Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatSud Radio (sur YouTube)· 9 août 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieAgriculture & alimentation

Sécheresse : une année noire pour l'agriculture française

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 40 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:30OuverteRéponse directe

    Benoît Bitau, que se passe-t-il sur votre territoire de la Charente Maritime?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on peut éviter les conséquences de la sécheresse?

  • 2:30RelanceRéponse directe

    Benoît Bitau, que pensez-vous des propos de Patrick Legras sur l'eau qui part à la ville et n'est pas utilisée?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Benoît BitauFait
    « On est dans une difficulté extrêmement importante. »
  • 1:45Patrick LegrasFait
    « On a une mauvaise gestion de l'eau. »
  • 3:30Jean-PaulFait
    « Il y a des phénomènes climatiques qui existent et qui ont toujours existé. »

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je voulais donner la parole également à ceux qui sont sur le terrain et vous allez voir que nos deux invités sont aussi sur le terrain. Je rappelle Benoît Bitau, député écologiste de Charante Maritime et agriculteur et euh Patrick Legras également président de la coordination rurale des Haut-Fance et producteur de lin de pommes de terre de betterave et de céréales. Alors je vais vous donner la parole messieurs, merci d'être là.

Je voudrais déjà que vous réagissiez au témoignage de Vanessain qui est ouvrière agricole. Déjà, Benoît Bitau sur votre territoire de la Charante Maritime que je connais bien. On en est où ? l'état des lieux adapte.

Alors, on est on est en grande difficulté et la difficulté sur ce territoire lié à l'eau est très est souvent très exacerbé parce que on est sur un territoire qui est très éloigné de ce qu'on appelle les châteaux d'eau, c'est-à-dire les les montagnes qui stockent l'eau via les les enneigements et qui sont très très éloignés de notre territoire qui est plutôt proche de l'océan et donc plutôt proche de l'exutoire que de de la source. Et donc on est dans une difficulté extrêmement importante. Vous vous êtes agir vous vous êtes agricul votre spécialité monsieur le député me moi je suis en en en en polyculture poliélevage j'élève des vaches des chèvres des chevaux de trait des bonets du poitou et des poules pondeuses et en grande culture je produis des productions végétales qui sont toutes dédiées à l'alimentation humaine.

Moi, j'élève des herbivores qui ne mangent que de l'herbe. Et donc toutes mes mes surfaces qu'on appelle des terres arables, les terres cultivées sont dédiées à l'alimentation humaine. produit 18 18 espèces différentes euh des des légumineuses, des des espècesifiables, euh des espèces oléagineuses pour faire de l'huile.

Enfin voilà, il y a beaucoup de diversité dans une logique agronomique de mélange d'espèces entre elles. C'estàdire que quand la moissonneuse batteuse vient dans le champ, il y a au moins de graines dans la trémie qu'on sépare ensuite. Enfin voilà.

Bon, c'est un modèle agronomique abouti. OK. Et vous, Benoît Bito avant de laisser la parole également à notre deuxième invité Patrick Legras.

Quelles conséquences la sécheresse a sur votre exploitation ? Bah pour pour réagir au témoignage de Vanessa, il y a il y a en vérité ce qu'on constate cette année, c'est deux paramètres. Effectivement, un paramètre de sécheresse avec des difficultés liées à la à la pénurie d'eau et un autre paramètre qu'on qu'on a tendance à occulter qui est la canicule.

C'est-à-dire que même des des cultures même très bien irriguées [grognement] vont souffrir de ces températures très élevées parce que parce que on connaît ce qu'on appelle le zéro de végétation en agronomie, c'est-à-dire le le le moment où où tout s'arrête, on le connaît [raclement de gorge] sur les températures négatives, on connaît tous les dégâts du gel qui brûlent absolument tout. Et ça, on a l'habitude de de de d'être confronté à ce phénomène là. Ce qui se passe avec le dérèglement climatique, c'est qu'on a exactement le même phénomène à l'autre bout, c'est-à-dire avec des températures positive, avec soit des plantes qui brûlent sur pied, même irrigué, même irrigué, j'insiste, ou des plantes qui ne fécondent pas.

C'est-à-dire que je vous ai parlé de lentilles, enfin je vous en ai pas parlé mais je produis beaucoup de lentilles et ben à 28°gr quand en pleine fleur, il fait 28°gr pendant une période plutôt longue, ce qu'on a vécu cette année, les fleurs ne fécondent pas. Et donc même irrigué même irrigué onarrive pas à produire des lentilles. Et donc et donc on a deux phénomènes qui sont qui qui sont conjoints et qui sont directement lié au dérèglement climatique.

Et l'écueil, je veux juste finir avec une phrase, l'écueil c'est de penser qu'en irrigant on va régler le problème alors que on doit réinventer les pratiques agricoles parce que même en irrigant on aura des productions à cause de la canicule, à cause des températures qui ne fonctionnent. OK. J'ai bien entendu mais là vous parlez de la culture Benoît, j'adore votre côté passionné et je la vraiment je trouve ça génial et on sent que vous êtes de toute façon un homme de terrain mais je suis désolé mais en terme entre autres d'irrigation pour l'élevage là on a un vrai souci c'estàd queon est obligé de de je suis pas d'accord avec vous madame.

Attendez attendez alors attendez on va donner la parole également vous je sais que vous êtes aussi c'est pour ça que je vous embête un peu. Un éleveur. Je voudrais donner la parole aussi monsieur Benoît Bito à monsieur Patrick Legras pour aussi avoir son avis.

J'aimerais avoir votre avis parce que je vais vous poser la question à tous les deux. Est-ce qu'on peut éviter les conséquences de la sécheresse ? Patrick Legravou est à des lieux dans la somme.

Alors je vais reprendre un peu ce qui a été dit auparavant. En fait on n pas un manque d'eau. On a une mauvaise gestion de l'eau.

Ça c'est le premier point. Pourquoi on a une mauvaise gestion de l'eau ? Parce que le la France était un pays depuis des dizaines d'années où l'eau n'était pas un souci. la différence de d'autres pays plus désertiques ou plus ou plus délicats comme l'Espagne, comme tous ces pays du sud, de l'Europe ou de l'Afrique qui eux gèrent l'eau, réduisent la vitesse d'eau qui part à la mer, font tout ce qu'ils peuvent pour que cette eau descende dans les nappes et qu'il ait le moins de perte possible.

Donc aujourd'hui pour pour si on fait un peu une synthèse depuis quelques dizaines d'années, on a augmenté la réglementation et on a aidé l'eau à aller plus vite à la mer par pour pour un respect de la biodiversité parce que il fallait que le monde aquatique puisse remonter les cours d'eau pour aller à la source pour donc le problème c'est que l'hiver euh la quantité d'eau qui descend est perdue parce qu'elle part très vite à la mer. Alors la démarche par contre, je suis d'accord avec monsieur le député sur la démarche aujourd'hui euh on a une année euh extrêmement catastrophique au niveau des températures, mais je suis désolé hein, vous allez euh dans d'autres pays bien plus désertiques avec euh des pivots d'irrigation, ils arrivent à produire les cultures que l'on produise. Alors ça dérange mais c'est la réalité.

Mais moi je voudrais venir juste avant juste avant que vous développiez. Moi, j'aimerais bien avoir votre état des lieux à vous dans votre exploitation. Vous êtes dans la Somme.

J'ai annoncé que DCK n'a pas eu d'eau depuis 45 jours. Vous êtes juste en dessous vous de la Somme. Comment ça se passe sur votre exploitation ?

Si on prend pour les cultures en céréales, comme c'est une culture divers qui a pris l'eau du printemps, on s'en sort moins mal. C'est-à-dire, on a perdu 20 % de rendement. Mais toutes les cultures de printemps, on va perdre entre 20 30 % des rendements.

Je dis bien rendement parce que lorsque j'entends des politiques qui nous disent "On va perdre quelques milliers d'euros par exploitation, non, c'est des dizaines de milliers d'euros queon va perdre par exploitation." Les gens là, on confond revenus et chiffres d'affaires. Lorsqu'on perd 50 % des rendements, on perd pas 50 % du revenu.

On on per 100 % du revenu et et on doit remettre la main à la patte au niveau de notre argent privé. Là, moi je vais vous dire je vais vous dire une seule chose pour pour essayer d'élever le débat. Je vais vous prendre un seul exemple.

Aujourd'hui, l'eau, elle vient de où ? Elle vient bien de la campagne et de nos champs les paysans là. Elle vient de là et elle va à la ville cette eau pour nourrir, ce qui est logique, pour arroser, pour pour euh pour euh pour comment dire désaltérer, pour euh pour être utilisé par l'industrie.

Et ben moi, je souhaiterais que l'on débatte parce que c'est là où est la source du problème. Je souhaiterais que l'on débatte des 30 milliards de mètres cubes qui arrivent et que l'on utilise, 25 milliards sont perdus. Où va cette eau ?

Évidemment, je le sais et on pourra ener où va cette taau ? Pourquoi n'est-elle pas réutilisée ? Pourquoi est-elle perdue pour tout le monde ?

Parce qu'une fois qu'elle est rejetée, elle est perdue pour tout le monde, qu'elle part à la mer. Et là, et c'est là que se situe le problème d'une France qui dans l'opulence de l'eau est arrivée à une dizaine d'années à force de réglementation, d'organisation et d'écologie qui n'est pas forcément un mal, mais une écologie non cadrée et non euh non euh on va dire orientée avec le besoin de cette agriculture. Où où va cette eau et pourquoi est perdu ?

La question est posée. Je vous propose de revenir avec nous dans quelques instants. Vous savez qu'en radio, on a des pauses obligatoires.

Ça s'appelle la pub. Patrick Legrap, président de la coordination rurale des Haut-Fance et producteur entre autres de céréales de lin de betterave et de pommes de terre pose la question où va l'eau ? Et ben on essaiera d'y répondre avec vous Patrick Legras, avec vous Benoît Bitau et avec vous.

Je vous rappelle la question que je vous pose. Sécheresse et est-ce que Benoît n'apporte pas là une réponse avec l'agriculture qui souffre ? Est-ce que nous pouvions éviter les conséquences de la sécheresse ?

On en parle avec vous sur Sud Radio dans quelques instants. Restez avec nous. On accueillera aussi Jean-Paul au 0826 300 qui lui aussi veut donner son avis. 7h10h le grand matin weekend Sud Radio le grand matin weekend 7h10hot.

Et la question que je vous pose ce matin est donc nous sommes en débat actuellement sécheresse l'agriculture souffre et pas qu'elle évidemment. Pourvions-nous l'éviter ? On en parle évidemment avec vous.

Vous êtes nombreux à réagir sur la page Facebook, YouTube et le compte X de Sud Radio. Vous dites oui sur la page YouTube. Oui, nous pouvions l'éviter en tout cas de faire souffrir l'agriculture et le reste suite à cette sèche stress.

N'hésitez pas, vous avez par exemple Francis qui nous dit "Laisser nos agriculteurs stocker de l'eau." Actuellement en France, les champs pour nourrir la population sont brûlés. Vous êtes nombreux à réagir.

Alors euh en quelques mots parce que je voudrais vraiment laisser aussi la parole à Benoît Bitau et nous avons Jean-Paul qui a appelé 0826 300300. Patrick Legra, vous avez jeté un pavé dans la marge juste avant. Je vous donne mes 20 secondes pour rappeler ce que vous nous dites.

L'eau des champs part à la ville et n'est pas utilisée. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Ben, grosso modo la France, on utilise 28 milliards de m³ et si on additionne tout ce qui est rejeté par l'industrie, par les centrales nucléaires et par les stations d'épuration, on en rejette 25 milliards.

Voilà, c'est clair, c'est net, c'est précis. Mais quand vous dites l'eau des champs part à la ville, bah tout ce qui est eau pour pomper, on va prendre par exemple la région parisienne, la grosse source de l'eau de la région parisienne, c'est la scène, c'est la scène et mar et c'est la justement la région des haut de France entre autres laine parce que les pompages sont fait bien plus loin que les villes parce que par nature les villes sont des grosses zones de pollution donc on va pas pomper l'eau où l'eau n'est pas forcément très bonne. Merci d'avoir été bien clair, j'ai mieux compris.

Benoît Bito une réaction à ce que vient de nous annoncer Patrick Legra. Est-ce que ça pourrait être l'une des solutions pour éviter les conséquences de sécheresse évidemment à venir puisque celle de cette année, on est tous en train de d'essayer de faire au mieux ? Alors au risque de vous surprendre, je partage complètement le début du développement de de monsieur le gras.

Effectivement, on a on a beaucoup d'eau parce qu'on a on n'est pas sur un pays où on a un déficit de pluviométrie. Ce régime pluviométrique a été sévèrement modifié par le dérèglement climatique. C'est-à-dire qu'on a beaucoup d'eau qui arrivent sur des courtes périodes et donc on a on a cette eau qui est abondante et qui est inondation.

Voilà, c'est ça. Donc on a une année 2026 qui est qui est particulièrement éclairante par rapport à tout ça où on a un excès d'eau au début de l'année conséquent, historique et derrière une sécheresse et une canicule également conséquente et historique. Et et et là ça met en lumière effectivement le fait qu'on aurait pu éviter tout ça si on avait travaillé. et et réfléchi à l'aménagement du territoire. [raclement de gorge] va diverger celui de monsieur le c'est ce momentl on fait le constat que l'eau qui part à la mer est en quantité importante mais se posait la question de pourquoi est-ce qu'elle part à la mer avec une petite une petite insise quand même l'eau qui part à la mer n'est pas une eau perdue.

Moi je moi je suis élu sur une circonscription où j'ai des pêcheurs, où j'ai des conchiliculteurs. Je peux vous dire que eux l'eau qui arrive à la mer elle est déterminante. Elle est déterminante.

Oui. Pour faire des huiles de marine par exemple. [rires] euh elle est déterminante pour pour ces productionsl donc attention avec ces raccourcis un peu simplistes parce que parce que il y a des acteurs qui ont besoin de l'eau qui arrive à la mer mais mais par contre dans les quantités pour faire concrètement c'est un problème d'aménagement du territoire et moi ce qui me gêne c'est que les agriculteurs qui veulent aujourd'hui des mégabassines et il y a un éléphant dans la pièce un angle mort que personne n'évoque c'est l'argent public qu'on met sur la table c'est-à-dire que pour faire ces mégabassines on met beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d'argent argent public qui ne va servir qu'à 6 % des agriculteurs parce que seulement 6 % des agriculteurs sont en capacité d'irriguer.

Et cet argent public, si je prends l'exemple de l'exitouante, les quatre départements de Sèvre euh Charante, Charante Maritime et Vienne, on est prêt à mettre 400 millions d'euros pour faire des mégabassines qui ne vont servir qu'à 6 % des agriculteurs. Et bien ces 400 millions d'euros, il aurait il faudrait qu'on les oriente vers le réaménagement du territoire, c'est-à-dire créer des conditions pour que quand l'eau est abondante, comme ça a été le cas cet hiver, on sache l'accueillir. J'adore ce verbe quand on parle d'eau, accueillir l'eau, la retenir, la ralentir, la laisser s'infiltrer et la laisser mais sur des zones humides. et c'est là où a il y a une des zones stratégiques et et qui qu'on a complètement balayé du territoire qui sont des zones humides qui sont les zones humides qui permettent de recevoir cette eau, de restaurer le grand cycle de l'eau, de retrouver de la fonctionnalité hydraulique et de nourrir pour répondre à votre question parce que vous m'avez posé une question sur l'élevage et qui permettrait quand l'eau s'évacue gentiment de nourrir des herbivores avec de l'herbe plutôt qu'avec du maïs qu'on irrigue et là on rallume véritablement un cercle vertueux arché excusez-moi Benoît Bitau mais s'il vous plaît je ne vous entends plus je le fais exprès parce que vous ne Oui mais excusez-moi on est on est à trois vous parlez tout seul Benoît Bito excusez-moi je voudrais quand même aussi avoir la réaction de de votre débatteur sinon c'est plus un débat c'est un monologue.

Et puis j'ai aussi Jean-Paul et j'ai des choses à tenir. Donc non, je suis désolé, vous ne pouvez pas prendre la parole comme ça en otage et la garder. Je voudrais avoir la la réponse de Patrick Legra.

On vous a entendu, monsieur le député de Charante Maritime, monsieur le député écologiste. Je suis d'accord avec vous mais laissez la parole aussi aux autres. Monsieur Patrick Legras, rapidement parce que je voudrais donner la parole aussi à Jean-Paul qui nous a appelé.

Alors en 30 secondes, j'étais satisfait que monsieur Bitos soit d'accord sur les propos qui sont des chiffres qui existent. Le reste c'est de l'idéologie, je suis désolé. Le grand cycle de l'eau, l'eau, il va à la mer, elle va toujours à la mer.

Il faut savoir que sur les 500 milliards de mètres cubes, 470, on va dire 470 milliards ne sont pas utilisés par les agriculteurs entre autres. Et et dernier point, on utilise que 10 % de de l'utilité, c'estàdire des 30 milliards, même pas 10 % et pendant 3 mois. Donc euh il faut aujourd'hui au lieu de se battre, il faut que l'on trouve des solutions à la fois agricoles, à la fois écologiques et à la fois pour le consommateur.

Je vais vous prendre un seul exemple qui va résumer ça. Vous prenez le dossier de la ville de Nior. Nior, c'est 30 à 40 m³, 30 à 40 millions de m c qui sont rejetés.

Et ben l'État a décidé que les rejets étant trop toxiques en milieu aquatique, il fallait les diluer pour qu'elles repartent à la mer. Donc vous comprenez que les dossiers sont là. Alors, on accable le paysan, on accable l'agriculteur alors que il est là pour nourrir le peuple et en fait les solutions, ils sont, je dis bien maquillé, j'emploie le terme, maquillé par des gens qui font pas face à leur responsabilité. [raclement de gorge] On va accueillir Jean-Paul, restez avec nous, Benoît Butot, député écologiste de Charante Maritime, agriculteur et passionné et Patrick Legra, président de la coordination rurale des Haut-Fance.

C'est producteur entre autres de céréales, de better de lin et je l'ai bien entendu, de pommes de terre. Jean-Paul, j'ai quelques minutes enfin quelques secondes à vous accorder. Merci d'être avec nous au 0826 300.

Oui, bonjour Laurence et donc bonjour à vos intervenants. Donc monsieur le Gras dont j'apprécie les propos. Euh est-ce qu'on peut prévoir oui et non ?

Euh non parce que il y a des phénomènes climatiques qui existent et qui ont toujours existé. On parle de dérèglement mais il faut arrêter de raconter ce genre de ce genre de plaisanterie pour faire peur aux gens. Donc oui, est-ce qu'on peut prévoir en 1976, on a eu une très grande sèchefesse qui nous a volu un impôt exceptionnel.

L'impô schef qui était rossé 5 ans près, hein, c'est clair. Mais donc, on pensait qu'à l'époque, on aurait mis en place une gestion de l'eau, c'est-à-dire faire des des comment dire des retenues, des petites retenues, des grandes retenues un peu partout et non pas envoyer toute la flotte à la mer. Donc comme les les écologistes effectivement le réclament et donc on a vu les écologistes détruire toutes les toutes les petites retenues qu'il y avait autour de Valence dans tous les cours d'eau.

Donc ça a provoqué uneisation catastrophique d'il y a quelques années à Valence. Mais ça ça on l'a oublié. Euh donc il faut pas confondre effectivement écologie et escr on a affaire à de l'escrituelle et donc des gens qui ne veulent pas du tout mettre en place des des solutions.

Après les solutions se multiples ça c'est ça c'est clair. Mais par contre il faut retenir de l'autre si si je peux me permettre Jean-Paul je je ne serai pas d'accord avec le mot que vous venez d'utiliser. On peut avoir des idées qui ne sont pas spécialement les miennes puis j'ai pas en parler mais l'escrologie je trouve quand même que le mot est trop fort et c'est vous qui le dit ce sera pas moi.

Voilà et je pense qu'on a besoin de tout le monde pour travailler qu'on soit écologiste, qu'on ne le soit pas et que face à ce qui se passe en terme de changement climatique et de conséquences, travaillons main dans la main tous ensemble et peut-être arrêtons de se diviser et de se battre pour je ne sais quelle raison. Moi, je suis plutôt pour travailler tous ensemble. En tout cas, Jean-Paul, vous avez eu la parole également sur Sud Radio.

Je vais devoir arrêter le débat parce que on pourrait passer des heures sur ce sujet qui son qui est d'importance. Et bravo à vous deux d'avoir donné aussi votre avis avec passion évidemment pour notre ami député [rires] de la Charante Maritime d'une des circonscriptions, Benoît Bitau et également éleveur et agriculteur et Patrick Legras dans la somme également. Merci d'avoir été avec nous tous les deux.

Euh Patrick Legras, président de la Coordination rurale des Haut-Fance, producteur dans la somme et député écologiste Benoît Bitau de Charante Maritime et agriculteur également. Merci à vous deux de votre franchise et en tout cas de votre vérité partagée sur l'antenne de Sud Radio. Allez à suivre et bien on va parler de rencontre avec la nuit des étoiles.

On va prendre un peu de hauteur et puis juste après on parlera des vins de l'citanie avec Gérard Bertrand. Sud Radio. Parlons vrai.