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InterviewC à vous (sur YouTube)· 7 décembre 2021 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéSantéInstitutions & électionsEurope & international

La violente charge d’Éric Zemmour contre Emmanuel Macron, avec Gabriel Attal - C à Vous - 07/12/2021

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    J'imagine que vous condamnez les violences à l'égard de la presse, en tout cas ces appels à la violence.

  • 0:39RelanceRéponse partielle

    On se souvient quand même d'Emmanuel Macron qui déclarait juste après l'affaire Benalla : nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité.

  • 1:52OuverteRéponse directe

    Les attaques visent aussi depuis dimanche directement le président de la République.

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va pousser le président à lui répondre, à descendre dans l'arène, à précipiter son entrée en campagne ?

  • 3:23RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette arrestation qui montre une volonté de la police de procéder d'aller au bout de cette enquête sur cet assassinat au lendemain de la visite du retour d'Emmanuel Macron d'Arabie Saoudite où il a rencontré MBS, est-ce que c'est un hasard, est-ce que c'est un signal, est-ce que le gouvernement a laissé faire cette arrestation ?

  • 4:52OuverteRéponse partielle

    Pour revenir sur la crise sanitaire, hier Olivier Véran et Jean Castex ont présenté la réponse du gouvernement pour freiner cette cinquième vague.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron, évidemment, ne s'est pas livré à ça »
  • 0:24Invité politiqueFait
    « Quand il prononçait le nom d'un adversaire politique, il pouvait arriver que la salle, spontanément, se mette à siffler ou huer, et là il est stoppé tout de suite en disant ne les huer pas, ne les sifflez pas, votez. »
  • 1:07Invité politiqueFait
    « Quand on a entendu Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI, qui parlait de mettre une balle dans la tête d'Éric Zemmour. »
  • 1:15Invité politiqueFait
    « Il n'y a pas eu de condamnation officielle du gouvernement des violences qui se sont déroulées à Villepinte ? »
  • 1:25Invité politiqueFait
    « J'ai eu l'occasion de dire que c'était extrêmement choquant et de condamner ce qui s'est passé. »
  • 2:01InvitéFait
    « On a l'impression de quelqu'un qui n'a pas en fait les idées claires sur rien. Qui un jour va dire l'OTAN est en état de mort cérébrale. »
  • 2:18InvitéFait
    « Et puis quelques années plus tard il va dire le FLN se sert d'une rente mémorielle. »
  • 6:11Invité politiqueFait
    « Moi je n'ai pas d'enfant, j'ai un petit frère de 9 ans. »
  • 6:35Invité politiqueChiffre
    « On a laissé les écoles deux fois plus ouvertes qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie, quatre fois plus qu'aux États-Unis. »
  • 6:59Invité politiqueFait
    « Vous avez des études sur le retard qui a été accumulé par les enfants qui sont objectivement très inquiétants. »

Temps de parole

  • Gabriel Attal56 %
  • Présentateur12 %
  • Invité9 %
  • Présentateur 28 %
  • Invité 28 %
  • Invité 36 %

5,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

J'imagine que vous condamnez les violences à l'égard de la presse, en tout cas ces appels à la violence.

0:04
Gabriel Attal

Bien sûr. Moi je crois que les candidats aux élections, les responsables politiques, ont une responsabilité dans le climat d'une élection et d'une campagne. Vous avez rappelé que c'est déjà arrivé par le passé que des candidats fassent siffler ou huer des journalistes dans des meetings. Non seulement nous, en 2017, Emmanuel Macron, évidemment, ne s'est pas livré à ça, mais je ne sais pas si vous vous rappelez, ça avait surpris à l'époque. Quand il prononçait le nom d'un adversaire politique, il pouvait arriver que la salle, spontanément, se mette à siffler ou huer, et là il est stoppé tout de suite en disant ne les huer pas, ne les sifflez pas, votez.

Et je pense que le climat d'une élection, il dépend aussi de l'attitude des responsables politiques.

0:39
Présentateur

On se souvient quand même d'Emmanuel Macron qui déclarait juste après l'affaire Benalla, nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité. C'était des propos qui avaient profondément marqué la profession.

0:49
Gabriel Attal

Non mais parler d'une catégorie de la presse qui peut éventuellement déraper, je pense que... C'est plus général que ça.

0:56
Présentateur

C'est plus général, oui, on s'en souvient.

0:58
Gabriel Attal

Je ne crois pas pour le coup. Après, moi je suis préoccupé par le niveau de violence dans le débat politique. On parle de Zemmour évidemment, mais aussi quand on a entendu Jean-Christophe Lagarde, patron de l'UDI, qui parlait de mettre une balle dans la tête d'Éric Zemmour. Voilà, c'est des mots qui pour moi n'ont pas leur place dans le débat politique. Il n'y a pas eu de condamnation officielle du gouvernement des violences qui se sont déroulées à Villepinte ? Si, moi vous savez, j'ai été interrogé en tant que porte-parole du gouvernement, pas plus tard que ce matin d'ailleurs sur une grande radio.

Et j'ai eu l'occasion de dire que c'était extrêmement choquant et de condamner ce qui s'est passé. Il y a des images qui sont particulièrement choquantes. On voit un jeune homme visiblement sur-entraîné. C'est vrai que ça rappelle ces stages commando qui peuvent exister dans certains groupuscules. Qui s'en prend notamment à une jeune femme en lui donnant des coups. Je crois que c'est l'image qu'on voit là. C'est profondément choquant et j'espère vraiment que l'enquête qui a été ouverte permettra de retrouver les auteurs.

1:52
Présentateur

Les attaques visent aussi depuis dimanche directement le président de la République. Attaque réitérée ce matin sur BFM TV.

1:57
Invité

On a l'impression de quelqu'un qui n'a pas en fait les idées claires sur rien. Qui un jour va dire l'OTAN est en état de mort cérébrale. Et puis le lendemain va faire des mamours aux Américains qui l'ont humilié et qui nous ont humilié. C'est un type qui va dire un jour la colonisation est un crime contre l'humanité. Et puis quelques années plus tard il va dire le FLN se sert d'une rente mémorielle. Ce type n'est pas fini. Ce type dit tout et le contraire de tout. Donc moi je dis oui Emmanuel Macron c'est le vide et c'est un adolescent qui n'est pas fini.

2:32
Présentateur

Un adolescent qui n'est pas fini. Les attaques sont un nominem. Est-ce que ça va pousser le président à lui répondre, à descendre dans l'arène, à précipiter son entrée en campagne ?

2:40
Gabriel Attal

Je pense que c'est des propos qui n'appellent objectivement pas de réponse. On voit bien qu'Éric Zemmour manie en permanence l'insulte, l'invective. Vous savez moi depuis que je suis au gouvernement je vois au quotidien ce que la fonction de président de la République demande. Comme capacité à se maîtriser, comme calme, comme sang-froid, comme capacité à rassembler aussi. Et je crois qu'Éric Zemmour finalement il prouve par lui-même chaque jour qu'il n'en est pas capable. Quand on passe son temps à insulter les autres, jusqu'à faire des doigts d'honneur aux Français dans la rue. Quand on passe son temps à hystériser le débat, à monter les gens les uns contre les autres.

Je crois sérieusement pas qu'on est en capacité d'être président de la République, surtout dans un moment comme celui que traverse notre pays.

3:19
Présentateur

– Le Covid ? – On y vient dans une seconde mais… – Oui, un mot, on a appris cet après-midi l'arrestation d'un suspect à Roissy, suspect d'avoir participé à l'assassinat du journaliste Khashoggi, journaliste saoudien très critique et qui a été découpé en morceaux à l'ambassade saoudienne en Turquie. Est-ce que cette arrestation qui montre une volonté de la police de procéder d'aller au bout de cette enquête sur cet assassinat au lendemain de la visite du retour d'Emmanuel Macron d'Arabie Saoudite où il a rencontré MBS, le prince héritier, est-ce que c'est un hasard, est-ce que c'est un signal, est-ce que le gouvernement a laissé faire cette arrestation ?

4:16
Gabriel Attal

– Moi je n'ai pas d'informations à confirmer ou affirmer sur ce sujet-là, on a toujours été très clair sur cette affaire Khashoggi, on a toujours condamné ce qui s'est passé qui est absolument innommable. Voilà, il y a eu un déplacement du président de la République dans le golfe Persique, notamment en Arabie Saoudite, il n'y a aucune complaisance. Il y a la nécessité d'avoir des échanges pour avancer sur des enjeux absolument fondamentaux, la lutte contre le terrorisme dans la région, la stabilité de la région, ça va jusqu'à la question du Liban, où il y avait besoin d'un réengagement de l'Arabie Saoudite, la visite du président de la République l'a permis aussi.

Voilà, donc là-dessus on est extrêmement clair sur ce sujet-là.

4:52
Invité

– Pour revenir sur la crise sanitaire, hier Olivier Véran et Jean Castex ont présenté la réponse du gouvernement pour freiner cette cinquième vague, fermeture des discothèques pendant 4 semaines dès vendredi, les travails renforcés, vaccination des enfants envisagés d'ici au 20 décembre, et puis le protocole relevé au niveau 3 pour les écoles primaires, donc avec le masque maintenant qu'on doit porter dans les cours de récréation. Mais les mesures dans les écoles ne vont pas assez loin pour un certain nombre de médecins, comme l'infectiologue Gilles Pialou, et il était notre invité hier soir.

– Est-ce qu'on continue à considérer que les enfants sont moins protégés, même si effectivement ils sont plutôt moins malades, moins de formes graves, etc. Tout le monde sait ça, c'est vrai, mais moins n'est pas zéro, mais ils sont moins dépistés, ils sont moins vaccinés, ils sont moins avec des mesures barrières, on en a parlé des capteurs de CO2, on ne les a jamais vus arriver les capteurs de CO2. Pourquoi les enfants tout d'un coup on s'aperçoit qu'ils sont finalement moins bien pris en charge sur cette question-là, que les adultes, c'est un vrai sujet de société. – On les dépiste assez les enfants ?

5:55
Gabriel Attal

– Oui, les dépistages qui ont vraiment augmenté, notamment chez les enfants. C'est très dur, vous savez, de fixer la ligne de ce que vous considérez comme le bon niveau de mesure, quand on parle des enfants. Moi je m'inscris en faux avec ceux qui considèrent que les mesures qui s'appliquent aujourd'hui, qui ont été renforcées, seraient des mesures légères. Je veux dire, moi je n'ai pas d'enfant, j'ai un petit frère de 9 ans. C'est objectivement très difficilement supportable pour des enfants que de devoir porter le masque à l'école. Ce que je sais, c'est que c'est encore plus insupportable que de devoir fermer les écoles.

Donc on a un protocole sanitaire qui est un protocole sécurisant, qui a été renforcé, qui nous permet de tenir notre objectif, qui est de laisser les écoles ouvertes, parce qu'on sait que ce qu'il y a de pire pour les enfants, c'est de devoir fermer les écoles. Et en France, c'est vrai qu'on a fait ce choix-là. On a laissé les écoles deux fois plus ouvertes qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie, quatre fois plus qu'aux États-Unis. Et on ne le regrette pas quand on a vu ce qui s'est passé dans un certain nombre de ces pays, notamment en termes de retard accumulé pour les enfants sur la scolarité.

6:47
Invité

C'était ça la priorité ? C'est pour ça qu'on n'a pas rallongé les vacances de Noël, comme ça a été le cas en Belgique ?

6:52
Gabriel Attal

Oui, c'est vrai que nous, on a fait le choix de l'école ouverte, avec des protocoles sanitaires. Et encore une fois, on ne le regrette pas du tout. On a vu ce qui s'est passé notamment aux États-Unis. Vous avez des études sur le retard qui a été accumulé par les enfants qui sont objectivement très inquiétants, y compris en termes de découverte de l'autre, de capacité à apprendre en société. Je pense que c'est très important que de maintenir les écoles ouvertes. Il fallait renforcer le protocole, parce qu'on voit qu'il y a une circulation du virus qui est réelle, notamment chez les enfants. C'est ce qu'on a fait. Et puis les dépistages aussi qui ont augmenté.

7:20
Présentateur

Votre petit frère de 8 ans, il se fera vacciné dès que ce sera possible pour les enfants ?

7:23
Gabriel Attal

Ça, il se demandait à ma maman.

7:24
Présentateur

Non, mais en tout cas, vous y serez favorable. Vous le conseillerez de le faire ?

7:26
Gabriel Attal

Moi, ce que je conseille toujours quand on me pose la question pour les enfants, c'est d'en parler avec le pédiatre ou avec le médecin traitant. Voilà. Mais je pense que ma mère fera vacciner mon petit frère.

La violente charge d’Éric Zemmour contre Emmanuel Macron, avec Gabriel Attal - C à Vous - 07/12/2021 — Gabriel Attal · Pourquijevote