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InterviewINA (sur YouTube)· 6 août 2012 21 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJusticeSécurité

Interview Jacques Chirac 21 septembre 2000 - Archive vidéo INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réaction sur la forme et le fond concernant les allégations de financement occulte du RPR ?

  • 1:30OuverteÉludée

    Sur le fond, ce système de financement occulte est-il organisé comme décrit ?

  • 2:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi intervenir à 3 jours du référendum sur le quinquennat ?

  • 3:30OuverteRéponse directe

    Ce référendum réduit-il les risques de cohabitation ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    L'abstention record est-elle un échec pour vous ?

  • 5:30FerméeRéponse partielle

    Votre vision du référendum s'inspire-t-elle du modèle suisse ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30Jacques ChiracFait
    « Tout ce qui est dans ce pseudo message est pour moi sans fondement mensonge calomnie et pour tout dire manipulation. »
  • 4:30Jacques ChiracFait
    « Si les Français aujourd'hui ont l'impression de vivre dans une démocratie un peu essoufflée on témoigne l'abstention croissante le vote protestataire croissant. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

nous vous l'avons dit au début de cette édition le président de la République est l'invité du 1920 en direct d'angoulem la première étape d'une visite de 2 jours en charante Élise Lucet vous êtes au côté du chef de l'État pour commenter les sujets d'actualité que nous venons de développer oui merci loui monsieur le Président nous reviendrons dans un instant si vous le voulez bien sur le référendum sur le quinquena qui est le but de votre visite ici à angoulem mais d'abord dans son édition d'aujourd'hui donc le le Monde publie une interview Postume de Jean-Claude m que nous avons entendu vous êtes personnellement mise en cause il affirme avoir remis une valise de 5 millions de francs à Michel Roussin en votre présence et cela pour le financement occulte du RPR j'ai envie de vous demander quelle est votre réaction à la fois sur la forme et sur le fond ma réaction je suis indigné indigné par le procédé indigné par le mensonge indigné par l'outrance madame il doit y avoir des limites à la calomnie hier faisait circuler une rumeur fantaisiste sur une grave maladie qui m'aurait atteinte sous-entendu je ne serais plus capable d'assumer mes fonctions aujourd'hui on rapporte une histoire abracadantesque on fait parler un homme mort il y a plus d'un an on diserte sur des faits invraisemblables qui ont eu lieu il y a plus de 14 ans on exhume un enregistrement fait il y a plus de 4 ans et Don le journal lui-même qui publie ses propos les qualifie d'invérifiable et de sans valeur juridique et tout cela comme par hasard 3 jours avant un référendum visant à améliorer le fonctionnement de notre démocratie alors je vous le dis ces all ces allégations sont indignes et mensongères voilà pourquoi je demande que ces éléments soient transmis à la justice afin que la vérité Bala la calomnie monsieur le Président sur le fond sur le système de financement occulte des partis et donc du RPR décrit par Jean-Claude merie ce système extrêmement organisé extrêmement précis jeis dire quelle est votre réaction est-ce que vous avez eu des contacts avec Jean-Claude mer est-ce que vous le connaissiez comment vous réagissez sur le fond je vous dis que tout ce qui est dans ce pseudo message est pour moi sans fondement mensonge calomnie et pour tout dire manipulation et je n'ai pas d'autre chose à dire vous avez le sentiment simplement que la campagne électorale pour l'élection présid présidentielle est lancée j'espère que ce n'est pas le moyen choisi par certains pour la lancer revenons monsieur le Président sur l'objet premier de votre visite ici à angoulem pourquoi avez-vous décidé d'intervenir à 3 jours justement du référendum est-ce que vous craignez une abstention record alors d'abord je n'ai pas décidé d'intervenir en charante j'avais décidé de venir en charante bien avant notamment pour voir quelles étaient les initiatives local prise à partir des territoires dans le domaine social et de l'emploi et de l'insertion et naturellement m'adressante à tous les maires de la charante j'en ai profité pour faire une réflexion sur la démocratie son adaptation au monde d'aujourd'hui et notamment par la voix du référendum qui aura lieu dimanche ce n'est pas anodin pour un président de s'engager dans une campagne à 3 jours d'un scrutin est-ce que c'est une manière pour vous de répondre à Charles parsquy qui affirme que vous vous moquez de ce référendum ou encore à Monsieur François Hollande qui déclare que le PS est le seul parti à être clair sur ce référendum pour le quinquena je ne réponds à personne et surtout dans la fonction qui est la mienne je ne polémique avec personne je parle au français je leur dis simplement nous avions un système que l'on essayait de changer depuis bien longtemps et que les circonstances n'avait pas permis de changer et qui était à l'évidence inadapté il fallait avoir un président de la République élu pour une durée qui permet par ailleurs au français de dire plus régulièrement tous les 5 ans et non pas tous les 7 ans ce qu'il pensaiit des grandes options qu'on proposait pour la France de la vision que l'on avait pour l'avenir de notre pays cela passait par le quinquéin et bien entendu pour le faire voter j'ai proposé j'ai demandé que on fasse cela par référendum d'abord parce que c'est la voix normale la Constitution dit que c'est le référendum qui conclut la réforme constitutionnelle sauf si le président considère qu'il y a des raisons particulières j'estimais que les Français qui élisaient leur président au suffrage universel devait le cas échéant modifier la durée du mandat par le suffrage universel et par conséquent j'ai proposé ce référendum et je demande aux Français de comprendre qu'il s'agit là au-delà même du quinquena de la mise en place d'un nouveau un nouveau système de consultation de lien de rapport entre ceux qui dirigent et les citoyens il faut que l'on puisse interroger régulièrement les Français et qu'ils répondent simplement et sans dramatiser nous avions là une occasion de le faire c'est une culture à adopter je souhaite que tous les Français prennent les 10 minutes nécessaires dimanche pour aller voter alors justement on parle beaucoup de du taux d'abstention au record possible en tout cas c'est ce que disent les sondages est-ce qu'on peut vraiment reprocher aux Français de ne pas se mobiliser pour ce référendum alors qu'on a le sentiment que tous les partis politiques ou presque ont un peu fait le service minimum pour cette campagne moi je ne reproche rien au français si les Français aujourd'hui ont l'impression de vivre dans une démocratie un peu essoufflée on témoigne l'abstention croissante le vote protestataire croissant depuis déjà quelques années c'est probablement pas parce que eux-mêmes ne seraient pas des citoyens ou d'ailleurs parce que les hommes politiques ne seraient pas de qualité c'est simplement parce que le système est usé il faut aujourd'hui dans une démocratie de notre temps il faut avoir la capacité d'interroger davantage les Français de leur permettre de participer davantage à la prise des décisions qui les concent et le référendum est un de ses moyens la décentralisation dont on parlait tout à l'heure en est un autre la déconcentration tout ce qui rapproche le pouvoir la décision des Français va dans le bon sens et ce que je demande aux Français de dire c'est dimanche c'est non seulement qu'ils estime qu'il est légitime de réduire le septena à un kakena mais deuxièmement qu'ils entendent être consulté lorsque quelque chose d'intéressant ou d'important les concerne c'est ça que je leur demande de dire qu'ils veulent être consultés monsieur le Président a priori ce référendum en tout cas le quinquen dorait être à moindrir les risques de cohabitation est-ce que c'est une bonne chose pour vous oui la cohabitation n'est pas le système idéal et par conséquent le quinena qui a pour résultat automatique de réduire sa ses risques est une bonne chose en soi mais ce n'est pas la seule raison je les ai évoqué tout à l'heure on va surveiller avec beaucoup d'attention les chiffres de l'abstention dimanche soir à 20h quelle leçon allez-vous en tirer si l'abstention est très forte une leçon personnelle une leçon politique ou les deux une leçon politique essentiellement politique c'est-à-dire la confirmation qu'il y a quelque chose qui doit être changé et qu'il appartient aux hommes politiques responsables de diminuer cette incompré enstion qui s'est développé entre le politique la décision qui vient d'en haut et les citoyens qui aujourd'hui se rendent compte que c'est de plus en plus à leur niveau que se fait l'initiative la responsabilité la création que sont assumé les difficultés les problèmes ce matin j'étais en charante dans une réunion qui avait pour objet de régler des problèmes d'insertion et qui le par une association qui le faisait très bien parce que elle avait compris que là aussi c'est à partir du territoire à partir de la base à partir des citoyens sur des problèmes concrets connus que l'on pouvait le mieux progresser pour améliorer la situation de chacun ça veut dire que vous vous envisagez un système un petit peu comme comme celui qu'on voit en Suisse celui des votations qui sont des référendums au niau prons pas de de prenons pas d'exemple àilleurs n pas le c'est pas du tout ce que je veux dire je veux dire que il est normal et légitime et c'était d'ailleurs les l'un des grands aspects de la constitution de la 5e République en 1958 qu'avait voulu le général de Gaulle que l'on puisse interroger les Français par la voie du référendum malheureusement les circonstances tragiques de la période 58-62 ont conduit les Français à euh considéré que le référendum était une sorte de plébiscite et ça en quelque sorte dénaturé le référendum euh il faut aujourd'hui le recrédibiliser et nous avons une occasion dimanche les Français ont une occasion dimanche de dire nous voulons nous ne voulons pas être des spectateurs nous voulons être des acteurs et quand il y a quelque chose d'important nous devons pouvoir nous prononcer on va parler on va passer à un autre sujet à propos de de la Corse on a vu ces dernières semaines que le processus lancé par le gouvernement suscitait une une forte émotion chez certains leaders politiques de gauche comme de droite d'ailleurs le ministre de l'Intérieur a même démissionné est-ce que vous comprenez cette émotion et et toutes les jourjet naturellement je comprends cette émotion la Corse conna des difficultés depuis longtemps et la situation se dégrade à tous égards les cors dans le immense majorité veulent sans aucun doute mieux affirmer leur identité leur épanouissement dans l'ensemble qui est le leur et qui est un ensemble national méditerranéen et européen donc j'ai eu l'occasion de le dire je suis intervenu deux fois sur ce sujet CSE et il faut faire des réformes elles sont nécessaires elles sont souhaitables elles sont indispensables alors à partir de là je n'ai pas l'intention de me prononcer sur ce qui est encore aujourd'hui qu'un projet que des déclarations des uns ou des autres y compris du gouvernement j'attendrais d'avoir un texte le projet de loi qui est prévu pour dire ce que j'en pense mais dès à présent je peux vous dire que il y a des limites qui ne doivent pas et qui ne peuvent pas selon moi être franchis elles tiennent à l'unité de la République et elles tiennent à la condamnation de la violence alors justement monsieur le Président jean- GUID Talamoni l'un des nationalistes qui a participé au processus de dialogue lancé par matigon a affirmé ce weekend qu'il souhaitait une amnistie pour tous les PR prisoner politique Corse sans exception y compris donc d'après lui pour les assassins du préfet irrigac comment réagissez-vous à ces déclaration pas encore polémiquer ce que je peux vous dire c'est que je considère qu'il est mais inimaginable pour moi que l'on puisse amnistier des crimes de sang ici ou ailleurs venons-en maintenant à la à la redistribution des fruits de la croissance hier en conseil des ministres vous avez souhaité que des choix clairs soient faits pour que pour assurer une croissance durable ou d'après vous le gouvernement manque-t-il de clarté là encore je le répète je ne suis pas en train de polémiquer avec quiconque je dis simplement que nous sommes dans une période de forte croissance où chacun sait que les recettes rentrent à flot dans les C de l'État et que je ne connais pas de précédent malgré cela le pouvoir d'achat du salaire mensuel n'augmente pas il reste stable ce qui d'une certaine façon est inacceptable pour des hommes des femmes des travailleurs qui pendant plusieurs années ont dû faire des sacrifices importants à cause de la faible croissance que nous avions à cause des efforts que nous avons dû accepter pour rentrer dans l'Europe et dans l'euro et qui par conséquent aujourd'hui ne comprennent pas pourquoi ils ne reçoivent pas leur juste part de cette croissance alors on sait très bien que c'est dû notamment au blocage en quelque sorte des salaires provoqués par la loi sur les 35 heur et je crois que le ministre des Finances a eu raison dans une ou deux interventions récentes de dire que il faudrait assouplir l'application des 35 he ce qui prouvait que effectivement elles ne sont pas adapté à la situation d'aujourd'hui mais on ne peut pas accepter que dans une situation qui est celle aujourd'hui de la France on ne répondent pas à deux objectifs à deux nécessités la première qui est de faire baisser nos dettes qui sont très excessives ce qui suppose aussi que l'on fasse baisser naturellement les impôts et donc les dépenses de l'État parce qu'il n'y a pas de baisse durable des impôts si parallèlement on ne fait pas les réforme nécessaire pour diminuer non pas la qualité ou la quantité des services publics naturellement mais leur coûte c'est-à-dire moderniser les choses et deuxièmement deuxième objectif il faut faire en sorte que ceux qui ont fait les efforts il y a quelques années et jusqu'à une époque récente trouvent aujourd'hui la récompense de ces efforts dans une amélioration du pouvoir d'achat de leur de leur pouvoir d'achat PIR d'achat de leur salaire ça c'est tout à fait essentiel est-ce que vous êtes inquiet de de l'infléchissement possible de la croissance on en parle beaucoup ces derniers jours l'objectif d'un gouvernement aujourd'hui c'est une croissance durable et j'observe dans le budget un infléchissement fort par rapport à tout ce qui s'est passé dans les dernières années c'estd qu'on est reparti dans le sens de la dépense bon je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure voie ce que je sais en revanche c'est qu'il peut y avoir des inquiétudes sur la croissance je ne suis pas personnellement inquiet je vous le dit je crois que c'est un élément passager en revanche malgré la crise du prix des carburant malgré la crise des carburants en revanche on voit bien aujourd'hui qu'il y a des blocages qui sont en train de se faire il y a de plus en plus d'entreprises qui ont des problèmes de recrutement des problèmes d'approvisionnement des délais de plus en plus importants que nous avons en réalité un chômage qui baisse mais des une exclusion qui elle ne diminue pas les ceux qui bénéficient des minimas sociaux restent stables alors qu'il devrait diminuer qu'on a donc un vrai problème aujourd'hui à assumer nous devons faire les réformes qui s'imposent pour permettre d'éviter ce genre de blocage alors justement en parlant des carburants on a sorti on a senti une très forte attente de dans la part des Français sur ce dossier des carburants justement des mesures ont été annoncées hier est-ce que vous comprenez cette montée en puissance de la contestation contre la fiscalité d'ailleurs plus globalement c'est pas seulement en France n'est-ce pas vous aurez observé que c'est un peu partout notamment en Europe et il faut d'abord comprendre que les Français souhaitent que tout le monde soit traité de la même façon et que pour eux la voiture pour la très grande majorité d'entre eux la voiture est un instrument de travail tout comme elle l'est pour certaines professions peut-être un peu moins mais quand vous partez à votre bureau le matin vous prenez votre voiture c'est votre instrument de travail par conséquent euh il y a là une grande irritation j'ajoute que que à partir du moment où je le disais tout à l'heure le pouvoir d'achat des salaires n'augmente pas cette augmentation du prix de l'essence est ressenti comme une ponction supplémentaire sur leur pouvoir d'achat éventuellement comme une baisse réelle ou ressenti en tous les cas du pouvoir d'achat d'où cette grande irritation alors il est normal que l'essence soit taxé pour bien les raisons et notamment parce que elle comporte des risques de pollution important mais il n'est pas normal que je l'ai dit depuis longtemps que le gouvernement profite de l'augmentation par une fiscalité inadaptée du prix du pétrole pour recevoir des recettes supplémentaires et les mesures qui viennent d'être prises pour réduire cet effet sont des mesures souhaitables monsieur le Président une dernière question d'un mot comment avezvous ressenti la libération de Jean-Jacques Le garec et de Roland Madura nos deux confrères de France 2 je sais que vous avez été très présent lors des négociations pendant pendant ces longs mois ROG j'ai hélas était présent dans beaucoup de négociations pour les otages quand il y a un otage qui est pris quelque part j'ai un peu le sentiment que c'est un membre de ma famille mon fils ou ma fille fille et je trouve ça tellement injuste dramatique que je comprends bien sûr les sentiments de désespoir d'angoisse que ressentent les parents et tout doit naturellement être fait mais il est pas facile d'agir dans ces cas-là et puis de sur croi euh il est pas facile de dire les choses exactement pour une raison simple c'est que certaines peuvent être secrèes et d'autres sont si incertaines qu'on ne peut pas les dire ce qui crée toujours une difficulté de contact c'est pourquoi j'ai essayé de garder le contact avec les familles au moins sur le plan affectif parce que je ne pouvais pas leur donner grand-chose et j'ai dit plusieurs fois aux uns ou aux autres si vous avez envie de parler appelez-moi évidemment je va pas régler le problème mais si vous avez quelque chose à dire dites-le-moi voilà alors je suis évidemment très heureux que le gare et matura se soit évadé avec un courage et une détermination tout à fait remarquable tout à fait remarquable les circonstances S sont prêtées mais ils l'ont fait avec un grand courage on va parler de fierté ah oui moi je considère qu'on peut être fier du comportement de nos deux otages fier monsieur le Président merci infiniment d'avoir accepter l'invitation du 1920 nous retournons à Paris pour les derniers titres de l' information avec Louis la forge