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interviewPS - Parti socialiste· 3 novembre 2025 23 min

« Le gouvernement doit prendre conscience qu'il ne peut pas s'imposer comme les années précédentes »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Olivier Fort, bonjour. Bonjour à vous. Bonjour à tous et bienvenue sur France Inter dans un moment de grande confusion politique où il est difficile de suivre la cohérence de ce qui est débattu et voté à l'Assemblée nationale sur la fiscalité ou les économies.

Vit-on un véritable moment parlementaire ou va-t-on vers une censure du gouvernement ? On vous le demandera. Mais on parlera aussi du Rassemblement national gagnant à l'assemblée sur l'accord de 1968 entre la France et l'Algérie.

Ultra favori des sondages pour 2027. Mais d'abord Olivier Fort débats vont reprendre aujourd'hui sur le budget de l'État avant celui de la sécurité sociale demain. Y a-t-il pour vous encore un chemin pour que ce budget soit adopté avant la fin de l'année ?

Oui. Oui. En fait, si on moi ce que je cherche depuis le début, c'est assez simple, c'est à faire en sorte que la copie qui était celle de François Beou et qui a été largement reprise par le gouvernement actuel soit effacé au profit d'une copie qui soit plus juste et qui permettent aux Françaises et aux Français des classes populaires, de la classe moyenne d'être épargné, ce qui n'est encore pas le cas.

Et donc ce que nous cherchons dans la première partie de la loi de finance, c'est à trouver des recettes qui se substitueront aux économies qui sont demandé à des gens qui ont déjà tant de mal à finir leur fin de mois. Et donc nous sommes sur une voie de passage étroite mais je pense qu'elle existe. Ça supposera la vigilance des parlementaires.

Pardon Olivier Fort mais je sais pas si on vit exactement dans la même dimension. Vous dites il y a un chemin. On lit Boris Valot qui ce weekend dans la presse dit en l'État on voterait contre le budget.

Vous continuez à considérer que le compte n'y est pas. Quel est ce chemin si chemin il y a pour qu'à la fin de l'année il y ait un budget ? Ce qui pardon d'enfoncer une porte ouverte nécessite une majorité pour voter ce budget.

C'est pas parce que pour l'instant nous ne sommes pas satisfaits qu'il n'y a pas un chemin. Je viens de parler d'une exigence et cette exigence c'est de respecter les Françaises et les Français. de respecter ce qu'il nous demande et de faire en sorte que toutes ces horreurs qui sont contenues encore dans le projet de budget et dans le projet de financement de la sécurité sociale disparaissent et pour l'instant nous n'y sommes pas encore.

Mais je vois que c'est possible. Je crois que c'est possible et je vois que nous avons déjà obtenu une série de recettes qui permettent à la fois de compenser une partie de ces horreurs et puis je sais aussi qu'il y a une trajectoire de déficit qui peut être corrigée et donc faire en sorte que nous ayons pas nous n'ayons pas à suivre tout cela. Mais justement Olivier Fo vous dites "On a obtenu un certain nombre d'éléments sur les impôts.

Vous avez effectivement obtenu à travers le vote que la fiscalité des plus aisés progresse. Sébastien Lecnu a annoncé renoncer au gel des pensions et des et des allocations. En fait, aucune concession ne vous suffit.

C'est-àdire que le gouvernement fait un certain nombre accède à un certain nombre de vos demandes, il y a des évolutions et à chaque fois vous en rajouter des supplémentaires. Quand on interroge Boris Vallot sur le gel des pensions sur lequel le gouvernement recule sur le jet des allocations, il dit simplement il prend acte et il dit son écœurement. Qu'est-ce qui vous qu'est-ce qui vous suffirait pour enfin dire que la copie vous convient et voter ce budget ?

Mais nous ne sommes pas à la recherche d'un budget qui serait un budget socialiste. Ce sera un budget qui ne sera ni socialiste ni celui de Sébastien Lecnu. Je crois que là-dessus euh chacun doit être clair.

Il n'y a pas de possibilité parce que nous n'avons pas de majorité absolue. Ils n'ont pas de majorité absolue, ce qui suppose forcément d'être dans une forme de budget d'attente. Et nous verrons en 2027 qui l'emporte à l'élection présidentielle.

Et à ce moment-là et bien il y aura peut-être une majorité qui se dégagera et qui permettra d'aller plus loin. Moi, c'est ce que je souhaite en tout cas pour la gauche. Mais pour l'instant, nous savons très bien que personne ne peut s'imposer à l'autre et nous n'avons pas enfin là, vous dites vous avez des exigences et vous êtes en avez toujours davantage.

Non, nous avons toujours les mêmes exigences depuis le démarrage. Nous avons toujours n pas gain de cause. Demorant, je finis ma phrase simplement pour dire que nous allons depuis nous depuis le départ, nous nous battons pour que cette copie soit révisée.

Il y a un projet qui est le projet initial de François Berérou avec cette fameuse année blanche qui serait une année noire pour les Français qui est encore dans la copie gouvernementale. Nous sommes en train de la défaire progressivement. Alors, c'est plus compliqué parce que il y a pas euh de moment où on comprend, on a le tableau d'ensemble et c'est peut-être ce que il faut ce que le Premier ministre devrait expliquer aujourd'hui, c'est venir devant les parlementaires et dire voilà quelle est la copie finale à laquelle je pense, par rapport à laquelle chacun pourrait se positionner, la droite comme la gauche et dire ce qu'il en est pour que chacun comprenne où nous allons.

C'est le problème de la vision aujourd'hui. Mais ce que je crois, c'est qu'il y a une possibilité d'avancer. Vous n'obtenez pas gain de cause, Olivier Fort, ça veut dire que vous pourriez décider de censurer quand ?

Dès cette semaine par exemple ? Et bien, si nous n'obtenions pas gain de cause, nous commencerions d'abord par voter contre ce projet de budget. Et si nous votons contre, ce budget ne passera pas puisqu'il faut l'abstention des socialistes, des écologistes et des communistes pour qu'il passe.

Donc l'histoire n'est pas terminée, mais c'est au gouvernement de prendre conscience et à sa majorité très relative de prendre conscience du fait que ils ne peuvent pas s'imposer comme les années précédentes en considérant que en dépit de tous les votes qui ont eu lieu, ils peuvent imposer un projet à leur main. Pardonnez-moi, je pense aux auditeurs qui nous écoutent ce matin et qui ont, excusez-moi, du du mal à comprendre ce que vous dites là. On vous avec Nicolas de Morand depuis le début de cet entretien, on met en avant un certain nombre de choses que vous avez réussi à obtenir.

Vous dites "Ça ne suffit pas" sans qu'on comprenne précisément ce que vous demandez. En plus, de la même manière, il y a 8 jours, vous disiez la chose suivante : "À la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas." Et vous disiez que si l'attaque Zukman ou sa version modifée était rejetée, ce serait un casus belly. l'attaque Zukman ainsi que sa version ont été ont été rejetés.

Donc en réalité, si on suit la logique qui était la vôtre il y a 8 jours, ce matin, vous devriez être en face de nous en disant bah oui, il y aura censure et donc on ira aux élections. Non, j'ai toujours dit et vous pouvez reprendre mes déclarations précédentes, vous pouvez les tronquer. La réalité c'est que j'ai toujours crois les tr c Oui.

Vous aviez cité une partie de ce que j'ai dit. J'ai toujours dit que moi je cherchais des recettes qui permettaient de compenser toutes les orreurs contenues dans le projet de loi de finance et de financement. Alors si vous voulez savoir de quoi il s'agit, il s'agit par exemple des franchises médicales, il s'agit du gel des pensions et là j'ai entendu premier ministre nous donner des satisfactions il y a plus gel sur le gel des pensions et sur le gel des prestations sociales et pour l'instant on a les minimas sociaux on n pas encore les allocations familiales les allocations logement et cetera et donc je souhaite demandez de plus ce matin Olivier Fort pour obtenir cette action rien de plus que ce que je demandais la semaine passée je demande qu'on respecte les français je demande que les Français modestes n'aient pas à payer l'impôt que les plus riches ne veulent pas payer.

C'est aussi simple que ça. Et c'est la raison pour laquelle je me suis battu pour la taxe Zucman version comme vous le dites ou version complète parce que je pense que il n'est pas normal que les grandes entreprises que les grandes fortunes ne payent pas et ce débat là il n'est pas totalement achevé. Je pense par exemple que si nous n'arrivons pas Pourquoi il est pas achevé ?

Pourquoi il est pas achevé ? Parce que tout simplement aujourd'hui vous avez des gens qui gagnent au tirage et au grattage et je souhaite que nous puissions par exemple vous avez des gens qui disent "On ne veut pas de fiscalité supplémentaire très bien vous n'en voulez pas davantage mais est-ce que vous voulez toujours les aides de l'État qui sont d'abord les aides des contribuables ?" Et bien je souhaite qu'on mette sur la table le débat sur ces fameuses aides aux entreprises passera quoi ?

Si ça n'est pas fait, il se passera quoi ? les menaces. Je suis là pour dire que il faut de la justice et que si nous n'arrivons pas à un budget de justice, nous ne pourrons pas le voter.

Nous ne pourrons même pas nous abstenir dessus. C'est aussi simple que ça. Vous ne pourrez pas faire en sorte que les convictions que nous portons et bien soient abolies par la nécessité de faire les effort que demanderait le gouvernement qui porterait sur la classe moyenne et sur les classes populaires.

Que répondez-vous à Jean-Luc Mélenchon qui dit "Hier les socialistes ont changé d'alliance, maintenant c'est avec le centre gauche et Gabriel Atal. Je ne sais pas de quoi il parle et de toute façon ce qu'il dit pour moi assez peu d'intérêt parce que c'est pas en multipliant les fake news et chacun sait ici qu'il n'y a aucun accord autrement on l'aurait déjà aperçu entre le gouvernement et le socialiste. Moi, je souhaite qu'il y ait un débat qui soit un débat le plus clair possible qui permett de faire apparaître à la fois une droite qui est ce qu'elle est et une gauche qui revendique le pouvoir et puis dans un moment où personne n'a une majorité absolue et bien qui cherche à certains moment des compromis, des points de passage.

Et Jean-Luc Mélenchon qui nous parle tout simplement d'accord avec la droite devrait lui-même s'interroger sur les votes de ses propres amis. Quand je vois que en commission, ce sont en fait les gens de droite avec LFI qui ont voté contre la suspension de la réforme des retraites. Quand je vois que sur le dégel du barême de l'impôt sur le revenu sur les plus hauts revenus, c'est un amendement voquier qui est voté par LI.

Écoutez, j'ai de quoi m'inquiéter et Jean-Luc Mélenchon ferait bien d'abord de regarder d'abord dans sa propre famille avant de regarder chez les autres. Alors Olivier F, pour continuer d'essayer de de comprendre ce que sont les positions des socialistes dans ce débat budgétaire, je voudrais qu'on s'arrête un instant sur cette impôt sur la fortune dite improductive que vous avez voté vendredi dont vous dites qu'il est équivalent de l'ex ISF. Alors, on a regardé avec Nicolas dans le détail comment fonctionnait cet impôt.

Un taux unique à 1 % plutôt qu'un barê progressif, un abattement d'un million d'euros sur la résidence principale alors qu'avant c'était 30 %. Ça n'a rien à voir Olivier Fort avec l'ISF. En fait, c'est un impôt qui va permettre aux très riches de payer moins que ce qu'il paye aujourd'hui.

Vous allez avoir du mal à nous expliquer que c'est une réussite et que c'est en cohésion avec le combat que vous menez. D'abord, vous savez bien que c'est faux puisque le rendement mais parce que le rendement de cette ISF est supérieur à ce qu'est l'IFI aujourd'hui. Donc ça n'est pas exactement l'ISF tel que nous l'avons connu.

Et je vous explique pourquoi il est supérieur parce qu'on a rajouté des éléments dans l'assiette. La réalité c'est que là où va jusqu'à l'IFI va jusqu'à 1,5 % là c'est un taux unique de 1 % sur le patrimoine. Ça veut donc dire que si on a un patrimoine de 100 millions d'euros, on paye si vous voulez bien me laisser Si vous voulez bien me laisser finir.

Nous sommes dans un moment parlementaire avec donc des amendements qui sont déposés par les uns et par les autres. Cet amendement est au départ un amendement qui n'est pas un amendement socialiste, c'est un amendement du modem qui donc cherchait effectivement à alléger l'impôt sur l'immobilier et au contraire à faire en sorte que d'autres donc d'autres éléments cette fois-ci dans le domaine immobilier notamment assurance vie rentre dans ce que vous appelez l'assiette. Donc cet impôt, ce nouvel impôt va rapporter un peu plus que ce que rapporte le seul IFI qui était la trace qui restait de faisant pardon Olivier fort du cadeau au très étiez vraiment parlementaire vous comprendriez ce qui se passe.

C'estàd que il y a une règle qui s'appelle la règle de l'entonoir. Si en première lecture vous ne votez pas une base qui est là en l'occurrence cette base imparfaite mais qui existe, vous ne pouvez pas y revenir en seconde lecture. Et donc ça veut dire que nous n'aurions rien pu modifier et que nous aurions été tout simplement gros gens comme devant.

Et donc il fallait voter en première lecture une base qui est appelée à être modifié de bandit qui est appelé à être modifié en deuxème lecture. C'est la seule façon de procéder. Si on l'avait pas fait, on ne pouvait pas rétablir DSF ni modeste ni super machin et cetera.

En deuxème lecture, la parole aux auditeurs de France interre. Bonjour Philippe. Oui, bonjour.

Voilà, j'ai une question pour monsieur Fort. Je vous entends jamais vous les socialistes parler de la santé des entreprises françaises. C'est elles servent quand même pas mal de de vaches à lait parce qu'on mange tous grâce aux entreprises, même les fonctionnaires, hein, c'est elle qui alimente tout.

Mais euh en ce moment, ça va pas bien et c'est absolument pas le problème. On n pas de souci de ce côté-là. On se dirige vers une catastrophe.

Mais il y a aucun souci, on y va. Vous êtes vous travaillez en entreprise, vous êtes patron d'entreprise. Philippe, dites-nous.

Non non, je suis en retraite. J'ai j'ai et vous redoutez une catastrophe économique ? Ah bah ça ça se profile hein par rapport à nos nos principaux concurrents.

On n'investit pas dans la recherche. Ça c'est un truc endémique en France. On on ne veut pas mettre ce qu'il faut, hein.

On met 20 milliards tous les ans pour les 35 heures. Depuis l'application, ça fait 500 milliards. Si on avait mis 500 milliards dans la recherche, je vous dis pas où on serait.

Mais ça c'est c'est encore un autre sujet. Mais pour les entreprises, bah qu'elles soi petite, qu'elle soit grosse, quand il y a une boîte qui ferme, si c'est Michelin, on crie au à Rau, on cherche absolument pas h pourquoi il ferme. Bien compris, Philippe.

Merci. Rentable en Allemagne qu'en France, mais ça c'est pas le problème. Merci Philippe pour cette intervention qui partait du constat suivant.

Je n'entends jamais le PS parler des problèmes des entreprises françaises et de l'industrie française. Olivier Fort, bonjour Philippe. D'abord, c'est faux et si vous regardez ce qu'a contreprojet que les socialistes ont produit au mois d'août, il ne visaient pas les entreprises mais il visaient les hauts patrimoines et les grandes fortunes, ce qui est quand même très différent.

Vous avez là des socialistes qui ont toujours eu le sens de l'entreprise et qui n'ont pas pour objectif d'aller se polier ou d'aller faire en sorte que les entreprises de march enfin soient étouffées. Mais reconnaissez aussi que nous sommes dans un pays où nous avons nous vivons un certains paradoxes. Vous avez des entreprises qui se portent très très bien et qui sont très aidées par l'État.

Je prends quelques exemples qui sont issus des travaux de la commission for là encore sans me faire le porte-parole de de Philippe vous dites il y a aucun problème entre les socialistes et les entreprises quand vous votez 2 milliards d'euros supplémentaires de sur taxe exceptionnelle sur l'impôt sur les sociétés quand vous votez un amendement qui prévoit 26 milliards d'euros sur les multinationales à un moment donné ça a un impact sur le climat économique. Donc vous pouvez expliquer qu'il y a pas de sujet entre les socialistes et le monde de l'entreprise. La question de Philippe, elle ne vient pas de nulle part.

Écoutez, vous êtes trop informé pour savoir que cette surtaxe IS, cette surtaxe sur les grandes entreprises, elle touche les 400 plus grandes entreprises de France exclusivement qui créent de l'emploi. Qui crée de l'emploi bien sûr, mais enfin ce sont pas elles qui créent le plus d'emplois et ce sont pas elles qui sont les moins aidés non plus. Donc euh en fait, on a 2 milliards de plus qui ont été votés dans le cadre de la discussion budgétaire, mais c'est 2 milliards de moins que l'an passé.

Donc il faut arrêter et faire comme si on les étranglait, on étrangle personne. Et donc euh et si vous voulez qu'on prenne des chiffres, donc je prends le rapport de Fabien Gayet au Sénat avec des auditions qui ont été conduites et où on apprend par exemple que une entreprise comme ST Microélectronique en 2023, elle reçoit 487 millions d'euros d'aide. Elle verse 220 millions de dividendes et elle ne paye que 100000 € d'impôt.

Écoutez, franchement, je crois que dans ces conditions là, il faut arrêter de considérer que nous sommes en train de tuer le monde de l'entreprise. Bon, Philippe a eu sa réponse. Philippe a eu sa réponse.

Martine, bonjour. Bonjour. On vous écoute.

Soyez la bienvenue. Bonjour messieurs. Merci de passer mon message.

Il va être assez bref. J'ai envie de dire à monsieur Fort, soyez constructifs, n'allez surtout pas à la censure, n'ouvrez pas la porte au RN, quel qu'en soit le prix même de ne pas faire la censure. Le RN est devant la porte, il faut surtout pas qu'il rentre.

Merci Martine pour cette question très claire. Effectivement, que répondez-vous Olivier Fort ? Ben Martine, je partage l'objectif avec vous.

Moi je ne suis pas là. Je suis pas de ceux qui crient dissolution censure d'émission tous les matins. Je souhaite que nous puissions trouver un budget qui permette aux français de vivre mieux parce que je crois aussi que si nous acceptions n'importe quel budget, ce serait aussi un cadeau fait au RN qui se repait de toutes les erreurs commises depuis 8 ans par le gouvernement.

Donc juste Olivier Fort là encore pour bien comprendre ce que vous dites ce matin alors que Roland l'Escure le ministre de l'économie dit on a lâché un certain nombre de choses que Amélie de Monchalin la ministre du budget dit ce n'est pas un budget Frankenstein il ressemble à quelque chose là dans les jours qui viennent qu'est-ce que vous attendez de la part du premier ministre du gouvernement qu'est-ce que vous leur demandez pour pouvoir revenir peut-être à ce micro dans quelques jours et dire là c'est bon il y a de quoi voter une copie budgétaire je me répète mais moi ce que je souhaite maintenant c'est qu'on ait une vision d'ensemble sur à quoi peut ressembler le budget de l'État et le budget de la SQ à l'issue de nos travaux et que chacun puisse se positionner par rapport à ce que peut être la vision développée par le gouvernement même si le gouvernement n'est pas seul la main puisque chacun l'a compris aujourd'hui c'est le parlement qui est souverain et donc nous avons besoin là simplement de remettre de l'ordre dans nos pensées respectives que chacun comprenne. Vous avez parlé des 26 milliards. Vous savez très bien que ces 26 milliards, s'ils existaient, la question budgétaire ne se poserait même plus.

Je parle des 26 milliards qui ont été votés amendement qui est un amendement d'appel que nous avons nous-même déposé à multiples reprises depuis longtemps mais qui n'est pas opérationnel et donc qui permet simplement de dire qu'il y a un sujet multinational. Donc vous avez voté un amendement qui ne pourra pas rentrer en vigueur. Mais on sait tous très bien que et d'ailleurs la ra c'est la raison pour laquelle si cet amendement avait été adopté et qu'il avait une réalité euh personne aujourd'hui ne réclamerait quoi que ce soit de la gauche radicale jusqu'à au RN personne n'aurait plus rien à demander parce que nous aurons largement de quoi faire sur le RN qui était le cœur de la question de Martine notre auditrice.

Le RN apparaît en tout cas largement favori en vue de 2027. Sondage publié par nos confrères de la tribune dimanche hier. Jordan Bardella et Marine Le Pen testé à plus de 32 % au premier tour.

Quel commentaire ça évoque succide chez vous ? C'est aussi le résultat du spectacle politique offert aux Français depuis la rentrée. Le spectacle dont vous parlez, le RN en est largement responsable.

Et donc ce serait enfin mais c'est vrai que je vois qu'aujourd'hui tout enfin tout glisse sur les plumes du canard d'extrême droite. Et ce que j'aimerais c'est que le débat que nous avons actuellement à l'Assemblée permette aussi de lever un certain nombre de fantasmes ou de d'illusion entretenu par l'extrême droite. Si les classes populaires aujourd'hui, si celles et ceux qui vivent si mal parce que leurs salaires ne sont pas assez importants, parce que ils sont aujourd'hui avec le sentiment permanent de ne jamais réussir à pouvoir offrir un avenir à leurs enfants.

Si ces gens-là pensent que le RN peut leur venir en aide, qu'il regardent les votes du RN. Ce n'est pas le RN qui cherche le RN avec qui vous avez voté notamment pour mettre en place cet impôt sur la fortune improductive. Donc en fait les les votes du RN c'est vous en voulez pas quand ça vous arrange pas, mais quand ça vous arrange vous les prenez.

Mais attendez là vous êtes quand même c'est fort de café. L'ORN existe à l'Assemblée et l'ORN vote sur chaque amendement, sur chaque article et donc parfois il vote avec nous, parfois il vote contre nous et on est dans une situation où tout le monde à un moment ou un autre est appelé à bénéficier des votes du RN ou à se retrouver avec les votes du RN face à lui. Ça, on n'y peut rien.

Moi, c'est pas ça que je vous dis, c'est que je vous dis quelles sont les positions qu'il défendent à l'Assemblée. Est-ce qu'il défendent les milliardaires ou est-ce qu'ils défendent les classes populaires ? Et bien si vous voulez vous pencher un peu sur la question, vous vous apercevrez que ils ne défendent jamais les caisses populaires.

Ils sont toujours là pour défendre les milliardaires. Encore un mot Olivier Fort sur ce sur ce sondage dont parlait Nicolas puisque il s'avère que vous êtes testé Olivier Fort au premier tour à 5,5 % là où Raphaël Luxman fait plus du double autour de autour de 12 %. Bon bah vous le prenez comme le constat que le candidat naturel c'est lui et que vous êtes très très loin de de Raphael Luxman.

Mais je sais pas pourquoi je tester parce que je n'ai jamais dit que j'étais candidat à l'élection présidentielle. Ça vous intéresse pas l'élection présidentielle ? Je n'ai jamais dit que j'étais candidat à l'élection présidentielle et ce que je sais aussi c'est que on n'est pas là pour faire des déclarations sur une présidentiel dans prendre non plus les auditeurs pour ce qu'ils ne sont pas c'està-dire qu'expliquer qu'on pas de d'ambition pour 202 aujourd'hui non tout le monde aujourd'hui doit se poser la question de savoir quel est celui ou celle qui sera en mesure de battre l'extrême droite au deuxème tour de l'élection présidentielle cette question là je me la pose.

Si demain il y avait une possibilité pour x ou y de l'être et bien il faudrait le soutenir quel qu'il soit parce que la question est trop important mais aujourd'hui c'est le mieux placé. Je vous dis que simplement euh il faut se poser une question simple, ça fait plutôt une réflexion simple, c'est que les sondages 1 an et demi avant l'élection présidentielle, ils n'ont jamais prédit quoi que ce soit. Et donc pour l'instant, il faut être dans le combat, faire en sorte que nous puissions avoir à la fin de l'année un budget pour les Françaises et les Français, mais un budget qui soit un budget de justice sociale et ensuite nous verrons ce qu'est la meilleure façon d'avancer.

Et ce que vous n'avez pas dit, c'est que dans le sondage aucun enfin on aurait pu aussi se poser la question de savoir s'il y avait à un moment une primaire de la gauche et des écologistes, s'il y avait un candidat commun, qu'est-ce qu'il ferait ? Quel score il parviendrait à obtenir ? Et est-ce qu'il pourrait être d'aventure au 2e tour et peut-être même battre l'extrême noite ?

Parce que c'est ça l'objectif, c'est le seul objectif qui doit nous lier les uns et les autres jusqu'en 2027. Merci monsieur le premier secrétaire du Parti socialiste.