À Valbonne, une Maison de la mémoire harki va voir le jour sur l'ancien site du hameau de forestage
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:31OuverteRéponse directe
Parlez-nous de cette maison de la mémoire Harky. À quoi ça va ressembler ce lieu ?
- 1:12OuverteRéponse directe
Et on retrouvera quoi dans ces maisons ? Alors qu'est-ce qu'on pourra voir ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Et pourquoi vous avez lancé ce projet ? Ça vous tenait à cœur, j'imagine ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Vous parliez de maltraités. Dans quelles conditions ils vivaient ? Ils étaient assez pauvres ?
- 3:43OuverteRéponse directe
Et Joseph Césaro, ce projet va coûter combien, du coup, cette maison ?
- 4:12OuverteRéponse directe
Vous allez faire appel à qui, du coup, pour minimiser les coûts ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Invité politiqueFait
« aujourd'hui nous posons la première pierre de la maison mémorielle des Harky. »
- 0:52Invité politiqueFait
« où le hameau existait, le hameau qui s'appelait Hameau de la Bouillide ou bien Cité des Roses, »
- 0:57Invité politiqueFait
« c'était un hameau qui a accueilli des familles de 67 à 94. »
- 1:15Invité politiqueChiffre
« Elle va faire 80 mètres carrés au sol. »
- 2:05Invité politiqueFait
« ils avaient été d'une part maltraités pendant la période où ils étaient de 67 à 94. »
- 2:33Invité politiqueFait
« on a convenu avec la communauté Harku que ce lieu devait être un lieu de mémoire pour les enfants, »
- 2:46Invité politiqueFait
« Ils ont été installés pour forester, pour améliorer le site. »
- 3:12Invité politiqueFait
« ils étaient très pauvres. Ils avaient un logement puisqu'ils étaient logés. »
- 3:21Invité politiqueFait
« C'est dans une forêt qui était isolée. Les routes actuelles n'existaient pas. »
- 3:48Invité politiqueChiffre
« Actuellement, elle est chiffrée à un montant assez élevé, de l'ordre de 600 000 euros. »
- 4:23Invité politiqueFait
« j'ai demandé à l'État. Et j'ai eu une réponse de la ministre qui m'a dit qu'elle me mette en relation avec ses services pour étudier la faisabilité d'avoir une subvention de l'État. »
- 4:36Invité politiqueFait
« J'ai demandé à la région qui lance un projet, justement, sur la mémoire des Harkis pour toute la région et qui devrait aboutir au mois de mars. »
- 5:10Invité politiqueFait
« Le permis de construire a été déposé il y a quelques mois. Il n'est pas encore délivré. »
- 5:17Invité politiquePromesse
« Je pense qu'on commencera les travaux dans le courant de l'année 2027. »
Temps de parole
- Invité politique77 %
- Locuteur 311 %
- ?6 %
- Présentateur6 %
≈ 18,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
À Valbonne, une maison de la mémoire Harky va bientôt voir le jour. La première pierre est posée aujourd'hui sur l'ancien site où ont vécu d'ailleurs 35 familles Harky pendant près de 30 ans. Un lieu pour raconter leur histoire, mais aussi pour faire vivre cette mémoire auprès des jeunes générations. On en parle avec l'invité d'ici matin, le maire de Valbonne, Joseph Césarot.
Bonjour Joseph Césarot.
Bonjour
à tous. Je suis très heureux de m'exprimer sur ce beau
projet
qui va prendre date aujourd'hui. Parlez-nous de cette maison de la mémoire Harky. À quoi ça va ressembler ce lieu
?
Au-delà de la commémoration habituelle du 25 septembre qu'on fait tous les ans, aujourd'hui nous posons la première pierre de la maison mémorielle des Harky. Elle va se situer sur le site des hameaux de forestage du Prêt-de-Bâti.
Là
où le hameau existait, le hameau qui s'appelait Hameau de la Bouillide ou bien Cité des Roses, c'était un hameau qui a accueilli des familles de 67
à
94. Et on va réaliser une maison qui ressemblera un peu au
baraque
qui existait à ce moment-là.
Et on retrouvera quoi dans ces maisons ? Alors qu'est-ce qu'on pourra voir
?
C'est une maison qui est de dimension modeste. Elle va faire 80 mètres carrés au sol. Elle aura une grande salle pour accueillir des manifestations et des panneaux indiquant la vie qui se passait dans ce
hameau. Il
y aura évidemment une petite cuisine si jamais des habitants voulaient y faire des petites fêtes. Et puis le site sera organisé avec de la mémoire puisque les dalles existent encore, les routes existent encore dans cette forêt. Et on trouve des escaliers. Donc on trouve toutes les traces de la vie des habitants de l'époque.
Et pourquoi vous avez lancé ce projet ? Ça vous tenait à cœur, j'imagine
? Alors
quand je suis arrivé en 2020, la communauté Harku, je ne la connaissais pas très bien. Mais je les ai rencontrés évidemment pour parler de leur situation. Et il s'est avéré qu'ils avaient été d'une part maltraités pendant la période où ils étaient de 67 à 94.
Et
puis la commune qui était propriétaire des bois à l'époque a vendu à un promoteur pour réaliser des logements. Et donc le premier travail qui a été fait,
c
'est de récupérer la totalité des bois. Donc la commune est de nouveaux propriétaires. Et on a convenu avec la communauté Harku que ce lieu devait être un lieu de mémoire pour les enfants, pour les habitants de Valbonne également, pour qu'ils se souviennent que les Harkis ont amené beaucoup de choses aux habitants. Ils ont été installés pour forester, pour améliorer le site. Et c'est eux qui ont en quelque sorte contribué à ce que la Technopole s'installe. Et donc c'est la richesse de Valbonne qui est due à une partie
de leur travail. Oui, il y en a beaucoup qui travaillaient pour ce qui était l'ONF de l'époque. Vous parliez de maltraités. Dans quelles conditions ils vivaient ? Ils étaient assez pauvres
?
Écoutez, ils étaient très pauvres. Ils avaient un logement puisqu'ils étaient logés. Ils avaient un travail puisqu'ils travaillaient pour l'ONF. Mais ils étaient en dehors de tout. C'est dans une forêt qui était isolée. Les routes actuelles n'existaient pas. Il fallait qu'ils aillent à l'école, à 12 kilomètres de là, dans l'école du centre de la commune. Bref, c'était une vie qui était assez difficile.
Et
pour revenir à ce... Et les témoignages, on en a beaucoup et on essaiera de les mettre en exergue.
Et Joseph Césaro, ce projet va coûter combien, du coup, cette maison
?
Alors, actuellement, elle est chiffrée à un montant assez élevé, de l'ordre de 600 000 euros.
Donc,
je pense qu'on, de toute façon, on leur doit. Mais on va, bien sûr, essayer de minimiser ce coût. Parce que, dans les temps actuels, qui sont assez difficiles de façon monétaire, on a besoin de restreindre un peu les choses. Donc,
on va essayer de
minimiser.
Vous
allez faire appel à qui, du coup, pour minimiser les coûts
?
Alors, deux choses. On va essayer de réduire l'ampleur du projet en termes de construction. On va essayer de le faire en régie, par exemple. Et ensuite, écoutez, j'ai demandé à l'État. Et j'ai eu une réponse de la ministre
qui
m'a dit qu'elle me mette en relation avec ses services pour étudier la faisabilité d'avoir une subvention de l'État. J'ai demandé à la région qui lance un projet, justement, sur la mémoire des Harkis pour toute la région et qui devrait aboutir au mois de mars. Donc, on va candidater. Et je pense qu'on a de bonnes chances d'aboutir. J'ai le conseiller départemental qui sera présent ce soir et qui, je l'espère, me donnera une nouvelle quant à la contribution du département.
Et
la CASA va également m'aider avec les fonds de concours. Donc, je pense que ce projet sera bien aidé.
Et l'ouverture, elle est prévue pour quand
?
Alors, le permis de construire a été déposé il y a quelques mois. Il n'est pas encore délivré. C'est toujours très long. Je pense qu'on commencera les travaux dans le courant de l'année 2027. J'ai voulu poser la première pierre aujourd'hui parce que c'est un projet que j'ai promis à la communauté Harkis depuis assez longtemps. Et il y avait un certain nombre d'obstacles à franchir. On a dû modifier le PLU. Bon, il faut qu'ils gardent confiance. Et pour qu'ils gardent confiance, on fait aujourd'hui une belle fête.
Et alors, la première pierre, on le rappelle, posée ce soir pour cette maison de la mémoire Harkis. Merci, Joseph Césarot. Je rappelle que vous êtes le maire de Valbonne.
Merci.