Mairie incendiée à Limoges : "Ça ne m'étonne pas ! Ils s'attaquent aux symboles de la République"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:34OuverteRéponse directe
Le suspect de l'incendie de la mairie a été interpellé. Est-ce que ça vous étonne ou pas finalement ?
- 4:09OuverteRéponse directe
Pourquoi les commerçants ont-ils eu le sentiment d'être abandonnés ?
- 8:11RelanceRéponse directe
Les policiers étaient où à 19h samedi autour de République ?
- 8:49RelanceRéponse partielle
Qui est l'autorité qui a lissé les informations de renseignement ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Le maintien de l'ordre est-il politique selon vous ?
- 11:39FerméeÉludée
Vous cherchez un coupable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:13Linda KebabFait
« absolument pas puisque pour le coup c'est une destruction euh d'un symbole de la République et pas des moindres. »
- 1:46Linda KebabFait
« il s'attaque au symbole de de notre état, de la République, de la France. Donc évidemment qu'il y a une véléité idéologique et qui dit véléité idéologique accompagné de la violence dit terrorisme. »
- 7:00Linda KebabFait
« le problème du terrain qui n'est pas écouté, le seul moment où ça a bien fonctionné, début du Covid quand les ARS et tout ça nous ont foutu la paix et où on s'est organisé nous-même. »
- 9:23Linda KebabFait
« Qui a démanté les renseignements généraux ? C'est ça la capacité à traiter de la matière. »
- 12:15Linda KebabChiffre
« le ministère de l'intérieur a parlé de 30000 pilleurs à Marseille. Vous croyez que les policiers vont être capables de traiter 30000 ? C'est impossible. »
- 27:55Linda KebabFait
« il y a pas eu un mort ni d'un côté ni de l'autre. Vous croyez que c'est pourquoi ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Ce qui leur revient à la figure, c'est que en fait, ils s'adressent pas à des gens qui sont politisés, il s'adressent à des gens, en l'occurrence les pieurs qui se fichent complètement totalement ou des ca sociales. Enf, je veux dire eux, ils sont là, ils se servent. Que vous soyez riches, pauvres, ils se fichent de savoir qui vous êtes, qui est leur interlocuteur. Pour eux, il y a des chasseurs et des chassés. C'est tout. La convergence des luttes, c'est un rêve de bourgeois vraiment politisé qui ne réalise pas qu'en fait, il s'adresse à des criminels à attention. Il représente évidemment pas la majorité de la banlieue et pour en être originaire, je me garderai bien de de de dire la chose contraire. Mais en tout cas, ces gens qu'on a vu qui viennent notamment des
quartiers et la raison pour laquelle ces gens ont arrêté de piller à partir de 23h minuit, monsieur Marchal, ou en tout cas moins, c'est parce qu'en fait c'était le dernier RER hein. On va on va arrêter de se voiler la face. C'est Linda Kebab qui est avec nous, secrétaire national du syndicat unité. Bonjour Linda Kebab. Bonjour. Avant de revenir sur les événements de samedi, là vous êtes arrivé au moment où on a appris l'information à Limoge. Euh le suspect de l'incendie de la mairie a été interpellé. C'est un homme de 40 ans, il est fich connu pour euh la mouvance d'ultra gauche. Est-ce que ça vous étonne ou pas finalement ? Bah absolument pas puisque pour le coup c'est une destruction euh d'un symbole de la République et pas des moindres. Et donc de fait c'est for il y a forcément
une portée politique à ce geste. Je veux dire, on a d'un côté les pilleurs casseurs qui sont là avec des véléités euh d'accaparer en fait le bien d'autrui hein, ce qu'on appelle les les pires opportunistes. Et puis de l'autre côté, il y a les casseurs avec des véléités politiques. Donc nous ça nous étonne pas. Enfin quand l'ultra gauche euh lance des cocktails molotov sur les policiers quand il tente de détruire une mairie, quand il renverse le bus d'une mariane, il s'attaque à quoi ? Il s'attaque au symbole de de notre état, de la République, de la France. Donc évidemment qu'il y a une véléité idéologique et qui dit véléité idéologique accompagné de la violence dit terrorisme. Et c'est c'est eux que oui parce que là c'est le parquet national antierroriste
qui est saisi de cette affaire. C'est eux que l'on a retrouvé dans dans qu'on retrouve dans toutes les manifes et qu'on a retrouvé samedi face aux policiers. Je me garderai de bien donner des éléments de de d'instruction à cette heure-ci euh parce que vous savez que je déteste commenter les éléments d'instruction et en tout cas de les révéler. Mais de fait l'ultra gauche est celle qui ouvre la porte. Enfin, je veux dire, on parle de situation sociale éruptive dans le pays avec des années, on parle de 10 ans, moi je dirais même des décennies où les politiques de tout bord ont laissé pourrir la situation sociale du pays. Donc, on donnait la clé. Ils l'ont donné à qui la clé ? Et ben cette ultra gauche qui ouvre la porte et où s'engouffre ensuite des pilleurs. Donc la métaphore en réalité,
elle est très je trouve elle illustre parfaitement ce qui s'est passé ce weekend. C'est qu'en fait on a une situation où l'ultra gauche joue un rôle majeur. Alors oui, c'est qu'ils ne sont pas forcément les pilleurs mais ils sont pas là pour ça. L'ultra l'ultra gauche n'est pas là pour ça. Il peut même y avoir des des espèces de convergences euh entre les pilleurs les pillards et et l'ultra gauche. C'est-à-dire il y en a un qui déstabilise et puis l'autre vient faire son marché. Ensuite, ils peuvent être ça peut être une connivance. Ça fait 10 ans que l'ultra gauche rêve de la convergence des luttes. Ça fait 10 ans que elle passe par différents mouvements que je me garderai bien de citer ici parce qu'ils sont nombreux pour trouver cette forme de convergence.
Déjà, il y a 10 ans, un peu moins de 10 ans, [grognement] l'ultra gauche avait traversé le périf pour se rendre, pour la première fois de sa vie, je parle de l'ultra gauche parisienne, avait traversé le périf pour se rendre dans la banlieu nord parisienne afin de manifester à Peran Baumont suroise au moment de l'affaire à Damat Traoré. C'était le début du rêve de l'ultra gauche du bourgeois parisien de cette convergence des luttes. Sauf que ce qui leur revient à la figure, c'est que en fait, ils s'adressent pas à des gens qui sont politisés, il s'adressent à des gens en l'occurrence les pilleurs qui se fichent complètement des totalement. Ouais. des ca sociales enfin, je veux dire eux ils sont là, ils se servent que vous soyez riches, pauvres, ils se fichent de savoir qui
vous êtes, qui est leur interlocuteur. Pour eux, il y a des chasseurs et des chassés, c'est tout. La convergence des luttes, c'est un rêve de bourgeois vraiment politisé qui ne réalise pas qu'en fait, il s'adresse à des criminels à attention. Il représente évidemment pas la majorité de la banlieue et pour en être originaire, je me garderai bien de de de dire la chose contraire. Mais en tout cas, ces gens qu'on a vu qui viennent notamment des quartiers et euh la raison pour laquelle ces gens ont arrêté de piller à partir de 23h minuit, monsieur Marchal ou en tout cas moins, c'est parce qu'en fait c'était le dernier RER hein. On va on va arrêter de se voliler la face. C'est dire moi j'étais sur le terrain samedi soir et dimanche soir, je l'ai vu de mes propres
yeux, ça jouait au chat à la souris avec des sacs pleins les bras et puis ça allait récupérer le dernier métro, le dernier air en fait c'est ni plus ni moins que ça. Et donc quand je vois cette ultra gauche qui n'a que la destruction à la main et à la bouche comme la mairie de Limoche mais pas que parce qu'elle détruit elle cherche à détruire aussi d'autres symboles, des symboles humains que sont les policiers. Ça veut ça veut dire Linda Kebab que qu'est-ce qui s'est passé puisque le schéma apparemment vous tout le monde se enfin du côté des policiers on dit on se doutait un peu de ce qui allait se passer mais pourquoi il y a eu autant de temps d'intervention vis-à-vis de certains commerces et les commerçants ont eu le sentiment d'être abandonnés alors ou
d'être mis de côté en se disant bah finalement on sacrifie les commerces pour protéger pour protéger d'autres choses quoi en fait protéger les manifest j'essaierai d'avoir la dessence de dire de ne pas dire de ces commerçants que ce n'est qu'un sentiment ils ont été abandonnés Mais en fait, monsieur Marchal, c'est ce que je dis depuis des années. C'est ce que nous disons depuis des années. Il suffira un momenttif dans la société, un moment qui n'est pas tenable pour que les policiers se retrouvent réellement sous effectif. Quand on on dit depuis des années et et la police comme d'autres branches du service public, dire comme d'autres services publics, quand on dit on est en sous-effectif, je veux dire c'était pas des mots en l'air. On disait qu'on arrive plus ou moins à
tenir la digue mais on est quand même en moment des Jeux Olympiques, on a su mobiliser tous les effectifs à Paris. Là, on on savait que ça allait chauffer. On a su mobiliser dans un contexte logistique bien particulier. Je rappelle juste que notre organisation syndicale avait quand même depuis 6 mois bien alerter le ministre de l'intérieur en disant qu'il fallait une capacité logistique à la hauteur de cet événement qui au demeurant était un événement festif. Donc, je veux dire la la la disponibilité psychologique et physique de l'agent, elle est absolument pas la même. Je veux dire, quand vous êtes là au contact des touristes pour un moment festif, évidemment que vous êtes moins rincé et moins épuisé. Ça fait des semaines qu'on les rince et qu'on les épuise les policiers. Et donc de fait,
il y a eu oui une forme de tétanie mais pas que de samedi. Ça date depuis le début du mouvement lycéen. Depuis le début du moment lycéen, il y a une tétan des autorités. C'est-à-dire qu'il y a le discours public et après il y a les instructions sur la voie publique. Et sur la voie publique, il y a une tétannie des autorités et des hiérarchies. Et ça me dit oui la les autorités, le pouvoir, l'administration, la hiérarchie, on verra on verra en non en réalité, on verra pas qui sont les responsables parce qu'ils se garderont bien de révéler leur propre responsabilité. faudrait pas qu'il mettent en périble leur leur l'ordre national du mérite ou la légende d'honneur qui viendra qui viendra arborer leur revers de vest dans quelques années mais en fait ces gens-là
sont dans la tétané et surtout dans la sous-estimation des éléments qui sont des remontées de terrain. Ça fait des années qu'on le dire. Juste une question d'effectif, mais c'est une question d'effectif déjà. C'est une question c'est une question de politique, c'est une question d'anticipation, c'est une question de technocratie, c'est une question de rejet des réétexes d'expérience de de terrain ce qu'on avait il y a encore quelques années où aujourd'hui on est géré par des gestionn qui se fichent complètement notre expérience. Nous, notre organisation syndicale unité particulièrement sur la plaque parisienne, ça fait des années par voie de tracte on le dénonce où on dit laissez-nous participer au rétex qu'on vous fasse remonter de manière empirique la vision du terrain qu'on connaît.
Alors oui, certes, on n'est pas des prépatiences pour on fait pas partie de l'élite mais on a une vision euh pragmatique opérationnelle et on est complètement balayé et la porte se referme sur notre nez. Résultat samedi, je remplaces police par santé, c'est la même chose. Professeur, santé, mais le même diagnostic, le problème du terrain qui n'est pas écouté, le seul moment où ça a bien fonctionné, début du Covid quand les ARS et tout ça nous ont foutu la paix et où on s'est organisé nous-même. Voilà. Mais le reste, tu tu prends l'exemple des des policiers, c'est la strictens la même chose. Et on en revient à ce qu'on disait tout à l'heure, le problème du commandement quand on voit que lors de la manifestation ou du mouvement bloquons tout, on a mis plus de policiers sur le
terrain et ça a été il y a il y a rien eu en fait. Il y a rien eu. Donc le renseignement s'est planté et là on a sous-dimensionné considérablement. On vous a placé à un seul endroit et on a laissé on a on a laissé les les commerçants tout seul. Là aussi pas de commandement et je suppose que vous les signaux faibles, vous avez su les analyser. Mais en fait, je vais même aller plus loin que vous docteur, je veux dire, on l'a vu déjà pendant les gilets jaunes où on a des compagnies de CRS, des unités de force mobile, des gendarmes mobiles qui sont moins moins plus tiseux mais qui parlent quand même aux organisations syndicales de police en réalité, les compagnies d'intervention à Paris qui nous disaient bah pendant les gilets jaunes, on a pas vu passer un seul gilet jaune, on été
prosté planqué fixé devant l'Élysée où il y avait absolument pas un seul gilet jaune qui passait et pendant ce temps-là, ça pillé sur les Champs-Élysées. Voilà ce qui se passe. Là, qu'est-ce que qu'est-ce vous dites là ? Qu'est-ce que vous dites qu'est-ce que vous dites aux commerçants ? Pourquoi les commer j'ai une question précise au moment où la nuit est tombée samedi donc vers 19h, c'est autour du on va dire le secteur République qui a été le cœur de de des pillages. Les policiers, ils étaient où à ce moment-là ? Parce que vous dites les gilets jaunes, ils étaient devant l'Élysée et pas sur les champs. Au moment où ils devaient être en République, ils étaient où ? Déjà, il y avait pas assez d'effectif. C'est ce qu'on l'ont dit depuis plusieurs jours. C'est qu'en fait, il y a une
sous-estimation par l'autorité. tout le monde blâme les services de renseignement. Enfin, c'est pas les agents de renseignement qu'il faut blâmer. Moi, moi je suis toujours curieuse de savoir je connais un petit peu la pratique, ce qui a été écrit par les premiers agents parce qu'en fait, ce sont des remontées territoriales. Chaque région fait une remontée territoriale de ces de ces militants potentiellement violents, des personnes qui pourraient remonter vers la capitale ou les grandes villes et faire monter à Paris. et progressivement les notes s'accumulent et et le la DNRT collationne. Moi, j'aimerais bien savoir qui est l'autorité qui a lissé les informations. J'aimerais bien connaître quelles sont les différentes notes de renseignement qui ont émané des différents services
par les agents qui eux connaissent la matière. Et deuxième chose, en fait, on regarde tous à la hauteur de notre nez, je suis désolé mais enfin le problème il a 20 ans pratiquement. Qui a démanté les renseignements généraux ? C'est ça la capacité à traiter de la matière. Maintenant, on nous dit qu'il y a les renseignements territoires la matière humaine, le traitement des sources, l'infiltration, les moyens, c'était le renseignement de proximité. ceux qui connaissaient qui qui savaient traiter prendre la température la société que tout le monde nous enviait depuis 200 ans depuis Napoléon a fait ça mais c'est le les le régime général enfin le régime de révision des politiques publiques ti en 2008 qui était au pouvoir. [raclement de gorge] Donc j'entends les mêmes aujourd'hui.
Alors j'entendais euh dans votre sur votre groupe chez chez sur BFM hier soir monsieur Retail qui parlait de l'ordre il faisait quoi en 2008 ? qui s'opposé en fait au démalement du renseignement général ministre de l'intérieur il y a pas très longtemps en plus. Attendez juste juste vous nous donnez plein d'infos et c'est passionnant. Juste j'ai une question pour être sûr qu'on ait bien compris. Ce que vous dites c'est que il y a eu plein de renseignements qui sont remontés et puis ils ont été lissés par quelqu'un. Mais il y a toujours un lissage de l'information. le le maintien de l'ordre c'est politique. En fait, on dit toujours le maintien de l'ordre, c'est l'acceptation d'un certain désordre et c'est le politique qui met la jauge. Je considère depuis
quelques temps, depuis quelques années, que le politique a tendance à faire baisser la jauge. C'estd que habituellement, on laisse une poubelle, un abribus cramé, quelques caillassages de policiers tant que c'est pas grave et notamment parce qu'ils sont formés et équipés, ce qui est de moins en moins le cas puisqu'on est en manque de CRS, je tiens à le préciser. Donc c'est un tout et de plus en plus les politiques considèrent que il faut abaisser la jauge d'acceptabilité du désordre. C'est une un premier point. Donc c'est politique. Et ensuite il y a le renseignement. C'estd qu'en fait il y a les notes de renseignement qui se réunissent et tout en haut vous avez des personnes qui se disent qu'est-ce qu'on peut donner aux politiques pour ne pas trop l'alerter, pour ne pas euh prendre le
risque d'avoir un déploiement d'effectif euh surévalué. Est-ce qu'il faudrait pas peut-être vous savez c'est un peu 500000 selon les organisateurs, 1 million selon la préfecture, 1 million selon les les organisateurs. Bon ben, on coupe la poire en deux. Moi, j'aimerais savoir à quel niveau cette poire a été coupée. D'accord. Donc donc vous cherchez quand même un coupable. Non, mais je cherche pas un coupable. Moi je suis moi je suis pour la just sculpture. Moi, je suis pour la just c sculpture. Je suis je considère que il faut être en capacité de faire sa propre introspection dans l'administration. Ce que l'administration policière ne sait pas faire. Ce qu'elle va faire aujourd'hui, c'est pas son introspection. C'est de dire au policiers, "Bon, prochain prochain appel
le 24 octobre, allez les citrons, venez, on va vous presser. Allez, rappel sur repos, pas de déneutralisation des compagnies de CRS sans aucune capacité de jaugement et de jugement. en se disant bah peut-être que cette fois-ci il y en aura moins, peut-être que finalement les remontés terrain vont dire il y en a moins. Bah parce que les pilleurs les pilleurs se disent bon déjà, j'ai envie de dire qu'est-ce qu'ils vont piller ? Il reste plus grand-chose. Ils se disent on est des tronchés, ça y est, on a les polices sur le dos. Euh les euh le le ministre le Premier ministre pardon l'a dit hier qu'il avait mis euh 200 enquêteurs notamment pour euh vérifier toutes les vidéos qui traînent sur les réseaux sociaux et identifier les auteurs. Évidemment que dans l'ultra gauche
mais bien sûr dans la mesure du possible enfin on va pas tous aller les récupérer. Monsieur Marchal, vous doutez bien. Et d'ailleurs le sentiment d'impunité qui n'est pas un sentiment dans notre pays, il est aussi la résultante des services de police qui sont qui écroulent écroulent littéralement sous les procédures. Enfin, je veux dire, on le ministère de l'intérieur, c'est pas mes chiffres, le ministère de l'intérieur a parlé de 30000 pilleurs à Marseille. Vous croyez que les policiers vont être capables de traiter 30000 ? C'est impossible. Ouais. Un mot sur le renseignement, vous avez évoqué effectivement le le le démantellement supposé du renseignement. Le renseignement, c'est pas supposé, c'est factuel. Non mais le le mon point, c'est que le renseignement, il a jamais traité euh le
la banlieue c'est-à-dire que il traite des sujets politiques, des mouvements politiques qu'il suit sur lesquels il se renseigne sur la banlieue le nouveau phénomène euh depuis euh les émeutes de Naël et cetera avec des pillards venus de banlieu ça le renseignement l'a jamais traité et on est probablement un peu faible là-dessus. Donc oui qu'on Non, il le traitait le renseignement général là-dessus. Non non vraiment je je vous arrête je vous arrête tout de suite. Je vais sur sur le point suivant face à ce type de phénomène on doit avoir une réponse physique sur place le soir même et avoir des consignes pour rentrer plus fortement dans l'art en l'occurrence appréhender et cetera. Est-ce que vous êtes en mesure d'appréhender dans dans la police ? Est-ce que vous attendez les consignes
pour le faire ou est-ce que effectivement même avec des consignes vous n'auriez pas été en mesure d'arrêter lespillages ce soir-là ? Alors deux choses, le renseignement général traitait l'ensemble de la société. Il y a évidemment à l'époque en l'occurrence avant le démantellement des RG, il y avait ce que Nicolas Sarkozi va appeler la le renseignement politique. Bon soit il y avait une dimension sociale, il y avait une dimension sociale, il y avait les initiatives citoyennes qui ont été reprises. Alors vous permettez, je suis obligé de répondre, mais quand les RG ont été démantelés est né la sous-direction de l'information générale comme le dit l'acronyme, c'était que de l'information, on travaillit que en source ouverte. Donc on a perdu la matière du renseignement à savoir aller
traiter sur le terrain, aller sur place et puis avec l'émergence de Facebook limite les hiérarchies imposées aux agents contre leur gré he je précise he moi je représente ceux qui sont sur le terrain et qui demandent à travailler avoir les moyens et les et les instructions pour ça qui leur disent elle va voir sur Facebook regarde combien de personnes ont répondu à l'événement et puis bah sur la not personnes seront présentes sur la manifestation même si en réalité tu n'as pas pu le confirmer sur la voie publique parce que je ne te permets pas d'aller sur la voie publique. Et donc évidemment qu'il y a eu cette perte de savoir-faire. Ensuite dire qu'il y a pas d'observation sur les banlieux, c'est faux puisque l'ensemble du territoire est couvert. Non, que que les initiatives citoyennes
soi beaucoup plus Non mais que les Non mais que les initiatives citoyennes soient beaucoup plus observées parce qu'elles sont beaucoup plus publiques. Oui, mais les pillards comme vous dites s'ils se alors les pillards de toute façon vous pouvez pas les observer sauf à vivre avec eux. Mais mais juste une chose s'il se concerte monsieur on n'est plus sur le travail du renseignement, on est sur la criminalité organisée et là c'est le travail judiciaire et le et attendez juste la PJ fait aussi son travail de renseignement. Elle collationne avec les éléments du renseignement territorial de la DRPP à Paris, mais elle a aussi ses propres agents qui vont aller récupérer des informations [rires] autour de la criminalité organisé. Mais on est tous étonnés, pardon Gértonés,
Linda Kebab va rester avec nous hein, de toute façon, mais on est tous étonnés quand même samedi qu'il y ait pas eu plus d'interpellation, que les policiers soient pas allés plus au contact face aux émeters. Ça c'est les images que tout le monde voit. Alors, on voit effectivement les policiers avancer, chargés, reculer, en prendre plein la gueule, remonter, on dit mais alors on voit quelques interpellations, mais on dit quand même là c'est pour pourquoi ça n'agit pas plus vite et vous n'y arrivez pas. de première chose, pas assez d'effectif, particulièrement les CRS qui vous le dites, ils font des bons offensifs ou les compagnies d'intervention que vous affichez avec les rayur bleu compagnie intervention sécurité publique notamment rayure jaune CRS, je précise juste parce que beaucoup
de journalistes ont du mal à à faire la part des choses. Euh quand vous voyez des bons offensifs, l'idée c'est justement de faire reculer les personnes. Je dire le le la tradition du Manch à la française c'est la distance et la dispersion. C'est c'est pas d'aller au contact. Quand on va au contact, c'est quand justement on considère que ça va trop loin et à ce moment-là l'autorité, il y a il y a le commandement de la loi. Il y a il y a l'ordre de la loi, pardon, et le commandement légitime. Il y a une décision d'autorité mais ils permettent de tenir à distance quand on nous dit on va retirer toutes les la tout l'armement de force intermédiaire. Mais il nous reste quoi ? Alors on veut pas de matraque, on veut pas aller de on veut pas de charge, on veut pas d'AFI, donc d'armement de force
intermédiaire. Il nous reste quoi ? Les mains ou l'arme lété, il y a eu un problème de réapprovisionnement. Il y a eu un problème de réapprovisionnement déjà ben parce qu'en fait c'était la guerre partout et donc du coup il était difficile pour les les véhicules de rejoindre les unités qui étaient sur le terrain. Il y a eu un problème d'approvisionnement mais parce qu'en fait il y a eu un problème d'évaluation à la base quand les autorités quand la hiérarchie à la prise de service le matin dit aux agents bah tenez une bouteille d'eau, vous inquiétez pas, vous aurez l'occasion de de d'être d'être rechargé ou de vous recharger en eau et en nourriture et en munition si jamais il y a besoin. C'est bien qu'ils ont pas anticipé les collègues quand ils font 15 16 he sur la voie publique avec
une seule bouteille d'eau en guise de repas pour la journée et sans munition, c'est bien qu'il y a un manque d'anticipation. Quand les collègues sont débordés, qu'ils interpellent et qui arrivver au service, on leur dit "Bah, les Jules sont pleines, les enquêteurs sont débordés et ben écoutez, on leur donne des convocations, mais on verra pour plus tard parce que oui, je vous le dis aujourd'hui, il y a enfin samedi, il y a eu des interpellations et ces interpellations ont été obligatoirement suivies de libération de de personnes parce qu'il y avait plus de place, parce que les enquêteurs étaient débordés et qu'on savait qu'on allait pas pouvoir le traiter dans le temps de la garde à vue." Mais c'est tout cela. Et quand évidemment à l'Élysée, on voit que certaines personnes sont à 100 m et
viennent marcher sur l'Élysée, je tiens juste à rappeler qu'il y a quelques années, notre président de la République a dit bah qu' viennent me chercher et que quand ils viennent le chercher, qui on appelle ? Les policiers et qu'on leur dit "Bon bah tant pis pour les commerces, tout le monde sur l'Élysée, c'est factuel aussi." Allez, Linda Kebab, reste avec nous. Elle est représentant de syndicat de policier unité euh le syndicat unité a encore des questions à poser. Donc c'est une une policière nous raconte bah le manque de matériel, la sous-évaluation de ce qui devait de ce qui devait arriver, le manque d'effectif aussi et puis des priorisations. C'est-à-dire vous l'avez dit ouais moi les les commerçants, ils ont été mis de côté parce qu'il fallait s'occuper s'occuper
d'autres choses. On a Rami qui va intervenir au 326. Ensuite Jérôme Marti prendra la parole. Rami bonjour. Oui, bonjour. Vous aviez une interpellation pour Linda Kebab, la policière, je vous écoute. Oui, c'est ça exactement. Moi déjà, je veux juste déjà poser les bases. Là, je suis pas là pour faire un débat jeune contre antipolice ou police contre contre jeune qui déteste la police. Je veux déjà juste poser cette base là pour qu'on puisse discuter de manière civilisée. Moi en fait, j'avais déjà plusieurs questions à poser. J'ai vu des vidéos qui me sont quand même paru étranges que même vous Alain Marchal, je je vous ai vu acquisser, je crois c'était hier dans l'émission d'hier où auquel on a vu des policiers brûler des poubelles, des policiers déguisés en
civil brûler des poubelles. Pour déjà ma première question, c'est de savoir pourquoi ces policiers ont fait ça. J'ai pas compris. Des policiers déguisés en civil, donc des gens en civil en fait. Oui, des policiers en civil. Si mais alors qu'est-ce qui vous permet de dire que ce sont des policiers ? Mais parce que tout simplement ils ont été rodés par rapport à ce qu'ils avaient en dessous sur leur sous sous leur sur leur sur leur pull et ça a été même monsieur Marchal. Alors c'est vrai que Rami a raison, on a vu des vidéos, je sais pas si elles sont authentifiées ou pas, de soi-disant policiers qui ont participé à la casse. On a même vu des policiers aussi à moto qui se sont servis dans des dans des boutiques. Vrai ou pas ? Alors, je réponds tout de suite pour la moto. Il y
a eu un démenti. Euh, même la boutique elle-même a dément en disant "Non, non, c'était une instruction de l'officier de police judiciaire sous euh je rappelle la houlette du procureur de la République qui a demandé d'aller récupérer les biens qui étaient à la porte." Un déjà ça permet ben en fait en fait quand on a on interpelle des voleurs, il faut l'auteur et il faut le bienvoler. Et donc du coup, si vous interpellez un voleur que vous le ramenez au poste, il faut ramener le bienvolet. Il faut rapporter le bienvolet. Et donc de fait c'est et c'est c'est tout ce qui s'est passé en fait. Et d'ailleurs, je rappelle juste qu'il y a une procédure pour dénonciation calomieuse qui a été adressée à l'auteur de cette vidéo parce qu'il accuse la deuxième chose en fait
je je veux juste des policiers qui provoquent la casse mais et c'est quoi l'intérêt ? Je veux dire pour des policiers je veux dire on n'est pas des politiciens je veux dire nous infiltrés qui provoquent la case et ça permet d'arrêter ensuite des manifestations les politiques les politiques se succèdent et passent gauche droite centre les administrations restent. Quel est l'intérêt d'un policier d'aller cramer une bagnole alors qu'il voit toute sa carrière ? Enfin, je dire un policier, il fait 40 ans de de police, il va voir toutes les couleurs politique. Quel est l'intérêt d'aller cramer une bagnole ? La deuxième, en fait, monsieur est en train de dire que alors d'ailleurs, je ne sais pas quels sont les éléments en dessous qui lui ont permis de voir que ça pouvait être des policiers.
Mais madame Kebab, madame Kebab, je vous demande juste c'est quoi les éléments. Non, mais les éléments c'est que il y a aussi la vidéo du député européen qu'on a vu où on a vu le policier balancer, on sait pas trop ce que c'était, c'était très Ouais. Enfin les les [rires] témoins les témoins les témoins les témoins étaient pas étaient on corroborit en disant que c'était pas c'était pas une grenade. Non mais je veux dire je veux dire on n'est pas comme je vous ai dit on n'est pas là pour faire un débat genre soyez pas dans la défensive comme si on vous agressait parce qu'à chaque fois qu'on paralie des syndicalistes policiers le problème c'est que vous êtes toujours dans la défensive et vous voulez jamais répondre sans être énervé. Non mais oui mais moi je suis pas énervé. Visiblement, vous
êtes le seul à être énervé sur ce plateau, monsieur. Mais en fait, je suis en train de débunquer des fake news que vous diffusez à une heure de grande écoute. D'accord. Des fake news, d'accord, si vous le souhaitez. D'accord. Si vous le dites, voilà. Dites-moi ce qu' en fait. Moi moi en fait la question c'est simple. Je veux juste bah si vous avez pas de réponse, vous avez pas de réponse. Non, j'ai pas de réponse à ma question monsieur. Je vous ai demandé qu'est-ce que portaient ces personnes pour que ça vous permettiez de dire que c'était des policiers. C'est de ce qu'on voyait en dessous. Ah du kevel, c'est policiers. Mais vous êtes sérieux ou pas policiers ne pas les policiers ne pas attz vous voulez que je vous montre ce qu'on retrouve sur l'ultra gauche quand on les interpelle ?
Alors tiens justement ils ont même du matériel de police quand on fait on les policiers ont saisi des armes à feu ou pas ? Alors il y a eu du plomb qui a été tiré sur des policiers. Moi, j'ai j'ai vu j'ai eu une remontée de terrain avec la photo d'un CRS qui s'est vu malheureusement enfin qui a qui a été victime d'un tir au plomb à la jambe. Heureusement sa tenue a évité qu'il soit blessé gravement. Après, concernant les armes automatiques et cetera, elles ne sont pas confirmées à cette heure-ci. J'irai pas plus loin. Mais oui, il y a eu en effet des tirs. Il y a eu des tirs, c'est pas qu'on a saisi des armes, c'est qu'il y a eu des tirs à l'arme à feu sur des policiers. Mais moi ce que j'entends là, c'est le kevel. Mais le kevel, monsieur, c'est en ça se vend dans les armeries, dans chez
les armuriers. Et en fait, des kevlars, quand on interpelle des gens de l'ultra gauche, vous croyez vous croyez qu'ils sont pas hyper équipés en dessous ? Ils mettent du kevel pour éviter que le LBD vienne impacter leur torse quand on l'utilise contre eux. Donc c'est facile en fait. Non, je vais vous poser une question toute bête, monsieur. Moi, si demain je mets une J là-bas et que je vais cramer une une poubelle, vous allez me dire "Mais attendez, mais en fait, elle elle a juste elle a juste pris un habit pour aller euh propager une rumeur ou jeter l'amalgame sur des personnes. Euh, ça ne dit rien. Laab ne fait pas le moine, vous faites ce que vous voulez." Mais enfin, c'est pas une preuve. En fait, à un moment, il faut arrêter de dire "Ah, ils avaient des éléments constitutifs de
l'identification d'un policier, un kévelard." Ben, ils avaient un couteau aussi ou mais même des brassards. Non, mais je veux dire ce que je veux dire par là, c'est que le kbelard ce n'est pas un élément d'identification du policier. Genre sauf avoir un brass avec le numéro, sauf à avoir un scratch police dans le dos. Ça c'est un élément constitutif de l'ident. Voilà la réponse de Linda qui va question Jérôme. Mar, j'avais une question moi pour revenir à l'échec du du renseignement euh c'est un truc qui me tarde moi alors sans aller tomber dans le complotisme et cetera, mais on voit qu'au même moment on a les mêmes incidents en Italie, en Belgique, en Albanie, en France, tous des pays qui soutiennent l'Ukraine. Euh est-ce que il y a une possibilité que et on voit qu'on
est soumis à une espèce de guerre hybride où en permanence on a des attaques les les les frigos ou les des supermarchés encore dernièrement. Est-ce qu'il y a une possibilité que notre renseignement soit manipulé ou se soit fait manipuler pour sous-dimensionner à ce point euh cette cette manifestation quoi ? Alors, qu'elle le soit, j'irai pas jusque-là, qu'il y a des tentatives évidemment euh docteur mais monsieur Marti euh [rires] évidemment qu'il y a des tentatives euh d'ingérence étrangère, on le sait déjà, on le voit sur les réseaux sociaux avec ses bottes qui diffusent des fake news et d'ailleurs je crois que c'était pendant la la réforme des retraites. Ça a été diffusé mais pas débunkqué où il y avait eu cette rumeur selon laquelle des policiers avaient tabassé à mort une
sorte de malik ouind bis tabassé à mort un jeune d'origine maghrébine enfin qui était même pas un étudiant venu d'un pays du Maghreb et on voyait les photos commémoratives à l'attention de ce jeune homme il y avait son nom qui était diffusé ça a été repris massivement dans la même parfois par des journalistes alors indépendants mais des journalistes quand même. Et il y a jamais eu de bunkage et il s'est avéré qu'en effet c'était une fake news venue de l'étranger probablement de la Russie au déstabilisation via les vidéos et c'est évident qu'il y a des tentatives de déstabilisation. Bon visiblement il y a des personnes qui semblent y être beaucoup plus sensibles que d'autres. Il leur suffit un kévelard pour y croire. Donc j'ai envie de dire que les fake news et les théories du
complot ont encore de beaux jours devant eux. Mais samedi, il y a Ouais. Une réponse une une réponse précise. Est-ce que la police est en mesure d'utiliser la force pour arrêter euh les délinquant ou est-ce que le policier a peur d'être lâché par sa hiérarchie, d'être condamné et cetera ? J'ai sentiment qu'il y a une forme de tétanie. La seule tétan que l'on observe, elle se situe au-dessus. Les effectifs sur le terrain, ils n'ont pas peur. Ils y vont et d'ailleurs tous les jours ils sont mis en cause. Tous les jours, ils sont pointés du doigt. Tous les jours ils sont filmés et jetés en pâure sur les réseaux sociaux. régulièrement, il y a des saisin IGPN qui finalement démontrent que après enquête sous l'autorité, je rappelle du procureur de la République et je rappelle je tiens à
rappeler aussi une autre théorie du complot, l'IGPN ne sanctionne pas. C'est ce sont des enquêteurs qui agissent sous l'autorité du procureur de la République. Ils remettent leur enquête et c'est l'autorité judiciaire qui décide ensuite de la sanction. Et donc tous les jours c'est le cas et les policiers ne demandent qu'à pouvoir travailler et exercer leur métier. Mais en fait ils interpellent mais en fait je vous ai parlé de tonneau d'anaïde tout à l'heure mais nous on fait un métier qui consiste à remplir ce tonneau de Danaïde. On interpelle ça relâche, on interpelle, ça relâche, on interpelle, ça relâche. Et le sentiment d'impunité et le parcours délinquant et le parcours criminel et cetera. Et on en arrive aujourd'hui à ce sont les chiffres du ministère de l'intérieur 300
pilleurs dans une ville d'un million d'habitants. Bon qui a fait la société française pour en arriver là. C'est pas le fait des policiers, c'est bien avant que ça s'est joué. Samedi, il y a une nouvelle journée de manifestation, a priori à l'appel des des gilets jaunes. Les commerçants vont s'inquiéter. Est-ce que vous êtes sûr de pouvoir les protéger samedi, vous les policiers ? Alors, il y a déjà des plans de rappel, des déneutralisations de CRS, des plans de rappel sur les des effectifs de sécurité publique. On appelle tout le monde, on va on fait tous les fonds de tiroir possibles. Enfin, on ils font tous les fonds de tiroir. Encore une fois, l'absence de discernement, c'està-dire que absence de discernement pour en mettre assez. absence de discernement parce que peur politique.
Alors, on va peut-être en mettre trop. Je rappelle juste que les policiers sont rincés littéralement. Ça fait des semaines qu'ils font du nonstop mais vraiment ils sont épuisés. Et quand on parle de désengagement potentiel des policiers, c'est pas un désengagement par manque de croyance dans leur métier. C'est juste la fatigue. Ça reste des humains. Et d'ailleurs et d'ailleurs l'ultra gauche le sait et en joue énormément. Ouais, elle renouvelle ses effectifs plus facilement que ce soir mais malheureusement les viillets criminels sont beaucoup plus fournis que les viers de ceux qui veulent servir. Il a match, il y a Paris-Germain Pariss-Germain Barcelone. Certains voulaient son annulation, ça aurait été dommage quand même. Enfin, je veux dire, faut pas céder. En plus, vous avez un
t-shirt du PSG là supporterrice du PSG. [rires] Il y a un conflit il y a un conflit d'intérêt majeur. Je je pour lyonnaise, c'est une forme de trahison. Mais j'attends juste que mon ancien club regagne. Euh mais en fait on a refusé de céder aux terroristes quand il y avait une menace exogène quand même les terroristes c'étaient des Français et des Belges. C'était une menace exogène qui venait de l'État islamique. On a refusé de céder. Vous vous rappelez tous nos discours à l'époque, il faut continuer de vivre. Et là on est juste avec des gamins, une poignée de gars qui arrivent à mettre le pays à feu et à sang et à dire aux gens bah vous allez rester chez vous cloîré à commencer par les femmes. Moi je l'accepte pas. En fait nous on se bat. La sécurité c'est
la première des libertés. Garantissons la sécurité à nos concitoyens, donnons les moyens aux agents qui assurent cette sécurité. Enfin, je veux dire, c'est un aveu d'échec. Si on est obligé de cloisonner tout le monde, c'est pas le Covid, c'est pas des attentats, c'est de la sécurité publique. Et ça veut dire qu'on en arrive en France un pays où on dit parce qu'on n'est pas en capacité de donner les moyens, donc c'est encore une fois pas le fait des policiers, mais ceux d'en haut, de donner les moyens pour assurer la sécurité et ben on enferme les gens chez eux. Une dernière chose, vous avez entendu président de la République avait demandé au policiers de faire preuve d'empathie. Ben vous savez vu la situation enf toutes les chaînes d'info parlent de ce
qui s'est passé samedi. C'est effroyable je dirais l'international et et pourtant les interventions de police dire il y a pas eu un mort et on doit s'en satisfaire. Il y a pas eu un mort ni d'un côté ni de l'autre. Vous croyez que c'est pourquoi quand on sait qu'on a face à nous des gens je vous l'ai dit qui tirent avec des armes à feu sur des policiers qui utilisent des cocktail molotov qui utilisent des bombes artisanales. Moi j'ai des vidéos de collègues qui me les donnent qui me disent "Regarde une bombe a explosé à la figure." Et pourtant il y a pas eu un mort ni d'un côté ni de l'autre. C'est pourquoi ? Bah c'est certainement parce que les policiers sont beaucoup plus professionnels, ils sont beaucoup plus soucieux de la vie humaine, ont beaucoup
plus empathie de sens pédagogique. Alors peut-être qu'ils ont pas les capacités cognitives d'un et borniers. Il y a eu des jeunes et borniers aussi. Il y a eu des mains arraché. Non. Alors les mains arrachées, monsieur Marchal, bon je sais je comprends, c'est les grandes gueules, il faut un peu provoquer. Mais la main arrachée, c'est quelqu'un qui saisit une grenade. Je veux dire c'est un fait, c'est factuel. La personne a saisi une grenade. C'est une personne qui lance des cocktails molotops sur des policiers. Les policiers utilisent le LBD ou le pardon des grenades afin de disperser des des foules et une personne ramasse une grenade. Moi je dirais pas que que enfin je je je ne me fiche pas de de voir une personne avec une main en moins. Je dis juste comment est-ce qu'on
en arrive ? On est assez stupide pour aller ramasser une grenade après avoir lancé un cocktail molotof sur les policiers et alors qu'on sait le risque encour parce que une juste une chose très technique parce que comme ça on va débunquer autre chose la grenade assourdissante qui a une force détonnante enfin je dire c'est une grenade ça n'arrache pas une main comme ça. Ça n'arrache pas une main en atterrissant tout simplement parce que son temps de latence est trop long pour que ce soit le cas. C'est 4 secondes pour le lancer 3 secondes au sol. C'est c'est c'est dire c'est mécanique. C'est mécanique. Elle reste 3 secondes au sol avant d'exploser. Et donc du coup ça laisse malheureusement le temps à des personnes de les ramasser. Et donc je pense que cette question il faut la
poser au ministère de l'intérieur et à son service de qui chargé des achats et des dotations. Mais c'est pas un problème d'emploi, c'est pas un problème de policier, c'est encore un problème de bah de choix technocratique quant au matériel qu'on a décidé d'acheter de mettre à la disposition des policiers. RMC, les grandes gueules.