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InterviewBorisVallaud· 13 septembre 2025 19 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

"La grande œuvre du RN aujourd'hui c'est une loi d'amnistie pour Mme Le Pen" Boris Vallaud sur BFMTV

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Jusqu'où Sébastien Lecornu doit-il tendre la main vers le Parti socialiste pour faire un budget ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Un budget un peu rose ou pas de budget du tout ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que l'avenir du PS est lié à Lecornu ou l'inverse ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les lignes rouges pour ne pas censurer le budget ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que les socialistes devraient faire partie du gouvernement ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous allez faire un pas vers Lecornu pour éviter une dissolution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00Boris ValotChiffre
    « Il manque du fait des baisses d'impôts successifs consentis par ce gouvernement à peu près 60 milliards par an. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

C'est l'heure de votre face-àface, Alain Damel avec un homme qui est chef de fil du Parti socialiste à l'Assemblée nationale et qui détient les clés de la stabilité politique. Alors, jusqu'où Sébastien Lecnu doit-il aller tendre la main vers le Parti socialiste pour effectivement essayer de faire un budget ? On va en débattre avec Boris Valot.

Bonsoir. Bonsoir Boris Valot face à donc Alain Duamel. Je vous pose cette question.

Effectivement, si Sébastien Lecornu devait réussir à faire ce budget à la sauce socialiste. Alain Diamel, qu'est-ce qu'il faut mieux ? Un budget un peu rose si je puis dire ou ou pas de budget du tout ?

Je ne pense pas qu'on soit au bord d'un budget socialiste mené par le gouvernement de Sébastien Lecornu. Mais je suis persuadé d'une seule chose, c'est que Sébastien Lecornu n'a une chance de pouvoir mener son action à la tête du gouvernement que si il arrive à trouver un compromis avec les socialistes sur le budget. Ce qui veut dire en clair que ce sont les socialistes qui sont en position de force et lui qui est en position de faiblesse.

Ce qui veut dire qu'il y aura donc inévitablement des concessions. La question à mes yeux hein n'est pas de savoir s'il y aura des concessions, mais c'est de savoir jusqu'où iront les concessions. H alors jusqu'où iront les concessions ?

Est-ce que l'avenir du PS finalement c'est c'est le Cornu ou est-ce que l'avenir de le Cornu c'est c'est le PS ? Boris Vallot ? Non, mais d'abord c'est pas un caprise de socialiste, c'est pas un caprise de la gauche que d'avoir à la fois Non, non mais je certains pourraient se poser la question euh c'est que nous faisons le constat que euh nous avons un exécutif, un premier ministre qui persiste dans une politique qui a été sanctionnée par les urnes il y a 1 an.

Oui. Et qu'il existe dans ce pays une majorité de Français qui refusent une politique qui se désintéresse d'eux. Alors, nous nous avons fait des propositions aujourd'hui, des propositions sur la taxation des très haut patrimoines pour qu'il y ait de la justice fiscale, pour que ceux qui ne contribuent pas assez à la solidarité nationale et on pourra j'imagine y revenir contribue plus et mieux que celles et ceux qui en ont assez des de l'effort sans horizon qui ont le sentiment que c'est toujours dans les poches des mêmes que l'on prend h euh les hommes et les femmes qui n'ont que leur force de travail pour vivre voir leur pouvoir d'achat non seulement préservé mais soutenu nous avons des propositions en la matière Nous nous critiquons et nous condamnons aussi le rythme auquel le gouvernement prétendait avec monsieur Bairou réduire les déficites parce qu'en réalité il écras croissance.

Mais alors vous avez raison de dire que c'est plus lui mais ce n'est pas seulement monsieur Baïou que nous avons remercié aussi son budget et donc je considère aujourd'hui que le budget et les propositions de monsieur Bairou sont caduc et ne peuvent d lors pas être un un un commencement ou une base une base de négociation. En revanche, ce qui est sur la table, c'est les propositions dont j'ai esquissé certains des éléments importants. Alors, bien entendu, vous avez fait des propositions que j'ai regardé de près, vous avez présenté un contre budget que j'ai lu, on est d'ailleurs là pour ça.

Euh, il est évident que Sébastien Lecornu ne veut pas vous répondre comme vous répondez François Baïou. Ça c'est veut dire c'est c'est du bon sens, ça va de soi. Donc la question n'est pas de savoir s'il vous fera des propositions, s'il essaiera de trouver des compromis.

La question est de savoir où sera la barre pour ces compromis. Qu'est-ce qu'il acceptera ? Vous parliez de et vous aviez raison, c'est le symbole. vous parliez euh d'une taxe sous une forme ou sous une autre sur les plus grands patrimoines dans une période où effectivement tout le monde est soumis à des difficultés supplémentaires à cause de la situation économique de la France.

Bah évidemment, il va y avoir une proposition, ça je veux dire c'est c'est ça serait ça serait fou d'imaginer alors il y aura sûrement, je vous fais confiance d'ailleurs de ce point de vue, des discussions pour savoir quelle proposition, à quel niveau et cetera, par quelle méthode puisqu'il y a 10 méthodes possibles de prélèvement en l'occurrence. Mais vous savez très bien, ça va se faire. Bon, de même l'histoire des des deux jours euh férier supprimé, personne ne croit que ça que ça va être conservé.

Et je pense je pense et je crains un peu d'ailleurs pour être franc, mais je pense que euh les concessions iront plus loin que ça. Je le dis, je le dis que je le crains un peu. Si je le crains un peu, ça n'est pas par sadisme.

Si je le crains un peu, c'est parce que je suis conscient de la difficulté de la situation budgétaire de la France. c'est que je sais que il ne sera plus question des 44 milliards d'économie, mais je crains que si n'y en a que la moitié, comme vous le proposez, s'il n'y en a que la moitié, je crains que le signal envoyé ne soit pas très bon. Monsieur monsieur monsieurel, le signal envoyé, dans quelle situation étions-nous en 2017 au moment où monsieur Macron a pris les reines du pays ?

Nous passions sous les 3 % déficit du pays. Attendez, attendez, je vais vous donner raison. Le bilan le bilan économique laissé par François Hollande était un bon bilan.

Mais c'est la raison pour laquelle C'est la raison pour laquelle vous devriez pas vous inquiéter pour l'avenir. Vous devriez vous inquiéter du bilan et de la situation dans laquelle nous a conduit la politique d'Emmanuel Macron. Aujourd'hui, il est un fait établi.

Nous ne sommes pas nous ne sommes pas sauf que les baisses d'impôt les baisses d'impôts ont commencé bien plus tôt. La suppression de l'ISF le fait qu'on tra plus le travail que le capital c'est les marqueurs de tout à fait. Mais mais dans cette période là jusque 2022 vous reconnaîtrez aussi qu'il y a eu une Attendez, j'ai pas fini.

Euh je vais pas être long hein. Euh vous reconnaîtrez que il y a eu aussi une baisse du chômage comme elle ne s'était pas produite depuis un bon moment et que ça les Français je sais pas s'ils se le rappellent aujourd'hui mais enfin en tout cas ils peuvent pas le nier. La première partie jusque au moment du Covid il y a effectivement eu, je suis d'accord avec vous d'allègements fiscaux délibérés.

Bon c'est ce qu'on appelle la politique de l'offre. il l'a mené euh disons à un bon rythme mais elle a produit des effets positifs sur la croissance et sur le chômage. La question est de la gestion de notamment budgétaire après le Covid et c'est là où selon moi le euh le les dérapages n'ont absolument pas été contrôlés.

Faut il faut de ce point de vue il a distinguer la dette h du déficit. Aujourd'hui dans le déficit il n'y a plus la trace de la crise de la COVID. Ce que nous payons aujourd'hui, c'est un déficit de recette parce qu'il manque du fait des baisses d'impôts successifs consentis par ce gouvernement à peu près 60 milliards par an.

Si vous aviez 60 milliards de ces de ces recettes fiscales, évidemment, vous n'auriez pas le déficit, vous n'auriez pas la charge de la dette que nous avons aujourd'hui. Et et un taux de croissance très insuffisant, mais un taux de croissance qui est d'autant plus insuffisant que euh nous avons un un emploi qui est un un emploi un travail mal rémunéré. Nous avons des travailleurs pauvres.

Regardez la déconsommation et la baisse de la croissance aujourd'hui, il va manquer à la fin de cette année probablement pas loin de 10 milliards de recettes fiscal en particulier de TVA. C'est la raison pour laquelle nous disons qu'il faut soutenir le pouvoir d'achat à travers une mesure que nous avons proposé qui est une baisse ciblée CSG sur les bar. Effectivement, il y a Sébastien Lecnu qui est en train de constituer son gouvernement.

Alain, est-ce que vous pensiez que par exemple les socialistes devraient faire partie de ce gouvernement puisque vous avez l'air d'avoir des propositions, est-ce que vous pensez queil devrai s'allier à à créer cette Je ne pense pas du tout autant je pense que il faut que euh Sébastien Lecornu négocier avec les socialistes, négocie sérieusement, je veux dire pas simplement négocier sur ce dont on saurait au départ que ça ne sera pas suffisant mais négocie sérieusement autant les socialistes au gouvernement. C'est pas que ça m'ffrait en tant que tel, mais ça serait totalement artificiel des deux côtés. Donc euh donc je crois pas du tout jamais il a survécu à tous les régimes y compris quand c'était des socialistes au gouvernement.

Donc vous avez pas de raison je je n'ai pas commencé une greffe de la fin quand des socialistes ont gagné. D'autant plus que contrairement à vous, j'ai beaucoup plus vécu de socialiste au pouvoir. C'est c'est pas c'est pas et que je et que je n'en suis pas mort.

Apparemment, en tout cas pas encore, mais euh non, il va y avoir une négociation qui sera euh complexe et et difficile dans la mesure où à la fois il faudra des concessions et que en même temps euh il faudra pas non plus, même si ça n'est pas l'alpha et l'oméga, il faudra pas non plus non seulement affoler les marchés mais en même temps être imprudence qui dans notre histoire économique s'est produit malheureusement extrêmement souvent. En en l'occurrence, moi je suis prêt à toutes les leçons de finances publiques et d'économie. que deux gouvernements qui ont baissé les déficits, c'est celui de Lionel Jospin et c'est le quincana de François Hollande.

Donc pour le reste, les cacophages de les finances publiques de la Macronie, franchement je crois que il faudrait bien d'être très modeste d'être très modeste aujourd'hu sur les déficites les déficits ont augmenté aussi sous des gouvernements socialistes. H mais en tout cas les deux derniers qui l'ont baissé je ne vous dis pas je ne vous dis pas les deux derniers mais en revanche sous François en période que j'ai quand même suivi de l'intérieur si j'ose dire les déficits se sont creusés. Hm.

Alors François Hollande qui avait quand même comme ministre de l'économie euh Emmanuel Macron, hein. Oui. Ben ou comme quoi euh Non mais plus plus sérieusement euh et et plus sérieusement, quelles sont les lignes rou et vous comme secrétaire général lisé plus sérieusement Boris Vallot, quelles sont les lignes rouges finalement pour ne pas censurer le budget de ces connu ?

On a parlé de la taxe Zucpan, donc la taxation pas forcément à 2 % mais des plus revenus. Par exemple, la question des retraites, est-ce que vous allez mettre ça dans la table de négociation, revenir sur la réforme ? Mais il y a évidemment la question de la réforme des retraites et dans nos propositions, il y avait sa suspension immédiate et confié aux partenaires sociaux mandat de trouver les voies et moyens financiers d'un retour à à 60 à 60 ans.

Ça fait partie, moi je voudrais dire la cohérence d'ensemble de ce que nous avons de ce que nous avons proposé. Il y a le soutien au pouvoir d'achat. On a dit ce qu'était la consommation des ménages aujourd'hui qui n'arrive plus à boucler les fins de mois.

Il y a la mise à contribution des très hauts patrimoines, c'est-à-dire pas de nos PME. Vous savez que le taux d'imposition des PME, on est on est d'accord, on est d'accord. C'est parce que j'entends j'entends beaucoup de de choses.

On va ruiner l'économie. Non, on met de la justice fiscale et on soutient dans nos territoires par un plan de relance vers la préparation de l'avenir. On soutient nos services publics qui sont à la peine et on change le rythme de réduction des déficits.

Mais nous réduisons bien les déficits. C'est la proposition que nous formulons parce que ce que proposait monsieur Bairou était en réalité un écroisement de la croissance, un écrasement de la de la consommation. Et mais vous vous dites c'est fini.

J'aimerais que monsieur le Cornu nous dise c'est fini. J'ai bien compris qu' était tombé avec monsieur Baou de monsieur Baou. Alors je sais pas ce que Sébastien Lecnu va vous dire mais mais ce que je sais c'est qu'il va vous dire quelque chose de différent de François Baou.

Ça c'est l'évidence. et et donc et donc que la question et que la question va être ben vous le savez très bien, dans quelle proportion il y aura des changements, sachant que d'un côté, il faudra que évidemment le gouvernement renonce à un certain nombre de choses qui étaient prévues dans le budget précédent et en même temps que les choses restent gérables à un moment où on parle tous pour ce soir de de fitch, mais c'est surtout ce qui va compter, c'est au moment du budget, le mois prochain, les deux plus grandes agences de notation qui peuvent faire des dégâts. Et donc l'idée ça n'est pas on va faire un budget pour faire plaisir aux agences de notation mais il faut faire un un un budget qui ne soit pas non plus provocateur parce que ça se retrouve à notre dé.

Non mais la la provocation, elle est faite à l'endroit des Français quand on leur dit que les franchises médicales vont doubler, qu'il y aura des déremboursements, que l'année blanche va faire rentrer des centaines de milliers d'entre eux dans l'impôt qu'on leur supprime de jours fériers, c'est qu'ils vont la provocation, elle est là et il faut comprendre que on est dans un moment où vous avez des questions économiques et financières qui se posent, mais vous avez éminemment une question démocratique qui se pose de confiance dans nos institutions qui pose la difficulté de savoir est-ce Est-ce qu'on a tenu ou non compte de ce que nous avons voté il y a un an ? Est-ce que vous vous vous voyez la colère des français Boris Val jamais vous obtenez de la part de Sébastien Lecnu par exemple des concessions si effectivement comme le disait Alain d'une certaine part et bien il il fait des pas vers vous pas vers on va dire plus de justice sociale pardon excusez-moi est-ce que vous aussi vous allez faire un pas vers lui c'est est-ce que vous allez jouer le jeu de d'éviter à ce pays la la la dissolution probable qui peut-être mènerait le rassemblement national au au pouvoir mais madame dire d'abord rappelez que que ce sont les socialistes qui a 9 mois ont pris leur responsabilité tout en étant dans l'opposition. Ils ont accepté la discussion.

Ils ont permis à ce pays d'avoir un budget qui n'est pas notre budget, qui était d'évidence pas un budget, un budget de gauche. Lorsque nous formulons des propositions et que nous nous disons disponibles pour exercer les responsabilités, c'est pas pour plaisanter, mais nous ne pourrons pas toper s'il n'y a pas un changement de cap majeur. Et ça suppose Et ça suppose un renoncement du macronisme à euh une bonne partie de ce à quoi il a cru, mais qui nous a conduit dans cette dans cet échec.

Et c'est une façon de dire aux françaises et aux français, nous nous avons entendu ce que vous nous avez dit il a un an, il y a un an. Vous savez que c'est quand même bizarre que ce soit les perdants qui gouvernent sur le plan démocratique. Il y a il y a trois choses.

Mais le la caractéristique, vous savez très bien, mais je voudrais euh qu'on reste sur le fond là, mais la caractéristique des dernières élections, c'est que il y a pas eu de vainqueurs, il y a eu des vaincus. Il y a eu des grands vaincus, des moyens vaincus et des grands vaincus. Grand, c'est le grand vaincu qui gouver.

Oui, bah il il se trouve qu'il est élu jusque encore quelques mois et puis ensuite ça sera quelqu'un d'autre hein. C'est je veux dire la démocratie c'est ça sera aussi ça. Mais dans l'immédiat il est bien clair que il faut que chacun fasse un pas l'un vers l'autre que ça sera difficile que ça sera certainement insatisfaisant mais il faut tenir compte aussi de ce qu'est la situation politique générale en France et notamment de ce qui en tout cas moi me frappe beaucoup.

Je suis pas le seul à le penser, c'est-à-dire du fossé gigantesque qu'il y a de la part des Français vis-à-vis de tout ce qui est politique, majorité, opposition, institution, conviction, constitution. Je veux dire, tout est remis en cause. Tout tout inspire de la défiance.

Et donc pour arriver à euh non pas trouver instantanément une solution, mais limiter les dégâts à un moment qui est périlleux, bah il faut que des deux côtés, quand je dis des deux côtés, ça veut dire en clair euh ce qu'on appelle à tort la majorité, parce que ça n'est pas une majorité et les socialistes, et ben ça veut dire qu'il faut trouver non pas, je veux dire, il s'agit pas que de tomber amoureux les uns des autres, mais que ils trouvent un modus vivindi pour une période qui est une période exceptionnelle qui est une période de grande crise économique, budgétaire, politique, psychologique et à mes yeux sociétales comme ce qui s'est passé mercredi et ce qui se passera le 18 le prouve et que dans une situation comme ça, il faut que les partis susceptibles euh d'exercer le moins mal possible le pouvoir s'entendre à minima pendant une période qu'on sait bien de transition parce que de toute façon, elle ne peut pas durer plus de 18 mois. Mais s'entendre pour sauver l'essentiel et ne pas aggraver la situation. Mais aggraver la situation s'agraver très vite, elle consisterait à persévérer dans une politique qui nous a pas qui nous a Oui, mais ce que je veux dire c'est que le compromis c'est pas une moyenne en tout.

Vous voyez, c'est pas l'écu distance entre ce qui a défendu Emmanuel Macron et ce que la gauche la réponse est très simple. La réponse est très simple à ce que vous dites. Un un compromis euh c'est ce qui se passe entre deux personnes.

Mais il se trouve que pour le compromis, il y a toujours une personne qui est en situation de force et une en situation de faiblesse. Vous vous êtes en situation de force donc naturellement il va y avoir des des concessions de celui qui est en situation. que je peux vous dire de deux choses.

D'abord, vous avez dit l'état de défiance des Français pour ceux qui les représentent et j'en suis parfaitement consci tout l'univers politique nous aussi hein les journalistes parfaitement conscience. C'est la raison pour laquelle je dis que dans le moment que nous vivons, il y a aussi un enjeu de réparation démocratique. Pourquoi nous insistons sur la réforme des retraites ?

Parce que c'est une injustice sociale, c'est une évidence, mais aussi parce que compte tenu des conditions de son adoption, ça a été une brutalité démocratique, que ça a été sanctionné dans les urnes il y a 1 an et que les Français ont le sentiment à juste raison qu'ils n'ont pas été entendus. Et donc, nous serons au nom des Françaises et les Français extrêmement exigeants vis-à-vis de ce de ce gouvernement. Faut pas mieux un un mauvais budget qui ne vous va pas plutôt qu'une disolution.

Je ne crois pas qu'un mauvais budget h permette au pays et aux Français d'aller bien. Et vous me parlez de la dissolution. Vous savez, les socialistes ne souhaite pas la dissolution.

Mais s'il faut aller aux urnes, et bien nous ne nous déroberons pas. Et nous avond effectivement qui disent que effectivement le RN est largement en tête en cas d'élection législatique il se trouve que la réalité aujourd'hui c'est que c'est pas le Rassemblement national qui défend les françaises et les français. C'est pas lui qui aujourd'hui formule les propositions si ce n'est la loi d'administrie de madame Le Pen.

Mais voyez la grande œuvre de de du Rassemblement national c'est l'amnistéie de madame Le Pen. Nous on se préoccupe du pouvoir d'achat avec des mesures concrètes. On se préoccupe des services publics.

On se préoccupe de nos PME dans les territoires avec un plan de relance. Oui oui mais c'est pas rien. D'accord.

D'accord. Ce n'est pas rien. Non c'est la preuve c'est que c'est ce dont on parle depuis le début.

Mais le Rassemblement national s'il y a une dissolution il y a de fortes chances qu'il en soit le bénéficiaire. On ne sait pas dans quelle proportion, mais euh tout ce qui en ressort, y compris dans les les formes de contestation euh parce qu'il y a contestation euh vis-à-vis de l'ensemble des forces politiques classiques et dans des conditions comme ça, négocier sous la pression du Rassemblement national parce que c'est ça, c'est raison mais c'est la raison pour laquelle et c'est c'est la raison pour laquelle il faut que des deux côtés on soit équitablement raisonnable simplement simplement il y en a il y en a un qui fera euh entre les deux qui négocient, il y en a un qui fera les efforts et l'autre qui obtiendra des satisfactions. Et ben c'est comme ça, ça peut pas prendre des proportions parce que justement il y a d'un côté le Rassemblement national et de l'autre côté les marchés financiers. les conditions de son élection dans le cadre merci