Narcotrafic : des profils de plus en plus jeunes - C à vous : l’intégral - 08/10/2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Ce phénomène des tueurs à gages, on en parle avec le directeur national de la police judiciaire, C.Sainte, qui est préoccupé par ce phénomène.
- 5:00OuverteRéponse partielle
Faut-il classer la tour Eiffel monument historique ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les conséquences de la dissolution ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Comment expliquer l'ultra-rajeunissement des criminels ?
- 20:00OuverteRéponse directe
Quelles sont les réactions après les propos d'E.Macron sur les livraisons d'armes à Israël ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 12:30P.de Saint RemyChiffre
« Le RN espérait 240 députés mais n'en aura que 142. »
- 15:50C.SainteChiffre
« 85 % des meurtres qui ont eu lieu à Marseille en 2023 ont été commandités par des détenus. »
- 17:30C.SainteFait
« On a des armes en provenance de zones de conflit qui se retrouvent de manière relativement facile dans des réseaux. »
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... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.
Nous sommes en direct jusqu'à 21h. Emilie, votre choix de l'actu? - E.Tran Nguyen: Des centaines de personnes émues et toujours sous le choc étaient réunies aux obsèques de N.Ramdane à Marseille, ce père de famille tué par un tueur à gages de 14 ans. - A.-E.Lemoine: Ce phénomène des tueurs à gages, on en parle avec le directeur national de la police judiciaire, C.Sainte, qui est préoccupé par ce phénomène.
Mohamed? - M.Bouhafsi: C'est de nouveau la guerre entre R.Dati et A.Hidalgo.
Pour une raison simple: la tour Eiffel. - A.-E.Lemoine: Faut-il la classer?
C'est ce qui les oppose. Patrick? - P.Cohen: Le débat de censure en ce moment à l'Assemblée nationale qui ne va rien censurer du tout, mais qui dit des choses sur la gauche, le RN et M.Barnier. - A.-E.Lemoine: Et les conséquences de la dissolution.
Demain, on fêtera les 4 mois de cette décision surprise signée E.Macron. C'est à cette décision que P.de Saint Remy consacre un ouvrage.
Vous racontez les coulisses, les dessous de cette dissolution. Un feuilleton de 28 jours qui a chamboulé l'ensemble des partis, sous les yeux sidérés des Français. Lorrain? - L.Sénéchal: J.Biden craint la tempête du siècle en Floride.
La Floride se barricade à l'approche de l'ouragan Milton. - A.-E.Lemoine: En France, c'est la tempête Kirk... - L.Sénéchal: Elle sera moins importante. - A.-E.Lemoine: Pierre? - P.Lescure: B.Springsteen a apporté son soutien à K.Harris.
Je n'allais pas le louper! On va passer quelques minutes avec le gars du New Jersey. - A.-E.Lemoine: Après 20h, nos invités...
Le journaliste F.Arfi signe une enquête sur un espion roumain installé en France à l'époque de la guerre froide. L.Calamy incarne, dans une excellente série, la mythomane du Bataclan, cette femme qui s'est fait passer pour une victime des attentats du 13-Novembre.
Il y aura aussi P.de Saint Sernin. Il monte sur scène.
On apprend beaucoup de choses sur lui. Le menu est préparé par J.Schilling.
C'est le chef Meilleur Ouvrier de France du restaurant Lalique, en Gironde. - B.Chameroy: Bonsoir.
Vous nous emmenez en Bretagne. - J.Schilling: Presque. - B.Chameroy: D'accord...
Dites-nous tout. - J.Schilling: Surtout dans les vignes.
On me surnomme le cuisinier des vignes. - B.Chameroy: On m'avait parlé d'un homard breton... - J.Schilling: On a cuit le homard dans un bouillon aux feuilles de vigne.
On accommode avec une sauce à base de vieux sauternes. Millésime 74. Je ne sais pas si quelqu'un est de cette année...
C'est pas grave. - A.-E.Lemoine: 84... - J.Schilling: Framboise et vinaigrette, verveine. - B.Chameroy: Merci.
Bonne émission. - A.-E.Lemoine: On est tous nés après les années 80!
Merci. A tout à l'heure pour le dîner. Tout de suite, L'Edito de P.Cohen.
A l'Assemblée nationale, en ce moment, une motion de censure moins anecdotique qu'il n'y paraît. - P.Cohen: C'est la motion de la gauche, qui n'a ce soir aucune chance d'arriver à renverser le gouvernement Barnier.
Depuis le début du 2e quinquennat Macron, il y en a eu 34 autres en un peu plus de 2 ans contre E.Borne et G.Attal.
La série est appelée à se poursuivre. Le gouvernement ne peut pas tomber tant que le RN ne l'aura pas décidé. Mais cette motion et le vote de ce soir ne sont pas sans signification.
D'abord, c'est une démonstration d'unité du Nouveau Front populaire. L'attelage de gauche, même désaccordé, tient toujours. Même si les dirigeants socialistes expliquent en privé qu'ils n'aspirent qu'à s'émanciper des insoumis, c'est bien le numéro 1 du PS, O.Faure, qui a défendu la motion au nom de toutes les composantes du NFP.
Ensuite, c'est le 2e vote d'importance de cette Assemblée nationale. Le 1er était en juillet, pour la présidence de l'Assemblée. Ca s'est soldé par la défaite d'A.Chassaigne et la réélection de Y.Braun-Pivet.
Malgré cela, la gauche a plaidé à nouveau pour sanctionner "la négation du résultat des législatives". - O.Faure: Vous ne pouvez ignorer la violence de ce détournement démocratique, de l'offense faite au peuple français. - M.Barnier: La majorité relative qui accompagne le gouvernement et qui attend de lui avec vigilance, qui n'est pas toujours complaisante...
Cette majorité relative est la moins relative. C'est la vérité. - P.Cohen: Sans surprise, le rejet de la censure va donner raison à M.Barnier.
Si ce gouvernement résultait d'un détournement du vote des législatives, il serait renversé par les députés. et les injonctions données au président de nommer L.Castets à Matignon. - A.-E.Lemoine: C'est dû à l'attentisme du RN. - P.Cohen: M.Le Pen s'est présentée en première opposante, préparant la grande alternance et fustigeant ce parti unique qui va selon elle de Mélenchon à L.Wauquiez.
Aujourd'hui, elle refuse de s'opposer et participe à une sorte de parti unique qui irait de G.Attal à M.Le Pen.
La gauche accuse la coalition au pouvoir de tenir grâce au RN. Elle n'aurait pas été gênée d'avoir le RN en faveur de sa censure. Même chose pour la proposition de destitution d'E.Macron.
M.Le Pen s'est abstenue à la conférence... - P.de Saint Remy: A la conférence des présidents. - P.Cohen: Les insoumis crient au scandale, mais c'est l'un des principes de cette nouvelle législature: dans tous les camps, les voix du RN ne sont honteuses que quand elles profitent aux autres. - A.-E.Lemoine: Aucune censure n'a abouti, mais c'est une menace de censure qui a entraîné la dissolution. - P.Cohen: C'est comme cela qu'E.Macron l'a justifiée auprès de ses interlocuteurs en juin, par la certitude que la droite LR ferait tomber le gouvernement Attal à l'automne pour condamner le dérapage des finances publiques.
E.Ciotti et G.Larcher avaient signifié au président et à son entourage que LR étaient déterminés à censurer le budget et donc le gouvernement.
E.Macron a préféré prendre les devants et dissoudre à un moment qu'il jugeait plus favorable, croyait-t-il. Mais comme on disait déjà sous son prédécesseur, tout ne s'est pas passé comme prévu.
On peut aussi le lire dans votre livre. - A.-E.Lemoine: Rien ne s'est passé comme prévu.
La clé pour comprendre cette dissolution, c'est la crainte d'E.Macron de devoir reculer pour mieux sauter. Même avec cet argument, dans votre livre, vous cherchez à comprendre la rationalité de cette décision. - P.de Saint Remy: On n'a pas été les seuls à se poser cette question.
L'idée qu'il faudrait dissoudre à un moment donné a été assez installée dans la majorité de l'époque au sens large. Beaucoup de gens ont critiqué la décision d'E.Macron quand il l'a annoncée.
Ils n'étaient pas contre le principe. Au moment de la saison budgétaire, ils savaient que ça deviendrait très compliqué et qu'il y aurait le risque que le gouvernement soit renversé. Néanmoins, sur la conviction d'E.Macron que la droite joindrait ses voix à la gauche pour renverser le gouvernement, certains autour de lui comme Y.Braun-Pivet ou G.Attal, avaient une conviction autre.
Ils avaient des discussions avec E.Ciotti, encore président des Républicains, avec G.Larcher...
Ils pensaient qu'il y avait des voies de passage possibles, des accords à trouver pour ne pas voter la censure. - A.-E.Lemoine: Le scénario de cette dissolution est dans l'esprit du président depuis plusieurs mois, mais il a hésité jusqu'à la dernière seconde, jusqu'au matin du 9 juin, du scrutin des européennes.
Il espérait encore que V.Hayer allait faire mentir les sondages. S'il y avait quelques points de plus, il n'y aurait pas eu de dissolution? - P.de Saint Remy: C'est le grand mystère.
Oui, il a hésité. Il avait des doutes jusqu'au bout. Certains des conseillers qui étaient moment où on leur a dit qu'E.Macron prendrait la parole, ils avaient encore un doute sur le fait qu'il l'annonce.
Ils savaient que c'était une décision en maturation, mais le matin même, il y a des premiers résultats qui nous parviennent des outre-mer qui sont moins mauvais que dans le reste de la France. E.Macron se félicite auprès de certains de ses interlocuteurs, au point de les faire douter.
Jusque dans les derniers instants, et c'est typique d'E.Macron, il a eu des doutes. Je ne sais pas si "hésiter" est le terme.
La veille au soir, il y avait un dîner d'Etat à l'Elysée. J.Biden a été reçu car c'était les 80 ans du Débarquement.
Il était apparu euphorique, selon certains témoins. N.Sarkozy dit qu'il avait les yeux exorbités et qu'E.Macron l'a raccompagné jusqu'à la voiture en disant: "On va bien se marrer." Il préparait un coup.
C'est l'impression qu'il a donnée à N.Sarkozy. Il n'a pas compris sur le moment à quoi il faisait référence. - P.Cohen: On a l'impression qu'il avait une bonne idée et qu'il allait créer la surprise du chef, comme le titre de votre livre.
Il y a un quatuor de conseillers et d'anciens conseillers qui est apparu dans les journaux. Apparemment, ce quatuor s'est vanté auprès de plusieurs journalistes, ce qui a beaucoup énervé le président. Il avait l'impression qu'on donnait de lui l'image d'un président sous influence. - P.de Saint Remy: Oui.
Il était en colère. En général, E.Macron n'aime pas trop qu'on cible ses conseillers, qu'on parle d'eux.
Le récit qui a été fait dans la presse très vite après l'annonce de la dissolution, de la genèse de cette décision, la façon dont il l'avait évoquée la première fois lors d'un dîner avec ces 4 personnages, ça donnait l'impression qu'il était sous leur influence alors qu'ils n'ont pas forcément une légitimité très forte pour pousser un président à prendre une décision avec autant de conséquences. Il était très en colère, notamment pour cette raison. Ca donnait le sentiment qu'il était isolé. - A.-E.Lemoine: E.Macron était persuadé de dissoudre à un moment qu'il croyait favorable, que la gauche n'allait pas réussir à s'unir.
Pourtant, le 8 juillet, il écrit à l'un de ses interlocuteurs: "On les a bien retournés." Il avait le sentiment d'avoir gagné. - P.de Saint Remy: Il y a eu plein d'étapes entre le 9 juin et le 7 juillet, soir du second tour.
Je pense qu'il est passé par toutes les émotions. Au départ, il est très sûr de lui. Ses communicants disent à la presse et aux conseillers ministériels: "On y va pour gagner." Les autres se disent que les macronistes vont prendre une tôle.
Au bout de quelques jours, la façon dont les conseillers parlent d'E.Macron évolue un peu. Le doute s'empare de lui.
Au bout de 8 jours, dans la PQR, il dit que les Français n'ont peut-être pas tout à fait compris sa décision...
Il y a une forme de mea culpa, mais il reste très présent dans la campagne alors que certains lui demandent de se faire discret. Cette phrase à laquelle vous faites allusion, "on les a retournés"...
C'est assez familier. E.Macron est coutumier du fait en privé.
Pour moi, ça dénote plutôt d'une forme de soulagement. On a annoncé, nous, les journalistes, un cataclysme. Il y avait une inquiétude extrêmement forte.
Dès le premier tour, il y a un soulagement. Au soir du 2e tour, une satisfaction très forte. Ca montre aux observateurs qu'ils se sont trompés. - A.-E.Lemoine: Pourtant, il n'a pas vu venir l'alliance de la gauche. - P.de Saint Remy: C'est l'action de son raisonnement, disent les critiques.
C'est très mystérieux...
C'est très compliqué de comprendre pourquoi il n'a pas vu venir ça. Ceux qui connaissent la gauche...
Beaucoup de gens à qui on a parlé nous disaient: "Je l'ai mis en garde. Quand tu connais le PS, tu sais qu'ils s'uniront face au RN quoi qu'il arrive." Les partis de gauche se sont unis en mettant la poussière sous le tapis sur un bon nombre de sujets.
C'est compliqué de comprendre pourquoi aucune personnalité issue de la gauche n'a réussi à convaincre E.Macron qu'il se trompait sur ce point. - P.Cohen: Beaucoup n'ont pas été consultés, tout simplement. - P.de Saint Remy: Peut-être que la décision était déjà mûre dans sa tête. - A.-E.Lemoine: Soulagement au 2e tour des législatives de voir que le front républicain a réussi.
Le RN espérait 240 députés mais n'en aura que 142. C'est la douche froide pour J.Bardella.
Malgré sa défaite, le RN a gagné le pouvoir de faire ou de défaire le gouvernement Barnier. - P.de Saint Remy: C'est une douche froide...
C'est paradoxal. Il progresse énormément en nombre de députés. Mais par rapport à ce qui était annoncé jusque tard dans la campagne...
On oublie très vite ces choses. Jusqu'au soir du 1er tour, on a une vraie crainte qu'il y ait une majorité, absolue ou relative très confortable, pour le RN, à tel point que l'Elysée se projette dans une cohabitation avec J.Bardella.
Au soir du 1er tour, on voit que cette perspective s'éloigne un peu. Le front républicain se constitue petit à petit. On a quand même un doute, notamment autour d'E.Macron, sur la façon dont les électeurs vont réagir face à ça.
Est-ce que les reports de voix vont se faire? Il y avait un vrai doute. - E.Tran Nguyen: Il y a une autre surprise concernant E.Philippe.
Le 20 juin, sur ce plateau, il déclare... - E.Philippe: L'objectif n'est pas de reconstruire la majorité présidentielle telle qu'elle existait.
Le président de la République l'a dissoute. C'est lui qui a mis un terme à la majorité présidentielle. Mon objectif est de construire une nouvelle majorité parlementaire sur des bases un peu plus larges que l'ancienne, pour qu'elle soit plus solide, qu'on puisse avancer plus loin avec des forces politiques qui n'étaient pas dans la majorité présidentielle jusqu'à présent, mais qui peuvent discuter avec nous. - E.Tran Nguyen: Il a tiré son épingle du jeu de cette situation. - P.de Saint Remy: Quand j'ai suivi cette campagne en temps réel, j'avais le sentiment qu'E.Philippe était la principale victime collatérale de la décision d'E.Macron.
Des gens autour d'E.Philippe se sont même demandé si cette décision n'avait pas été prise contre lui. Il était vu comme le grand perdant.
Les estimations disaient Qu'il pouvait se retrouver avec 5 députés. Perdre son groupe à l'Assemblée nationale, ça le faisait dévier d'une trajectoire qui paraissait un peu écrite. De plus près, je me suis aperçue que lui et ses proches ont très finement profité du désordre qui régnait à Renaissance, un parti qui n'était pas préparé, notamment quand il a fallu négocier les investitures.
Tout cela n'avait pas été préparé par l'Elysée. E.Philippe, discrètement, s'en est très bien sorti.
Il a eu beaucoup plus d'investitures que 2 ans plus tôt, sans qu'il n'y ait de vraies explications. Ca a aujourd'hui des conséquences sur les financements publics que son parti perçoit. Il s'est quand même retrouvé avec un certain nombre de députés...
Je crois qu'il a le même nombre de députés. De ce point de vue, il est assez gagnant. Il a aussi bien joué son coup d'un point de vue stratégique au moment des discussions sur le front républicain.
En privé, il disait qu'on ne parlait pas de fonds dans cette campagne, qu'il n'y avait pas de programme. Le seul vrai enjeu politique serait le positionnement des uns et des autres par rapport au RN dans l'entre-deux-tours. Il l'a perçu assez vite.
Au moment où la dissolution est annoncée, G.Attal gagne beaucoup en popularité, en notoriété. Il lui taille des croupières auprès de l'électorat de droite.
Ca inquiète son entourage. E.Philippe pressent que G.Attal va devoir se positionner un peu plus à gauche que lui sur la question du front républicain.
Il dit que sa ligne, ce ne sera ni RN ni LFI parce qu'il sait que l'électorat de droite a largement aussi peur de J.-L.Mélenchon que de M.Le Pen.
Ce discours lui fait marquer des points auprès d'un certain électorat de droite. Il considère que ça a fait dévier G.Attal de sa trajectoire, qui s'est un peu recentrée.
Voilà comment il m'a semblé qu'il avait tiré son épingle du jeu. - A.-E.Lemoine: Voilà pour ce récit, signé sous votre direction à partir du travail fourni par les journalistes de la rédaction politique de Politico.
Merci. Restez avec nous. C'est l'heure de la story de M.Bouhafsi. - C'est du foutage de gueule de la part de R.Dati.
Comme beaucoup de Parisiens, je me balade, je vois des monuments en délabrement dans toute la France. R.Dati est ministre de la Culture du 7e arrondissement. - M.Bouhafsi: C'est un nouveau clash entre R.Dati et A.Hidalgo.
R.Dati a expliqué qu'A.Hidalgo demandait le classement de la tour Eiffel comme monument.
Il y a quelques semaines, A.Hidalgo avait déjà taclé l'hypothèse de la ministre de la Culture. - A.Hidalgo: Je ne vais pas le demander.
C'est A.Malraux qui lui-même avait écarté cette idée du classement. R.Dati, qui vient de perdre 200 millions d'euros en arbitrage dans son budget de la Culture, qu'elle s'occupe de la culture. - M.Bouhafsi: Cet après-midi, c'était la rentrée du conseil de Paris, sans R.Dati.
La cheffe de file du parti d'opposition était représentée par ses adjoints. Le fait de classer la tour Eiffel comme monument historique a divisé le conseil en 2. - Classer la tour Eiffel monument historique, c'est la protéger.
On ne peut plus faire n'importe quoi, comme laisser les anneaux une fois passés les JO, qui peuvent peser lourd, défigurer... - Le classement ne changerait pas grand-chose à cette problématique. - Est-ce que la tour Eiffel est un monument historique?
C'est la question qui se pose. Est-ce que c'est un monument qui marque Paris? Oui.
Donc il faut classer la tour Eiffel comme monument historique. - C'est une posture. La tour Eiffel est très bien gérée.
Il faudrait la classer monument historique simplement parce qu'il y a des petits jeux politiciens... - M.Bouhafsi: Que changerait ce classement?
Les travaux de subventions ne sont que de 20 % pour un bâtiment inscrit. Les monuments historiques sont soumis à un contrôle beaucoup plus exigeant par les architectes des Bâtiments de France. Ce sont des bâtiments beaucoup plus protégés.
Ces arguments ne touchent pas l'actuel directeur de la société d'exploitation de la tour. - La tour est le monument de France qui a le plus gros programme d'investissement patrimonial. On vient nous donner des leçons?
Il y a un gros foutage de gueule qui met en colère. Il est inopérant. On demande l'avis de l'Etat dès qu'on fait une opération sur la tour.
R.Dati se moque de vous, de moi quand elle dit qu'elle veut la classer monument historique. R.Dati n'a pas le début d'un centime des 100 millions d'euros qu'il faudrait. - M.Bouhafsi: Au coeur de ce conflit se trouve une famille, les héritiers de G.Eiffel.
Ils ne sont pas contre l'idée, mais regrettent les polémiques politiques. - La tour n'est pas en danger. C'est toujours bien d'avoir plus de protection.
Il faut dépassionner le débat. On s'est manifestés. On essaie d'être les gardiens du temple et d'arriver sur ce sujet de manière dépassionnée.
C'est une vieille dame respectable qui a 135 ans. Il faut réfléchir aux meilleures solutions pour son avenir. - M.Bouhafsi: C'était le premier conseil de Paris après les JO.
Les clashs étaient au rendez-vous, comme d'habitude. - A.Hidalgo: Face à tout ceux qui disaient qu'on n'y arriverait pas et qui se réjouissaient peut-être du pire, je ne peux qu'être remplie de fierté. - Elle a aussi permis de rappeler aux Parisiens ce que Paris peut être, quand elle est une ville apaisée, sécurisé et quand elle est propre, ce qui vous est étranger, madame Hidalgo... - Où sont passées les déclarations anti-Jeux d'une partie de cet hémicycle?
Envolées, comme un symbole de leur inutilité. - M.Bouhafsi: Ce clash entre A.Hidalgo et R.Dati, on va le vivre jusqu'en 2026.
Chaque seconde, pour R.Dati, c'est une possibilité de gagner la Mairie de Paris. - P.de Saint Remy: Etait-ce vraiment la ministre de la Culture qui s'exprimait ou la candidate à la Mairie de Paris?
Question rhétorique. Ce que je trouve rigolo, c'est la façon dont A.Hidalgo essaie de capitaliser politiquement sur le succès incontestable des JO, que je ne trouve pas d'une subtilité incroyable.
A-t-elle vraiment besoin que les anneaux olympiques restent sur la tour Eiffel pour que les Parisiens gardent le souvenir de ces Jeux? - P.Cohen: La seule question qu'elle se pose, c'est quand elle annoncera qu'elle sera à nouveau candidate pour un 3e mandat, pour A.Hidalgo. - A.-E.Lemoine: Une question que vous attendez avec impatience. - P.Cohen: Sans doute début 2025. - P.Lescure: Je ne sais pas si la nouvelle a surpris à partir du moment où il y a tellement de problèmes de finances au niveau de l'Etat, mais plusieurs casernes de gendarmerie ont dû suspendre leur paiement de loyers en raison de problèmes de trésorerie, imputé notamment aux JO et au déploiement de policiers en Nouvelle-Calédonie. - On a tous les bras qui tombent.
C'est une situation ubuesque d'imaginer que l'Etat n'honore pas ses loyers. On n'imagine pas une seconde la commune être obligée d'expulser les gendarmes. - La maire de cette ville tire la sonnette d'alarme. - Au dernier trimestre 2023, ils ne payent plus rien.
On est à 263 388 euros en cumulé. - Un manque dans les caisses de cette commune qui l'inquiète. - Quand on regarde les montants de loyers qu'ils ne nous ont pas payés, ça correspond à la vidéo protection qu'on aurait pu mettre en place cette année. - P.Lescure: Le montant total des loyers impayés au niveau national est de 200 millions d'euros.
Ils seront finalement payés en décembre prochain. Ca la fout mal pour l'image de marque de l'Etat. - P.de Saint Remy: C'est clair.
La situation en Nouvelle-Calédonie, notamment à cause de la dissolution et pendant la campagne des législatives, a été laissée de côté. C'est inquiétant. Je crois savoir que M.Barnier a l'intention de reprendre la main sur ce dossier. - A.-E.Lemoine: Une foule émue cet après-midi pour rendre hommage à N.Ramdane, ce père de famille abattu de sang-froid dans son taxi par un adolescent de 14 ans, recruté pour quelques milliers d'euros par un narcotrafiquant.
Illustration dramatique du phénomène des tueurs à gages, de plus en plus jeunes. On les appelle les shooters. Ce phénomène sidère juges et policiers.
Le ministre de l'Intérieur a été interpellé cet après-midi à l'Assemblée nationale. - B.Retailleau: Un homme père de famille a payé de sa vie.
Il a été tué froidement par un gamin de 14 ans. Son bras, à ce jeune de 14 ans, a été armé par un commanditaire depuis la prison. Une des priorités du gouvernement, du ministère de l'Intérieur, avec le ministre de la Justice et garde des Sceaux, est de lutter contre le narcotrafic.
C'est devenu une cause racine de toutes les violences. Le narcotrafic est en train de retirer sur un certain nombre de nos territoires jusqu'à notre souveraineté. C'est insupportable. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Sainte, directeur national de la police judiciaire.
Vous êtes un fin connaisseur de la criminalité organisée, notamment à Marseille. Vous avez occupé la fonction de directeur de la PJ. Marseille, où les chiffres sont vertigineux. 60 % des personnes mises en examen pour assassinat ou tentatives d'assassinat sont âgées de 14 à 21 ans.
L'âge moyen est en baisse constante. - C.Sainte: C'est une réalité criminelle qui s'accélère depuis quelques années maintenant.
Ces mineurs, on les a retrouvés à différents stades des organisations de trafiquants, notamment sur les points de deal en tant que guetteurs, puis en tant que charbonneurs et maintenant en tant que tireurs. C'est une réalité criminelle. Ce qui est intéressant, c'est d'essayer de comprendre comment on en est arrivés là.
Le phénomène s'est accéléré en très peu de temps. - A.-E.Lemoine: Les journalistes du "Parisien" signent une enquête sur le nouveau phénomène de ces tueurs à gages.
Ils évoquent le cas d'un jeune de 18 ans déjà mis en examen pour 6 assassinats commis en seulement 1 mois, entre mars et avril 2023 à Marseille. Il a été recruté par l'un des 3 gangs qui s'affrontent à Marseille. Il s'est filmé fièrement aux côtés de sa victime pour revendiquer un assassinat.
Il en tire une fierté. Cette absence d'inhibition, c'est tout sauf un cas isolé? - C.Sainte: C'est quelque chose qui se reproduit.
Je n'ai pas lu le livre qui vient de sortir. On a une réitération des actes. On a affaire à des jeunes criminels.
Ils ont besoin d'aller chercher l'appartenance à un clan et de faire leurs gammes criminelles, de montrer de quoi ils sont capables pour appartenir à cette famille. - A.-E.Lemoine: D'être désinhibé au point d'agir en plein jour avec des fusils d'assaut? - C.Sainte: Ce rajeunissement des criminels...
On a une diffusion et un accès aux armes de guerre beaucoup plus facile. On a des armes en provenance de zones de conflit qui se retrouvent de manière relativement facile dans des réseaux. Elles sont accessibles sur les marchés.
Les hommes se retrouvent entre les mains de ces jeunes. - A.-E.Lemoine: Ce qui est symptomatique de ce phénomène, c'est l'ultra rajeunissement et le fait que ces jeunes recrues ne viennent pas forcément de milieux criminels ou défavorisés. - C.Sainte: Pas nécessairement.
Le changement majeur, c'est la mise en place de ces réseaux sociaux qui leur permettent de recruter beaucoup plus large que jusqu'à maintenant. On a cette notion d'espace géographique qui s'est étendu. Elle est maintenant sur l'ensemble du territoire national.
Elle permet de recruter des exécutants à vil prix. Malgré les promesses d'argent, en réalité, les sommes sont assez dérisoires au regard des actes commis. Ces réseaux, ces boucles de communication leur permettent d'accéder à de jeunes individus qu'ils n'auraient jamais pu connaître dans l'ancien temps.
On fonctionnait sur une ville, un département. - A.-E.Lemoine: C'est une façon de brouiller les pistes et d'externaliser? - C.Sainte: C'est un mode opératoire qu'on connaît, d'une certaine manière, avec des prestations de services qui sont opérées par des équipes de malfaiteurs au profit d'autres malfaiteurs.
C'est histoire de brouiller les enquêtes et de permettre à certains d'avoir des alibis. Aller recruter des individus si jeunes, quelquefois inconnus, quelquefois connus abondamment, ça permet aussi de mettre en scène des criminels totalement absents du paysage local par rapport au lieu de commission des faits. - A.-E.Lemoine: Des recrutements sur les réseaux sociaux, à distance et parfois même depuis la prison. 85 % des meurtres qui ont eu lieu à Marseille en 2023 ont été commandités par des détenus.
Ils continuent leur business. La prison ne met pas un coup d'arrêt à leurs activités. - C.Sainte: La police judiciaire, les enquêtes se poursuivent au-delà des murs de la prison.
C'est un travail mené conjointement par les services d'enquête et le renseignement pénitentiaire. On a fait ce travail concernant les individus radicalisés à l'issue des attentats de 2015, en particulier. Aujourd'hui, on a les mêmes problématiques par rapport à des individus qui appartiennent à la criminalité organisée de droit commun.
Les enquêtes sont ouvertes sur des individus déjà incarcérés au regard de leurs activités criminelles qu'ils organisent depuis leur cellule. - A.-E.Lemoine: Comment ils passent entre les mailles du filet?
Les enquêteurs manquent de moyens? - C.Sainte: On a besoin d'avoir des spécialistes, des analystes, des gens spécialisés dans l'informatique, capables de rentrer dans les systèmes numériques.
C'est un des enjeux forts pour nous permettre de progresser. Il y a les outils techniques, mais il y a également l'arsenal judiciaire, réglementaire, qui doit suivre, avec des évolutions technologiques très rapides. Tout cela doit suivre pour nous permettre de rentrer dans ces boucles, de pénétrer ces systèmes.
Je suis intimement convaincu que c'est un moyen, non seulement d'identifier les auteurs, mais aussi de faire de la prévention. - P.Cohen: On a aussi tenté de brouiller la communication autour des prisons. - C.Sainte: Les communications sont brouillées de manière imparfaite.
Ca ne fonctionne pas totalement. Il y a des problématiques de réglage. - A.-E.Lemoine: De même que les fouilles. - P.Cohen: Les gardiens protestaient parce que ça les touchait. - C.Sainte: Je ne rentrerai pas sur ce débat. - A.-E.Lemoine: C'est ce que vous appelez "les tontons numériques". - C.Sainte: Pour faire de la police, il faut de l'information. - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas qu'à Marseille que la violence semble être montée d'un cran.
M.Amra, il y a 5 mois, avait pris la fuite lors d'une évasion glaçante alors que le fourgon qui le transportait s'arrêtait à un péage. Ses complices ont tué 2 agents pénitentiaires.
Il est soupçonné d'avoir commandité un assassinat depuis sa cellule? - C.Sainte: C'est un dossier sur lequel je ne rentrerai pas dans le détail.
Nous sommes entièrement mobilisés. Il y a l'évasion de l'individu, mais également la mort de ces hommes. C'est un marqueur très fort de l'évolution de la criminalité.
Une action très violente qui n'avait pas été perpétrée jusqu'à maintenant. Je terminerai pour dire que nous sommes mobilisés. Ce qui est important, c'est de comprendre quelles sont les complicités mises en oeuvre pour lui permettre de s'évader et d'apporter une réponse aux victimes. - E.Tran Nguyen: C'est ce qui explique ce temps long? - C.Sainte: En réalité, il a bénéficié de complicités.
On a des investigations techniques aujourd'hui. Ces investigations prennent du temps. Elles sont beaucoup plus complexes.
Il y a un volet très international. Les systèmes utilisés ne nous appartiennent pas. Ce ne sont pas nécessairement des systèmes souverains.
Nous sommes dépendants et tributaires des réponses à nos demandes qui seront apportées par des autorités étrangères et des sociétés privées à l'étranger. Les moyens sont engagés. La police judiciaire est entièrement mobilisée. - M.Bouhafsi: On sait que les commanditaires et les patrons des 3 bandes rivales de Marseille sont à l'étranger.
L'un de vos collègues disait que la voix de la France n'était plus audible à l'étranger. On n'arrive plus à arrêter les gens à Marrakech, à Dubaï. - C.Sainte: Je ne sais pas s'il faut le présenter sous le mode "la voix de la France n'est plus audible." Ce qui est vrai, c'est qu'on a des individus qui se réfugient à l'étranger pour commettre, depuis ces pays, leurs crimes.
Ca complexifie les choses. Nous sommes aussi tributaires du droit étranger qui s'applique localement. On a parlé du numérique tout à l'heure.
Il faut aussi parler du fait que ces enquêtes se poursuivent sur une coopération internationale. Ca demande du temps et des moyens. En l'occurrence, les individus très importants pour nous, des objectifs prioritaires, ont été atteints dans ces pays.
Nous attendons leur extradition. - P.Cohen: Au Maroc, ces dernières semaines. - C.Sainte: Que ce soit côté justice ou côté police, nous faisons les investigations.
La justice, ensuite, délivre ses pièces. Nous sommes tributaires du mode de fonctionnement de ces pays. - A.-E.Lemoine: Un mot sur Interpol, qui lance aujourd'hui un appel dans un clip soutenu par des célébrités pour permettre l'identification de 46 corps de femmes qui n'ont pas été identifiées, qui ont été retrouvées en Allemagne, en Belgique, en Italie ou en France sur plusieurs décennies.
Pourquoi lancer cet appel? En quoi la moindre information peut être décisive et faire la lumière sur ces cold cases? - C.Sainte: C'est la 2e année que ce dispositif est mis en place.
Le 1er élément, c'est identifier une victime pour se donner une chance d'identifier l'auteur. - A.-E.Lemoine: Qui est susceptible de récidiver. - C.Sainte: Oui.
On a affaire à des dossiers identifiés comme des thèses homicidaires. C'est important d'identifier les victimes et de développer des investigations pour tenter de remonter sur les auteurs. 7 dossiers sont présentés par la France. 6 pays travaillent sur cette opération. - A.-E.Lemoine: Merci, C.Sainte, directeur national de la police judiciaire.
Vous êtes très rare sur les plateaux de télévision. Merci d'être venu. C'est l'heure du 5/5 de L.Sénéchal.
La France sous des trombes d'eau pour encore plusieurs jours. - L.Sénéchal: Demain, ce sera pire.
La tempête Kirk nous apporte toute cette eau. On a mis le capitaine Kirk sur l'animation. Les Marseillais ont eu un avant-goût ce matin de la puissance de ce phénomène.
Regardez ces poubelles emportées par les flots, des voitures coincées, des tunnels inondés. L'eau s'infiltre partout. Le Vieux-Port a été inondé.
Il est tombé trop d'eau pour les canalisations de la ville. Les Marseillais n'en font jamais trop, évidemment! ... - L.Sénéchal: Même l'intérieur des bus a été inondé.
De l'eau jusqu'aux genoux! Un passager s'est filmé en train de patauger. Une trentaine d'écoles ont fermé ce matin.
Elles ont pu rouvrir cet après-midi. Les Alpes-Maritimes ont fermé préventivement toutes les crèches, écoles, collèges et lycées. - Pourquoi c'est fermé aujourd'hui? - A cause de la pluie. - Il n'y a pas de vent ni de tempête.
Il y a juste 2-3 gouttes. - Il ne pleut pas. - Le plan B, c'est de prendre mes enfants au travail.
On a pris les devoirs. J'en mets un sur chaque poste de travail. Ils vont faire le café aux clientes. - L.Sénéchal: Un peu galère pour les parents.
Le département a encore le souvenir des inondations à Cannes le mois dernier. Et surtout, la vallée de la Roya dévastée par la tempête Alex il y a 4 ans. - Quand il y a une mauvaise météo, on a peur.
Je suis réveillé depuis 7h. - L.Sénéchal: Il n'y a pas que le Sud-Est qui est touché par les intempéries.
Le Gard aussi. Voici Alès. Le Gardon est devenu un puissant courant.
Dans le Doubs, cette rivière est sortie de son lit. Hier soir, de violents orages ont éclaté à Paris. Là aussi, de brèves inondations.
Dans certaines stations de métro, il y a eu des infiltrations. De l'eau marronnasse qui tombe du plafond porte de Clichy. Demain, prudence, surtout sur le centre-ouest. - A.-E.Lemoine: Aux Etats-Unis, l'ouragan Milton menace. - L.Sénéchal: Dopé par le bouleversement climatique et les eaux anormalement chaudes de l'océan Atlantique, Milton est passé à la catégorie 5 en quelques heures, la plus dangereuse.
Des vents à 220 km/h. Il s'est éloigné avec un certain soulagement et avec un certain fracas. La Floride voit maintenant arriver le cataclysme.
J.Biden craint la pire tempête en un siècle. Voici des images de l'exode. "Si vous restez, vous allez mourir", déclare la maire de la ville de Tampa Bay. ... - L.Sénéchal: Les rues de Floride sont encore jonchées de débris après le passage de l'ouragan Hélène il y a 10 jours. 230 morts dans son sillage.
D.Trump accusait K.Harris d'avoir tardé à réagir.
Il a multiplié les fake news, jusqu'à corriger en direct sur Fox News. ... - L.Sénéchal: Trump a 1 point d'avance en Caroline du Nord dans les sondages.
C'est un des Etats-clés. Cette présidentielle est très serrée. D.Trump fait tout pour grappiller des points.
Kippa sur la tête aux commémorations du 7-Octobre. Il assure qu'avec lui, l'attaque du Hamas n'aurait jamais eu lieu. Mais la séquence s'est terminée avec un pas de danse au son du YMCA.
Côté démocrate, la sobriété de J.Biden. D.Trump joue à fond la carte de l'anti-establishment.
Il a snobé une émission culte aux Etats-Unis. ... - L.Sénéchal: Trump ne fait pas cette émission.
K.Harris est la seule à y avoir participé. Elle a à nouveau souligné posséder une arme.
Des propos pointés du doigt par ses détracteurs. ... - L.Sénéchal: Malaise sur le plateau.
Le plateau de Fox News! - A.-E.Lemoine: Ca vous inspire quoi, monsieur le directeur de la police judiciaire? - C.Sainte: Il y a un sujet des armes aussi aux Etats-Unis. - A.-E.Lemoine: On parle du désamour entre E.Macron et une partie de la communauté juive. - L.Sénéchal: Pourtant, l'exécutif multiplie les prises de parole en faveur d'Israël.
Tout à l'heure, sous l'oeil des familles des 2 otages français retenus par le Hamas, M.Barnier s'est exprimé. - M.Barnier: La France réaffirme son engagement indéfectible pour la sécurité d'Israël.
Je répète aujourd'hui que la sécurité d'Israël n'est pas négociable. Applaudissements. - L.Sénéchal: Une déclaration presque en forme de rattrapage après le discours de la veille. 4000 invités du Crif réunis pour commémorer l'attaque terroriste du 7-Octobre.
Le président a été hué pendant le discours de M.Barnier. - M.Barnier: Vous pouvez compter sur le président de la République...
Huées. La France...
La France n'abandonne jamais ses enfants. - L.Sénéchal: Le Crif avait vivement déploré samedi les propos d'E.Macron sur l'arrêt des livraisons à Israël des armes qui frappent Gaza. - Un clivage idéologique sépare désormais le camp du déshonneur qui, avec LFI, voit des résistants là où la conscience universelle reconnaît des terroristes. - L.Sénéchal: Les insoumis sont presque solidaires d'E.Macron. - E.Coquerel: Il arrive que E.Macron se fasse siffler dans des événements pour de bonnes raisons.
Ce n'est pas le cas. C'est une réaction par rapport aux déclarations d'E.Macron sur la livraison d'armes à Israël dans ces offensives sur Gaza.
Je ne trouve pas ça normal. - L.Sénéchal: Ce désamour entre E.Macron et une partie de la communauté juive ne date pas d'hier.
Il y avait eu cette grande marche contre l'antisémitisme en présence des anciens présidents F.Hollande et N.Sarkozy.
E.Macron avait choisi de ne pas y aller. Certaines personnalités comme P.Bruel s'étaient émues de son absence.
Ce désamour entre E.Macron et une partie de la communauté juive, c'est aussi une illustration du désamour d'E.Macron avec l'ensemble de la population française - P.de Saint Remy: Sans doute.
Je crois que c'est vraiment le résultat de ses déclarations sur les livraisons d'armes. - A.-E.Lemoine: C'est peut-être le timing... - P.de Saint Remy: Ce qui pose question, ce n'est pas tant le fond de ce qu'il a dit.
Des députés macronistes se sont interrogés sur le choix du timing, à 2 jours de la commémoration du 7-Octobre. Ca pose question sur la communication du président. - A.-E.Lemoine: Pour finir, un grand absent au rassemblement des Bleus. - L.Sénéchal: Les joueurs sont arrivés les uns après les autres à Clairefontaine avant d'affronter Israël et la Belgique.
Traditionnel défilé de mode. J.Koundé, A.Tchouaméni...
Il y avait aussi un invité mystère. ... - Très bonne blague!
Rires. - L.Sénéchal: Vous l'avez reconnu? - M.Bouhafsi: I.Konaté. - L.Sénéchal: Le grand absent, c'est K.Mbappé.
La passivité avec laquelle D.Deschamps accepte la situation est critiquée. - A.-E.Lemoine: Merci à tous. "La Surprise du chef", c'est disponible demain.
Merci d'être venu nous parler du phénomène des shooters, C.Sainte. Dans un instant, F.Arfi, L.Calamy, P.de Saint Sernin, L'OEil de Pierre, M.Bouhafsi, le dîner et les actualités de Bertrand.