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Conférence de presseRassemblement National (sur YouTube)· 13 janvier 2012 81 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsEurope & internationalInstitutions & élections

Marine Le Pen présente le plan de désendettement de la France et le chiffrage du projet

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46Locuteur 3Fait
    « Chiffrage et plan de désendettement sont bien sûr intimement liés parce qu'ils dessinent ensemble un chemin de redressement des finances publiques et de la dette française en piteux état après 30 ans de co-gestion UMP-PS. »
  • 6:13Locuteur 3Fait
    « La sécurité, dont le budget sera revalorisé sur cinq ans, ce qui permettra de mettre fin au saccage actuel des forces de l'ordre, moins 3 000 policiers et gendarmes chaque année depuis 2007. »
  • 6:41Locuteur 3Chiffre
    « Le rapport Bichot avait chiffré en 2009 le coût de l'insécurité à 115 milliards d'euros par an. »
  • 6:57Locuteur 3Chiffre
    « Je compte, grâce aux réformes volontaristes que je mettrai en œuvre pour la sécurité des Français, économiser sur ce coût de 115 milliards d'euros, 6,4 milliards d'euros en cinq ans. »
  • 7:29Locuteur 3Chiffre
    « Sur cinq ans, je prévois 15,3 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en misant sur la proximité des soins, notamment en zone rurale, la lutte contre Parkinson et Alzheimer et la revalorisation de l'allocation adulte handicapé. »
  • 8:17Locuteur 3Promesse
    « Nous avons décidé de faire prendre en charge la part salariale des cotisations sociales par l'État, à hauteur de 200 euros pour tous les salaires, jusqu'à 1,4 fois le SMIC. »
  • 13:27Locuteur 3Chiffre
    « Le gain sur 5 ans a été chiffré à 40,8 milliards d'euros. »
  • 13:46Locuteur 3Promesse
    « Progressivement, la France ramènera à zéro sa contribution nette au budget de l'Union européenne. »
  • 14:07Locuteur 3Fait
    « La fin de l'expérience désastreuse de l'euro permettra aussi de mettre fin au coûteux plan de renflouement à répétition des pays victimes de l'euro. »
  • 40:47Locuteur 3Chiffre
    « fin 2004 la dette publique de la France atteignait 1000 milliards d'euros »
  • 40:55Locuteur 3Chiffre
    « à la fin 2011 elle dépasse les 1700 milliards d'euros »
  • 42:24Locuteur 3Chiffre
    « 125 millions d'euros d'intérêts par jour »
  • 42:53Locuteur 3Chiffre
    « 24 nouvelles taxes auront été créées entre 2007 et 2012 »
  • 43:02Locuteur 3Chiffre
    « deux plans de rigueur ont été adoptés en 2011 pour un montant prévisionnel de 18 milliards d'euros pour 2012 »
  • 1:01:13Locuteur 3Promesse
    « mon plan de désendettement 2013 est élaboré sur cette base économique »
  • 1:06:26Locuteur 3Chiffre
    « le volume attendu étant de 50 milliards d'euros par an »
  • 1:07:10Locuteur 1Fait
    « le déficit zéro devrait être atteint en 2018 »
  • 1:07:15Locuteur 1Chiffre
    « la résorption de 50% environ du volume de capital d'aide initial devrait être obtenu à l'horizon 2025 »
  • 1:07:21Locuteur 1Chiffre
    « avec 837 milliards de dettes soit 30% du PIB »
  • 1:07:44Locuteur 1Chiffre
    « un taux d'intérêt nominal moyen pondéré fixé à 3% »
  • 1:08:05Locuteur 1Chiffre
    « pour atteindre 1% en fin de période »
  • 1:10:01Locuteur 1Chiffre
    « l'estimation actuelle du sauvetage de l'euro est de 210 milliards d'euros minimum »
  • 1:10:15Locuteur 1Chiffre
    « une dépréciation de moins 94% du franc français »
  • 1:10:48Locuteur 1Chiffre
    « la dette augmentera proportionnellement par rapport aux créanciers étrangers de 107 milliards d'euros »
  • 1:11:10Locuteur 1Chiffre
    « en supposant une dette étrangère des deux tiers des 1720 milliards d'euros »
  • 1:11:41Locuteur 1Chiffre
    « 108 milliards de surcoût d'amortissement »
  • 1:11:50Locuteur 1Chiffre
    « un surcoût de 15 milliards d'euros par an »
  • 1:14:54Locuteur 3Chiffre
    « la BCE a multiplié par 3 la masse monétaire M3 avec un taux d'accroissement de 8% par an environ dans la zone euro »
  • 1:15:17Locuteur 3Fait
    « on enregistrait en France 5% par an d'inflation moyenne entre 63 et 72 »
  • 1:15:24Locuteur 3Fait
    « 11% par an en moyenne entre 73 et 82 »

Temps de parole

  • Locuteur 359 %
  • Locuteur 222 %
  • Locuteur 119 %

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0:04
Locuteur 3

Merci d'abord de votre nombreuse présence à la hauteur de l'impatience qui était celle de la presse dans l'attente de notre chiffrage. Avant de commencer cette performance de presse, je voudrais rendre hommage à Gilles Jacquet, qui est mort en Syrie dans l'exercice courageux de son métier. Je voudrais transmettre nos pensées à sa famille et à toute la profession frappée par ce drame. Mesdames, Messieurs, merci encore de votre présence à cette conférence de presse sur le chiffrage de mon projet pour la France et le plan de désendettement que je propose pour notre pays.

Chiffrage et plan de désendettement sont bien sûr intimement liés parce qu'ils dessinent ensemble un chemin de redressement des finances publiques et de la dette française en piteux état après 30 ans de co-gestion UMP-PS. Permettez-moi d'abord de revenir sur la raison d'être de ce rendez-vous. Vous le savez, j'ai dès le mois d'avril 2011 présenté les grandes lignes de mon projet économique de redressement national, suivi de plusieurs conférences de presse thématiques relatives à la question du partage des profits, du pouvoir d'achat, du protectionnisme et de la crise de la zone euro, crise de la zone euro que nous avions prévue depuis 2008 avant même la crise financière.

Le 19 novembre 2011, je dévoilais mon projet présidentiel en ligne depuis sur mon site de campagne marinelepen2012.fr. Cinq grandes rubriques et plus de 30 thèmes explicitant en détail mon analyse et mes propositions. Logiquement, aujourd'hui, comme je vous l'avais annoncé, après le vote de la loi de finances pour 2012 intervenu en décembre dernier, j'enchaîne avec le chiffrage de ce projet nécessairement lié au plan de désendettement qui l'accompagne.

Thibault de la Toquenet et Jean-Richard Suzert, qui ont animé la cellule spécialement dédiée à ces questions, présenteront avec moi les détails de ce chiffrage et de ce plan de désendettement sur lesquels, messieurs et mesdames, nous travaillons depuis maintenant plus de deux ans. Je reviendrai également sur la mesure que j'ai récemment annoncée, à savoir le financement d'une augmentation de 200 euros net des petits salaires. La question des salaires est fondamentale, les salaires sont trop bas en France, il faut sortir de la spirale infernale des petits revenus, et je propose, dans le cadre de mon projet de protection des intérêts français, une piste d'action immédiate et concrète.

Je rappelais les différentes étapes qui nous ont mené à ce rendez-vous aujourd'hui. Les Français voient alors l'écart abyssal entre ma candidature et le vent en face, le flou des autres. Quand les autres grands candidats en sont encore à l'incantation, à l'alignement de formules électoralistes ou de mesurettes défraîchies, souvent d'ailleurs contredites, à peine énoncées, je trace mon sillon. Je propose à la France en toute transparence un projet complet, des slogans publicitaires aussi vides que creux, je propose un cap et j'explique comment y arriver. Quand les autres entretiennent volontairement l'opacité, je suis dans le concret, mais surtout dans la transparence la plus totale.

Je ne cherche pas à séduire, mais à convaincre. C'est la phase de la campagne, une phase d'accélération de cette campagne. Nous sommes entrés dans la phase des projets et du concret. Ils sont les candidats du flou, je suis la candidate du projet. Pour le moment, quand je débats avec les autres grands candidats, ces projets contre néant, projets contre incantation, de la démocratie et les Français, je ne leur fais pas, moi, l'insulte de tenter de les manipuler par des slogans de campagne qui cachent un vide abyssal. Je ne leur fais pas l'insulte de tenter de leur vendre un semblant de projet quelques semaines, peut-être même quelques jours, avant le premier tour de l'élection.

Je souhaite que les Français aient le temps de débattre, de réfléchir, de comparer, de jauger pour juger puis choisir. Je respecte leur intelligence individuelle et collective. Tenter de les prendre dépourvus est en même temps un manque de respect et un manque de loyauté. J'insisterai sur quatre points. Un chiffrage de projets, ce ne sont pas que des chiffres. Ce ne sont surtout pas que des chiffres. Des chiffres pour des chiffres, cela n'a pas de sens. Un chiffrage de projets présidentiels, ce sont d'abord des priorités politiques.

Alors oui, je le dis, concernant certains postes budgétaires, j'assume une augmentation raisonnable des dépenses sur le quinquennat parce qu'ils traduisent à nos yeux une priorité politique essentielle. Ce sont des politiques utiles, justes, ce que j'appelle la bonne dépense publique qu'il faut stimuler pour assurer le redressement rapide de notre pays. Parmi ces priorités revendiquées, voici cinq exemples importants. La justice, dont le budget aura été revalorisé au total sur cinq ans de 8,5 milliards d'euros si je suis élu. Notre justice est dans un état lamentable. Sous-financée par rapport à nos grands voisins, le 21, exécuté, il manque 40 000 places de prison.

J'en ferai donc une priorité. Deuxièmement, la sécurité, dont le budget sera revalorisé sur cinq ans, ce qui permettra de mettre fin au saccage actuel des forces de l'ordre, moins 3 000 policiers et gendarmes chaque année depuis 2007, à la fermeture déraisonnable de commissariats et de gendarmerie pour assurer enfin la sécurité aux Français et faire en réalité des économies. Je vous le rappelle en effet, la sécurité coûte très cher à la collectivité nationale. Le rapport Bichot avait chiffré en 2009 le coût de l'insécurité à 115 milliards d'euros par an. Et d'ailleurs, la presse s'en était fait largement l'écho.

Je compte, grâce aux réformes volontaristes que je mettrai en œuvre pour la sécurité des Français, économiser sur ce coût de 115 milliards d'euros, 6,4 milliards d'euros en cinq ans, soit au total un coût supplémentaire net de 1,2 milliard sur cinq ans. Troisième exemple de poste important, la santé et le handicap, sur lesquels on ne doit pas laisser l'écart continuer de se creuser entre ceux qui ont les moyens d'accéder aux soins ou aux structures spécialisées et les autres, les misérables, qui doivent, faute d'argent, renoncer à se soigner. C'est inadmissible.

Sur cinq ans, je prévois 15,3 milliards d'euros de dépenses supplémentaires en misant sur la proximité des soins, notamment en zone rurale, la lutte contre Parkinson et Alzheimer et la revalorisation de l'allocation adulte handicapé qui en a urgemment besoin. Quatrième exemple de poste clé, le pouvoir d'achat des Français, en Berne, est très durement attaqué par le pouvoir sarkoziste. Enfin, cinquième exemple, le soutien assuré et volontaire au PME, PMI. Excusez-moi, pour le pouvoir d'achat des Français, vous le savez, nous avons décidé de faire prendre en charge la part salariale des cotisations sociales par l'État, à hauteur de 200 euros pour tous les salaires, jusqu'à 1,4 fois le SMIC.

Nous financerons cette prise en charge, qui vous sera exposée tout à l'heure, par la mise en œuvre d'une contribution sociale à l'importation fixée à 3% des produits importés sur notre territoire. Enfin, cinquième exemple, le soutien assuré et volontaire au PME, PMI. Les PME, PMI sont aujourd'hui en très grande difficulté, alors même que l'on sait qu'une croissance de l'emploi passe par le développement des PME, PMI, confrontés aujourd'hui à une grave crise de financement.

Ainsi, au-delà d'un IS progressif, qui permettra d'alléger le premier sur les petites entreprises, nous mettrons en place, dans le cadre de la nécessaire participation à l'effort national d'aide au PME, PMI, et du plan de planification de la réindustrialisation de la France, une contribution de la part des grandes entreprises. Dans le cadre de la nécessaire participation à l'effort national d'aide au PME, PMI, et du plan de planification de réindustrialisation, les 50 plus fortes capitalisations boursières fleuront des entreprises françaises, devront affecter 15% net de leurs résultats en réserve spéciale de réindustrialisation.

Cette affectation annuelle du résultat sera sans incidence sur leur rentabilité. Ces sommes seront mises à disposition de fonds d'investissement stratégiques pendant une durée de 5 ans et seront restituées au terme de cette période. Voilà enfin à l'inquiétude des PME, PMI, et leur assurer ainsi qu'à leurs salariés un avenir de développement. La deuxième priorité, je vous l'ai dit, était le pouvoir d'achat des Français.

Je l'ai annoncé, nous allons créer très rapidement, parce que je veux que ce soit une des premières mesures que nous allons mettre en l'œuvre, cette exonération de 200 euros sur les charges sociales pour les salaires inférieurs à 1,4 fois le SMIC soit environ 1 500 euros net par mois. 1,4 fois le SMIC, c'est environ 1 500 euros net par mois. Qu'est-ce que ça va signifier ? Eh bien, écoutez, ça va signifier une hausse immédiate de 200 euros des salaires concernés.

Cette revalorisation des petits salaires est urgente, vu la gravité de la situation du pouvoir d'achat de nos compatriotes, et, comme je vous l'ai expliqué, elle sera financée par la création de la contribution sociale sur l'importation d'un montant de 3% sur l'ensemble des biens et des services importés chaque année en France et de l'étranger. Cette mesure sera infiniment plus juste et efficace que la TVA sociale, que j'ai baptisée TVA patronale, parce qu'elle ne portera pas sur les productions en France. Un des inconvénients majeurs, au-delà de son caractère injuste de la TVA sociale, c'est qu'elle porte sur toutes les productions, y compris les productions françaises.

Notre solution permettra de dynamiser les productions françaises. Et parce qu'elle sera caractérisée par une hausse immédiate des petits revenus, une hausse certaine, et pas seulement, comme c'est le cas avec la TVA patronale, qui prévoit une baie de cotisation patronale et plombera durablement le pouvoir d'achat en augmentant la TVA de 15 à 20%. Vous avez bien vu qu'ils font des cadeaux aux grands groupes et agressent le pouvoir d'achat des français. Eh bien, nous préférons clairement dynamiser la production nationale et augmenter les salaires. Troisièmement, il y a des postes budgétaires sur lesquels je mettrai l'accent, parce que ce sont des priorités politiques.

Il y en a d'autres où je réaliserai des économies, et notamment sur toute cette mauvaise dépense publique qui aujourd'hui prospère. Voici trois exemples de cette mauvaise dépense publique. L'immigration. Premièrement, que nous allons ramener de 200 000 à 10 000 par an, en ce qui concerne l'immigration légale, sur le mandat. J'ai fait mettre, comme un clin d'œil dans votre dossier, d'ailleurs, un article de Libération qui confirme que les chiffres que j'ai donnés sur l'augmentation de l'immigration réelle sont parfaitement justes, et que le ministère de l'Intérieur est dans une opération de mensonge déclarée à l'égard des chiffres de l'immigration légale dans notre pays.

Vous lirez cet article avec beaucoup d'intérêt. Donc nous allons ramener de 200 000 à 10 000 par an l'immigration légale, dont nous allons drastiquement réduire les coûts, parce qu'elle pèse sur la communauté nationale, parce qu'elle est utilisée par le grand patronat pour faire pression à la baisse sur les salaires. Le gain sur 5 ans a été chiffré à 40,8 milliards d'euros. L'Union européenne sera un autre poste important d'économie. Progressivement, la France ramènera à zéro sa contribution nette au budget de l'Union européenne. Je l'ai dit à de multiples reprises, ce n'est donc pas une surprise.

En parallèle, nous rendrons l'Europe plus concrète en dynamisant les grands projets utiles aux gens. Gains sur 5 ans, 11,7 milliards d'euros. J'ajoute, au-delà de ça, que la fin de l'expérience désastreuse de l'euro permettra aussi de mettre fin au coûteux plan de renflouement à répétition des pays victimes de l'euro, tout en stimulant une économie étouffée depuis 10 ans par la monnaie unique, la monnaie des banques. Troisièmement, la lutte contre les fraudes fiscales et sociales sera un autre poste important d'économie. Parce qu'il manque aujourd'hui une volonté politique pour aborder de front ce grave problème. Cette source croissante de dépenses et d'injustices.

Lutée contre les fraudes à la sécurité sociale et à la TVA, le gain sera de 25,2 milliards d'euros sur 5 ans pour la fraude sociale et de 42,1 milliards d'euros sur 5 ans en ce qui concerne la fraude fiscale. Il y a aussi un message politique de déterminer des hypothèses de croissance du PIB. En ce domaine, vous admettrez avec moi que le gouvernement, comme le parti socialiste, ont trop souvent berné les Français, péchant volontairement par un optimisme aussi trompeur qu'irresponsable. Souvenez-vous, vous le savez, présenter un projet de loi de finances en 2012 fondé sur une hypothèse de croissance de 0 ou 0,4% si ce n'est pas une récession. Nous le disions d'ailleurs déjà à l'époque.

Soit, et c'est important, d'hypothèses de croissance réalistes sur le quinquennat. Parce qu'il faut être responsable et que nous le sommes. Nous sommes même les seuls. En même temps, notre projet de redressement dynamisera considérablement l'activité en permettant la réindustrialisation de la France. Nous avons enfin l'occasion de rompre la surplace et la récession. Ainsi, nous tablons sur une croissance économique de 0% en 2012, 0,5% en 2013, 1% en 2014, 1,7% en 2015, 2,4% en 2016 et 2,8% en 2017. C'est sur ces hypothèses que notre projet est bâti. Et vous le voyez, ces hypothèses sont extrêmement raisonnables. Thibault.

16:44
Locuteur 2

Merci beaucoup. Bonjour à toutes et à tous. Premier slide. Donc, les hypothèses de travail concernant ce chiffrage, comme le disait à l'instant Marine Le Pen, les taux de croissance retenus apparaissent ici, donc 0% pour 2012, 0,5%, 1%, 1,7%, 2,4% et 2,8%. Donc, c'est surtout en 2016 et 2017 que nous espérons avoir, bien sûr, le retour au niveau croissance de tout le train de mesure que nous mettons en place. Les déficits sur lesquels nous avons tablé et d'ailleurs sur lesquels sont fondés et effondés le plan de désendettement, c'est en fait un retour à l'équilibre pour 2017 avec donc des déficits qui tendent vers zéro.

En 2012, avec des mesures d'urgence, on sera à moins 103, 2013, moins 78, moins 59, moins 39, moins 20 et zéro. Cet exercice que nous vous présentons, c'est un chiffrage à 5 ans qui est en euros constants en 2012. Et je dois dire tout de suite et je précise que les taux de croissance sont déflattés, sont hors inflation. Alors, les périmètres du chiffrage, traditionnellement et selon les prérogatives du chef de l'État, les deux budgets qui sont sous la houlette de l'État officiellement, c'est le budget de l'État et le budget social. En gros, 800 milliards. Et puis, vous avez les 200 milliards annuels de budget des collectivités locales.

Je précise cela parce que notre périmètre au niveau chiffrage, c'est le budget de l'État plus le budget social. Cependant, au niveau du plan de désendettement, nous avons pris en compte la dette publique au sens de Maastricht, c'est-à-dire la dette complète qui inclut non seulement la dette de l'État, la dette sociale, mais la dette des collectivités locales. C'est-à-dire qu'en quelque sorte, nous avons un peu compliqué l'exercice, mais nous l'assumons parce qu'en fait, l'État est garant en dernier ressort des collectivités locales et de leur situation financière.

Par ailleurs, deux éléments, l'État finance par le biais des dotations une bonne partie des budgets des collectivités locales et en plus, il faut le dire, les collectivités locales sont endettées deux fois moins pour le moment que le budget social, le budget de l'État. Donc, bon an, mal an, nous avons considéré que dans notre périmètre de chiffrage, nous incluons totalement la dette publique. Ceci étant, nous considérons qu'il est logique dans ce cas-là de faire collaborer un petit peu les collectivités locales à un plan de désendettement et au chiffrage. Par le biais d'ailleurs d'une diminution de 2% des dotations aux départements et aux régions.

Les hypothèses de travail sont les suivantes également concernant, en quelque sorte, les liens qui existent entre cet exercice de chiffrage à 5 ans qui aboutit à chaque fois sur un solde prévisionnel, donc, ce sont les soldes prévisionnels budgétaires à 5 ans et quels sont les liens avec le plan de désendettement. Alors, il a été jugé sain de contribuer par des économies budgétaires chaque année au remboursement de la charge de la dette. Alors, nous opérons de manière très progressive.

En 2013, nous dégageons par les économies budgétaires 5 milliards pour pouvoir rembourser la dette, puis l'année suivante 15 milliards, 20 milliards, 50 milliards et 70 milliards, ce qui correspond à un effort cumulé de 160 milliards. Donc, en quelque sorte, ça c'est le lien qui va de l'exercice du chiffrage à 5 ans vers le plan de désendettement. Et puis, l'opération de désendettement avec une part de monétisation qui sera expliquée longuement tout à l'heure par Marine Le Pen et Jean-Richard Sulzer, nous permet en quelque sorte d'avoir un retour cette fois-ci du plan de désendettement vers les budgets de l'État et les budgets sociaux.

Grâce à la monétisation Banque de France, en quelque sorte, les soldes prévisionnels vont bénéficier chaque année de 45 milliards, ce qui fait 225 milliards si vous voulez en 5 ans. Donc, en fait, le delta c'est 225 moins 160 milliards dont va bénéficier le chiffrage à 5 ans. Il faut donc faire un aller-retour en quelque sorte. Il y a un effort par les économies budgétaires qui est fait sur le budget de l'État et le budget social pour contribuer au remboursement du désendettement. Et parallèlement, grâce à la monétisation, nous allons nous trouver augmentés en recettes de 45 milliards de manière mécanique par an.

Alors maintenant, pour revenir brièvement et peut-être faire à chaque fois une ou deux remarques clés concernant les 10 grandes dépenses phares dont a parlé à l'instant Marine Le Pen pour préciser simplement certains points pour montrer parfois qu'au-delà des chiffres, il faut bien comprendre les choses. Alors, on a dit tout à l'heure 40 000 places de prison. C'est 40 000 places nettes. Nous avons effectivement été obligés de chiffrer 50 000 places brutes parce qu'en réalité, comme tout le monde le sait, il y a 62 000 en gros prisonniers sur 52 000 places effectives. Donc, quand on crée 50 000 places de prison, en fait, on n'en crée en réalité que 40 000.

C'est pourquoi, je précise, il s'agit de 40 000 places nettes. Concernant la sécurité, le chiffre peut paraître un peu faible. En réalité, il est beaucoup plus important. Il est beaucoup plus important que 1,2 milliard en cumulé à 5 ans parce que nous avons considéré qu'en particulier dans les 3e, 4e et 5e années, nous allons avoir un retour sur la diminution du coût de la délinquance. Alors là, nous nous appuyons sur tous les rapports officiels, en particulier les rapports Bichot qui, je le rappelle, parle et démontre un coût de l'insécurité globale, mais c'est tout confondu de 115 milliards.

Là, en réalité, sur l'insécurité qui touche la délinquance et la criminalité, nous l'avons chiffré à 31 milliards, extrait du rapport Bichot et nous, tout simplement, nous prévoyons simplement un retour de 6 milliards en 5 ans. Donc, c'est extrêmement prudent. C'est une toute petite partie de ce que dénonce le rapport Bichot que nous espérons ainsi obtenir en retour positif par rapport à une diminution du coût de la délinquance. Concernant l'aménagement du territoire, je voudrais préciser qu'il y a un très gros effort qui est fait sur le ferroviaire. Un certain nombre de rapports expliquent que la remise à niveau, en réalité, de tous nos systèmes ferroviaires, c'est 15 milliards.

Nous, nous allons y consacrer 7 milliards en 5 ans. Il n'était pas possible d'y consacrer 15 milliards en 5 ans, mais au moins 7 milliards en 5 ans sur les 16,6 milliards qui apparaissent.

Concernant l'environnement et l'énergie, d'une manière très volontaire, nous avons conçu décidé de consacrer sur les 6,3 milliards et bien, on a été les deux tiers pour la recherche et le développement des énergies nouvelles et ou renouvelables et 2,1 milliards pour la remise à niveau et continuer les développements nécessaires pour le moment sur le nucléaire parce que c'est nécessaire et c'est utile et qu'on ne peut pas sortir aujourd'hui du nucléaire, mais nous mettons en quelque sorte le paquet sur tous les développements et les énergies renouvelables ou nouvelles, mais il est fondamental également de consacrer un minimum de fonds pour la remise à niveau et le développement sur le nucléaire.

Concernant la recherche, nous avons fait un gros effort, c'est un chiffre important, 32 milliards, donc en 5 ans, c'est tout simplement pour arriver au chiffre de 3% effectif par rapport au PIB de la recherche. Alors précisément, vous le savez, la recherche, c'est 55% de privés, 45% de public, donc bien sûr, nous nous considérons les 45% du public, c'est ceux qui apparaissent pour faire ce 32 milliards. Mais encore une fois, l'objectif est d'atteindre les 3% du PIB à 5 ans.

25:04
Locuteur 3

Excusez-moi, mais je le mets pour ne pas que ça fasse plus.

25:05
Locuteur 2

Oui, oui, pardon. La famille, la famille, gros effort également, en particulier avec la mise en place du revenu parental, 80% du SMIG pendant 3 ans à partir du deuxième enfant. Et bien sûr, c'est une mesure éminemment politique qui fait écho, en quelque sorte, à l'arrêt de l'immigration parce que nous savons très bien que fondamentalement, eh bien, il y a un hiver démographique qui est extrêmement préjudiciable au bon fonctionnement économique de la France et d'ailleurs de l'Europe. Et donc, en quelque sorte, cette mesure fait écho à l'arrêt de l'immigration.

Concernant la santé et le handicap, effectivement, concernant l'AAH, nous avons prévu, c'est compris dans les 15,3 milliards à 5 ans, une augmentation de 33% en 5 ans de l'AAH. Et également, une forte croissance des établissements et services d'aide au travail, les ESAT, les anciens CAT, où nous prévions également une forte augmentation chaque année, plus 5% chaque année. Ce qui explique, donc, essentiellement, ce chiffre de 15,3 milliards. Ce sont un peu les mesures emblématiques. Le pouvoir d'achat, vous remarquez, un chiffre très important, 64,6 milliards en 5 ans.

Je dirais que c'est à côté d'autres mesures qui sont importantes, mais c'est bien sûr la mesure d'exonération de charges sociales salariales de 200 euros, mais qui sont strictement financées par la cotisation sociale à l'importation de 3%. Et d'ailleurs, cette cotisation sociale de 3% à l'importation, qui correspond à peu près à 74 milliards, nous avons chiffré à peu près à 74 milliards en 5 ans, permet également de créer un fonds de réserve d'urgence.

Ça fait partie de l'exercice et nous avons pensé qu'il était très prudent, compte tenu d'un certain nombre d'incertitudes dans l'avenir, compte tenu d'un certain nombre de cataclysmes médicaux, sanitaires qui pourraient intervenir, de constituer ce fonds de réserve d'urgence, qui permettra d'ailleurs entre autres de lisser l'effet de seuil qui pourrait exister par rapport aux fameux 200 euros qui encore une fois sont calculés à 1,4 fois le SMIC, bien sûr, c'est toujours la fameuse histoire du coup de prêt et bien sûr, il faudra lisser cette mesure de façon à ce que ceux qui sont juste au-dessus d'1,4 fois le SMIC puissent bénéficier en partie de cette mesure.

L'agriculture, c'est évidemment un poste aussi important où nous avons prévu entre autres de franciser la PAC qui deviendra la PAF et donc l'agriculture n'est pas oubliée, bien sûr. Concernant le dernier point qui est fondamental, l'emploi, l'artisanat, le commerce, les PME et la réindustrialisation, bien là, le poste est important. Nous avons prévu en particulier de passer de 500 000 à 700 000 apprentis. Nous aurions aimé faire encore beaucoup plus parce que nous avons conscience que l'apprentissage est fondamental et pas seulement pour former des emplois moyennement qualifiés.

Je rappellerai qu'en Allemagne, l'ingénieur est formé essentiellement par l'apprentissage et l'ingénieur n'est pas le fruit des grandes écoles en Allemagne, il est le fruit de l'apprentissage bien souvent et en tout cas de la filière professionnelle. Et donc, en tout cas, tout n'est pas parfait en Allemagne mais on sait bien que la formation professionnelle a longtemps été un point fort de l'Allemagne et l'apprentissage, mais encore une fois, l'apprentissage pas seulement pour les niveaux les plus faibles mais pour les niveaux les plus élevés pour nous est un élément fondamental de la relance industrielle.

28:34
Locuteur 3

Et si je puis me permettre, Thibault, lorsque nous évoquons toutes les mesures de soutien au PME-PMI, nous intégrons dans ce concept de PME-PMI évidemment les TPE qui sont incluses dans les politiques que nous mettons en œuvre. Donc pour être tout à fait juste et précis, il faudrait dire TPE-PME-PMI même si en réalité le terme de TPE n'est pas véritablement un terme juridique mais plutôt un concept plus politique. Mais quand nous parlons de PME-PMI, nous intégrons bien entendu l'aide que nous apportons au développement des très petites entreprises dont vous savez qu'elles sont près de je crois un million et demi

29:22
Locuteur 2

et qui sont génératrices

29:24
Locuteur 3

d'une source d'emploi extrêmement importante.

29:28
Locuteur 2

Voilà, et idem pour bien sûr l'artisanat et le commerce nous avons d'ailleurs des mesures on ne peut pas s'étendre sur toutes les mesures vous les avez dans le chiffrage détaillé nous avons prévu de créer l'amortissement fiscal du fonds de commerce et également de diminuer les droits de mutation sur les fonds de commerce donc ça c'est typiquement en direction des artisans et des commerçants. Concernant les PME nous avons tout un train de mesure très important sur le financement des PME. Nous savons qu'à la fois en haut de bilan et en bas de bilan c'est à dire que les entreprises françaises par exemple par rapport aux PME anglaises sont totalement sous-capitalisées.

L'IFRAP a récemment sorti au début novembre une étude qui montrait que la plupart des PME françaises étaient quatre fois moins capitalisées que les entreprises anglaises de la même importance. Donc nous avons quantité de mesures pour inciter financièrement à la capitalisation tout au long de l'histoire d'une entreprise depuis sa création sa post-création son développement et sa transmission. Et également bien sûr un certain nombre de trains de mesure qui vont viser à diminuer la fiscalité des PME.

Alors là nous nous appuyons c'est pour ça d'ailleurs que vous voyez apparaître dans le slide suivant mais on peut rester encore sur ce slide au niveau de la fiscalité nous sommes neutres à cinq ans. Ce qui ne veut pas du tout dire qu'il n'y a pas des efforts importants faits en direction des PME mais ce sera au détriment des très grandes entreprises dont nous considérons qu'il est totalement scandaleux que les très grandes entreprises type Cap 40 payent et une étude récente l'a montré payent 8% sur le territoire français d'IS alors que la moyenne des PME c'est 20% sachant que le seul maximum est 33%.

Donc nous avons l'intention de remettre à niveau d'une manière également prudente parce qu'on sait qu'on ne pourra pas arriver à 33% d'imposition des grands groupes mais nous tablons sur 20%. Et donc il y a là un certain nombre de recettes induites qui vont largement permettre de rééquilibrer la fiscalité en faveur des PME des PMI et des TPE.

Également je reviens sur cette mesure qui ne coûte rien à l'État c'est toute l'astuce et qui ne devrait rien coûter d'ailleurs aux grandes entreprises c'est bien sûr un prélément de 15% des résultats nets des 50 plus grosses sociétés à capitalisation boursière en gros 80 milliards chaque année 15% 12 milliards 12 milliards par 5 ans 60 milliards voilà et 60 milliards qui vont être consacrés à un fonds d'investissement stratégique pour la réindustrialisation et bien sûr ceci sera fait de manière extrêmement professionnelle et non seulement je dirais que les grandes entreprises pourraient retrouver leur mise de fonds mais qui plus est peut-être avec un retour sur investissement non négligeable voilà et dernier slide je reprends cette fois-ci les 5 les 5 grands postes d'économie budgétaire nous l'avons compris l'immigration alors là je voudrais être extrêmement clair nous sommes extrêmement prudents dans notre chiffrage parce qu'en fait nous chiffrons à 40,8 milliards en 5 ans en 5 ans ce qui veut en réalité dire que nous démarrons en 2013 à 5 milliards de recettes supplémentaires ou de diminution de dépenses jusqu'à 11,4 milliards entre guillemets seulement en 2017 alors que nous chiffrons régulièrement nous le coût de l'immigration à 70 milliards par an que quantité d'organismes et d'institutions chiffrent le coût de l'immigration à 35 à 40 à 45 à 50 milliards certains d'ailleurs à 70 et qu'encore une fois avec 11,4 milliards simplement de gains en 2017 nous sommes extrêmement prudents par rapport au gisement que constitue en quelque sorte le coût de l'immigration ceci est parfaitement détaillé dans le détail parfaitement calculé c'est la priorité nationale appliquée à l'emploi au logement etc.

au logement social mais encore une fois nous avons tablé sur des chiffres extrêmement prudents concernant l'Europe vous avez un solde qui est de 11,7 qui est positif parce que bien sûr c'est l'arrêt de notre contribution nette qui je vous le rappelle est de 7 milliards mais nous allons le faire progressivement 27 milliards gagnés en 5 ans et en revanche mais d'une manière libre d'une manière volontaire d'une manière intelligente et industrielle au sens professionnel nous allons rentrer dans des grands projets de coopération européenne dans le médical dans l'énergie dans l'industrie dans l'aéronautique et là nous prévoyons d'y mettre 15 milliards en 5 ans d'où un solde de 11,7 pratiquement 12 l'euro sortie de l'euro concerté vers la monnaie nationale nous avons chiffré totalement le retour au franc notre sortie de l'Europe de Bruxelles va nous permettre de mettre en place des écluses douanières extrêmement prudents ciblés stratégiques seulement 3,2 milliards par an également bien sûr c'est entre autres l'intérêt de sortir de l'Europe de Bruxelles c'est d'arrêter notre contribution au plan de sauvetage ce qui fait que bon an mal an et bien le poste est budgétairement positif et que bien sûr cette sortie nous ne le ferions pas la sortie de l'Europe de Bruxelles la sortie de l'euro est finalement largement positive concernant la fiscalité je vous le disais tout à l'heure nous sommes neutres à 5 ans en gains ou en dépenses mais c'est bien sûr essentiellement dû et à cette remise à niveau que nous allons souhaiter sur l'imposition des grands groupes enfin et c'est le dernier poste important de poste de gains budgétaires phares c'est bien sûr la lutte contre les fraudes sociales et fiscales nous nous appuyons sur tous les rapports existants que ce soit le rapport Tiant du 29 juin dernier sur un certain nombre de rapports de l'IGAS de l'inspection générale des affaires sociales de la cour des comptes bien sûr que nous avons détaillé et encore une fois les chiffres qui sont ici affichés en 5 ans sont une extrapolation extrêmement prudente des retours que nous pourrions faire au niveau recettes en luttant effectivement avec la mise en place d'un certain nombre de contrôleurs que nous avons chiffrés pour lutter contre la faute sociale à la fois au prélèvement et aux prestations et bien sûr au niveau fiscal contre toute la fraude sur le plan douanier qui est énorme qui touche un certain nombre d'entreprises internationales qui font n'importe quoi et nous avons bien l'intention de rentrer un certain nombre de recettes à ce niveau là voilà donc si vous le voulez un petit peu les grands axes qui ont présidé au chiffrage de ce programme vous sera distribué tout à l'heure le détail absolument le détail de chaque année et à 5 ans de toutes les mesures et sous-mesures qui ont été détaillées ici de manière synthétique merci beaucoup

36:32
Locuteur 3

merci Thibaut oui une seconde vous verrez que quand on vous dit qu'on joue la transparence on joue la totale transparence vous étiez extrêmement impatient de ce chiffrage il faut bien dire que votre impatience était bien souvent limitée au projet de Marine Le Pen parce que vous êtes semble-t-il et les uns et les autres souvent moins impatient à l'égard d'autres grands candidats qui non seulement n'ont pas de chiffrage mais n'ont même pas de projet pour certains même pas de candidat bon et bien vous avez vous ne serez pas déçu vous allez pouvoir analyser cela vous verrez que nous ne vous cachons rien vous avez un chiffrage avec plus de 2500 ou 2400 je crois cellules notre but encore une fois c'est le débat c'est la discussion nous ne voulons rien cacher à personne nous ne sommes pas dans cette démarche dans laquelle sont engagés l'ensemble des autres candidats de cette élection présidentielle les uns les grands par volonté d'opacité les autres les petits peut-être par manque de crédibilité ou de moyens quand tout à l'heure Thibault parle de la sortie de l'Europe de Bruxelles je veux que nous entendions vous le savez ceux qui suivent le projet du Front National le savent nous voulons déconstruire l'Europe de Bruxelles pour construire l'Europe des nations ça fait des décennies que nous indiquons cette volonté et lorsque nous parlons de sortie de l'Europe de Bruxelles c'est la sortie des contraintes mortelles qui sont le fondement de l'Europe de Bruxelles et qui vont à l'encontre de l'intérêt de la France et des Français ces contraintes mortelles que nous renégocierons et si nous ne pouvons les renégocier que nous dénoncerons parce que nous considérons que la survie économique de notre pays passe par le fait de tourner le dos à ces contraintes bruxelloises mortelles pour notre avenir et notre développement économique

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Locuteur 1

oui bonjour je voudrais juste vous apporter une précision sur le chiffrage des cellules pour tout parlons de la même chose il s'agit bien entendu de monnaie constante franc constant euro constant appelez ça comme vous voulez nous ne comptons pas sur l'effet de l'inflation d'autre part les cellules tiennent compte à la fois des crédits de fonctionnement des dépenses supplémentaires de fonctionnement et des dépenses supplémentaires d'investissement enfin nous l'avons chiffré en termes de crédit de paiement et non pas d'autorisation de programme ou d'autorisation d'engagement parce que une monnaie de singe l'argent de monopoli on le sait ça ne coûte rien

39:09
Locuteur 3

bien maintenant que nous sommes arrivés à l'issue de ce chiffrage et au delà des questions bien entendu vous pourrez poser à la fin de la conférence de presse il s'agit pour nous maintenant de vous présenter le plan de désendettement 2013 de la France ce plan de désendettement est essentiel parce que si l'avertissement pour contenir l'endettement de la France lancé le 5 février dernier par le premier président de la cour des comptes monsieur Didier Migaud n'a pas été entendu par le gouvernement qui s'est déjà disqualifié pour résoudre la crise moi je ne me contenterai pas comme l'UMPS ou le MoDem d'ailleurs d'annoncer une simple réduction des déficits publics ou l'adoption d'une pseudo-règle d'or budgétaire qui sera et on le sait tous renié aussi vite que le fut le pacte de stabilité et de croissance mais mon ambition est d'aller jusqu'au désendettement de la France jusqu'à désendetter la France de la France est passé de 21% du PIB en 1974 à plus de 86% du PIB à ce jour mais le quinquennat 2007-2012 de celui que j'ai appelé le président de la dette inféodé au marché financier mondiaux aura marqué un record historique de surendettement public avec un accroissement de plus de 500 milliards d'euros soit plus 47% avant même l'effet de la crise c'est cette hausse spectaculaire que vous pouvez voir sur le slide derrière moi fin 2004 la dette publique de la France atteignait 1000 milliards d'euros alors même que Nicolas Sarkozy était ministre de l'économie et des finances à la fin 2011 elle dépasse les 1700 milliards d'euros soit 70% de hausse entre 2004 et 2011 700 milliards d'euros en 7 ans à comparer aux 1000 milliards d'euros sur les 30 années précédentes fin 2012 elle devrait être supérieure à 1800 milliards d'euros sans compter la charge d'intérêt de la dette s'élevant à 60 000 euros environ par ménage le ratio dette PIB s'approche dangereusement du seuil fatidique des 90% au-delà duquel le poids de la dette devient insoutenable cette spirale infernale à progression exponentielle rend le gonflement de la dette totalement incontrôlable pour mieux vous faire visualiser l'importance du problème imaginez cette dette en coupure de 100 euros elle représenterait environ l'équivalent du volume de l'arc de triomphe ce qui évidemment apparaît absolument fou par ailleurs j'attire votre attention sur la notion de la charge de la dette qui absorbe chaque année 80% de l'impôt sur le revenu et est en passe de devenir le premier poste de dépense du budget de l'état aura versé à nos créanciers plus de 1 pardon milliard d'euros constants d'intérêts financés cumulés c'est 125 millions d'euros d'intérêts par jour 125 millions d'euros d'intérêts par jour pour un niveau de dette publique de 1700 milliards d'euros ce qui donne un solde net d'environ 300 milliards d'euros constants de dette seulement cela change toute la donne économique les premiers symptômes négatifs de la crise du surendettement structurel sont déjà visibles au moins 24 nouvelles taxes auront été créées entre 2007 et 2012 deux plans de rigueur ont été adoptés en 2011 pour un montant prévisionnel de 18 milliards d'euros pour 2012 sans compter le troisième plan de rigueur sous forme de TVA sociale le 18 octobre 2011 l'agence Moody's a indiqué qu'elle placait la France sous surveillance négative le 7 décembre 2012 l'agence standards and pause a mis l'ensemble des pays AAA de la zone euro sous surveillance négative menaçant de baisser en particulier la note de la France de deux crans étant entendue et vous le savez que le niveau auquel la France emprunte aujourd'hui est plus proche d'un triple B déjà que d'un triple A le 16 décembre l'agence Fitch abaisse aussi de stable à négatif la perspective de la note française à long terme le CDS français à 5 ans qui est la prime d'assurance contre le risque de défaut début 2012 à un niveau fort de 240 points ce qui équivaut financièrement comme je vous le disais à une note triple B résigné à la perte quasi inéluctable de sa note triple A le gouvernement prépare les français à cette nouvelle ça ne vous a pas échappé même s'il assure à qui veut l'entendre qu'il n'y aura pas de troisième plan de rigueur avant la présidentielle celui-ci a pourtant bel et bien été annoncé dans le cadre de la TVA sociale et bien tel événement propulserait immédiatement les taux d'intérêt nominaux au seuil fatal des 6% mais surtout enraerait l'usine à gaz du dispositif de financement européen du Fonds Européen de Stabilité Financière le fameux FESF qui repose sur les garanties allemandes et françaises les prochaines levées de fonds d'état français seront manifestement difficiles de surcroît dans un marché obligataire européen saturé d'emprunts douteux en provenance des plans de renflouement de l'euro dont le seul but est d'acheter du temps jusqu'aux élections trois facteurs sont à l'origine de l'augmentation de la dette publique de la France premièrement la forte baisse des recettes fiscales avec des cadeaux fiscaux successifs aux entreprises et aux contribuables les plus aisés deuxièmement l'interdiction que les gouvernements se sont imposés de faire financer les déficits publics par la banque centrale troisièmement les variations des taux d'intérêt cette dette himalayenne cumulée depuis près de 40 ans sert d'alibi au plan de rigueur à la case des services publics et des prestations sociales elle est l'héritage de la gestion calamiteuse des finances publiques des gouvernements et présidents successifs qui a conduit notre nation à une situation de banqueroute virtuelle cet échec flagrant classe ces politiciens dans le camp des disqualifiés et ou des incompétents je pose la question dans leur modèle économique ultra libéral comment et quand les partis du système qui depuis 75 n'ont jamais procédé au moindre remboursement net du capital dette vont-ils pouvoir demain résorber la dette publique française sans anéantir notre protection sociale que monsieur Hollande que monsieur Sarkozy mais aussi que monsieur Beyrou qui a tendance à se faire oublier sur ce sujet donne des réponses économiques si l'on fait une analyse prospective globale de la cinématique de cette hémorragie budgétaire permanente on peut anticiper sur la courbe rose que vous verrez page 3 que leur déficit zéro moi nous nous avons respecté ce qu'ils ont dit nous nous sommes strictement attachés à ce qu'ils ont promis aux objectifs qu'ils se sont déficit zéro devrait être atteint en 2025 au mieux et que parallèlement leur dette c'est la courbe bleue de la page 4 va par l'effet d'anatocisme des intérêts c'est l'inertie des besoins d'emprunt qu'on appelle communément l'effet boule de neige continuer à s'accroître dangereusement jusqu'à son niveau d'étiage de 3 121 milliards d'euros soit 1400 milliards d'euros courants de dettes supplémentaires sur la période 2012-2025 il en ressort qu'à l'horizon 2025 notre modèle résorption de 50% du capital d'aide 2012 soit environ 30% du PIB à l'horizon 2110 dans le modèle UMP PS modem de 50% du capital d'aide 2012 mais la grande différence dans un siècle avec un pic de dette à 3 120 milliards d'euros en 2025 et surtout au prix d'immenses sacrifices sociaux le mur de la dette dénoncé par Philippe Seguin il y a 20 ans est une réalité incontournable aujourd'hui dans leur système keynésien de surendettement pour y échapper M.

Sarkozy et Hollande agitent le chiffon de la discipline budgétaire par de fausses promesses électoralistes de réduction des déficits publics règle d'or ou pas d'ailleurs par soumission au dogme allemand et au diktat d'une union européenne qui rêve aujourd'hui d'un fédéralisme total ils promettent même de ramener le déficit public de 5,7% du PIB en 2011 à un retour au déficit zéro en 2016 pour l'UMP ou 2017 pour Hollande mais les courbes que je vous montre démontrent que arithmétiquement c'est impossible à appliquer une politique d'austérité digne d'une sortie de guerre qui désintégrerait la protection sociale retraite santé chômage ainsi que les services publics jusqu'à causer des émeutes évidemment dans les classes populaires et moyennes façon Athènes ou Madrid le 7 novembre 2011 il faut économiser 100 milliards d'euros pour arriver à zéro déficit d'ici 2016 et monsieur Attali parle lui de 90 milliards d'euros dans 3 ans pour atteindre l'équilibre sans préciser toutefois si ce montant est annuel ou pas chacun selon leur doctrine respective agira sur le ratio dette PIB l'UMP jouera sur la réduction des dépenses et le PS sur la hausse des impôts mais dans les deux politiques le dénominateur commun sera le plan de rigueur si je ne suis pas élu attendez-vous à une loi de finances rectificative des plans de rigueur draconiens qu'ils vous cacheront évidemment soigneusement durant la campagne lorsque l'on constate la situation de délabrement actuel du service public santé police justice armée ne serait-ce qu'avec 9 milliards d'euros économisés par la loi de RGPP sur le premier budget triennal 2009-2011 je vous laisse imaginer l'état de décomposition des administrations publiques et des régimes de protection sociale si des plans de rigueur annuel de 100 milliards d'euros étaient appliqués 100 milliards d'euros 10 fois plus que ce qui a déjà été mis en oeuvre alors examinons plus précisément les deux cas de figure possibles dans le modèle économique UMP-PS modem le premier cas déficit public sans désendettement le deuxième cas c'est la résorption de la dette publique et pour vous présenter cette modélisation je laisse la parole au professeur Jean-Richard Sulzer

50:43
Locuteur 1

oui merci Marine rebonjour simplement ici vous avez le premier plan de simulation qui donc nous mène pratiquement au défaut de paiement de la république française ce ce tableau vous montre que en ramenant les déficits à zéro en 2017 si je ne m'abuse nous allons avoir et c'est la colonne numéro 1 un capital de dette qui va pratiquement doubler pour aller de 1720 à 3284 milliards d'euros donc pour résumer en 2017 retour à l'équilibre budgétaire à l'horizon 2030 une dette publique de 2764 milliards d'euros soit 115% du PIB avec progression constante de la dette publique avec un effet boule de neige qui pratiquement nous mène à la dépayance vous pourrez constater dans la colonne 4 charge de la dette une envolée spectaculaire de 20 milliards d'euros par rapport à 2011 à la suite nous l'avons chiffré d'ailleurs nous l'avons chiffré dans notre modèle aussi mais temporairement de la perte du triple A dès 2012 et par un effet de volume sur le capital dette le chiffre prévisionnel de cumul des plans de rigueur dans la loi de finance 2012 est de 18 milliards d'euros en réalité il faudrait 23 milliards d'euros pour atteindre les 4,5% de PIB déficit public 2012 et 120 milliards d'euros de plans de rigueur en 2016 pour réaliser l'objectif du gouvernement Sarkozy d'un déficit zéro à l'inverse vous pouvez peut-être projeter le laissons on y reviendra vous attendez à l'inverse ils auraient besoin d'un taux de croissance de l'ordre de 7% par an durant au moins une décennie c'est à dire illusoire surtout que nous sommes en déflaté toujours comme Thibaut de la Tocnet ils auraient besoin d'un taux de croissance de 7% par an durant au moins une décennie pour générer des recettes fiscales et résorber le déficit une croissance que nous n'avons jamais connue sauf au lendemain des conflits mondiaux l'arithmétique est implacable ce qui était déjà difficile avec une croissance molle espérée autour de 2% en 2011 relève de l'impossible avec l'hypothèse de 7% donc ce vers quoi nous allons c'est un saccage social à court terme vous voyez 120 milliards d'économies à l'année 2017 mais également une envolée de la dette à long terme on le verra sur le tableau suivant je voudrais préciser une chose la cinétique du tableau le chaînage des années et le chaînage des colonnes je peux vous le faire il y a 600 cases 600 cellules à commenter ce que je me propose c'est de faire la cinétique du tableau qui est la même d'ailleurs dans les 3 hypothèses lorsque nous examinerons notre propre modèle si vous le voulez bien et en ce qui concerne les hypothèses de travail Marine Laffont bien dit nous reprenons tout simplement les programmes de nos adversaires maintenant si d'aucuns le souhaitent je peux les décrire il faudrait peut-être à ce moment là préparer quelques sandwiches et petites collations ou si d'aucuns souhaitent vraiment vérifier ce tableau je peux leur faire très rapidement une note de synthèse sur les hypothèses qui sous-tendent la simulation voilà mais si vous voulez bien le chaînage du tableau le chaînage du modèle je le verrai dans l'hypothèse numéro 3 à savoir notre propre modèle si vous lui autorisez de façon à ce que Alpec propronopale si vous pouvez projeter la diapos suivante enfin le slide suivant et bien vous voyez la dette qui est ici en jaune totale dette qui s'envole allègrement vers le défaut d'état qui nous dit tout de suite ce tableau nous n'en verrons pas le jour puisque en définitive nous serons probablement en défaut et nous aurons probablement une impossibilité de nous endetter bien avant 2035 voilà alors voilà pour le schéma qui nous mène au défaut d'état nous partons maintenant sur les diapositives 7 et 8 je crois 7 et 8 alors là il s'agit d'une d'une stabilisation de la dette oui c'est la deuxième hypothèse c'est la résorption de la dette publique ou du moins la stabilisation de la dette publique qui va devenir pratiquement une rente perpétuelle alors c'est le cas de figure le plus vraisemblable donc nous nous sommes bien sur la bonne oui c'est ça résorption de la dette publique à l'horizon 2025 nous revenons à l'équilibre budgétaire mais avec 3 116 milliards d'euros de dette publique soit 130% de 2400 milliards en matière de PIB contre 837 milliards en euros constants de dette dans notre propre modèle économique que nous vous présenterons ensuite à l'horizon 2030 la dette publique sera de 2895 milliards d'euros soit 115% des 2500 milliards d'euros du PIB avec une lampe décrue mais au prix d'une casse sociale contre 93 milliards d'euros constants dans notre propre modèle vous le verrez cette modélisation pour être la plus objective possible avec notre modèle n'intègre même pas le coût des plans de sauvetage successifs de l'euro par le financement français à hauteur de 31 milliards d'euros c'est à dire 21 milliards d'euros 21% des 159 milliards d'euros affectés au FESF nécessaires en 2012 pour enflouer l'Italie et l'Espagne soit 34% excusez-moi du peu d'imposition supplémentaire après lui il est évident que cette politique d'austérité budgétaire vous la voyez se resserrer dans la colonne 5 cette politique d'austérité budgétaire n'est pas crédible voire irresponsable socialement pour les citoyens et les candidats du système sont dans une impasse technique même pour réduire leur déficit là encore je tiens à votre disposition les hypothèses de travail ce sont les leurs en réalité l'unique moyen pour les états occidentaux de rassurer les marchés financiers dans leurs émissions d'emprunts consisterait à se donner les moyens de réduire leur ratio d'aides sur PIB à terme par une reprise de l'activité économique cependant la mise en place brutale et dans l'urgence de politique excusez-moi cependant la mise en place brutale et dans l'urgence de politique fortement restrictive est évidemment contre-productive le retour à une orthodoxie budgétaire doit en effet être progressif et séquencé vous voyez qu'ici nous avons nous évitons le défaut de paiement avec une augmentation soudaine à partir de 2030 et nécessaire des économies donc le retour doit être progressif et séquencé sous peine d'obérer totalement la relance de la croissance économique l'emploi la consommation et in fine en constatant une chute des recettes de l'état ce n'est pas un scénario de politique fiction c'est très exactement les effets du politique déflationniste du type politique déflationniste de Laval que nous voyons aujourd'hui les résultats catastrophiques en Grèce aujourd'hui et en Espagne demain pire encore cette baisse cette baisse de la consommation évidemment va se traduire par une récession sévère en Europe donc le résumé de cette deuxième hypothèse on peut peut-être changer de diapo c'est un accroissement de la rigueur budgétaire et une stabilisation de la dette qui tend à une dette perpétuelle mais vous voyez surtout la courbe des déficits annuels et le coût de vis qui résulte du montant des chiffres croissant en colonne 5 donc pour résumer ce deuxième cas qui là encore est la variante de la stratégie de nos adversaires qui développent d'ailleurs alternativement c'est une dette quasi perpétuelle nous rentrons en rente perpétuelle même en rente négative et une casse sociale permanente mais surtout allant croissant c'est à dire avec un tour de vis chaque année plus fort voilà merci

59:09
Locuteur 3

donc au vu de ces projections à la vente du modèle économique ultralibéral de l'UMP du PS et du MoDem qui nous mènent sur la route de la servitude déjà au marché financier la question de la dette publique est donc le nœud gordien de tout le système de pillage des richesses de la nation par la financiarisation de l'économie et le libre-échange mondialisé je veux éviter à tous les français l'esclavage pour dette c'est un suicide économique et social de la France une euthanasie des épargnants des retraités et des salariés que vous réserve les deux candidats du parti UMPS ainsi d'ailleurs que monsieur Beyrou après les élections je dis à mes compatriotes interchangeables et vous imposeront de force une austérité draconienne de 100 milliards d'euros par an en moyenne socialement insupportable voilà la vérité nœud gordien du fardeau de la dette il faut le trancher et pour cela il faut opposer au plan de rigueur qui profite à une hypercaste minoritaire un plan de vigueur qui profite à l'intérêt général des citoyens et qui enrichissent la France si aucune action sérieuse n'est mise en œuvre d'urgence la descente aux enfers de la zone euro continuera avec l'aggravation de la crise des dettes souveraines la France leadership de l'Europe doit maintenant proposer une autre issue à ses partenaires européens par une déconstruction concertée et organisée de l'euro monnaie unique et un retour aux monnaies nationales une politique économique alternative avec une sortie par le haut de la crise de la dette existe bel et bien celle du modèle économique patriotique inspiré en partie du seul prix Nobel d'économie français M.

Maurice Allais pour qui la création monétaire doit relever de l'État et de l'État seul mon plan de désendettement 2013 est élaboré sur cette base économique et veille scrupuleusement au respect des principes du club de Paris pour éviter toute solution de répudiation pure et simple de la dette étrangère qui représenterait un risque de réputation trop négatif évidemment pour la France je le dis solennellement la vraie question du surendettement de la France ça n'est pas la dérive des dépenses de protection sociale ni de ses services publics pour chercher à culpabiliser le citoyen mais bien la loi de 1973 la loi Pompidou-Giscard cette loi qui a interdit à la DG FIP ex-trésor public d'emprunter directement à la Banque de France à un taux d'intérêt quasi nul pour s'adapter aux exigences de la mondialisation économique laissant ainsi aux banques commerciales privées le monopole du droit de création monétaire c'est ce que j'ai appelé une privatisation de l'argent public qui est inacceptable et qui joue un rôle considérable dans le niveau actuel de la dette je vous ai donné les chiffres tout à l'heure pour mémoire tout de même cette loi a consisté en 1973 à obligé l'Etat à aller emprunter sur les marchés financiers internationaux c'est une espèce de sabordage financier cette interdiction de financer l'Etat fut complétée par l'indépendance de la Banque de France accordée en août 1993 par le gouvernement d'Edouard Balladur et les différents traités européens confirmeront cette double orientation puisque l'article 104 du traité de Maastricht est devenu l'article 123 du traité de Lisbonne en 2008 en l'absence du levier de la croissance économique pour susciter des recettes fiscales puis des excédents budgétaires la seule variable sur laquelle un Etat souverain peut agir est la monétisation de la dette afin de repartir du bon pied dans l'éthique économique de mon projet le secteur privé se finance sur le marché privé et l'Etat se finance auprès du service public après négociations européennes qui s'appuieront juridiquement sur le compromis du Luxembourg qui prévoit que les Etats peuvent déroger aux règles européennes s'ils estiment que leur intérêt vital est en jeu suivra la reprise de contrôle de notre politique monétaire et de taux de change tout comme 95% des nations du monde la banque de France sera autonome vis-à-vis du pouvoir exécutif mais pour autant non indépendante couvra ses prérogatives monétaires et aura pour mission de rétablir le circuit des avances au trésor public pour redonner une capacité d'autofinancement à l'Etat qui s'affranchira ainsi de l'emprise des marchés financiers et des agences de notation internationale cette reprise de contrôle de notre politique monétaire et de taux de change est la mesure centrale de mon projet économique outre un audit préalable et approfondi de la dette diligentée dès mon élection selon les prévisions de mon plan de désendettement 2013 l'objectif politique est d'apurer la dette publique en douceur et sans saccage social de la population française pour rétablir le cercle vertueux et l'orthodoxie budgétaire le défi technique est de viser en 2018 un retour à l'équilibre budgétaire c'est-à-dire un déficit zéro et la résorption à l'horizon 2025 de 50% environ du capital d'aide initial soit 30% du PIB 2025 cet assainissement des finances publiques passera par l'utilisation de trois leviers principaux la première ce sont des économies progressives sur les mauvaises dépenses de budget nous en avons parlé tout à l'heure entre 5 et 70 milliards d'euros par an gel du budget de l'Union Européenne fraude sociale coût de la décentralisation coût de l'immigration gain du non-sauvetage de l'euro et des aides aux états de la zone euro etc.

Deuxièmement la monétisation par la Banque de France pour un total de 100 milliards d'euros par an c'est-à-dire 5% du PIB 2012 dont 90 milliards d'euros par an pour générer des excédents budgétaires ventilés en amortissement direct et progressif du capital dette du stock pour 45 milliards d'euros par an c'est 2,5% du PIB qui consiste à stériliser une fraction de la dette du remboursement de la charge de la dette imputée dans le budget c'est les flux pour 45 milliards d'euros par an 2,5% du PIB dégressif à partir de 2018 et le reste pour 10 milliards d'euros de relance économique imputée dans le budget pour soutenir la réindustrialisation l'emploi l'activité la consommation et au final les recettes fiscales Enfin le troisième levier ce sera l'opération de francisation ou de nationalisation de la dette publique défendue par exemple par Jean-Michel Quatrepoint pour diversifier nos gissements de ressources financières par des incitations fiscales fortes à l'investissement des français qui contribueront ainsi au refinancement de la dette souveraine à l'indépendance et à la solvabilité de l'état ce qui aura également l'avantage de sécuriser l'épargne populaire le volume attendu étant de 50 milliards d'euros par an je précise qu'il n'est pas dans les attributions habituelles d'un chef de l'état de gérer le budget des collectivités locales toutefois en ces temps de crise où l'insolvabilité est générale l'état est au final le garant en dernier ressort en conséquence j'ai décidé d'introduire dans mon plan de désendettement 2013 le périmètre global de la dette des administrations publiques françaises état administration centrale administration de la sécurité sociale et administration locale et je repasse la parole à Jean-Richard Sulzer pour l'explication technique de la modélisation de notre plan de désendettement

1:07:02
Locuteur 1

oui merci Marine avec notre modèle économique vous avez la matrice en annexe 9 le déficit zéro devrait être atteint en 2018 et la résorption de 50% environ du volume de capital d'aide initial devrait être obtenu à l'horizon 2025 avec 837 milliards de dettes soit 30% du PIB et surtout sans sacrifice socio-majeur 30% du PIB c'est la norme qui est considérée comme le niveau idéal de dette vous pouvez constater dans la colonne 4 charge de la dette une diminution graduelle importante d'un taux d'intérêt nominal moyen pondéré fixé à 3% en début de période combiné surtout avec une baisse du volume de capital d'aide ce qui nous entraîne dans la spirale de la dette c'est l'anatocisme c'est le fait que nous empruntons pour payer les intérêts du fait de la rotation totale du portefeuille de la dette publique en 7 ans ce taux moyen pondéré va décroître structurellement à partir de 2018 pour atteindre 1% en fin de période je précise tout de suite 1% hors inflation bien entendu puisque nous sommes ici en euro constant dans un tableau dont vous noterez en colonne 2 je vous le dis immédiatement qu'il reprend à l'euro près ou au franc près au choix il reprend à l'euro près les seuls qui sont extraits du tableau de Thibault de la Tocnette c'est à dire que les deux tableaux les deux exercices sont chaînés vous pouvez donc constater une diminution importante de la dette et une diminution importante du taux de la dette du fait de la diminution du spread si nous n'allons pas si notre modèle ne va pas vers le défaut ces gains annuels sur la charge de la dette sont progressivement translatés vers l'amortissement du capital dette qui est en colonne 5 ayant un effet d'accélération favorable sur la vitesse de désendettement c'est très simple il y a une spirale diabolique de l'endettement et une spirale vertueuse de désendettement dans la colonne 7 du solde disponible en remboursement du capital dette lorsque le chiffre est négatif il n'y a pas de capacité d'autofinancement et à l'inverse si le chiffre est positif il y en a une la colonne 7 vous permet de voir lorsque nous passons du négatif au positif qu'on le verra ensuite la courbe de la dette s'inverse et la dette commence à décroître en ce qui concerne la diapositive nous avons aussi calculé le coût de l'éclatement de la zone euro avec le retour aux monnaies nationales vous concentrez sur le plan du réalisme que nous avons pris un taux d'inflation qui n'est pas négligeable de 2-5% dans la colonne 8 qui allège évidemment la charge de la dette puisque nous avons une inflation que nous connaissons actuellement qui est tout à fait raisonnable et qui évidemment diminue d'autant le volume je vous rappelle que donc l'estimation actuelle du sauvetage de l'euro est de 210 milliards d'euros minimum soit 21% de la cote part française dans le dispositif MES et FESF avec une dépréciation de moins 94% du franc français c'est l'étude Nomura qui a été publiée fin décembre 2011 et que personne n'a contredit la dette augmentera pratiquement c'est une le disons que le le franc s'il était rétabli si l'euro venait exploser le franc serait légèrement surévalué par rapport à l'écu et dévalué de 9,4% par rapport au dollar parce que c'est l'écu qui se replierait par rapport au dollar donc la dette augmentera proportionnellement par rapport aux créanciers étrangers de 107 milliards d'euros c'est-à-dire si nous disons aux prêteurs étrangers nous vous donnons la possibilité soit d'être remboursé en franc soit d'être remboursé en dollar c'est-à-dire dans la monnaie que vous choisissez si l'euro n'existe plus et bien le surcoût en volume enfin l'augmentation du volume de la dette est de 107 milliards d'euros en supposant une dette étrangère des deux tiers des 1720 milliards d'euros alors 107 milliards d'euros et bien c'est comme très loin des chiffres que nous donne le chef de l'état qui nous dit que la dette va tripler nouvelée ou triplée d'ailleurs c'est vague on n'est plus à 1700 milliards près bon alors là je vous dis si nous prenons donc 67% 1720 milliards 9,4% de dépréciation c'est donc 108 milliards de surcoût d'amortissement soit étant donné la durée moyenne de la dette un surcoût de 15 milliards d'euros par an que nous avons chiffré dans le tableau je le précise le cas échéant ce n'est pas un automatisme puisque le franc pourrait défendre sa parité vis-à-vis d'un écu qui serait un panier de monnaie commune le cas échéant nous nous autoriserons la possibilité de recourir à une éventuelle dévaluation compétitive à tout moment qui relancera l'économie et l'emploi je pose la question est-ce que sur ce tableau quelqu'un d'entre vous souhaite-t-il que je commente une cellule pour voir la dynamique ou est-ce que vous souhaitez le faire après la conférence c'est à votre choix c'est un tableau qui est tout à fait rigoureux donc en monnaie constante en reprenant les soldes de Thibaut de la Tocnet et en reprenant ses hypothèses de croissance c'est-à-dire

1:12:39
Locuteur 3

je vois les journalistes politiques qui pourtant étaient extrêmement impatients de ce chiffrage qui sont en train de se prendre la tête entre les mains et je sens leur impatience s'envoler voilà

1:12:54
Locuteur 1

bon bref si vous voulez je vous donne une ou deux cellules vous dites chiffrez-moi cette cellule-là chiffrez-moi la cellule 2013 chiffrez-moi la cellule 2025 ce sera bien volontiers je le fais spontanément je le fais spontanément

1:13:08
Locuteur 3

moi j'entends déjà la horde d'économistes et d'experts vous savez les experts patentés du système qui n'ont d'ailleurs jamais prévu la crise contrairement aux miens d'experts et contrairement à ceux que je consulte venir m'expliquer que ce plan de désendettement est impossible absurde isolationniste fou enfin je ne sais pas ce qu'ils expliqueront quels adjectifs ils utiliseront mais pour ma part voyez-vous plutôt que de parole ou d'incantation stérile j'invite ces experts à nous démontrer scientifiquement que ce dispositif de désendettement n'est pas viable au passage s'ils en ont le courage d'expliquer scientifiquement comment celui qui est exprimé par monsieur Hollande par monsieur Sarkozy ou par monsieur Beyrou est viable je pense que ça va être tout de même un exercice extrêmement intéressant alors bien sûr mes détracteurs avanceront aussi le vieux dogme de la théorie quantitative de la monnaie qui relie automatiquement l'accroissement de la masse monétaire à l'inflation en prétextant le recours à la planche à billets mais ce n'est pas une politique monétaire expansionniste de la BCE dans la zone euro que réclament à corps et à cri les dirigeants politiques tels que monsieur Rocard avec plus de fédéralisme budgétaire ça n'est pas exactement cela que monsieur Rocard a expliqué dans un article extrêmement intéressant chabillé au niveau euro casse au niveau de la zone euro au niveau de la nation ou est-ce que la différence est juste en réalité idéologique ce qui se garde bien de dire aux français c'est que depuis 2002 la BCE a multiplié par 3 la masse monétaire M3 avec un taux d'accroissement de 8% par an environ dans la zone euro dont 489 milliards d'euros d'injection de liquidité à 3 ans le 21 décembre dernier mais pourtant l'inflation est restée contenue à 2% environ en moyenne sur cette période plus loin dans le passé on enregistrait en France 5% par an d'inflation moyenne entre 63 et 72 puis 11% par an en moyenne entre 73 et 82 c'est QFD bien entendu cette politique économique n'a de sens que si ce mode de financement démocratique de l'état s'oriente non pas vers du budget de fonctionnement comme avant mais bien vers des investissements productifs des infrastructures de la recherche qu'elle s'investit dans l'économie physique au service de la population et du travail humain donc une création monétaire avec création de richesse n'est pas inflationniste la simple création de monnaie d'ailleurs n'est pas en soi inflationniste c'est ce qu'on en fait qui peut éventuellement être inflationniste enfin il faut bien dire qu'avec la récession qui s'annonce en Europe le danger n'est pas l'inflation mais la déflation qui entraînerait l'économie dans un cycle dépressif paradoxalement on le voit depuis près de deux ans permettez-moi de le dire tout de même parce qu'on entend beaucoup encore une fois d'annonces ou d'a priori mais qu'on ne nous explique jamais moi je regarde les chiffres je vois que paradoxalement depuis près de deux ans avec la politique monétaire du Royaume-Uni la monétisation de la dette est un mécanisme qui rassure semble-t-il les investissements les investisseurs internationaux sur la capacité de garantir les engagements financiers et la qualité de signature de l'Etat ironie du sort pour mes adversaires UMP PS Modem c'est le modèle économique patriote de soutien à la dynamique de désendettement public de soutien à l'emploi au pouvoir d'achat à la croissance et à la protection sociale grâce à une politique monétaire et budgétaire mixte qui pourrait conforter la notation de solidité financière française c'est-à-dire le fameux triple A et à ce titre je vous fais remarquer qu'au sein de l'agence France Trésor chargée d'émettre la dette française aucun représentant de l'Etat débiteur ne siège au comité stratégique pour piloter la dette publique alors que de nombreux créanciers privés internationaux sont présents autour de table dont des banques ou des fonds de pension étrangers tels que Blackrock et autres qui défend les intérêts de la France je dis qu'il y a un conflit d'intérêts très grave dans le fonctionnement de nos institutions financières Napoléon Bonaparte a eu une citation historique et différente pour illustrer ce propos quand l'argent d'un gouvernement dépend des banques ce sont elles et non les chefs du gouvernement qui contrôlent la situation la main qui donne étant toujours au-dessus de la main qui reçoit on est loin vous l'admettrez de la moralisation du capitalisme de Nicolas Sarkozy en 2008 et du G20 de 2011 l'argument simpliste selon lequel quitter l'euro reviendra à gonfler la dette publique de fois 2 ou fois 3 ne résiste pas à l'analyse chiffrée c'est même le contraire qui est vrai sortir de l'euro et recouvrer sa monnaie nationale est la condition sine qua non au désendettement des finances publiques et c'est valable d'ailleurs pour toutes les nations finalement pour quelles raisons devrions-nous croire les élites UMPPS Modem résignées et co-responsables de la crise actuelle ceux-là même qui nous avaient promis des lendemains qui chantent à l'époque de Maastricht et de Lisbonne se mettent à faire des prédictions apocalyptiques pour nous dissuader de nous libérer du carcan monétaire européen qu'ils ont construit les mêmes qui avaient prédit l'enfer pour la Suède en 2003 quand elle a refusé l'euro aujourd'hui la Suède fait 4% de croissance et affiche un excédent budgétaire en effet et j'en terminerai par là le constat est accablant pour le modèle économique ultra-libéral défendu par l'UMP par l'EPS et par François Bayrou qui se fait tout petit sur ce sujet mais qui va bien falloir interroger lui aussi la situation d'insolvabilité de la France semble inextricable et l'engrenage de la banqueroute est engagé vers des conséquences prévisibles le défaut de paiement de l'Etat qui entraînera l'euthanasie des épargnants par une perte partielle de la valeur des investissements en obligations souveraines qui a été fixée par les experts à à peu près une perte de 30% pour les épargnants la dislocation de la zone euro et l'implosion subie de l'euro-monnaie unique qui enchaînera une panique financière l'hyperinflation par une rupture de barrage de la dette qui n'est autre qu'une inflation retenue et une imposition cachée cas encore plus grave les banques seraient en faillite avec un fonds de garantie bancaire très insuffisant de milliards d'euros je vous le rappelle pour 1200 milliards de dépôts pour indemniser des déposants à l'inverse ce plan de désendettement par une politique mixte monétaire et budgétaire raisonnable correspond parfaitement à ma vision stratégique à long terme pour la France et ce n'est qu'une première étape vers un ordre monétaire libre pour éviter une mise sous tutelle des budgets nationaux sous la coupe des technocrates de Bruxelles ou pire ceux du FMI à Washington il n'y a donc pas de fatalité au déclin vous le voyez les solutions techniques existent encore faut-il avoir le courage politique de les mettre en oeuvre et bien j'ai ce courage politique j'ai cette lucidité économique pour que la France reste une grande puissance économique mondiale dans le concert des nations nous devons abandonner ces politiques de rigueur terrifiante le désendettement est un enjeu prioritaire et parallèlement à ce modèle économique patriote à un protectionnisme raisonné et une nouvelle compétitivité nous relancerons l'emploi la croissance le pouvoir d'achat et les excédents de la balance extérieure s'opposer à cette politique économique alternative que je soumets aux français correspondrait à un acte de non-assistance à peuples en danger de mort économique et je ne l'imagine même pas je vous remercie de votre patience et de votre écoute merci