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Discours / meetingAnaïs Belouassa-Cherifi· 24 juin 2025 17 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleLogementÉconomie & entreprisesTravail & emploi

C'est grâce à l'unité du peuple que nous vaincrons ! - Meeting de Chambéry

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Anaïs Belouassa-CherifiFait
    « 8 années de macronisme ont laissé un pays fracturé. La pauvreté gagne du terrain, le chômage s'installe. »
  • 4:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 10 % des plus riches qui détiennent plus de la moitié des richesses nationales. »
  • 5:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « L'évasion fiscale, en gros, c'est 80 milliards d'euros qui est donné comme ça aux grandes entreprises et aux particuliers donc qui sont des milliardaires. »
  • 6:00Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « Il faudrait environ 7 milliards d'euros par an pour augmenter le budget de 5 % des hôpitaux publics. »
  • 6:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 14 milliards d'euros par an, ça pourrait permettre d'augmenter le RSA, ça pourrait permettre de l'étendre aux 18-25 ans. »
  • 7:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 350000 personnes qui sont sans abri. »
  • 8:30Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 2043 enfants qui dorment à la rue, faute de place dans des centres d'hébergement d'urgence. »
  • 12:00Anaïs Belouassa-CherifiChiffre
    « 24000 ménages qui ont été expulsés par le concours de la force publique et sans relogement. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Donc la députée qui va intervenir maintenant euh est une jeune députée puisqu'elle a été élue l'année dernière en déboulonant un macroniste alors sur la première circo de Lyon. Elle se présente elle-même comme une députée de combat et elle met un point d'honneur à mériter ce titre avec toutes les luttes qu'elle mène et dont elle va vous parler sûrement maintenant. Euh je précise juste que avant d'être élu euh Anaïs a été la secrétaire générale de la campagne présidentielle de 2022 ce qui n'est pas une petite affaire.

Elle a aussi été dans l'équipe de campagne des européennes. Donc euh en matière de combat électoral, elle connaît. Anaïs.

Merci. Merci. Bonjour à toutes plutôt bonsoir à toutes et tous et un un vrai plaisir d'être parmi vous ce soir à Chambéri.

Alors, je vais essayer de faire avec la petite table et les petites notes que j'ai parce que moi, j'ai pas encore l'expérience pour faire des des discours comme ça. Donc, je vais quand même un peu regarder mes feuilles. Mais en tout cas, ça n'enlève pas tout le plaisir que j'ai d'être avec vous ce soir.

C'est un de mes premiers meetings réunion publique. Déjà, merci aux camarades qui ont organisé cette réunion publique, qui ont fait en sorte de tracter, de coller, d'informer pour que vous soyez aussi nombreux dans cette salle. Bien évidemment, merci aux organisateurs, aux services d'ordre, au service d'accueil pour la mise en place de la de la salle.

Sans vous, ces événements, ils sont pas possibles. Donc merci du fond du cœur. Je voulais avoir une pensée particulière à Jean-François qui nous a donc invité avec Manu et vous dire au combien vous avez de la chance d'avoir un député de combat, un député déterminé comme Jean-François et un déterm et surtout un député très drôle et ça on en a besoin à l'Assemblée nationale parce que je vous prie de croire qu'on rit pas beaucoup avec les macronistes et l'extrême droite.

Vous le savez, on a besoin donc de toutes les énergies, de toute la détermination pour mettre fin au macronisme et pour faire en sorte que l'extrême droite ne gouverne pas notre pays. Ça fait 10 mois que je suis élu à l'Assemblée nationale, mes collègues l'ont rappelé et j'ai vu toutes les manœuvres utilisées pour nous faire terre, pour nous mettre la pression. Mais comme vous dans cette salle, nous avons la tête dure et nous sommes déterminés à dire stop à toutes les intimidations, à toutes les diffamations, parce que c'est nous le peuple, c'est nous l'unité du peuple et c'est nous qui vaincrons à la fin. [Applaudissements] Nous, on sait pourquoi on est là et on sait pour qui on est là.

Je viens de le dire, pour l'unité du peuple. Par contre, des personnes qui savent pas pourquoi ils sont là, c'est clairement les macronistes. Déjà, bah on les voit pas beaucoup à l'Assemblée nationale et quand ils sont là, on les voit errés, ne sachant pas où ils vont, ne sachant pas ce qu'ils défendent.

Mais pourtant ces gens sont quand même assez hallucinants parce qu'ils sont toujours comment dire sans être trop méchante, ils sont toujours remplis d'énormément de certitudes, d'arrogances, de dogmes. Et je peux vous dire la dernière fois en commission, je disais et je vais lire exactement les phrases que j'ai dites comme ça vous allez me dire si je dépasse les bornes. 8 années de macronisme ont laissé un pays fracturé.

La pauvreté gagne du terrain, le chômage s'installe. L'ubérisation transforme des millions de travailleuses et de travailleurs en força moderne sans droit ni protection. Je crois qu'en réalité, oui, c'est ce qui se passe dans notre pays.

Mais bon, le macronisme qui était en face de moi s'est mis à gesticuler dans tous les sens en me disant "Mais vous dites n'importe quoi." Pardon. Pardon.

Ces gens ne voient pas la manière dont ils ont saccagé notre pays. Ils ne voient pas la manière dont ils ont installé une crise sociale durable dans notre pays. Et comment ils peuvent tolérer le fait que il y ait des enfants qui aillent le ventre vide à l'école ?

Comment ces gens-là tolèrent que des travailleurs dorment dans leur voiture ? Comment ils peuvent tolérer que des retraités choisissent entre se loger ou se soigner ? Voilà la réalité de ce qu'ils ont fait.

Ils ont toujours donné aux plus riches de notre pays oubliant l'ensemble de la population les plus précaires. Et donc la Macronie préfère toujours donner aux plus riches de notre pays. Et donc le résultat c'est quoi ?

Moi je vais vous dire c'est 10 % des plus riches qui détiennent plus de la moitié des richesses nationales. Voilà ce qu'a fait 8 ans de Macronie. Et pourtant, on l'a vu dans l'exercice du budget, on a quand même essayé de faire en sorte d'être présent, contrairement au Macronis qui avait sûrement aquaponné pendant ce budget.

On a fait en sorte voilà de travailler sur des mesures de justice sociale, de travailler sur des mesures qui faisaient reposer en réalité qui faisaient reposer les recettes sur l'ensemble de la population. Et par exemple, on pourrait s'attaquer à quelque chose qui s'appelle l'évasion fiscale. L'évasion fiscale, en gros, c'est 80 milliards d'euros qui est donné comme ça aux grandes entreprises et aux particuliers donc qui sont des milliardaires.

Et c'est des c'est des recettes qui ne viennent pas dans les caisses de l'État. Voilà, ça c'est la politique d'Emmanuel Macron. Et à titre de comparaison, par exemple, il faudrait environ 7 milliards d'euros par an pour augmenter le budget de 5 % des hôpitaux publics.

Et il faudrait ces ces 7 milliards d'euros aussi pour augmenter le budget mais aussi pour embaucher. C'est voilà ce que pourrait permettre d'aller rechercher cette recette fiscale. Et je voulais vous donner un autre chiffre. par exemple, c'estes 14 14 milliards d'euros par an, ça pourrait permettre d'augmenter le RSA, ça pourrait permettre de l'étendre aux 18 25 ans.

Et pour sortir de de la précarité de la pauvreté, nous on a des propositions. Par exemple, en ce qui concerne la pauvreté des plus jeunes, on avait proposé la garantie, la garantie jeune. Ça permettait d'avoir un montant par mois pour les jeunes pour que cessent ces fils qu'on a vu à l'aide alimentaire de ces jeunes qui à la fois font des études, à la fois travaillent pour payer les études et qui doivent faire des choix comme nos retraités pour se loger ou pour se soigner ou pour acheter des bouquins.

Voilà la triste réalité aujourd'hui dans notre pays. Et je voulais vous parler d'une chose qui me semblait intéressante et c'est une notion assez particulière, ça s'appelle la privation matérielle et sociale. En réalité cette notion, elle est peu connue et peu utilisée mais elle est assez représentative de ce qu'est en réalité l'état social dans lequel est notre société.

La privation matérielle, c'est lorsque vous vous privez d'un certain nombre de choses par manque de moyens, par manque de ressources financières. Et pour vous donner quelques quelques éléments, par exemple, c'est un/ers des ménages en France qui ne peuvent pas faire face à des dépenses qu'il n'avaient pas prévues. Par exemple, c'est un/art des ménages qui ne peuvent pas partir une semaine en vacances par an et ça concerne 1 million d'enfants en réalité qui ne peuvent pas partir en vacances parce que leurs parents n'ont pas les moyens.

Et ceux qui se privent dans notre pays, ce sont toujours les plus précaires. Ce sont aussi les classes moyennes. Mais forcé de constater que les classes moyenne aujourd'hui, elle n'existe presque plus parce qu'ils ont tellement précarisé les gens qu'ils ont tellement creusé les inégalités qu'il y a d'un côté les plus riches et de l'autre les plus pauvres.

Et face à ça, nous à la France insoumise, nous avons fait des propositions pour augmenter le pouvoir d'achat, pour augmenter les conditions de vie des gens, l'augmentation du SMIC à 1600 € net. Voilà des propositions que nous avons fait. Trop cher à la peau belelle, tant pis.

Voilà ce qu'on nous a dit. Bloquer les prix des produits de première nécessité. Trop cher, tant pis, poubelle.

Et c'est ça la réalité de ce que font ces gens, c'est que nous on est force de proposition. On veut éradiquer la pauvreté dans notre pays. On veut faire en sorte que les gens vivent dignement.

Et ces gens, les Macronistes et l'extrême droite qui ont exactement le même projet ne veulent pas puisqu'ils veulent garder cette élite, garder leur privilège. Et moi, je peux vous dire que il y a une autre chose qui nous empêche d'avancer dans notre pays et qui entretient la précarité, c'est la crise du logement que nous sommes en train de vivre. Que ce soit à Lyon dans ma circonscription, que ce soit n'importe où où je me déplace dans le pays, une des première chose qu'on vient me dire après bien sûr les questions de pouvoir d'achat, c'est le logement.

Aujourd'hui, en France, c'est 350000 personnes qui sont sans abri. Alors, j'entends encore en 2017 Macron nous dire "Plus personne ne dormira à la rue." "Ah bon ?

Cette année, il y a 855 personnes qui sont mortes dans la rue. Parmi elles, 19 enfants de mois de 4 ans. C'est ça la réalité de notre pays.

C'est ça la réalité de leur politique. Et comment peut-on accepter que chaque soir, il y ait 2043 enfants qui dorment à la rue, faute de place dans des centres d'hébergement d'urgence ? Voici Voici ce qui se passe dans notre pays.

Et à votre avis, que font les macronistes face à ça ? Ils se disent "Bon, on va réinvestir, on va construire ?" Non, rien de tout ça.

Dans le projet de loi de finance 2025, qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils ont baissé le budget du logement. Voilà ce qu'ils ont fait.

Et en plus de ça, toutes les semaines à l'Assemblée nationale, on voit fleurir comme des petits champignons, des propositions de loi qui sont en réalité des mesurettes sur la question du logement. Et je peux vous dire qu'en réalité, ça fait 10 mois que je suis là, mais je commence réellement à être agacé. en réalité agacé par leur manque d'ambition, leur manque de vision politique, leur manque de volonté de vouloir résoudre la crise du logement dans notre pays.

Et la semaine prochaine, on en a que encore une là, une une proposition de loi sur le logement et là c'est pour euh favoriser l'accès au logement des travailleurs des services publics. Bon, jusque- là, je pense qu'on est tous d'accord. Il y a il y a pas il y a pas de il y a pas de problème.

Mais quand on regarde la proposition de loi et ce qu'écrivent les macronis dedans, ils disent qu'il y a une crise d'attractivité des services publics. Mais la crise, c'est eux qui l'ont provoqué en ne considérant pas le point d'indice des fonctionnaires, en dégradant toujours encore plus nos services publics et les conditions de travail de nos agents. Et là, ils écrivent tranquillement crise d'attractivité sans se poser une fois la question de pourquoi il y a cette crise d'attractivité dans notre pays.

Et il vient nous dire aussi voilà, il faut que les agents puissent vivre à proximité de leur lieu de travail. D'accord. Mais ça aurait pu être bien de le considérer avant avant de supprimer l'ensemble des services publics dans notre sur nos territoires.

Ça aurait été bien de le considérer avant avant de couper tous les budgets pour nos services publics. Nos services publics qui sont nos biens communs. Et c'est pour ça que je suis très fière d'appartenir au groupe de la France insoumise parce que sous la précédente législature, il y a Daniel Obonau, notre collègue, qui a déposé une proposition de loi sur cette question.

Elle propose de réouvrir les services publics et les accueils physiques des services publics parce que nos services publics sont notre bien commun. C'est la condition de l'égalité de toutes et tous. [Applaudissements] Vous l'avez compris, cette proposition de loi, bon c'est rat des pacrettes, c'est d'autant plus radrite parce que nous à la France insoumise, on ne considère pas qu'il y a une priorité sur les publics euh dans l'accueil sur le droit au logement.

Parce que lorsque vous commencez à hiérarchiser les publics, les agents publics et puis ensuite ça va être un tel et puis ensuite ça va être un tel et ben ça met à mal l'objectif, la notion même du droit au logement qui est un droit universel et inconditionnel. Et c'est ce que cherchent à faire ces macronistes avec ces petites mesurettes, c'est porter un coup au droit au logement. Mais ce que comprennent pas ces gens, c'est que le droit au logement, c'est pas simplement un toit.

C'est la condition préalable à tous les autres droits, celui à l'emploi, à l'éducation, à la santé. Parce que sans toi, il est difficile de se relever, il est difficile de sortir de la précarité, il est difficile d'engager une nouvelle phase de sa vie. Et ça, ils le comprennent pas.

Mais nous, nous l'avons compris. Nous avons compris que le logement était la condition préalable à toute dignité humaine. C'est pour cela que on est force de proposition sur cette question.

Alors, vous allez me dire "Oui, on va augmenter le budget du logement dans notre pays. Oui, on va construire 2000 200000 logements sociaux et pas les 80000 que le gouvernement fait." parce que aujourd'hui c'est 3 millions de concitoyens qui sont en attente d'un logement social dans notre pays.

On va aussi encadrer et étendre l'encadrement des loyers. On va aussi ben réquisitionner les logements vacants et les bureaux vacants. On va ouvrir des places d'hébergement d'urgence et on va faire en sorte que tout et tous un toit parce qu'un toit c'est un droit c'est un toit.

Un toit c'est un droit. Et voici donc les propositions que nous on fait à la France insoumise. Et quand je vous parlais tout à l'heure des petites lois bien connues des Macronis sur la question du logement, donc il y a évidemment les mesurettes.

Et puis il y a une loi qui a apporté un coût un coût important au droit du logement, c'est la loi Casbarian berger. La loi dit antisquat et cette loi, elle a provoqué une augmentation de 20 % des expulsion locative. C'est cette année à la fin de la trève hivernale 24000 ménages qui ont été expulsés par le concours de la force publique et sans relogement.

C'est 24000 familles qui sont à la rue qui sont dans une détresse. Et pourquoi ils avaient fait cette loi ? Parce qu'on peut se demander pourquoi ils avaient fait cette loi.

Alors, il nous avait dit à l'époque, c'est pour protéger les petits propriétaires. Moi, j'aurais envie de savoir qui sont les petits propriétaires. En réalité, je crois que évidemment c'est les 3,5 % de personnes qui détiennent 50 % du parc.

Voilà qui sont ces petits propriétaires et voilà qui les Macronis souhaitent en réalité protéger. Mais ces gens quand ils font ces lois, puisqu'ils sont plein d'ar d'arrogance, ils sont en train de nous dire "Mais c'est pour faire en sorte de mettre en place la justice sociale dans notre pays." Ah bon ?

Enfin parce que alors on va faire tous ensemble un point de définition parce que je pense qu'on n'a pas la même définition eux et nous sur la justice sociale parce que ça ça me dépasse. En fait la justice sociale c'est s'assurer que tout le monde dispose d'un logement digne, abordable et accessible. La justice sociale c'est permettre de se loger, de se nourrir, de se soigner.

La justice sociale, c'est répartir les richesses, c'est faire contribuer tout le monde à l'effort collectif en commençant bien sûr par les plus riches de notre pays à qui Macron a fait des cadeaux pendant 8 ans. La justice sociale, ça n'est pas expulsé à la rue les plus précaires. Nous devons continuer à lutter contre ces fauxoyeurs de la démocratie.

Nous devons lutter pour la justice sociale, lutter pour l'égalité. L'urgence sociale en réalité, elle est là et face à ça, vous trouverez toujours un insoumis, une insoumise en travers de cette route pour se battre contre la régression et pour l'égalité des droits. Et je vais terminer avec une phrase, c'est l'égalité des droits, c'est pas une faveur qu'on accorde, c'est une exigence républicaine.

Je vous remercie.