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InterviewRadio J — L'interview politique· 9 mai 2024 14 minComplaisantDivertissementEurope & internationalInstitutions & électionsCulture, médias & sportSanté

Chrysoula Zacharopoulou - Le Barbier du matin du 09/05/24

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 10 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:28OuverteRéponse directe

    Ça vous a plu ?

  • 1:16OuverteRéponse directe

    ça parle encore aujourd'hui ou on est simplement dans la nostalgie ?

  • 2:10OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous trouvez que les Français ont du mal à faire la fête ?

  • 2:51ComplaisanteRéponse directe

    Vous êtes aujourd'hui ici parce que c'est aussi la journée de l'Europe, le 9 mai.

  • 5:10OuverteRéponse directe

    L'Europe est mortelle, a dit le président de la République, il y a deux semaines dans son discours à la Sorbonne. Vous avez cette conscience-là ?

  • 6:09OuverteRéponse directe

    Quand vous voyez la liste de Jordan Bardella en tête, largement, dans les sondages, avec un regard très critique, très offensif contre l'Europe, ça vous inquiète ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueFait
    « j'étais là le 16 avril. J'ai vu et j'ai vécu l'allumage de la flamme à un grand moment et cette passation à la fin entre la Grèce et la France. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « Dans un moment où il y a un bouleversement, il y a des conflits partout, des guerres aussi sur les sols européens, ces flammes qui arrivent, nous rappeler qu'on a besoin d'une trêve. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « j'ai choisi la France, j'ai beaucoup aimé cette phrase que je suis un enfant de la République. Et j'aimerais ajouter que moi, je suis aussi un enfant de l'Union Européenne. »
  • 4:32Invité politiqueFait
    « ils sont passés cinq minutes, deux minutes, et là, j'ai tilté, j'ai dit, vous me cherchez, messieurs, dans quelle délégation ? Il m'a dit, mais c'est quoi cette question ? Je vous cherche dans la délégation grecque. »
  • 5:22Invité politiqueFait
    « J'ai toujours peur parce que l'Europe, c'est un projet, une évolution continue. »
  • 8:06Invité politiqueFait
    « le 7 octobre, on a eu une attaque terroriste de Hamas. »
  • 8:20Invité politiqueFait
    « On a trois de nos compatriotes qui sont tenus par les Hamas qui ont demandé leur libération immédiate. »
  • 9:07Invité politiqueChiffre
    « La Chine, c'est un grand pays. Tout d'abord, 1,4 milliard de habitants. La deuxième puissance économique. »
  • 12:00Invité politiqueFait
    « la ménopause est un tabou. Vous savez, on voit partout dans le monde des publicités, et dans la mode, la femme gêne avec une vie sexuelle. »
  • 13:28Invité politiqueChiffre
    « la francophonie n'appartient pas à la France. C'est 88 pays qui parlent français. »

Temps de parole

  • Chrysoula Zacharopoulou79 %
  • Présentateur21 %

1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Kizoula Zakharopoulou, bonjour. Bonjour. Et bienvenue sur Radio-J. Ça y est, elle est arrivée, la flamme olympique. Elle vient de votre pays d'origine, la Grèce. Alors vous êtes de Sparte, vous n'êtes pas d'Olympie, mais c'est le Péloponnèse quand même. Exactement. Voilà, c'est là ces démones. Et Sparte, ville militaire, respectez la trêve olympique. Donc vous incarnez ce symbole. Cette flamme, elle est là. Vous avez regardé hier l'arrivée de cette flamme à Marseille. Ça vous a plu ?

0:30
Chrysoula Zacharopoulou

Ah oui, oui, je suis très émue et merci de me rappeler un petit peu qu'effectivement, je ne suis pas d'Olympie, mais j'étais là le 16 avril. J'ai vu et j'ai vécu l'allumage de la flamme à un grand moment et cette passation à la fin entre la Grèce et la France. La flamme qui arrive à Marseille, à une ville antique grecque, mais cette fête merveilleuse hier, je suis vraiment fière de la préparation qu'ils ont fait, les Marseillaises, pour recevoir la flamme.

1:13
Présentateur

Cette parenté entre la Grèce, berceau de la démocratie, et la France, entre en effet Proctis qui va créer la cité phocéenne Massalia, ça parle encore aujourd'hui ou on est simplement dans la nostalgie ?

1:24
Chrysoula Zacharopoulou

On n'est pas. Je ne crois pas à la nostalgie, mais j'aimerais souligner l'importance des symboles. Nous avons besoin des symboles et hier, la fête a été faite autour d'un symbole. La flamme, la flamme olympique, qui représente quoi ? Tout d'abord, l'espoir pour moi. Deuxième chose, la trêve, comme vous avez dit. Dans un moment où il y a un bouleversement, il y a des conflits partout, des guerres aussi sur les sols européens, ces flammes qui arrivent, nous rappeler qu'on a besoin d'une trêve. Et après, la fête, la fête, cette flamme qui va traverser toute la France, qui va montrer à tout le monde notre pays, la beauté de notre pays, et qui nous sommes.

2:10
Présentateur

Est-ce que vous trouvez que les Français ont du mal à faire la fête, qu'on est un peu grognons par rapport à ces jeux et en général ?

2:15
Chrysoula Zacharopoulou

Hier, je pense que Marseille nous envoyait un message qu'ils aiment faire la fête, qu'ils savent faire la fête, et je suis sûre que c'est ça qui va passer. Mais il faut être un petit peu… vivre le bon moment, savoir, savourer la vie. C'est ça. C'est après 100 ans que les Jeux olympiques retournent à France. Tout le monde, il va nous regarder pendant cet été. Et je pense que nous avons aussi une obligation à montrer qu'est-ce que ça veut dire être Français.

2:51
Présentateur

Alors, vous êtes aujourd'hui ici parce que c'est aussi la journée de l'Europe, le 9 mai. Vous êtes né, vous avez grandi en Grèce, vous avez été formé en Italie, vous avez exercé votre métier, vous êtes gynécologue, et vous faites votre carrière politique en France. Vous êtes un cas isolé ou vous êtes simplement l'avant-garde ?

3:09
Chrysoula Zacharopoulou

Je suis une Européenne comme vous. Mais avec un parcours inédit ! Oui, avec un parcours européen. Vous savez, je ne me suis jamais posé la question, quand on parle aujourd'hui, c'est la journée de l'Europe. Je ne me suis jamais posé la question, qu'est-ce que ça veut dire être Européenne ? Parce que pour moi, c'est ma vie, c'est naturel. Quand je suis arrivée en France, et j'ai choisi la France, j'ai beaucoup aimé cette phrase que je suis un enfant de la République. Et j'aimerais ajouter que moi, je suis aussi un enfant de l'Union Européenne. Et être Français, pour moi, c'est indissociable d'être Européenne.

3:58
Présentateur

Vous avez été élue députée européenne en France, mais vous n'aviez pas la nationalité à l'époque. Vous l'avez obtenue juste avant d'entrer au gouvernement. Oui.

4:06
Chrysoula Zacharopoulou

Oui. C'est là que j'ai compris, et je vous remercie, là j'ai compris qu'on avait encore un chemin à faire. J'ai été élue, et pour moi c'est un honneur d'être élue, comme représentante française au sein du Parlement européen. Et quand je suis arrivée au Parlement européen, j'ai donné alors mon passeport, et le messier qui était en face de moi pour me préparer les papiers, il m'a dit, madame, je ne vous trouve pas. Alors, ils sont passés cinq minutes, deux minutes, et là, j'ai tilté, j'ai dit, vous me cherchez, messieurs, dans quelle délégation ? Il m'a dit, mais c'est quoi cette question ? Je vous cherche dans la délégation grecque. J'ai dit, non, je suis élue française.

Qu'est-ce que ça veut dire ça ? Que j'ai compris qu'on a un chemin à faire, et que moi je me suis engagée pour l'intérêt général européen, parce que je pense que c'est l'unique façon de faire.

5:10
Présentateur

L'Europe est mortelle, a dit le président de la République, il y a deux semaines dans son discours à la Sorbonne. Vous avez cette conscience-là ? Vous avez peur aussi que l'Europe se défasse ?

5:20
Chrysoula Zacharopoulou

Oui. J'ai toujours peur parce que l'Europe, c'est un projet, une évolution continue. Et je trouve qu'aujourd'hui, on vit dans un nouveau monde qui est en train de se créer, avec des conflits, mais aussi avec le changement climatique qui impacte la vie, avec une révolution numérique, il y a tellement de défis que tout ça, c'est très fragile. Ça veut dire, ou on prend conscience, tous ensemble, qu'on veut continuer à peser dans ce nouveau monde qu'il est en train de se construire,

6:07
Présentateur

ou on va se perdre. Quand vous voyez la liste de Jordan Bardella en tête, largement, dans les sondages, avec un regard très critique, très offensif contre l'Europe, ça vous inquiète ?

6:19
Chrysoula Zacharopoulou

Monsieur Bardella, il était mon collègue quand j'étais au Parlement européen. C'est vrai que je ne l'ai pas vu beaucoup. Et ses propositions, quand même, sa façon de faire politique, ce n'est pas la mienne. Il dit une chose, mais si vous voulez, je ne sais pas qui est à face de moi. Chaque fois, il sent son avis. Mais quand je suis arrivée en France, j'ai écouté son parti de dire qu'il faut qu'on sorte de l'Europe. Après, il faut qu'on sorte de l'Europe. Après, non, il faut qu'on reste, mais que l'Europe soit différente. Je n'ai pas confiance en Monsieur Bardella, parce qu'il mente, et il mente aux Français.

Ce n'est pas le patriotisme quand on est absent et on ne vote pas pour les Français au sein du Parlement européen.

7:19
Présentateur

Le conflit au Proche-Orient a été importé dans la campagne électorale. La France insoumise utilise ce conflit à Gaza pour faire campagne. Que leur répondre ?

7:34
Chrysoula Zacharopoulou

J'attends que tous les partis proposent des solutions pour les Français et pour les Européens. et les conflits entre l'Israël et la Palestine, si vous voulez, c'est très inquiétant. Il faut rappeler toujours que le 7 octobre, on a eu une attaque terroriste de Hamas. Et la France insoumise ne le dit jamais. Jamais. Alors, il faut toujours rappeler ça. Il faut rappeler aujourd'hui qu'il y a des otages. Des otages aussi français. On a trois de nos compatriotes qui sont tenus par les Hamas qui ont demandé leur libération immédiate. Il faut absolument que la France insoumise accepte et dit la vérité.

8:37
Présentateur

Autre dossier international qui s'est invité dans la campagne, la visite du président chinois où Raphaël Glucksmann, le candidat de la gauche, a critiqué cette visite. Vous qui vous occupez des partenariats internationaux, comment vous jugez cette visite ? Est-ce qu'elle est utile ?

8:54
Chrysoula Zacharopoulou

Écoutez, je ne sais pas si M. Glucksmann, il est responsable ou il utilise aussi des méthodes populistes. La Chine, c'est un grand pays. Tout d'abord, 1,4 milliard de habitants. La deuxième puissance économique. Quand M. Glucksmann appelle à aider l'Ukraine et de l'autre côté, il dénonce les échanges avec le président chinois qui peuvent faire avancer, si vous voulez, les dossiers ukrainiens. Pour aider l'Ukraine, parlons à la Chine. C'est aussi, si on veut lutter contre le changement climatique, il faut parler avec la Chine, un pays fortement polluant, un pays qui a des solutions et il doit s'engager pour le changement climatique. Alors, oui, c'est important

9:58
Présentateur

de parler avec la Chine. Mais quand vous signez des partenariats de développement avec des pays africains, vous trouvez la Chine qui veut aussi mettre pied en Afrique.

10:07
Chrysoula Zacharopoulou

Bien sûr, je trouve, mais quand je vais en Afrique, je trouve tous. Je trouve la Chine, la Russie, la Turquie, les États-Unis et l'Europe. Et dans ce cas, pour moi, c'est important de dire qu'à tant qu'Europe, nous avons une frappe majeure pour créer des partenariats. Qu'est-ce que ça veut dire créer des partenariats ? Dans ce nouveau monde, nous aurons besoin d'avoir des partenaires. C'est pour ça que le président de la République, à son discours à la Sorbonne, il a parlé de l'Europe, puissance partenariale.

10:46
Présentateur

Mais pour l'Afrique, nous sommes l'ancienne puissance coloniale et pas partenariale. Ça joue aussi, c'est négatif.

10:54
Chrysoula Zacharopoulou

C'est une histoire à comment que nous avons. Et toutes les choses, M. Barber, ça dépend comment on veut les dépréter. Alors, au pays, c'est sûr qu'il y a une histoire parfois très douloureuse pour les Africains, mais en même temps, il y a un attachement entre la France et les pays africains. Alors, moi, je préfère discuter et dans cette nouvelle èra, créer une relation d'égal à égal, souligner l'importance qu'il y a du continent africain à ce nouveau monde. Et je pense que l'Afrique, c'est un continent de solution et pas de problème.

11:39
Présentateur

Je voudrais poser une question à la gynécologue. Le président de la République a annoncé hier dans une interview qu'il y aurait une mission parlementaire sur la ménopause pour les femmes. Est-ce que c'est vraiment un problème pour les femmes ? Est-ce que ça nécessite un travail parlementaire ?

11:54
Chrysoula Zacharopoulou

Merci de votre question. Parce qu'honnêtement, la ménopause est un tabou. Vous savez, on voit partout dans le monde des publicités, et dans la mode, la femme gêne avec une vie sexuelle. La ménopause reste un tabou pour notre société. Et aussi, on voit très bien que les femmes, après la ménopause, vont moins se faire contrôler. Alors, c'est aussi ça qu'il propose le président. Ça veut dire rompre ses tabous et commencer à parler, mais aussi prendre soin des femmes avec tous les examens qu'il faut faire pour étudier l'ostéoporose, pour les problèmes cardiaques, pour une consultation psychologique. Et je trouve que c'est une décision très, très... Visionnaire.

12:55
Présentateur

Visionnaire, oui. C'est Franck Riester maintenant qui s'occupe de la francophonie, mais c'est vous, il y a quelques mois, qui avez obtenu le fait que le prochain sommet aurait lieu en France. C'est plus arrivé depuis 1991. Quel sens ça a... Pourquoi avoir voulu faire ce sommet en France ?

13:09
Chrysoula Zacharopoulou

Alors, après 33 ans, effectivement, le sommet de la francophonie va être ici, à Ville Côté. Et je pense qu'il faut expliquer à nos auditeurs que la francophonie n'appartient pas à la France. C'est 88 pays qui parlent français. et alors, le fait qu'il revienne ici avec un thème « Créer, innover et te prendre en français », c'est pour dire aujourd'hui partout dans le monde que parler français, c'est une langue d'opportunité.

13:45
Présentateur

Eh bien, Crisoula Zakharopoulou, Caliméra ?

13:48
Chrysoula Zacharopoulou

Cali Zazmera.

13:49
Présentateur

Merci,

13:50
Chrysoula Zacharopoulou

merci beaucoup. Merci beaucoup, Christophe. On vous retrouvera demain matin à 7h45. Votre invité sera Jonathan Arfi, président du CRIF. Sous-titrage Société Radio-Canada