ENTRETIEN DANS "LE GRAND JURY" SUR RTL (27.09.26)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 65 %Attaque 20 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Quelles sont les solutions sur la dette du pays, sur les divisions de la France ? Quel est votre programme ?
- 4:30OuverteRéponse partielle
Assister à la messe du pape donne-t-il une indication sur votre croyance ?
- 5:56OuverteRéponse directe
Le pape vise-t-il Marine Le Pen avec sa déclaration sur la laïcité ?
- 8:10OuverteRéponse directe
Le pape fait-il de la politique en demandant des dirigeants sages ?
- 9:35OuverteRéponse directe
Faut-il inscrire les racines chrétiennes dans la Constitution ?
- 11:01OuverteRéponse directe
La mobilisation pour le climat a-t-elle été suffisante cet été ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Dominique de VillepinFait
« Je ne dirai pas si je crois ou si je ne crois pas, sous quelle forme ni sous quel cieux. »
- 5:11Dominique de VillepinFait
« La juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public. »
- 12:30Dominique de VillepinChiffre
« Si vous choisissez de rénover votre logement, c'est 1000 € d'économie par an. »
- 14:42Dominique de VillepinFait
« La France doit défendre le droit international. Elle doit le faire avec résolution et elle doit défendre sa souveraineté ainsi que les intérêts de l'ensemble des pays européens. »
- 18:59Dominique de VillepinFait
« Il ne s'agit pas d'une guerre hybride, il s'agit d'un conflit hybride. »
- 26:09Dominique de VillepinFait
« Oui, ce n'est pas le mot juste. »
- 26:52Dominique de VillepinFait
« Je suis pour une immigration maîtrisée et donc que l'on choisisse les seuils de cette immigration par grande catégorie. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Le grand jury présenté [musique] par Olivier Bost. Bonjour à tous, bienvenue dans le grand jury. Nous sommes en direct sur RTL. Bonjour Dominique de Villepin. Vous êtes ancien premier ministre et possible candidat à l'élection présidentielle. Souvent qualifié d'homme de droite, préféré de la gauche, c'est d'abord pour votre expertise sur l'actualité internationale que vous vous distinguez. Proche-Orient, menaces russes, désordres mondiaux, tout cela a une conséquence directe pour tous les [musique] Français. La hausse des prix de l'énergie. Quelles sont les solutions sur la dette habissale du pays, sur les divisions profondes également de la France ? Quel est exactement votre programme ?
Dominique de Villepin ? Bienvenue [musique] dans ce grand jury. À mes côtés, pour vous interroger aujourd'hui Stéphane Vernet de West France. Bonjour. Dans ce grand jury, Dominique de Villepin, nous parlerons aussi d'intelligence artificielle dans notre séquence la bataille des idées. Et puis vous répondrez aussi aux questions des lecteurs. Une nouvelle séquence du grand jury. [musique] Le grand jury sur le terrain. Et tout d'abord Dominique de Villepin, le le pape est aujourd'hui à Lourde. Vous étiez à la messe de Léon X hier à Paris. Quel était le sens de votre présence ? Est-ce qu'elle était religieuse ou politique également ?
Elle était humaine tout simplement et c'est ce qui m'a touché dans cette cérémonie. 600000 700000 800000 devant un homme dans une très grande simplicité et qui a commencé quand il a pris la parole par dire magnifique humanité. C'est d'ailleurs le titre de sa lettre encyclique sur l'intelligence artificielle. Magnifique humanité. Ce qui soulligne à quel point l'humanité est grande par sa fragilité, par opposition à tous les grandes mondes qui font étalage de leurs forces, qui rivalisent de puissance. C'est cette fragilité-là que le pape célèbre. Et il suffit de regarder les déplacements qui sont les siens euh la justesse de ce qu'il vient faire et dire.
justesse quand il va à la maison Barita dans le 18e auprès des plus souffrants, les exilés, les immigrés, ceux qui sont en fin de vie, mais aussi quand il se déplace à l'UNESCO pour parler de culture et quand il est à Lourde aujourd'hui au côté des malades ou demain à messe pour parler d'Europe, il met le doigt sur des sujets dont on parle trop peu et qui sont pourtant le cœur de ce qui nous fait bouger tous les jours. Est-ce que cette ferveur populaire qui se manifeste autour du pape, comment vous la regardez ? Il y a un côté un peu pop star comme pour sans sans sans mauvais jeune mot ? Alors, c'est peut-être le sentiment qu'on peut avoir à la télévision.
Ce n'est pas du tout ce qu'on ressent et ce que j'ai ressenti hier place de la Concorde. Le pape n'a rien d'une rockstar et c'est une très grande simplicité qui qui est la sienne et avec laquelle il accueille tous ceux qui sont présents là. enquête de d'espérance, de partage, de rencontrre, de questionnement. Les raisons, j'imagine, sont extraordinairement multiples. Ce qui est sûr, c'est qu'il apporte quelque chose de tout à fait unique dans la vie de de beaucoup d'entre nous. Qu'Emmanuel Macron fasse le choix de ne pas assister à cette messe. Est-ce que c'est sans importance à vos yeux ou est-ce que c'est un rendez-vous manqué ?
Les relations entre les responsables politiques et et l'église ont des relations très anciennes et très compliquées. Quoi qu'il arrive, cela fait polémique. Donc moi, je respecte le choix d'Emmanuel Macron. Son épouse était là, le premier ministre était là. La règle qu'avait établi le général de Gaulle, c'est de pouvoir participer à un office sans communier. C'est une dimension qui doit rester privée quand on incarne l'État. à propos de de privé et de votre croyance, vous avez écrit "Je ne dirai pas si je crois ou si je ne crois pas, sous quelle forme ni sous quel cieux." C'est ce que vous avez écrit sur votre site France Humaniste.
Est-ce que assister à la messe du pape hier comme vous l'avez fait peut donner quand même une petite indication ? Elle donne une indication de la de l'esprit de recherche de de la volonté de de se poser des questions, de s'interroger et mais est-ce que vous dites je suis croyant ou pas ? Et je ne le dis pas à votre micro, je suis engagé en politique depuis très longtemps et et surtout pas soucieux de me présenter sous cette forme là. On peut espérer que ceux qui croient ça se voi un peu dans ce qu'ils font. C'est d'abord cela qui compte. mais certainement pas revendiqué parce que je pense parce que je pense que l'esprit de la laïcité a beaucoup souffert dans les dans les dernières années.
Beaucoup souffert et je le rappelle la laïcité c'est une neutralité de l'État ce qui ne veut pas dire que l'État est indifférent. La religion a sa place dans la vie publique mais c'est le respect de ceux qui croient et de ceux qui ne croient pas. Il ne faut pas peser sur les consciences. Je crois que c'est c'est une règle qu'il est qu'il est bon de respecter. Stéphane Ver quand le pape Léon X dit que la juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l'espace public. C'est un clin d'œil ou un il vise Marine Le Pen quand il fait ce ce type de déclaration. C'est pas une dimension politique. Je ne crois pas du tout que ça vise quelqu'un en particulier.
Ça vise un principe et ce principe il est important, c'est que nous sommes un pays républicain, nous sommes un pays laïque et nous n'avons pas à faire la chasse au voile ou à tout autre signe religieux dans la rue. La police du vêtement, ça appartient à d'autres états et nous savons à quoi ça mène. Donc je pense c'est quand même important que le pape le dise publiquement lors de sa visite en France. C'est très important. C'est très important. il est le représentant euh euh d'une église et à ce titre, il exprime un droit qu'il estime devoir défendre et et j'estime aussi qu'il faut le défendre quand on est fidèle à l'esprit laïque.
Euh dans son discours à l'Élysée, le papa aussi mise en garde contre les dérives des sociétés et notamment contre la fin de vie ou la gestation par autrui. C'était important que Léon X rappelle cet engagement de l'église. L'église, l'église comme institution a des positions très anciennes sur les sujets, les grands sujets de société. Donc, vous évoquez la fin de vie, vous évoquez la GPA. Je crois que il faut être à l'écoute de de ce questionnement, de ces positions tout en étant fidèle à ce qu'est la vision politique que l'on que l'on défend.
Donc, ce sont des positions argumentées qui doivent euh nous interpeller, nous amener en conscience à réfléchir euh toujours davantage et à rechercher le juste équilibre sur la fin de vie. On le voit bien, nous avons à la fois une loi qui euh euh veut apporter des soins palliatifs et et qui a été voté à l'unanimité. Tout le monde était d'accord et nous avons une autre loi qui par contre fait beaucoup plus de débats. Euh je pense que le juste équilibre, c'est sans doute de donner les moyens partout en France. d'offrir des soins palliatifs et quand quand ces soins palliatifs sont offerts, on voit que les demandes deviennent alors infiniment moins nombreuses.
Donc sur la fin de vie, sur la fin de vie, on était pas dans le juste équilibre. Le juste équilibre, je pense qu' on peut faire des progrès. Je pense que nous nous n'avons pas totalement poussé jusqu'au bout la réflexion et peut-être le débat. Il faut dire que le débat a été tellement long et tellement euh animé euh que il était difficile peut-être de trouver la très grande justesse de ce domain était moins animé que d'autres débats de société qu'on a pu avoir. Dans dans sa prière à Lourde hier soir, Léon XV a dit euh obtient pour la France des dirigeants sages et généreux. Le pape fait de la politique. Non, il dit ce que nous pensons tous.
Je crois que nous souhaitons tous avoir dans la période dans la période c'est pas période plus que jamais dire des dirigeants et respectueux capable avoir des dirigeants sages. Oui, nous le souhaitons tous et quand nous regardons du côté des États-Unis, de la Russie ou ailleurs, nous regrettons de ne pas avoir des dirigeants plus sages et puis généreux. Un pape qui va à lourde, qui se penche du côté de ceux qui sont les exclus. euh il est dans ce qui incarne justement euh euh le plus le message euh de l'Évangile et et il est donc tout à fait à sa place. Et cette générosité, bah on peut tout à fait que l'on croit ou que l'on ne croit pas espérer que la République puisse l'incarner davantage.
Vous avez certains certains catholiques qui euh qui voudraient que les racines chrétiennes de la France soient davantage assumé voir inscrit dans la Constitution. Qu'est-ce que vous en pensez ? Mais c'est toujours la question du juste équilibre. La question s'est posée à nous avec Jacques Chirac au moment du grand débat de 2005 sur la convention sur la la projet de Constitution Projet de Constitution européenne.
Tout à fait et euh Jacques Chirac a choisi de ne pas s'avancer dans cette direction une fois de plus parce que c'est une chose que d'être fier des racines qui sont les nôtres, de les porter quand on le souhaite, c'est autre chose que de le figer, de le graver dans le marbre et de l'imposer à tous. Et c'est là où il y a une liberté, une tolérance, la nécessité d'un esprit ouvert qui doit nous amener à accueillir chacun et à donner une place à chacun. Donc vouloir faire de cet héritage judochrétien une arme de combat, un drapeau dans la République, je crois que ce n'est pas tout à fait dans l'esprit ni de la laïcité ni de l'esprit républicain.
Surtout, vous parliez de circonstances, surtout en ce moment, on voit bien que ce sont des sujets qui divisent. On voit bien vers qui ils sont dirigés. Je crois que la République, elle a besoin d'être équanime, d'être ouverte à tous et certainement pas de repartir en croisade. Euh hier, Dominique de Villepin, d'autres rassemblements ont réuni 120000 personnes. C'était les les rassemblements pour le climat. Une fois passé l'été, est-ce qu'on n'a pas trop oublié le défi du dérèglement climatique ? Vous avez tout à fait raison et ce fait partie de ceux qui regrettent que la mobilisation n'est pas été plus ample. C'est cette marche pour le climat, ce défi climatique, il est majeur.
On a passé un été qu'on peut qualifier de catastrophique. Certains veulent croire que c'est exceptionnel. On voit bien que c'est ce qui s'inscrit dans la normalité quand vous avez 100000 hectares qui brûlent, quand vous avez vous avez vous avancez des solutions face à ça. C'est une planification de l'État et une nouvelle taxe carbone. La planification alors c'est le grand mot de de Jean-Luc Mélenchon et la taxe carbone c'est en réaction les gilets jaunes.
Est-ce que ces deux idées, vous avez compris que c'est dans un tout autre esprit et pour la planification et pour ce qui est du signal carbone que je m'avance d'abord en tirant les leçons de ce qui a été raté dans la taxe carbone qui avait été votée il y a quelques années. Aujourd'hui, ce qu'il s'agit de faire, c'est de prendre au sérieux la question climatique. Prendre au sérieux la question climatique, c'est de mesurer à quel point la dépendance aux énergies fossiles atteinte porte atteinte à notre souveraineté. Nous sommes dépendants des pays producteurs. Aujourd'hui, chaque français dépense chaque année 450 € qui partent en fumé vers la Russie, les États-Unis et les pays du Golfe.
C'est pas sérieux. Et par ailleurs, puisque nous ne sommes pas producteurs, nous disposons d'une richesse inouie qui est l'énergie décarbonée avec l'électricité. Donc ce que je dis, faisons en sorte d'accélérer l'électrification de notre pays. Pour ça, faut qu'il y ait un signal qui nous y incite. Si aujourd'hui il n'y a que 40 45 % euh de voitures électriques dans notre pays, c'est que nous n'avons pas suffisamment encouragé ce cette conversion à l'électrique. Quand vous voyez, c'est même moins. Oui. Euh en tout cas, c'est 35 % de voitures électriques vendues au mois de juillet dans notre pays. Quand c'est en Norvège, 98 %. Il y a des pays qui ont accéléré.
Puisque nous sommes dépendants et vulnérables, allons vers ce qui constitue notre point fort. Faisons en sorte de raccorder euh notre facture d'électricité non pas à la dernière unité de centrale nucléaire européenne mais à nos centrales nucléaires. C'est un gain considérable pour le pouvoir d'achat des Français. C'est 180 € par an. Et la conversion à l'électrique. Si vous choisissez un véhicule électrique, c'est 1000 € d'économiser par an par ménage. De la même façon, si vous choisissez de rénover votre logement, c'est 1000 € d'économie par an. Donc ce que je dis, ayons un signal qui est euh aujourd'hui un signal d'encouragement et de protection.
euh la bande de fluctuation dans laquelle je pense que nous devrions euh vers laquelle nous devrions aller entre 1,75 et 2,50 le litre, nous sommes aujourd'hui menacés euh d'aller vers les 3 € voire davantage. Donc faisons en sorte que toute notre économie soit tendue vers cette transformation et c'est non pas seulement une planification que je préconise, mais c'est un plan de grande transformation profonde de notre économie. Si [grognement] si vous prenez en compte la décarbonation, si vous ajoutez la compétitivité, si vous ajoutez la souveraineté et que vous ajoutez le pouvoir d'achat, vous voyez que les planètes sont complètement alignées aujourd'hui pour engager cette transformation.
Aujourd'hui, décarbonation, souveraineté, compétitivité et pouvoir d'achat, c'est la même chose, c'est la même signification. Alors, soyons énergique, volontaire, plutôt que de remplir le tonneau d'Édanaïdes euh avec euh euh une énergie fossile que nous n'avons pas, plutôt que de continuer à euh gaspiller nos moyens financiers, et bien reconcentrons-nous sur l'essentiel. Je veux qu'on prenne au sérieux la révolution climatique. Le grand jury, [musique] tout est politique. Alors justement, on va revenir sur toutes ces questions et notamment question du carburant.
Mais tout d'abord, Emmanuel Macron s'est adressé au Français jeudi soir avec plusieurs messages Dominique de Villepin sur la guerre en Ukraine. Il a dit parce que les Européens aident l'Ukraine, l'Europe peut-être visée. Est-ce que ce n'est pas une nature à remettre en cause l'aide que nous apportons à l'Ukraine pour éviter des représailles ? Si on fait le lien direct entre eux, on aide l'Ukraine et donc la Russie envisage de taper la l'Europe. Non, je pense que la détermination du président à apporter un soutien à l'Ukraine est entière et c'est un message qu'il faut maintenir avec beaucoup de force.
On ne peut pas récompenser une agression contre l'Ukraine ou contre n'importe quel autre pays. La France doit défendre le droit international. Elle doit le faire avec résolution et elle doit défendre sa souveraineté ainsi que les intérêts de l'ensemble des pays européens. Donc il faut défendre l'Ukraine, apporter son soutien à l'Ukraine queles qu'en soient les conséquences. Il faut apporter notre soutien à l'Ukraine et les conséquences de ne pas le faire sont infiniment plus graves que toutes les autres conséquences.
Euh vous pensez bien que la Russie qui a aujourd'hui euh beaucoup de mal à continuer et persévérer dans son combat si elle ressentait la moindre faiblesse euh du côté des pays européens ? Et on voit bien qu'elle s'installe dans la volonté euh d'avancer vers un conflit hybride, c'est-à-dire de saisir toutes les occasions pour une agression, pour une intervention sous le seuil de façon à à déclencher une réaction de la part des Européens. Nous devons réagir avec beaucoup de fermeté à chaque étape. Nous ne sommes pas en guerre avec la Russie et nous devons continuer sur cette ligne exigeante, mais nous devons apporter notre soutien très ferme et très continu à l'Ukraine.
Justement Stéphan Ver, quand quand Marine Le Pen dit que nous n'avons plus les moyens d'aider l'Ukraine, comment comment est-ce que vous lisez ça ? En fait, c'est un abandon de l'Ukraine, un soutien implicite à la Russie, une forme de populisme, c'est une forme de résignation de résignation de résignation. Manifestement, l'enjeu de souveraineté n'est pas majeur pour le Rassemblement national. Et quand on écoute les positions du Rassemblement national, on voit que la tentation de baisser les bras sur beaucoup de sujets est très grande. Aujourd'hui, la bataille de la souveraineté, c'est un point de départ absolu pour nous français.
Le général de Gaulle avait mené cette bataille sur le nucléaire pour assurer la dépense de la France. Aujourd'hui, il faut la mener cette bataille de la souveraineté sur les questions technologiques, sur l'intelligence artificielle, sur la géopolitique, sur la question majeure de l'énergie. Et c'est pour cela que nous devons aussi décarboner, c'est parce que c'est la souveraineté française et européenne qui est en jeu. Il y a aussi la peur de la guerre. En fait, vous avez plusieurs partis, le Rassemblement national, mais la France insoumise aussi. le parti communiste qui porte des messages de désescalade, qui propose des solutions pacifistes.
Vous y voyez une forme de sinc sincérité ou c'est une une forme d'incointance avec Moscou ? Je pas moi de de faire de procès l'intention. Ce que je dis, c'est que c'est une immense erreur. C'est une c'est une faute, une erreur de calcul [raclement de gorge] parce que être faible aujourd'hui vis-à-vis d'un pays et d'un président russe qui cherche la limite être faible, c'est encourager ce président à multiplier les provocations, lui et tous ceux qui veulent en découdre avec l'Europe. Donc nous devons montrer la limite, tenir cette limite avec beaucoup de fermeté.
La capacité, le pouvoir de dire non, c'est un devoir français historique et nous n'avons pas parce que ce serait dangereux, parce que nous avons peur des conséquences et bien montrer le moindre signe de faiblesse. Très bien. Mais très concrètement, qu'est-ce qui se passe le jour où un drone explose sur un aéroport européen ? Par exemple, on ça c'est ce qui a failli arriver à laich, on aurait pu avoir des morts. Quand ça arrive, comment on répond ? E bien justement, c'est peut-être eu clé.
Merci de prendre cet exemple très simple puisque vous avez cité Leipzig, on pourrait citer aussi euh euh le euh la gare polonaise où euh les drones ont explosé à l'arrivée de train avec un certain nombre de personnes. Du côté ukrainien encore, mais c'était juste avant la frontière. Exactement. Euh aujourd'hui, ne mélangeons pas les choses et de ce point de vue-là, nommé, bien nommé fait partie de l'exigence absolue. Nous avons des provocations qui sont faites sous le seuil. qui aurait pu avoir des conséquences. Le président de la République l'a rappelé, il y aurait pu avoir des morts. Mais nous sommes aujourd'hui dans des agressions non déclarées.
La différence avec la situation pensez à des sabotages dans certains pays européens. multiplication de percés de drones sur le territoire de l'OTAN, euh des gestes euh sous la tour Effel, des cercueils alignés, les mains rouges sur le mur de la choa autant signe de provocation. Face à cela, il faut nommer ça ne veut pas dire la guerre. Beaucoup de gens se servent du terme guer hybride qui est très mal approprié guerre hybride et qui disent bah ça n plus rien d'hybride. On sait maintenant ça veut dire quoi nommé ? Ça veut dire, il faut dire c'est les Russes. Non, il faut d'abord dire il faut d'abord dire la réalité. Il ne s'agit pas d'une guerre hybride, il s'agit d'un conflit hybride.
Et ce conflit a un certain nombre de traductions, de provocations qui ne sont pas pour autant des raisons d'entrer en guerre. Certains vont beaucoup trop vite à la conclusion. Ça ne veut pas dire parce que nous savons que c'est la Russie que c'est une guerre. Et donc traitons chaque chose à son niveau et apportons à chaque provocation sa réponse. On a une gamme de moyens pour répondre. On a une gamme pas forcément publique mais qui peut être très efficace en terme de réponse cyber, en terme de réponse ciblé par le biais de nos services de renseignement, par le biais de ripost diplomatique. Veillons à utiliser toute cette gamme mais ne cédons sur rien. Notre fermeté doit être absolue.
Ce qui ne veut pas dire et là vous parlez à un ancien diplomate que nous n'avons pas en permanence à montrer qu'il y a un autre chemin qui est possible. Et c'est à cela que les États-Unis ne jouent plus leur rôle avec quelques diplomates fantoches qui font semblant euh de s'agiter sur la scène diplomatique. Il faut que l'Europe fasse davantage dans sa capacité à proposer en permanence, même si aujourd'hui ça paraît totalement utopique, à proposer en permanence et à la Russie et à l'Iran, dans le Golf et aux autres États des stratégies de sortie de crise. Il faut jouer, il faut jouer des deux côtés. Il y a pas de fatalité à la guerre.
à aucun moment nous ne devons prendre la responsabilité d'un engrenage quelconque. Et c'est pour ça que la logique de l'escalade doit être extraordinairement mesuré. Et c'est pour cela que quand le président de la République décide d'envoyer euh euh des radarsie des soldats en Arabie Saoudite, il reprend d'ailleurs ce qu'a pour défendre pour défendre les installations pétrolières pour défendre. Et donc manifestement, c'est c'est la volonté de défendre une infrastructure énergétique.
Et le calcul du président qui est de ce point de vue-là tout à fait défendable, c'est de dire si nous soutenons cette infrastructure énergétique, 5 millions euh de barils, euh donc c'est tout à fait considérable, et bien nous allons alléger la souffrance des Français face à la hausse des prix de l'essence. Ce calcul, il est tout à fait défendable et c'est celui qui a présidé en 2019 quand nous avons apporté notre soutien à l'Arabie Saoudite de l'autre côté de cette oléoduc à la suite des attaques outils également. Donc ça c'est pas nous engager dans la guerre. Mais mais nous devons être extraordinairement vigilants. Des soldats, des radars et des systèmes défensifs, c'est une chose.
Mais attention, Yanbout aujourd'hui est directement la cible de tir outil. Attention à ce que nous ne nous placions pas dans une situation qui a changé, y compris par rapport à 2019, puisque c'est une situation de guerre ouverte qui est très largement le fait des Américains avec le soutien des Israéliens. Attention de ne pas nous retrouver piégés dans un dispositif qui ferait de nous une cible privilégié et donc ça veut dire engagé dans un jeu d'escalade est-ce que ça veut dire derrière ça Dominique de Villepin qu'une action internationale peut aujourd'hui faire baisser les prix du carburant ou ça relève de toute façon et d'abord de Donald Trump et de l'Iran ?
Alors ma conviction c'est que oui, il y a aujourd'hui des États qui peuvent considérablement peser en ce sens. Euh on a vu euh la visite du président Sijin Ping à Washington qui a défendu les intérêts de la Chine. Euh moi j'aurais personnellement aimé non mais en solution pour l'Iran. Euh et bien en solution pour l'Iran, je pense que euh les pays européens en liaison avec les pays du golpe, on aide de l'Arabie Saoudite, on est directement concerné donc par la stratégie des pays arabes. Les pays arabes ne sont pas sans capacité de pression sur les États-Unis. On voit bien le jeu de Washington vis-à-vis des pays du golf. Il y a des intérêts, il y a des liens qui sont extrêmement profonds.
Et bien, faisons en sorte que ce qui euh aujourd'hui pèse sur la vie mondiale, l'Europe, mais aussi tous les pays du sud global, il y a des pays aujourd'hui qui sont dans une situation d'effondrement et de souffrance, d'approvisionnement alimentaire qui qui était extrêmement grave. Donc, veillons aujourd'hui à accroître cette mobilisation et à faire pression sur les États-Unis et sur tous les États qui sont susceptibles euh de s'accorder pour lever euh l'incertitude qui pèse aujourd'hui dans le golf. Il y a quand même un paradoxe, une vraie question. Pourquoi est-ce que c'est pas les États-Unis qui protègent leur alliés euh saoudiens en fait ?
Pourquoi est-ce que c'est la France qui doit mobiliser des moyens en fait et intervenir pour sécuriser le le port de Yambou ? C'est c'est je pense au cœur de la stratégie du président de la République. À partir du moment où à plusieurs reprises les États-Unis disent non à l'Arabie Saoudite et mais en fait ils n'honorent pas leurs accords de défense en fait. Ils n'honorent pas leurs accords de défense. Nous-même nous n'avons pas d'accord de défense avec l'Arabie Saoudite. Nous avons des accords de coopération et et et des accords militaires, mais nous n'avons pas d'accord de défense en bonne et du forme.
Et donc, j'imagine que dans la stratégie présidentielle, il y a l'idée de reprendre pied dans une relation privilégiée avec l'Arabie Saoudite et parce que il y a une reconnaissance très grande des pays du golfe vis-à-vis de la France dans le soutien qui a été apporté dans la période du conflit, essayer de valoriser la l'attitude de la France vis-à-vis de cette région. Mais je pense qu'il faut mesurer et peser les risques. Il faut bien sûr dans la mesure où on peut dans une version défensive nous mobiliser mais veiller à aucun moment à ce que nous puissions rentrier rentrer dans une escalade.
Euh très [raclement de gorge] concrètement Dominique de Villepin sur le plan français, est-ce que vous êtes plutôt pour faire face à la flammée des carburants politique du chèque ciblée ou baisse générale des taxes ? Je [raclement de gorge] suis pour une politique d'équilibre qui défende les intérêts des Français bien sûr et les intérêts de la France dans un moment où il faut engager un changement profond de notre économie. Et c'est là où il faut donc combiner euh deux objectifs qui peuvent paraître difficiles à combiner. Premièrement, aider tous ceux qui sont les plus en difficulté.
Ça veut dire toutes les filières économiques qui sont menacées, tous les Français qui sont dépendants de leur voitures, les gros rouleurs. Donc là, c'est les rouleurs tous ceux qui dans les petites communes rurales sont dépendants de la voiture, l'aide soignante en Corè qui fait 50 km par jour et qui n'en peut plus de de payer des pleins et qui mange chapille 20 % des Français qui enfin qui qui on reviendra on reviendra sur la façon de financer tout ça dans la seconde partie du grand jury. [musique] Le grand jury question express.
Question express oui ou non pour ou contre, je sais que vous n'aimez pas l'exercice mais quand Emmanuel Macron à la tribune de l'ONU cette semaine a affirmé que le Hamas n'avait jamais sévi en 6 Jordanie, c'est une erreur diplomatique, oui ou non ? Oui, ce n'est pas le mot juste. Pour ou conttaxer les davantage les héritages ? Euh oui, avec une exigence de justice. Faut-il supprimer les agences de l'État pour redonner au ministère le pilotage des politiques publiques ? Celles qui sont inutiles ? Bien sûr. Euh ça, on va pas les énumérer ici, elles sont très nombreuses.
Mais il y a certainement le du ménage à faire et je suis d'ailleurs pour ouvrir les niches fiscal et social et pour établir avec la plus grande vérité euh la la l'utilité ou au contraire l'inutilité de de certaines de ces niches. Est-ce que vous êtes pour ou contre des quotas pour l'immigration ? Quota par profession, par origine pour je suis pour une immigration maîtrisée et donc que l'on choisisse les seuils de cette immigration par grande catégorie, je ne suis pas en faveur de quota au sens strict auens insus du terme. Dernière question, on va internationale et puis on reviendra en seconde partie sur sur la politique. Est-ce qu'il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN ?
Non non, c'est une idée queon pouvait défendre et que j'ai défendu avant que on y rentre mais je pense qu'aujourd'hui ce serait absurd. À tout de suite Dominique de Villep. On se retrouve pour la seconde partie du grand jury. À tout de suite. Le grand jury RTL Public Sénat West France M6 avec merci d'écouter RTL. [musique] RTL, [musique] votre radio.
[musique]
Suite du grand jury présenté par Olivier Bost. Dominique de Villepin, ancien premier ministre et notre invité, Stéphane Vernet de Public Sénat est à mes côtés pour vous interroger. Ouest France pardon Ouest France le grand jury quel président [musique] à l'Élysée Sénat c'est ceux qui nous manquent aujourd'hui parce qu'il y a des élections sénatoriales on va en parler dans un instant mais tout d'abord Dominique de Villepin la campagne présidentielle a-t-elle commencé ?
Non, elle n'a pas commencé et c'est bah quand quand on voit tous les candidats déclarés et euh nous sommes nous sommes dans les préliminaires et et la meilleure preuve c'est que nous sommes encore dans les primaires à gauche, les primaires au centre et les primaires à droite. Donc cette situation euh n'a pas encore décanté et je crois qu'il faut il faudra quand même des idées attendre quelques mois. Il y a des premières idées qui sont lancées ici et là, mais il y a surtout deux grands blocs qui se sont affirmés et qui font la course en tête aujourd'hui. D'un côté, l'extrême droite et de l'autre côté, la gauche radicale qui occupe, ça c'est installé.
Ouais, ça s'est installé, qui occupe l'essentiel du terrain. Alors, c'est pas très difficile euh parce que ils sont tous les deux très largement déconnectés du réel. Ne cherchent pas à apporter des solutions au problèmes de la France et des Français. euh puisque toutes les solutions qu'il préconisent se situent en général en dehors de nos textes, en dehors de la Constitution et et en dehors des traités. Donc à partir de là, on peut effectivement promettre la lune. En même temps, c'est leur solution qui passe aujourd'hui entre guillemets le mur du son. Oui. Et pour cause, la colère prédomine et c'est aussi un autre élément.
Quand la colère est là, on n' pas forcément la sérénité pour penser les intérêts de la France et l'intérêt général. Euh donc, on peut imaginer que d'ici quelques mois euh la colère s'est estompée puisque euh 10 années euh de macronisme euh s'achevant, on pourra regarder vers l'avenir et se poser la question quel est l'intérêt de la France, l'intérêt des Françaises et des Français ?
Et je crois que le prochain président ou la prochaine présidente aura d'abord pour mission de protéger les Françaises et les Français, de protéger notre pays, de refonder l'État parce que sans un État fort qui retrouve sa place, qui redonne toute sa force à nos services publics, à nos grandes missions de liberté, d'égalité et de fraternité, sans la capacité d'opérer cette grande transformation dont je parlais tout à l'heure qui est une transformation écologique, géopolitique, technologique, et bien il y a pas d'avenir pour notre pays mais moi je ne me résigne pas à une France qui s'efface.
Stéphane, vous ne vous résignez pas Dominique de Villepin mais vous êtes vous-même, vous n'êtes toujours pas entré officiellement en campagne. Vous avez dit au début du mois je veux être candidat. Qu'est-ce qui vous empêche aujourd'hui de dire je suis candidat ? C'est quoi ? C'est les parce qu'il vous manque les 500 signatures ? Parce que il y a un problème d'argent pour qu'est-ce que vous attendez ? Autre chose, il y a les conditions pour être candidat, c'est effectivement un long travail et difficile. Les les signatures, les moyens financiers, euh la définition du projet le plus vaste possible. Donc ces conditions déjà ne sont pas remplies aujourd'hui.
Non, mais c'est c'est c'est d'abord parce que le véritable débat n'a pas commencé et que je pense qu'il faut respecter le rythme des Français. Aujourd'hui, la question que se posent les Français, c'est de savoir comment ils vont faire leur plein d'essence, comment ils vont pouvoir remplir leur cadis au supermarché et donc la question de l'élection présidentielle s'exprime d'abord soit par la peur et on la comprend, soit par la colère et on la comprend aussi. Donc, mais très bien, mais le bon rythme c'est quoi ? Quand est-ce que les choses devraient vraiment commencer selon vous ?
au sortir des primaires, les primaires déclarées et officielles qui sont celles de la gauche, les primaires sauvages qui sont celles de la droite parce qu'on a bien compris que les candidats s'observaient. Celle-là, elles peuvent durer très longtemps, hein, vous avez pas la date de fin là, vous savez, on il arrive parfois qu'on dévisse malgré soi et donc on se retrouve dans une situation où ça n'a pas beaucoup de sens de maintenir une candidature. Donc, on peut penser qu'il se passera des choses à droite et au centre. Et donc, quand ces préliminaires là seront passés, et bien je m'exprimerai et prendrai mes responsabilités.
Vous savez, j'ai dit très clairement que je voulais participer à ce combat. Je suis gauliste. Nous sommes dans des circonstances exceptionnel. Il n'appartient pas à moi-même de dire si je suis l'homme capable de faire face à ces circonstances, mais ma détermination et ma volonté de passer de participer à ce combat sont entières. Est-ce que vous avez un meeting en vue ? Alors, je nous avons euh de nombreux rendez-vous euh en préparation. Euh nous ne sommes pas encore dans le temps des meetings qui vont avec la campagne électorale. Le premier tour de l'élection présidentielle, c'est dans 203 jours. Où sont vos troupes, vos alliés, vos ralliés ?
Bah, nous avons aujourd'hui un mouvement euh qui a beaucoup travaillé tout au long de l'été. Nous avons euh près de 80000 adhérents. Nous avons le premier parti de jeunes de France et ça c'est une vraie signification pour moi. Avoir 100000 jeunes qui aujourd'hui se mobilisent sur ce que sont nos réseaux sociaux qui sont parmi les plus actifs et qui se déploient dans tout le pays au contact des maires pour aller chercher des signatures, des élus. C'est une mobilisation tout à fait considérable et je ne pense pas qu'il y ait autant euh de mobilisation euh du côté des autres partis politiques. Vous vous les aurez vos 500 signatures. Vous en avez combien de promesses aujourd'hui me bas pour ça.
Nous sommes dans une équation politique qui est qui est compliquée parce que d'abord les partis politiques traditionnels ne veulent pas partager mais il y a je crois du côté des maires et de tous les élus de France la volonté que ce scrutin soit démocratique et donc je crois que les esprits peu à peu se préparent et nous voyons affluer excusez-moi de revenir au passé mais en 2012 vous aviez vous vouliez vous présenter vous n'avez pas réussi à vous présenter vous n'aviez pas les signatures de c'est radicalement différent la situation de 2002 n'est pas celle d'aujourd'hui. Chacun a bien compris que ce qui allait se passer en 2027 allait déterminer l'avenir de la France pour très longtemps.
Vous savez, on est dans un moment d'accélération de l'histoire. On le voit dans le domaine de l'intelligence artificielle. La loi de l'intelligence artificielle, c'est une loi exponentielle. C'est-à-dire que tout va très vite. Toutes les semaines, les choses changent. Les investissements des grandes entreprises américaines, c'est 3 milliards de dollars par jour. quand la levée de fond de notre plus grande pépite dans ce domaine, c'est 3 milliards de levées de fond pour la dernière. Donc nous sommes dans un décalage de niveau. Et bien si nous voulons nous donner les chances de participer, si nous voulons défendre notre souveraineté et bien nous devons nous mobiliser.
Et il est bien évident que le scrutin de 2027, si c'est Marine Le Pen qui doit conduire le navire France, et bien l'avenir ne sera pas le même et que nous rentrerons alors dans des eaux qui sont des eaux tumultueuses qui vraisemblablement ne permettront pas à la France de se rassembler et de relever les défis du temps. Je reviens un instant sur votre candidature ou pas. Est-ce que vous regarderez ? Vous pouvez enlever le ou pas ? Bah vous êtes pas vous êtes pas candidat. Je vous ai dit que ma détermination était entière et que je choisirai le moment pour l'annoncer. D'accord. Donc à l'heure où on se parle, vous n'êtes pas candidat.
Est-ce qu'au moment de de le choisir, de faire ce choix, ce qui vous reste quand même un choix à faire, est-ce que vous regarderez les sondages ? Aujourd'hui, vous êtes crédité de 2 à 4 % des intentions de vote quand vous êtes sondé. Plus près de 5 % que de 2 %. Donc merci de cette pesée aux doigts mouillés. Mais la réalité c'est que les sondages les sondages ne sont pas mon affaire. Chirac s'est souvent exprimé sur ce qu'il pensait des sondages et bien j'en pense exactement la même chose. Donc ce qui compte ce qui compte c'est le combat et de la capacité à le mener. Aujourd'hui il faut être capable de proposer une alternative et je ne vois pas beaucoup de projets alternatifs.
Une fois de plus, il y a des sur la comète et il y a un certain nombre de propositions virtuelles de partis politiques. Justement pour l'instant de Villepin sur votre site internet, il y a des chroniques sur tout un tas de de sujets. Quand est-ce que celles-ci vont se transformer en en véritable programme ? Dans les prochaines semaines, nous avons défini les termes de ce programme. Ce programme, et je le dis de façon la plus claire, c'est un programme qui propose aux Français, aux organisations sociales associatives qui proposent une marche à suivre, mais surtout qui définit un chemin de responsabilité.
Mon souci, c'est de montrer que nous pouvons redresser nos finances publiques dans une période courte, c'est-à-dire avant la fin du prochain Kakena, dès 2031, passé en dessous de 3 %. Ça implique une affirmation, une loi organique, une loi de programmation pluriannuelle qui va marquer le redressement français. Donc de ce point de vue-là, on va s'imposer un effort considérableiret, mais ça implique aussi d'être capable de faire les investissements d'avenir sans quoi tous les efforts que nous ferons ne relèveront que d'une simple cure d'austérité et euh noiront le moteur plutôt que de le relancer.
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que vous ne vous ne serez pas candidat car il faudra publier votre patrimoine et vos déclarations d'intérêt ? Mais je publie mes comptes chaque année, la transparence est totale. Oui, mais c'est l'élection présidentielle, c'est une c'est une autre un autre niveau de transparence. He aucun souci. Aucun souci. Et croyez bien que la transparence sera totale. Vous avez été entendu fin juillet par le parquet financier pour vous expliquer sur le fait d'avoir accepté en cadeau lorsque vous étiez ministre des affaires étrangères deux statuettes de la part du président du Burkina Faso. Vous avez Non, alors par par intermédiaire.
Non non non pas par intermédiaire. J'ai reçu deux cadeaux personnels qui ont été présentés dans le cadre d'une campagne politique et qui est assumée par la personne concerné et donc ne travestissons pas l'histoire. Bon, vous avez reconnu une erreur et vous avez rendu au ministère des affaires étrangères ce cadeau. Est-ce que vous avez des nouvelles de la procédure judiciaire ? Ce que j'ai ce que j'ai dit c'est que si j'avais su que la présentation qui était faite était vraie, jamais je n'aurais évidemment accepté cela. D'accord.
C'était pas le mot erreur et j'ai pas rendu, j'ai donné puisqu'il s'agit d'un don que j'ai fait au qu d'ors euh vous dites si la France bascule à l'extrême droite, il n'y a pas de ticket retour avant longtemps. Qu'est-ce que ça veut dire ? Bah, ça veut dire que nous sommes, je l'ai dit tout à l'heure, dans une phase d'accélération de l'histoire, euh si ne nous redressons pas nos finances publiques très rapidement, si nous ne reprenons pas nos positions sur la scène internationale très rapidement, si nous ne sommes pas capables de décarboner notre économie et de redresser notre compétitivité, et bien la France va tout simplement décrocher.
Or, ce que je vois, c'est que ce décrochage, il est assumé par le Rassemblement national. Quand le Rassemblement national dit euh "Nous allons changer la Constitution par référendum euh et nous allons euh discuter les traités et discuter en particulier la contribution française à l'Union européenne, il est clair que nous sortons de l'Europe. Cette stratégie, elle peut flatter euh des colères mais elle est catastrophique pour l'avenir de la France. Un mot, un mot sur les élections sénatoriales qui se déroulent aujourd'hui. La moitié du Sénat est renouvelée. L'un des résultats attendus, c'est la progression du Rassemblement national qui pourrait obtenir et constituer un un groupe.
Est-ce que vous y voyez encore un signal de la progression du RN vers le pouvoir ou il faut pas faire cette lecture là ? Tout tout soulligne cette progression et et pas seulement en France, on le voit en Allemagne semaine après semaine, on le voit au Royaume-Uni, dans d'autres pays européens.
Aujourd'hui, la tragédie que cette progression du Rassemblement national s'accompagne d'une pression des nouveaux empires extrêmement grande qui euh place la France en situation d'être influencé par des intérêts qui ne sont pas les nôtres à un moment où nous sommes en train de lever le pied et de nous désarmer, de nous désarmer politiquement, de nous désarmer dans la relation que nous avons avec l'Union européenne, de nous désarmer dans la capacité de mobilisation de la France pour défendre sa sécurité et sa souveraineté. C'est-à-dire que la France va devenir un tout petit pays et qu'elle ne dirigera pas désormais son propre destin. Une dernière question sur l'enjeu politique.
Quel regard portez-vous sur la stratégie de de François Hollande ? Une stratégie totalement assumée de de l'embusquer. Si son parti politique, le Parti socialiste n'a pas de champion à l'hiver, il se présentera. Qu'est-ce que vous en pensez ? C'est un choix qui lui appartient de faire. il a déjà été président de la République.
Je ne crois pas pour ma part que tous ceux qui ont une responsabilité dans la situation de la France depuis 20 ans et quelque chose que ce soit, c'est plutôt habile parce que les 20 dernières années effectivement c'est pas vous mais avant c'était vous ça c'est qu'il y a il y a une cisure il y a une saisure dans la façon de gouverner la France et pour cela que je veux redéfinir la démocratie française. Je pense que nous avons besoin d'une démocratie politique profondément rénovée d'une démocratie sociale. regarder avec quelle suspicion tenus les partenaires sociaux, ce qui nous prive de la possibilité de faire des réformes sereinement et je pense en particulier à la réforme des retraites.
Vous comptez sur courageux ? Mais bien sûr, je pense que je pense surtout que il faut leur donner la possibilité de prendre leur responsabilité et parmi les gestes importants au lendemain d'une élection, je crois qu'il faudra valoriser ce rôle des partenaires sociaux dans euh des grandes réformes comme la réforme des retraites. Valoriser le rôle des syndicats qui doit être beaucoup plus important. Nous avons besoin d'une démocratie active. De la même façon sur le plan territorial où je pense qu'il faudra renforcer le pouvoir des maires. Nous avons besoin aujourd'hui de de de libérer un certain nombre de forces et d'énergie pour que chacun puisse prendre ses responsabilités au bon endroit.
Le grand jury question d'électeurs. Question d'électeurs. Et dans ces questions d'électeurs recueillies par West France, beaucoup portent sur votre bilan Stéphane Vern. Ou alors j'ai j'ai compilé les questions trois trois trois lecteurs. Samuel de Benet en Vendé, Philippe de Saint-Nazer en Loir Atlantique et George de Renn en Ilvagine qui vous demande pourquoi avoir privatisé les autoroutes et ainsi priver l'état d'une importante ressource financière dont nous aurions bien besoin aujourd'hui. Alors d'abord je leur répondrai qu'on n pas privatisé les autoroutes. Eux c'est ce qu' retiennent.
Oui, non mais je bien sûr, mais les autoroutes et il faut peut-être y penser, euh les autoroutes vont revenir dans l'escarcelle de l'État à partir de 2031 et elles seraient revenues sensiblement plus tôt si les gouvernements socialistes avaient pas prolongé ses concessions. Donc première chose et vous président en 2027, première chose, si nous l'avons fait à l'époque, c'est parce que le mouvement avait été engagé, a commencé par le gouvernement de Lionel Jaspin et qu'il y avait au l'époque plus rien dans les caisses pour rénover et moderniser les autoroutes.
Mais je reconnais volontiers que si nous avions pu le faire, nous aurions dû renégocier les cahiers des charges beaucoup plus profondément. Et si je suis président de la République en 2031, je [raclement de gorge] changerai euh la façon euh de diriger les autoroutes en revenant à une régie directe. Je crois qu'il faut reprendre la main sur ces sociétés et nous reprendrons la main sur des autoroutes modernisées en bonne et du forme qui reviendront pleinement dans le patrimoine de l' Autre question sur votre bilan de de Renn dit nous dit quand vous étiez premier ministre vous aviez lancé le contrat première embauche pour les pour les jeunes les jeunes chômeurs.
Ce texte rédigé avec votre directeur de cabinet de l'époque un certain Bruno Lemire n'a jamais été appliqué car il a mis les jeunes dans la rue. Quelle leçon on en avez-vous tiré ? ben toutes les leçons possibles, la nécessité d'une concertation très profonde.
C'est pour cela que je veux inscrire dans la loi et même la Constitution la nécessité de passer par la négociation, la nécessité en premier rang de donner au syndicat à travers une charte sociale la primauté dans ce travail de de négociation et bien sûr de prendre le temps et c'est pour cela que dans la réforme des retraites que je proposerai et qui est une proposition, il y a d'abord la réunion d'une commission d'experts Ensuite une conférence sociale, ensuite une convention citoyenne qui se réunira parallèlement à la conférence sociale, voire même un référendum si c'est nécessaire dans une réforme des retraites que je crois devoir être libre.
Le choix doit être donné totale liberté à chacun de choisir son âge de la retraite mais aussi une exigence d'équilibre. Et c'est là où les partenaires sociaux auront à fixer, puisque je propose une réforme à point, auront à fixer la valeur du point en fonction de l'espérance de vie et par secteur professionnel. Donc changement de méthode. Mathilde de Nant en Loir Atlantique qui dit "Après avoir été le premier ministre d'un gouvernement de droite, vos idées se rapprochent nettement des idéologies de gauche et en particulier de la France insoumise notamment sur Gaza et contre Israël. Est êtes-vous sincère sur ces questions ou est-ce de la démagogie pour flatter un certain électorat ?
Alors, d'abord, j'ai défendu à Gaza, le droit international et une certaine idée de notre humanité et à aucun moment contre Israël, contre la politique du gouvernement Netaniaou. Ça c'est une certitude. Et au-delà de cela, ma conviction aujourd'hui en 2026 pour cette élection, c'est qu'on ne pourra rien faire en France si on ne part pas d'une exigence de justice sociale. Alors si ça vous place à gauche, très bien.
Et je rappelle que dans le même élan, je suis très engagé pour la restauration d'un ordre républicain que je crois indispensable et j'apporte quelque chose que n'apporte ni le Rassemblement national ni la France insoumise, c'est que je crois au progrès écologique, certains y croient aussi, mais aussi économique. C'est-à-dire qu'on peut redonner à la France une perspective de croissance. Je crois que les 2 % ne sont pas impossibles pour nous à condition de faire les investissements qui sont indispensables et qui passent par une mobilisation de l'ensemble de notre société à commencer par l'État et nos services publics. Le grand jury, la bataille des idées.
Euh vous dites que tous ceux Dominique de Villepin qui disent qu'ils n'augmenteront pas les impôts sont des menteurs. Vous augmenterez quel impôt ? Alors moi, j'ai dit les choses les plus clairement possibles. Ma première décision ce sera de nettoyer les écuries d'Ogias, ce que vous appelez, c'est-à-dire d'ouvrir la boîte noire des niches sociales et fiscales. Nous avons 180 milliards d'euros qui échappent à toute transparence et qui sont reconduites année après année. Il faut faire la lumière et je propose pas de le faire dans une volonté de table rase.
Je propose de le faire à travers une loi d'extinction qui par 5è jouera pendant les 5 années du quinquena et qui chaque année par tiers permettra soit de maintenir un certain nombre de soutiens quand c'est nécessaire sur chaque niche, soit d'utiliser le deuxè tiers pour des nouvelles politiques publiques, soit et c'est le 3è tiers pour appurer notre dette et réduire nos déficits. Alors la Cour des comptes chiffre à 100 milliards, c'est c'est niche fiscale. Derrière chaque niche, il peut y avoir aussi des emplois. Par exemple, sur les emplois qu'on dit familiaux, derrière, il peut y avoir des gens qui ne sont plus déclarés. Il est pas question de toucher au service à la personne.
Il est question d'être plus efficace à travers des politiques publiques que nous mettrons en place. Aujourd'hui, nous avons des dispositifs très souvent qui ne sont pas conditionnés. Les aides aux entreprises par exemple, nous le savons, quel que soit le chiffre qu'on retienne, celui de Fabien Get, plus de 200 milliards ou celui de 120 milliards qui paraît plus raisonnable, il n'y a pas de conditions qui ont été posées. Le CICE, euh le crédit impôt recherche. Je crois qu'il faut rentrer dans une logique de conditionnement.
conditionnement à l'emploi, conditionnement à un certain nombre d'engagements prises par les entreprises si l'on veut revenir dans une logique d'efficacité et euh être capable d'avancer euh avec lucidité. Et c'est pour cela que dans le même élan, je propose la suppression des impôts de production. Je ne suis pas avec avec je ne reviens pas avec l'idée d'aller matraquer aveuglément et je crois que il faut jouer avec beaucoup de délicatesse euh des impôts, la suppression des impôts de production. Bien évidemment, on peut pas demander à nos entreprises d'avancer avec desation de la de la TVA, par exemple pour financer une partie du modèle social. Là, je crois qu'il y a un choix à faire.
euh choisir euh la TVA peut présenter certains avantages notamment euh du côté euh des exportations euh mais présente l'immense désavantage de toucher à la consommation et donc toucher à la situation de beaucoup de nos compatriotes. Je crois qu'il est beaucoup plus intéressant euh de se reposer sur la CSG. La CSG touche l'ensemble des revenus, ceux du travail, ceux du capital et donc touche tous les revenus. Et euh à partir de là, je crois que nous pourrons déplacer 200 milliards qui aujourd'hui pèsent sur le travail et qui seront plus utilement financé par le biais de cette CSG.
Dominique Devilpin et je le fais dans le cadre d'une stratégie qui est celle d'un grand fond de souveraineté et de solidarité qui aura vocation à défendre les investissements et qui permettra de relancer la croissance en France. Vous savez, l'important c'est pas la mesurette là c'est la vision paramétrique. Moi, je suis dans une vision systémique. Comment on fait pour que chaque mesure s'insère dans une vision globale vite pays vite. Vous utilisez l'intelligence artificielle ? J'utilise l'intelligence artificielle. Absolum. Y compris pour écrire par exemple chronique corriger pour corriger certains textes. Pour corriger certains textes et pour dicter.
Qu'est-ce que vous avez pensé des accusations qui visent l'écrivain Télison Aurélier soupçonné d'avoir eu recours à l'intelligence artificielle ? Vous l'avez lu ou pas déjà ? J'ai pas lu le le roman mais c'est une alerte pour l'ensemble de ceux qui aujourd'hui écrivent et publient. C'est une nécessité que de pouvoir travailler en toute transparence et c'est pour cela que je suis pour un label l'intelligence artificielle. On doit savoir ce qui relève de l'intelligence pour taxer. Vous êtes aussi pour taxer lire. Je je suis pour que l'IA dans la mesure où un certain nombre d'emplois vont disparaître, l'IA apporte son concours.
Il y a pas de raison que les robots ne soient pas taxés dès lors que on taxe les humains. Donc il faut de ce point de vue-là que l'IA apporte sa contribution. Mais nous devons pouvoir déterminer la frontière entre l'intelligence humaine et l'intelligence artificielle. Mais c'est un des grands combats que nous devons mener. Nous devons nous engager résolument dans la voie de l'intelligence artificielle. Je rappelle que tout va aujourd'hui être raccordé à cette intelligence, la santé, l'éducation, la formation. Donc nous avons besoin de ce point de vue-là d'engager une politique avec un grand consortium européen qui nous donnera les moyens d'avancer dans tous les domaines.
Celui d'un cloud souverain, celui des puces, celui de centre de données avec des conditions pour être au bénéfice de nos compatriotes. Merci beaucoup Dominique de VPIN pour ce grand jury. Bon dimanche à tous. On se retrouve la semaine prochaine.