Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewC dans l'air (sur YouTube)· 13 février 2020 64 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

Macron et l'écologie : virage ou mirage ? #cdanslair 12.02.2020

Source d'origine 4 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 49 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:33OuverteRéponse partielle

    Macron et l'écologie, mirage ou virage ?

  • 4:59OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une arrière-pensée électorale derrière ce virage ?

  • 7:24OuverteRéponse directe

    Ces thèmes s'imposent-ils maintenant dans la politique et vous les mesurez au fur et à mesure des sondages ?

  • 14:48OuverteRéponse directe

    Les annonces pro-écologie à la veille d'un scrutin font-elles encore recette auprès des électeurs ?

  • 17:16OuverteRéponse directe

    Où sont les électeurs de gauche qui ont voté Macron en 2017 ?

  • 19:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi est-ce que l'écologie en France est très marquée à gauche ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:56InvitéFait
    « on ne fera plus de recherche d'hydrocarbures à partir de 2040 dans ce pays »
  • 2:01InvitéFait
    « on ferme Fessenheim »
  • 2:49InvitéFait
    « Il y aura des gourdes à l'Elysée »
  • 2:59InvitéChiffre
    « 30% d'espace en zone protégée »
  • 11:09InvitéChiffre
    « d'ici 2022, 30% de notre territoire sera sous le statut d'air protégé, sur terre comme en mer »
  • 11:19InvitéChiffre
    « 10% sera placé sous protection forte »
  • 11:33InvitéChiffre
    « 2,4 millions d'agents de l'État pourront par exemple profiter d'un forfait mobilité de 200 euros par an pour leur déplacement au travail à vélo ou en covoiturage »
  • 12:12InvitéChiffre
    « le président fait plancher des Français tirés au sort sur la meilleure manière de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030 »
  • 19:51InvitéChiffre
    « 47% des électeurs de François Hollande de 2012 ont voté pour Emmanuel Macron en 2017 »
  • 34:06PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron entend engager la deuxième phase de son quinquennat sur des sujets régaliens comme la sécurité ou l'immigration. »
  • 35:23PrésentateurFait
    « Un amendement rejeté par Muriel Pénicaud et les députés En Marche. »
  • 35:38PrésentateurFait
    « La majorité reconnaît vite une erreur collective. »
  • 36:47PrésentateurFait
    « Le président ne veut pas de frondeurs. »
  • 37:06PrésentateurFait
    « Pour cet ancien membre de la République en marche, ils ne peuvent de toute façon pas exister. »
  • 38:33InvitéFait
    « Depuis le quinquennat, les députés y sont élus parce que leur président a été élu. Ils doivent tout au président. »
  • 41:54InvitéChiffre
    « Sur 100 sympathisants de la REM aujourd'hui, depuis les européennes, 13% se classent à gauche, 20% au centre et 61% à droite. »
  • 43:36InvitéFait
    « On a l'impression parfois qu'il y a 4 personnes et demie qui décident, c'est-à-dire Ribadot Dumont, le directeur de cabinet d'Édouard Philippe, le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Collère, Emmanuel Macron, Édouard Philippe. »
  • 49:24PrésentateurFait
    « Sa cote de popularité dans le camp de la majorité présidentielle est descendue en flèche à cause des européennes. »
  • 56:07PrésentateurFait
    « Emmanuel Macron devrait-il rappeler Nicolas Hulot ? »
  • 57:37InvitéFait
    « on a fait le quinquennat les députés sont élus juste après le président pour servir le président »
  • 59:05InvitéFait
    « le Rassemblement National développe des thèses écolos au nom du souverainisme »

Temps de parole

  • Présentateur35 %
  • Invité21 %
  • Invité 219 %
  • Invité 316 %
  • ?3 %

≈ 17,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:11
Locuteur

Bonsoir

0:12
Présentateur

à toutes et à tous. Cap sur l'écologie. Emmanuel Macron a tenu cet après-midi un conseil de défense écologique. Au menu, une vingtaine de mesures sur la biodiversité, la prévention des inondations, la protection du littoral ou encore la préservation du Mont-Blanc. D'ailleurs, dès ce soir, le chef de l'État s'envolera vers les Alpes où il visitera demain la mer de glace, symbole des ravages du réchauffement climatique. Alors pourquoi Emmanuel Macron fait-il aujourd'hui ce virage vers l'écologie ? Que penser des mesures ? L'écologie est-elle en train de chambouler la politique française ? Le président a-t-il des visées politiques avec cette série d'annonces ?

Et puis Emmanuel Macron a-t-il réussi hier soir à recoller les morceaux avec sa majorité et ses députés qui ne cachent plus parfois leur désarroi ? C'est le sujet de cette émission de ce C'est dans l'air intitulé ce soir « Macron et l'écologie, mirage ou virage ? » Pour répondre à vos questions, nous avons le plaisir d'accueillir Christophe Barbier. Vous êtes éditorialiste politique à L'Express. Nathalie Saint-Cricq, éditorialiste à France Télévisions. Astrid De Vilaine, chef du service politique au HuffPost. Le HuffPost qui s'interroge dans un article « L'écologie, spectacle de Macron arrive-t-elle à son terme ?

» Et enfin Brice Tinturier, directeur général délégué de l'Institut de sondage Ipsos. Vous venez de réaliser une étude pour l'Obs sur ces électeurs de gauche qui ont voté Macron avec cette question « Où sont-ils deux ans après ? » Alors Christophe Barbier, Macron et l'écologie, mirage ou virage ?

1:38
Invité

On aurait presque pu ajouter « cirage

1:40
Locuteur

»

1:40
Invité

parce qu'il s'agit de plaire aux électeurs écolo, à tous ces courants, ces jeunes. Mais sérieusement, c'est quand même un peu un virage. C'est un virage dans le macronisme puisqu'on va passer d'une écologie ou d'un engagement écologique où le président décidait ce qu

1:52
Locuteur

'on

1:52
Invité

ne ferait plus. Alors on ne fera pas Notre-Dame-des-Landes, on ne fera pas la mine d'or en Guyane, on ne fera plus de recherche d'hydrocarbures à partir de 2040 dans ce pays. Tout ce qu

2:01
Locuteur

'on

2:01
Invité

ne faisait plus, on ferme Fessenheim

2:02
Locuteur

pour

2:03
Invité

essayer de passer à ce qu'on va faire. Et si possible, des choses très concrètes et très immédiates. Parce qu'on a l'impression que pour ce qui était des choses à faire, les horizons étaient sans cesse repoussés. La polémique sur les pesticides et le glyphosate. On pouvait le faire immédiatement, on envisageait 5 ans, on fait 3 ans. On donnait l'impression toujours du côté du pouvoir de couper la poire en deux et de faire la part des choses. La part de l'économie productiviste et la part de l'impératif écologique. On vise des horizons très ambitieux pour arrêter de produire des gaz à effet de serre.

Et puis quand on regarde dans la réalité, la France n'est pas un très mauvais élève, mais ce n

2:34
Locuteur

'est

2:34
Invité

pas non plus un excellent élève. Elle n'est pas dans la ligne qu'il faudrait tenir pour atteindre ses objectifs. Là désormais, le président veut prendre le virage du concret. Et du concret si possible immédiatement mesurable. Alors ça va du retrait de certains produits plastiques de la consommation courante. Ce n

2:48
Locuteur

'est

2:48
Invité

pas si simple de le faire vite. Il y aura des

2:50
Locuteur

gourdes

2:50
Invité

à l'Elysée. Il y aura des gourdes à l'Elysée, c'est un symbole. Ce n

2:52
Locuteur

'est

2:52
Invité

pas ça qui va sauver la planète. Il n

2:54
Locuteur

'y

2:54
Invité

aura plus de coton-tige en plastique à court terme, certes. Mais il faut aussi des choses plus structurelles. Par exemple, 30% d'espace en zone protégée. C'est quelque chose de concret. Ça peut se décréter finalement assez vite. Et ça a des conséquences sur l'urbanisme ou sur l'activité sans coûter trop d'emplois. Nathalie Saint-Cricq, l'écologie, ça n'est pas la marque de fabrique d'Emmanuel Macron ? Franchement, parce qu'il était plutôt dans une logique un peu productiviste.

3:16
Locuteur

Et

3:16
Invité

puis très libérale. C

3:17
Locuteur

'est

3:17
Invité

-à

3:17
Locuteur

-dire

3:17
Invité

qu

3:17
Locuteur

'il

3:17
Invité

considérait que la société s'organisait très bien. Après, comme le disait Christophe, il a compris d'abord qu'il y

3:22
Locuteur

a

3:22
Invité

une poussée écolo. Deuxièmement, dans les sondages, dans les élections. On peut le créditer aussi d'avoir changé. C'est-à-dire que nous tous, il y a deux ou trois ans, on n'était peut-être pas non plus obsédés. Maintenant, on a tous des enfants, des proches, même des personnes âgées, qui se sont, depuis qu'il y a eu une vague de chaleur, tout d'un coup, qui se sont dit, il se passe quelque chose. Donc probablement, il a changé. La seule chose, pour compléter un tout petit peu ce que disait Christophe, c'est qu'il y

3:44
Locuteur

a

3:44
Invité

un problème d'incarnation dans son gouvernement. C'est-à

3:46
Locuteur

-dire

3:46
Invité

que depuis qu'il a perdu Nicolas Hulot, enfin il l'a perdu, l'a-t-il perdu, comment se sont-ils perdus tous deux, on ne peut pas dire qu'Emmanuel Macron incarne lui tout seul dans son discours l'écologie. Orde ou Brune Poirson, sans vouloir être du tout désagréable, que cette espèce de côté flambant écologique menant les combats, Didier Guillaume, il est du côté des agriculteurs, donc il manque une incarnation. Donc il essaie de faire ce qu'il peut. Alors il y

4:12
Locuteur

a

4:12
Invité

des choses toutes petites, comme les voitures qui vont être remplacées dans le parc à l'Elysée. Demain, il sera sur la mer de glace pour essayer de faire une bien belle image, pour qu'on imagine, on le voit en train de descendre et d'être absolument, prendre un air totalement... Il paraît que ça provoque un choc quand même, quand on voit

4:26
Locuteur

cette mer de

4:26
Invité

glace.

4:27
Locuteur

Ça provoque un

4:27
Invité

choc, mais de toute façon, on est à une époque de communication, donc qu'il fasse des opérations de communication, on ne

4:31
Locuteur

peut

4:31
Invité

pas lui en vouloir. Simplement, on peut se dire qu'à terme, il faudrait probablement que dans le personnel politique qui l'entoure, il y ait quelqu'un qui symbolise plus, qui incarne plus, une espèce d'écologie intransigeante. Bon, il ne

4:43
Locuteur

va

4:43
Invité

pas prendre Greta Thunberg, rien dans le gouvernement. Mais entre... Donc

4:46
Locuteur

il manque

4:47
Présentateur

Nicolas Hulot.

4:48
Invité

Il manque, oui, absolument. Et puis il n'y

4:50
Locuteur

en

4:50
Invité

a pas 25, de toute façon, en France. Donc ils essaient, je crois, de trouver quelqu'un qui incarne un peu plus ça.

4:56
Présentateur

Astrid De Villene, sans être cynique, on est à un mois des municipales. Est-ce qu'il y

4:59
Locuteur

a

4:59
Présentateur

aussi une arrière-pensée électorale derrière ce virage ? Oui, on peut le penser. Surtout que La République En Marche n'est pas du tout en bonne posture pour ces élections municipales. Elle a peu de candidats uniques avec une étiquette. Même ceux qui ont l'étiquette En Marche, souvent, ils préfèrent la cacher ou la mettre un petit peu très très loin sur l'affiche pour ne

5:16
Locuteur

pas

5:16
Présentateur

qu'on voit que c'est les candidats d'Emmanuel Macron. Ah oui ? Et les écologistes...

5:20
Locuteur

On ne le montre

5:20
Présentateur

plus

5:21
Locuteur

qu'on est Macroniste.

5:22
Présentateur

Si vous prenez à Lille, à Reims, dans plusieurs villes. Et quand ils veulent bien le montrer, il y

5:27
Locuteur

a

5:27
Présentateur

des dissidences, comme à Paris, où on a deux candidats de La République En Marche, entre Cédric Villani et Benjamin Griveaux. Donc ça va être une élection très difficile pour Emmanuel Macron et son parti. Les écologistes, eux, de leur côté, par rapport aux dernières élections municipales, sont en très bonne posture. Ils sont parfois à plus de 20% dans les sondages, dans des villes qui n'étaient pas forcément vues comme écolo-compatibles. Et ça, dans beaucoup d'endroits en France. Alors qu'il

5:47
Locuteur

y

5:47
Présentateur

a 6 ans, il faisait 1% au niveau national et il n'avait gagné qu'une seule grande ville, Grenoble. Donc il y a peut-être cette visée électoraliste, même si à l'Élysée, évidemment, on s'en défend. Et puis Emmanuel Macron, lors de sa réunion hier devant les députés, il a dit qu'il voulait faire de l'écologie un pilier de sa deuxième partie du quinquennat. Il va sans doute s'appuyer sur la Convention citoyenne qu'il a mise en place. Et c'est vrai que pendant deux ans, ça a beaucoup manqué. La

6:10
Locuteur

Convention

6:10
Présentateur

citoyenne, on rappelle, ce sont ces citoyens tirés au sort qui font des propositions qui sont étudiées en avril prochain. Exactement, ça fait depuis le mois de septembre qu'ils ont travaillé pendant 6 ou 7 week-ends environ pour faire des propositions. Et Emmanuel Macron a promis de les transmettre sans filtre au Parlement ou par référendum. Il y

6:27
Locuteur

a

6:27
Présentateur

même des députés de la majorité qui s'emparent de ces questions-là, qui veulent peser sur l'exécutif pour avancer sur les questions écologiques, notamment par exemple en mettant dans la Constitution, dans le premier article de la Constitution, que la République doit prendre en compte la dimension environnementale. Il

6:43
Locuteur

y a

6:43
Présentateur

déjà des fuites. Est-ce qu'il y

6:44
Locuteur

a

6:44
Présentateur

une idée révolutionnaire qui pourrait nous être, par exemple, soumise à référendum et qui émanerait de cette Convention citoyenne dont on aura les résultats, vous l'avez dit, en avril prochain ? Pour l'instant, ils sont très discrets justement avec la presse. Ils ne veulent absolument pas que leur proposition soit dévoilée parce que c'est vraiment leur travail et ils se l'accaparent véritablement. Mais cette histoire de Constitution, ça fait depuis le début partie de leurs ambitions. Alors c'est assez symbolique, mais ça mériterait un référendum. Peut-être qu

7:07
Locuteur

'il

7:07
Présentateur

pourrait être plus large sur les questions écologiques. Et Emmanuel Macron, il y aurait peut-être intérêt parce que pour l'instant, son bilan aux yeux des Français n'est pas assez vert. Ristin Turier, Nathalie Saint-Clic disait tout à l'heure, il y a 3-4 ans, on n'était peut-être pas tous écologistes comme on l'est aujourd'hui. Est-ce que c'est vrai, ces thèmes s'imposent maintenant dans la politique et vous les mesurez au fur et à mesure des sondages ?

7:28
Invité

Oui, ça c'est incontestable. Dès le mois de septembre, dans l'enquête Fractures françaises pour le monde, on avait vu que l'environnement était devenu la première des préoccupations et que même s'il y a des différences de niveau chez les CSP, plus des grandes agglomérations par rapport au milieu populaire, ce que j'expliquais à l'époque, c'est que ça fait tâche d'huile. Il faut arrêter de penser l'environnement comme étant une préoccupation uniquement de bobos habitant dans des grands centres urbains. C'est réellement un phénomène d'ampleur et qui fait tâche d'huile dans toute la population. Donc il ne

7:56
Locuteur

faut pas s'étonner.

7:57
Présentateur

Qui

7:58
Locuteur

reste

7:58
Invité

plus marqué à gauche, qui reste plus marqué chez les catégories socioprofessionnelles aisées et dans les grandes villes. Mais ça, on le sait depuis 20 ans. Donc le phénomène nouveau, ce n

8:06
Locuteur

'est

8:06
Invité

pas celui-là. Le phénomène nouveau, c'est qu'y compris dans les milieux populaires, par exemple, y compris dans des petites villes, il y a une progression extrêmement forte de la préoccupation environnementale qui fait parfois quasi jeu égal avec le pouvoir d'achat, par exemple. Donc c'est le premier élément qui fait qu'Emmanuel Macron ne peut pas ignorer cette topique. Le deuxième, c'est que vous avez la reconstruction possible d'une alternative de gauche écologiste qui pourrait venir concurrencer Emmanuel Macron.

Et ces électeurs de gauche qui ont voté Macron, qui reviennent pour partie dans cette famille écolo-socialiste, on va dire, et aux municipales, ce sont des listes, certes souvent écologistes ou tirées par un écologiste, mais alliées à des forces de gauche. Ça, c'est un vrai danger pour Emmanuel Macron par rapport à ce que tout le monde annonce comme étant le face-à-face Macron.

8:53
Présentateur

Il y a

8:55
Locuteur

beaucoup

8:55
Invité

d'inconnus encore, dont le déficit d'incarnation. Il n'y a pas un leader à gauche ou chez les écologistes qui pourrait aujourd'hui se dire j'incarne de manière incontestable cette offre potentiellement disponible pour de nombreux électeurs. Mais moi, je ne

9:11
Locuteur

suis

9:11
Invité

pas très inquiet sur les phénomènes d'incarnation. Il peut y avoir en réalité plusieurs candidats qui pourraient prendre le flambeau. Puis le troisième point, je crois, très important, très rapidement, c'est qu'Emmanuel Macron l

9:20
Locuteur

'a

9:20
Invité

emporté en 2017 sur une promesse de faire turbuler le système.

9:24
Locuteur

Et

9:24
Invité

de gauche et de droite, on casse tout cela. C'est ça, sa promesse aussi. C'est ce qui a séduit une partie des Français. Aujourd'hui, il a deux scénarios possibles. Soit il continue à siphonner la droite pour essayer d'être au second tour face à Marine Le Pen. Soit il reste fidèle à cette idée qu'il incarne autre chose, que les Français vont vouloir autre chose, j'ai envie de dire, comme d'habitude. Et l'autre chose actuelle, c'est tout simplement la thématique environnementale. Donc c'est un moyen aussi pour lui, s'il arrive à l'accaparer, de rester dans le jeu de quelqu'un qui n'est pas dans les clivages traditionnels et qui colle aux demandes de la société.

9:55
Locuteur

– Le

9:56
Présentateur

président passe donc à l'offensive sur l'écologie. Avant un déplacement très symbolique sur la mer de glace dans les Alpes demain et avec la tenue d'un conseil de défense écologique ce matin à l'Elysée, Emmanuel Macron tente de verdir son image et sa politique. Et cela à quelques semaines d'un enjeu crucial, celui des élections municipales. Sujet de Barbara Steck et Christophe Roquet.

10:21
Locuteur

L

10:22
Présentateur

'écologie, au cœur de l'acte 2 du quinquennat, c'est la promesse du président.

10:28
Locuteur

Ce

10:28
Présentateur

matin, dans le Dauphiné libéré, Emmanuel Macron revient sur ses ambitions vertes.

10:34
Locuteur

– Nous

10:35
Présentateur

devons remettre l'écologie au centre du modèle. C'est la transition que je suis en train de faire en ce moment précis du quinquennat.

10:44
Locuteur

–

10:44
Présentateur

À la veille d'un déplacement dans la vallée de Chamonix pour constater de ses yeux l'impact du dérèglement climatique sur le plus grand glacier des Alpes, Emmanuel Macron vient de présider le quatrième conseil de défense écologique.

10:57
Locuteur

Pas

10:58
Présentateur

de mesures chocs, mais des annonces qui visent à lutter contre l'érosion

11:02
Invité

des côtes françaises et protéger la biodiversité. –

11:06
Locuteur

Le

11:09
Invité

président a été clair, d'ici 2022, 30% de notre territoire sera sous le statut d'air protégé, sur terre comme en mer. 10% sera placé sous protection forte.

11:22
Locuteur

– C

11:23
Invité

'est une nouvelle place laissée à la nature au quotidien.

11:27
Locuteur

–

11:28
Présentateur

Emmanuel Macron veut également accélérer la transition écologique des services publics. 2,4 millions d'agents de l'État pourront par exemple profiter d'un forfait mobilité de 200 euros par an pour leur déplacement au travail à vélo ou en covoiturage.

11:43
Locuteur

– L

11:44
Présentateur

'exécutif et les ministres devront eux aussi participer à l'effort collectif et montrer l'exemple en limitant les déplacements en avion.

11:52
Locuteur

–

11:52
Invité

Ce qui est important c'est de donner des alternatives performantes et effectivement on considère que quand un trajet prend moins de 4 heures ou de 6 heures aller et retour, on peut prendre le train, c'est ce que je ferai pour aller dans la Manche vendredi.

12:05
Locuteur

– Et

12:06
Invité

d'autres mesures sont à venir.

12:08
Locuteur

Depuis

12:09
Présentateur

le mois d'octobre, le président fait plancher des Français tirés au sort sur la meilleure manière de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre de la France d'ici à 2030.

12:20
Locuteur

– J

12:20
Présentateur

'ai décidé de lancer cette première convention citoyenne sur le climat, c'est parce qu

12:24
Locuteur

'il

12:24
Présentateur

y a urgence à agir

12:25
Locuteur

et

12:26
Présentateur

qu

12:26
Locuteur

'on

12:26
Présentateur

voit que l'une des difficultés sur ce sujet,

12:30
Locuteur

c

12:30
Présentateur

'est qu'il faut parfois concilier les contraires. –

12:32
Locuteur

Ces

12:33
Présentateur

citoyens devraient rendre leur copie en avril.

12:36
Locuteur

Pour

12:37
Présentateur

le moment, le bilan du président reste maigre et l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes

12:43
Locuteur

ou

12:43
Présentateur

encore la fermeture annoncée de la centrale nucléaire de Fessenheim

12:49
Locuteur

ne

12:49
Présentateur

suffisent pas à convaincre de l'engagement écologique du président. Pour les verts, Emmanuel Macron

12:54
Invité

ne prend

12:55
Présentateur

pas la

12:55
Locuteur

mesure

12:56
Invité

de l'urgence.

12:57
Locuteur

– On

12:58
Invité

a un président de la République qui au bout de 3 ans

13:01
Locuteur

a

13:02
Invité

plutôt reculé sur le climat, sur la transition énergétique, sur les pesticides comme sur le droit environnemental. –

13:09
Locuteur

À

13:09
Invité

un moment donné, si ce président voit la lumière verte et que c'est des citoyens qui lui font voir une lumière verte, tant mieux s'il prend n'importe quelle décision positive.

13:19
Locuteur

– L

13:21
Présentateur

'exécutif n'en fait pas assez, un diagnostic partagé par deux tiers des Français selon un récent sondage.

13:28
Locuteur

La

13:28
Présentateur

République En Marche semble encore chercher sa doctrine à l'heure où l'écologie s'impose comme un thème incontournable de la campagne municipale.

13:36
Locuteur

–

13:36
Présentateur

Christophe Barbier, est-ce qu'on sait si Emmanuel Macron va se rendre dans les Alpes en train

13:40
Locuteur

ou

13:41
Présentateur

en avion ? Apparemment, il ira en train.

13:43
Invité

– Il prendra le train en tout cas pour accéder à la mer de glace, et redescendre vers Chamonix, le petit train du montant vert, parce que s'il le fait à pied en cette saison, bon courage quand même. Donc ça, il aura un petit morceau de train. S'il fait tout le trajet en train, outre le fait que c'est très long, notamment parce que maintenant avec les TER, les TGV qui arrivent plus loin, ça c'est compliqué le transport régional. On a vu avec la colère des Gilets jaunes que c'était un sujet de désenclavement pour beaucoup de régions. Et puis enfin, ça serait un peu de la communication facile.

Les services de sécurité détestent qu'un président circule en train, il faut sécuriser tous les points de passage, ça complique la surveillance des autres passagers, parce que dans l'avion présidentiel, vous savez qui monte. Dans un TGV, vous ne savez pas trop qui est là, il faut contrôler tout le monde. Et puis enfin, rappelez-vous, François Hollande, au tout début de son quinquennat, était allé à des sommets européens en train, ça compliquait la chose. Et en plus, l'avion présidentiel suivait, parce qu'en cas de pépin médical, il fallait l'évacuer rapidement. Donc tout ça était quand même très ridicule. Espérons que le président, plutôt qu'un symbole un peu ridicule, choisisse la raison.

Donc il y

14:34
Locuteur

a

14:34
Invité

des limites à vouloir montrer l'exemple.

14:36
Locuteur

Oui, il y a... Ce serait la

14:38
Invité

démagogie. Un président, ça doit être un président efficace. Une heure d'avion, plutôt que quatre heures de train, c'est un président qui est plus efficace, qui préside mieux que s'il fait de la démagogie par ce genre d'attitude symbolique.

14:48
Présentateur

Nathalie Saint-Cricq, question téléspectateurs. Les annonces pro-écologie à la veille d'un scrutin font-elles encore recette auprès des électeurs ? Même s'il n'y

14:55
Locuteur

a

14:55
Présentateur

pas d'effet « waouh » dans ces annonces,

14:57
Locuteur

on est

14:57
Invité

incapable d'en citer une comme ça. Non,

14:59
Locuteur

parce que comme

14:59
Invité

le disait Christophe tout à l'heure, toutes les annonces, tous les renoncements,

15:01
Locuteur

ou

15:01
Invité

toutes les choses qu'on a décidées, ont été déjà préalables. C'est-à

15:04
Locuteur

-dire

15:04
Invité

qu

15:04
Locuteur

'il

15:04
Invité

va y avoir fait salaire la semaine prochaine, mais on le savait déjà. Là, effectivement, c'est un peu cosmétique. Ce qu'on peut se dire, c'est qu'une fois qu'on a dit que la gourde, c'est ridicule, que les

15:14
Locuteur

gobelets... Il y a la

15:14
Invité

protection

15:15
Locuteur

du littoral. Il

15:16
Invité

y

15:16
Locuteur

a

15:16
Invité

la protection du littoral.

15:17
Locuteur

Il

15:17
Invité

y a quand même les bouteilles en plastique, je ne sais plus combien ils en consommaient, 6 000 par jour. On peut se dire que tout ça, c'est effectivement juste vertueux pour montrer l'exemple. Mais on peut également se dire qu'il peut y avoir un effet d'entraînement dans toutes les entreprises. Et comme on dit en général, c'est aux ministères, aux ministres, aux chefs de l'État et aux administrations éventuellement de donner l'exemple. Bon, c'est forcément quelque chose de bien. Alors, que ça soit décrypté par les électeurs comme une espèce de virage écologique majeur, je ne s

15:43
Locuteur

'en

15:43
Invité

suis pas sûre. Je pense simplement que les vrais problèmes ne sont pas encore posés auprès de la classe politique. D'abord, effectivement, tout le monde est forcément d'accord sur cette écologie-là. Je ne

15:53
Locuteur

vois

15:53
Invité

pas la droite, l'extrême droite, tout le monde est totalement d'accord. La vraie chose qui serait intéressante, et peut-être on va en parler au moment de Fessenheim, c'est le nucléaire. Parce que faire un véritable tournant écologique, en considérant qu'on arrête tout, qu'il n'y

16:04
Locuteur

a

16:04
Invité

plus de centrale thermique, qu'il n'y a plus de centrale nucléaire, qu'on va tout faire avec le renouvelable, je ne suis pas sûre qu'à court terme, ce soit quelque chose de tenable. Et là, on est plutôt dans la symbolique que dans une façon de vraiment poser les problèmes.

16:17
Présentateur

D'autant que vous avez vu les dernières déclarations de l'Agence internationale pour l'énergie,

16:20
Locuteur

qui a dit ce matin que le

16:22
Présentateur

nucléaire est une partie de la solution pour lutter contre le réchauffement

16:25
Locuteur

climatique.

16:26
Invité

On

16:26
Locuteur

sait d'où ils

16:26
Invité

parlent, comme ils disent, mais il y a quand même ce problème qui se pose. Parce que si on arrête tout en même temps, sans avoir des produits de substitution immédiatement, ça peut être quelque chose de problématique. Brice

16:35
Locuteur

Tafurier.

16:35
Invité

Un petit point par rapport à la question de votre auditeur. Non, ça ne créera pas d'effet sur les municipales parce qu'il est trop tard et parce que ce n

16:42
Locuteur

'est

16:42
Invité

pas le même type d'écologie. En revanche, si Emmanuel Macron le fait avant les municipales, c'est pour préparer l'après. Et surtout, s'il y a une poussée écologiste municipale, pour qu

16:52
Locuteur

'on

16:52
Invité

ne dise pas dans l'après et dans les mesures, il le fait uniquement parce qu'on a vu qu

16:56
Locuteur

'au

16:56
Invité

municipal, il y avait une poussée écologiste. Il anticipe. Il anticipe et il est important pour lui, dans la perspective de la présidentielle, encore une fois, de se positionner sur ce sujet-là et de ne pas en laisser le cœur uniquement à des écologistes. Mais à court terme, sur les municipales, les électeurs ne vont pas modifier leur vote uniquement parce qu'il y

17:13
Locuteur

a

17:13
Invité

eu ces annonces.

17:13
Présentateur

Astrid De Vilaine, sur ces annonces où il n

17:16
Locuteur

'y a

17:16
Présentateur

pas d'effet « waouh » comme on l'a dit, Emmanuel Macron a cette phrase « il faut être dans la radicalité, mais pas dans la brutalité ». Et il illustre, il dit « la brutalité, c'était la taxe carbone ». On a l'impression que ça a traumatisé quand même le pouvoir, cette idée écologiste, lumineuse, que d'instaurer une taxe carbone.

17:32
Locuteur

–

17:33
Présentateur

Oui, évidemment, il y

17:33
Locuteur

a

17:33
Présentateur

eu la crise des gilets jaunes qui s'en est suivie et en plus, le président Macron

17:37
Locuteur

avait

17:37
Présentateur

été alerté par beaucoup de députés qui disaient « je le sens venir, ça ne

17:40
Locuteur

va

17:40
Présentateur

pas du tout passer cette histoire, les citoyens me le disent ». Et cette crise entre la majorité et l'exécutif, elle est née aussi de cette crise des gilets jaunes et de la taxe carbone. Et ce qui était reproché à ce moment-là au gouvernement, c'était de « taxer » les plus pauvres ou les classes moyennes, pas les plus riches, pas les grandes entreprises, pas les billets d'avion, etc. Donc Emmanuel Macron est toujours un petit peu dans ce paradoxe de dire « il ne faut pas de radicalité et en même temps pas de brutalité ». Enfin, c'est presque contradictoire, c'est exactement comme quand Elisabeth Borne dit « on va faire une des mesures révolutionnaires en 2050 ».

Je pense que les citoyens, les Français et notamment les plus jeunes d'ailleurs qui se sentent, et les scientifiques qui sentent l'urgence, c'est difficile de comprendre quelle est la politique à cet horizon-là qui paraît tellement lointain. Au moment de la loi anti-gaspillage, pour une poisson,

18:28
Locuteur

elle

18:28
Présentateur

avait subi ces critiques-là en disant

18:30
Locuteur

«

18:30
Présentateur

on ne

18:30
Locuteur

va

18:30
Présentateur

pas arrêter le plastique en 2040 ». C'est beaucoup trop

18:32
Locuteur

lointain.

18:32
Présentateur

Et d'un autre côté, le gouvernement, les ministres vous disent, et ils sont très agacés de ces critiques, ils sentent la pression sociétale. Mais ils vous disent « moi je ne peux pas, je vais fermer des usines, il y a des emplois qui vont être perdus ». Enfin, eux, ils ont une forme d'écologie très pragmatique, mais qui peut paraître un petit peu à l'ancienne, au vu des mesures qui sont sorties tout à l'heure, qui sont arrêter les chaudières au fioul dans les services publics. Une prime pour les vélos ?

18:57
Locuteur

Une prime pour les vélos, ça semble

18:58
Présentateur

un petit peu ancien monde pour le coup comme mesure. En fait, moi je me suis même dit, je pensais que c'était déjà fait. Je pense que la population attend des mesures bien plus ambitieuses et peut-être un plan gouvernemental global. Le fait qu

19:09
Locuteur

'il

19:09
Présentateur

y ait un ministère de la transition écologique, ça dit encore que ce

19:14
Locuteur

n'est pas encore… C'est pas partout,

19:14
Présentateur

c'est encore une matière.

19:16
Locuteur

Et

19:16
Présentateur

du coup, c'est moins visible aussi, parce qu'il y a des choses quand même qui sont faites au cas par cas dans quelques lois, mais personne ne les voit. Et ça, les députés en souffrent beaucoup sur le terrain, ils disent « si on a fait passer ça, personne ne l'a vu

19:24
Locuteur

». –

19:25
Présentateur

Brice Tinturier, vous disiez tout à l'heure qu'il y avait évidemment une visée électoraliste en vue de la prochaine présidentielle. Pour reprendre votre étude que vous avez faite pour l'Obs, ces électeurs qui ont voté Macron en 2017, où sont-ils aujourd'hui ? Et la question est, est-ce qu

19:38
Locuteur

'ils

19:38
Présentateur

sont partis chez les écolos ? Et pour qui seraient-ils susceptibles de voter en 2022

19:42
Locuteur

?

19:42
Présentateur

Pour revenir sur cette question de l'incarnation de l'écologie de gauche.

19:46
Locuteur

– D

19:47
Invité

'abord, Emmanuel Macron leur doit largement sa victoire. 47% des électeurs de François Hollande de 2012 ont voté pour Emmanuel Macron en 2017. C'est énorme. C'est beaucoup plus que les électeurs de droite. On a eu seulement 18% des électeurs de Nicolas Sarkozy qui ont voté pour Macron. Donc c

20:04
Locuteur

'est

20:04
Invité

un réservoir important. Aux européennes, déjà, beaucoup de reclassements. Sur ceux qui ont voté aux européennes,

20:10
Locuteur

vous

20:10
Invité

avez 27% des électeurs qui avaient voté Macron, donc de gauche qui avaient voté Macron en 2017. Eh bien, vous en avez 27% qui repartent sur la liste socialiste ou sur la liste écologiste. Donc une grosse perte. 22% qui restent fidèles, qui ont été fidélisés et qui votent la REM, et le reste dans l'abstention. – Il n

20:28
Locuteur

'y

20:28
Invité

en a que un quart des gens de gauche qui

20:30
Locuteur

ont

20:30
Invité

voté Macron qui réitèrent leur vote. – Oui, parce que vous avez aussi une grosse abstention au moment des européennes. Mais ce qui est important,

20:35
Locuteur

c

20:35
Invité

'est qu'il y

20:36
Locuteur

en

20:36
Invité

a une petite partie qui est fidélisée, 22%, et une partie un peu plus importante qui repart à gauche. Donc on voit bien qu'on a des reclassements avec cet électorat qui était central pour Emmanuel Macron. Il est en train de le perdre, ou d'en perdre en tous les cas une partie importante. C'est pour ça que par rapport à un certain nombre de mesures qui ont déçu, de sentiments de tromperie, de désabusement, voire de détestation de la personne d'Emmanuel Macron, il a absolument besoin de proposer une alternative ou quelque chose qui, en termes d'écologie, parce que ça intéresse cet électorat-là, peut les retenir. Il a aussi son volet sécurité pour continuer à siphonner la droite.

Donc il essaye de rééquilibrer ses deux jambes.

21:16
Locuteur

– On va dire un mot

21:16
Invité

sur la sécurité, mais juste sur l'écologie.

21:18
Présentateur

Christophe Barbier, on dit souvent qu'en politique, on préfère l'original à la copie. Donc dès lors qu'il va sur l'écologie, on va dire, je préfère carrément Yannick Jadot. –

21:25
Invité

Oui, d'autant qu'il reste fidèle, il le montrait encore dans l'interview de Finé Libéré, au mot de transition. Et c'est ce mot qui avait fini par gêner Nicolas Hulot, qui voudrait, lui, une révolution écologique. C'est quoi la transition écologique ?

21:35
Locuteur

C

21:35
Invité

'est qu

21:35
Locuteur

'on

21:35
Invité

garde le modèle d'économie capitaliste basée, fondée sur la croissance et la production. Simplement, on l'adapte pour que ça fasse moins de dégâts, que ça crée des emplois verts. On verdit une économie classique. Ce que réclament beaucoup d'écologistes, c'est une rupture complète. C'est un changement de paradigme où on ne soit plus dans la recherche de croissance. Certains prônent même la décroissance. Donc ce conflit idéologique, à un moment donné, on va voir qu'Emmanuel Macron a quand même les pieds dans l'ancienne économie, même s'il a la tête maintenant dans une économie verte.

Et puis, la chance qu'il a dans cette compétition entre l'original et la copie, c'est que l'original écolo, non seulement n'est pas complètement incarné, même si la figure de Yannick Jadot a surgi, mais c'est aussi qu'ils se disputent entre eux, beaucoup. Ils se sont souvent

22:14
Locuteur

divisés

22:15
Invité

au sein des verts. Et après, le reste de la gauche, la fameuse union de la gauche rouge-rose-verte, ça apparaît comme maintenant une utopie. Accessoirement, ils sont d'accord sur peu de choses. Et sont-ils à droite ou à gauche ? Même si, officiellement, ça ne veut plus rien dire. Quand on voit la ligne de Yannick Jadot ou la ligne de Julien Bayou, ce n

22:32
Locuteur

'est

22:32
Invité

pas du tout la même chose. Et puis, il

22:34
Locuteur

y a

22:34
Invité

quelqu'un dont on peut parler aussi, c'est Anne Hidalgo. Alors, Anne Hidalgo, si elle est élue à Paris, alors elle est certes socialiste, mais finalement, c'est elle qui réussira peut-être, si ça marche, à faire une espèce d'énorme alliance avec les écologistes. Et là, ça fait encore une autre incarnation possible.

22:48
Locuteur

C

22:48
Invité

'est-à

22:49
Locuteur

-dire

22:49
Invité

quelqu'un

22:49
Locuteur

qui est... Et Ségolène Royal.

22:50
Invité

Ségolène Royal, mais ce qu'il va falloir, la chance, pour rebondir sur ce que vous disiez tout à

22:55
Locuteur

l

22:55
Invité

'heure, la chance d'Emmanuel Macron, c'est qu'idéologiquement, il y a 25 lignes chez les Verts et qu'on ne sait pas si on propose une ligne plutôt Macron-compatible, qui était celle un peu de Jadot au début, ou à gauche toute, comme c'est un peu l'électorat de base d'Europe Écologie Les Verts. Là, vis-à-vis des Français, vis-à-vis des retraités, vis-à

23:13
Locuteur

-vis

23:13
Invité

des gens qui votent, ça risque d

23:15
Locuteur

'être

23:15
Invité

un peu plus compliqué. Brice Tinturier. Non, mais pour une présidentielle, il faut avoir une crédibilité globale. Pour des municipales, vous pouvez... On

23:23
Locuteur

peut se

23:23
Présentateur

lâcher sur le vote écolo,

23:24
Locuteur

mais... Il est

23:24
Invité

plus facile de voter pour une liste écologiste au niveau local quand il s'agit de végétaliser la ville ou de favoriser des mobilités douces type le VO. Quand on va revenir à la présidentielle, on va demander à chaque candidat d'être crédible, maintenant sur la question de l'environnement, ça j'en suis persuadé, mais toujours aussi sur les questions économiques, sociales, régaliennes, etc. Donc pour un Yannick Jadot, c'est quand même plus compliqué. Il va falloir qu'il se muscle sur ces éléments-là.

Et du coup, pour un Emmanuel Macron, s'il lui arrive à incorporer l'écologie, il a une crédibilité contestée comme d'autres, mais il a quand même une crédibilité sur l'ensemble des sujets régaliens et économiques.

23:59
Locuteur

Sur

24:00
Présentateur

cette poussée écologiste qui se manifeste dans les urnes, est-ce qu'elle est très manifeste chez les jeunes ? Est-ce que les jeunes reviennent à la politique et reviennent par l

24:09
Invité

'écologie, de façon massive ? Oui, elle est réelle chez les jeunes. Ensuite,

24:13
Locuteur

il

24:13
Invité

y a deux bémols. Premier bémol, c'est que les jeunes votent quand même beaucoup moins, et on l'a vu aussi aux Européennes, que le reste de la population. Donc encore faut-il qu'ils aillent voter pour transformer cette aspiration dans les urnes. Et puis le deuxième bémol, c'est que quand vous regardez les comportements, par exemple sur des éléments de recyclage, etc., ce ne sont pas les jeunes qui sont les plus actifs. Ce sont plutôt les, pour beaucoup de raisons, pour plein de raisons, mais ce sont plutôt les plus âgés. Donc il y a un hiatus entre ce que les jeunes disent, ils sont dans une écologie de la contestation ou de l'interpellation des gouvernements, mais pas tant que ça.

Une fois que vous avez évoqué effectivement les gourdes pour éviter d'avoir des verres en plastique, il n'y a pas tant de ça, d'éléments comportementaux des jeunes qui viennent bouleverser la donne.

24:55
Locuteur

Cité, on

24:55
Présentateur

dit que les seniors trient bien mieux leurs déchets que les jeunes

24:59
Locuteur

urbains qui

24:59
Présentateur

balancent tout.

25:00
Locuteur

Absolument.

25:01
Invité

On a fait une très grande enquête dans 30 pays pour EDF sur les questions climatiques, et vous voyez aussi sur ce type d'indicateur qui est le plus climato-sceptique, mais au-delà de cela, qui ensuite est capable de modifier ses comportements dans un sens plus favorable à l'environnement. Et ce n

25:13
Locuteur

'est

25:13
Invité

pas toujours les jeunes qui ont le drapeau le plus valorisant là-dessus.

25:18
Présentateur

Christophe Barbier, pourquoi est-ce que l'écologie en France est très marquée, et c'est encore le cas, vous le confirmez, à gauche ? On est frappé de voir qu'en Allemagne, et même récemment en Autriche, maintenant les écologistes

25:27
Locuteur

font

25:28
Présentateur

alliance avec la droite, avec la CDU en Allemagne, et en Autriche avec Sébastien Kour.

25:32
Invité

La culture allemande chez les Verts,

25:34
Locuteur

ça

25:34
Invité

a toujours été une fracture entre ce qu'on appelait les réallos et les fundis. Les fundis étaient pour une écologie dure, très militante, sans concession, et les réallos plutôt pour aller vers des alliances de gouvernement, régionales ou nationales, pour changer les choses du mieux qu'on pouvait. C'est les réallos qui ont gagné, largement. La première incarnation, ça avait été Joschka Fischer, de ce leadership-là. En France, on n

25:52
Locuteur

'a

25:52
Invité

pas du tout le même parcours. On a une écologie qui au contraire, au début, avec René Dumont, puis avec Antoine Wechter, disait « droite-gauche, ce n

25:59
Locuteur

'est

25:59
Invité

pas notre problème, nous, on veut faire des choses concrètes ». Et Wechter n'avait pas cette image. À gauche, qui a été donnée par ses successeurs, Yves Cochet, Dominique Voinet, étaient pour une alliance quasi systématique avec le Parti Socialiste, ça a donné le rouge-rose-vert. Donc il y

26:11
Locuteur

a

26:11
Invité

eu un peu cette schizophrénie. Et en ce moment, ce qui est en train de se passer, ça avait commencé avec Europe Écologie, les Verts, avec Cohn-Bendit, ça continue avec Jadot, c'est comment faire vivre ensemble cette fracture entre des Verts, en effet, très à gauche, des lignes très à gauche, et puis Europe Écologie, qui l'étaient un peu moins. Ça brinque-balle. Et on voit bien que cet appareil partisan où le parti est plus à gauche que son leader, Yannick Jadot, ça ne tiendra pas longtemps. En tout cas, dans la perspective d'une présidentielle, il faut qu'à un moment donné, les écologistes clarifient leurs lignes.

Et en fait, leur bonne stratégie, c'est d'essayer de faire en 2022 ce que Macron a fait en 2017. C'est-à-dire, ni droite ni gauche, tous ceux qui veulent, de bonne volonté, changer les choses en matière d'écologie sont les bienvenus. Ça ne

26:51
Locuteur

va

26:51
Invité

pas être simple à vivre pour les militants les plus à gauche des Verts, mais c'est comme ça qu'ils peuvent espérer un jour avoir les manettes au niveau national.

26:57
Présentateur

Donc Yannick Jadot est freiné dans cette volonté, dans cet élan de se recentrer politiquement par ses militants. Bien sûr, et il se freine

27:05
Locuteur

lui-même. La gauche,

27:05
Présentateur

l'écologie,

27:07
Locuteur

passe

27:07
Présentateur

-tête.

27:07
Locuteur

Oui, vert dehors,

27:08
Invité

rouge dedans. Mais il se freine lui-même parce qu'il sait que s'il va trop loin dans le sens de ce qu'il pense, il risque d'être le lendemain déjugé par une petite phrase d'un membre du parti. Et donc, il est assez habile de ce côté-là. Il veut assurer lui aussi une transition idéologique de son écologie. Alors, oui, Brice Tarturier ? Moi, je rajouterais juste simplement que si la droite n'est pas écologiste historiquement ou l'est peu, c'est parce qu'elle est libérale économiquement qu'elle a soutenu la mondialisation et que la gauche est pour de la régulation.

Et le problème de l'écologie s'est posé en termes de régulation et notamment régulation des excès du capitalisme ou des excès de la mondialisation. Donc là, il y avait un hiatus, même s'il y aurait pour la droite une possibilité de pousser la question environnementale, parce qu'il s'agit de préserver, de conserver. Et ça, c'est un thème

27:51
Locuteur

éminemment de droite. L'aspect conservateur de l'écologie

27:53
Présentateur

colle mieux avec

27:54
Locuteur

l'ADN de droite. Mais la question

27:55
Invité

du libéralisme est venue percuter cela et a empêché la droite d'aller sur ce terrain-là et a favorisé, du coup, une gauche de la régulation. Alors, par les territoires, les terroirs, la droite essaie de reconquérir ce terrain-là.

28:06
Présentateur

Alors, si on parle de stratégie, donc on voit bien qu'avec le thème de l'écologie, Emmanuel Macron va pêcher à gauche, est-ce qu'en parlant de la sécurité, parce que ça, c'est le nouveau thème dont il souhaite parler ? Est

28:16
Locuteur

-ce

28:16
Présentateur

que là, il veut aller pêcher à droite et faire ce grand écart ? D'abord, je ne

28:20
Locuteur

sais

28:20
Présentateur

pas si on peut le faire, si c'est possible, mais pourquoi pas ? C'est la révolution permanente avec Emmanuel Macron,

28:24
Locuteur

la suite de

28:24
Présentateur

Villaine. Oui, mais très clairement, c'est ce qu'il a dit hier soir et on pouvait le pressentir déjà depuis le mois de septembre, c'est-à-dire que ces deux piliers pour la suite du quinquennat, c'est l'environnement, l'écologie et les questions régaliennes. Donc, clairement, il vise ses deux adversaires principaux, le Rassemblement national et Europe Écologie Les Verts, où la gauche réunit derrière quelqu'un d'écologiste qui, pour l'instant, n'existe pas, mais pourquoi pas dans deux ans.

Et donc, Emmanuel Macron, il va essayer d'incarner ces deux questions-là et dès le mois de septembre, il l'avait dit, souvenez-vous, devant les parlementaires de sa majorité, il avait fait un discours assez transgressif en disant les bourgeois ne côtoient pas l'immigration, votre seul ennemi, c'est le Rassemblement national, c'est ça qu'il faut combattre au quotidien. Donc, clairement, il avait fait de Marine Le Pen ou du candidat ou de la candidate du Rassemblement national son ennemi numéro un. Aujourd'hui, c

29:10
Locuteur

'est

29:10
Présentateur

l'écologie pour les municipales. Il va essayer de tenir ces deux jambes-là jusqu'à la fin du quinquennat, mais est-ce que ça suffira ? Ça, c'est la grande inconnue. Sauf que Nathalie Saint-Cricq, de même que l'écologie n'est pas la marque de fabrique, n'est pas l'ADN d'Emmanuel Macron, la sécurité ne l'est pas plus.

29:22
Invité

Non, le problème, après, ça fait de voir s'il se passe des choses concrètement parce que j

29:26
Locuteur

'ai

29:26
Invité

bien entendu hier, je ne

29:28
Locuteur

l

29:28
Invité

'ai pas entendu directement vu que je n'y étais pas, le pays légal et le pays réel.

29:31
Locuteur

Mais alors pourquoi il a dit

29:32
Présentateur

ça ?

29:33
Locuteur

Ça fait polémique, mais parce qu'une

29:35
Invité

fois, Benjamin Grévaud déjà l'avait utilisé. C'était une référence à Charles Maurras. Mais par-delà le fait, Charles Maurras a dû dire un jour, il fait beau et ce n

29:41
Locuteur

'est

29:41
Invité

pas non plus quelque chose d'absolument épouvantable. Il a voulu dire toujours la même chose,

29:46
Locuteur

c

29:46
Invité

'est-à-dire, il n'y a pas le pays légal,

29:47
Locuteur

c

29:47
Invité

'est-à-dire nous, les gens d'en haut, ceux qui sommes absolument coupés de tout et le pays

29:50
Locuteur

réel, c'est-à-dire les gens

29:52
Invité

qui souffrent véritablement dans leur chair et qui vivent au quotidien les problèmes de sécurité. Après, si c'est juste un discours, c'est quand même un petit peu ce qu'on attend sur le séparatisme, il ne

30:00
Locuteur

faut

30:00
Invité

plus dire communautarisme. S'il dit environnement en sautant comme un cabri et qu'in fine, il ne

30:06
Locuteur

se

30:06
Invité

passe pas grand-chose, bon, ça fera peut-être plaire à deux ou trois personnes qui, au municipal sûrement, mais comme le disait Brice, au moment de voter vraiment pour la présidentielle, on verra. Et s'il dit sécurité, sécurité en pensant qu'il n

30:17
Locuteur

'y

30:17
Invité

a pas des choses, enfin, en ne décidant pas des choses concrètes, en ne donnant pas l'impression qu'il

30:22
Locuteur

y a

30:22
Invité

des choses qui se passent sur le terrain, pour le coup, ça se reviendra à une espèce de petit clin d'œil à l'électorat de droite, mais les électeurs, ils ne sont pas idiots. Enfin, on peut leur raconter des choses, à partir du moment où il ne se passe pas des choses concrètes et que c'est que du discours, je ne

30:37
Locuteur

suis

30:37
Invité

pas certaine que ça marche.

30:38
Présentateur

Mais Christophe Barbier, est

30:39
Locuteur

-ce

30:39
Présentateur

qu

30:39
Locuteur

'il

30:39
Présentateur

vous donne l'impression de vraiment vouloir faire des propositions choc sur ce thème de la sécurité, sachant qu'il a dit l'insécurité, virgule, c'est le sentiment d'insécurité ? Comme le vent,

30:48
Locuteur

comme le froid. On a l'impression qu

30:49
Présentateur

'il a l'air de nier

30:51
Invité

un petit peu le... Ça, typiquement, c'était une phrase de la gauche

30:54
Locuteur

aveugle

30:55
Invité

des années 80-90, de Jospin, sur le thème « il n'y a pas d'insécurité, il y a une impression, un sentiment d'insécurité ». Les élections et la réalité des chiffres ont prouvé que cette gauche-là avait tort et la gauche a engagé sa mue, qui a abouti à Jean-Pierre Chevènement et à Manuel Valls. Et de ce côté-là, Macron, par des petites phrases comme ça, essaye de s'acheter une bonne conscience parce qu'il sait qu'il va devoir faire une politique un peu dure. Et il essaye d'être sur les deux tableaux. C'est le même sujet avec les problèmes d'identité. Quand il dit « il ne

31:20
Locuteur

faut

31:20
Invité

plus dire communautarisme, il faut dire séparatisme », il essaye à la fois de plaire aux électeurs de droite qui ont peur de la montée de l'islam et de ne pas se fâcher avec la communauté musulmane dont on a l'impression qu'il la désigne comme étant un problème dans la République. À force de faire ce type de grand écart ou de « et en même temps » sur ces sujets délicats, il risque de perdre des deux côtés. Après, Emmanuel Macron, sur la sécurité, plus encore que sur l'écologie, il aura besoin de résultats rapides parce que l'écologie, on sait bien que le réchauffement climatique, ça ne

31:47
Locuteur

va

31:47
Invité

pas s'enrayer en 15 jours. En revanche, déployer des policiers, être plus dur, gérer la nouvelle politique carcérale qui fait qu'on mettra moins en prison des gens à partir du printemps prochain, ça, c'est des choses qui vont se mesurer jour après jour, mois après mois et il aura des comptes à rendre. Et on peut perdre une élection sur ces questions.

32:03
Locuteur

Emmanuel

32:04
Présentateur

Jospin ne le sait que trop.

32:05
Invité

Bien sûr, dès 2001, Jacques Chirac avait senti par les maires qui lui remontaient l'information que ce sujet devenait majeur. Il en a fait le cœur de son 14 juillet 2001. Après, la présidentielle se perdait à gauche sur ce terrain-là. Pour l'instant, ce n

32:19
Locuteur

'est

32:19
Invité

quand même pas un sujet de préoccupation

32:21
Locuteur

majeure des Français.

32:22
Invité

Parce qu'il y a des statistiques qui sont sorties récemment et qui montrent qu'il peut y avoir une hausse justement des violences sur un certain type de crimes notamment. Mais dans nos indicateurs de préoccupation des Français, il n'y a pas de hausse ni de cette préoccupation ni du sentiment d'être en insécurité souvent ou de temps en temps.

32:41
Présentateur

Autant l'écologie est un vrai thème qui monte, autant l'insécurité...

32:44
Locuteur

Pour l'instant, c'est plutôt

32:46
Invité

stable et ça ne fait pas partie des cinq grandes priorités ou sujets de préoccupation des Français.

32:51
Présentateur

Alors, une séance de calinothérapie. Hier, le président a invité à l'Elysée environ 300 parlementaires de la majorité. Le but, retisser un lien distendu avec ses troupes. Le chef de l'État veut remobiliser les députés. Actuellement, en pleine bataille avec l'opposition sur la réforme des retraites et juste après la polémique sur le congé de deuil parental. Sujet de Myriam Zéard et Dominique Lemarchand.

33:17
Locuteur

Ils

33:18
Présentateur

sont arrivés par la grande porte, loin des caméras.

33:22
Locuteur

Plus

33:22
Présentateur

de 300 parlementaires de la majorité venus officiellement échanger avec Emmanuel Macron.

33:28
Locuteur

Des

33:29
Présentateur

élus avec lesquels le dialogue s'était quelque peu brouillé ces dernières semaines.

33:33
Locuteur

Une

33:33
Présentateur

opération reconquête pour le président faite sur le modèle du grand débat. Micro à la main

33:39
Locuteur

au

33:40
Présentateur

milieu des députés. On a un édite à acter le changement de méthode après la réforme. Ça veut dire que on doit sur tous ces sujets réussir à retrouver ce qui a été je crois notre force cette marque de faire. c'est de rendre la méthode transparente. Changer de méthode et remobiliser les troupes. Pour cela, Emmanuel Macron entend engager la deuxième phase de son quinquennat sur des sujets régaliens comme la sécurité ou l'immigration. Pas de calinothérapie donc selon certains invités qui ressortent requinqués.

34:18
Invité

Sincèrement, quand ça me plaît pas je le dis, là sur le constat la méthode et le fond j'ai vraiment rien à dire. C'est normal aussi qu'une majorité présidentielle

34:26
Locuteur

à

34:27
Invité

la moitié du quinquennat se remette en cause et s'interroge sur la façon de changer la politique. Au fond, Emmanuel Macron il a été élu sur cette promesse-là de changer la politique.

34:37
Présentateur

Parmi les élus conviés, des parlementaires LREM mais aussi des membres du MoDem, de l'UDI ou encore d'Agir. Ce matin, certains députés émettent quelques réserves quant aux sujets abordés hier soir.

34:51
Locuteur

On

34:52
Invité

a parlé des difficultés à fonctionner avec les cabinets ministériels. Peut-être qu'il conviendrait de parler une fois pour toutes des difficultés à fonctionner dans ce groupe politique.

35:03
Locuteur

Il

35:03
Invité

vous a répondu à cette question, le président ? Mais nous n'étions pas entre nous, là encore. Nous

35:08
Locuteur

n'étions

35:08
Invité

pas entre nous donc on ne pouvait pas laver notre linge sale en famille. Une

35:12
Locuteur

famille

35:12
Invité

qui a enchaîné les couacs ces dernières semaines. dernières en date, la polémique née lors du vote qui devait permettre l'allongement du congé pour les parents endeuillés de 5 à 12 jours.

35:23
Présentateur

Un amendement rejeté par Muriel Pénicaud et les députés En Marche.

35:28
Invité

Est-ce que c'est normal que ce soit la petite entreprise qui paye 100% ça et pas la solidarité nationale ?

35:32
Locuteur

Un

35:33
Invité

refus qui va provoquer la

35:34
Locuteur

colère

35:35
Présentateur

de l'opposition et l'incompréhension de l'opinion. La majorité reconnaît vite une erreur collective. Depuis la Pologne, Emmanuel Macron fait un rappel à l'ordre.

35:45
Locuteur

Le

35:48
Présentateur

gouvernement va corriger les choses pour que

35:51
Locuteur

l

35:51
Présentateur

'humanité retrouve l'efficacité.

35:54
Locuteur

Je

35:55
Présentateur

n

35:55
Locuteur

'ai

35:55
Présentateur

pas d'autre chose à dire et je crois qu'il faut en la matière savoir aussi raison garder.

36:01
Invité

Une mise au point qui a vexé certains élus. Alors ce matin, la première dame elle aussi rectifie le tir. Non mais c'était une erreur. L'erreur est très humaine. Donc ça montre qu'ils sont très humains. Vous avez vu maintenant 3 fois 5 jours, ils sont très sensibles à cette cause. Mais parfois, vous savez, quand on compile des dossiers, quand on les... Parfois, ça m'arrive aussi. Je fais mes courriers le soir, je les regarde et parfois je relis en disant mais qu

36:27
Locuteur

'est

36:27
Invité

-ce que t'as écrit ? Je ne cesse de demander du silence. Des députés en marche qui seraient sous pression.

36:33
Locuteur

D

36:33
Invité

'autant que le débat en commission sur la réforme des retraites se fait selon eux dans un climat délétère.

36:39
Locuteur

Il n'y a pas deux

36:40
Présentateur

poids deux mesures dans cette commission. Hier soir, Emmanuel Macron les a donc également appelés à tenir bon et à ne pas se diviser. Je vous demande de l'unité, pas de l'uniformité. Mon parcours personnel ne plaide pas pour le caporalisme mais de l'unité et de la responsabilité. Le quinquennat précédent s'est disloqué sur des aventures personnelles.

36:59
Locuteur non identifié

Ça ne sert à rien que des individualités se détachent du collectif pour faire entendre une autre petite musique. Ça ne sert à rien et ça nous tire tous vers le bas.

37:06
Présentateur

Le président ne veut pas de frondeurs. Pour cet ancien membre de la République en marche, ils ne peuvent de toute façon pas exister.

37:14
Invité

En vérité, c'est remettez-vous en rang, appliquez les instructions qu'on vous donne et cessez d'exprimer ce que vous êtes. Pourtant, chaque député arrive avec son parcours personnel, arrive avec son territoire qui est différent, arrive avec ses ambitions dans une volonté de partager et qu

37:32
Locuteur

'est

37:32
Invité

-ce qu'ils ont entendu hier. Effacez-moi tout ça. On va vous donner les instructions. Appliquez-les.

37:37
Locuteur

Au

37:38
Présentateur

total, 14 députés ont quitté le groupe LREM depuis le début du mandat.

37:43
Locuteur

Un

37:44
Présentateur

groupe qui dispose désormais de 300 sièges.

37:48
Locuteur

Alors,

37:48
Présentateur

question de téléspectateurs en forme de remarque. Les amateurs, puisque c'est ainsi qu'Emmanuel Macron qualifie les siens et lui-même, les amateurs sont donc priés d'obéir à leur président et d'encaisser les critiques à l'égard du gouvernement. Christophe Barbier.

38:03
Invité

Amateur, c'est celui qui aime, donc c'est assez positif. Par ailleurs, ce qu'on appelle amateurisme aujourd'hui et qui est si négatif, on appelait ça fraîcheur, renouvellement quand ils sont arrivés en 2017 avec leur profil si particulier. Ce n

38:16
Locuteur

'est

38:16
Invité

pas surprenant que parmi ces 300 et quelques élus de 2017, certains y montraient des aptitudes et d'autres au contraire des inaptitudes parce que ce n'était pas leur truc la politique et maintenant ils le savent. À partir de là, dans Ve République, il y a toujours eu un rapport vertical entre l'exécutif et le Parlement. Sauf que jusqu'au quinquennat, le chef de la majorité c'était le Premier ministre. C'est lui qui faisait le boulot de discipline auprès des godillots. Et c'était comme ça. Il y

38:40
Locuteur

avait

38:40
Invité

toujours quelques frondeurs, quelques frontireurs, mais ça marchait comme ça. Depuis le quinquennat, les députés y sont élus parce que leur président a été élu. Ils doivent tout au président. Et si le président est réélu, ils seront réélus. Si le président est battu, ils seront balayés. Donc le contact, il est directement avec l'Elysée. Quand ça se passe bien, ils applaudissent le chef de l'Elysée. Quand ça se passe mal, ça remonte directement à l'Elysée. D'où la séance d'hier. Après, quand Macron dit il faut de l'unité mais pas de l'uniformité, ça peut laisser espérer aux députés une fin de quinquennat plus imaginative. Le train des grandes lois est passé.

Le temps des grandes réformes macroniennes issues directement de son programme de 2017 est un peu passé. Il peut peut-être redonner une marge de manœuvre au Parlement pour faire des propositions de loi, pour réinventer certains textes de loi, pour exister un petit peu plus. Ça serait en tout cas un peu moderne pour terminer son quinquennat et ça ferait revivre aussi les députés élus plutôt sur une ligne de gauche qui se sentent frustrés au sein d'En Marche depuis deux ans. Il a fait une erreur ne pas leur parler au Congrès en juillet dernier. Il avait fait le Congrès en juillet 2017, en juillet 2018. Ça créait une sorte de consensus.

C'était à la fois une feuille de route et néanmoins un contact. Il aurait dû leur parler en 2019. Il ne l'a pas fait. Ce message, il lui manque aujourd'hui.

39:51
Présentateur

Oui, Astrid de Vilaine, Christophe Barbiel disait que ce sont quand même des députés qui ont été élus en 2017 sur un Emmanuel Macron qui venait de la gauche. Donc on peut imaginer qu'ils sont des députés. Est-ce que ces députés ont suivi le recentrage politique d'Emmanuel Macron ? Est-ce qu'ils en sont satisfaits

40:07
Locuteur

? Oui,

40:08
Présentateur

on dit souvent que le groupe En Marche à l'Assemblée est plus à gauche que l'exécutif et en l'occurrence le gouvernement qui est marqué par notamment un Premier ministre issu de la droite, un Gérald Darmanin à Bercy qui compte dans le gouvernement. Donc il y

40:21
Locuteur

a

40:21
Présentateur

ce décalage en effet. Après, le groupe En Marche, il s'est aussi construit beaucoup sur de la nouveauté et des novices en politique. Il y a cette vraie division à l'intérieur entre les députés qui viennent du privé, qui viennent d'ailleurs, pour qui c'est le premier mandat et qui sont très sensibles à ce qu'ils vivent dans la presse, aux violences qu'ils vivent sur le terrain et donc à Emmanuel Macron un peu distant qui, quand il fait une phrase comme l'humanité en leur demandant d'être plus humains, c'est comme ça qu'ils l'ont interprété, sont très vexés et le prennent très mal. Et de

40:48
Locuteur

l

40:48
Présentateur

'autre côté, vous avez des députés qui viennent plutôt des conseillers, qui étaient avant des conseillers ministériels de gauche sous le quinquennat de François Hollande et eux qui ont plus d'expérience politique, qui sont plus rodés et qui en effet essaient de peser tant bien que mal sur la ligne mais pour l'instant, ils ne sont pas forcément écoutés. Et cette cohabitation d'un groupe pléthorique n'aide pas à la fluidité des débats et des échanges au Parlement et n'aide pas non plus à faire entendre une voix de la République en marche solide face à des oppositions plus expérimentées et elles, très très offensives, on le voit sur la réforme des retraites.

41:18
Invité

Richard Thurier ? Je crois qu'il

41:19
Locuteur

y a

41:19
Invité

un double décalage. Il y

41:20
Locuteur

a

41:20
Invité

une partie des députés de la République en marche qui vient de la gauche et il y a réellement ces deux sensibilités chez les députés de la REM. Ça tranche maintenant.

41:29
Locuteur

Il y a

41:29
Présentateur

un club d'ailleurs, la REM de gauche ne parle pas ou la REM de droite ? Non,

41:34
Invité

ce n'est pas qu'ils ne parlent pas mais il y a bien ces deux sensibilités et parfois, on les voit très clairement s'exprimer sur certains sujets et penser à ce qu'il y avait eu sur l'immigration par exemple où on avait réactivé ce clivage. Et ça contraste furieusement cet équilibre, en tous les cas,

41:47
Locuteur

l

41:47
Invité

'existence de ces deux sensibilités au sein du groupe la REM avec la structure aujourd'hui des sympathisants de la REM dans le pays. Sur 100 sympathisants de la REM aujourd'hui, depuis les européennes, 13% se classent à gauche, 20% au centre et 61% à droite. Donc les sympathisants de la REM aujourd'hui ne sont plus des sympathisants de gauche en raison des reclassements. Mais une partie non négligeable des députés de la REM, eux, ont cette sensibilité de gauche. Donc là, il y

42:13
Locuteur

a

42:13
Invité

un hiatus compliqué et puis un hiatus aussi qui peut s'exercer avec l'Elysée et le gouvernement. Et puis dernière chose, aussi bien Emmanuel Macron que les Français gardent quand même un souvenir de l'épisode des fondeurs absolument épouvantable.

42:27
Locuteur

–

42:27
Invité

François Hollande. – Sous François Hollande. Non seulement, objectivement, ça a bien coulé aussi le quinquennat de François Hollande, mais pour les Français, il y avait cette idée de « on lave son linge sale en famille, pas devant tout le monde ». Donc quand Emmanuel Macron appelle à l'unité, même s'il dit qu

42:42
Locuteur

'il

42:42
Invité

peut y avoir un peu plus de diversité et de débats, c'est, je crois, parce qu'il a en tête l'épisode qui a laissé des traces extrêmement négatives des fondeurs et d'une majorité qui implose ou qui n'est pas simplement dans la diversité des sensibilités, qui est véritablement dans des actes lourds contre le gouvernement en place.

42:59
Présentateur

– Nathalie Saint-Cricq, hier,

43:00
Locuteur

il

43:00
Présentateur

y a eu la députée de la Nièvre qui a interpellé le président en lui disant « je suis fatigué de me battre contre les cabinets de nos ministères ». Est-ce que ces gens qui étaient novices en politique, ils sont déçus par la politique ? En plus, ils se font alpaguer

43:12
Locuteur

au

43:12
Invité

mieux sur les réseaux sociaux.

43:13
Locuteur

– Ils

43:13
Invité

sont forcément déçus parce qu'effectivement, d'abord, ils ont eu un accès de rêve, si je puis dire, au président de la République et cet accès de rêve, il est terminé maintenant. Il y

43:22
Locuteur

a

43:22
Invité

eu une grande ferveur, une période où ils pouvaient lui parler. Maintenant,

43:26
Locuteur

il

43:26
Invité

y a effectivement une espèce de centralisation, d'hypercentralisation des cabinets. Alors, pour le bon, c'est-à-dire pour que les choses marchent bien et que ce ne soit pas le cirque pour parler vulgairement, pour le moins bon, c'est qu'en gros, on a l'impression parfois qu'il y

43:37
Locuteur

a

43:37
Invité

4 personnes et demie qui décident, c'est-à-dire, Ribadot Dumont, le directeur de cabinet d'Edouard Philippe, le secrétaire général de l'Élysée, Alexis Collère, Emmanuel Macron, Edouard Philippe, et qu'il y

43:46
Locuteur

a

43:46
Invité

4 personnes et qu'en gros, les autres, ils peuvent toujours tirer la sonnette, on ne les prend pas au téléphone. Bon, qu'ils soient fatigués, bah oui, mais fin d'un autre côté, ce n'était pas une promenade de santé d'être député. Donc, ça a un côté, je peux comprendre ce qu'elle veut dire, mais ça a été fatigant au moment du mouvement Poujade, ça a toujours été fatigant d'être député, il y a eu des trucs beaucoup plus violents en politique, donc aller se plaindre de sa fatigue, ça me semble être un peu à côté de la plaque.

À côté de ça, c'est vrai qu'ils n'ont peut-être pas les outils, mais c'est ce que disait Astrid tout à l'heure, des gens qui n'ont jamais fait de politique, ils pensent que les choses, ça va être très sympathique. Là, ils se sont tapés les gilets jaunes, il y

44:19
Locuteur

a

44:19
Invité

eu les autres qui sont les retraites, c'est vrai qu'ils osent à peine sortir, en plus avec une espèce de violence, alors qui n'est pas non plus l'abomination de la désolation. On a connu des époques où les choses étaient violentes également aux politiques, mais c'est vrai qu'entre les agressions physiques, les permanences qui se font taguer, les menaces qui sont faites sur

44:36
Locuteur

les

44:36
Invité

enfants, et les réseaux sociaux qui sont quand même

44:40
Locuteur

une

44:41
Invité

sorte de dépotoir terrible où les gens se font traiter de tous les noms, ils se font injuriés et menacés, on peut comprendre leurs difficultés. Donc on peut comprendre aussi qu'Emmanuel Macron doit régulièrement leur parler. La seule chose, pour compléter ce que disait Christophe, qui semble très très bizarre, quand même, parce que quand l'humanité entre en question le samedi après-midi est demandée par l'Elysée, enfin par Emmanuel Macron, elle est demandée au gouvernement. Et hier soir, il

45:01
Locuteur

y a

45:01
Invité

des gens qui ne sont pas là, c'est-à-dire qu'on a normalement un chef de la majorité dans la cinquième qui est Edouard Philippe, bien qu'il n

45:08
Locuteur

'ait

45:08
Invité

pas sa carte à la REM et qu

45:09
Locuteur

'il

45:09
Invité

soit en rupture de bois avec LR, mais il y a juste quelqu'un qui n'est pas là. Il n

45:13
Locuteur

'y

45:13
Invité

a pas un membre du gouvernement en dehors de Marc Fénaud parce qu'il est chargé des relations avec le Parlement. Mais c'est quand même bizarre cette espèce de fonctionnement où il y a le président face aux

45:21
Locuteur

députés. Les députés sont

45:22
Présentateur

négligés, c'est

45:22
Locuteur

ça

45:23
Invité

que vous voulez dire ? Je ne

45:23
Locuteur

dis

45:23
Invité

pas qu

45:23
Locuteur

'ils sont négligés, je dis

45:25
Invité

que dans la logique, si on voulait que tout le monde marche ensemble et que les choses se passent bien, on ne peut pas avoir le président et les députés dès que le président ne les voit pas, ils sont en panique, ils ont l'impression qu

45:36
Locuteur

'on

45:36
Invité

les abandonne comme s'ils étaient en manque d'une espèce de figure tutélaire et que le papa n'est plus là et que là, hier soir, il y avait un papa du milieu qui est Édouard Philippe qui aurait pu être là et éventuellement mettre du lien.

45:47
Présentateur

Christophe Barbier, dernière question. On a vu dans le reportage Brigitte Macron, qu'est-ce qu'elle apporte au président ? Est-ce qu'on peut dire que c'est un duo qui apporte

45:55
Locuteur

quelque

45:56
Présentateur

chose à l'image et à l'action du président, à l'image qu

46:00
Locuteur

'on

46:00
Présentateur

s'en fait en tous les

46:00
Invité

cas ? Elle a apporté beaucoup pendant la campagne présidentielle et les mois qui ont précédé, c'est évident, en conseil, en sagesse, en construction du personnage Macron. Elle a eu beaucoup de mal à trouver sa place ensuite. Il y

46:11
Locuteur

a

46:11
Invité

eu beaucoup de polémiques en plus sur faut-il un statut pour une première dame ? Est-ce qu'elle ne

46:14
Locuteur

va

46:14
Invité

pas nous coûter de l'argent ? Et depuis, elle n'arrive qu'à occuper le côté cœur. C'est-à-dire que quand on parle en effet du deuil parental ou quand on parle des handicapés, là, oui, elle a une place, elle a une communication, elle a une existence. Dès qu'on rentre dans le dur, qu'il s'agisse de la réforme des retraites ou bien entendu du régalien ou de

46:29
Locuteur

l

46:29
Invité

'international, il n

46:30
Locuteur

'y a

46:30
Invité

plus de place. Elle ne peut rien dire.

46:32
Locuteur

Elle

46:32
Invité

n'est ni légitime ni efficace. Alors peut-être arrive-t-elle à garder une certaine efficacité dans le fonctionnement domestique de l'Elysée où il y a les jeux de cabinet, les jeux de couloirs, les jeux d'influence. Mais même ça, je pense qu'elle a eu beaucoup de mal. On l'a vu avec l'implosion

46:45
Locuteur

du premier cabinet.

46:46
Invité

Christophe, excuse-moi, quand on regarde les exemples d'avant, elle est

46:49
Locuteur

plutôt...

46:50
Invité

Je

46:50
Locuteur

ne vais

46:50
Invité

pas citer des noms. Mais on peut

46:52
Locuteur

considérer qu'elle

46:53
Invité

occupe une place quand même un petit

46:54
Locuteur

peu plus structurelle.

46:55
Invité

Bernadette Chirac, qui elle, était une vraie politique, elle était élue. Elle avait pris une place, surtout au moment de la cohabitation, qui lui a permis lors des élections municipales de 2001 de faire un tour de France et de participer à la reconstruction de Jacques Chirac. Elle a vu venir le coup

47:08
Locuteur

du second

47:08
Invité

tour face à Le Pen. Elle a fait preuve d'une sagacité et d'un conseil politique, d'une influence supérieure à mon avis à ce que Brigitte Macron peut avoir dans une période électorale comme celle qui sous.

47:16
Présentateur

Emmanuel Macron cherche donc un nouveau souffle à quelques mois des municipales, des élections qui se présentent mal pour La République En Marche selon les derniers sondages. Exemple à Reims où le maire sortant Arnaud Robinet, un temps pressenti pour une alliance, devrait finalement affronter un candidat du parti macroniste, sujet de Julien Lenné et Ariane Morrison.

47:38
Locuteur

Bon,

47:38
Invité

à bientôt. À bientôt. Bonjour. Bonjour.

47:42
Locuteur non identifié

Bonjour. C'est pourquoi les élections municipales ? Les élections municipales sont au mois de mars. le 15 mars et le 22 mars.

47:48
Présentateur

Sur un marché à Reims, Arnaud Robinet peut difficilement passer inaperçu. Face aux sollicitations de ses administrés, le maire se veut à l'écoute.

47:58
Locuteur

À

47:58
Invité

bientôt.

48:01
Locuteur non identifié

Bonjour. Bonjour. On arrive à la ligne. Bonjour. Qu'est-ce que vous faites pour les SDF ? Alors, je vais vous dire, franchement, je ne

48:08
Locuteur

dis

48:08
Locuteur non identifié

pas ça parce que j'ai un micro et qu'il

48:09
Locuteur

y a

48:09
Locuteur non identifié

une caméra, mais je dis ce que je pense, c'est que je ne comprends pas comment on n'arrive pas aujourd'hui des personnes qui travaillent, que ce soit les CDI ou intérimaires.

48:17
Locuteur

Enfin,

48:17
Locuteur non identifié

vous n

48:17
Locuteur

'êtes

48:17
Locuteur non identifié

pas quelqu'un qui se tourne les poutres,

48:18
Locuteur

vous

48:18
Locuteur non identifié

travaillez, et qu

48:19
Locuteur

'on

48:19
Locuteur non identifié

n'arrive pas à vous trouver une réponse à

48:21
Locuteur

votre logement.

48:22
Présentateur

La proximité, un atout pour Arnaud Robinet dans la perspective d'un second mandat. Officiellement candidat depuis décembre, l'élu de 44 ans semble en terrain conquis. C

48:33
Locuteur 2

'est

48:33
Locuteur

l

48:33
Locuteur 2

'homme

48:33
Locuteur

de la situation.

48:35
Locuteur 2

Très bien, c'est un très bon maire.

48:37
Invité

C

48:37
Locuteur 2

'est

48:37
Invité

du bon boulot. Merci

48:38
Locuteur

beaucoup.

48:39
Invité

Merci

48:39
Présentateur

beaucoup. En septembre, un sondage pour le compte des Républicains sont partis, le donnait vainqueur dès le premier tour des municipales. Pour ce scrutin, Arnaud Robinet a fait le choix de mettre en avant son image locale plutôt qu'une appartenance politique. Ni LR, ni LREM, la République en marche ayant songé un temps à faire alliance avec un homme considéré comme Macron-compatible.

49:03
Locuteur

Cette

49:04
Invité

photo avec le président Macron dans mon bureau.

49:08
Locuteur

Ça

49:09
Invité

vous rappelle un bon souvenir

49:10
Locuteur

? Oui,

49:11
Invité

c'est toujours un bon souvenir de rencontrer un président de la République, quel qu'il soit d'ailleurs. J'ai beaucoup dressé pour la fonction.

49:17
Présentateur

Sa cote de popularité dans le camp de la majorité présidentielle est descendue en flèche à cause des européennes. Après avoir affiché son soutien à la liste menée par François-Xavier Bellamy, il s'est même retrouvé pris pour cible.

49:30
Locuteur

Il

49:31
Invité

est vrai que ça a

49:31
Locuteur

été

49:31
Invité

mal pris par la République en marche et notamment par M. Guérini que d'ailleurs je ne connais pas du tout qui quelques temps, quelques jours après est venu à Reims sur le marché et puis qui a annoncé que le maire de Reims allait être puni, qu'on allait planter des grenades à Reims, qu'il fallait lui couper la tête et symboliquement la République en marche a investi son candidat. Le premier candidat investi au municipal a été le candidat rémois.

49:56
Présentateur

Et le candidat de LREM à Reims c'est lui, Gérard Schemla connu en tant qu'avocat il plaide désormais sa cause pour faire pencher le verdict des urnes en sa faveur et c'est seulement à l'intérieur de son QG de campagne qu'il arbore les couleurs de la République en marche comme si cette étiquette n'était pas si simple à porter.

50:14
Locuteur

Voilà,

50:14
Locuteur non identifié

ça doit être

50:15
Locuteur

me

50:16
Invité

semble-t-il le jour de l'investiture. J'assume ce que je suis je suis Gérard Schemla

50:21
Locuteur

j

50:22
Invité

'ai créé un parti qui s'appelle Ozon Reims qui est indépendant et ce parti Ozon Reims il m'a amené à être aujourd'hui investi par La République en marche je l'assumerai

50:32
Locuteur

et

50:32
Invité

je porterai l'étiquette mais je ne porterai pas que ça c

50:36
Locuteur

'est

50:36
Invité

-à

50:36
Locuteur

-dire

50:36
Invité

que je ne suis pas que La République en marche mon but n'est pas d'être un politicien mon but c'est d'être le maire d'une ville et de changer les choses dans la ville. Une étiquette au municipal serait

50:47
Présentateur

-elle trop encombrante ? Pour ce socialiste lui aussi candidat à Reims la question ne se pose pas.

50:54
Locuteur

Cette

50:54
Invité

élection municipale ne sera pas une élection d'étiquette et d'appareil politique c'est d'abord une élection locale avec des enjeux locaux. Les besoins de nos concitoyens ils sont avant tout ciblés sur le territoire la propreté la sécurité l'emploi les questions d'écologie on aménage aujourd'hui des places qui sont bétonnées où il n

51:12
Locuteur

'y

51:12
Invité

a pas d'arbres où il n

51:12
Locuteur

'y a

51:12
Invité

pas de verdure et donc il y

51:14
Locuteur

a

51:14
Invité

un enjeu pour que tous ces sujets soient au cœur de la campagne municipale.

51:19
Présentateur

Arnaud Robinet Gérard Schemla et Eric Quénard ne sont pas les seuls à vouloir occuper le fauteuil de maire de Reims. Face à eux il y a actuellement sept autres listes.

51:30
Locuteur

Brice

51:31
Présentateur

Tinturier on voit des candidats aux municipales qui cachent leurs étiquettes politiques mais est-ce que ça a du sens d'ailleurs d'avoir une étiquette politique quand on parle d'élections locales un maire de droite un maire de gauche ça veut dire quelque chose

51:42
Locuteur

?

51:42
Invité

Ça avait beaucoup de sens il y a 30 ou 40 ans parce que les politiques municipales étaient très largement la déclinaison territoriale de politiques nationales vous étiez dans une mairie de gauche ou un candidat de gauche vous mettiez l'accent sur les services sociaux l'accès au logement les politiques éducatives etc.

Vous étiez un candidat de droite vous mettiez plutôt l'accent sur l'attractivité de la commune l'emploi la fiscalité donc ça permettait aussi aux électeurs d'identifier très vite très facilement les différentes politiques municipales qui pouvaient être mises en place ce schéma il a considérablement régressé parce que la défiance à l'égard des partis politiques est phénoménale 10% seulement de français qui font confiance aux partis politiques donc on a plutôt intérêt quand on est un maire sortant à jouer comme on l'a vu dans votre reportage à jouer la carte locale de rassemblement d'expérience personnelle donc on met l'accent sur les qualités de la personne son ancrage local et beaucoup moins sur l'étiquette idéologique puis il

52:35
Locuteur

y a

52:35
Invité

un petit paradoxe aussi

52:36
Locuteur

c

52:37
Invité

'est que c'est pas nouveau que les candidats du parti au pouvoir quand il est impopulaire planque soit la rose ça c'était en 2014 soit même tout ce qui rappelait c'était en 2008 au moment des municipales sous Nicolas Sarkozy tout ce qui rappelait l'appartenance au gouvernement

52:52
Locuteur

et là on planque Emmanuel Macron alors

52:54
Invité

là on planque Emmanuel Macron mais ce qui est plus nouveau c'est que les partis d'opposition LR et PS également ne mettent pas trop en avant leur étiquette partisane ça témoigne

53:05
Locuteur

du

53:05
Invité

discrédit du discrédit global c'est parce que défiance à l'égard des partis parce que système d'identification moins pertinent et puis parce qu'on essaye ce qui à mon avis a beaucoup d'implications en réalité très graves et négatives de jouer la carte du pragmatisme de

53:19
Locuteur

l

53:19
Invité

'enracinement local mais derrière le pragmatisme vous avez quand même des systèmes de valeurs donc on n'ose plus véritablement les dire mais ils sont toujours là ça peut créer plus de confusion et quand il

53:29
Locuteur

y

53:29
Invité

a de la confusion dans un système électoral je pense que c'est une très mauvaise nouvelle Astrid de Vilaine il y a quand même le bon

53:33
Présentateur

vieux clivage à Paris on a le bon vieux clivage gauche droite qui est en train de revenir au galop on va les retrouver les électeurs

53:39
Locuteur

selon

53:39
Présentateur

leurs étiquettes ça

53:41
Locuteur

va être

53:41
Présentateur

Dati ou Hidalgo

53:43
Locuteur

oui

53:44
Présentateur

mais on a aussi des écolos Hidalgo elle met vraiment son bilan écologiste en premier et d'ailleurs j'ajouterais qu'en fait il n'y

53:53
Locuteur

a

53:53
Présentateur

plus d'étiquette politique au municipal mais en revanche tout le monde met son affiche en vert ça c'est le grand enjeu que vous soyez de droite ou de gauche d'ailleurs Arnaud Robinet à Reims il a fait son annonce de campagne sur une péniche écolo il a parlé de la ville propre enfin c'est intéressant pour quelqu'un de

54:08
Locuteur

droite c'est très nouveau on voit toujours une

54:09
Présentateur

petite feuille même dans tous

54:11
Locuteur

les partis oui faire

54:11
Présentateur

respirer Lille pour la candidate en marche à Lille c'est très ça va être à mon avis l'élection municipale va se jouer sur cet aspect là évidemment dont on a beaucoup parlé l'écologie mais également sur la prime au sortant pour les maires qui ont bien mené des politiques municipales qui ont fait un tramway à Nice qui ont fait des pistes cyclables à Paris peut-être pour Anne Hidalgo je crois que c'est surtout ça que les électeurs attendent dans cette élection et la question environnementale va être évidemment présente nous par exemple au Huffington Post on a fait une série pour les villes qui ont eu un impact cette année dont on a parlé on est allé à Rouen pour voir les conséquences de Lubrizol sur le scrutin des municipales on va à Bure pour voir par exemple vous savez ce projet

54:55
Locuteur

là où on enfouit le nucléaire

54:56
Présentateur

exactement et en fait on s'aperçoit que les enjeux écologiques sont partout en France et finalement il n

55:01
Locuteur

'y a

55:01
Présentateur

presque plus que ça qui compte il y a eu évidemment

55:05
Locuteur

les

55:05
Présentateur

incendies en Corse les inondations dans le sud de la France donc c'est à mon avis ça qu'on verra et si j'ajoute une dernière chose c'est que la République En Marche va avoir des difficultés dans ce scrutin parce qu'elle n'a pas présenté de candidats en fait quasiment

55:17
Locuteur

donc

55:17
Présentateur

à Rouen Lubrizol va faire pencher la balance ? c'est possible même si la plupart défendent quand même les mers il y a plusieurs communes autour le petit Queville etc. qui sont touchées mais les habitants disent souvent que les mers eux-mêmes ont été dépassés et que c'est plus au niveau de l'État que ça s'est joué en revanche ça leur a fait encore plus prendre conscience des enjeux écologiques

55:37
Locuteur

allez

55:37
Présentateur

tout de suite on revient à vos questions

55:42
Locuteur

alors

55:43
Présentateur

une colle pour commencer quand est prévue l'interdiction du glyphosate

55:47
Locuteur

?

55:47
Invité

c'était 3 ans après le

55:50
Locuteur

2021

55:50
Invité

l'adoption oui mais dans le texte il était prévu quand même qu'on regarderait la situation au cas par cas et que certaines zones ou certaines professions certains pans de l'agriculture s'il n

55:59
Locuteur

'y

55:59
Invité

avait pas de substitution possible avec un produit inoffensif mais efficace pourrait avoir des dérogations donc le débat est loin d'être terminé Emmanuel Macron devrait-il

56:07
Présentateur

rappeler Nicolas Hulot ?

56:09
Locuteur

est

56:09
Présentateur

-ce que c'est envisageable ?

56:11
Locuteur

alors

56:11
Présentateur

Nathalie Sacré vous disiez qu'il manquait alors

56:13
Locuteur

si il nous manque

56:13
Invité

revient il manque mais les mêmes causes produisent les mêmes effets si vous voulez d'abord Nicolas Hulot est un ministre qui est difficile à tenir et Emmanuel Macron aime bien un peu tenir ses ministres il aime bien qu'ils aient une forme de liberté d'expression mais jusqu'à un certain point et il est hors de question que à mon avis Nicolas Hulot qui peut-être se voit toujours un avenir ailleurs ou autrement se replie enfin se plie de nouveau à cette discipline qui est effectivement ce que disait Christophe c'est-à-dire le glyphosate si on arrête du jour au lendemain on a des problèmes avec les agriculteurs si on arrête dans 10 ans donc je pense que Nicolas Hulot ça a été quelque chose d'un bon moment mais il va falloir trouver un autre Hulot Elisabeth Borne incarne bien l'écologie où elle

56:49
Présentateur

ne

56:49
Locuteur

elle n

56:50
Invité

'imprime pas comme on dit elle n'a pas auprès des français l'impact qu'avait Nicolas Hulot mais pour répondre à la question de votre auditeur quand vous avez divorcé si vous voulez vous remarier il faut que les

56:58
Locuteur

deux le souhaitent et là

56:59
Invité

je pense que ni l'un ni l'autre en réalité ne le souhaitent

57:02
Présentateur

un peu surprenante la réception réunion de coaching des membres d'un parti politique au palais de l'Elysée au frais du contribuable non ? Christophe Barbier

57:10
Locuteur

si

57:10
Invité

ça se passait à l'Assemblée c'était aussi au frais du contribuable tout ça c'est la République il n

57:14
Locuteur

'est

57:14
Invité

pas le premier à les recevoir Nicolas Sarkozy recevait des députés ce qui nous paraît surprenant c'est que ce n

57:19
Locuteur

'est

57:19
Invité

pas la tradition de la Ve République gaullienne où pour De Gaulle tout ça c'était les affaires du gouvernement mais encore une fois on avait des députés qui étaient élus pour 5 ans avec un président élu pour 7 ans donc les députés disaient au premier ministre si tu travailles mal on est battu dans 5 ans donc travaille bien et ça se passait entre Matignon et le Parlement et puis on a fait le quinquennat les députés sont élus juste après le président pour servir le président quand ils sont dans la majorité et ils ne seront réélus que si le président a bien travaillé donc Matignon n'existe plus dans ce lien là D

57:47
Locuteur

'où l'idée de François Hollande

57:48
Présentateur

de faire sauter Matignon même

57:49
Invité

Oui ce qui serait plus simple c'est de ramener à 4 ans le mandat des députés d'autant que la dernière année on sait on ne fait pas grand chose dans un quinquennat parce que c'est la campagne présidentielle ça ramènerait les députés vers un soin envers le premier ministre envers le gouvernement si le bilan gouvernemental est bon on sera réélu et on facilitera la réélection du président si on est battu vous serez en cohabitation pour un an et ça sera une présidentielle une campagne entre le président et le premier ministre de l'opposition C'est le quinquennat mais c'est aussi Nicolas Sarkozy rappelons-le qui a initié cette idée que le président de la république au-dessus des partis c'était une fiction ou une hypocrisie et que du coup il était normal logique que le président s'occupe de ses députés Avec ses collaborateurs Sans collaborateurs Exactement Question

58:32
Présentateur

pour vous là Bristin Turier J'ai du mal à croire que l'électorat Rassemblement National soit perméable aux injonctions écologistes que révèlent les sondages sur le

58:41
Locuteur

sujet

58:41
Invité

C'est vrai votre auditeur a tout à fait raison c'est un des électorats les moins perméables à l'écologie parce que pour le coup la thématique fondamentale pour cet électorat c'est l'immigration et puis le pouvoir d'achat dans cet électorat qui est très populaire reste aussi un élément extrêmement important Donc quand on regarde par électorat l'environnement pour les électeurs du Rassemblement National est beaucoup plus bas que ce qu'on a dans les autres formations Même

59:04
Locuteur

le Rassemblement National

59:05
Invité

développe des thèses écolos au nom du souverainisme empêcher les camions de venir polluer chez nous

59:10
Locuteur

préserver les terroirs Mais il essaye de

59:11
Invité

le raccorder à son thème central qui est le thème de la souveraineté Et

59:14
Locuteur

manger

59:15
Invité

proche de chez vous C'est

59:16
Locuteur

à dire localisme

59:16
Présentateur

Alors on veut nous vendre des voitures électriques et on ferme les centrales nucléaires Nathalie Saint-Cricq C'est vrai que il faut produire de l'électricité si on veut rouler électrique

59:25
Locuteur

C'est un

59:26
Invité

débat on ne réussira pas à en faire l'économie Pour le coup là pour l'instant il y a effectivement des engagements de campagne et tout le monde s'était à peu près aligné C'est ce qui se passera la semaine prochaine avec le premier réacteur de Fussenheim Mais

59:37
Locuteur

je

59:37
Invité

pense qui va fermer Je pense quand même que cette véritable question sachant que la France est spécialement en tête c'est à

59:44
Locuteur

dire

59:44
Invité

ça doit être 70% de l'énergie de

59:47
Locuteur

l

59:47
Invité

'électricité

59:48
Locuteur

qui est produite

59:48
Invité

par le nucléaire Je pense que l'avenir c'est à dire les années 2030-2040 si on veut vraiment on sera obligé de se poser cette question et chacun sera mis devant ses responsabilités au lieu de faire ce que cette espèce de populisme vert qu'a dénoncé Brune Poirson c'est de dire il n'y a qu'à fermer les centrales Elle a dénoncé ça parce qu

1:00:08
Locuteur

'il

1:00:08
Invité

y

1:00:08
Locuteur

a

1:00:08
Invité

dans certains candidats futurs à la présidentielle dans certains politiques une espèce de côté on arrête le glit Et

1:00:13
Locuteur

l'intendance suivra

1:00:14
Invité

Et l'intendance suivra Et ce n

1:00:15
Locuteur

'est

1:00:15
Invité

pas comme ça que ça se passe Donc du côté du pragmatisme je pense qu'effectivement le choix d'une énergie propre imposera ce qu'on discute véritablement au Parlement ou ailleurs Du mix énergétique

1:00:26
Locuteur

responsable et durable Macron était clair dans

1:00:29
Invité

son interview ce matin quand même pas question d'arrêter très vite le nucléaire

1:00:32
Locuteur

Très vite mais tout est dans le

1:00:33
Invité

après est-ce que très vite pas très vite un peu vite

1:00:36
Locuteur

Suis

1:00:36
Présentateur

-je un extraterrestre en étant un écologiste de droite

1:00:39
Locuteur

?

1:00:40
Présentateur

Ça

1:00:41
Locuteur

n

1:00:41
Présentateur

'existe pas ça ?

1:00:42
Invité

Si moi

1:00:42
Locuteur

je

1:00:42
Invité

pense encore une fois que ça existe c'est qu'il peut y avoir une écologie fondamentalement de droite autour du thème de la conservation de la préservation et de la conservation et Christophe Barbier l'a rappelé historiquement l'écologie politique en France n'était pas marquée à gauche c'est venu plus tard à travers la critique du libéralisme et je pense qu'on a déjà un peu mais qu'on aura davantage demain des lecteurs de droite sensibles à cette thématique de l'environnement donc ce monsieur n'est pas un extraterrestre même si aujourd'hui il y a plus d'écologistes marqués à gauche que d'écologistes marqués à droite

1:01:13
Présentateur

N'est-ce qu'une opération de com' à la mer de glace du massif du Mont-Blanc ? Est-ce que c'est important Astrid de Vilaine les symboles d'aller

1:01:20
Locuteur

à

1:01:21
Présentateur

la mer de glace

1:01:22
Locuteur

en

1:01:23
Présentateur

politique les symboles les images surtout dans la société dans laquelle on est c'est majeur mais après il faut que ce soit suivi d'actes et là on arrive à un moment du quinquennat où après make our planet great again après tous ces effets de manche ces slogans sur l'écologie maintenant on arrive au moment des actes à mon avis Christophe Barbier Emmanuel Macron vous a entendu et écouté puisqu'apparemment on me dit dans l'oreillette qu'il irait bien en avion

1:01:45
Locuteur

qu'il n'irait pas en TGV

1:01:48
Présentateur

à la mer de glace enfin jusqu'à Annecy

1:01:50
Locuteur

c'est le bon sens mais après il peut finir avec le petit train du Mont-en-Vert

1:01:52
Invité

et même le tramway du Mont-Blanc s'il veut aller vers Saint-Gervais et poursuivre dans l'autre vallée

1:01:56
Locuteur

les

1:01:57
Présentateur

français sont-ils prêts à radicalement changer leurs habitudes Nathalie Saint-Cricq alors moi je vais vous dire c'est toujours l'histoire de Nicolas Hulot qui avait une collection de voitures on est

1:02:05
Locuteur

en

1:02:05
Présentateur

train de dire par où on commence si on ne commence pas par soi-même l

1:02:08
Locuteur

'écologie

1:02:09
Invité

je pense qu

1:02:10
Locuteur

'il

1:02:10
Invité

y

1:02:10
Locuteur

a

1:02:10
Invité

effectivement une prise de conscience même si c'est plutôt le discours anti-jeune de Brice Tinturier tout à l'heure c'est-à-dire les jeunes disent qu'ils sont écolos mais ils ne pratiquent pas je pense qu'il

1:02:19
Locuteur

y a

1:02:19
Invité

une véritable mutation dans la tête des gens que moi je veux faire monter à 4 ou 5 ans c'est-à-dire une conscience que ce soit le tri sélectif que ce soit d'avoir tout le monde a des gours je ne veux pas revenir aux gourdes c'est un peu bêta après je ne sais pas s'il y a une forme de radicalité chez certains écologistes qui peut faire peur il y a effectivement un grand danger c'est de remettre une forme de lutte des classes en piste c'est-à-dire qu'en gros il y ait du alors je sais que ce ne sont pas que les bobos mais qu'il y

1:02:47
Locuteur

ait

1:02:47
Invité

des gens qui ont le temps de trier qui ont le temps de faire attention qui ont le temps de vivre de façon écologique des gens qui ont dit qu'ils supprimeront un week-end au Maroc parce que ce n

1:02:56
Locuteur

'est

1:02:56
Invité

pas bien pour leur bilan carbone très bien et puis d'autres qui c'est un petit peu on n'a pas de leçon quelquefois entre les gens qui sont

1:03:02
Locuteur

plus

1:03:02
Invité

pauvres chacun fait ce qu'il peut ce qu'il peut et il ne faut surtout pas qu'il

1:03:05
Locuteur

y ait

1:03:05
Invité

un nouveau fossé entre les gentils français qui sont écolos et les mauvais français parce qu'ils n

1:03:12
Locuteur

'ont

1:03:12
Invité

pas forcé les moyens les moyens ont le temps le seraient moins il y

1:03:15
Locuteur

a

1:03:15
Invité

toujours une tension bien évidemment avec le pouvoir d'achat et puis sur comment je fais

1:03:18
Locuteur

concrètement

1:03:19
Invité

est

1:03:19
Locuteur

-ce que je peux le faire et

1:03:20
Invité

comment je fais sur les achats de nourriture par exemple la question du pouvoir d'achat la question du prix reste extrêmement importante malgré tout ce qu

1:03:27
Locuteur

'on

1:03:27
Invité

raconte sur le bio etc donc évidemment qu'il est difficile de traduire en acte cette volonté de soucis environnementaux si vous n

1:03:35
Locuteur

'en

1:03:35
Invité

avez pas la possibilité en termes de temps en termes d'argent en termes de pouvoir d'achat

1:03:40
Présentateur

voilà écoutez c'est la fin de cette émission merci beaucoup d'y avoir participé C'est dans l'air sera rediffusé ce soir à 22h25 je rappelle que les C'est dans l'air sont disponibles en podcast sur toutes les plateformes merci de votre fidélité vous restez sur France 5 à suivre c'est à vous

1:03:54
Locuteur

merci d'avoir regardé cette vidéo