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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 26 décembre 2018 18 minContradictoireActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

La violence "n'est pas dans l'esprit des gilets jaunes", selon Geoffroy Didier

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:35FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous dites clairement qu'il ne doit pas y avoir d'acte 7 ?

  • 1:33RelanceRéponse directe

    On a bien vu que ceux qui étaient dans la rue samedi dernier n'étaient pas dans la revendication pure et simple.

  • 2:14RelanceRéponse directe

    Mais vous continuez dire qu'il y a deux Gilets jaunes, des Gilets jaunes respectables et d'autres pas ?

  • 3:10FerméeRéponse directe

    Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une manifestation samedi prochain ?

  • 3:26RelanceRéponse directe

    Vous avez parlé de l'arrogance du gouvernement, mais pourtant, au Sénat, les sénateurs républicains ont voté pour la loi qui porte le plan de sortie de crise.

  • 3:53FerméeRéponse partielle

    La hausse du SMIC payée par l'État, vous êtes pour ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Invité politiqueChiffre
    « nous détenons le record des pays de l'OCDE en termes de fiscalité. »
  • 2:24Invité politiqueFait
    « ils se sentent abandonnés, oubliés, dans des territoires reculés »
  • 4:33Invité politiqueFait
    « les salariés au SMIC verraient leur salaire augmenter de 100 euros »
  • 5:50Invité politiquePromesse
    « On supprime les régimes spéciaux de retraite. »
  • 5:55Invité politiqueChiffre
    « On supprime l'aide médicale d'État, 1 milliard d'euros par an d'argent public »
  • 7:12Invité politiquePromesse
    « plus de policiers, plus de gendarmes, je l'ai toujours dit publiquement. »
  • 10:10Invité politiqueFait
    « L'augmentation de la CSG des retraités. »
  • 10:23Invité politiqueFait
    « Tout ce que les républicains, à commencer par Laurent Wauquiez, ont dit, recensé, dénoncé depuis un an »
  • 12:18Invité politiqueFait
    « l'année dernière, nous avons perdu une élection imperdable »
  • 17:39Invité politiqueChiffre
    « les émissions de gaz à effet de serre, dans l'accord de Paris, elles devaient diminuer de 40% d'ici à 2030 »
  • 17:46Invité politiqueFait
    « Résultat, elles ont encore augmenté en 2016 et en 2017. »

Temps de parole

  • Geoffroy Didier62 %
  • Invité16 %
  • ?10 %
  • Invité 26 %
  • Présentateur5 %

≈ 40,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Locuteur

Bonjour

0:06
Présentateur

à tous, merci d'être avec nous ce matin sur France Info, notre invité Geoffroy Didier, bonjour. Bonjour. Secrétaire général de LR, les Républicains, également député européen. Bonjour Gilbert Stein. Bonjour messieurs, bonjour à tous. Le gouvernement tente toujours de sortir de la crise des gilets jaunes.

0:21
Invité

Absolument, on n'arrête pas de ne pas en sortir, si je puis dire, et le Président de la République, lui, estime que maintenant, ça doit cesser.

0:27
Locuteur

Il

0:27
Locuteur non identifié

est évident que les réponses, y

0:29
Locuteur

compris

0:29
Locuteur non identifié

judiciaires, les plus sévères seront apportées.

0:32
Locuteur

C

0:32
Locuteur non identifié

'est maintenant l'ordre qui doit régner, le calme et la concorde.

0:35
Locuteur

Est

0:35
Invité

-ce qu'il a raison, le Président de la République ? Est-ce que vous dites clairement qu'il ne doit pas y avoir d'acte 7

0:39
Locuteur

?

0:40
Geoffroy Didier

Ce qui doit cesser, ce sont les violences. Et je regrette le fait qu'aujourd'hui, il ne puisse plus y avoir en France des manifestations sans qu'elles dégénèrent.

0:47
Locuteur

Ce

0:48
Geoffroy Didier

qui ne doit pas cesser en revanche, ce sont les revendications sociales bien légitimes de tous ces Français qui sont à bout et qui sont des victimes

0:57
Locuteur

de

0:58
Geoffroy Didier

cette augmentation insupportable d'impôts, puisque nous détenons le record des pays de l'OCDE en termes de fiscalité. Et pour eux, les impôts doivent baisser. Donc le discours du Président Macron est elliptique.

1:11
Locuteur

Et

1:11
Geoffroy Didier

oui, les violences doivent cesser parce qu'elles sont insupportables et que je donnerai toujours priorité à l'ordre républicain. Mais n'oublions pas le message qui est celui des Gilets jaunes et qui consiste à dire que ces Français sont exaspérés, que cet arrière-pays invisible n'en peut plus, à la fois de cette arrogance du pouvoir et d'une politique qui n'est pas courageuse.

1:33
Invité

On a bien vu que ceux qui étaient dans la rue samedi dernier n'étaient pas dans la revendication pure et simple. C'est d'eux dont viennent les dérives dont vous parlez.

1:39
Locuteur

Oui.

1:40
Geoffroy Didier

Des chants

1:40
Locuteur

antisémites,

1:41
Geoffroy Didier

des gestes antisémites à

1:43
Locuteur

Paris. Qui

1:43
Geoffroy Didier

sont évidemment condamnables et qui ne sont pas dans l'esprit des Gilets jaunes. Parce que l'esprit des Gilets jaunes, c'était celui, comme je vous l

1:51
Locuteur

'ai dit, d'une exaspération sociale. Ce n'est pas devenu

1:53
Présentateur

des

1:54
Geoffroy Didier

rangs des Gilets jaunes depuis samedi ? Non. Et d'ailleurs, je souhaite qu'ils se désolidarisent de manière beaucoup plus forte et active de toutes les dérives, comme celles que l'on a vues samedi dernier sur les Champs-Elysées, où des représentants de l'ordre républicain, des policiers, ont failli être lynchés. C'est bien pour ça que je vous parle de l'esprit des Gilets jaunes.

2:14
Locuteur

Mais vous continuez dire qu'il y a deux Gilets jaunes, des Gilets jaunes respectables et d'autres pas. Notamment ceux,

2:18
Geoffroy Didier

Gilles Bernstein, notamment ceux qui n'ont jamais enfilé de Gilets jaunes.

2:20
Locuteur

Et

2:21
Geoffroy Didier

qui considèrent aujourd'hui, effectivement, qu'ils n'en peuvent plus,

2:24
Locuteur

tant

2:24
Geoffroy Didier

ils se sentent abandonnés, oubliés, dans des territoires reculés, et qu'ils ont l'impression d'être invisibles et oubliés d'une politique, d'un gouvernement, qui est particulièrement arrogant, voire méprisant. Moi, c'est à cela que je pense. Je ne pense pas, évidemment, aux quelques centaines de Gilets jaunes qui, manifestement, basculent dans la violence.

En revanche, j'ai du vrai respect pour ces millions de Français qui n'en peuvent plus, qui d'ailleurs n'ont pas toujours le temps d'enfiler un Gilet jaune, qui n'ont pas forcément le temps de prendre une journée le samedi pour l'échange Elysée, et qui, eux, se sont sentis, parce que c'est ça aussi la singularité de ce mouvement, un fort mouvement de sympathie à l'égard de ceux qui manifestent.

3:07
Invité

On va passer à autre chose après, mais en un mot, vous ne m'avez pas répondu. Est-ce que vous souhaitez qu'il y ait, non pas de la revendication, mais est-ce que vous souhaitez qu'il y ait une manifestation samedi prochain et les samedis qui viennent

3:16
Locuteur

?

3:16
Geoffroy Didier

Non. Non,

3:18
Invité

et

3:18
Geoffroy Didier

je vous ai répondu parce que je ne le souhaite pas, dans la mesure où, malheureusement, aujourd'hui, il

3:23
Locuteur

ne peut plus

3:23
Geoffroy Didier

y avoir d'actes 5, 6, 7 ou 8 sans que ça dégénère.

3:26
Invité

Alors, vous avez parlé de l'arrogance du gouvernement, mais pourtant, au Sénat, les sénateurs républicains, votre parti, ont voté pour la loi qui porte le plan de sortie de crise présenté à la télévision par le président de la République. 10 milliards de dépenses supplémentaires, vous êtes pour

3:41
Locuteur

? Bien

3:42
Geoffroy Didier

sûr, je suis pour, parce que la plupart des déclarations du président de

3:45
Locuteur

la

3:45
Geoffroy Didier

République émanaient des propositions des Républicains. Donc, par cohérence intellectuelle, si je puis dire, j'y suis favorable.

3:53
Locuteur

La hausse du SMIC

3:53
Invité

payée par l'État,

3:55
Geoffroy Didier

vous êtes pour ? Mais ce n

3:55
Locuteur

'est

3:55
Geoffroy Didier

pas la hausse du SMIC payée par l'État.

3:57
Locuteur

C'est ça.

3:57
Geoffroy Didier

Écoutez, c'est l'accélération du calendrier de la prime d'activité qui ne va profiter qu'à un salarié au SMIC sur deux. Et d'ailleurs, moi, si j'étais député à l'Assemblée nationale, je suis député au Parlement européen, je me serais, je pense, abstenu. Pourquoi ? Parce que, certes, si les mesures émanent avant tout des propositions des Républicains, j'observe quand même que nous aurons le devoir d'être extrêmement vigilants sur leur mise en œuvre, parce que nous avons déjà vu des entourloupes avec le président Macron, qui, en général, parle bien et agit très peu, puisqu'il

4:29
Locuteur

avait

4:29
Geoffroy Didier

dit à la télévision que

4:32
Locuteur

les

4:33
Geoffroy Didier

salariés au SMIC verraient leur salaire augmenter de 100 euros, et on a découvert après que c'était une accélération du calendrier de la mise en œuvre de la prime d'activité qui ne profiterait

4:41
Locuteur

carré sur deux. Il aurait fallu augmenter le SMIC, Jean-François Didier ? Non, ce n'est pas ce que je

4:44
Geoffroy Didier

dis. Je dis juste que je ne supporte plus ce décalage entre la parole et les actes. Pareil pour les heures supplémentaires. Il est allé à la télévision s'adresser solennellement aux Français pour dire que les heures supplémentaires seraient totalement défiscalisées. Et en

4:56
Locuteur

réalité,

4:57
Geoffroy Didier

il va falloir encore payer la CRDS et la CSG.

5:00
Locuteur

Donc il faut aller encore plus

5:01
Geoffroy Didier

loin ?

5:02
Locuteur

Et

5:02
Geoffroy Didier

bien sûr qu

5:02
Locuteur

'il

5:02
Geoffroy Didier

faut aller encore plus loin.

5:03
Locuteur

Au-delà des 10

5:04
Geoffroy Didier

milliards annoncés ? Mais ce n

5:05
Locuteur

'est

5:05
Geoffroy Didier

pas une question de milliards, c'est

5:07
Locuteur

une question... Un peu quand même, il faut faire des comptes. Mais bien sûr, vous

5:09
Geoffroy Didier

savez quoi ? Les milliards, il faut les trouver par une véritable politique courageuse de réduction de la dépense publique. Et malheureusement, le président Macron

5:18
Locuteur

manque

5:19
Geoffroy Didier

véritablement de courage parce que les propositions des Républicains sont claires sur la réduction de la dépense publique. Qu'est-ce qu

5:27
Locuteur

'on

5:27
Geoffroy Didier

supprime ? Mais par exemple, on crée une allocation sociale unique qui va être plafonnée à 75% du SMIC pour que le travail paye toujours mieux que la solidarité ou l'assistanat. On crée par exemple une

5:38
Locuteur

participation forfaitaire... C'est exactement le genre de mesures pour refuser les

5:40
Invité

gilets jaunes qui sont dans la rue.

5:42
Geoffroy Didier

Ça

5:42
Locuteur

sera moins d'argent pour ceux qui n'en ont déjà pas

5:44
Geoffroy Didier

beaucoup. On

5:44
Locuteur

crée par exemple une participation

5:44
Geoffroy Didier

forfaitaire pour les bénéficiaires de la CMU. On supprime les régimes spéciaux de retraite. On supprime l'aide médicale d'État, 1 milliard d'euros par an d'argent public au profit d'une assistance médicale d'urgence. Il y a énormément de mesures que nous proposons les Républicains

6:00
Locuteur

que le président de la République ne veut pas avoir à son compte. Un point à ce milliard d'euros

6:04
Invité

qu'il faut rajouter. Ce n

6:05
Locuteur

'est

6:05
Invité

pas un milliard d'euros net d'économie puisque l'assistance dont vous parlez coûtera aussi. Donc l'économie réalisée sera moins importante.

6:11
Geoffroy Didier

200 à 300 millions d'euros. 700 millions d'euros d'économie par an. Il y a des mesures possibles de réduction de la dépense publique que le président de la République n'a pas le courage de mettre en

6:20
Locuteur

œuvre.

6:20
Présentateur

Vous

6:20
Locuteur

avez

6:20
Présentateur

entendu ce message dans la rue, réduire la dépense publique considérablement

6:24
Locuteur

? Nous, on a plus entendu l'inverse.

6:25
Geoffroy Didier

Messieurs, si vous voulez baisser les impôts, il n

6:29
Locuteur

'y a

6:29
Geoffroy Didier

pas de mystère. Soit les cadeaux d'aujourd'hui seront les impôts de demain, et ça c'est manifestement la politique d'Emmanuel Macron parce qu'il fait des cadeaux aujourd'hui sans réduire la dépense publique. Soit vous supprimez effectivement des impôts en réduisant la dépense publique,

6:42
Locuteur

c

6:42
Geoffroy Didier

'est-à-dire

6:43
Locuteur

en vous donnant des marques de manœuvre financière.

6:45
Geoffroy Didier

Ça ne s'invente

6:45
Locuteur

pas, l'argent public

6:46
Geoffroy Didier

ne tombe

6:46
Locuteur

pas du ciel. Vous avez

6:47
Invité

soutenu un candidat, François Fillon, qui proposait 500 000 postes de fonctionnaires en moins sur un quinquennat. Est-ce que c'est le genre de solution qui convient toujours dans le

6:54
Locuteur

contexte actuel ? Non,

6:55
Geoffroy Didier

et je n'ai jamais été pour.

6:56
Locuteur

Et

6:57
Geoffroy Didier

je l'ai toujours dit publiquement. Parce qu'il va falloir me dire quels sont les fonctionnaires d

7:02
Locuteur

'État que l'on supprime. Mais c'est comme la dépense publique. Et d'ailleurs, vous

7:03
Geoffroy Didier

observerez que ceux qui vous disent 500 000 fonctionnaires en moins ne vous disent jamais lesquels. Je crois qu'il faut remettre l'État à sa place, et qu'il faut plus de puissance publique. Donc plus de policiers, plus de gendarmes, je l'ai toujours dit publiquement. Je crois en revanche qu'il faut rationaliser la fonction publique, qu'il faut sans doute baisser le nombre de fonctionnaires dans les collectivités, parce qu'il y

7:23
Locuteur

a

7:23
Geoffroy Didier

une fonction publique des collectivités territoriales qui doit être réduite. Mais je crois aussi qu'il faut mieux rémunérer les fonctionnaires, notamment en les rémunérant au mérite, parce qu'ils ne sont pas justement rémunérés.

7:36
Présentateur

Geoffroy Didier, notre invité ce matin, secrétaire général de LR Les Républicains. D'autres questions pour vous, juste après l'info, il

7:41
Locuteur

est

7:41
Présentateur

8h40, Marc Potevin.

7:45
Locuteur

L

7:45
Invité

'immeuble qui a brûlé hier soir à Saint-Denis était insalubre. Il faisait l'objet d'un arrêté de péril sans ordre d'évacuation. Précision apportée sur France Info par Stéphane Peu, conseiller municipal de la ville et député de Seine-Saint-Denis. Sur les 13 blessés dans l'incendie, deux sont dans un état grave. Le Guatemala demande aux États-Unis de faire la lumière sur la mort d'un de ses ressortissants. Hier, il s'agit d'un enfant migrant de 8 ans. Ce petit garçon souffrait de nausées et de vomissements. Il était détenu dans un centre de rétention du Nouveau-Mexique avant de décéder à l'hôpital.

L'attaque contre le ministère libyen des Affaires étrangères, revendiquée dans la nuit par le groupe État islamique. Cette attaque a eu lieu hier à Tripoli. Trois personnes, dont un diplomate libyen, ont été tuées. Les trois assaillants sont morts. Et puis, un jour férié au stade, ou devant la télé pour les Anglais fans de foot, le Boxing Day a lieu aujourd'hui en Angleterre. Comme chaque année, une série de rencontres du championnat britannique sont organisées. Parmi les neuf prévues, le duel entre le leader Liverpool et Newcastle.

8:50
Présentateur

Le député européen, les Républicains, Geoffroy Didier. Notre invité ce matin, Gilles Borchstein, on parlait de la crise des gilets jaunes. Elle ne profite pas vraiment à LR.

8:58
Invité

Ça, c'est le moins qu'on puisse dire. Votre patron, le patron de votre parti, Laurent Wauquiez, a présenté ses voeux aux Français, devant des images appuyées de crèches d'ailleurs. Et il amorce une sorte de mea culpa.

9:08
Locuteur

Et

9:08
Locuteur non identifié

nous n'avons pas toujours été à la hauteur.

9:10
Locuteur

Et

9:11
Locuteur non identifié

il faut qu

9:11
Locuteur

'on

9:11
Locuteur non identifié

soit à la hauteur de ce que vous attendez, de la responsabilité qui nous incombe. Redonner aux Français un choix. Réaffirmer simplement nos valeurs, le travail, la défense des classes moyennes,

9:22
Locuteur

le

9:22
Locuteur non identifié

respect,

9:23
Locuteur

l

9:23
Locuteur non identifié

'identité de notre pays.

9:25
Locuteur

C

9:26
Locuteur non identifié

'est à ça que je crois.

9:27
Locuteur

C

9:28
Locuteur non identifié

'est ça que je veux que nous portions ensemble dans l'année qui vient.

9:31
Locuteur

Qu

9:32
Invité

'est-ce qu'il n'a pas bien fait, Laurent Wauquiez, puisqu'il dit lui-même qu'il y

9:34
Locuteur

a

9:34
Invité

des choses qu

9:35
Locuteur

'il

9:35
Invité

n'a pas bien faites

9:35
Locuteur

? Je

9:36
Geoffroy Didier

peux commencer par ce qu'il a bien fait

9:37
Locuteur

? Si

9:38
Invité

vous voulez, mais je préfère ce qu'il n

9:39
Locuteur

'a

9:39
Invité

pas bien fait.

9:40
Geoffroy Didier

Je vais quand même commencer par ce qu'il a bien fait. D'abord, il a été élu il y a un an

9:44
Locuteur

par

9:45
Geoffroy Didier

les militants, de manière très propre, très nette, très claire. Il est donc allé chercher sa légitimité dans les urnes. Et puis, prenons un peu de recul. Observez ce qui se passe depuis un an en France. Observez qu'il y a un an, peut-être même vous-même, aviez des étoiles plein les yeux avec l'illusion Macron. Et puis, vous avez vu la réalité s'imposer.

10:04
Locuteur

C'est sept ans que vous êtes dans votre pays. Vous avez vu la

10:05
Geoffroy Didier

réalité

10:06
Locuteur

s'imposer. Avec

10:07
Geoffroy Didier

le racket des automobilistes. Avec l

10:09
Locuteur

'augmentation de

10:10
Geoffroy Didier

la CSG. Oui, le racket. L'augmentation de la CSG des retraités. Avec une véritable fracture territoriale.

10:17
Locuteur

D'accord, là vous parlez de Macron, moi je vous parlez de vous qui. Je suis libre

10:18
Geoffroy Didier

de mes réponses. Une fracture territoriale, une fracture sociale et une arrogance du pouvoir. Tout ce que les républicains, à commencer par Laurent Wauquiez, ont dit, recensé, dénoncé depuis un an, c'est malheureusement, pour Emmanuel Macron, manifesté. Et pourtant,

10:35
Locuteur

Geoffroy Didier, 11

10:36
Présentateur

% d'intention de

10:38
Locuteur

vote

10:38
Présentateur

dans

10:39
Locuteur

les sondages

10:40
Présentateur

pour les prochaines élections

10:41
Locuteur

européennes. Puisque vous êtes libre de vos réponses, nous vous demandons de nos questions. Je ne vous enlève pas ce

10:47
Geoffroy Didier

droit.

10:47
Invité

Voilà, nous allons regarder les derniers sondages, il y en a eu deux, pour les européennes. Alors,

10:51
Locuteur

ils

10:51
Invité

sont tous aussi catastrophiques les uns les autres. Dans les deux cas, Marine Le Pen caracole en tête et le Rassemblement National caracole en tête à 24%. La République En Marche, Fraziliger peut-être, est à 17 ou 18%. On le voit, et vous, vous êtes à 11% il n'y

11:05
Locuteur

a

11:05
Invité

qu'un jour. Et pire encore, à 8%, 8% dans un sondage Odoxa que l'on voit là. Sondage Odoxa pour France Info. Donc, il a peut-être tout vu, Laurent Wauquiez, mais les Français ne s

11:16
Locuteur

'en

11:16
Invité

rendent pas compte.

11:17
Locuteur

Est

11:18
Geoffroy Didier

-ce que vous pensez sérieusement que je vais passer ma vie, en tant que responsable public, à regarder les sondages venus sur le guidon ?

11:25
Présentateur

Non,

11:26
Locuteur

mais

11:26
Geoffroy Didier

une

11:26
Locuteur

minute. C'est précisément ce que ceux qui nous regardent

11:28
Geoffroy Didier

et ceux qui nous écoutent n'attendent pas des responsables publics. C'est un indicateur quand même. Surtout quand ils sont concordants. C'est un instant.

11:36
Locuteur

Vous ne pouvez pas nous dire les sondages, je sais bien qu'on vit aujourd'hui dans la

11:39
Geoffroy Didier

dictature de l'instantané et de l'urgence, où tout ce qui est présent est considéré comme éternel. Je crois tout le contraire. Je crois justement que c'est la constance qui paye. C'est le fait d'avoir une stratégie véritable comme celle de Laurent Wauquiez, qui est une sorte de,

11:52
Locuteur

pardon

11:53
Geoffroy Didier

de ce mot mitterrandien, de force tranquille, qui est décidée à incarner une alternative républicaine et sérieuse, parce qu'au fond,

12:01
Locuteur

nous

12:02
Geoffroy Didier

sommes la seule alternative possible. Ce n'est pas Mme Le Pen ou

12:05
Locuteur

Jean-Luc Mélenchon qui

12:06
Geoffroy Didier

sont des amuseurs publics, qui sont plus

12:10
Locuteur

bruyants que brillants. Pourquoi les Français

12:12
Invité

ne se rendent-ils pas compte ?

12:13
Geoffroy Didier

Mais parce que ça va prendre du temps. Vous

12:15
Locuteur

vous rendez compte que l'année dernière, nous avons perdu

12:18
Geoffroy Didier

une élection imperdable, que la droite était à l'année zéro, que la droite était en plein chaos, et

12:23
Locuteur

qu'il y en a au moins un, Gilles Bernstein, qu'il y en a

12:26
Geoffroy Didier

au moins un, Laurent Wauquiez, qui a accepté de reconstruire la droite et de créer cette nouvelle droite, mais nous savions dès le départ que ce ne serait pas un chemin de fleurs.

12:34
Présentateur

Vous nous avez parlé de ce qu'il avait bien fait. Alors qu'a-t-il mal fait ? Puisqu'il fait quand même son mea culpa dans ses voeux Laurent Wauquiez. Il

12:41
Locuteur

y

12:41
Présentateur

a une raison sans doute.

12:43
Locuteur

Je

12:44
Geoffroy Didier

crois que le défi de Laurent Wauquiez,

12:45
Locuteur

ça

12:45
Geoffroy Didier

va être de se faire connaître. Parce qu'il y a sans doute un décalage entre la perception que l'on peut avoir de lui, mais c'était la même chose avec Jacques Chirac. Il y a plusieurs décennies, ça a été longtemps la même chose avec Nicolas Sarkozy. Et la réalité. Et à titre personnel, pour bien le connaître, et depuis longtemps, Laurent Wauquiez, pour reprendre cette expression populaire, gagne à être connu.

13:07
Locuteur

C

13:07
Geoffroy Didier

'est-à-dire que c'est quelqu'un d'intelligent, de cultivé, c'est de plus en plus rare en politique. C'est quelqu'un qui écoute beaucoup.

13:14
Locuteur

Et c'est quelqu'un qui a une véritable

13:16
Geoffroy Didier

expérience locale, qui est, à mon avis, précieuse,

13:19
Locuteur

vu

13:20
Geoffroy Didier

le temps qui est celui de l'ère macronienne.

13:23
Locuteur

Vous voulez dire qu'il

13:23
Présentateur

a une image décervelée, Laurent Wauquiez ?

13:25
Locuteur

Je

13:26
Geoffroy Didier

ne me permettrais pas de dire

13:27
Locuteur

ça, alors que c'est pas ton distance de mon propos. Vous nous dites

13:28
Geoffroy Didier

qu

13:29
Locuteur

'il

13:29
Geoffroy Didier

gagne à être

13:29
Locuteur

connu, il est très intelligent, etc. Parce qu'il y

13:32
Geoffroy Didier

a eu tellement de caricatures qui ont été faites de lui, qu

13:36
Locuteur

'aujourd'hui, elles ont pris

13:37
Geoffroy Didier

le dessus sur la perception de ce que l'on peut vraiment avoir de Laurent Wauquiez tel qu'il est vraiment. Et donc, son défi, ça va être de se montrer aux Français tel qu'il est vraiment. Je crois qu'effectivement, c'est ça le défi à relever. Mais il gagne à être connu, et c'est la raison pour laquelle je suis en fait particulièrement optimiste. Vous voyez, vous ne l'êtes pas tant que ça pour la droite. Et moi, je le suis parce que je crois que nous sommes la seule alternative possible. Et d'ailleurs, je vois que tout ce que nous avions dit, c'est réalisé.

Et je vois aussi que nous avons un leader légitimé par les urnes, qui a mis en place une nouvelle génération à ses côtés, et qui, encore une fois, gagne à être véritablement connu. Donc ce

14:19
Locuteur

sont des

14:19
Geoffroy Didier

raisons pour moi d'être optimiste.

14:20
Locuteur

Alors,

14:20
Invité

ce profil des élections européennes...

14:22
Locuteur

Il est vrai que cet

14:22
Geoffroy Didier

optimiste soit partagé parmi vous. Bah, c'est pas notre rôle. On vous pose des questions.

14:27
Invité

Il y

14:27
Locuteur

a

14:27
Invité

un favori pour la tête de liste aux européennes. C'est le 26 mai, je crois, les élections.

14:31
Locuteur

C

14:31
Invité

'est François-Xavier Bellamy. Alors, il est philosophe. Il est assez conservateur, pour ne pas dire réac. Manif pour tous, sens commun. Est-ce que c'est le meilleur choix ? Gérard Larcher, très influent à droite, a déjà dit que non. Qu'un manif philosophe versaillais, pour s'adresser aux gilets jaunes, c'était pas l'idéal. Qu'est

14:48
Locuteur

-ce

14:48
Invité

que vous en pensez

14:48
Locuteur

? Ce

14:49
Geoffroy Didier

n'est pas à moi de répondre à cette question. Ah bah si, vous

14:51
Locuteur

êtes le regretteur général délégué des Républicains. C'est

14:53
Geoffroy Didier

au président des Républicains de choisir. Ça ne vous intéresse pas. Il y a une commission d'investiture. J'en

14:58
Locuteur

déduis que vous n'êtes

14:59
Invité

pas enthousiaste. Sinon, vous diriez que c'est une

15:01
Locuteur

supérieure. Vous

15:01
Geoffroy Didier

pouvez essayer de lire dans mes pensées de si bon matin. Je vous dis que ce n'est pas à moi de choisir. Je suis devenu député au Parlement européen il y a un an. J'essaie de me concentrer sur l'action que je mène, plutôt que sur les pronostics de tête de liste, qui honnêtement ne m'intéressent pas encore.

15:19
Invité

Cette droite des valeurs, très à droite, est-ce que c'est la vôtre

15:22
Locuteur

? Ah

15:22
Geoffroy Didier

mais c'est une autre question. Bah si je vous la pose. Mais moi j'ai mes convictions. Je ne m'estime pas

15:29
Locuteur

très

15:31
Geoffroy Didier

conservateur. J'estime que la droite doit aussi démontrer qu'elle vit avec son temps, qu'elle vit avec son époque, qu'elle doit se moderniser, qu'elle doit se déringardiser. Mais ne voyez pas dans la réponse que je viens de vous apporter une réponse à la question précédente.

15:45
Invité

Il y en a un dont la retraite semble quand même assez active, c'est Nicolas Sarkozy. Alors il a vu le Président de la République. On dit que le plan de sortie de crise a été en partie inspiré par lui, en particulier la défiscalisation des heures sub dont vous parliez tout à l'heure. Est-ce que finalement, ce n

15:58
Locuteur

'est

15:58
Invité

pas lui le leader dont la droite a besoin

15:59
Locuteur

?

16:01
Geoffroy Didier

Retraite ne veut pas forcément dire retraite. Nicolas Sarkozy est en retrait, en retrait de la vie politique. Et je crois

16:08
Locuteur

que

16:09
Geoffroy Didier

son rôle est d'être un éclaireur pour la droite

16:12
Locuteur

et

16:13
Geoffroy Didier

d'être une référence du fait de son expérience d'État, du fait d'avoir dirigé notre parti, l'UMP, puis devenu Les Républicains, et d'avoir transformé l'UMP en Les Républicains. Et qu'il éclaire le chef de l'État, c'est un problème pour vous, Geoffroy Didier ? Non, parce que du fait de son expérience d'État, il est aussi au-dessus des clivages partisans. Donc s'il peut faire bénéficier à Emmanuel Macron de son expérience, j'estime que c'est une bonne chose, dans la mesure où moi je préfère mon pays à mon parti. Donc ce que je voudrais évidemment,

16:45
Locuteur

c

16:45
Geoffroy Didier

'est que notre pays réussisse.

16:46
Invité

Il y

16:46
Locuteur

a

16:46
Invité

un domaine dont vous êtes totalement absent, la droite, c'est la lutte contre le réchauffement climatique. Que répondez-vous ? Je crois que ce matin, on en était à 1 732 000 signataires de la pétition pour contraindre à agir.

16:56
Locuteur

C

16:56
Invité

'est d'ores et déjà la pétition la plus signée politique, la plus signée de

16:59
Locuteur

l

16:59
Invité

'histoire de France. Qu'est-ce que vous leur répondez à tous ces gens-là

17:01
Locuteur

? J

17:02
Geoffroy Didier

'ai signé cette pétition, parce que je crois que nous avons arraché l'accord de Paris,

17:08
Locuteur

et

17:09
Geoffroy Didier

que cela nous oblige, nous impose des devoirs.

17:11
Invité

François Hollande a arraché l'accord de Paris.

17:12
Locuteur

Nous,

17:13
Geoffroy Didier

la France,

17:14
Locuteur

puisqu

17:15
Geoffroy Didier

'il l

17:16
Locuteur

'a

17:16
Geoffroy Didier

fait au nom de notre pays. Je crois qu

17:18
Locuteur

'il

17:20
Geoffroy Didier

faut responsabiliser l'État, qui n'en fait pas suffisamment. Et ce cri d'alerte de ces 1,8 million de citoyens qui ont signé cette pétition de 4 ONG, c'est celui précisément du décalage entre la parole et les actes qui doit cesser au plus vite, et qui s'impose là aussi en matière écologique. Donc,

17:39
Locuteur

regardez,

17:39
Geoffroy Didier

exemple, les émissions de gaz à effet de serre, dans l'accord de Paris, elles devaient diminuer de 40% d'ici à 2030. Résultat, elles ont encore augmenté en 2016 et en 2017. C'est exactement ce qui doit cesser.

17:50
Présentateur

Merci à vous, Geoffroy Didier, secrétaire général des Républicains, invité de France Info ce matin.

17:56
Locuteur

Merci

17:56
Présentateur

à

17:56
Locuteur

vous,

17:56
Présentateur

Geoffroy Didier.