Israël-Liban : Boris Vallaud interpelle le gouvernement à l'Assemblée - 3/06/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 75 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Comment la France compte-t-elle s'engager pour exiger le maintien d'une force d'interposition sous mandat international au Liban ?
- 9:45RelanceRéponse directe
La France soutient-elle au plan européen la suspension de l'accord d'association avec Israël ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Boris VallaudChiffre
« plus d'un million de personnes déplacées, plus de 3000 civils tués et 10000 blessés en seulement 3 mois »
- 0:15Boris VallaudFait
« Israël est engagé dans une fuite en avant meurtrière, toujours plus au nord du Liban en violation du droit international et de la souveraineté d'un état francophone »
- 0:15Boris VallaudFait
« Priau entre Israël, US Bola notamment responsable de la mort de deux de nos soldats l'adjudent Montorio et le carporal chef Girardin »
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Madame la présidente, monsieur le Premier ministre, plus d'un million de personnes déplacées, plus de 3000 civils tués et 10000 blessés en seulement 3 mois. Israël est engagé dans une fuite en avant meurtrière, toujours plus au nord du Liban en violation du droit international et de la souveraineté d'un état francophone, francophile, d'un pays ami. L'histoire se répète tragiquement pour les libanaises et les Libanais pris dans des guerres qui ne sont pas les siennes.
Priau entre Israël, US Bola notamment responsable de la mort de deux de nos soldats l'adjudent Montorio et le carporal chef Girardin. Les solutions sont connues. Retrait immédiat d'Israël.
Respect du cesser le feu. Désarmement du Esbola au profit des forces armées libanaises. Dialogue diplomatique régional avec toutes les parties prenantes, y compris l'Iran.
Monsieur le Premier ministre, alors que le mandat de la finule se termine en décembre 2026, comment la France compte-t-elle s'engager au côté des Libanais pour exiger le maintien d'une force d'interposition sous mandat international qui est la seule garantie de la paix et de la sécurité ? Quelles sanctions économiques et diplomatique réell, concrète, fortes comptez-vous prendre afin de faire pression sans délai sur Israël pour cesser ses pratiques criminelles ? Monsieur le Premier ministre, si vous ne deviez apporter qu'une réponse, confirmez-nous devant la représentation nationale que la France défend au niveau européen la suspension de l'accord d'association avec Israël et que vous employez tous les moyens à la disposition de la France pour convaincre nos partenaires européens sans délais.
Monsieur le [applaudissements] président, la parole est à monsieur le premier ministre. Merci beaucoup madame la présidente de l'Assemblée nationale. Mesdames, messieurs les députés, monsieur le président Boris Valot, merci déjà d'avoir rappelé la mémoire de nos deux soldats tombés, morts pour la France et morts pour la paix dans le cadre du mandat des Nations Unies.
Vous avez rappelé, d'autant plus qu'ils s'inscrivent malheureusement depuis aussi l'attentat du Dracard dans une longue liste malheureusement de soldats qui ont perdu la vie. Plusieurs choses peut-être pour être précis dans les réponses que je dois vous apporter. La première, vous savez depuis le début de cette guerre, à vrai dire déjà depuis la guerre des 12 jours, l'objectif de la diplomatie française, la sécurité de nos propres ressortissants, je démarre par là parce que c'est un enjeu de taille comme vous le savez au Liban.
Évidemment, la liberté de circulation maritime sur les droits d'Ormous. J'en dirai un mot dans un instant parce que la question libanaise impacte très directement la tenue des discussions directes entre l'Iran et les États-Unis en ce moment et bien sûr la question du soutien à nos partenaires et vous avez rappelé le lien singulier historique qui unit la République française à la République libanaise. Et nous le disons, je pense d'ailleurs que nous sommes un des rares États européens l'avoir dit aux Américains depuis le début.
Il n'y aura pas de solution globale sur cette guerre en Iran en laissant de côté, comme certains ont tenté de le faire au début, la question libanaise pour des raisons éminemment géopolitiques. On connaît tous le rapport que Teran a évidemment avec le proxy Esbola. Mais c'est une faute, c'est une erreur, y compris d'ailleurs au regard des différentes évolutions en Syrie que d'avoir laissé de côté la question libanaise et aujourd'hui on voit bien qu'elle nous rattrape.
Deuxième des choses, vous l'avez fait mais je le fais officiellement à mon tour, il est évident que non seulement le cesser le feu doit être respecté, il est fragile mo qu'on puisse dire, même plutôt une forme de cesser le feu par le feu, c'est inacceptable. Mais Israël doit mettre fin à cette guerre et fin à l'occupation illégale qu'ils occupent, qu'ils font. du territoire libanais, [applaudissements] y compris parce que cette guerre ne se justifie pas et car il faut toujours être précis, le peuple israélien, l'État israélien, le gouvernement israélien mené par le premier ministre Netaniaou, ce que fait le gouvernement israélien met en danger sur le moyen et le long terme la sécurité de l'État d'Israël, précisément parce que ces opérations militaires par leur effet finaux recherché trouble et flou crée un enjeu de sécurité pour Israël.
Et donc ça nous le redisons, il en va même de la sécurité de l'ensemble de la région évidemment d'avancer là-dessus. Et on le voit bien, la stratégie au fond de la guerre permanente que le premier ministre Netaniaahou est en train de de déployer sous nos yeux est quelque chose qui non seulement doit être entravé, combattu, nous le faisons et sur lequel il faut aussi convaincre les partenaires de la région et évidemment les États-Unis d'Amérique d'avancer sur ce chemin. Deuxième des choses et pour avancer, il y a pas de solution sans l'affirmation d'un État libanais.
Il y en a pas. Et ça, on a quand même parcouru du chemin et la diplomatie française y est pour quelque chose. Je remercie d'ailleurs l'ensemble des groupes politiques dont le vôtre qui se sont mobilisés sur ces sujet.
Il y a quelques temps, il y avait pas de chef d'état au Liban, il y en a un, il y a un gouvernement, il y a des autorités constitutionnellement établies qui sont les interlocuteurs légitimes. Il y a au moins aussi une avancée, ce sont les discussions directes entre israéliens et libanais. C'est historique.
Et ça, pour le coup, il faut évidemment le préserver et le protéger. Mais l'affirmation de l'État libanais passe évidemment par le désarmement dubola. On disait que lebola était l'état dans l'État.
Ensuite, on a dit que c'était l'état sans l'état. Désormais, l'affirmation de l'État libanais doit passer évidemment par le désarmement dubola. Il doit aussi passer par un soutien aux forces armées libanaises.
Ça m'amène peut-être à des éléments plus précis de réponse sans être trop long. Il y a deux vides potentielles qu'il faut combler rapidement dans le moment diplomatique dans lequel nous trouvons. Le premier, c'est le vide sécuritaire.
Ça passe par le soutien aux forces d'armée libanaise. Don on sait qu'on leur doit beaucoup dans la lutte contre le terrorisme mais dont on voit bien que le désarmement du Esbola doit passer par une montée en puissance des forces armées libanaises. Je vous confirme donc que les moyens que vous avez votés sur la loi de programmation militaire ici même permettent de remplacer du matériel ancien français par du matériel neuf pour nos propres capacités et ça va nous permettre et permettre au ministre de faire des dons des sessions de matériel supplémentaires dans les temps qui viendront parce qu'on doit accompagner les forces armées libanaises.
Le vide sécuritaire c'est l'objet de votre question des multiples questions que vous avez posé. C'est évidemment la question du poste finule. Bon, qui renvoie à un enjeu compliqué évidemment les pouvoirs de véu euh russes et chinois.
Euh évidemment la conviction que l'on doit apporter aux partenaires américains. Ce que fait la France, c'est mettre d'ors et déjà sur la table une offre de moyens militaires qui permettent d'imaginer un mandat nouveau. Vous avez dit interposition, ça je ne le sais pas.
Comme vous le savez, la finule n'était pas un mandat d'interposition. En tout cas, c'est à définir, c'est à discuter et pour éviter justement qu'il y ait ce vide, d'ors et déjà, la France a fait cette offre de service. Vous avez plusieurs scénarios évidemment qui existent.
Un scénario à 5500 hommes, un scénario autour de 3000, un scénario autour de 2000. En tout cas, on va faire ce travail d'agrégateur. Et deuxième aspect de votre question, on va le faire avec la partenaire européen parce que on ne doit pas être seul dans cette affaire et sans créer d'incidents inutiles, parfois nous avons été trop seuls dans cette affaire.
Heureusement que les Italiens étaient là, mais d'autres pays européens doivent être davantage en première ligne pour nous aider à sécuriser le Liban. Et le troisème vide, je sais qu'il vous concerne, en tout cas, vous m'avez interpellé pendant le débat budgétaire sur ce sujet, l'aide humanitaire, les déplacer. On a aussi l'enjeu de la protection des chrétiens.
On se rappelle tous de ces images terribles de ce couvent qui a été bombardé il y a de cela plusieurs mois. Je sais que l'aide publique au développement a fait l'objet d'économie que vous avez dénoncé et donc je vous confirme que pour le Liban, aucune mesure d'économie euh sera appliqué sur l'aide humanitaire pour les populations civiles libanaises. Nous allons même la multiplier par deux ou trois dans les toutes prochaines semaines parce qu'il y a une urgence sanitaire alimentaire qui évidemment il nous faut il nous faut traiter.
Dernier point, faire pression sous le gouvernement israélien. Nous le faisons. Vous avez dû voir les dernières arbitrages que nous avons pris sur le salon d'armement Eurosatori.
Cette pression continue, elle doit être, je crois, équilibrée, ferme. Nous l'avons fait, nous continuerons de le faire dans la clarté la plus absolue sur la question de l'accord entre l'Union européenne et Israël. Je crois comprendre que des prises de position ou en tout cas des explications sont à venir dans les jours dans les semaines qui viendront par les autorités compétentes.
Je vous remercie. Beaucoup. Monsieur le premier ministre.
Monsieur le président de groupe. Merci monsieur le premier ministre. Mais si je me suis adressé à vous, c'est comme autorité compétente.
Et je repose ma question de façon très claire. La France soutient-elle au plan européen la suspension de l'accord d'association avec Israël ? et quelles sanctions autonome, économique et diplomatique notre État peut prendre pour que cesse ces massacres et cette fuite en avant sans limite du gouvernement de monsieurou.
Merci monsieur le président. [applaudissements] Yeah.
Boris Vallaud