Les 5 actus de la semaine n°15
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 85 %Défensif 15 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:46Invité politiqueFait
« BHL est en conflit d'intérêts manifeste. Effectivement, il fait partie des dirigeants d'Arte alors qu'Arte produit un film sur une pièce de théâtre qu'il joue et dont il est l'auteur. »
- 8:18Invité politiqueFait
« Ce projet de loi est très dangereux, car il porte atteinte à la séparation des pouvoirs. »
- 8:56Invité politiqueFait
« En créant de toutes pièces un régionalisme martiniquais, c'est la politique de démantèlement du territoire national que l'on est en train de promouvoir. »
- 9:34Invité politiqueFait
« Mais quelles que puissent être les déclarations du chef de l'État, l'appartenance de la France à l'UE pousse aux contraintes budgétaires, donc aux fermetures de classes voire même d'écoles. »
- 10:50Invité politiqueChiffre
« le parti du Brexit, the Brexit Party, de Nigel Farage, s'envole dans les sondages avec 34% des intentions de vote aux européennes, soit plus que le parti conservateur et le parti travailliste réunis. »
- 12:12Invité politiqueFait
« je cite : « Nous avons besoin du travail d'Asselineau pour comprendre qu'il faut sortir de l'UE ». »
- 14:25Invité politiqueChiffre
« Ainsi, LREM a droit à 56 minutes de diffusion alors que l'UPR, elle, ne bénéficiera que de 3 minutes 33 secondes. »
- 16:14Invité politiqueChiffre
« La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 et en 2020. L'exécutif européen table désormais sur une hausse du PIB de 1,2% en 2019 pour l'ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique. »
- 16:51Invité politiqueFait
« Macron déclare à présent assumer la livraison d'armes à l'Arabie saoudite malgré la guerre au Yémen. »
- 17:33Invité politiqueFait
« la France avait rompu illégalement le contrat de vente du navire Mistral à la Russie en pleine crise ukrainienne, alors qu'il n'y avait aucune preuve de l'implication de la Russie »
- 18:17Invité politiqueFait
« Les huit pays membres du Conseil de l'Arctique, réunis mardi 7 mai en Finlande, ont échoué à rédiger leur traditionnelle déclaration finale à cause du refus des États-Unis, seul contre tous, d'y mentionner le changement climatique. »
- 18:59Invité politiqueChiffre
« les importations cumulées de gaz liquifié américain dans l'UE ont bondi de 272% pour un volume de 10,4 milliards de mètres cubes achetés depuis 2016. »
- 19:41Invité politiqueFait
« Washington s'abrite derrière une décision de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s'était prononcée pour l'arrêt de ces aides. »
- 20:20Invité politiqueChiffre
« le gouvernement français vient – lui – d'accorder une subvention d'environ 100 millions d'euros à Boeing. »
- 21:04Invité politiqueFait
« Un dispositif qui permettrait par exemple à une multinationale d'attaquer en justice un État si elle estime qu'une politique publique mise en œuvre nuit à sa réalisation de bénéfices. »
Temps de parole
- François Asselineau100 %
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Bienvenue à toutes et à tous pour le journal de la semaine d'UPR TV. Passons tout de suite la presse en revue. Libération des otages français au Burkina Faso. Le ministre des Armées Florence Parly et le chef d'état-major des armées le général François Lecointre ont précisé le déroulé de l'opération menée dans la nuit de jeudi 9 à vendredi 10 dans le nord du Burkina Faso afin de libérer les 4 otages dont 2 Français. 2 militaires français ont été tués au cours de cette intervention complexe. Le maître Cédric de Pierrepont et le maître Alain Bertoncello ont été tués au combat. Nous adressons nos sincères condoléances à leurs familles. Une précision est néanmoins à apporter.
Contrairement à ce qu'ont annoncé les ministres Jean-Yves Le Drian et Florence Parly, la zone du parc de la Pendjari dans laquelle ont été kidnappés les deux touristes n'était pas classée en zone rouge depuis longtemps mais a été classée comme formellement déconseillée 9 jours après leur enlèvement, le jour de leur libération. Il faut saluer le professionnalisme et le courage de nos militaires engagés pour la protection des Français. Cette prise d'otage, qui s'est déroulée au Bénin, témoigne de l'inquiétante descente vers le sud de la menace terroriste au Sahel. C'est une réalité dont nos compatriotes doivent prendre la mesure afin d'éviter toute prise de risque pouvant exposer nos soldats.
La casse du patrimoine public se poursuit. Dans les Hauts-de-France, la région a annoncé son intention d'anticiper l'ouverture à la concurrence de ses lignes TER avant l'échéance fixée à l'horizon de 2023 par Bruxelles. Pour les appels d'offres, la région veut des informations sur le fonctionnement de la SNCF et accuse l'opérateur historique de faire de la rétention d'informations. Au nom du sacro-saint principe de la concurrence érigé en but suprême de la construction européenne, les services publics français sont considérés comme des monopoles injustes et non comme des biens communs. C'est le sens de l'article 106 du TFUE qui impose la mise en concurrence des services publics.
La SNCF va donc devoir livrer tous ses secrets industriels pour permettre une ouverture à la concurrence au bénéfice des entreprises étrangères. Pour protéger nos services publics et lutter contre les privatisations, il faudrait sortir de l'UE. Privatisation imposée toujours. Un rassemblement a été organisé ce mercredi sur le pont de Savines-le-Lac contre la privatisation du barrage hydroélectrique de Serre-Ponçon. Rappelons qu'au nom du dogme européen de la concurrence, les barrages français, qui sont très bénéficiaires pour EDF, doivent être privatisés. Il est encourageant de voir que la population se mobilise contre ce désastre.
Mais nos concitoyens et manifestants – qu'ils soient manifestants ou non, d'ailleurs – doivent comprendre que la seule manière de l'éviter est de sortir de l'UE. Casse du patrimoine toujours. L'Assemblée adopte le projet de loi pour la restauration de Notre-Dame de Paris. L'Assemblée nationale a adopté tard dans la nuit du vendredi 10 au samedi 11 mai en première lecture le projet de loi encadrant la restauration de Notre-Dame, par 32 voix pour, 5 contre et 10 abstentions.
On se demande où sont passés les députés d'opposition censés représenter les Français, alors que les délais réduits et les dérogations envisagées aux règles de conservation du patrimoine que porte ce texte sont unanimement condamnés par les professionnels du patrimoine. Dans plusieurs tribunes publiées, plus d'un millier d'experts du patrimoine ont en effet invité le président de la République à éviter toute précipitation dans la restauration de Notre-Dame de Paris et à ne pas s'affranchir des règles de protection du patrimoine. Malheureusement, vu les dérogations prévues, il est clair que le gouvernement veut avoir la main libre pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris.
Il est à craindre que le locataire de l'Élysée ne veuille laisser une trace architecturale, ce qui est inadmissible dans le cadre de la restauration d'un monument historique. Fret ferroviaire, à présent. Sous le coup des différents paquets européens de libéralisation du rail, l'État et la SNCF ont massivement investi sur les grands tronçons, en particulier TGV, en délaissant les petites lignes. Résultat de cette politique de sous-investissement : le dernier train des primeurs de Rungis risque de disparaître. En effet, les 82 wagons réfrigérés sont vétustes, usés par 40 ans de fret. Et en louer des neufs coûterait beaucoup trop cher aux clients de la SNCF.
Ce train devrait finalement être remplacé par plus de 25 000 camions. Face au tollé qu'a soulevé la nouvelle dans l'opinion publique, la ministre des Transports Élisabeth Borne a indiqué vendredi vouloir réunir les acteurs concernés la semaine prochaine afin de trouver une solution. Le PDG de la Semmaris, qui gère le marché d'intérêt national de Rungis, a proposé de faire le premier pas pour sauver la ligne et annonce investir 300 000 € à destination des transporteurs. Toutefois, la somme ne permettrait de louer les trains de la SNCF que de façon temporaire : 1 à 2 ans au plus.
Sur le long terme, la politique de transport européenne a donc pour conséquence une augmentation des émissions de CO2. Alors UE ou écologie, il va falloir choisir. D'ailleurs, Macron repart les mains vides du sommet européen qui s'est tenu jeudi à Sibiu en Roumanie. Les leaders de l'UE devaient discuter de la stratégie de l'UE sur la politique climatique. Sans grande surprise, le sommet européen n'a débouché sur rien. La proposition de texte pour une politique européenne ambitieuse sur le climat n'a remporté l'adhésion que de 9 pays sur les 27 États membres présents, le Royaume-Uni étant absent, le Brexit étant prévu pour octobre.
Une fois encore, le fonctionnement autobloquant de l'UE empêche toute avancée significative en matière d'environnement. D'ailleurs, la présidente de la CDU Mme Kramp-Karrenbauer ne veut pas d'une taxe carbone, qu'elle juge peu porteuse politiquement. Social, à présent. Déficit. Les comptes sociaux risquent une rechute. La Sécurité sociale aurait dû retrouver l'équilibre en 2019. Mais elle pourrait finalement afficher un déficit en hausse à 3,6 milliards d'euros. À l'automne dernier, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale prévoyait un petit excédent de 600 millions : une victoire après 18 ans dans le rouge. Mais ce solde a été raboté par les députés.
Et diverses mesures ont plombé les comptes. Les GOPÉ, grandes orientations de politiques économiques européennes, ont demandé à continuer l'austérité, en particulier concernant la Sécurité sociale, que l'UE souhaite supprimer à moyen terme pour ouvrir le marché de la santé aux mutuelles privées. Pour dénoncer la casse des services publics entreprise dans tous les secteurs, une grève de la fonction publique s'est tenue le 9 mai à Belfort. Les syndicats ont appelé à une grande mobilisation contre la réforme du gouvernement dite de transformation de la fonction publique. Ils dénoncent notamment la casse du statut de fonctionnaire, remplacé par le recours massif à la contractualisation.
Cette belle unité des grands syndicats pourrait faire croire qu'une autre politique sociale est possible. Hélas, tant que nous restons dans l'UE, qui finance d'ailleurs ces organisations par l'intermédiaire de la confédération européenne des syndicats, aucune défense véritable des droits des travailleurs ne sera envisageable. En effet, casse des services publics et ubérisation de la société sont exigées par les traités et mises en œuvre par les GOPÉ.
Le spectacle « Looking for Europe » de BHL, dont la plupart des dates sont par ailleurs annulées faute de réservations de spectateurs, va faire l'objet d'un documentaire financé par les grandes chaînes, certaines elles-mêmes subventionnées par l'État, comme Arte, dont BHL est l'un des présidents. BHL est en conflit d'intérêts manifeste. Effectivement, il fait partie des dirigeants d'Arte alors qu'Arte produit un film sur une pièce de théâtre qu'il joue et dont il est l'auteur. Cette information pose question sur les priorités de financement du service public. Une loi contre la haine anti-Macron.
Il y a 6 semaines, la députée de LREM Laetitia Avia déposait une proposition de loi contre la haine sur Internet. Sa mesure est d'exiger des grandes plateformes qu'elles suppriment en 24 heures les propos de nature haineuse et manifestement illicite que leur signaleront le public ou la police, sous peine d'une amende de 4% de leur chiffre d'affaires. Ce projet de loi est très dangereux, car il porte atteinte à la séparation des pouvoirs. En privant la justice de sa fonction traditionnelle, ce seront désormais les grandes multinationales d'Internet qui décideront de ce qui peut être dit sur Internet et qui vont ainsi s'ériger en polices de la pensée.
Après les différentes lois sur les fake news, les interdictions de manifester, l'obligation de réserve imposée aux enseignants, LREM poursuit son œuvre de réduction des libertés individuelles et libertés d'expression dans le but de contrôler, criminaliser et museler tout propos d'opposition. Martinique. Une cérémonie de dévoilement de l'hymne et du drapeau de la Martinique à l'international s'est déroulée ce vendredi à l'institut martiniquais du sport, au Lamentin. Alors qu'historiquement, ces symboles n'ont jamais existé, en créant de toutes pièces un régionalisme martiniquais, c'est la politique de démantèlement du territoire national que l'on est en train de promouvoir.
Nous vous conseillons de voir à ce sujet la très instructive conférence sur les eurorégions disponible sur notre chaîne. Éducation nationale. En Isère, 15 moutons ont été symboliquement inscrits à l'école primaire de Crêts-en-Belledonne pour protester contre la fermeture d'une classe de l'école élémentaire Jules Ferry. Il est dénoncé le fait que malgré que les enfants soient en difficulté, l'Éducation nationale ne se préoccupe pas des réalités de terrain. Juste des chiffres. Un gâchis pour la commune, qui a beaucoup investi dans cette école ces dernières années. Avec cette fermeture, le taux moyen de 24 élèves par classe dans cette école grimpera à 26.
Une aberration pour les parents, après les déclarations d'Emmanuel Macron, qui avait promis de limiter à 24 le nombre d'enfants par classe en CP et en CE1, lors de sa conférence de presse post-grand débat. Mais quelles que puissent être les déclarations du chef de l'État, l'appartenance de la France à l'UE pousse aux contraintes budgétaires, donc aux fermetures de classes voire même d'écoles. Nous vous conseillons à ce sujet le dossier rédigé par Anne Limoge, responsable nationale de l'UPR pour les questions d'éducation et candidate aux élections européennes. Élections européennes. Super transition, Alexandra. Royaume-Uni.
Alors que les élites européistes refusent toujours de respecter le vote du peuple britannique, le parti du Brexit s'envole dans les sondages. Le report du Brexit conduit à la participation du Royaume-Uni aux élections européennes. Dans le cadre de celles-ci, le parti du Brexit, the Brexit Party, de Nigel Farage, s'envole dans les sondages avec 34% des intentions de vote aux européennes, soit plus que le parti conservateur et le parti travailliste réunis.
Alors que les médias français ont fait courir le bruit que les Britanniques regrettaient leur vote du Brexit, ce sondage montre le contraire, puisque le nouveau parti formé uniquement dans le but d'exécuter un Brexit réel, c'est-à-dire sans accord, est en tête des intentions de vote. Européennes toujours. Bousculé par Emmanuel Macron, le gouvernement a débarqué en force dans la campagne des européennes pour donner un second souffle à la liste de la majorité présidentielle et à son n°1 Nathalie Loiseau, qui patine dans les sondages. Comme cela ne semble pas suffire, Emmanuel Macron s'affiche lui aussi sur la profession de foi de la liste de son parti.
À la différence de ses prédécesseurs, le chef de l'État a décidé d'apparaître sur la profession de foi de la liste LREM pour les élections européennes. Une manière de montrer son engagement dans la campagne. En reprenant sa casquette de chef de parti, Emmanuel Macron trahit une fois de plus la fonction présidentielle, qui est de représenter tous les Français au-dessus de tous les partis. LREM est tellement à court d'arguments pour défendre sa liste aux européennes que Nathalie Loiseau en est réduite à lancer un petit jeu vidéo caricatural dont elle est l'héroïne pour sauver l'UE. LREM infantilise une fois encore les électeurs français.
Étienne Chouard, en visite sur l'île de la Réunion, rappelait l'importance de voter UPR aux européennes lors de son interview sur « linfo.re », « re » pour Réunion, rappelant l'absolue nécessité de sortir de l'UE, disant, je cite : « Nous avons besoin du travail d'Asselineau pour comprendre qu'il faut sortir de l'UE ». L'UPR vient d'ailleurs de lancer son clip de campagne pour les élections européennes. Découvrez le spot officiel de la liste « Ensemble pour le Frexit » de François Asselineau et de l'UPR sur notre chaîne et sur les réseaux sociaux. Alors n'hésitez surtout pas à la partager, car l'égalité du temps de parole est loin d'être une réalité dans cette campagne.
En effet, en application de la loi votée en 2018 par LREM, le temps d'antenne pour la diffusion de ces clips est parfaitement inéquitable. Ainsi, LREM a droit à 56 minutes de diffusion alors que l'UPR, elle, ne bénéficiera que de 3 minutes 33 secondes. Une fois encore, on assiste à une distorsion du traitement médiatique des différentes listes susceptible de biaiser le scrutin. Enfin, le candidat aux élections européennes et figure autoproclamée du mouvement des Gilets jaunes Francis Lalanne semble de moins en moins populaire et de plus en plus contesté.
Samedi, lors de l'acte XXVI des Gilets jaunes, qui a rassemblé près de 60 000 manifestants malgré la pluie, le chanteur a eu maille à partir avec des gilets jaunes défilant à Nice. Jugé indésirable par les manifestants, Francis Lalanne a fini par être exfiltré du cortège. Jérôme Rodriguez a quant à lui déclaré depuis Lyon qu'il ne supportait pas la récupération de Francis Lalanne vis-à-vis du mouvement des Gilets jaunes. Christine Lagarde et le gouverneur de la Banque d'Angleterre annonçaient avant le scrutin qu'un succès du Brexit serait un désastre. En réalité, les affaires continuent sereinement.
Pour preuve, Volvo mise sur la Grande-Bretagne pour monter en gamme en investissant dans le pays. Volvo va y implanter un centre de recherche et de développement capital pour son avenir industriel. A contrario, la Commission européenne prévoit une croissance en berne. La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 et en 2020. L'exécutif européen table désormais sur une hausse du PIB de 1,2% en 2019 pour l'ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique. La croissance en France devrait en pâtir également et passer de 1,5% en 2018 à 1,3% maximum en 2019.
En définitive, l'UE reste la lanterne rouge de la croissance mondiale et la zone euro encore plus. Ce qui n'est pas le cas pour les pays d'Europe hors de l'Union, et notamment en Suisse, où le taux de chômage est beaucoup plus bas que dans toute la zone euro, et qui a encore baissé en avril. Contrairement aux demandes de la Commission européenne, la population suisse a tout intérêt à rester maître de ses choix économiques plutôt que de se laisser imposer une ouverture de marché suisse aux travailleurs de l'UE.
Après les révélations de journalistes sur les ventes d'armes françaises à l'Arabie saoudite et leur utilisation dans la guerre au Yémen qui a valu aux lanceurs d'alerte d'être inquiétés par la DGSI, Macron déclare à présent assumer la livraison d'armes à l'Arabie saoudite malgré la guerre au Yémen. Le chef de l'État prétend avoir la garantie que les armes françaises ne seraient pas utilisées contre des civils, ce qui est difficile à croire. Il s'agit là d'une diplomatie à géométrie variable.
En effet, la France avait rompu illégalement le contrat de vente du navire Mistral à la Russie en pleine crise ukrainienne, alors qu'il n'y avait aucune preuve de l'implication de la Russie, tandis qu'elle continue aujourd'hui de livrer des armes aux Saoudiens en dépit de l'évidence des crimes de guerre commis par l'armée saoudienne. L'Irak est près de signer un contrat de 53 milliards de dollars sur une durée de 30 ans avec Exxon et PetroChina. Dans les années 1960-1970, l'Irak était le terrain privilégié de la Compagnie française des pétroles rebaptisée depuis Total.
Aujourd'hui, la France est détrônée dans cette région, où son suivisme vis-à-vis de Washington dans le cadre de l'OTAN et l'absence de vision à long terme l'a décrédibilisée. Climat. Les États-Unis accusés d'avoir torpillé une déclaration du Conseil de l'Arctique. Les huit pays membres du Conseil de l'Arctique, réunis mardi 7 mai en Finlande, ont échoué à rédiger leur traditionnelle déclaration finale à cause du refus des États-Unis, seul contre tous, d'y mentionner le changement climatique. Après l'échec l'été dernier du traditionnel communiqué final du G7, c'est un nouveau signe de la fragilisation du multilatéralisme sous les coups de boutoir de Trump.
Un petit point sur l'énergie, à présent. Depuis la rencontre entre le président des États-Unis Donald Trump et celui de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en juillet 2018 à Washington, les importations cumulées de gaz liquifié américain dans l'UE ont bondi de 272% pour un volume de 10,4 milliards de mètres cubes achetés depuis 2016. Ce qui fait polémique ici, puisque le gaz américain est beaucoup plus cher que celui de son homologue russe. Ce choix n'est donc pas économique mais résulte des pressions qui ont été exercées sur les Européens et en particulier sur l'Allemagne pour favoriser les intérêts américains au nom de l'indépendance énergétique de l'Europe. Industrie.
Washington menace de représailles Airbus. Les États-Unis disent réfléchir à des sanctions commerciales envers l'avionneur européen si les aides des gouvernements européens à Airbus ne cessent pas. Les autorités américaines considèrent ces aides comme indues et affirment qu'elles faussent la concurrence et pénalisent les États-Unis à hauteur d'une dizaine de milliards d'euros d'échanges commerciaux chaque année. Le représentant au commerce américain a estimé que ces subventions auraient fait perdre au constructeur américain Boeing plus de 300 appareils et des parts de marché.
Washington s'abrite derrière une décision de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui s'était prononcée pour l'arrêt de ces aides. Les États-Unis se disent donc prêts à des sanctions dès l'été prochain. Encore une fois, l'industrie états-unienne tente d'utiliser le droit extraterritorial américain à des fins de prédation économique et pour favoriser les entreprises américaines. Pourtant, dans le même temps, le gouvernement français vient – lui – d'accorder une subvention d'environ 100 millions d'euros à Boeing.
En effet, Bercy vient d'octroyer sous forme de défiscalisation une quasi-subvention de 100 millions d'euros à la compagnie polynésienne Air Tahiti pour l'achat de deux Boeing 787. Curieusement, les autorités américaines n'ont pas considéré cette subvention publique comme une distorsion de concurrence. Et il semble que le gouvernement français œuvre lui aussi pour favoriser les intérêts américains au détriment d'Airbus. CETA, à présent. La Cour européenne de justice vient de donner son accord pour la mise en place du système de tribunaux d'arbitrage privés prévus dans le cadre du CETA.
Rappelons que cet accord de libre-échange passé entre le Canada et l'UE sans consultation des populations ni même des représentations nationales des différents pays membres est déjà entré en application sans pourtant avoir été ratifié par les différents États. Un des points les plus controversés du CETA est la constitution de tribunaux d'arbitrage privés censés trancher d'éventuels litiges commerciaux pouvant naître entre les entreprises et les États. Un dispositif qui permettrait par exemple à une multinationale d'attaquer en justice un État si elle estime qu'une politique publique mise en œuvre nuit à sa réalisation de bénéfices.
Dans des instances similaires, des précédents ont eu lieu, dans lesquels par exemple des cigarettiers demandaient des réparations financières à des États après la mise en place de mesures de santé publique. Eh oui ! Des tribunaux de ce type n'existaient pas jusqu'ici en Europe. Et c'est précisément leur création dans le cadre du CETA que la Cour européenne de justice vient d'autoriser. Loin de protéger les populations d'Europe, l'UE supprime toute protection et permet au contraire à quelques multinationales de faire la loi en instaurant des institutions dans lesquelles les intérêts des grands groupes priment sur ceux des États. Passons maintenant à la bonne nouvelle de la semaine.
— Et tu me redonnes le sourire, Alexandra. Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert à la proposition de référendum d'initiative partagée portée par des parlementaires opposés à la privatisation d'Aéroports de Paris, ouvrant ainsi la voie à la poursuite d'un long processus inédit pouvant conduire à la consultation de la population. Comme le souligne François Asselineau dans son entretien France Info, ce projet de référendum est une bonne nouvelle qui pourrait bien donner des idées aux Français. Mais pourquoi ne pas en organiser également pour ce qui concerne la privatisation de la FDJ, d'Engie, d'EDF, de la SNCF ?
Bien évidemment, nous invitons tous les Français à soutenir cette initiative, afin que ce référendum puisse avoir lieu. Car c'est à l'ensemble des Français de se prononcer sur la cession ou non d'un bien public stratégique. Enfin, toute l'équipe d'UPR TV se joint à moi pour remercier et féliciter tous nos militants et sympathisants qui sont en pleine campagne d'affichage officiel pour les élections européennes. Bon courage à tous ! Et nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau journal de la semaine sur UPR TV.
François Asselineau