Censure : Emmanuel Macron sort du silence - 05/12/2024
Emmanuel Macron Au micro : Anne-Élisabeth Lemoine, Elsa Tran Nguyen, Bruce ToussaintSource d'origineTranscription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 30:00RelanceRéponse directe
Pourquoi la dissolution n'a-t-elle pas été comprise par les Français ?
- 35:00OuverteRéponse directe
Quels sont les risques pour la France après la censure ?
- 40:00RelanceRéponse partielle
Comment éviter une crise financière majeure ?
- 45:00FerméeRéponse directe
Faut-il craindre un défaut de paiement de l'État ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Les Français mesurent-ils la gravité de la situation ?
- 55:00OuverteRéponse directe
Qui pourrait être le prochain Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 30:50E.MacronFait
« La dissolution était inéluctable, mais n'a pas été comprise. »
- 40:50E.MacronFait
« Il a accusé les 2 extrêmes d'avoir fait une alliance antirépublicaine. »
- 1:05:50N.BeytoutChiffre
« La motion de censure annule un budget qui devait prendre 8 milliards d'euros sur les principales entreprises françaises. »
- 1:15:50N.BeytoutChiffre
« Les taux d'intérêt sont à peu près au niveau de ceux qu'a la Grèce. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
... - A.-E.Lemoine: Nous sommes en direct jusqu'à 21h avec Emilie, Pierre et Mohamed.
Un fait inédit ou presque dans l'histoire de la psychanalyse: un patient tellement problématique, angoissé et collant que son psy le vire, s'en débarrasse, en lui faisant croire qu'il guérira s'il trouve l'amour, sauf que l'amour, le patient collant va le trouver par hasard avec la fille de son psy. Ils vont se retrouver à un anniversaire de mariage, qui va virer au cauchemar. - Vous n'allez pas sauter, Damien. - Les pompiers sont là. - Pourquoi vous les avez appelés?
Ca fait 6 fois qu'il nous fait le coup. C'est un chantage affectif. Je crois que j'ai enfin une solution pour vous.
Nous allons arrêter notre séance. - Non! - Je compte bien vous revoir. - Ah ouais?
Quand ça? - Quand vous aurez décidé de trouver l'amour. Débarrassé! - Je suis si contente qu'Alice vienne avec son nouveau chéri. - Moi aussi. - Non! - Ce sont nos 30 ans de mariage. - A chaque fois que je t'ai présenté quelqu'un, tu n'as pas pu t'empêcher de l'analyser. - Ca ne se reproduira plus, je te le promets.
Je vais le chercher. C'est la moindre des choses. Oh, la vache! - Dr Béranger? - Damien!
Mais qu'est-ce que vous foutez là? Vous pouvez m'envoyer de toute urgence le dossier de Damien Leroy? Phobie des oiseaux, j'avais oublié ça. - Magnifique! - Enfoiré! - Je vais avoir besoin de votre aide.
On ne pourrait pas lui enlever Alice de la tête? - Je peux te faire un prix, doc. - On se tutoie? - A partir de 600 euros, je tutoie tout le monde. - Allô, Stéphane?
On voudrait t'inviter. - Dr Béranger, ça fait plaisir. - Vous étiez un couple magnifique. - Papa! - C'est qui, Stéphane? - Quand je pense que j'ai failli me marier avec lui... - C'est ça que vous cherchez, docteur? - Il a réussi!
Vous n'avez pas mal au coeur en voiture? - Je n'ai pas toutes les tares du monde non plus. - Accrochez-vous!
Nous adorons les piments. On ne les sent plus. Vous, ça va?
Pas de palpitations? Il crie. Vous vomissez combien de fois par jour? - Ils te mettent à l'épreuve. - Avec ces somnifères, tu vas bien dormir, mon grand. - Le mieux, c'est que je m'en aille.
Cris. - Tous aux abris! - J'ai l'impression qu'on va passer un très bon week-end. - Oui, je crois. - A.-E.Lemoine: "Jamais sans mon psy", en salle mercredi prochain.
C'est une comédie réussie signée A.Lemort, avec C.Clavier dans le rôle d'un psy qui aurait bien besoin d'un psy, B.Lecaplain en dépressif suicidaire, amoureux de Claire.
On a le plaisir de les accueillir ce soir sur le plateau. Bienvenue sur le plateau. - B.Lecaplain: Bonjour, tout le monde. - A.-E.Lemoine: On est très heureux de vous recevoir, tous les trois. - C.Clavier: Tu es resté dans cette émission, finalement? - A.-E.Lemoine: Il était question que Pierre parte? - C.Clavier: On m'a dit qu'il en avait marre. - P.Lescure: Oui, mais vous veniez. - C.Clavier: Pas pour ce soir.
Je savais que tu serais là. On peut difficilement manquer quelqu'un de mon importance. Apparemment, il devait partir. - A.-E.Lemoine: Non, il est bien là et on en est ravis.
On est ravis de vous accueillir pour cette comédie, ultra bienvenue dans ce contexte politique agité. Ce n'est pas arrivé jusqu'à vous? - C.Clavier: Non. - A.-E.Lemoine: Vous êtes le seul...
Vous nous faites beaucoup rire, tous les trois. - C.Clavier: Ils sont formidables.
R.Bensetti, le 3e du trio, est exceptionnel aussi. - A.-E.Lemoine: Rire, c'est un don du ciel. - C.Clavier: Le faire avec cette génération, c'est formidable.
Ca fait 10 ans que je partage l'affiche avec des jeunes gens qui en veulent beaucoup, qui veulent parler au public. C'est divin. Continuez, ça avait l'air intéressant.
Elle va s'énerver. J'ai vu que, de temps en temps, vous avez ce côté très charmant, mais vous vous énervez. C'est vrai que vous avez vécu avec Baptiste il y a une dizaine d'années? - A.-E.Lemoine: Oui. - B.Lecaplain: C'était une relation à distance.
Elle avait entamé des études de kinésithérapeute à Boston. - A.-E.Lemoine: Oui.
Notre relation s'est mal terminée. - B.Lecaplain: A distance. - A.-E.Lemoine: On dit n'importe quoi! - C.Clavier: La violence!
Elle a failli péter la table. - A.-E.Lemoine: En parlant de votre personnage, qui est dans une situation inextricable... - C.Clavier: Bien sûr.
Il tombe sur un timbré. Il ne s'en sort pas pendant 5 ans. Le type part par la porte et revient par la fenêtre avec sa fille.
C'est impossible! Secret médical oblige, il ne peut rien dire. Il doit se clouer le bec pendant un week-end et le lourder en douceur. - A.-E.Lemoine: "En douceur"... - C.Clavier: Il est un peu manipulateur.
On dirait un journaliste de télé. - A.-E.Lemoine: Un Machiavel.
Le timbré en question, c'est Baptiste. Vous ne ressemblez pas à votre personnage, quoique... - B.Lecaplain: J'ai quelques phobies. - C.Clavier: Pas encore. - A.-E.Lemoine: Il y a quelques astuces qui vous maintiennent dans une sorte de normalité. - B.Lecaplain: Mais il rencontre une personne délicieuse.
Au début du film, je suis au bord du gouffre. - C.Clavier: C'est pour cette raison que je fais le maximum pour qu'il parte. - A.-E.Lemoine: L'amour, c'est 2 névroses qui se rencontrent.
Je cite le docteur Béranger. - C.Clavier: Jung, qui cite Béranger.
C'est un grand psychanalyste. - A.-E.Lemoine: Claire est donc un peu névrosée.
La faute à qui? A son père. - C.Chust: Peut-être.
Mais je pense qu'on l'est tous, dans le film. Alice est un peu névrosée. C'est un peu la maison des fous.
On a tous nos névroses. C'est la rencontre de toutes ces névroses qui font qu'il y a des situations abracadabrantesques. - C.Clavier: C'est une famille stable, et arrive un timbré.
Il faut s'en débarrasser. Elle dit ça car elle est aimable avec lui. - M.Bouhafsi: Il y a quelque chose qui me turlupine depuis que je vous ai vu en psy.
Votre voix, dans certains passages du film, m'a fait penser à quelqu'un. On a fait le test dans la rédaction. Concentrez-vous uniquement sur la voix. - Bien sûr que je crois que vous êtes hypocondriaque, claustrophobe, vous avez la phobie des oiseaux.
Votre pulsion autodestructrice est une réaction à "comment je peux me faire aimer par l'autre". - C.Clavier: Très bien joué. - M.Bouhafsi: Vous êtes le sosie vocal d'un ancien président, un certain F.Hollande.
A la voix, aux intonations... - A.-E.Lemoine: Personne n'est d'accord? - C.Clavier: Vous avez utilisé Shazam? - M.Bouhafsi: Ca fait des années que vous le connaissez. - C.Clavier: Physiquement, je n'ai pas cette tête! - A.-E.Lemoine: Qu'est-ce qu'elle a, la tête de F.Hollande? - C.Clavier: Il est truffé de boutons.
C'est affreux. Pardon, excusez-moi. - B.Lecaplain: Il doit avoir froid.
C'est la chair de poule. - M.Bouhafsi: Vous étiez dans le même lycée. - C.Clavier: On n'était pas dans la même classe.
On a fait un peu de Sciences Po, mais il était plus jeune. On n'a jamais été au lycée ensemble. - A.-E.Lemoine: Il n'y avait pas de risque qu'il se retrouve dans la troupe du Splendid. - M.Bouhafsi: Il a quand même un grand sens de l'humour. - C.Clavier: Oui. - B.Lecaplain: Indice: quand les réponses sont courtes, il faut changer. - A.-E.Lemoine: On va demander à quelqu'un qui vous connaît bien si vous feriez un bon psy.
La réponse est sans appel. - C.Clavier: Je le pense. - Je pense qu'il ferait un bon psy, mais il pourrait partir en fou rire avec des patients.
Pour un psy, ce n'est pas possible. - C.Clavier: Je suis moins rieur qu'avant, mais j'arrive à tenir plus grâce à la technique du jeu.
N'importe quel acteur est un bon psy. Quand on étudie beaucoup les comportements, on peut se scanner les uns et les autres. On voit bien le menton.
C'est intéressant. Il est complètement concentré. - M.Bouhafsi: J'étais concentré sur votre réponse. - C.Clavier: On l'a compris. - A.-E.Lemoine: Baptiste rigole... - B.Lecaplain: J'ai passé 2 mois sur le tournage à rire et à travailler.
Mais j'ai beaucoup ri. - M.Bouhafsi: Il est très en forme. - C.Clavier: Je tiens à vous dire que vous faites une émission absolument formidable.
Vous avez beaucoup de mérite. La lumière est infecte. Je vous ai vue sur le retour. - A.-E.Lemoine: On a des boutons partout aussi? - C.Clavier: Non, vous êtes trop éclairée.
On pourrait avoir une lumière plus douce. - A.-E.Lemoine: On peut adoucir la lumière?
Pour nous, ce n'est pas utile. C'est plutôt pour vous. - C.Clavier: Bien sûr. - A.-E.Lemoine: Sinon, vous risqueriez de ressembler à F.Hollande.
C.Clavier, c'est l'homme qui a fait que vous êtes devenu comédien, Baptiste? - B.Lecaplain: Je l'ai découvert au cinéma dans "Les Visiteurs". - C.Clavier: C'est une carrière, mon vieux. - B.Lecaplain: C'est la 1re fois de ma vie que j'allais 2 fois au cinéma le même jour pour revoir le film.
J'étais absolument estomaqué par la performance, la drôlerie et le génie comique de Christian. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas fait des "c'est OK" pendant tout le tournage? - B.Lecaplain: On citait un film que Christian aime bien.
On est fans des "Anges gardiens". Il faut être malin, il faut étudier un peu. - A.-E.Lemoine: Vous étiez intimidée, Claire? - C.Clavier: Ca fait longtemps qu'on a tourné ensemble.
On se connaît bien. - C.Chust: Maintenant, non.
Mais quand j'ai décroché le casting, je ne réalisais pas que j'allais tourner avec C.Clavier. J'ai grandi avec "Les Bronzés".
Le 1er jour de tournage, quand j'ai compris qu'il arrivait, le trac est monté. Mais c'était tellement dans la bienveillance et dans la transmission, la générosité dans le jeu...
J'étais en train d'apprendre en tournant avec lui. Je n'ai plus du tout eu peur. - B.Lecaplain: En plus, tu étais la chouchoute. - C.Chust: J'ai eu le droit de le tutoyer la première.
Baptiste n'a toujours pas le droit. - C.Clavier: Elle est exceptionnelle.
La 1re fois que j'ai rencontré Baptiste, j'arrive sur le tournage...
Il y a une portée de canards qui passe devant la voiture. Je pile. On a tourné avec beaucoup d'animaux.
J'ai un bon contact avec les animaux. - B.Lecaplain: C'est un ami des bêtes. - C.Clavier: Vous n'aimez pas les animaux? - A.-E.Lemoine: Si. - C.Clavier: Lui, il est à côté.
Il ouvre la portière. J'ai le sentiment que c'est quelqu'un qui veut ouvrir pour nous voler quelque chose. J'accélère.
Je l'ai traîné sur 50 m. C'était notre 1re rencontre. Après, ça récupère vite, les jeunes! - A.-E.Lemoine: Ca donne envie d'aller voir le film. - E.Tran Nguyen: Vous disiez que vous aviez appris, mais vous aviez déjà pas mal d'expérience en termes de comédie.
B.Lecaplain, on vous a découvert dans "Problemos". C.Chust, vous jouez le couple Leslie/Léo dans "Scènes de ménages".
Lui, c'est le fils à papa. Vous, vous êtes débrouillarde. - Je suis en télétravail.
Je ne peux pas te parler. - Comment ça? - Tout le monde est en télétravail.
Il n'y a pas de raison. - Bien sûr! Tu ne peux pas faire du télétravail en étant infirmière. - Si.
Ca se passe bien. Vous avez des fourmis? Je vous ai perdue, je ne vous vois plus.
Vous êtes tombée? - C'est complètement con, ton truc! - Madame! - Qu'est-ce que tu fais?
Tu fais un massage cardiaque à l'ordinateur. - E.Tran Nguyen: Vous l'avez découverte dans "Problemos", aussi. - C.Clavier: Oui, c'était la 1re fois que je la voyais. - A.-E.Lemoine: Vous ne l'avez pas traînée sur 50 m.
Ce n'était que pour Baptiste. - P.Lescure: Ce qui me fascine chez vous, car j'ai grandi avec vos films... - C.Clavier: Quand on s'est rencontrés, on avait 4 ans l'un et l'autre. - P.Lescure: J'aime votre génie du jeu et la méticulosité avec laquelle vous choisissez vos costumes.
Il y a quelque temps, sur ce plateau, J.-M.Poiré nous a fait rire aux éclats en nous racontant comment lui et vous aviez choisi la fameuse robe léopard de Katia dans "Le père Noël est une ordure". - Il l'essayait, il sortait et il me disait: "Tu la trouves comment?" C'était pas mal.
Ils ont commencé comme si on était un couple. Les vendeuses me parlaient à moi. "Quelque chose va vous plaire, je crois!" On disait: "Est-ce que c'est assez Yvette Horner?" La dame du magasin a compris que c'était showbiz.
Elle a amené cette merveilleuse robe léopard en disant: "Je crois que ça va vous plaire. J'en ai une qui est très showbiz." - P.Lescure: A la fin, il a sorti sa carte Bleue et en a acheté trois.
C'était déjà un peu le personnage. - C.Clavier: C'est un souvenir magnifique. - A.-E.Lemoine: Dans le genre de choix de costumes, il y a un maillot de bain inoubliable dans "Les Bronzés". - Salut, Jérôme!
Tu nous as amené le soleil? - Il nous a amené le soleil... - S'il y a le moindre pépin, je suis médecin.
Mais ne me dérangez pas pour des bricoles, je suis en vacances. - A.-E.Lemoine: C'était votre idée, qu'il soit le plus petit possible. - C.Clavier: Il y avait des Italiens avec un peigne.
Ils se coiffaient et ils le remettaient là. - A.-E.Lemoine: Vous renversez sur scène un bol de fromage blanc sur la tête de M.Blanc.
Ca dégoulinait sur tout son corps, jusque dans son maillot de bain, qu'il ne lavait jamais. C'est vrai? - C.Clavier: C'est probable. - A.-E.Lemoine: Le maillot de bain empeste le fromage blanc séché. - C.Clavier: C'est vrai.
Les coulisses empestaient. C'était odieux. - A.-E.Lemoine: Elle avait aspergé le maillot d'eau de Cologne. - C.Clavier: Il fallait mettre la bouteille entière. - A.-E.Lemoine: C'est l'une des anecdotes savoureuses qu'on trouve dans le Splendid. - C.Clavier: Tout va à la recherche médicale, les maladies auto-immunes et le cancer. - A.-E.Lemoine: "C'est comme les pièces d'un puzzle qui ne se ressemblent pas du tout, mais qui s'emboîtent parfaitement." C'est une belle définition? - C.Clavier: Il y en a plein d'autres.
Il y a une chose unique entre nous. C'est une famille qu'on a choisie quand on avait 13 ans. C'est une chose unique.
C'est un rapport unique. - A.-E.Lemoine: Vous avez eu des fous rires d'anthologie avec M.Blanc, comme sur le tournage de son film "Grosse fatigue".
Vous avez foutu en l'air un plan de tournage. - C.Clavier: On devait tourner une scène tous ensemble.
On lui a fait faire 7 heures supplémentaires. C'était diabolique. C'est une chose unique, quand on est entre nous. - A.-E.Lemoine: "Le président", c'est comme ça que tout le monde l'appelait? - C.Clavier: Sa maman était experte-comptable.
Il avait le sens des comptes. - A.-E.Lemoine: "Le Splendid par le Splendid, nous nous sommes tant marrés", et nous avec vous.
C'est un formidable livre. - C.Clavier: C'est un beau cadeau de Noël pour les chercheurs. - A.-E.Lemoine: Tous les bénéfices de la vente du livre seront reversés à la Fondation pour la recherche médicale. "Jamais Sans mon psy", c'est en solde mercredi prochain.
En salle, pardon. - P.Cohen: Vous pourrez avoir de belles réducs. - C.Clavier: Vous pensez que vous allez pouvoir continuer l'émission combien de temps?
C'est une question, c'est tout... - A.-E.Lemoine: Vous avez la réponse.
Ca s'appelle un fouteur de merde, un semeur de zizanie. - C.Clavier: Vous n'êtes qu'avec des gens qui ne sont pas tellement drôles...
Je ne parle pas d'eux...
Vous voyez ce que je veux dire? - A.-E.Lemoine: Finalement, c'est arrivé jusqu'à vous!
C'est toujours un plaisir de vous avoir sur notre plateau. Il est hors de question que j'arrête cette émission, à moins que vous ayez l'intention de terminer le cinéma. - B.Lecaplain: Non, Christian, pas encore! - A.-E.Lemoine: "Jamais sans mon psy", c'est mercredi prochain au cinéma, avec B.Lecaplain et C.Chust, entre autres. - C.Clavier: Tous les acteurs...
C'est très bien joué. Je me mets de côté. Ils jouent tous très bien.
A.Lemort, qui a écrit le film, a très bien choisi sa distribution. - A.-E.Lemoine: Merci d'avoir accepté de venir. - C.Clavier: Merci.
Ca nous a fait plaisir de vous recevoir. Nous vous laissons maintenant Avec Jean-Philippe Plus et William Lamarche, qui vont vous faire une analyse de la société. - A.-E.Lemoine: Et de l'allocution d'E.Macron.
Elle a duré 10 minutes 45. On va la débriefer. - C.Clavier: Elle est plus intéressée par ça que par nous. - A.-E.Lemoine: C'est pas vrai!
Il a fini depuis un paquet de temps et vous êtes encore avec nous. - C.Clavier: Il faut le dire aux téléspectateurs.
C'est redoutable. Merci infiniment. Ca nous a fait très plaisir. - A.-E.Lemoine: Merci beaucoup.
Allez au cinéma mercredi prochain pour voir cette formidable comédie. S'il vous plaît, rendez les loges dans l'état dans lequel vous les avez trouvées. Tout de suite, le débrief de l'allocution présidentielle. - L.Sénéchal: Le chef de l'Etat a parlé un peu plus de 10 minutes.
Il a reconnu que la dissolution était inéluctable, mais n'a pas été comprise. Il a commencé par remercier son Premier ministre, M.Barnier.
Il va désormais expédier les affaires courantes. Il a promis un projet de loi spécial d'ici la mi-décembre pour reconduire le budget 2024. Il a en quelque sorte réglé ses comptes.
E.Macron a livré son analyse de la situation, de la censure, qui vient de renverser M.Barnier, pour la 1re fois en France depuis plus de 60 ans.
Il a accusé les 2 extrêmes d'avoir fait une alliance antirépublicaine. - L.Sénéchal: Cette alliance de ces extrêmes, ce front antirépublicain, n'a été possible qu'avec le soutien de forces qui gouvernaient hier la France.
Il parle, sans le nommer du PS, des écologistes. "Ce front antirépublicain a choisi le désordre avec la complicité", c'est le mot choisi, du reste du NFP. Il va nommer dans les jours qui viennent un Premier ministre.
Il espère un gouvernement resserré. Il a annoncé qu'il ne démissionnerait pas. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, N.Beytout.
Vous êtes fondateur et directeur du journal "L'Opinion". L.Joffrin, bonsoir.
Vous avez suivi cette allocution. Un ton particulièrement incisif de la part du président. de gravité, de tentative de gravité, pour un discours qui ne devrait pas rester dans les annales.
On a vécu hier une journée historique. Je ne suis pas sûr que le discours soit historique. - A.-E.Lemoine: Pourquoi?
Il n'y avait pas assez de solennité? - L.Joffrin: Pour une fois qu'il n'était pas trop long... - N.Beytout: Au fond, il a fait ce qu'on pouvait attendre de lui.
Il a rejeté la responsabilité de tout ce désordre sur les autres. - A.-E.Lemoine: Il s'est à nouveau justifié de la dissolution en disant qu'il n'avait pas eu le choix. - N.Beytout: Et puis parce qu'il n'a pas repris l'offensive.
Il a proposé aux Français d'attendre, de lui faire confiance. Mais il n'a pas repris la main sur la politique. A mon avis, le discours qui était fait pour dire "je suis là, je protège, je continue, je suis la stabilité", je serais très étonné qu'il ait atteint ses objectifs. - A.-E.Lemoine: Ca ne restera pas dans les annales, L.Joffrin? - L.Joffrin: Non.
Tous se trompent sur un point. Il n'est plus le président. Il va nommer un Premier ministre, et ça va durer 5 jours.
Il n'aura ensuite plus de pouvoir. Ca se passe au Parlement. Il n'y a pas de majorité, donc le président n'a pas de prise.
Il a une prise éventuelle sur la nomination. Il ne s'était pas très bien entendu avec M.Barnier, car il faisait ce qu'il voulait.
Je comprends qu'il ait de l'amertume à l'égard de ceux qui ont voté la censure, notamment les socialistes. Ca veut dire quoi? Qu'il va nommer un Premier ministre qui va s'appuyer sur la même coalition que M.Barnier...
C'est-à-dire la droite et le centre. Ca vient d'échouer. Pourquoi recommencer la même chose? - A.-E.Lemoine: Il doit chercher des compromis. - N.Beytout: Il y a cet arc républicain, de gouvernement de l'arc républicain...
Je ne dis pas que ça va marcher, mais il a un peu bougé. S'il a stigmatisé les complices de LFI qui, naguère, gouvernaient, en ciblant les socialistes, comme le disait Laurent, et les écologistes, il ne les a pas nommés. Il n'a pas été agressif vis-à-vis de ceux qu'il va espérer faire décrocher. - A.-E.Lemoine: Il a eu des mots très forts contre l'extrême droite et l'extrême gauche. - L.Joffrin: C'est normal.
C'est son mantra politique depuis toujours. - A.-E.Lemoine: Ce n'est pas une réalité qu'il dénonce? - L.Joffrin: Non.
Il a raison de les dénoncer, mais il le fait toujours. C'est une habitude, pour lui. C'est logique.
Les députés, maintenant, vont décider. Ca m'estomaque de voir qu'ils ne se concertent pas. M.Tondelier dit qu'il faudrait que les chefs de parti se réunissent.
Mais elle dit aussi qu'il faudrait qu'ils se concertent et qu'ils trouvent un arrangement. Les socialistes ont aussi fait un effort. Ils font un accord de non-censure.
Elle dit qu'il ne faut pas de 49-3. Il va falloir se mettre d'accord sur certains projets. Pourquoi ne le font-ils pas? - N.Beytout: L'accord de non-censure ne veut rien dire tant qu'il n'y a pas de programme.
Nous n'avons pas le temps de faire un programme, surtout entre des partis qui ont de telles lignes rouges, qui ne peuvent pas s'entendre. Il n'y a pas de solution, aujourd'hui. Le chef de l'Etat, qui a des pouvoirs, comme celui de nommer les ministres, a installé 2 bombes à fragmentation dans la vie française: une bombe politique et une bombe financière et budgétaire.
La bombe politique, c'est la dissolution et tout ce qui se passe depuis. La bombe budgétaire, c'est l'état des finances de la France. Dès que vous voulez désamorcer une bombe, il faut le faire en amorçant l'autre.
Si vous voulez désamorcer une bombe politique, il ne faut pas toucher à la bombe du social. Si vous voulez amorcer une bombe financière en touchant aux prestations sociales, aux prestations chômage, à la retraite, alors, vous faites exploser la bombe politique. Aujourd'hui, il n'y a pas de solution.
Non seulement les partis politiques ne peuvent pas s'entendre...
Ils ont tellement de lignes rouges que ça ne fonctionnera pas. Ces 2 bombes menacent alternativement d'exploser. - L.Joffrin: Vous êtes d'accord avec J.-L.Mélenchon. - N.Beytout: L'opinion publique française n'a pas encore pris conscience de l'état dans lequel est le pays. - M.Bouhafsi: Il appelle ce soir les Français à parler à leurs députés. - N.Beytout: Quand on a une France qui est la plus endettée de tous les pays modernes, celle où il y a le plus d'impôts, le plus de déficit...
Comment est-ce qu'on peut imaginer qu'un débat se cristallise sur le fait qu'on va reporter de 6 mois, pas annuler, l'indexation des retraites? Comment on peut imaginer...
Quand est-ce que les Français, un jour, et ça viendra probablement, parce qu'on aura plusieurs motions de censure et des échecs, et on constatera qu'il faut que les lignes rouges bougent, prendront conscience de ça? - L.Joffrin: Il y a une question immédiate: sur quelle majorité va-t-on appuyer un gouvernement?
Il faut le traiter d'abord. Pour ce faire, il faut mettre sur la table 4 ou 5 projets... - A.-E.Lemoine: Des textes consensuels... - L.Joffrin: Je n'ai pas fini. - N.Beytout: La réforme des retraites... - A.-E.Lemoine: Laissez Laurent finir. - L.Joffrin: Concernant la réforme des retraites, on peut très bien trouver une solution qui ne soit ni l'abrogation ni le maintien total, qui est l'amélioration du texte.
Le texte n'est pas juste... - N.Beytout: Ce que M.Barnier avait proposé. - L.Joffrin: On peut trouver des compromis, à condition que les socialistes et les centristes, au moins, discutent, trouvent un arrangement, une méthode.
Autrement, il ne se passe rien. On va arriver à ce que veut J.-L.Mélenchon, c'est-à-dire demander la... - A.-E.Lemoine: La démission.
Le président français a voulu rassurer en disant qu'une loi spéciale sera déposée mi-décembre pour assurer la continuité des services publics et de la vie du pays. Vous avez pu rencontrer un ministre démissionnaire, Mohamed, cet après-midi. - M.Bouhafsi: M.Ferracci, ministre de l'Industrie, n'en démord pas, moins de 24 heures après le vote de la censure. - M.Ferracci: Ceux qui ont voté la censure en joignant leurs voix à l'extrême droite, et non à l'extrême gauche, et je pense notamment à la gauche qui se dit de gouvernement, sont responsables de la censure.
Il ne faut pas fuir ses responsabilités. - Ce n'est pas la faute d'E.Macron? - Quand vous êtes face à un bulletin de vote dans l'Hémicycle, vous êtes face à vos responsabilités.
Rien ne vous empêche de ne pas mettre le bulletin dans l'urne. - M.Bouhafsi: Il était avec ses 40 autres collègues pour un apéro organisé par M.Barnier à Matignon, pendant le dépouillement de cette motion de censure.
Un ministre nous a confié avec sarcasme: "Avec seulement 3 mois au compteur, on n'avait pas grand-chose à se dire." Une autre ajoute: "C'était pesant d'assister à son licenciement en direct à la télé." Pour M.Ferracci, c'était un moyen de féliciter les collaborateurs ministériels, qui vont devoir être recasés. - M.Ferracci: Hier, on ne relativisait rien, on ne banalisait rien.
On n'était pas abattus. On a aussi un sentiment de fierté d'avoir été partie prenante et d'avoir participé à cette aventure collective. Le moment que l'on a vécu était aussi un moment de partage.
Il n'y a pas souvent des conseillers qui sont conviés. Je pense que c'était une bonne chose. Rendre hommage à ceux qui dans l'ombre, qui ont essayé de faire avancer le pays, depuis la nomination de M.Barnier, c'était un moment que nous leur devions. - M.Bouhafsi: Le ministre de l'Industrie avait des dossiers importants sur son bureau, comme la compétitivité de la France dans le secteur automobile, l'acier ou la chimie.
Il regrette de ne pas pouvoir aller au bout de ces sujets et en appelle à la responsabilité collective face aux défis de la France. - M.Ferracci: Ce n'est pas une gueule de bois.
On sait que la vie politique est faite de ce genre d'épisode. Il y a des choses abruptes. Je suis dans cette vie depuis septembre, déjà.
On a connu les "gilets jaunes", la guerre en Ukraine, beaucoup de crises. Celle-ci est inédite. On ne peut plus prendre d'engagements.
Tout est bloqué. On ne peut pas dire qu'on prendra les décisions plus tard. Il y a des décisions qui ont besoin d'être prises maintenant et tout de suite.
C'est le coût de cette censure. - M.Bouhafsi: E.Macron l'a dit il y a quelques minutes: "Le monde avance, l'Europe avance." C'est la France que l'on met en danger face aux autres pays? - N.Beytout: La compétitivité, qui va faire un bond aux Etats-Unis, va décrocher une partie de la France, encore plus.
On voit très bien que les chefs d'entreprise, qui devaient investir en France, disent: "Je remets en cause mon investissement." Pas forcément pour l'annuler, mais ils examinent la possibilité de le faire ailleurs. Il y a une chose frappante qui me saute aux yeux.
En ce moment même, U.von der Leyen est peut-être en train de signer l'accord du Mercosur. C'est une façon d'acter que le poids de la France, y compris en Europe, fragilisée par la maladie de l'Allemagne et la faiblesse de la France, est en déclin. - L.Joffrin: C'est tout à fait vrai qu'il y a un déclin industriel, diplomatique, une situation mauvaise.
Mais ça ne se résoudra pas sans plus de justice sociale. Les gens ne voudront pas. On le voit sur les retraites.
Je le vois sur la fiscalité, contrairement à ce que beaucoup de gens disent. Il y a beaucoup de propositions de la gauche qui sont réalistes. Les impôts existaient déjà sous Hollande.
Je rappelle qu'il y avait moins de déficit qu'aujourd'hui. Beaucoup de gens ont dit: "Il faut faire contribuer ceux qui peuvent payer." Pour revenir à ce que disait monsieur Ferracci... - A.-E.Lemoine: C'est ce que faisait Barnier.
Il taxait les plus riches et les entreprises. - L.Joffrin: Oui, mais à la fin, il dit que c'est la faute des socialistes.
Avec qui il discutait? Avec le RN. Les propositions qu'il faisait au RN, pourquoi il ne les a pas faites à la gauche? - N.Beytout: Parce que les socialistes n'ont jamais voulu se décrocher. - L.Joffrin: Le RN non plus.
La preuve, ils ont voté la censure. Pourquoi discuter uniquement avec ceux-là? - N.Beytout: Parce que les socialistes n'ont jamais voulu se décrocher de la doxa de La France insoumise, avec tous ses principes. - A.-E.Lemoine: Il a fallu une prise. - N.Beytout: C'est après. - L.Joffrin: Si c'était contre le gouvernement qu'ils veulent renverser, ils proposent une suite, ce que ne fait pas Macron. - P.Lescure: L'agence Moody's juge cet événement négatif pour le crédit car "il aggrave l'impasse politique du pays, réduit la probabilité d'une consolidation des finances publiques et contribue à une prise de risque plus grande pour les marchés".
Pour l'instant, les marchés n'ont pas trop bougé. Vous pensez qu'ils vont bouger, s'agissant de la France et des valeurs françaises? - N.Beytout: Je ne l'espère pas.
Les taux d'intérêt sont à peu près au niveau de ceux qu'a la Grèce, ce qui n'est pas toujours une très bonne référence. La Bourse de Paris monte car la motion de censure annule un budget qui devait prendre 8 milliards d'euros sur les principales entreprises françaises. Les actionnaires se disent: "Nos entreprises vont être moins pauvres.
On va distribuer moins d'argent à l'Etat. C'est bon pour les actionnaires." C'est une parenthèse.
Il faut savoir que quand les marchés se mettent à basculer et à s'emballer, on ne peut plus les contrôler. C'est très compliqué. Les forces sont immenses, c'est un effet de panurgie.
Les marchés ne sont pas intelligents, c'est juste la panurgie. Par ailleurs, hier, un ministre me disait que les coalitions, c'est 8 % de déficit. Chacun va venir avec son petit paquet, qu'il va falloir mettre ensemble.
Ca, les marchés ne le font pas. - E.Tran Nguyen: Vous disiez que les Français n'ont pas encore pris conscience de la gravité de la situation.
Ils sont un peu perdus et entendent plein d'informations. Hier, sur BFM, R.Bachelot disait ceci. - R.Bachelot: On est dans une situation extrêmement compliquée.
Il faut qu'il y ait une loi de finances. Si le PLFSS est aboli, il faut arriver à régler les problèmes concrets. C'est de la politique de trésorerie courante.
Je suis étonnée que personne n'en parle. Ce n'est pas de la comptabilité. Si, demain, les gens ont des dépenses d'Assurance maladie qu'on ne leur rembourse pas... - E.Tran Nguyen: C'est vrai?
C'est envisageable que les médicaments ne soient pas remboursés? - N.Beytout: Non.
Mais à la fin du mois de janvier, les hôpitaux devront emprunter pour fonctionner. On sait aussi que s'il n'y a pas de loi qui prévoit la progression des dépenses de santé...
On est le seul pays civilisé dans lequel il y a un déficit de l'Assurance maladie. Ca n'existe nulle part ailleurs en Europe. Ce déficit de 16 milliards, les spécialistes de la Sécurité sociale disent qu'il va passer à 20 milliards l'année prochaine. - L.Joffrin: Ca va coûter cher.
Il y aura probablement un spread plus important avec le décalage des taux d'intérêt. Ce que l'on rembourse chaque année, c'est de plus en plus cher. C'est un inconvénient majeur.
Raison de plus pour acter le moment où on aura un gouvernement plus stable. Pourquoi on ne le fait pas? Il faut aller vite.
Les députés ne font rien. Je ne comprends pas. Pourquoi les responsables socialistes, puisqu'ils ont dit qu'ils voulaient trouver une solution, ne vont pas voir les responsables centristes?
Il suffit de se voir. Ca n'a rien de compliqué. - A.-E.Lemoine: Il y a des ambitions personnelles. - L.Joffrin: Peut-être qu'ils ne veulent pas. - N.Beytout: Des ambitions personnelles et des échéances électorales.
Les socialistes, sans LFI, reviennent à 30 à l'Assemblée nationale. Aux municipales, ils perdent des quantités de villes. C'est tenu par des accords électoraux, des calculs.
C'est plus compliqué que la vie facile où on se parle et on se tape sur le ventre... - A.-E.Lemoine: Il faut avancer.
Le point de départ de cette crise: le choc de la dissolution. Le président de la République en a parlé ce soir dans son allocution, en disant que cette décision n'avait pas été comprise. C'est le moins que l'on puisse dire, tellement elle a été jugée sévèrement par l'intégralité de la classe politique. - F.Hollande: J'ai dit à E.Macron que je ne comprenais pas.
Si je ne comprends pas, beaucoup de Français ne comprennent pas sa décision. Il m'a dit qu'au contraire, ça allait être un facteur de clarification et de mobilisation. - Y.Braun-Pivet: Lorsque vous subissez une telle défaite à une élection, il paraît illusoire de se dire qu'en quelques semaines, on va renverser la tendance et obtenir un succès. - E.Philippe: L'idée de la dissolution ne me semblait pas à écarter d'emblée.
Simplement, décider d'une dissolution le soir d'un résultat aux élections européennes, après avoir dit qu'elles n'avaient pas d'impact, c'était compliqué. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, P.Duhamel.
Merci de votre présence. La diffusion de votre documentaire "Dissolution, histoire d'un séisme politique" a été avancée à ce soir. Il était important de rappeler qu'à la genèse de tout ça, il y a cette décision: la dissolution. - P.Duhamel: Oui.
Contrairement à ce qu'a dit le président de la République, d'ailleurs. Il a quand même reconnu que sa décision n'a pas été comprise. C'est difficile de dire autre chose.
En revanche, il n'a toujours pas dit qu'il avait eu tort de le faire. Peut-être que ça viendra. Ce qui est frappant avec M.Cotta et l'historien J.Garrigues, c'est qu'on a eu la chance d'avoir tous les acteurs de cette crise. - A.-E.Lemoine: De M.Le Pen à J.-L.Mélenchon. - P.Duhamel: C'est normal.
Quand on est en fonction, on ne peut pas être dans un documentaire enregistré des semaines à l'avance. Le seul qui a refusé, c'est G.Attal.
C'est sa décision. Comme vous et comme tout le monde, on a été sidérés. On pensait que les grands responsables étaient vaguement informés et surtout, qu'ils avaient peut-être compris quelque chose.
Rien. Ils ont été aussi surpris que tout le monde ici. Certains l'ont peut-être su à 17h plutôt qu'à 21h, mais ils n'ont surtout absolument pas compris.
C'est extraordinaire. - A.-E.Lemoine: La sidération... - P.Duhamel: Il y a 19 grands acteurs...
Ils n'ont pas compris. - A.-E.Lemoine: Si E.Macron en a fait mauvais usage, c'est parce qu'il a d'abord Pensé à affaiblir ses adversaires sans imaginer son propre affaiblissement? - P.Duhamel: Je ne vais pas faire de la psychologie de comptoir.
Il y a sûrement des aspects psychologiques. Il ne pensait pas subir une telle défaite aux élections européennes. Il y a eu cette réaction qui, pourtant, était prévisible.
Après, il y a eu l'argument: "Je dissous maintenant car de toute façon, je serai censuré." Ce n'est pas Munich, mais il a eu la dissolution, la défaite et la censure. Chapeau, l'artiste!
Après, il y a: "Je pense que la gauche est tellement divisée qu'il y aura 2 candidats de gauche aux législatives. Si je censure, ils n'auront pas le temps de se regrouper." C'est une méconnaissance absolue de l'histoire politique française.
Quand une élection se présente de cette manière, la gauche se regroupe, ne serait-ce que pour des raisons électorales. C'est un zéro pointé. - A.-E.Lemoine: Il devient le fusible, le paratonnerre de la crise, au point que vous évoquiez l'hypothèse de son départ comme seule sortie de crise. - J.-L.Mélenchon: Pour moi, le président est sur un siège éjectable.
Il va s'ennuyer. On lui attribue une psychologie disruptive. Il pourrait décider quelque chose de romanesque. - J.-F.Copé: Il ne peut pas faire autre chose que de partir.
Mais pour lui, aujourd'hui, c'est impossible à entendre. Il est tout sauf idiot. Il est en autojustification permanente.
Il a compris qu'il a fait l'erreur de sa vie. - A.-E.Lemoine: "L'erreur de sa vie", et une démission qui risque d'aggraver la situation.
Vous êtes d'accord? - L.Joffrin: Bien sûr.
En plus, si J.-L.Mélenchon a raison...
Il a dit qu'il ferait le contraire. C'est un piège à cons pour les socialistes. Ils ont voté une motion de censure pour essayer d'améliorer une situation.
Ils vont essayer de déclencher une élection présidentielle, et il y a 2 personnes qui sont prêtes à y aller: M.Le Pen et J.-L.Mélenchon.
Il risque d'y avoir un 2d tour Mélenchon contre Le Pen. - N.Beytout: Les justifications d'E.Macron étaient qu'il voulait amener de la clarification dans la vie politique et éviter une censure au niveau du budget.
La clarification n'est pas évidente, et la censure est arrivée. - A.-E.Lemoine: Patrice? - P.Duhamel: Dans le film, il y a B.Cazeneuve qui dit que c'est la crise la plus grave de toute la Ve République.
On peut ajouter que c'est la décision la plus incompréhensible et la plus grave de toute la Ve République. Dieu sait qu'il y en a eu. Certaines ont été ont été maladroites, inopportunes, comme la dissolution de 1997.
Mais le risque, c'était Jospin. On peut ne pas aimer les 35 heures, mais il n'a pas tout raté. Au moment où E.Macron dissout, le risque, c'est le RN.
La preuve, ils font 31 % au premier tour. - A.-E.Lemoine: G.Larcher, le président du Sénat, et N.Sarkozy vous disent ceci. - G.Larcher: Nous avons vu, depuis 15 ans, le chef de l'exécutif devenir une sorte de chef de gouvernement, un super chef de gouvernement. - N.Sarkozy: Le problème du président de la République, ce n'est pas qu'il a trop de pouvoir, c'est qu'il n'en a pas assez.
Il est bloqué par l'Europe, par le Conseil constitutionnel, par les médias, par les sondages qui sortent au nombre de 8 par jour, par tout. - A.-E.Lemoine: Il n'a pas assez de pouvoir, le président? - P.Duhamel: J'ai fait pas mal d'interviews de lui pour des documentaires.
Il m'a toujours dit: "On m'a reproché d'avoir été président, Mais je ne l'ai pas été assez." Sur G.Larcher, il y a une chose importante.
Il dit clairement, face caméra, en racontant le coup de fil que Macron lui a passé à 21h le 9 juin, qu'il n'a pas été consulté. Il dit même: "D'ailleurs, j'ai manqué de réflexe. J'aurais dû lui dire qu'il ne respectait pas la Constitution." C'est quand même le président du Sénat qui dit ça.
J'ai interviewé Fabius. Je lui ai posé la question. "Et si la preuve avait été faite?" Il me répond que ça aurait posé un problème.
La Constitution n'a pas été respectée. - N.Beytout: Sur les pouvoirs du président, c'est une chose d'en avoir trop ou pas assez, mais c'est une autre de vouloir tout faire.
E.Macron, ce n'est pas une question de trop de pouvoir ou pas assez, c'est qu'il veut tout faire, absolument tout, tout remonter à l'Elysée, mais ce n'est plus le cas depuis quelques mois. Vouloir tout faire, c'est la certitude qu'on prend toutes les décisions, même s'il y en a parfois de très mauvaises. - E.Tran Nguyen: Il va devoir nommer un Premier ministre ces prochains jours.
Il l'a encore dit ce soir. Si on écoute F.Bayrou, il ne veut pas refaire les mêmes erreurs qu'avant, pour M.Barnier. - F.Bayrou: Pourquoi ce gouvernement ne correspond pas à mes idées?
J'ai utilisé l'expression: "C'est un trimaran avec un seul flotteur, celui de droite." Dans un trimaran, il faut la coque, un flotteur à gauche et un à droite, pour que le bateau soit équilibré. - E.Tran Nguyen: C'est clairement un autoportrait? - P.Duhamel: C'est intéressant de voir ce qui va se passer.
Ce qu'on sait depuis ce soir, depuis que M.Le Pen a dit qu'elle ne voulait pas un Premier ministre de gauche...
B.Cazeneuve était le candidat de F.Bayrou.
Ce soir, il apparaît comme favori. Mais ce n'est pas réglé. - A.-E.Lemoine: F.Bayrou? - P.Duhamel: Oui.
Il n'aura a priori pas de problèmes sur le centre-droit et la droite. Son pari sera d'essayer de trouver le flotteur de gauche. - A.-E.Lemoine: Dans "Dissolution, histoire d'un séisme politique", il y a tout ce qu'il se fait de plus gradé dans la politique française.
Merci beaucoup d'être venus nous en parler. Demain, en une de "L'Opinion"? Vous ne savez pas? - N.Beytout: Pas encore. - A.-E.Lemoine: Merci, L.Joffrin.
On conclut avec les Actualités de B.Chameroy. Bonsoir. - B.Chameroy: Nous sommes le 5 décembre.
Je porte un costume-cravate avec supplément gilet. Je suis à la table des grands, la table actu! Cela m'oblige.
Précédemment en France, hommage à Hemingway... "Le vieil homme et ta mère". - Non, stop! - La chute de M.Barnier. 3 petits mois à Matignon. - Le jour d'après.
La France se réveille sans Premier ministre. - Que va faire E.Macron?
Qui pour Matignon et avec quelle majorité? - Posez la question à E.Macron.
C'est lui qui a la réponse. ... - C'est un honneur d'avoir servi avec dignité la France et les Français. - B.Chameroy: L'image de ce jeudi, c'est celle des sociétés de déménagement qui se sont offert des pages de pubs gratos toute la journée en se rendant à Matignon.
D'ailleurs, merci, Patrice, d'avoir filé un coup de main aujourd'hui. C'est sympa. L'entrée de Matignon est scrutée 24h/24 par les journalistes de BFM.
Ils ont même installé un réchaud pour nous raconter des anecdotes croustillantes. - Quand on est journaliste politique, sur le trottoir, on a nos habitudes. On guette les camions de déménagement, qui arrivent très vite dès qu'un Premier ministre s'apprête à démissionner.
Là, il n'y en a pas. M.Barnier ne nous facilite pas la tâche.
Il n'habitait pas là, contrairement à ses prédécesseurs. - A l'heure où on se parle, le palais est une forteresse. Regardez ce camion. - B.Chameroy: Les amateurs de gros camions devaient être ravis.
Pas facile de faire vivre l'antenne quand on est en spéciale toute la journée et qu'il ne se passe pas grand-chose. Hier encore, ils ont suivi une bagnole, celle de M.Barnier.
Soudain, l'impensable s'est produit, un éclair de lucidité. - Nous n'allons pas commenter cette image qui n'a pas beaucoup d'intérêt. - B.Chameroy: Ca n'a pas plu à la direction.
Ils ont dû rectifier le tir aujourd'hui. - Pardonnez-moi, nous suivons le convoi. Chaque minute compte dans des moments historiques comme ça.
Le convoi du Premier ministre, ce sont des images qui restent. - B.Chameroy: Dans 60 ans, il y aura cette capture d'écran dans les manuels d'histoire, une voiture suivie par une dame en poncho fluo.
Tous les partis politiques se sont exprimés à l'Assemblée nationale. Au moment de la motion de censure de LFI, quelqu'un manquait à l'appel. E.Coquerel tenait absolument à être sur la photo. "Barrez-vous, s'il vous plaît.
Bonsoir. Tu dégages. C'est moi, le patron.
Merci. J'y suis." Sur cette image, énormément de micros de chaînes info.
Vous vous demandez ce qu'ils font après une journée si chargée? Nous avons la réponse. C'était hier, en Thaïlande. "Après cette journée de dingue, nous allons faire la fête.
Lancement!" Ils étaient tous là. Il y avait les micros de CNews, de franceinfo, de BFM, dont un qui était hyper fier. "C'est moi qui ai capté Barnier!" "Moi, j'ai eu Le Pen!" Des micros de chaînes info.
Il était 20h ce soir quand E.Macron a pris la parole pour s'adresser aux Français. - E.Macron: Dès lundi, et jusqu'à nouvel ordre, les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités seront fermés. - B.Chameroy: Quoi?
On me dit qu'on n'a pas balancé la bonne allocution. Voici celle de ce soir. ... - B.Chameroy: Il nous a rappelé qu'on avait quand même une vie de merde depuis des années.
Super...
Pour le reste, c'était "Notre-Dame, c'est bibi. Les JO, les phryges, vous avez bien kiffé?" Nous ne connaissons toujours pas le nom du nouveau Premier ministre.
Un nom circule beaucoup, celui de S.Lecornu, qui nie en bloc. Les phrases qui suivent ressemblent à quelqu'un qui est candidat. - S.Lecornu: Je suis républicain.
Je travaille avec la gauche républicaine dans mon département. On doit travailler avec tout le monde. Il faut trouver un chemin où chacun prend ses responsabilités.
J'ai été maire à 27 ans. - B.Chameroy: "Je ne vois pas ce qui m'empêcherait d'être Premier ministre à 38..." Il a passé 3 jours en Arabie saoudite avec le président.
Ca a fait parler. - Vous avez passé 3 jours avec le président en Arabie saoudite. Vous n'en avez pas parlé?
Du tout? Promis? - S.Lecornu: Promis. - B.Chameroy: "Croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer." Ce matin, la pilule avait du mal à passer pour les journalistes, qui avaient fini par s'attacher au grand montagnard. - Cette motion de censure votée hier soir...
Il se racle la gorge. Je perds ma voix. - Tout le monde l'a entendu...
Elle se racle la gorge. Nous n'avons aucun regret d'être partis avec lui dans cette aventure. - B.Chameroy: Hier, à 20h26, le gouvernement tombait.
A 21h, émission spéciale sur BFM. Il y avait O.Faure et A.Bergé, entre autres.
Ils ont apporté un peu plus de flou au merdier ambiant. - Ce qui est en train de se passer ce soir... - Les économies n'étaient pas... - C'est ce soir.
C'est demain. Brouhaha. - B.Chameroy: Ce n'était pas une émission de débats, mais une cour de récré.
C'est celui qui dit qui y est. - Que des dépenses pour l'Etat. - C'est faux. - C'est vrai. - C'est faux. - Les indexer, ça coûte de l'argent. - C'est pas vrai. - Mais oui! - Non. - B.Chameroy: Je caricature.
On a quand même eu droit à quelques révélations. - Je ne suis pas E.Macron, moi. - B.Chameroy: Non? - Je ne suis pas macroniste, je suis socialiste. - B.Chameroy: Mais non! - M.Le Pen n'est pas E.Macron. - B.Chameroy: Mais non?
Dans le reste de l'actualité, le président de la région Hauts-de-France, monsieur Bertrand, était l'invité de Xavier sur BFM. - Ca vous donne un nouveau budget tout de suite? - Le départ du président de la République, ça vous donne une majorité à l'Assemblée nationale? - X.Bertrand: Bien sûr que non. - Le départ du président de la République avant son terme, ça plonge le pays dans une crise? - X.Bertrand: Evidemment. - B.Chameroy: Quittons les Hauts-de-France pour l'Ile-de-France et sa présidente, V.Pécresse, qui était l'invitée de HEC Débats.
On a découvert qu'elle était boomeuse. - V.Pécresse: D'une manière générale, c'était quand même les boums du jeudi soir. - B.Chameroy: Elle a dévoilé tout ce que l'école lui a apporté au cours de sa carrière. - V.Pécresse: Ca m'a énormément appris.
HEC m'a appris plein de choses. D'abord, un euro, c'est un euro. - B.Chameroy: Pas mal. - V.Pécresse: N'oublions pas que c'est nous qui faisons les bébés. - B.Chameroy: Elle en a marre d'elle-même. - V.Pécresse: Quelle nulle, cette pauvre Pécresse, encore! - B.Chameroy: Mais le dossier qui a pris le dessus sur la soirée, c'est le coup de foudre amoureux entre V.Pécresse et un étudiant qui dressait son portrait. - Cette flamme brûlait déjà intensément lors de vos études...
Musique romantique. Avant d'intégrer la prestigieuse école d'HEC et de rejoindre la promotion Condorcet... - B.Chameroy: Le jeune étudiant se dit qu'il a un ticket.
Il a donc pris la confiance et a tenté le tout pour le tout en fin de conférence. Bonne nouvelle, les micros étaient ouverts. Mauvaise nouvelle, il s'est pris une bâche.
L'excuse était aux petits oignons. - B.Chameroy: Ca peut toujours servir. "Je suis sous le coup de la motion de censure." On referme ces actualités avec l'un des autres noms qui circule, celui de F.Bayrou.
Je vous en conjure, nommez-le. On risque d'avoir de la matière pour les 8 prochaines années et on ne s'en lasse pas. - F.Bayrou: La question des nuances...
Il rote. Ca se compte en décennies. ... - B.Chameroy: Buvons un verre d'eau, ça vaut mieux.
Nommez-le, s'il vous plaît. - A.-E.Lemoine: Bravo, Bertrand!
Merci, P.Duhamel. Le documentaire sur la dissolution, c'est à 22h15.
Merci, L.Joffrin et N.Beytout.
Si vous voulez bien saluer nos téléspectateurs...
Tout de suite, votre programme. A demain.