"On ne va pas passer notre soirée à parler de LFI" : Olivier Faure à Benjamin Duhamel
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:23OuverteÉludée
Est-ce que les propos de Bali Bagayoko sur la violence légitime vous choquent ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Quelle est votre réponse sur les alliances à gauche et le maintien de l'ordre ?
- 3:56FerméeRéponse directe
Donnez-nous une mesure pour réduire les inégalités scolaires.
- 6:29OuverteRéponse directe
Que répondez-vous à ceux qui appellent les lycéens à la violence ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:16Promesse
« La première mesure, c'est de diminuer le nombre d'élèves par classe. »
- 3:16Chiffre
« 10 milliards par an pour imposer la mixité sociale. »
- 5:51Chiffre
« Les profs sont moins bien payés en France que dans la moyenne de l'OCDE. »
- 7:12Fait
« Dans 200 jours, il y a une élection présidentielle. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On tombe dans un piège énorme comme à chaque fois. En fait, je l'ai dit tout à l'heure, c'est pas la lune qu'on regarde, c'est le doigt. Et donc là, on va entrer dans une polémique qui regarde le doig qui va obscurcir complètement la question lycéenne. Les lycéens manifestent et là, on va parler de quoi ? On va parler de la police, on va parler de LFI, on va parler de tout le reste. Mais on va complètement oublier ce qui fait ce qui justifie leur mouvement. Leur mouvement, c'est quoi ? c'est de dire on veut être enseigné et on sait que pendant les 10 prochaines années, on va perdre 1700000 jeunes dans les classes dans nos classes. Et bien, il faut que ce moment-là soit utilisé pour descendre à 19 élèves par classe. Il faut assurer la
mixité scolaire, faire en sorte qu'il n'y ait plus des écoles pour les enfants de riches et des écoles pour tous les autres. Il faut qu'il y ait la possibilité de faire vivre justement l'esprit républicain. Moi, je propose par exemple un capital républicain offert à tous les enfants de France à la naissance pour garantir l'égalité des chances. Voilà des sujets sur lesquels on devrait nous entendre. Pourquoi est-ce que le bâti ne correspond pas ? Pourquoi au moment du bac on a même pas réussi à avoir des épreuves avec des gens qui étaient là avec 39 40 degrés dans les bâtiments ? C insupportable. Pardonnez-moi, vous vous parlez de ce de ce comment dire de ce dicton chinois. Simplement, je repose la question qui était celle à Jérôme Gate. Quand vous entendez des membres de la France
insoumise appelé à amplifier le mouvement, certains Bali Bagayoko le maire de Saint-Denis à dire que la violence peut-être légitime. Est-ce que ça vous choque ? Mais moi, je ne suis pas là pour commenter la France insoumise. Je ne suis pas d'accord avec ceux qui aujourd'hui donnent le sentiment que c'est eux qui tiennent le mouvement parce que justement ils lui nuisent. Soyons clair. D'accord. Voilà. simplement, je le dis aussi, on va passer notre journée, notre soirée à parler de LFI. LFI, c'est un problème secondaire. Ce soir, le problème c'est les lycéens et les lycéens veulent être entendus, ils doivent l'être. Emmanuel Moral, on vous donne la parole dans un instant. Mais Raphaël Gluxman sur ce point qu'on abordera aussi plus tard dans la soirée sur la question des
alliances mais sur des phrases à gauche qui dénotent aussi un rapport différent à la question du maintien de l'ordre. Quelle est votre quelle est votre réponse sur ce point ? Je les juge totalement irresponsable. Maintenant, je vais peut-être vous surprendre et vous décevoir, monsieur Damel. Et vous savez très bien que quand il s'agit de se confronter à la France insoumise, je n'ai aucun problème à le faire. Mais aujourd'hui, là sujet c'est l'école, c'est le lycée, c'est le collège, c'est l'avenir de ses enfants, c'est pas la France insoumise. Donc je vais vous dire une chose simple. Je sais qu'à chaque fois queil y a des débordements dans des manifestations, par exemple des manifestations écolo, et bien on va parler de ces débordements au lieu de parler du changement climatique.
Là on a des jeunes qui nous expliquent regardez l'état de nos lycées, regardez l'état de notre système éducatif. On est en train de s'effondrer dans tous les classements internationaux. On a aujourd'hui la menace d'un affaissement de l'école publique. Donc franchement, la France insoumise, c'est pas notre sujet ce soir. Moi, mon sujet, c'est pendant toute cette campagne de porter la défense des enseignants, de porter la défense de l'école publique, de dire que non, on peut la redresser et que l'école publique, c'est la maternité française. C'est là on accouche des citoyens et si on ne la prend pas au sérieux cette crise de l'école publique, c'est toute la République qui va s'adresser. C'est c'est un constat sur l'état de l'école publique aujourd'hui et sur creusement des
inégalités avec le classement PISA. Donnez-nous une mesure qui permet de réduire les inégalités. La première mesure, c'est de diminuer le nombre d'élèves par classe. Laus la deuxième mesure, c'est la conditionnalité des aides au privés, 10 milliards par an pour imposer la mixité sociale. Vous savez que dans un collège public, dans un collège public aujourd'hui, il y a 43 % d'élèves issus de milieux défavorisés. Dans un collège privé, c'est 18 %. Et ça, ça croit la différence ça croit. Et bien ce qu'on est en train de faire en France c'est de laisser s'installer un système à deux vitesses à l'américaine. La France ce n'est pas les États-Unis. La République française écoles américain public. Non. Alors sur certainement mais je veux pas relancer la guerre scolaire. Je veux
juste que les écoles privées assument une part de mixité sociale et d'ailleurs il y a beaucoup d'établissements privés qui sont d'accord pour le faire mais nous il faut qu'on assume une politique et c'est et c'est donc un un conditionnement des aides effectivement au respect de cette mixité. Emmanuel Morel, vous demandiez la parole sur la question de l'éducation et on va ensuite parler des questions économiques. Mais pas seulement de l'éducation parce que je reviens sur les questions que vous avez posé, on est des républicains donc la violence nous la condamnons évidemment et c'est un crève cœur de voir un lycée qui brûle, c'est un crève cœur de voir un un professeur molesté, mais c'est aussi un crève cœur de voir un policier qui utilise des méthodes contre une gamine de moins de 18 ans.
Donc oui, c'est notre position républicaine et oui, il y aura des choses à revoir dans le maintien de l'ordre dans la police nationale, ça c'est sûr. Mais au-delà de ça, moi je ne veux pas tomber dans le piège parce que il y a un piège. En effet, vous avez entendu dans votre journal à nouveau, vous savez, je vous cite, je vous fais de la publicité, la droite, l'extrême droite, se jeter sur les incidents pour discréditer un mouvement qui est légitime. Et ce que nous vous disons, en tout cas, moi ce que je vous dis ce soir, c'est que non seulement le mouvement il est légitime, moi je ne demande pas aux lycéens de rentrer chez eux. Je leur dis de s'exprimer, de dire ce dont ils ont envie et d'engranger des gains. Parce que moi je pense qu'ils peuvent engranger des gains. Donc ça c'est ce
qu'ils peuvent faire encore une fois et ça a commencé dès ce soir puisque vous avez vu que le ministre a dit finalement la hausse des droits d'inscription sur les BTS et les prépas, on le fera pas. Bah vous avez une première victoire et ben il en faut d'autres et notamment beaucoup d'argent pour restaurer le bâti. Mais au-delà puisqu'on parle de l'école, puisqu'on parle de l'école, la première chose à faire aussi euh même s'il faut toujours aborder cette question avec beaucoup d'humilité hein, l'école c'est pas simple de régler tous les problèmes de l'école et il faut beaucoup de volontarisme et 5 ans, ça suffira sûrement pas. Mais la première première des choses, c'est redire notre soutien et notre admiration au personnel de l'éducation nationale qui sont
confrontés à une situation extrêmement difficile. Et quand on parle de l'attractivité du métier, c'est pas une fortule. C'est quand on voit que les profs sont moins bien payés en France que dans la moyenne de l'OCDE. Quand on voit que les personnels de direction, ils ont pas encore de formation continue de qualité, bah je m'excuse, il y a un sacré chantier et ça fait partie de la crise de l'école. Donc notre soutien à des personnels et des enseignants qui doivent être vraiment choyés au moment où c'est l'avenir de enfants de nos enfants qui se décident. Ça c'est important. C'est royal et vous l'entendrez pas chez la droite et l'ext rapidement avant de parler de l'économique et social, vous avez levé le doigt quand Emmanuel Morel a dit moi je n'appelle pas les lycéens à rentrer
chez eux. Oui, voilà. Moi je je les appelle je les appelle je les appelle au calme et euh et je précise que ce débat à vocation à ce que vous parliez entre vous aussi à se remettre au travail dans les lycées parce que ce gouvernement ne leur donnera rien et c'est pourquoi effectivement quand elle fie les pousse à faire monter en puissance la violence il les pousse à prendre des risques alors qu'ils savent pertinemment que ce pouvoir ne leur donnera rien. Et ce que je dis aux jeunes, c'est que dans 200 jours, il y a une élection présidentielle. Et s'il se trouve que je suis élu à cette élection présidentielle, il y aura, comme j'ai dit tout à l'heure, un pacte des générations. Et dans ce pacte des générations, en effet, la question de l'éducation est centrale comme elle a
toujours été centrale pour les socialistes. Parce que c'est par l'éducation qu'on fait l'égalité des chances. C'est par l'éducation qu'on fait l'émancipation. C'est par l'éducation qu'on fait l'égalité filles-garçon. C'est par l'éducation qu'on prépare l'avenir de notre pays et par conséquent la priorité de toute politique et de toute présidence, c'est est-ce que ce que l'on fait en ce moment par telle ou telle décision, c'est bon ou pas pour les nouvelles générations ? car c'est une génération aujourd'hui anxieuse, c'est une génération dépossédée, c'est une génération comme aucune avant elle n'a été au bord de cet abîme où tout se délite, où il y a le chaos, où il y a le descenseur social, où il y a le déclin. Et cela on n'a pas le droit de laisser un pays dans cet état à ces
générations-là. Alors, je vous rappelle que c'est un débat qu'il va falloir échanger entre vous. J'imagine que vous êtes pas d'accord sur tout et je rappelle aussi qu'on on a plutôt privilégié pour la question éducative. Oui, parce que ça a été dit par Raphaël et et par d'autres. C'est l'ADN de la Je crois qu'on l'a bien compris. Sur ce sujet-là, vous trouverez pas, je pense, d'éléments de différenciation et je vais vous dire d'une certaine manière, c'est assez heureux. Ah.
Olivier Faure