Sébastien Lecornu : «J’ai le souvenir d’attentats terroristes où il y avait un réflexe d’unité»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31Invité politiqueFait
« j'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite et ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Il y avait même un délai de décence de dignité dans lesquelles on le pleurait les victimes dans lesquelles on respectait le deuil des familles dans lesquelles on montrait de la compassion de la fraternité »
- 1:36Invité politiqueFait
« de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir tout sent le ressac politicien marque une forme d'indignité »
- 2:20Invité politiqueFait
« croyant combattre le racisme, précisément vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national. »
Temps de parole
- Sébastien Lecornu98 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci beaucoup mes chers collègues. présidente de l'Assemblée nationale mesdames et messieurs les députés. Monsieur le président Chenu. Ça suffit. J'ai le et je vais m'adresser à l'ensemble de de l'hémicycle. J'ai eu le sentiment madame la présidente de l'Assemblée que vous aviez trouvé le ton juste et les mots justes dans le discours que vous avez prononcé à l'ouverture et j'ai le souvenir
[applaudissements]
et je le dis avec beaucoup de tristesse et de gravité j'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé quel qu'en soit le mobile, quel qu'en soit le motif des gouvernements de gauche, des gouvernements de droite et ici à ce banc et dans lequel il y avait un réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République.
[applaudissements]
Et je vais même plus loin mesdames et messieurs les députés. Il y avait même un délai de décence de dignité dans lesquelles on le pleurait les victimes dans lesquelles on respectait le deuil des familles dans lesquelles on montrait de la compassion de la fraternité, ce qui n'empêchait pas le débat démocratique, ce qui n'empêchait pas la droite républicaine de demander des comptes à Manuel Valls ou Bernard Cazeneuve sur les conditions dans lesquelles tel ou tel attentat avait pu avoir lieu, ce qui n'empêchait pas la gauche républicaine de demander des comptes au gouvernement de Nicolas Sarkozy sur l'attentat par exemple perpétré par Mohamed Merah.
Mais de voir ce spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle matin, midi et soir tout sent le ressac politicien marque une forme d'indignité et croyant combattre le racisme, précisément vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite du Rassemblement national. [acclamation] Vous devriez justement précisément être présent dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République, défendre les valeurs de la République et faire corps, faire bloc et ne rien lâcher. Et cette ambiance particulièrement nauséabonde de ces questions au gouvernement laisse présager de rien de bon pour les semaines et les mois qui viennent.
Donc moi mesdames et messieurs les députés, quelles que soient vos sensibilités politiques, j'en appelle au sursaut et j'en appelle à être debout pour la République.
Sébastien Lecornu