c'est ça, c'est… – Oui, enfin, c'est le côté futurologue, un petit peu druide de Jacques Attali.

37:42
Invité

– Non, non, non, ce n'est pas le druidisme du tout. Attali est en relation étroite avec les milieux oligarchiques, financiers, mondialistes.

37:51
Marine Le Pen

– Attali s'est au moins autant planté dans ses prévisions qu'il n'a eu raison. Donc, est-ce que là, on doit lui accorder plus fois ?

37:58
Invité

– Et là, ce n'est pas une prévision. Il se fait le haut-parleur de propos qui se tiennent dans les officines mondialistes à Washington. – Bien sûr. – Ce n'est pas une prévision. – C'est pour ça qu'on peut penser que Trump veut sa peau et que Poutine veut sa peau aussi. – Il raconte ce qui se dit dans ces milieux-là. Et Macron est l'émanation de ces milieux-là. Et il y a un bellicisme des mondialistes qui est évident.

38:23
Marine Le Pen

– Alors, vous savez pourquoi le défilé du 14 juillet a été institué ? Je crois que c'est en 1880, le premier. Vous savez combien il y avait d'ailleurs de soldats qui avaient défilé à l'époque ? Parce qu'on se gargarise avec 6 000 et quelques soldats. Il y en avait 40 000. Et du temps du général de Gaulle, le dernier défilé du général de Gaulle, je crois que c'était 10 000. – Ce n'est pas non plus un défilé… – On n'a pas la même armée. – On n'a peut-être pas la même armée. – Mais à l'origine, le défilé du 14 juillet, c'est une manière de dire à l'armée, que vous vous soumettez au pouvoir élu. – Au pouvoir politique. – Républicain. – C'était ça le signe.

39:00
Invité

– D'où le fait que cette appropriation est pour moi purement et simplement scandaleuse. Mais on voit bien. Je suis désolé. – C'est un dévoiement de… – En tant que flic, j'ai toujours bien aimé étudier le psychomorphisme quelque part. Et on voit que l'attitude de Macron, elle n'est pas normale. On a quelque chose de psychiatrique, mais total. C'est cette ère d'être habité. Les autres étaient mégalos. Il n'y a aucun souci. Mitterrand, Chirac dans une… Sarkozy, n'en parlons même pas. Mais lui, on voit que… Ce qui le rend dangereux, c'est qu'on voit qu'il y croit. Vous comprenez ce que je veux dire ?

Et le problème, je crois que c'était Beaumarchais qui, en parlant de Robespierre, disait « Cet homme-là est dangereux, il croit à tout ce qu'il dit. » Et c'est un peu ça. C'est-à-dire que moi, je crois vraiment que Macron cherche un conflit. C'était Mirabeau qui dit Mirabeau de Robespierre. Parce que quand il nous raconte… Cet homme est dangereux, il croit à tout ce qu'il dit. Et le problème, c'est que comme Macron a besoin d'un conflit qu'il ne peut pas avoir avec les Russes. Pourquoi ? Parce que si les Russes voulaient attaquer la France, mais même si les Russes voulaient attaquer la France, vous m'accorderez qu'il faut qu'ils traversent deux ou trois pays avant.

Donc ça veut dire qu'il y aurait une guerre européenne, mais pas simplement France-Crusse.

40:00
Marine Le Pen

Mais surtout, la Russie n'arrivera pas à sortir du bourbier ukrainien. Je ne vois pas la raison. Je ne crois pas qu'il n'y ait grand-chose à craindre.

40:05
Invité

Quand la Russie a-t-elle, à un moment donné, quelconque, montré des signes d'agressivité vis-à-vis de la France ? Elle a sauvé la France à plusieurs reprises. Exactement. Au congrès de Vienne, c'est la Russie. C'est nous qui l'avons attaqué, la Russie, à plusieurs reprises. Enfin, à un moment donné, vous êtes tous historiens. Et si vous le savez, nous le savons. Et nous n'avons jamais attaqué la France. Les attaques sous faux drapeau, dont les Anglais sont des spécialistes avec le MISIS. C'est là qu'il est le danger. Bien sûr. Il faut avoir la culture du renseignement. Il y a très peu de gens qui ont la culture du renseignement qui savent comment marchent les services de renseignement.

40:33
Marine Le Pen

Il n'empêche qu'il y avait... Kirstamer était là. Le Premier ministre sortant Grand-Breton était là hier, alors que ni Trump ni Poutine n'avaient été invités. C'est quand même très symbolique.

40:45
Invité

C'est symbolique de cet Occident belliciste, bellico, qui tient absolument à entrer en conflit avec la Russie. Le charnier de Bouchard, par exemple, c'est le MISIS qui l'a organisé. Il faut voir comment, avec un service de renseignement bien organisé, je sais si le MISIS est bien organisé, on peut faire des attaques sous faux drapeau, on peut faire des coups tordus.

41:12
Marine Le Pen

Vous pensez que c'est ça qui risque d'arriver ? Le fameux incident que vous craignez ?

41:17
Invité

Le MISIS au Kosovo avait fait des faux charniers pour que l'OTAN puisse bombarder les Serbes. Il y a toute une histoire du renseignement qui échappe complètement à tout le monde. Les gens sont naïfs. Alors qu'il suffit d'ouvrir certains livres. J'ai lu les mémoires de Peter Thompson, pilote de la Seconde Guerre mondiale, qui décrivait exactement ce qu'il était. Peter Thompson, le prétendant de Margaret ? Absolument, qui écrivait noir sur blanc que le premier ennemi de l'Angleterre, après la Première Guerre mondiale, était tout simplement la France. D'où le réarmement de l'Allemagne nazie avec la bénédiction du royaume de l'Angleterre.

Le pacte naval de 1935 entre les Anglais et les Allemands dans le dos des Français n'ont pas prévenu. C'était pour contrebalancer les Français. C'est par un qui nous écoute.

42:02
Marine Le Pen

Vous êtes dans la perfide Albion. Je ne sais pas s'il y avait des invariants. Il y a un invariant.

42:08
Invité

L'Angleterre est fauteuse de guerre depuis deux siècles.

42:11
Marine Le Pen

Mais dans ce cas-là, à ce moment-là, on a tout à craindre de l'Allemagne. Et puis, il y a ces invariants-là.

42:18
Invité

Ce sera le mot de la fin, François Martin. Il s'appelle Nathaniel Rothschild. Oui. Il a écrit, juste au début de la guerre d'Ukraine, une lettre au Parlement britannique.

42:29
Marine Le Pen

J'ai pas entendu qui, Nathaniel Rothschild ? C'est un banquier ? C'est un héritier de la...

42:33
Invité

L'héritier de la famille Rothschild. De la branche anglaise. En disant... J'ai la lettre, donc elle est... Je l'ai lue en disant qu'ils avaient deux ennemis, deux ennemis absolus. C'était Xi Jinping et Poutine qui étaient pire qu'Hitler, dit-il. Pire qu'Hitler. Parce que si jamais ils triomphent, donc dans cette guerre nord-sud qui était cette guerre d'Ukraine et qui est aussi la guerre d'Iran, s'ils triomphaient, c'en étaient finis du système libéral dans lesquels eux fixaient les règles. Donc c'était clair comme le jour. Ils conçoivent cette guerre nord-sud comme une guerre existentielle pour le système mondialiste et financier. Et britannique. Et britannique.

Parce que c'est exactement dans la suite de leur politique du 19e siècle. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Nathaniel Rothschild qui le dit.

43:32
Marine Le Pen

Messieurs, merci beaucoup. D'abord, François, je vous rends hommage parce que normalement, il y a une sorte de petite tradition entre vous et moi, c'est vous surtout, qui me dites qu'une de mes questions est mal posée. J'y ai échappé pour le moment. Nous allons nous retrouver dans quelques secondes pour les coups de gueule et les coups de cœur. Très rapidement. Je ne dis pas que je ne l'ai pas pensé.

43:53
Invité

Deux détails pour l'Angleterre. Pour ceux qui ont envie d'en savoir beaucoup plus. Les pilotes allemands s'entraînent avant la seconde guerre mondiale sur un aérodrome russe de Liepest avec des moteurs Rolls-Royce. Et quand Rudolf Hess va en Angleterre, il atterrit dans la propriété du duc de Hamilton qui appartient à la même association qui s'appelle la Thulée. Je vous invite tous à vous renseigner là-dessus.

44:16
Marine Le Pen

Alors Rudolf Hess, c'était un peu l'esprit perdu du... Pas si perdu que ça.

44:20
Invité

C'est le seul homme qui n'a jamais écrit ses mémoires et ce n'est peut-être pas pour rien.

44:23
Marine Le Pen

Ok, merci. Alors on se retrouve dans quelques secondes pour les coups de gueule et les coups de cœur. Donc peut-être que nous verrons si ma question est mal posée. Normalement, j'interviens assez peu dans cette troisième partie de l'émission. Allez, à tout de suite.

44:37
Invité

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44:54
Marine Le Pen

Allez, on se retrouve pour les coups de gueule et les coups de cœur. Et c'est Laurent Arthur Duplessis qui commence par son coup de gueule.

45:00
Invité

Oui, alors là, pour les pyromanes parce qu'il apparaît qu'on a vu qu'un jeune pompier de 18 ans, volontaire chez les sapeurs-pompiers, avait allumé un feu à Fontainebleau. C'est d'une tristesse, je trouve. C'est très étrange en plus. Et d'autre part, ce matin, je crois, les gendarmes ont perquisitionné une camionnette qui avait forcé un cordon mis par la police. Vous savez, ces cordons rouges et blancs.

45:34
Marine Le Pen

La rubalise.

45:35
Invité

Et dans la camionnette, sur la lisière de la forêt, dans la camionnette, il y avait plein de papiers journaux. Donc c'était apparemment pour mettre le feu. Pour continuer. Alors là, d'ailleurs là, est-ce que c'est uniquement le pyroman fou ou est-ce que c'est des agissements d'un service secret quelconque ou etc.

45:57
Marine Le Pen

Il y a eu une trentaine de départs de feu quasi simultanés. Donc ça, ça fait penser à une action concertée.

46:04
Invité

Et voilà. Alors, il est certain que des fous furieux qui allument des incendies, il y en a toujours eu. Il y en a toujours eu, malheureusement. C'est une espèce qui n'est pas en voie de disparition. C'est un cas de figure étrange pour des psychiatres, j'imagine. Mais il y a aussi, alors il faut bien le dire, les imprudents. Il semblerait qu'il y ait quelqu'un qui a l'oré de Fontainebleau et jeté son mégot de cigarette par la portière de sa voiture.

46:34
Marine Le Pen

Alors, merci beaucoup. Juste un petit chiffre que j'ai entendu à ce propos, c'est que malgré le fait qu'on dise à tout le monde, ne jetez plus vos mégots, on continue à retrouver une centaine de mégots par kilomètre et par heure. C'est complètement fou. Les gens continuent à fumer à bord, d'accord, mais n'utilisent pas leur cendrier.

46:55
Invité

Il y a un autre phénomène dont on ne parle pas, je ne sais pas si je peux lui prendre quelques instants, mais qui est énorme, qui est celui du fait qu'avec l'emprise écologiste, on ne nettoie plus les subois, on ne fait plus d'éco-buage, on ne gère plus la forêt parce que la forêt libre et seule avec des loups et des ours dedans, c'est le bonheur.

Et cette forêt-là, quand elle brûle, il y a une biomasse énorme, alors ça permet de dire, regardez, c'est le réchauffement climatique, mais dans la réalité, c'était un paysan pyrénéen qui expliquait que quand on demandait une autorisation pour l'éco-buage, il dit, ça se fait le jour même parce que c'est le jour où il n'y a pas de, comment ça s'appelle, pas de vent, mais on obtient un accord.

47:44
Marine Le Pen

François, vous devez faire bref, ça fait une minute que ça dure. Pardonnez-moi, je vous coupe, je lance l'air de Crémier. Merci, mais enfin, je me suis fait comprendre. Oui, il a l'air de Crémier, votre coup de gueule. Il y a trois à deux fois la parole. Rien du tout, même.

47:56
Invité

Très bien, mon coup de gueule, c'est le discours aux armées du lundi 13 juillet à l'hôtel de Brienne de Macron, qui est un tissu de mensonges et de mensonges éhontés. Il annonce donc qu'il est parti de 37 milliards et qu'il arrive à 67 milliards. À peu près un doublage. Oui, un doublement, pardon. Mais ce n'est qu'en prévision, aujourd'hui, en 2025, le budget réel des armées est à 50 milliards. C'est le chiffre de 27, en fait, je crois. Oui, c'est ça, mais bien sûr. Donc, il trompe son monde et il trompe son monde comme si on était des enfants incapables de faire un minimum de calcul et de nous apercevoir qu'en fait, nos armements n'ont pas été renouvelés. C'est d'une gravité extrême.

On a le canon César, très bien, mais il n'est même pas dit qu'on ait les munitions pour le canon César. Il paraît que l'usine qui les fabrique est presque en état d'arrêt technique par manque de commandes. Donc, il a menti, il ment siennement, il fait croire que la guerre est possible, que la France va être la maîtresse du jeu, alors qu'il n'a en réalité aucun moyen. Et il prend les généraux vraiment pour des valets. Ils sont chargés de répercuter sa parole, mais c'est insensé. Je suis très en fureur contre un chef des armées qui s'est trouvé. Il est facile à trouver, ce discours ? Ah oui. Il a même été capté en l'envoie. Sur le site de l'Elysée ? Très bien. Merci beaucoup.

Jean-Pierre Colombias. Tout à fait, parce qu'effectivement, ce qui est navrant, c'est aussi l'armada de la quai. Mon coup de gueule. Mon coup de gueule va être rapide et net, mais un peu dans la continuité de ce qui vient d'être dit, le QR code. Ce QR code, quand j'ai entendu cette initiative, ça m'a mis hors de moi. Hors de moi. Un filtrage populaire pour assister à ça. Moi, je ne suis pas militariste. Je me suis emmerdé comme ce n'était pas possible pendant mon armée. Mais le problème n'est pas là. C'est effectivement cette privatisation d'un événement national qui m'a ulcéré. Et que les gens sont encore... Moi, ce qui m'épate, c'est qu'il y a encore des couillons.

Je suis désolé de demander un QR code pour y aller. Mais moi, j'aurais boycotté. C'était ça qu'il fallait faire. C'était boycotter. On n'a pas le droit de faire ça. On n'a pas le droit de mettre les gueux de côté. Mais ça fait neuf ans que ça dure. Ce serait bon qu'à un moment donné, le peuple se réveille. Mais pas seulement. Je n'ai pas entendu un seul parti politique s'élever contre cette mesure discriminatoire. C'est une lâcheté politique sans nom. Je les méprise tous universellement. C'est pour ça que quand on demande si je veux faire de la politique, je vous réponds non. Merci beaucoup, François Martin.

50:32
Marine Le Pen

Alors, vous avez une minute courte. Mais en réalité, je préférerais que ce soit une minute, vu le temps que vous avez pris précédemment.

50:37
Invité

Je voulais dire la même chose qu'Hilère. Mais comme il l'a dit, je vais me mettre un peu en regard. Moi, ce qui me remplit de honte profondément, c'est l'attitude des militaires. Parmi lesquels j'ai des vrais amis, qui sont des gens de qualité, qui sont des gens sincères. Que j'ai vus à l'île longue, puisque j'ai lu le discours, mais j'ai regardé la vidéo de bout en bout. Je n'ai pas vu la vidéo de l'hôtel de Dreyen. Personne ne bouge quand il dit qu'on va liquider, par un espèce de tour de passe-passe, on va liquider la dissuasion nucléaire qui est le cœur de notre puissance.

Et le jour où on va dire, parce que je suis persuadé que c'est dans la tête de Macron, il le fera peut-être les dernières, on va donner à l'Europe notre siège au Conseil de Sécurité. C'est-à-dire qu'on va finir de tuer tout ce qui fait la solidité de la France. Puisque quand Al-Chara reçoit Macron, on lui dit, écoutez, c'est quoi la France ? Al-Chara, c'est le président de la Syrie. Oui, il reçoit un des pays membres du Conseil de Sécurité. Donc pour eux, ce n'est pas Macron, c'est la France. Et ils dénaturent ça. Et en face, ces hommes qui ont donné leur vie pour leur pays, ne bougent pas. Il reste au soleil pendant que lui est sous une ombrelle.

51:53
Marine Le Pen

Je suis sidéré. Merci, très beau coup de gueule. Allez, on va finir avec des coups de cœur. Laurent Arthur Duplessis, votre coup de cœur.

51:59
Invité

Alors, c'est le symétrique de tout à l'heure. C'est les pompiers que j'encense, et je crois qu'on ne leur rend pas ses hommages. Les trois quarts sont réservistes. Volontaires non payés, c'est impressionnant. Oui, ils sont sous-effectifs. Leurs équipements sont largement insuffisants. On a très peu de Canadair et ils sont hors d'âge. Il y a un problème de tuyaux de fabrication des Canadair.

52:33
Marine Le Pen

Donc, on peut en commander, mais ils ne seront pas livrés avant longtemps.

52:36
Invité

Il y a longtemps que l'État aurait dû promouvoir la construction d'hydravions adaptés en France. Quand même, on sait faire le rafale. Là-dessus, Mélenchon n'a pas tort. Là-dessus, je reconnais, alors que je n'aime pas Mélenchon. Mais on fait le rafale, on peut faire des hydravions. On a la technologie pour ça. Franchement, on est à la remontée. Il y a un peu de précurseur.

53:01
Marine Le Pen

Merci pour ce coup de cœur en faveur des pompiers. Peut-être avez-vous vu, comme d'autres, le Canadair atterrir sur la Seine. C'est assez impressionnant. Et il faut rendre au moins aux pilotes. Parce que je veux dire,

53:15
Invité

ils prennent des risques. Ils prennent des risques.

53:18
Marine Le Pen

D'ailleurs, il n'atterrit pas.

53:20
Invité

Ce n'est pas entre le pont d'oeuf et le pont Alexandre. Non, non, non. Il prend l'eau. Il n'atterrit pas. Il vient juste écoper. Et c'est des exercices très, très périlleux. Ils sont très extraordinairement périlleux. Et ensuite, ils arrivent en rasement sur les incendies. Il y a des tourbillons de chaleur et donc d'aérologie, etc. C'est des gars qui risquent de crash. C'est extraordinairement périlleux parce que l'assise et le poids se modifient en quelques secondes. D'ailleurs, quand tu vis ton eau. C'est très difficile. Pour ceux qui ont été pilotes, comme c'est mon cas, piloter un avion dont le poids est augmenté deux fois en l'espace de 4 ou 5 secondes, c'est...

Et ils sont surmenés, ces gars-là. Parce qu'il faut voir le rythme qu'ils ont. Allant de sud au nord, du nord au sud, etc. Ils sont sur la brèche tout l'été. C'est des gars...

54:13
Marine Le Pen

Surtout sur une période de plus en plus étendue puisque ça a commencé beaucoup plus tôt que d'habitude. Merci beaucoup pour ce très beau coup de cœur, Laurent. Hilaire de Crémier, votre coup de cœur.

54:22
Invité

Ça va un peu dans le même sens. C'est plutôt sur une personne qui a été remise à l'honneur à l'occasion du 10e anniversaire de l'attentat du 14 juillet à Nice. Donc, Franck Therrier, le motard, le chauffeur de scooter qui a couru après le camion, qui a mis son scooter sous les roues du camion pour le forcer à s'arrêter, puis qui est monté, qui a essayé d'agripper la cabine et qui s'est battu avec le chauffeur alors que la police avait encore beaucoup de mal à intervenir et n'intervenait peu. Donc, je trouve que... Il est reconnu, cet homme-là ? Alors, il a reçu quand même une petite légion d'honneur.

Évidemment, il n'est pas grand officier, parce que pour être grand officier, il faut être copain de Macron. Mais en l'occurrence, il a été remis à l'honneur et je trouve ça bien. Tant qu'on aura, comme vous le dites tout à l'heure, des pompiers volontaires comme on a, tant qu'on aura des Franck Therrier, puisque c'est ainsi qu'il s'appelle, tant qu'on aura des Henri d'Anselme, qui en passant est un petit neveu pour moi, tant qu'on aura des belles trames, la France n'est pas perdue, parce que quand on s'écoute nous-mêmes, on est par moments désespérés. Mais il y a encore en France des Français, et des Français qui sont Français. Et ça, ça fait plaisir. Merci beaucoup.

55:45
Marine Le Pen

Je vais 100% dans votre direction. Jean-Pierre Colombiez, votre coup de cœur.

55:50
Invité

Eh bien, comme quoi, mes propos n'auront pas cessé de compléter les vôtres. Il est également au sujet d'une légion d'honneur. Mais une légion d'honneur qui a été... La nouvelle promotion, là ? Ah, zut ! Absolument pas. Rachida Brakny, réalisatrice comédienne, qui l'accompagne, l'épouse d'Éric Cantona, qui a refusé la légion d'honneur en disant que son échelle de valeur ne s'abaissait pas jusque-là. Considérant que, justement, la démagogie... Enfin, je veux dire, je ne sais même pas comment on pourrait appeler ça. D'ailleurs, le dévoiement des dernières décorations était tel qu'elle n'y voyait certainement pas une image honorifique.

Et je considère que ce refus l'honore mille fois plus que si elle l'avait accepté. C'était le Breton, je crois, Auguste Breton, qui disait « Quelle belle légion nous aurions si elle n'était composée que de ceux qui l'ont refusée. » Vous savez que quand on voit que... C'est Marcel Aimé. Mais pas que... Marcel Aimé, vous pouvez vous la foutre dans le... Oui, oui, mais il y en a... Bernanos l'a refusé, avec beaucoup de dédain.

56:49
Marine Le Pen

Très jolie, cette histoire d'une légion imaginaire composée uniquement de ceux qui l'ont refusé.

56:55
Invité

Quand on voit ce dévoiement, quand on voit que Chiappa l'a eu... Je n'oserais même pas la citer. Il y a l'avant. Voilà. Toute la liste, toute la liste, c'est insupportable. La liste est insupportable. C'est insupportable. Et ils ne valent vraiment pas le fait qu'on les nomme.

57:09
Marine Le Pen

Oui, vous oubliez ceux qui sont décorés à juste titre. Alors, il y en a quelques-uns. Voilà. Heureusement, quelques pompiers, quelques gendarmes. Mais ce n'est pas normal.

57:16
Invité

Ce n'est pas normal que, justement, il y ait un tel dévoiement. Que délaquer... C'est devenu pour tout le monde. C'est devenu n'importe quoi. Voilà. C'est devenu n'importe quoi. Et je considère que le refus, ce refus-là l'honore. Voilà.

57:27
Marine Le Pen

Allez, François Martin. Je vais vous étonner. Dernière opportunité pour dire que... Cours ! Oui, coup de cœur.

57:33
Invité

Je vais vous étonner. Pour moi, moi, je donne aujourd'hui mon coup de cœur au gouvernement iranien. En tant que géopoliticien, je vois la façon dont ils se débrouillent, dont ils ont manipulé ce pays de 91 millions d'habitants avec des montagnes, pour manipuler Trump, pour manipuler tout l'Occident, pour faire une fête de 12 jours pour l'enterrement, dont personne n'a parlé. Il y a eu des dizaines de millions de personnes qui sont venues. Il y a eu 100 délégations de pays. 100, on est combien de pays sur la Terre ? 145 pays ? 100 pays. Donc le monde entier, pratiquement, y est allé.

Et c'est une des raisons pour lesquelles Trump a bombardé, parce qu'il lui bouffait la vedette et il fallait essayer de casser ce truc-là. Mais la façon dont ces types arrivent à résister, à retourner la situation, et que je négocie, et que je ferme le D3, et que je fais remonter le pétrole, là, il doit être aux environs de 90, il va monter à 100, et Trump va revenir comme un toutou en disant, oui, j'avais dit que c'était des pourritures, mais finalement, je veux bien discuter. Et ils le discrédite progressivement. Je trouve qu'il y a une forme de génie dans la façon dont ces types jouent à la fois aux échecs et aux go.

Aux échecs pour prendre des positions dominantes, et aux go pour étouffer leur adversaire avec un jeu dans le temps. Je suis... Je me régale quand je les vois. Voilà.

59:08
Marine Le Pen

Merci beaucoup. Merci beaucoup. J'avais synthétisé ça une fois, au début du conflit. J'avais dit que les Américains jouaient au bullying, et les Iraniens aux échecs, et je crois qu'on en envoie une illustration.

59:19
Invité

Enfin, leurs opposants jouaient avec la vie. Ah bien entendu. L'admiration doit être quand même à géométrie variable. Non, non, mais il y a énormément de... Je parle en tant que géométrie. Je comprends le propos. Bien sûr. Moi, je pense que... On parle de dizaines de milliers de morts.

59:33
Marine Le Pen

Non, mais on est d'accord. D'exécution et tout ça. J'ai pas oublié Salman Ruggi, quand même. Bien sûr, bien sûr. Merci beaucoup, messieurs. On va faire une émission à la fin du mois. Donc, ce sera l'occasion de souhaiter un bel été un petit peu plus tard. Je l'anticipe un petit peu, parce que je sais que beaucoup vont être sur les routes de départ. À très vite, donc. Je l'anticipe un petit peu plus tard.