Présidentielle 2027 : «David Lisnard fait jeu égale ou devance Bruno Retailleau» (R.Stainville)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Sur les réseaux sociaux, la popularité du maire de Cannes, David Lysnard, qui est candidat à la présidentielle, ne se dément pas.
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Et même dans certains sondages aussi, on a interrogé, Pascal Praud a interrogé Bruno Retailleau.
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Hier, à ce sujet, il estime qu'il faut absolument une alliance entre les deux.
- 2:38OuverteRéponse directe
Vous avez l'air sceptique.
- 4:33OuverteRéponse partielle
Mais ce qui est étonnant aussi, surtout, c'est que David Lysnard, il y a quelques semaines encore, on n'en parlait pas énormément.
- 4:48OuverteRéponse directe
j'ai une autre réserve aussi.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:29Invité politiqueChiffre
« les sondages, ils sont pour quelque chose puisque pour la première fois, David Lysnard fait jeu égal, voire devance, Bruno Retailleau. »
- 3:04InvitéChiffre
« Il y a 6% d'un côté, 5% de l'autre. »
- 5:51Invité politiqueChiffre
« Il est passé de 12 à 16. »
- 6:04Invité politiqueChiffre
« avec un corps électoral de 140 000 votants »
- 6:20Invité politiqueChiffre
« Valérie Pécresse aussi a été montée jusqu'à 20% avant de s'écrouler, on s'en souvient, à 4%. »
Temps de parole
- Bruno Retailleau40 %
- Invité27 %
- Présentateur19 %
- Invité 29 %
- ?4 %
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Sur les réseaux sociaux, la popularité du maire de Cannes, David Lysnard, qui est candidat à la présidentielle, ne se dément pas. Et même dans certains sondages aussi, on a interrogé, Pascal Praud a interrogé Bruno Retailleau. Hier, à ce sujet, il estime qu'il faut absolument une alliance entre les deux.
Il faut se méfier. Cette élection, elle est totalement improbable. On est à un bout de cycle et donc on aura d'énormes surprises. La vocation que nous avons avec David, c'est qu'on puisse faire bloc si on est attaché, autant que je le suis. De travailler ensemble ? Bien sûr, évidemment. De
faire
un ticket, pourquoi pas ensemble ? Évidemment qu'il faut qu
'on
se retrouve. Évidemment. Écoutez, je pense, s'il est président de l'Association des maires de France, je n'y suis pas vraiment pour rien. Il le sait et d'autres aussi le savent. Il y en a un qui devra évidemment se retirer. Le plus stupide, ce serait que tous les deux, on aille au bout.
Raphaël Staville. Alors évidemment, un ticket, c'est très américain. C'est-à-dire qu'il n'y
en
aurait un à l'Elysée, l'autre à Matignon. Et on voit tout de suite ce que veut dire Bruno Retailleau. Ce serait plutôt lui à l'Elysée et David Lysnard à Matignon. Mais ce serait possible
?
Ce qui est intéressant, c'est que c'est la première fois que Bruno Retailleau envisage la perspective que l'un des deux soit contraint de se retirer pour finalement faire une alliance, un ticket pour justement éviter le naufrage annoncé de la droite si elle continuait à multiplier les candidatures sans finalement faire bloc commun. Donc ça, c'est la première fois. Alors les sondages, ils sont pour quelque chose puisque pour la première fois, David Lysnard fait jeu égal, voire devance, Bruno Retailleau.
Donc ça explique que cette question se pose notamment pour le candidat républicain, même si aujourd'hui, on l'a bien compris, il considère que ce n'est pas un ou deux sondages qui menacent sa candidature. Mais désormais,
cette
question est posée et l'un et l'autre devront y répondre dans les semaines ou mois à venir pour finalement construire une candidature commune qui n'aubère pas leur chance d'être présent au second tour.
En plus, évidemment, chacun dit qu'il ira jusqu'au bout, David Lysnard compris en disant « Non,
non,
non, soit il y a une primaire,
ce
qui semble, et cette idée a un peu du plomb dans l'aile, soit il dit « j'irai
jusqu'au bout de toute façon
».
C'est compliqué d'organiser une primaire si tardivement, même si cette idée a été avancée très tôt dans la campagne. Pour autant, ça serait peut-être la solution pour les départager, à moins que ce soit les sondages. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, celui qui bénéficie d'une dynamique, c'est incontestablement David Lysnard, le maire de Cannes.
J. William Golnadel. Vous avez l'air sceptique. Oui.
Ou
dubitatif, peut
-être. J
'ai entendu le billet de mon ami Vincent Trémolet ce matin, j'entends Raphaël, ça n'enlève rien, évidemment, à la légitime sympathie que m'inspirent Lysnard et Retailleau. Et en plus, précaution oratoire, je ne
suis
pas un grand connaisseur de la politique politicienne, mais enfin, il s'agit d'un sondage, il s'agit mais jamais d'un sondage. Il y a 6% d'un côté, 5% de l'autre. Et je ne sache pas que... Et comme c'est dans la même clientèle, quand même, les deux sont dans la même clientèle, je ne pense pas que ça soit totalement sûr de pouvoir dire 6 plus 5 font 11. Donc, vous vous souviendrez, et comme si ça ne suffisait pas à mon scepticisme, mais ça ne sera pas la première fois que je me trompe, il y a quand même aussi un autre problème, c'est que la droite
va
peut-être vouloir voter utile si Marine Le Pen est vraiment très haut. Donc, pour toutes ces raisons, je suis un tout petit peu moins sceptique que d'autres, c'est tout. Mais
la
droite, aujourd'hui, elle est polytraumatisée. Ça fait depuis 2017 qu'elle ne parvient pas à... que son candidat ne parvient pas à se hisser au second tour. Donc, il faut, et on comprend que beaucoup se démènent pour essayer de trouver un chemin pour que cette perspective soit possible, mais c'est vrai que l'alliance entre David Lysnard et Bruno Rotaillot ne paraît pas sur le papier absolument absurde, ni inconcevable. Les deux hommes s'apprécient,
il n'y a jamais eu
de mot qui aurait acté finalement d'un divorce profond. Pour l'instant, c'est deux stratégies différentes, mais qui sont amenées probablement dans les semaines ou les mois à venir à se rejoindre.
Mais ce qui est étonnant aussi, surtout, c'est que David Lysnard, il y a quelques semaines encore, on n'en parlait pas énormément. La plupart des sondages, il n
'y
était même pas testé. Et là, on s'aperçoit qu'il se passe quelque chose, et quand on teste, il est relativement... Oui, alors,
j'ai une autre réserve aussi. Alors, en même temps que je comprends parfaitement le besoin de cette droite-là, parce que c'est une droite libérale, notamment sur le plan économique, ce qui contraste singulièrement avec Marine Le Pen. C'est pour ça, d'ailleurs, que Marine Le Pen n'est peut-être même pas classable à droite, d'une certaine manière. Donc, de cette manière, mais le danger aussi qu'il peut y avoir, peut-être, dans la division, peut-être, de cette droite au sens large, c'est de faire grimper un peu le centre, que ce soit M. Glucksmann à gauche, ou que ce soit M. Philippe à droite, je ne sais pas.
M. Glucksmann, qui, Raphaël Stavid, je m'adresse à vous,
mais
qui, là, selon les premiers sondages qui sont sortis après sa désignation, comme candidat de la gauche socialiste, on va dire, réussit plutôt bien son entrée
en campagne.
Oui, mais
en fait, on peut savoir
pourquoi.
Parce qu'il a
pris, je crois, il gagne 4 points par rapport
au mois dernier.
Il
est passé de 12
à 16. Non, mais incontestablement, il y a toujours eu un effet primaire,
c'est-à-dire que
dès lors que le candidat de la primaire est désigné, il bénéficie d'une dynamique, quand bien
même,
c
'est vrai qu'avec un
corps électoral de 140 000 votants, on aurait pu s'attendre à ce que cet effet soit plus limité pour Raphaël Glucksmann. Pour autant, effectivement, c'est un effet notable, il gagne 4 points. Jusqu'à quand il pourra maintenir cette dynamique, c'est une inconnue. Il faut se souvenir que Valérie Pécresse aussi a été montée jusqu'à 20% avant de s'écrouler, on s'en souvient, à 4%. Vous vous souviendrez de mon
scepticisme.
Oui, on va noter.
Si vous nommez,
absolument.
On va noter, vendredi
16
octobre,
J.
William Gonadel a été sceptique
sur les sondages. Après, on va dire, non, tu ne l'as pas
dit et tout.
On va pas réécouter.
Bruno Retailleau